20 mai 2013

Concert à l'église de Pacy



Passer presque deux heures avec Mozart est un plaisir suave, surtout quand les interprètes sont de qualité, et c'était le cas de l'orchestre Royal de Chambre de Wallonie, de son sémillant chef d'orchestre et virtuose au violon, Augustin Dumay, et de tous les musiciens ! On a goûté du concerto pour violon N°3, puis, du concerto pour piano N°17 avec une délicieuse pianiste, qui joue avec autant de sûreté que d'émotion, pour finir par la célèbre symphonie N°29, que l'on connaît par coeur, mais qui est toujours aussi jubilatoire.

Un grand moment rare pour un provincial, loin des grands orchestres des grandes métropoles, joie d'écouter de la musique autrement qu'en "conserve", et surtout du Mozart dont on ne se lasse jamais tant il est varié dans son imagination musicale et tellement universel qu'il pourrait représenter la Musique à lui tout seul.

Une petite vidéo prise de la tribune, pendant la prestation au piano de Valentina Igoshina, et merci à nos amis belges d'être venus jusqu'à nous !

Au passage, l'insertion d'une vidéo sur Blogger n'est pas d'une simplicité biblique, l'upload direct depuis le fichier sur le disque dur est bien trop long, il vaut mieux passer par Youtube, mais le résultat n'est pas très satisfaisant non plus.... L'image est tronquée et floue (conversion depuis un .mov ?) enfin, il y a au moins le son ! 

Pearl's peril suite

Le plus difficile dans ce jeu n'est pas de trouver les objets cachés, mais de bien gérer son patrimoine et sa progression.

Quand on joue (bien de préférence) dans un niveau on obtient plusieurs types de récompenses :
- Des badges, il en faut cinq pour finir un niveau,
- Des pièces qui s'accumulent dans son escarcelle,
- Des matériaux de construction pour améliorer ses bâtiments.

Dans l'écran d'aménagement du jardin :
- Les nouveaux bâtiments ne sont disponibles qu'à partir d'un certain nombre de badges. Mais une fois construits, ils s'améliorent sans cesse grâce aux matériaux récupérés, et apportent des pièces, ainsi que des fleurs.
- On peut utiliser ses pièces pour acheter des ornements à placer dans le jardin, lesquels apportent aussi des fleurs, mais demandent un certain temps pour être opérationnels (plusieurs heures), donc il faut être patient.
- Et il faut un certain nombre de fleurs pour pouvoir débloquer le niveau suivant...

Donc,
- Il faut dépenser ses pièces pour acheter des bâtiments ou des ornements, mais pas trop, sinon, on n'a plus de pièces, et il faut rejouer d'anciennes parties pour en récupérer.
- Il faut réfléchir si on attend ou pas pour pouvoir acheter un "gros truc cher" mais qui rapportera plein de fleurs, donc, qui débloquera rapidement des niveaux.
- Mais il faut aussi investir si on ne veut pas se trouver coincé, sans pouvoir avancer dans le jeu et connaître la suite de l'aventure...

Et c'est là la difficulté, trouver le bon équilibre entre les dépenses et les recettes pour pouvoir à la fois avancer dans le jeu, ne pas être en faillite, et aménager le plus rationnellement possible le jardin.

Quant à l'énergie, on en a que cinq petites unités à chaque partie, et on consomme une unité par tableau réussi (ou pas).. Donc, on ne peut pas jouer plus de cinq fois d'affilée, parce qu'il faut attendre que l'énergie se régénère (elle le fait toute seule, heureusement, mais avec du temps), ou alors il faut en acheter avec les billets, lesquels ne se trouvent pas facilement (l'éditeur du jeu en offre de temps en temps, et on en récupère en terminant certains puzzles). Donc, on attend, et ainsi on peut réfléchir à sa statégie !

Et le jardin s'améliore doucement, avec des buis taillés, des fleurs, un réverbère, de nouvelles constructions, en attendant de pouvoir débloquer d'autres emplacements, mais pour ça, il faut plus de badges, donc, passer plus de niveaux, donc avoir plus de fleurs, donc avoir pu acheter des bâtiments ou des ornements... Quand je vous dis que c'est un jeu à tiroirs ! En tous cas, il a au moins l'avantage de ne pas exiger que l'on achète (avec sa carte bancaire) des objets indispensables pour y jouer, ni que l'on soit obligé de faire appel à ses "amis" pour pouvoir continuer.

19 mai 2013

Progrès ferroviaires et comparaisons

Le 4 mai 1843, à huit heures moins le quart, les ducs de Nemours et de Montpensier, deux fils du roi Louis-Philippe, arrivent à la gare Saint Lazare pour inaugurer la ligne de chemin de fer Paris-Rouen. Ils arrivent (sains et saufs) à Rouen 4 heures 10 minutes plus tard.

170 ans après, le même trajet s'effectue en 1h 30 en moyenne (ça dépend si le train est direct ou pas). Nonobstant évidemment les arrêts de travail d'une certaine catégorie de personnels et les incidents sur la ligne, si fréquents...

Sachant qu'on a gagné 3 heures environ de temps de trajet en 170 ans, combien de temps faudra-t-il pour aller de Paris à Rouen dans 20 ans ? En tenant compte aussi que c'est une des lignes les plus saturées du réseau, et que le goulot d'étranglement du pont de l'Europe et les denses banlieues traversées n'aident pas non plus.

Allons plus loin....

Le 25 septembre 1986, à huit heures, Jean Lecanuet, sénateur-maire de Rouen, François Loncle, député de l'Eure, et Philippe Essig, président de la SNCF, effectuent le premier trajet en TGV entre Rouen et Lyon en 4 heures.

27 ans après, le même trajet demande 3h 45 (d'après le site de la SNCF). Tout petit progrès qui n'est sans doute pas près de s'améliorer. Si la partie Paris-Lyon est effectivement une ligne TGV, ce n'est pas le cas de la partie Rouen-Paris et du contournement de Paris par Massy-Palaiseau. Or, les projets de ligne à grande vitesse se heurtent aux dissenssions politiques locales (je la veux chez moi, non, chez moi, nous on n'en veut pas, etc...) et surtout à l'absence de financement possible à court et même à moyen terme.

Encore plus loin...

Prenons le cas de quelqu'un qui veut se rendre du centre ville du Havre au centre ville de Marseille. Sachant qu'il faut en TGV, pour faire ce trajet, seulement 6h 24 (*), que la gare du Havre ainsi que celle de Marseille sont en centre ville (ce qui n'est jamais le cas des aéroports, heureusement d'ailleurs..), on comprend déjà que le train est intéressant. L'avion ? Un peu plus de 3h (**) dans le meilleur des cas, avec escale à Lyon, sans parler des trajets de l'aéroport jusqu'au centre ville (6 kms et 15 minutes de trajet pour aller de la mairie du Havre à l'aéroport Le Havre-Octeville et Marignane, c'est pas tout près du Vieux Port, une vingtaine de kms), quant à la voiture.... 8h 33 par autoroute d'après Mappy. Sans doute sans avoir faim et envie de faire pipi trop souvent, et sans embouteillage !

Je n'ai tenu compte que du temps, pas du coût.. Parce que la SNCF, c'est tarif variable en fonction du jour, de l'heure, de l'âge du voyageur et sans doute aussi de celui du conducteur ! (coût : entre 70 et 100 euros en seconde classe mais comme ça dépend des jours et des cartes de réduction...). Les compagnies aériennes, ce n'est pas beaucoup plus limpide ; ça varie selon la période de réservation, le jour du départ, le nombre d'escales  etc... (coût : de 250 à ... 450 euros !) Quant à la voiture, entre l'essence et les péages, il y a intérêt à voyager à plusieurs, là, ça devient déjà beaucoup plus intéressant, pour qui ne rechigne pas à conduire sur près de 1000 kms. (coût du trajet : environ 200 euros, essence + péages)

De toutes façons, tout ça va plus vite que la dilligence d'autrefois ! Et c'est certainement plus confortable aussi... 


Merci à Michel de Decker et à son excellent ouvrage "Mille ans normands" où j'ai trouvé de précieuses indications sur l'arrivée du train en Normandie.

(*) Un seul train par jour, mais c'est déjà ça ! Sinon, faut changer de gare à Paris, ce qui n'est pas vraiment pratique, même si avec la ligne 14, le trajet entre St Lazare et la gare de Lyon ne prend plus que 10 minutes
(**) En fait c'est très variable, selon qu'il y a une escale ou deux, voire plus...

14 mai 2013

Un beau jeu d'objets cachés


Un jeu d'objets cachés ? Ce n'est ni nouveau ni rare. Le but du jeu est de trouver des objets précis disséminés dans un paysage ou une pièce fort encombrée. Une liste d'objets à trouver se trouve au bas de l'écran, dès que l'on en repère un on clique dessus, et il est effacé de la ligne du bas, jusqu'au dernier. Plus on va vite, moins on hésite, plus on gagne de points, évidemment. Les objets sont souvent très bien cachés, et ce n'est pas toujours facile de les dénicher. Il y a toujours une possibilité d'avoir une aide, mais elle est ponctuelle, et coûte en temps et en points.

Il y en a un qui est particulièrement intéressant, c'est Pearl's Peril. En fait, c'est un jeu à tiroirs, plus facile à jouer qu'à expliquer. On part d'une intrigue policière, dans laquelle une jeune femme doit retrouver le meurtrier de son père, afin de pouvoir hériter de l'île qu'il lui a léguée. Elle mène son enquête et on la suit, en passant d'un niveau (d'une pièce, d'un lieu) à l'autre, en retrouvant le maximum d'objet cachés le plus rapidement possible. Au fur et à mesure se la progression, on gagne des pièces d'or tandis que les indices s'accumulent plus ou moins rapidement, en fonction de la découverte plus ou moins rapide et facile des objets. Mais il y a une autre facette au jeu. Avec les pièces d'or que l'on récolte, et autres matériaux que l'on a eu en récompense pour un bon score, on peut construire des bâtiments sur l'île (du genre Sim City like), les agrandir, les décorer, améliorer le paysage, et à chaque amélioration, on gagne des fleurs, lesquelles permettent de débloquer de nouveaux niveaux.... Vous me suivez toujours ? Bravo ! On voit ainsi d'un côté l'enquête progresser, de l'autre, l'île se couvrir de végétation et de bâtiments magnifiques.

Les graphismes sont soignés, de très bon goût et la musique très discrète. On peut y jouer en plein écran, ce qui facilite la recherche des objets. Le jeu est prenant tout en n'étant pas trop difficile, et il n'est pas nécessaire d'acheter (avec de vrais sous) quoi que ce soit, ou de faire appel à des amis (on est sur Facebook...) pour avancer. Il suffit de "bien" jouer pour progresser. A chaque partie, on a un quota d'énergie, et quand on l'épuise, il suffit d'attendre une heure environ pour en récupérer la totalité, donc, pas d'addiction pendant des heures !

Ce type de jeu a des avantages. Il permet d'entraîner l'esprit d'observation et la mémoire visuelle. Parce que, quand on recommence un niveau, si on se souvient où on a déjà vu des objets, c'est plus facile de cliquer directement dessus. Il faut aussi être attentif et bien regarder son écran, donc, se concentrer, parce que l'on perd des points si on clique sur autre chose, ou si on va trop lentement. Il existe aussi des jeux d'objets cachés en anglais, intéressants pour améliorer son vocabulaire ! Ce sont toujours des jeux calmes, pas stressants, qui changent des jeux de bulles, de zuma et autres arkanoïds like. Et certains, comme Pearl's Peril, en plus, sont très beaux et agréables à jouer, ce qui n'est pas le cas de tous, quand les images sont laides, ou quand il y a un tel fouillis dans le tableau où il faut rechercher les objets que c'est quasiment mission impossible. Alors, si vous aimez ce genre de jeu, je vous assure que celui-là est très bien fait !

Une petite vue de l'île en cours de construction-élaboration, les zones avec un sablier sont en cours d'amélioration, et le sont automatiquement quand on récolte des récompenses, les zones avec des "nuages" ne pourront être utilisées que dans la suite du jeu.

Bien mieux qu'un jeu similaire "Threads of Mystery" qui est en français comme son nom ne l'indique pas, où on ne comprend pas très bien la progression, où il n'est pas évident de revenir en arrière, et où le décompte des points est d'une lenteur désespérante et le gain de points beaucoup trop lent pour qu'on ait envie d'y jouer longtemps.

12 mai 2013

Ralentir... Enfants... Et les vieux ?

On voit très souvent à l'entrée des villages un panneau incitant les automobilistes à ralentir pour éviter d'écraser les petits enfants qui traversent la rue. C'est bien, c'est très bien, on sait que les gamins sont tout à fait capables de courir après leur ballon sans faire attention et d'échapper à la vigilance de leurs parents. Mais pourquoi uniquement les enfants ? Ce ne sont pas eux qui craignent le plus pour leur vie d'après les statistiques. En effet, 50% des piétons victimes d'un accident de la circulation sont... les seniors de plus de 75 ans (*) ! Et c'est normal. La grand mère qui traverse n'y voit pas toujours très clair, n'entend pas forcément très bien, et quand elle finit par voir le danger, elle est dans l'incapacité de piquer un sprint pour l'éviter. L'enfant lui court vite, voit clair et a de meilleurs réflexes. En plus, une grand mère, c'est fragile, ça casse facilement, et quand ça commence à se détraquer, ça coûte de plus en plus cher à la collectivité !

Il est de bon ton de nos jours de ne pas faire de discrimination, ni sur l'état des gens, ni sur leur sexe ou leur âge. On parle de "personnes en situation de handicap" et non plus d'handicapés, ou pire, d'infirmes. On marie hommes, femmes, les deux indifférement, le sexe et l'usage qu'on en fait est au libre choix de l'individu, quant au roman d'Agatha Christie "Dix petits nègres" il aurait du être immédiatement renommé en "Dix personnes de couleur" (pas de nègre ni de petit, hein, c'est raciste et méprisant !), alors pourquoi ne demander à ralentir QUE pour les enfants, c'est furieusement discriminatoire pour les autres et surtout pour les vieux auxquels on doit le respect.

Alors Madame Taubira en tant que ministre de la Justice, et vous Monsieur Valls, en tant que ministre de l'Intérieur, vous n'avez pas honte de cautionner une telle ségrégation ?

(*) Chiffres donnés dans le magazine Auto-Moto de mai 2013

11 mai 2013

Ah ça me manquait !


Depuis quelques mois, je ne pouvais plus suivre ce qui se passait sur la 1st avenue de Fairbanks, parce que je ne pouvais plus accéder à la webcam. Module manquant que c'était indiqué sur la page web où elle se trouve. Comme les webcams, ce n'est pas toujours très constant, j'ai attendu, en me disant qu'ils avaient certainement du l'arrêter temporairement, mais ça ne revenait toujours pas, et ça me manquait cette petite visite quasi quotidienne à un lieu que j'aime bien.

Et c'est au moment où j'allais me faire une raison, que, lors d'une mise à jour du système et des softs du Mac, je vois qu'on me propose une mise à jour de Java. Java ? Mais que voulez-vous que je fasse de ça ? M'en fous moi de Java... Et je refuse. Avec la lenteur d'esprit qui me caractérise, il m'a fallu plusieurs jours pour me souvenir que la webcam de Fairbanks avait besoin de Java, que j'avais forcément d'origine, mais avec l'upgrade de l'OS je ne devais plus avoir la bonne version, et du coup, j'accepte la mise à jour. Bingo ! Je retrouve les gens qui marchent entre l'hôtel Marriott et l'office du tourisme, sous le soleil, parce qu'il n'y a plus de neige, et d'ailleurs, il y faisait aujourd'hui la même température que dans ma Normandie... Cherchez l'erreur !

D'aucuns me diront qu'avoir Java uniquement pour visionner les images d'une webcam située à 10000 kms c'est un peu... surdimensionné. J'ignore si ça sert à autre chose, il n'y a que sur cette page que j'avais constaté un dysfonctionnement avec l'ancienne version. Peu importe, ça marche, et je peux continuer à aller virtuellement là-bas. C'est l'essentiel, non ?

En fait il y a deux webcams sur ce site, l'une qui pointe sur la 1st Avenue, l'autre sur la place Golden Heart, toute proche, donc, l'image d'illustration provient de la seconde, pour changer un peu (et merci au Festival de Fairbanks).