19 mai 2017

Youtube et youtubers

Très intéressante émission sur France 4 à propos de Youtube et des youtubers. Bien sûr que tout le monde a déjà utilisé Youtube, pour écouter une chanson oubliée, une musique que l'on aime et qu'on veut réentendre, pour voir une vidéo particulière, mais là, il s'agissait de ceux qui "font" des vidéos et les rassemblent dans leur "chaîne" Youtube.

On y trouve des humoristes qui vont des vidéos marrantes sur eux ou sur tout sujet, des "pédagogues" qui expliquent des jeux, ou apprennent aux jeunes filles à soigner leur peau et à se maquiller, des "enseignants" qui tentent d'expliquer des concepts scientifiques ou littéraires de façon simple et ludique, et bien d'autres aussi...

Certains sont très connus, ont de nombreux fans, qui les suivent avec assiduité, ils utilisent Facebook, Instagram et Snapchat pour leur promotion, ils ont parfois plusieurs millions de "vues", et font même des spectacles en "de vrai" qui déchaînent les ados. Pour quelques uns, c'est même devenu leur gagne-pain, leurs vidéos étant précédées d'une lucrative publicité.

Beaucoup d'autres aimeraient bien en faire autant... Il suffit de voir des petits jeunes qui n'ont que leur smartphone en guise de caméra, une chaîne avec une dizaine d'abonnés, et qui, pour se faire connaître écrivent (souvent dans un français malmené) un article sur eux dans Wikipédia, et se désolent ou s'indignent de le voir supprimé immédiatement pour cause de manque de notoriété encyclopédique ! N'est pas Norman ou Cyprien qui veut !

Revenons un peu en arrière. Quand Internet a commencé à devenir grand public, les utilisateurs ont vite compris qu'ils pouvaient s'exprimer librement (enfin, parfois trop librement d'ailleurs, mais c'est un autre problème), ils ont donc créé des sites web avec quelques rudiments d'html, des images, des gifs animés, des couleurs qui flashaient dans tous les sens, enfin, tout ce qu'on ne fait plus maintenant ... Et ils parlaient de ce qu'ils voulaient, en espérant avoir un minimum d'audience, ou tout simplement parce que ça les amusait. Puis, il y a eu les blogs, beaucoup plus faciles d'emploi, plus besoin de potasser des bouquins sur les CSS ou sur PHP, en plus, les visiteurs pouvaient mettre des commentaires, et les moteurs de blogs offraient aussi des statistiques de fréquentation. Ainsi, n'importe quel quidam pouvait partager ses passions, ses coups de cœur, ses trouvailles, ses réflexions(*).

Entre temps, les APN et les smartphones ont permis de faire des vidéos, plus besoin d'une caméra spéciale. Et les plus jeunes s'y sont immédiatement mis, d'autant qu'il n'y avait plus besoin d'écrire en faisant attention aux fautes d'orthographe (encore que, là, j'ai quelques doutes sur l'intérêt porté par eux à cette notion...). Alors, ils démarrent en faisant des petites vidéos dans leur chambre, avec le minimum de matériel, mais pour que ça marche faut quand même un peu plus : déjà des idées, de préférence originales, puis un peu de matériel pour l'éclairage et la prise de son, enfin, quelques notions de montage vidéo, afin que le résultat puisse "accrocher" les internautes et leur donner envie de revenir, mais ce n'est pas donné à tout le monde ça.... N'est pas youtuber de renom qui veut !

Au passage, j'ai deux vidéos sur Youtube, oui, elles sont là parce que je ne savais pas où les mettre ailleurs (pour les montrer aux copains), et que je ne sais pas mettre de vidéos sur Blogger (c'est bien connu que les vieux n'y connaissent rien à l'informatique, même quand ils étaient devant un ordinateur (et sur Internet ensuite) alors que les plus jeunes n'étaient même pas nés...), les voilà :

Le Old Faithfull à Yellowstone (**) et
Un concert à l'église (***)

(*) Exactement ce que je suis en train de faire !!!
(**) Où l'on entend distinctement au milieu des cris de joie des touristes américains, une voix qui dit "là, moi, je filme"... On se prend au sérieux ou pas !
(***) D'accord, la qualité n'est pas top, je reconnais... Mais je ne suis pas un youtuber non plus !!!

15 mai 2017

Les hommes


Sur les réseaux sociaux on trouve de tout, pas seulement des bébés et des petits chats ! Parfois on rencontre des trucs marrants, dont on ignore la provenance puisque c'est quelqu'un qui l'a "partagé". En voici un, pas mal trouvé, non ?

Pourquoi les hommes sont plus heureux que les femmes ?

- Leur nom de famille ne change pas.
- Les mécaniciens leur disent généralement la vérité.
- Ils ont le même travail que les femmes mais ils sont généralement mieux payés.
- Les rides leur donnent de la personnalité.
- Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.
- Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.
- Ils n'ont besoin que d'une valise pour des vacances de cinq jours.
- Ils peuvent ouvrir eux-mêmes leur pot de confiture.
- Ils peuvent pisser à peu près partout.
- Ils se fichent de la façon dont les autres hommes s’habillent.
- La moindre tâche domestique faite par eux leur vaut de la reconnaissance.
- 3 paires de chaussures sont plus que suffisantes.
- Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés ou tachés.
- Ils pensent et communiquent essentiellement au premier degré.
- Le programme de la machine à laver le linge leur reste définitivement incompréhensible.
- Ils partagent avec leur chat une peur instinctive de l’aspirateur.
- Les frites, le chocolat, les viandes en sauce, le pain avec la pizza ne leur posent aucun problème.
- La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.
- Ils n'ont que leur visage à raser.
- Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures peu importe la couleur.
- Une seule couleur pour toutes les saisons.
- Ils peuvent se promener en short, quel que soit l'état de leurs jambes.
- Quand ils voient une jolie poitrine, ils ne comparent pas, ils profitent !

On pourrait ajouter que les vêtements des hommes ont des poches partout (pantalon, veste, chemise), contrairement à ceux des femmes,  ce qui leur évite de trimballer un sac à mains, mais ne les empêche pas de déverser dans celui de leur épouse ce qu'ils trouvent trop lourd !

L'image d'illustration n'a strictement aucun rapport avec ce billet. C'est un morceau de lichen, ramassé par terre dans le jardin, scanné et "transformé" avec Gimp. 

11 mai 2017

Le paradis


Le paradis, je le vois comme ça : une gigantesque bibliothèque, allant du sol au plafond, avec plein de livres, surtout des documentaires, sur tous sujets, avec des images et un beau papier. Là, on peut me laisser pour l'éternité ! Enfin... Avec un casse-croûte de temps en temps quand même !

Si en plus, on rajoute de quoi écouter Mozart et/ou Lully et/ou Rameau, ce serait extraordinaire. Mais peut-être les rencontrerai-je là bas ? Avec leurs instruments ?

Il ne manque plus rien pour un bonheur éternel ? Juste un détail... Y a Internet au paradis ??

Chapeau les filles !


Je m'adresse ainsi au personnel soignant de l'hôpital de Mantes-la-Jolie qui, malgré le surmenage et l'excès de travail, garde toujours le sourire, a toujours le mot réconfortant, et exécute les tâches professionnelles avec compétence et amabilité. Infirmières, et autres personnel médicaux ont bien du mérite, de conserver patience et bonne humeur au milieu de tant de patients d'ethnies et de langues diverses, jonglant avec l'administratif toujours aussi lourd, les locaux pas toujours adaptés, et les pathologies variés et toujours si inquiétantes pour ceux qui en sont affligés.

Je sais bien, pour avoir moi-même travaillé dans la Santé toute ma vie, que ce n'est pas toujours facile, qu'il y a toujours plus de boulot et moins de monde pour le faire, que l'argent et le rendement intéressent bien plus les gestionnaires que la qualité de vie des employés, mais justement, qu'il y ait encore des volontaires pour soigner les malades, pour leur partager un mot aimable, un sourire, est réconfortant quant à l'idée qu'on se fait habituellement de l'égoïsme et de l'individualisme des humains de notre temps.

Déjà, quand on entre dans ce genre de bâtiment, moderne, certes, mais immense, il faut s'y retrouver, prendre le bon ascenseur, le bon couloir, sans errer désespérément, et là, on apprécie tout particulièrement les personnels qui vous remettent dans la bonne route, sans s'énerver, avec un sourire en prime. Alors, quand on arrive à destination, et que l'on est pris en charge par des gens aussi aimables que compétents, on se dit qu'on a bien choisi et on mesure à quel point les gens qui travaillent là ont du mérite.

5 mai 2017

Ah la Poste !

Et sur Mars ? Dans Perseverance Valley ? 

Voilà un organisme fort ancien, dont le rôle premier est de distribuer le courrier. Certes, du courrier, il y en a de moins en moins : les mails supplantent les conversations par écrit, la dématérialisation hautement prônée par toutes les administrations fait que l'on imprime factures et formulaires chez soi, ou que l'on exécute toute démarche en ligne ; les comptes-rendus et autres convocations arrivent aussi par mail. Il ne reste plus que quelques cartes postales en saison, des abonnements à des revues papier et quelques courriers d'irréductibles, de plus en plus rares.

Donc, moins de boulot pour les facteurs, donc, je suppose, moins de facteurs... C'est ainsi qu'en zone rurale, le courrier n'est plus distribué tous les jours, loin s'en faut, deux ou trois fois par semaine, dans le meilleur des cas, par des facteurs intérimaires qui ne connaissent pas les villages et mettent trois fois plus de temps pour faire leur tournée. Il n'y a pas de courrier du tout pendant une semaine si le facteur préposé à la zone est malade ou en congé et ne peut pas être remplacé. On peut toujours téléphoner au 36.21 pour se plaindre, ça ne change pas grand chose.

Quel gachis, alors qu'il y avait tant de facteurs(trices) gentils, souriants, serviables, qui apportaient le courrier assorti d'un mot aimable, quel dommage de les voir disparaître...

Mais il faut bien comprendre que la distribution du courrier est chose obsolète, vouée à une mort prochaine.

Donc, ne plus s'abonner à quoi que ce soit, prendre sa voiture pour aller acheter journaux et revues au bourg le plus proche. Ne plus faire de commande véhiculée par La Poste, privilégier les dépots voisins où l'on ira chercher son colis. N'envoyer que des cartes postales virtuelles, les sites ne manquent pas pour ça. Avoir ainsi la charité de ne pas prolonger inutilement la vie d'un moribond qui fait tout pour mourir plus vite. 

25 avr. 2017

Toilettes, W-C, restrooms, baños, etc...

Glacier Perito Moreno, Patagonie, Argentine

Les petits coins, les cabinets, les WC, les toilettes: le vocabulaire est varié pour désigner ces lieux. De nos jours, c'est une évidence: pour soulager nos besoins naturels, il existe un endroit dédié à cela. Qu'en était-il pour nos ancêtres?

Dans un article trouvé il y a longtemps, dont j'ai oublié la provenance, on lit ceci :

Dans le monde antique, les Romains sont connus pour être les premiers hygiénistes. En attestent les fouilles ou les écrits. Ainsi on trouve des pots de chambre recensés dans le mobilier des salles à manger. 

Au Moyen-Âge, le système de fosse existe déjà parfois dans les maisons des villes. Mais, l'usage des pots en terre est le plus commun. On sait que la pratique courante reste le tout-à-la-rue. Certains châteaux forts ou monastères sont quelques fois plus en avance dans la mise en place de lieux d'aisance. On retrouve ainsi dans les murs des tours un retrait servant de latrines. L'évacuation se fait directement dans les fossés.

À l'époque de la Renaissance, les pots sont partout. Mais, l'âtre d'une cheminée reste bien plus pratique… Les chaises percées se répandent au XVIIe siècle surtout chez les plus nobles. On va «à la garde-robe», c'est-à-dire là où est placée la chaise. En général, elles correspondent à de belles pièces d'ébénisterie. À Versailles certains rois, tels que Louis XIV reçoivent sur «ce trône». Les toilettes avec une cuvette et un système d'évacuation ne font leur apparition qu'au XVIIIe siècle.

Dans les rues de Paris, les urinoirs publics sont créés par le préfet Rambuteau (1791-1869). Ce sont les premières vespasiennes. Les «chalets dits de nécessité» voient également le jour. Ils permettent enfin aux femmes de se soulager. Mais ces lieux restent réservés aux privilégiées: l'accès est payant. Les longues jupes de ces dames peuvent donc toujours être bien utiles! À Paris, ces chalets se situent au marché aux fleurs de la Cité, place de la Madeleine ou encore à la Bourse.

Et de nos jours ? Pas chez soi, il y a maintenant des toilettes dans les maisons ou les appartements, et non plus au fond du jardin comme il y a plus d'un demi-siècle, mais ailleurs ? Par exemple, quand on visite une ville, où peut-on aller ? Dans un café, c'est vrai, mais comme pour y accéder, il faut consommer... Donc faudra rapidement trouver un second café, et ainsi de suite. Dans les toilettes publiques des rues ? Il n'y en a pas partout, et de loin, et les édicules automatiques qui s'y trouvent parfois ont le côté inquiétant du machin dont on ne pourra plus sortir... Dans les gares, là, oui, il y a ce qu'il faut, à 80 centimes l'acte !!

J'ai le souvenir des jardins du château Saint Ange à Rome, où, malgré l'afflux de touristes, il n'y avait qu'un endroit disponible avec 5 toilettes seulement. Autant dire que l'attente s'éternisait.. Sauf à se soulager dans les tunnels sombres creusés dans la muraille d'enceinte ! A l'autre bout du monde, au Perito Moreno en Argentine, qui draine lui aussi un grand nombre de visiteurs, il y avait un sous-sol composé uniquement de W-C d'une propreté parfaite, et là, pas besoin d'attendre, il y avait ce qu'il fallait ! Je ne sais pas ce qu'il en est en Suisse ou dans les pays nordiques, réputés pour leur hygiène et leur propreté.

Il y a encore trop d'endroits où ce problème est évacué, sans jeu de mots, ce sont des choses dont on ne parle pas, comme si l'être humain n'avait aucune fonction d'excrétion d'implémentée ! C'est vrai aussi que pour les messieurs, la chose est facilitée, mais pour les dames, surtout plus très souples, que de complications pour un acte si banal ! 

Une journée comme les autres

Décidément, les joueurs n'ont pas eu de chance en ce lundi de Pâques alors que le temps maussade d'une partie du pays incitait à rester devant son écran. A midi, L'île de Corail ne fonctionnait plus, maintenance... Gros problème sans doute, puisque ça a duré 3h, et pendant ce temps, le délai pour la mission en cours diminuait inexorablement. "Unfortunately we faced with some loading issues due to technical conditions, beyond our control.". A 15h c'était rétabli, et les accros se pressaient de faire ce qu'ils avaient à faire et n'avaient pas pu faire !

Tout était reparti jusqu'à ce que ce soit Facebook qui se mette à dérailler, si le site fonctionnait normalement, aucun jeu n'était accessible. Les gens qui étaient déjà en train de jouer n'ont rien remarqué, mais ceux qui voulaient en lancer un ne le pouvaient pas. Quel drame !!! Tout s'est rétabli rapidement, à peine eu le temps de se plaindre !!

En fait, on vit dans un univers virtuel. Sur le jeu de l'île de corail, on joue en équipe de 10 à 40 personnes, et il y a en plus une messagerie, un tchat, où l'équipe peut discuter. On y fait des échanges d'objets divers, on y demande de l'aide, parce que l'équipe travaille ensemble, on y donne ses impression sur telle ou telle phase du jeu parce que tout le monde ne fait pas la même chose au même moment, mais on y discute aussi cuisine, vacances, météo, etc... On est séparé par des centaines de kilomètres, dans tous les coins de France (de Belgique, de Suisse et même de Québec), on ne se rencontrera certainement jamais, mais on aime bien être ensemble et jouer ensemble. Les mots sont inaccessibles aux non joueurs, du genre : "qui peut m'envoyer des plumes bleues ?"... "Moi, je peux, contre du fer ou des citrouilles".. "Parfait, je te le dépose près de ton totem".......

Enfin, quand on le peut, parce que le lendemain, une autre panne survient sur L'île de Corail et s'éternise en "technical works" au grand dam de tous les joueurs, privés une fois de plus de leur distraction favorite et du monde virtuel dans lequel ils aiment bien vivre. Les protestations pleuvent ! Les suggestions aussi : des cadeaux conséquents, un rallongement du temps imparti à la mission, des menaces de quitter le jeu si les pannes sont toujours aussi fréquentes... Certaines même conseillent d'en profiter pour effectuer les tâches ménagères laissées en friche quand on s'amuse tandis que d'autres disent que ce n'est qu'un jeu et que ça ne sert à rien de rouspéter..

A côté de ça, on voit défiler dans ses actualités des petits chiens, des chats, des bébés, des histoires drôles, des recettes de cuisine, des vidéos en tous genre, on commente ou pas, on like ou pas, on supprime ce qui agace, on admire certaines photos, et on sourit d'en voir d'autres plutôt moches, on observe en soupirant le faible niveau d'orthographe ou de grammaire de certains, on s'étonne de voir tant de seniors (majorité de femmes) qui jouent avec ardeur et assiduité et d'autres qui, sans se douter des risques, postent n'importe quel contenu, que tout le monde peut voir...

C'était la Vie Quotidienne sur un grand réseau social !