26 août 2016

Comment se déplacer à Paris.... Autrement

Ne prenez pas votre voiture pour circuler dans et autour de Paris ! D'ailleurs, on va tout faire pour vous en empêcher : stationnement réduit et/ou hors de prix, amendes salées, voitures un peu anciennes refusées, rues interdites, retour aux quais de la Seine tels qu'ils étaient avant Pompidou, etc...

Très bien, très bonnes idées qui vont dans le sens de l'amélioration du paysage (des arbres et le fleuve qui coule, c'est plus agréable que des autos), de l'amélioration de la pollution, du bien-être des piétons autochtones ou touristes.

Par contre, Paris n'est pas un village de quelques kilomètres carrés, beaucoup de personnes y arrivent le matin et en repartent le soir parce que c'est leur lieu de travail, et qu'ils n'ont plus que les moyens d'habiter en banlieue. Une partie des gens ne pouvant pas circuler en VéLib, parce qu'ils en sont incapables pour diverses raisons. Alors ?

Voyons, il y a des bus, le métro, le tramway et les trains de banlieue pour se déplacer !

Les bus, c'est bien, c'est agréable, on voit le paysage, leur fréquence a été bien améliorée depuis des années, mais, ils ne vont pas partout, et quand on ne connaît pas, il est difficile de trouver les panneaux d'arrêt.

Le métro lui, va partout, la fréquence de passage des rames est correcte, mais le confort sur certaines lignes à certaines heures est vraiment limite, on aimerait d'ailleurs que les édiles qui nous gouvernent prennent plus souvent la ligne 13 aux heures de pointe pour en prendre conscience.

Le tramway, c'est pas mal, mais c'est encore bien trop limité.

Ah, il y a aussi le Batobus, sympa et plaisant, mais il faudrait beaucoup plus de stations, bien mieux indiquées.

Alors, quelles solutions ?

Je ne suis ni le maire de Paris, ni celui d'un arrondissement, ni un député local, juste un simple usager occasionnel. Voilà ce que je pourrais préconiser en tant que citoyen lambda :

- Si on ne veut plus de voiture, il faut grandement améliorer les transports en commun, plus de lignes d'autobus, sur une plage horaire élargie ; des métros climatisés (ça évite des odeurs que je ne qualifierai pas), aux rames allongées (oui, je sais, les quais ne sont pas prévus pour ça, hélas) ; des trains qui ne soient pas des bétaillères où l'on s'empile parce qu'il manque une ou deux voitures, glaciales en hiver et invivables dès qu'il fait chaud (vous êtes déjà monté dans un train resté deux heures en plein soleil un jour de canicule ? Moi oui...) puisqu'il n'y a pas la moindre ventilation, qui partent et arrivent à l'heure, comme autrefois et ne soient pas tributaire d'un hoquet de la CGT ou d'un conducteur introuvable (comme ça se produit étrangement assez souvent).

Tout ceci à partir de l'existant. D'autres idées, sur des choses nouvelles ?

Oui, par exemple, faire comme à Dijon, avoir des minibus gratuits qui desservent les endroits les plus touristiques et les plus encombrés, comme le quartier du Marais par exemple, qui fonctionnent comme des navettes que l'on peut prendre, quitter, reprendre un peu plus loin. Ou encore mieux utiliser la Seine pour diversifier le système Batobus, avec des trajets plus étendus, plus en rapport avec les stations bus-métro voisines, qui utiliseraient des tickets de métro et non un paiement spécifique.

Mais ça coûte beaucoup trop cher tout ça !!! C'est vrai que pour les finances, il vaut mieux encaisser des parcmètres ou des tarifs de parking, sans oublier les amendes, qu'améliorer l'existant, créer de nouveaux emplois de conducteurs de bus-métro-navettes, et tenter de rendre la vie du parisien et de celui qui doit s'y rendre plus agréable !

J'ai omis de citer les taxis (voiture ou moto), parce que, d'abord, faut en trouver un, on n'est pas à New-York, et qu'ensuite, le coût ne peut correspondre qu'à l'inhabituel, pas à un transport quotidien. 

24 août 2016

Comme d'habitude...


On sait déjà que si l'on n'habite pas la région parisienne, ou la région PACA, ou encore une grande ville, il ne FAUT PAS être malade. Les médecins sont rares dans la France profonde, ils sont surmenés, surbookés, et ne peuvent donner de rendez-vous avant 15 jours au minimum, ce qui laisse le temps soit d'être guéri, soit d'être mort !

Et les dentistes, c'est pas mieux, surtout au mois d'août. Le premier contacté, où j'étais déjà allée, ne répond pas, sans doute encore en vacances. Le second ne prend pas de nouveaux clients, enfin, le troisième a été le bon, sous 8 jours, mais ça, ce n'est pas trop grave, à 20kms de chez moi, ce qui n'est pas trop grave non plus, tant qu'on peut conduire sa voiture.

Et je ne vous cause pas des examens plus compliqués, ou des consultations spécialisés, là, le délai est de 2 à 6 mois, dans le meilleur des cas. Ne surtout pas avoir d'empêchement le jour de votre rendez-vous avec l'ophtalmo, par exemple, sinon faudra attendre 3 mois au moins pour en avoir un autre. 

Oui, je sais, je n'ai qu'à ne pas habiter la campagne, on ne peut pas avoir à la fois la fibre, la 4G, les transports en commun, les médecins à 100m et..... Les petits oiseaux !

15 août 2016

Un certain Clementi

Muzio Clementi est un compositeur italien de la fin du XVIIIe siècle, bien injustement méconnu, sauf des apprentis pianistes qui ont tous joué plusieurs de ses sonates et sonatines. Parce qu'à la fin du XXe siècle, il faisait partie du cursus obligatoire de toute personne apprenant à jouer du piano. Quand on avait fini ses études, on l'oubliait immédiatement, d'autant plus qu'on ne l'entendait jamais en concert et que les enregistrements étaient bien peu médiatisés, même sur France Musiques.

Et quel dommage que ce compositeur ait vécu et produit, coincé entre Mozart et Beethoven qui lui ont fait tellement d'ombre qu'il en a quasiment disparu du paysage musical mondial.

C'est donc avec énormément de plaisir assorti d'une bonne dose de nostalgie que j'ai ressorti de sous la poussière un exemplaire des "Classiques Favoris", bible des apprentis pianistes des années 1950-1960 lequel fourmille de sonatines de Clementi. Vite au piano, pour faire un voyage dans le passé !

Do - mi do sol sol - do mi do sol sol sol fa mi ré do si do si do ré do si la sol

D'accord, ça manque de souplesse digitale et de pratique dans l'exécution, mais c'est toujours aussi frais, plaisant, aussi agréable à jouer qu'à entendre.

Alors, il serait temps de réhabiliter ce musicien injustement méconnu ! Tiens, au passage, est-ce que les jeunes qui apprennent aujourd'hui le piano jouent encore ces sonatines, ou est-ce passé de mode comme tant d'autres méthodes pédagogiques ? 

Voilà ce que ça donne , quand c'est joué par... Quelqu'un d'autre que moi !

Panne Facebook et addiction


Au matin du samedi 13 août, je jouais bien gentiment à mes jeux favoris sur Facebook, et, ayant une course à faire, je m'absente. Au retour, alors que j'allais reprendre mes activités ludiques, ça ne fonctionnait plus. Page blanche, plus de Facebook... Ah si, ça reprend, et j'en fais autant.

Jusqu'à ce que... Alors que j'étais dans l'attente de l'arrivée imminente des 4 poissons brésiliens qui allaient me permettre de faire un cadeau à l'indigène fermant l'accès à la 6ème zone (les joueurs de l'île de corail pourront seuls me comprendre), de nouveau en panne ! Et en panne de chez en panne ! Deux heures que l'écran est blanc sur l'onglet dédié, et que ce n'est (toujours..) pas réparé ! Comment va-t-on survivre ?

Et c'est là qu'on réalise ce qu'est l'addiction... Plus de jeu, plus de copines avec lesquelles on discute et on échange sur les jeux (normal, on ne peut les rejoindre que via Facebook), avec l'angoisse indescriptible de l'attente !!! Surtout quand le temps passe, et qu'on sait avoir une durée limitée pour certaines missions.

Quatre heures plus tard, la panne, non seulement ne s'arrange pas, mais elle s'étend, de l'Europe à l'Amérique du Nord, en passant par les grandes villes d'Amérique du Sud et du Japon. Toutefois, il y a des usagers qui ne voient rien d'anormal, et d'autres si. Il est vrai que tous les comptes ne sont pas sur les mêmes serveurs et que tous ne tombent pas en rideau en même temps.

Avant 17h, tout remarchait correctement. Et j'ai pu reprendre une vie normale !!! Sauf qu'avec tout ça, j'ai presque fini mon bouquin et que je n'ai plus rien à lire. Tiens, une autre addiction....

12 août 2016

Gymnastique informatique

Il me fallait un extrait sonore d'un discours d'Aristide Briand pour un exposé sur ce grand homme politique. Des textes ça ne manque pas, mais sa voix, l'entendre, c'est quand même mieux. Où trouver ça ? Sur Internet bien sûr, mais ensuite ?

Je trouve donc une vidéo, sur un discours prononcé à la SDN en 1929. En fait, l'audio m'aurait suffi d'autant plus que l'image sur la vidéo était fixe et sans intérêt. Impossible de la télécharger, ce n'était accessible qu'aux abonnés, dont je ne fais évidemment pas partie. On réfléchit...

Bon Dieu mais c'est bien sûr comme aurait dit un célèbre commissaire de police à la télé, il suffit de filmer avec le smartphone (*). Le temps (rapide tout de même) de se souvenir comment on faisait, je reste figée devant l'écran pendant les quelques deux minutes que duraient l'extrait. Me voilà avec un fichier vidéo de plus de 200 Mo sur le téléphone. Fallait le transférer sur l'ordinateur. En Bluetooth, c'est le plus pratique sinon le plus rapide.

Et maintenant ? Extraire la piste audio... La seule qui m'intéressait. Avec quoi vais-je faire ça ? VLC ? C'est que, je ne sais plus trop m'en servir, même s'il dort toujours dans un coin de mon disque dur, en plus il n'est pas à jour et ce n'est pas le moment de faire ça. Quoi d'autre ? Ah oui, Quick Time, ça, c'est simple d'emploi, et en deux coups des gros il m'extrait le son et en fait un fichier .m4a ! Oui mais c'est quoi ce format pas catholique ? Parce que le but final n'est pas de le lire uniquement sur ma machine, mais de pouvoir le faire entendre à une assemblée, donc, sur toute machine. Il me faut du mp3, ça, ça se lit partout et sur tout.

Convertir avec Itunes, ou avec un soft dédié, comme je le lis sur Internet après une recherche Google..... Bien trop compliqué ! Utiliser un convertisseur en ligne, voilà qui est pratique ! Et j'ai mon mp3 tout beau !

Certes, le son n'est pas parfait, mais l'original ne l'était pas non plus, il ne faut pas oublier que ça a été capté et enregistré avec les moyens de l'époque, il n'y a pas loin de 90 ans, c'est déjà bien beau que l'on puisse encore entendre la voix d'Aristide Briand, mort en 1932 même si le processus pour la récupérer est un peu tordu.

Aurais-je eu un magnétophone (je n'en ai plus depuis longtemps) pour enregistrer le son issu de l'ordinateur que ça ne m'aurait pas aidée à fabriquer un mp3.

Bon, c'est pas tout ça, mais maintenant, faut la préparer cette conférence au lieu de traîner devant son écran et de s'amuser à faire de la gymnastique informatique !

(*) Avec l'APN c'était pareil, mais je ne l'avais pas sous la main, pourtant, le transfert de la carte mémoire vers l'ordinateur aurait peut-être été plus rapide.

Au fait, quid des droits d'auteur ? Aristide Briand est mort depuis plus de 70 ans, de ce côté là, c'est bon. Quant aux preneurs de son il y a toutes les chances qu'il en soit de même...

9 août 2016

Ah si on pouvait....

Ah si on pouvait voyager dans le temps, dans le passé j'entends (*), voir comment on vivait au Moyen-Âge, ou sous Louis XIV.... Qu'est-ce qui nous surprendrait le plus ? L'habillement ? Les villes telles qu'elles étaient il y a quelques siècles ? La nourriture ? Peut-être pas... D'après les historiens, ce qui nous étonnerait le plus seraient les bruits et les odeurs !

Les bruits ? Mais en ville, il y en a des bruits, les voitures, les musiques qui sont partout, les trains ? Oui, mais autrefois, il y en avait aussi, des différents toutefois : les roues des carrosses sur les pavés, les cris des colporteurs, les travaux des artisans qui œuvraient toutes portes ouvertes, il suffit de relire Boileau et "Les embarras de Paris" :

Tout conspire à la fois à troubler mon repos,
Et je me plains ici du moindre de mes maux :
Car à peine les coqs, commençant leur ramage,
Auront des cris aigus frappé le voisinage
Qu'un affreux serrurier, laborieux Vulcain,
Qu'éveillera bientôt l'ardente soif du gain,
Avec un fer maudit, qu'à grand bruit il apprête,
De cent coups de marteau me va fendre la tête.
J'entends déjà partout les charrettes courir,
Les maçons travailler, les boutiques s'ouvrir :
Tandis que dans les airs mille cloches émues
D'un funèbre concert font retentir les nues ;
Et, se mêlant au bruit de la grêle et des vents,
Pour honorer les morts font mourir les vivants.

Et les odeurs alors ? Oh non, pas celles des particules plus ou moins fines des moteurs diesel, mais tant d'autres : les immondices jetées à même les rues, humaines et domestiques, les eaux croupissantes en l'absence d'égouts, et l'hygiène si sommaire de l'époque. Songeons que Louis XIV lui-même prenait seulement deux bains par an, le reste du temps, un peu d'eau de rose ou de parfum et c'était fini...

Qui se souvient de la bande dessinée Mickey à travers les siècles ? Quand, après avoir avalé une potion magique, juste en se cognant la tête, il allait dans une autre époque ? On la trouve où cette potion magique ??? J'en veux....


(*) Le futur m'intéresse nettement moins....