16 janv. 2018

Le parc André Citroën

Vue depuis l'esplanade des serres, au fond, les immeubles du XVIe arrondissement, le pont du RER, et la Seine

Situé dans le XVe arrondissement de Paris, à l'emplacement des anciennes usines Citroën, c'est un vaste espace donnant sur la Seine, aménagé récemment. Alors ? Ben, bon, bof... D'accord, il y a de la place pour marcher, une vaste pelouse, des carrés d'arbres et de végétation, d'immenses serres à la forme originale (rien à voir avec celles du Jardin des Plantes), des jeux d'eau qui doivent être sympathiques quand ils fonctionnent, ce qui n'est pas le cas en janvier, mais il y a aussi et surtout du béton, du béton, et encore du béton ! Une large esplanade devant les serres, des bâtiments sur les côtés, dont on ne comprend pas vraiment l'usage, des allées cimentées. Disons que ça n'a strictement rien à voir avec un parc urbain comme les Buttes Chaumont, ou le Luxembourg. 

C'est vrai qu'aller visiter ce parc en hiver, dans le vent et la pluie (*), alors que les arbres n'ont pas de feuilles, qu'il n'y a pas une fleur, et que les jets d'eau ne marchent pas, que le ballon est en maintenance hivernale, ne favorise pas le coup de cœur ! Mais ça ressemble quand même beaucoup plus au jardin de la villa moderne du film Mon Oncle de Jacques Tati, qu'à ceux de Vaux-le-Vicomte ! C'est vrai aussi que tout est affaire de goût, mais j'avoue préférer, dans un genre très différent, le joyeux fouillis végétal du square Villemin près du canal Saint-Martin, ou même le Champ de Mars. Et, en allant un peu plus loin, le parc de la Tête d'Or à Lyon, ou Central Park à New-York...

La prochaine fois, j'irai au parc Monceau, ce sera plus champêtre ! Et pas loin, il y a le musée Nissim de Camondo qui semble bien séduisant à visiter. 

Les arbres sur l'eau, et une des serres

(*) J'ai pris ces deux photos durant une très courte éclaircie...

Shame on you, comme on dit là-bas


C'est la triste histoire de 220 voyageurs piégés début janvier par la vague de froid qui a sévi sur l'est des Amériques, leur avion de retour vers Paris n'ayant pas pu décoller de New-York. Piégés ? Oui, parce qu'en l'absence de toute assistance de la part de la compagnie aérienne, ils ont du dormir dans l'aéroport, dans des conditions très pénibles. D'autant plus que leurs bagages n'étant plus accessibles, ceux qui y avaient des médicaments n'ont pas pu les prendre, sans oublier non plus leurs affaires de toilette.

Certes, la réglementation européenne est très claire: en cas de circonstances extrêmes - y compris liées au climat - rien n'impose aux compagnies d'indemniser les voyageurs. Néanmois, elles se doivent d'appliquer un «devoir d'assistance» qui consiste à tenir informé ses voyageurs, leur apporter des boissons, les aider à trouver un hébergement pour la nuit...

Et là, rien, nada ! Démerdez vous en quelque sorte ! Les passagers ainsi maltraités ont décidé de faire appel à la justice ; devant cette pression, la compagnie a vite annoncé qu'elle dédommagerait les voyageurs en leur donnant... 100 $ par nuit d'hôtel, et 15 $ par repas... On se marre ! Si, à New-York on peut manger pour nettement moins de 15 $, je défie quiconque de parvenir à se loger pour cette modeste somme, sauf, peut-être, à débarquer dans un hôtel borgne du Bronx (je n'ai pas testé..). Donc, c'est carrément se "foutre de la gueule du monde" !

En conclusion, low cost = low assistance ? Déjà qu'on savait que ce type de compagnie à bas coût faisait payer les bagages, et le moindre rafraîchissement à bord (*), maintenant on saura qu'en cas de problèmes, elle sera aux abonnés absents. Donc, à réserver aux voyageurs jeunes, sans bagages, en bonne santé, et qui aiment l'aventure !

(*) Ce n'est pas le cas de la compagnie en question, qui "offre", elle, le repas à bord, mais il est vrai que c'est une compagnie française, on ne plaisante pas avec la bouffe dans ce pays !

La première fois que je suis allée à New-York, c'était en hiver, il y a fort longtemps (du temps où on pouvait fumer dans les avions, c'est dire que ça date !), il y faisait un froid de chien, on avait de la neige sur la tête, qui gelait, il faisait -25° en haut de l'Empire State Building, et on se réfugiait dans les églises, toutes bien chauffées pour se décongeler. Mais c'était aussi une époque où les APN n'existaient pas, et mes photos sont toutes uniquement sur papier. Donc, pour illustrer ce billet, j'ai piqué une fort belle image à quelqu'un que je félicite et remercie. 

11 janv. 2018

80 ?

Il paraît qu'à partir du 1er juillet 2018, la vitesse maximale autorisée sera de 80 km/h sur les routes à une seule chaussée (ce qui élimine les voies à deux chaussées séparées par une glissière ou un terre plein, ainsi que les autoroutes). Ceci est mis en place, non pour faire travailler l'industrie des panneaux (qui vont avoir du boulot !), mais pour réduire la mortalité sur ce type de routes, mortalité en recrudescence. Non non non, pas pour faire du fric avec radars et amendes, absolument pas, mauvais esprits que vous êtes !

Une levée de boucliers a suivi cette annonce ! Si chaque année on baisse la vitesse de 10 km/h on va se faire doubler par les vélos.... Va y avoir des bouchons partout ! Et j'vous cause pas du stress du salarié qui va en bagnole à son boulot, il va devoir se lever plus tôt, d'où fatigue, arrêts de travail et j'en passe....

Faut peut-être raison garder quand même, non ? Si on doit faire 50 kms sur une départementale pour aller au travail le matin, combien de temps va-t-on perdre en roulant dix kilomètres/heure moins vite ? Exercice à faire faire aux élèves de l'école primaire ! Faudra-t-il se lever *beaucoup* plus tôt ? J'ai quelques doutes... Quant aux bouchons, parlons-en, ce ne sont pas ces routes là qui ont le plus de bouchons, parce qu'elles n'ont pas la densité de circulation des voies rapides à deux chaussées séparées. Sur certaines même, on aimerait bien rouler à 80 quand on est coincé, vu l'étroitesse du bitume, derrière un tracteur ou un car scolaire, qu'on ne peut pas doubler.

Peut-être y aurait-il d'autres pistes à creuser pour éviter la trop grande mortalité sur ce type de route que la vitesse à réduire ? Par exemple, élargir un tant soit peu les voies, pour éviter de se retrouver trop vite dans le fossé en cas de dérapage sur la boue des bas côtés ; améliorer la visibilité dans les virages, boucher les trous du revêtement, refaire les marquages au sol si souvent effacés, harmoniser les panneaux pour éviter une succession de 70 - 50 - Fin 50 - 90 - 70 en quelques centaines de mètres ce qui déstabilise le conducteur et le font manquer d'attention pour le plus important, et sans doute beaucoup d'autres choses.

Mais tout ça coûterait cher, alors que réduire la vitesse et sévir, ça, ça rapporte ! Et, en plus, si ça peut faire des morts et des blessés en moins, pourquoi pas ? Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais, sur nos routes de campagnes bien étroites et bien abimées, je suis plus souvent à moins de 70 qu'à 90, il me faudra juste accélérer un peu !!

P.S. J'ai trouvé l'image d'illustration sur mon fil d'actualité de Facebook. J'ignore à qui elle appartient, elle est marrante, non ? 

8 janv. 2018

Quelle horreur

Un article de O1.Net parle du "flicage" des adolescents via leur smartphone. Et ça fait froid dans le dos ! Des parents qui offrent à leur enfant un smartphone dernier cri, l'enfant est content, mais il déchante vite quand il s'aperçoit que les parents y ont inséré un programme de surveillance fait à la fois pour le localiser où qu'il se trouve (un message est envoyé sur le mobile du parent quand l'enfant se déplace), mais en plus pour pouvoir lire ses mails et ses sms échangés avec ses copains/copines. Sans doute ont-ils l'impression qu'ils sont de très bons parents, qui surveillent efficacement leurs enfants, qu'ils font tout ce qu'il faut pour, à la fois les faire vivre avec les nouvelles technologies mais aussi les protéger de tout ce qui pourrait leur nuire.

Mais c'est une horreur ! On ne fabrique pas ainsi des ados responsables, mais, soit des êtres pusillanimes qui ne s'assumeront jamais, soit des vicieux qui vont trouver toutes les parades possibles pour s'affranchir de ce "bracelet électronique", et on aura tout perdu, et la confiance de ses enfants, et le respect des enfants du à tout parent.

Certes, il faut prévenir les jeunes des dangers de ce monde parallèle qu'est Internet, en leur expliquant, en en discutant avec eux, et en donnant le bon exemple aussi (toutes les photos personnelles d'adultes mais aussi d'enfants que je vois fleurir sur Facebook montrent que beaucoup de gens n'ont pas eux-mêmes compris le danger auquel ils exposent les leurs, et les adultes rivés à leur smartphone dans la rue, le métro, le train, le restaurant devraient déjà réfléchir à l'adage "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais"). Mais de là à leur mettre, comme le dit le magazine cité, une "laisse", il y a tout un monde de pédagogie à reprendre.

Du côté des ados, il faut aussi tenir compte de l'anxiété naturelle des parents en leur disant où on va et avec qui, et prévenir qu'on est bien arrivé, par exemple. Comment feront-ils s'ils n'ont pas de smartphone me direz-vous ? Et comment faisait-on quand les smartphones n'existaient pas, hein ?

J'ai quitté l'adolescence depuis plus d'un demi siècle, époque où les téléphones mobiles (les fixes étaient d'ailleurs très rares..) et internet n'existaient pas, mais je crois que si on m'avait offert un smartphone avec ce genre d'espion intégré, j'aurais ostensiblement laissé l'outil dans ma chambre, et aurais scrupuleusement oublié de le recharger !

De toutes façons, être ado n'a jamais été simple, et être parents d'ado est bien plus difficile qu'avant. Alors bon courage, c'est parfois bien confortable d'être vieux !!!

5 janv. 2018

Que les temps changent !

Il n'y a pas si longtemps, quand on apprenait un décès, c'était en recevant une enveloppe bordée de noir, dans laquelle il y avait un faire-part, où figuraient les noms des affligés, le nom du défunt, ainsi que les lieux et dates des cérémonies, église, cimetière. On lisait tout ça, et on prenait du papier à lettre et un stylo, pour envoyer ses condoléances le plus rapidement possible, question de politesse. Une enveloppe, un timbre, et on mettait cette missive à la poste ou à la boîte aux lettres la plus proche.

Maintenant, on reçoit un mail avec le faire-part en pièce jointe, et on présente ses condoléances en cliquant sur "répondre".....

Quant aux cartes de vœux, il ne va pas s'écouler longtemps avant qu'il ne faille expliquer aux plus jeunes que ces cartons avec paillettes, petits chats, paysages de montagnes, marqués "Meilleurs vœux" s'envoyaient en début d'année nouvelle pour porter les souhaits de bonheur, santé, argent, à tous les amis.

Maintenant, il y a des cartes de vœux qu'on envoie par mail (plein de sites en proposent), des vœux écrits aussi par mail, d'autres par SMS, ou par téléphone (mais là, ça date un peu..), il ne reste plus au facteur qu'à déposer la carte papier/enveloppe/timbre à la vieille tante qui ignore internet, les envois traditionnels ayant quasiment disparu.

Autre domaine, les transports. On loue une voiture. Avant, on lisait un papier, on remplissait les cases à la main, on signait, et on conservait le papier jusqu'à restitution du véhicule.

Maintenant, on lit toujours le papier, mais sur un écran ; on signe sur une tablette ou sur un autre terminal, avec un stylet, et le papier en question arrive, tout rempli, en pièce jointe dans un mail...

Et je ne vous cause pas des e-billets, fournis par la SNCF ou par une compagnie aérienne, qui arrivent sur le smartphone qu'il n'y a plus qu'à présenter au contrôleur ou à l'embarquement, sans la moindre manipulation de papier...

Sans oublier l'argent, pièces et billets, qu'on utilise de moins en moins. Même pour le journal ou la baguette de pain, il suffit de poser sa carte de crédit sur le terminal, un bip, et on a payé !

Quand je vous dis que les temps changent !!!

31 déc. 2017

L'hôtel de Caumont (Aix-en-Provence)

Cet hôtel particulier, au centre d'Aix-en-Provence, est une superbe demeure du XVIIIe siècle, à la façade imposante et élégante tout à la fois. Deux pièces seulement sont meublées et visitables, un salon de musique, et une chambre. Mais cet hôtel héberge surtout d'intéressantes expositions temporaires.

En ce moment, il s'agit de Botero et de Picasso, deux artistes contemporains qui ne se sont jamais vus, mais qui ont eu une grande influence l'un sur l'autre. Botero est certainement le moins connu des deux. Peintre colombien, il affectionne les personnages obèses et les visages ronds, caractéristiques qu'il applique à tout ce qu'il fait, même quand il s'inspire d'Holbein ou de Velasquez.

Botero, tremblement de terre

Obèse et verdâtre !

Quant à Picasso, on peut voir dans cette exposition quelques unes de ses œuvres, tout à fait typiques de son art.



Ce musée est en pleine ville, toutefois, il dispose d'un fort beau jardin à la française, ainsi que d'un restaurant réputé dont la terrasse, qui donne sur le jardin, a beaucoup de charme.