10 mai 2018

La réalité dépasse la fiction


Il existait autrefois une série de bouquins qui compilaient des photos insolites, de choses mises côte à côte dont l'association prêtait à sourire. Je ne sais pas si cette collection existe encore, mais on pourrait y rajouter cette image qui n'est absolument pas truquée  !

Lamentable et pitoyable

C'est l'histoire d'un médecin, installé depuis plusieurs années dans un bourg sans histoires de province, dans une zone où l'on en manque, autant dire qu'elle avait beaucoup de travail, et qu'elle était fort appréciée de ses patients. De tous ? Eh bien non, elle en avait quelques uns qui, non seulement ne l'aimaient pas (mais qui restaient, parce qu'il y a très peu de généralistes, et qu'il ne faudrait pas que l'on manque de ses précieux médicaments..), mais qui l'insultaient quand elle ne leur donnait pas ce qu'ils exigeaient, ou lui faisaient remarquer qu'elle avait la peau noire (bien sûr elle est née à la Guadeloupe) et que donc, elle était incompétente et inhumaine, rien que ça..

Au lieu de les mettre à la porte séance tenante, ce que j'aurais fait (et que j'ai d'ailleurs fait), quand j'exerçais un métier de santé, sa gentillesse et son éthique médicale lui interdisant cette pratique, elle subissait, jusqu'à... Ce qu'elle craque et décide d'arrêter là, et de fermer son cabinet ne trouvant évidemment pas le moindre remplaçant.

C'est pas comme si on vivait en région parisienne ou en PACA, avec médecins et spécialistes à chaque porte... Chez nous, c'est 107 médecins généralistes et 73 spécialistes pour 100.000 habitants.

Alors merci messieurs, mesdames qui l'avaient fait fuir, merci à votre méchanceté, votre sottise (et je n'ose pas écrire exactement ce que je pense), on ne peut que vous souhaiter de retrouver un médecin traitant blond aux yeux bleus, qui vous prescrira tout ce que vous voulez, à votre demande, et vous recevra en priorité (le Noir, l'Arabe, dans la salle d'attente, il peut attendre, il est certainement au chômage, il n'a rien d'autre à faire) au jour et à l'heure qui vous conviennent, dès que vous avez le moindre bobo !

Comment ça, vous n'avez pas trouvé ? Il y en avait bien un mais il ne prenait plus de nouveau clients ? Ou alors celui qui voulait bien de vous était totalement incompétent ?

Oh, comme c'est dommage.....

8 mai 2018

Cyclistes et automobilistes

On recommande aux automobilistes de faire attention aux cyclistes, c'est bien normal, ces derniers sont bien plus vulnérables que les premiers. Mais est-ce politiquement correct de demander aux cyclistes de prendre garde aux autos ? Parce que ceux qui circulent en voiture ne sont pas forcément des flemmards ou des pollueurs, mais peuvent aussi être des personnes handicapées ou trop âgées pour pédaler.

On doit doubler un cycliste avec un espace d'un mètre cinquante, c'est normal, le frôler de trop près serait dangereux. Mais comment fait-on quand plusieurs vélos roulent de front en discutant, ceux les plus à gauche faisant des écarts inattendus pour parler à ceux de derrière ? On reste derrière le groupe.... Et tant pis si on est en retard, on n'avait qu'à partir plus tôt.

Il faut mettre ses feux de route quand il fait sombre, le matin en hiver par exemple, c'est normal, il faut être vu des autres automobilistes et des piétons. Mais pourquoi les parents n'apprennent plus à leurs enfants à mettre en route l'éclairage du vélo avec lequel ils vont à l'école le matin ? Parce qu'un écolier à bicyclette en tenue sombre au crépuscule on ne le voit que quand on y arrive dessus. Et on aura tous les torts si on le bouscule...

Partagez la route nous dit-on, c'est vrai, c'est normal, mais pourquoi a-t-on l'impression que ce sont toujours les mêmes qui doivent partager ? Peut-être que si chacun y mettait du sien... Avec sourire et bienveillance....


J'ai trouvé cette image qui se partageait sur un célèbre réseau social, certes, elle n'est pas très gentille pour les cyclistes, mais elle est marrante.

30 avr. 2018

Gaspillages

On nous serine à longueur de journée qu'il faut faire attention à l'environnement, qu'il ne faut pas gaspiller, qu'il faut "protéger la planète", mais hélas, si tout ça part d'une intention fort louable, c'est rarement mis en pratique. Trois exemples qui me viennent à l'esprit, dans des genres très différents.

Dans les hôtels, en France et à l'étranger, il y a, dans les salles de bains, une affichette indiquant : "si vous souhaitez conserver vos serviettes, afin d'économiser l'eau et la lessive, repliez-les sur les séchoirs. Si vous préférez qu'on les change, mettez-les en vrac dans la baignoire". Quand je reste plusieurs nuits dans le même hôtel, je replie soigneusement les serviettes, et les pose bien rangées sur le séchoir. Le lendemain, elles sont systématiquement changées ! Et ça, je l'ai observé PARTOUT ! A quoi sert cette pieuse affichette ? A rien !

Prenez un paquet de biscuit acheté dans n'importe quel magasin. Il y a un grand carton, et à l'intérieur du carton, des petits sachets de cellophane qui emballent les biscuits trois par trois (ou quatre, peu importe). Donc, quand on a fini le paquet, on doit jeter le gros emballage extérieur, et la kyrielle de petits sachets transparents. Où sont les économies d'ordures ménagères ?

Soit un traitement mensuel qui demande de mettre 6 gouttes de 2 collyres dans l'œil pendant une heure. Tous les mois, on achète deux flacons de collyre, dont on utilise moins du quart. Et comme il ne faut pas garder ce produit entamé plus d'un mois, on en rachète deux autres le mois suivant, et on jette celui qui a servi. Pourquoi ne pas vendre des unidoses que l'on achèterait à l'unité, seulement pour le traitement du mois en cours ? Où sont les économies de cette pauvre Sécurité Sociale déjà exangue ?

Dans le bureau d'une administration. Il y fait un peu chaud, le thermomètre de régularisation du chauffage indique 25°.... Certes, ce n'est pas un métier où l'on s'agite beaucoup, mais quand même, mettre un tricot léger si on est vraiment frileux et baisser à 21°, ce serait plus confortable pour les clients, et on économiserait l'énergie, non ?

20 avr. 2018

Rue Montgallet

Ah la rue Montgallet ! Un article de 01.Net lui est consacré, où l'on apprend que ce n'est plus ce que c'était, que beaucoup de boutiques sont fermées et qu'il n'y a plus la fièvre qu'il y avait autrefois dans cette artère parisienne bien connue des geeks.

C'était toute une époque, où les passionnés d'informatique n'hésitaient pas à aller choisir leurs composants chez les "chinois" (qui étaient peut-être coréens), et à manier le tournevis pour monter amoureusement "leur" machine. Ensuite, ils y installaient une distribution Linux, à grand coup de lignes de commandes absconses, et finissaient par savourer leur victoire de longues heures après.

Mais c'était dans les années 90, avant la déferlante d'Internet dans les foyers et les ordinateurs à prix abordables. Maintenant, tout le monde ou presque a un ordinateur à la maison, ne sait pas forcément bien s'en servir, mais s'en sert quand même sans avoir à mettre les mains dans le cambouis, parce que les interfaces se sont bien améliorées. Les fabricants d'ordinateurs proposent toute une gamme de produits, pour tous les besoins, on les achète chez But, la FNAC ou Darty, ou on les commande sur Internet, il ne reste plus qu'à se familiariser avec la version de Windows installée, ce qui n'est certes pas le plus facile !

Et voilà pourquoi les boutiques de Montgallet ferment les unes après les autres, les geeks d'avant ont vieilli, et peut-être que la nouvelle génération de fans est plus fan de smartphones et autres trucs plus actuels, que de tournevis et autres pâte de refroidissement ?

Je me souviens de Surcouf, qui n'était pas rue Montgallet mais avenue Daumesnil, après avoir été avenue Philippe Auguste ; on entrait là dedans comme dans la caverne d'Ali Baba, les yeux écarquillés, on pouvait y rester des heures à regarder, discuter, choisir, désirer... Terminé depuis novembre 2012 hélas...

Nostalgie ? Un peu certes, mais on doit beaucoup à cette période héroïque, des connaissances que l'on n'acquiert plus maintenant, et un terreau culturel informatique sur lequel toutes les nouveaux apprentissages se font beaucoup plus facilement.

Les MacUsers, qui ne font rien comme tout le monde, ont encore des boutiques dédiées, avec des vendeurs compétents, c'est rudement confortable

17 avr. 2018

Le ridicule ne tue pas il paraît

Un voile catholique ?
Voilà un homme politique qui aurait mieux fait de se taire ! Christophe Castaner a avancé, à propos du voile islamique, qu'il y a « quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question ».

Alors la maman de ce monsieur devait être religieuse, ou alors, il a confondu l'Inde et la France, ou alors, comme l'a signalé quelqu'un qui a réagi à ces paroles, il avait abusé du vin de messe quand il était enfant de chœur, parce que les femmes catholiques n'ont jamais porté de voile.

Autrefois, il est vrai qu'on allait à l'église avec un foulard ou une mantille sur la tête (*) pour les femmes, et en ôtant son chapeau pour les hommes, mais c'était il y a bien longtemps, et les femmes enlevaient leur mantille en sortant de l'église, tandis que les messieurs remettaient leur chapeau.

Aux siècles derniers, toutes les femmes en France portaient quelque chose sur la tête, un bonnet, un chapeau, etc.. c'était la coutume, qu'elles soient catholiques ou juives ou athées (on pense aux bonnets blancs ornés de la cocarde des révolutionnaires). Depuis plus d'un demi-siècle, les femmes ne portent le chapeau que dans de grandes occasions, et le foulard noué sous le cou est passé de mode depuis les années soixante.

Alors, on se demande où ce cher monsieur Castaner a été chercher cette histoire de voile catholique, ou alors c'est qu'il fantasme sur les bonnes sœurs !!


(*) Ça, c'est la faute à St Paul !

Pérégrinations médicales suite

Dans un billet précédent, j'en étais à téléphoner lundi à l'ouverture du secrétariat de la clinique pour prendre rendez-vous, ce que je fis. La secrétaire me dit qu'elle va demander au médecin et qu'elle me rappellera dans la journée... Elle n'a bien entendu pas rappelé ! Donc, en fin d'après-midi, je relance, mais ce n'était plus la même personne, elle n'était pas au courant, ne comprenait pas ce que je voulais, demandait à sa collègue, hésitait... J'ai du un peu hausser le ton en disant que j'attendais depuis bien longtemps, que je ne demandais rien en urgence, mais seulement qu'on me donne une date. Elle finit par me passer le médecin en question qui, par miracle, passait par là.

Je le connais bien heureusement, nous avons ensemble trouvé la bonne date pour cette courte hospitalisation, il s'est même excusé en me disant qu'il était en grande partie fautif, parce qu'il n'avait pas transmis rapidement les consignes à sa secrétaire. Ouf, une première chose de réglée ? Enfin, pas tout à fait, parce que je n'avais pas plutôt donné la date d'hospitalisation au chirurgien qu'une heure après, la clinique me rappelait pour la changer et la repousser de 8 jours... Donc, faut rappeler le chirurgien, parce que la clinique ne s'occupe pas de ce genre de détails. Fini pour ça ? On verra bien...

J'entreprends alors de prendre rendez-vous pour un autre examen, ailleurs, plus près de chez moi. Là, il n'y a pas de problèmes particuliers, sinon que le rendez-vous pour une IRM ne peut être qu'en juillet ! Heureusement qu'il n'y a pas d'urgence, sinon, on aurait largement le temps de mourir. Par contre, il faut venir en personne 15 jours avant pour remplir un questionnaire, heureusement que je n'habite qu'à 15 kms de l'hôpital...

Enfin, tout ça est bien compliqué et bien fastidieux, mais c'est vrai que je ne m'appelle pas Neymar !!