8 déc. 2016

Drive or not drive ?

C'est quand même la corvée d'aller au super marché du coin, pour le ravitaillement de base, surtout quand il faut se coltiner les packs d'eau minérale ou de lait en les soulevant pour les mettre du rayon dans le caddie, puis du caddy sur le tapis de la caisse (même si on peut en laisser dedans certains, mais alors c'est la caissière qui se contorsionne avec sa douchette à code barres), puis dans le coffre de la voiture. On a quand même des moyens plus modernes et moins épuisants de s'approvisionner. Pourquoi ne pas essayer le drive ?

Direction le site internet du magasin, et là, on fait ses courses, assise devant son écran, en ne soulevant guère que ses doigts sur le clavier. Comme il ne s'agit pas de faire des choix compliqués (un pack de 6 bouteilles d'eau de Badoit c'est pareil partout), ça va assez vite. On paye, et on choisit l'heure de mise à disposition le lendemain, ou le jour même selon l'heure à laquelle la commande a été passée.

Peu de temps avant d'y aller, on reçoit un SMS où le numéro de la commande est rappelé au cas où on n'aurait pas noté celui arrivé par mail. En route ! Sur place, un charmant jeune homme musclé va chercher ce qui avait été demandé, et le dépose en un tournemain dans le coffre de l'auto. Terminé !

C'est pratique tout de même, surtout pour des denrées de base pour lesquelles il n'y a pas à voir ni à faire un choix spécial, même si le drive du petit Carrefour Market local est assez sommaire par rapport à d'autres, plus sophistiqués, l'expérience est assez positive pour être renouvelée. Fatigue supprimée, temps gagné, pas d'attente aux caisses ni de conduite aléatoire d'un caddy dans les allées, tout ça est bien intéressant.

Un point quand même à soulever : sur le site d'achat, il n'y a pas la possibilité de prendre en compte la carte de fidélité. Les employés de l'établissement local ont confirmé que ce n'était pas encore implémenté, et qu'ils allaient faire remonter l'information pour y remédier. On n'a pas non plus commandé de denrées périssables, parce qu'on avait quelques doutes quant aux dates de péremption qui pouvaient être trop courtes, mais ce serait à tenter.

Pour le reste, fruits et légumes frais, viande et charcuterie, fromages, etc. on préfère les commerces de proximité, ou le marché, c'est moins anonyme, plus sympa, plus amusant, et pas particulièrement fatigant pour les vieilles articulations, en plus, on y rencontre les copains et copines, et on en profite pour tailler une bavette ! C'est-y pas beau d'être à la retraite ?!?

6 déc. 2016

Isaïe, lions, léopards et Cie

La première lecture de la messe du second dimanche de l'Avent est tirée du livre du prophète Isaïe, chapitre 11. En voilà un extrait qui m'intrigue fort :

"Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble... La vache et l'ours auront même pâture... Le lion, comme le bœuf mangera du fourrage... ".

Isaïe, prophète de l'Ancien Testament, vivait aux environs de l'an 700 avant Jésus Christ, en Palestine (*) dans le royaume de Juda, situé au sud de Jérusalem, à l'ouest du lac de Tibériade. Or, il parle de loup, de léopard, de lion, d'ours... Où avait-il vu ces animaux, que l'on ne rencontre plus actuellement dans cette région ?

Passe pour l'ours et le loup ; des loups, il y en avait partout autrefois, et sans doute qu'il y avait déjà des montreurs d'ours, issus des montagnes. Mais le lion et le léopard, lesquels vivent actuellement bien plus au sud, en Afrique, y en avait-il en Palestine à l'époque ? Peut-être en Egypte ? Il y avait bien des lions dans l'Atlas Marocain (**), jusqu'au XXe siècle (il paraît que le dernier a été vu en 1920). Quant aux léopards, il y en a encore au Moyen-Orient, enfin, plus beaucoup, sans doute étaient-ils plus nombreux il y a 2700 ans !

D'après l'article Lion d'Afrique de Wikipédia : "La répartition du lion aux époques historiques, plus restreinte, a cependant été importante. Elle couvrait de grandes parties de l'Afrique, mais aussi l'Europe du Sud ainsi que le Proche-Orient et l'Inde. Jusqu'à l'Antiquité, des lions vivaient encore dans les Balkans, le sud de l'Europe ainsi qu'en Anatolie ou au Moyen-Orient."

Voilà donc la réponse à ma question : des lions, des léopards, il y en avait du temps d'Isaïe, sans avoir besoin d'aller les chercher bien loin.... Il est vrai qu'il y a aussi le prophète Daniel, dans la fosse aux lions, plus tard, vers -538, du temps de Nabuchodonosor, à Babylone, dans l'actuel Irak.

Quant aux éléphants, on pense bien sûr à Hannibal qui leur a fait traverser les Alpes, mais il y a eu aussi Juda Macchabée, 150 ans avant notre ère, dont "l'armée comptait cent mille fantassins, vingt mille cavaliers et trente-deux éléphants dressés à la guerre". Où avait-il été les chercher ?? Pour Hannibal, on suppose qu'il utilisait une espèce d'éléphant dite "de forêt", aujourd'hui éteinte, qui vivait en Erythrée et en Somalie. Vous parlez d'un voyage !!! Quant à Alexandre, qui en a aussi utilisé, il semble qu'il n'en existait plus au Moyen-Orient, et qu'il fallait aller les cherchez en Asie ou au Kenya. Mais tout ça n'est pas clair, et les historiens se disputent encore vivement à ce sujet, d'où venaient-ils ? Que mangeaient-ils ?

En attendant, la seule chose que l'on sache avec certitude, c'est qu'il n'y a plus de lions (***) au Proche-Orient, je parle des animaux, pour le reste, c'est en dehors du sujet !!


(*) Il s'agit de la Palestine de l'époque, pas de la géographie politique actuelle !
(**) L'équipe nationale du Maroc s'appelle bien "Les lions de l'Atlas". 
(***) Le prénom Oussama signifie lion.....

1 déc. 2016

Musée de Cluny


Plaisir de revoir le Musée de Cluny, même si d'importants travaux de rénovation bousculent un peu la visite. Ce bâtiment, du XIIIe siècle, abrite une magnifique collection d'objets du Moyen-Âge : statues, reliquaires, objets religieux, fragments de vitraux, sans oublier l'incontournable salle des tapisseries de la Dame à la Licorne.

Un musée calme et tranquille, dans lequel on peut facilement s'arrêter pour observer les détails d'un retable en ivoire, ou admirer un vitrail, une visite aussi enrichissante que paisible.

Quant à l'exposition temporaire sur le temps des Mérovingiens, elle fait remonter à une époque bien mal connue de l'Histoire (à part les rois fainéants avachis sur leurs chars tirés par des bœufs, comme tout élève nourri au Mallet-Isaac de mon époque, je n'en aurais pas dit grand chose..) et est surtout remarquable par ses nombreux manuscrits sur parchemin et les claires explications sur l'évolution de l'écriture.

Un beau voyage dans le temps, dans cette Europe dont "les frontières sont celles que délimitent les abbayes cisterciennes, des Balkans jusqu'aux Pays Baltes" comme le disait François Mitterand, à l'époque où elle se "revêtait d'un blanc manteau d'églises" (Raoul Glaber, vers l'an Mil).






Diantre ! Fichtre !

Ma tablette n'est plus toute jeune, elle affiche bon poids ses 5 années d'existence, ce qui, pour ce type de matériel, est un âge canonique. Elle ne me sert qu'en déplacement, parce qu'elle embarque des livres, de la musique, des films documentaires, et divers utilitaires indispensables. Elle m'est aussi bien utile pour les connexions internet quand je suis hors de mes bases, surtout depuis que bon nombre d'hôtels et de lieux publics proposent ce service gratuitement.

Mais jusqu'ici, je n'avais pas pu y pratiquer une de mes occupations favorites, à savoir jouer sur Facebook. Le navigateur d'origine ne voulait pas, Firefox installé ensuite non plus, si la page Facebook s'ouvrait normalement, aucun jeu ne voulait se lancer. J'ai soupçonné Adobe Flash Player de ne pas être à jour, mais n'ai jamais réussi à en installer une nouvelle version, j'ai accusé ensuite le grand âge du matériel dont l'OS devait être obsolète depuis longtemps. Et je ne jouais pas, en me disant que ce n'était sans doute pas plus mal de se désintoxiquer un peu.

J'avais bien vu passer, sur un groupe de joueurs de Coral Isle (parce que c'est surtout de ce jeu qu'il s'agit), un tutorial pour l'installer sur une tablette, mais je n'y croyais pas, la mienne est bien trop vieille que je me disais, c'est sûrement uniquement utilisable sur du matériel récent, et n'avais fait que ranger le .pdf dans mes archives, jusqu'au jour où....

... Je me suis dit que je pouvais toujours tenter de voir si, par hasard, on ne sait jamais... Première chose à faire, aller sur le PlayStore de Google pour télécharger un navigateur du nom de Puffin. Facile ! Depuis ce nouveau navigateur, aller sur Facebook, facile aussi, et là, lancer le jeu, comme on fait depuis l'ordinateur de la maison. Et....

... Ça marche !!! Le jeu tourne parfaitement, exactement comme d'habitude, si ce n'est qu'un écran de 10 pouces, c'est plus petit qu'un de 27 !!! Mais on peut zoomer si on veut agrandir une zone, les îles étant très vastes dans ce jeu. Un raccourci sur l'écran d'accueil, et zou, on peut jouer directement, fantastique, non ? Pour ça, le mieux est d'utiliser un stylet, ou la pointe caoutchouc d'un stylo à bille conçu pour ça, puisque bien entendu, on a un écran tactile, et non une souris.

Eh bien, j'en étais toute bluffée, je n'y croyais vraiment pas et je demande pourquoi je n'ai pas fait ça plus tôt, mais j'étais tellement persuadée que ça ne marcherait pas.. Comme quoi, il y a certaines certitudes inutilement bloquantes !! Surtout pour un sujet aussi fondamental :-D

D'accord, la carte graphique de la tablette, plutôt faiblarde, souffre et le jeu est très ralenti, m'enfin, il tourne, c'est déjà pas mal. 

25 nov. 2016

APN Saga

Premier essai d'une photo de près (en cette saison les fleurs sont plus rares que les anges...)

C'est en 2004 que le premier APN est arrivé à la maison, reléguant définitivement les appareils argentiques aux oubliettes. Il ne m'appartenait pas, mais je m'en servais quand même ! Il était assez massif, fonctionnait avec des piles (toujours en avoir dans sa poche), et avait un minuscule écran de 2cm de côté. Rapidement, j'ai voulu avoir le "mien". Ça a été un Pentax Optio. Ah que je l'aimais bien ! De la taille d'un paquet de cigarettes, il me suivait partout au fond de mon sac, il était simple d'emploi, faisait de belles photos, avait un viseur bien pratique quand le soleil empêchait de voir l'écran, etc. Je l'aurais bien gardé longtemps si, quelques années plus tard, le chargeur de batterie n'avait pas rendu l'âme. J'aurais pu trouver un autre chargeur en farfouillant sur Internet, mais il m'aurait coûté quasiment le prix d'un appareil neuf...

J'ai donc cherché son successeur, et ai trouvé un Nikon de belle facture, qui faisait très simplement, plein de choses intéressantes, macro photo, bracketting, il avait aussi un viseur et un écran très large et très lumineux. Par contre, il tenait une certaine place, même s'il n'était pas très lourd, il fallait un grand sac pour le transporter, surtout dans sa housse. Mais toute cette belle technologie est fragile. Il a commencé par refuser d'ouvrir entièrement ses lamelles obturatrices de l'objectif, et, comme je ne m'en apercevais pas, j'ai eu des photos avec des coins noirs.. Ensuite, ça m'obligeait à donner un très léger coup d'ongle pour les ouvrir avant chaque prise de vue. Puis, peu après, une des molettes commandant, entre autres, la fonction bracketting, s'est totalement bloquée. Quand j'ai demandé à des spécialistes s'il y avait moyen de réparer tout ça, on m'a dit que les ressorts des lamelles étaient fatigués, et qu'il faudrait tout démonter pour débloquer le bouton, donc, que ça coûterait très cher et que.... Bon, j'ai compris, fallait en acheter un autre !

J'ai donc utilisé un Panasonic Lumix que l'on m'avait donné, mais lui et moi, nous ne nous sommes jamais bien entendus ! Son objectif interchangeable (comme si mes minuscules compétences en photo me permettaient de choisir un objectif..) ne se rétractait pas, donc, tenait de la place ; il était lourd, et plein de boutons partout que l'on actionnait sans s'en rendre compte, rien qu'en le prenant en mains. L'écran tactile aussi était piégeux : si on le portait autour du cou, alors qu'il était allumé, on déclenchait des fonctions non souhaitées, c'est ainsi que j'ai pris un certain nombre de photos en mode RAW (*) qu'il m'a ensuite fallu laborieusement récupérer en .jpg sur l'ordinateur. Donc, on ne s'aimait pas vraiment tous les deux, trop compliqué pour moi, je n'ai jamais vraiment su m'en servir : par exemple, je n'ai jamais compris comment on pouvait faire des macros, moi qui aime tant photographier les fleurs à quelques centimètres... Divorce amorcé...

Et un beau jour, en attendant des photos que je faisais imprimer chez un prestataire local, j'ai vu... Un tout petit Canon Ixus, à peine plus épais qu'un smartphone et moins long, avec, sur l'étiquette, mentionné, macro à 1cm !!! Je le regarde de plus près, il était tout léger, avec juste les boutons indispensables sur sa carrosserie, et un prix compétitif d'autant plus qu'il arrivait avec une carte mémoire de 8Go et une petite housse. Alors, je suis repartie avec !

En rentrant chez moi, j'ai téléchargé la notice complète, et, en la lisant, j'ai vite vu où trouver les réglages de base, et, dans mes essais ensuite, j'ai vu qu'en fait, il faisait tout tout seul, c'est exactement ce qu'il me fallait : un truc petit, simple, basique, où on ne se prend pas la tête pour circuler dans un dédale de menus auxquels on ne comprend rien pour atteindre le point qu'on cherche (**), idéal pour quelqu'un qui n'y connaît rien en technique photo mais qui aime bien en prendre quand même !

Et là, on se souvient au tout début des années 60, quand, le premier appareil photo est arrivé à la maison. Il était long et lourd, il n'acceptait que les rouleaux de pellicules de 8 poses qu'il fallait changer à tâtons dans le noir absolu... Un demi siècle plus tard, on a changé de monde !

(*) Je me demande encore comment il a fait pour accéder tout seul au menu, bien planqué pourtant, qui permet de faire des RAW.... 
(**) Et que de toutes façons, on ne saura jamais retrouver du premier coup

16 nov. 2016

Bug, dysfonctionnement, angoisse !

Et c'est bien évidemment au moment où on allait terminer une laborieuse mission dans un jeu que... Le jeu ne fonctionne plus ! Keskispass comme on dit ?

Oui, il y a un message d'erreur, enfin, disons une vague idée de ce qui ne fonctionne pas quand on scrute attentivement la petite ligne du bas du navigateur, les ordinateurs s'adressant souvent à vous dans un langage abscons, ce serait un problème de résolution de DNS. Ça je sais ce que c'est, on n'a pas fréquenté plus de vingt ans un club d'informatique pour l'ignorer, donc, j'ai un début de diagnostic, mais suis encore loin de la solution, d'autant plus que Facebook lui-même est, de façon intermittente, victime de ce serveur DNS qui ne semble plus vouloir faire son travail.

Chose étrange, tout fonctionnait bien, Wikipédia, Twitter, mais pas Facebook, bizarre non ? Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Je commence par tout vérifier chez moi : essais avec les trois navigateurs que j'ai sur ma machine, vidage des caches, visite à la box qui me regarde de tous ses yeux verts innocents bien allumés, reboot (et pourtant, je ne suis pas sous Windows), rien, toujours rien, pas un seul jeu qui marche, la loose, l'horreur, le désespoir !!!

Au bout d'un long moment d'angoisse (*), Facebook remarche, et je vois que je ne suis pas la seule, tout le monde râle, après les concepteurs du jeu, après Mr Zuckenberg qui dort sur ses dollars, après la pleine lune, vous vous rendez compte, on ne peut plus jouer, oui, à aucun des jeux, c'est la fin du monde en un mot.

Donc, on attend et ô miracle, tout refonctionne, alors, le coupable, c'était qui, c'était quoi ? Qu'on lui coupe la tête ! C'était Monsieur Orange lui-même, qui rencontrait des problèmes avec les DNS provoquant des erreurs sur certaines pages, particulièrement sur les sites américains. Les réseaux sociaux ont été vite remplis de commentaires ironiques sur Orange qui s'était pris les pieds dans ses configs de DNS ! Et ainsi on a compris d'où venait le problème, lequel a été quand même vite résolu.

En fait, si je m'étais absentée pendant cette heure-là, je n'aurais rien vu et aurais économisé de l'adrénaline !

Allons, on retourne jouer, assez perdu de temps comme ça avec la technique.



(*) En fait, ça a duré à peine plus d'une demi-heure...