27 juin 2017

Internet, c'est magique !

En train de lire un ouvrage sur les divas du XXe siècle, j'ai remarqué qu'à la fin de chaque biographie, il y avait quelques lignes indiquant les airs lyriques les plus emblématiques de ces artistes disparues pour beaucoup actuellement. Comment entendre leur voix, qui a fait se pâmer tant d'admirateurs en leur temps ?

Certes, parmi les plus récentes, pour La Callas, Jessy Norman, ou Teresa Berganza, il est facile de retrouver des enregistrements d'excellente qualité sonore, pour leur aînées, c'est plus difficile. Mais il y a Youtube !

Il suffit alors de taper sur Google Geraldine Ferrar habanera carmen, ou Amelita Galli-Curci valse de Juliette Gounod pour les entendre. Bien sûr, ces enregistrements datent du début du XXe siècle, et ça crachote un peu, mais au moins, on peut les écouter, les imaginer sur scène, au Met ou à la Scala, alors qu'elles sont parties au paradis de l'Opéra depuis cinquante ans.

Ah quel dommage que l'invention du phonographe soit si récente, à l'aune de l'Histoire, et qu'on ne saura jamais quelle voix avaient Louis XIV ou Jésus ! Mais quel miracle aussi que, devant un simple clavier, on puisse ainsi puiser dans la mémoire collective sans cesse alimentée et enrichie, sans sortir de chez soi, bien calé sur sa chaise !

J'ai beau passer une grande partie de ma vie sur Internet, et ceci depuis près de 20 ans, ça m'émerveille toujours autant. 

25 juin 2017

Canicule

Les gorges du Rio Grande (Texas)

Et revoilà la canicule, le moment où on est liquéfié, ou les habitants des villes souffrent, comme ceux qui travaillent dans des bureaux ou des ateliers avec plus de 30°, où l'on cherche le moindre souffle d'air frais, où on apprécie piscine et douches fraîches, où on est mieux dans son auto climatisée qu'à la maison ce qui fait qu'on circule lentement (*).

Problèmes de confort, mais aussi pour les plus jeunes ou les plus vieux, de santé, on n'oublie pas que c'est à partir de la canicule de 2003 qu'il a été rendu obligatoire la climatisation d'une pièce au moins dans les maisons de retraite, tant on avait perdu de vieux qui n'ont pas resisté !

La climatisation rend malade ? Mais bien sûr voyons, enfin, elle rend malade les français, mais pas les américains, curieux non ? Et pourtant dans certains coins, chez eux, sans clim, on a du mal à survivre.

Ces jours derniers, il faisait 118° F à Phoenix, en Arizona, ce qui donne 47,7 en Celsius, et on attendait 48,9°... Le record absolu dans cette ville étant de 50° le 26 juin 1990.

Mais même si on est au frais, si la clim est efficace, il y a un inconvénient majeur à ces températures, qu'on ne soupçonne pas, c'est que ça gêne, voire ça empêche, les avions de décoller. En effet, un avion moyen courrier n'est pas conçu pour décoller si l'air n'est pas assez porteur, et quand il fait très chaud, c'est le cas. Seuls les gros avions sont prévus pour décoller jusqu'à 53°. Le résultat est que l'aéroport de Phoenix, Sky Harbor, a du annuler un certain nombre de vols intérieurs pour des raisons de sécurité.

C'est vrai qu'il ne fait pas froid en Arizona, et d'ailleurs dans tout le sud des États-Unis. C'est à Houston, Texas, en Avril pourtant, qu'en sortant de l'aéroport, climatisé, 40° humides nous sont tombés sur les épaules ! Et c'est aussi au Texas, dans les gorges du Rio Grande, que j'ai du rebrousser chemin et me réfugier dans la voiture climatisée tant la chaleur m'accablait.

Notre Normandie océanique et tempérée a la chance de ne subir ces chaleurs épouvantables que quelques jours par an, et pas tous les ans, donc, soit on reste chez soi, soit on part dans l'hémisphère sud de juin à août ! De préférence à Capetown où le climat est agréable toute l'année.



(*) Excellent pour la pollution en plus, même si toute clim doit accentuer le réchauffement général

23 juin 2017

A bicyclette !

Il paraît qu'il s'est créé un collectif de cyclistes pour défendre les droits des vélos en ville et sur la route, parce que ceux-ci sont malmenés, en danger, incompris, etc... Et que la route est à tout le monde, Môssieur, et pas seulement à ces salauds de flemmards et de pollueurs d'automobilistes.

La route est à tout le monde ? Ce n'est pas du tout l'impression que l'on a quand on circule en voiture (eh oui, parce que les vieux et les invalides, ça ne doit pas exister) sur les routes de campagne, et que l'on reste derrière un peloton de cyclistes qui zigzaguent entre ligne blanche et bas-côté, en discutant ce qui leur fait faire de larges écarts à gauche interdisant tout dépassement. Sans doute que la mémé qui va acheter son pain, le plombier qui se rend à son chantier, l'employé qui va prendre son train pour aller au boulot ont tout leur temps, ils n'avaient qu'à partir plus tôt, ou y aller en vélo, ils peuvent attendre qu'on ait fini notre virée quand même !

La route est à tout le monde ? Ce n'est pas du tout l'impression que l'on a quand on part le matin au travail, en hiver, que la lumière est faible, et qu'on ne voit le cycliste que quand on arrive tout près de lui, parce, dites, un éclairage sur un vélo, pfff, ça fait ringard, ça fait plouc, c'est démodé, vous n'avez qu'à faire attention et à rouler moins vite que diable ! Ah vous n'étiez qu'à trente à l'heure, eh bien moi, j'ai du mal à les atteindre alors...

La route est à tout le monde ? Alors pourquoi les règlements ne sont-ils pas les mêmes pour tout le monde ? Pourquoi les cyclistes ont le droit de tourner à droite au feu rouge et pas les autos ? Ah, c'est quand il n'y a pas de flic, ah oui, je comprends, mais si un véhicule à moteur arrive ? Eh bien, c'est lui qui aura tort, renverser un cycliste est toujours de la faute de celui qui renverse, même si...

Alors, avant de hurler dans les rues qu'on ne les comprend pas, qu'on leur en veut, qu'on les met en danger, encore faudrait-il que les cyclistes soient eux-mêmes un peu plus altruistes et responsables dans leur utilisation de la route (qui est à tout le monde, comme tout le monde sait), mais est-ce le cas ? J'en doute fort !

Faut pas généraliser et raison garder. Des cyclistes partageurs de la chaussée, et des automobilistes inconscients (sans oublier les piétons qui marchent les yeux fixés sur leur smartphone), il y en a ! Sisisi

22 juin 2017

De la musique avant toutes choses

Un jour, dans un parking souterrain parisien, il était diffusé de la musique classique, c'était très agréable. On m'a expliqué que c'était pour faire fuir les voyous qui détestaient ça... Ah bon, je ne dois pas être un voyou, parce que je trouvais ça bien plus plaisant que la musique des super marchés qui donne plutôt envie de faire ses courses en vitesse pour être plus vite sorti.

Il y a pas mal d'années, j'avais remarqué que la gare ferroviaire de Penn Station à New-York diffusait aussi de la musique classique. J'avais apprécié, sans poser de question, peut-être était-ce pour la même raison ?

Et là, 15 ans après, j'apprend qu'une gare à Rennes en faisait autant, avec le même prétexte que celui du parking, ça fait fuir les voyous !!!

Je me demande bien pourquoi les délinquants font une telle allergie à la musique classique au point que ça les fasse fuir... Que ce soit pour eux une souffrance si intolérable qu'on utilise Mozart ou Berlioz comme répulsif... Moi, ce serait plutôt le rap qui me ferait fuir, mais c'est un problème de génération certainement !

Donc, en extrapolant, pour éviter les cambriolages, mettre les suites de Bach en boucle quand on s'absente ? Et diffuser la Flûte Enchantée par haut-parleur dans les quartiers à risque ? Ou dans le RER passé une certaine heure ?

Est-ce que des experts en musicologie ont fait des études sur le comportement des humains à l'écoute de certaines musiques ? Sans doute, puisqu'on observe une mise en pratique dans certains lieux publics. Disons que ça doit aussi dépendre du style de musique, parce que si on me balance du Boulez ou du Messiaen dans la gare St Lazare, je sors immédiatement ! Avec Alban Berg ou Schoenberg aussi d'ailleurs...

Avec tout ça, je n'ai toujours pas visité la Philharmonie de Paris, qui est, à ce que j'en sais, une salle fabuleuse. Faudra y remédier, les concerts semblent vraiment très alléchants. 

4 juin 2017

Étranges étrangers


Trouvé dans l'excellent livre de Boris Cyrulnik "Ivres paradis, bonheurs héroïques" cette analyse :

[...] A l'époque où l'école intégrait les pauvres et les étrangers, on pouvait devenir riche et garder le souvenir de la pauvreté. Le monde avait changé, mais il n'était pas clivé, il évoluait. Aujourd'hui, alors que l'école renforce les inégalités, l'enfant bien éduqué a des parents bien éduqués qui ignorent le monde des mal éduqués. Dans ce nouveau contexte social, l'Autre devient l'idée qu'on s'en fait et non pas l'expérience qu'on en a.

C'est vrai que quand on ne connaît pas, on juge selon ce que l'on a entendu dire, ou ce qu'on lit dans la presse, sur les réseaux sociaux, ou ce que d'autres vous ont dit, et on se forge ainsi une opinion tranchée qui ne s'appuie sur rien qui ait été expérimenté. Et c'est ainsi que sont colportés des jugements péremptoires sur les gens et les événements, qui finissent par devenir des vérités largement répandues, mais infondées pour la plupart.

Les Américains sont de grands enfants naïfs qui ne mangent que des Mac Do et portent un colt à la ceinture... Les Arabes sont tous des feignants ou des terroristes... Les Noirs sont peut-être de bons sportifs, mais sont moins intelligents que les Blancs... On pourrait donner de nombreux autres exemples, qui, de tout temps, ont fait le lit d'un racisme rampant et dangereux. Parmi ceux qui profèrent ce genre de sentence, qui a vécu aux Etats-Unis ? Qui a fréquenté des amis musulmans d'Afrique du Nord ? Qui a écouté parler le cardinal Sarah ?

Parce que dès que l'on approfondit un peu, dès que l'on a vécu dans un pays différent, côtoyé ses habitants et connu leur vie et leurs aspirations, dès que l'on a pris la peine de discuter avec d'autres personnes que celles de son cercle personnel habituel, on s'aperçoit que tout ce que l'on entend n'est pas toujours, loin s'en faut, la Vérité avec un V majuscule.

Ne serait-il pas plus sage, plus juste, plus humain en un mot, de s'enrichir de nos différences plutôt que de les stigmatiser, et de les juger à notre aune ?

Euh... Je vis sur une autre planète ? Peut-être bien...

24 mai 2017

Musique sur roues

Ecouter de la musique en voiture est un plaisir, même pour de courts trajets. La compagnie de Mozart ou de Rameau est aussi réconfortante qu'agréable.

Depuis longtemps, les automobiles ont la radio, on pouvait donc satisfaire ce goût en se branchant sur ses stations préférées.

Puis, il y a eu un lecteur de cassettes, qui permettait d'écouter ce que l'on voulait quand le programme radio ne convenait pas, puis, les CD, avec l'inconvénient, pour ces deux media, de devoir transporter une pile de disques ou de boîtes.

Et maintenant, les voitures modernes n'ont plus de lecteur dédié, mais une prise USB sur laquelle on peut brancher son smartphone ou une simple clé USB sur laquelle on a transféré ses morceaux préférées. Certes, ça tient moins de place que les CD dans la boîte à gants, mais ça demande un certain travail préliminaire.

Prendre un CD dans sa discothèque, l'encoder en mp3 (ITunes fait ça très bien, mais il faut penser à choisir le bitrate optimal dans les préférences pour perdre un minimum de qualité) et transférer le tout sur la clé. Et... Faire attention... Parce que :

Si on transfère le contenu de plusieurs CD, ils seront libellés ainsi : 01-Rameau-Indes galantes, 02-Rameau-Platée... etc pour Rameau ; 01-Saint-Saëns-éléphants, 02-Saint-Saëns-kangourous... etc pour Saint-Saëns. Comme le lecteur ne connait que les chiffres et rien à la musique, on se retrouve à entendre d'abord un morceau des Indes Galantes, puis les éléphants du Carnaval des Animaux, puis, la suite de Rameau, ce qui est surprenant ! Donc, faut se mettre à la place de l'ordinateur et renuméroter les morceaux si on veut les lire dans l'ordre par compositeur. Par exemple :

1-01-Rameau-Indes Galantes
1-02-Rameau- la suite..

2-01-Saint-Saëns-Éléphants
2-02-Saint-Saëns-Kangourous
etc..

Itunes qui sait faire beaucoup de choses doit savoir faire ça pour éviter d'avoir à le faire manuellement, mais comme je m'en sers très peu, je le connais mal, et ne sais pas où se trouve la manip à effectuer. Il doit y avoir aussi possibilité d'automatiser ça en quelques lignes de programmation mais là, j'atteins mon seuil d'incompétence (et le dépasse d'ailleurs largement..).

Et d'abord, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

19 mai 2017

Youtube et youtubers

Très intéressante émission sur France 4 à propos de Youtube et des youtubers. Bien sûr que tout le monde a déjà utilisé Youtube, pour écouter une chanson oubliée, une musique que l'on aime et qu'on veut réentendre, pour voir une vidéo particulière, mais là, il s'agissait de ceux qui "font" des vidéos et les rassemblent dans leur "chaîne" Youtube.

On y trouve des humoristes qui vont des vidéos marrantes sur eux ou sur tout sujet, des "pédagogues" qui expliquent des jeux, ou apprennent aux jeunes filles à soigner leur peau et à se maquiller, des "enseignants" qui tentent d'expliquer des concepts scientifiques ou littéraires de façon simple et ludique, et bien d'autres aussi...

Certains sont très connus, ont de nombreux fans, qui les suivent avec assiduité, ils utilisent Facebook, Instagram et Snapchat pour leur promotion, ils ont parfois plusieurs millions de "vues", et font même des spectacles en "de vrai" qui déchaînent les ados. Pour quelques uns, c'est même devenu leur gagne-pain, leurs vidéos étant précédées d'une lucrative publicité.

Beaucoup d'autres aimeraient bien en faire autant... Il suffit de voir des petits jeunes qui n'ont que leur smartphone en guise de caméra, une chaîne avec une dizaine d'abonnés, et qui, pour se faire connaître écrivent (souvent dans un français malmené) un article sur eux dans Wikipédia, et se désolent ou s'indignent de le voir supprimé immédiatement pour cause de manque de notoriété encyclopédique ! N'est pas Norman ou Cyprien qui veut !

Revenons un peu en arrière. Quand Internet a commencé à devenir grand public, les utilisateurs ont vite compris qu'ils pouvaient s'exprimer librement (enfin, parfois trop librement d'ailleurs, mais c'est un autre problème), ils ont donc créé des sites web avec quelques rudiments d'html, des images, des gifs animés, des couleurs qui flashaient dans tous les sens, enfin, tout ce qu'on ne fait plus maintenant ... Et ils parlaient de ce qu'ils voulaient, en espérant avoir un minimum d'audience, ou tout simplement parce que ça les amusait. Puis, il y a eu les blogs, beaucoup plus faciles d'emploi, plus besoin de potasser des bouquins sur les CSS ou sur PHP, en plus, les visiteurs pouvaient mettre des commentaires, et les moteurs de blogs offraient aussi des statistiques de fréquentation. Ainsi, n'importe quel quidam pouvait partager ses passions, ses coups de cœur, ses trouvailles, ses réflexions(*).

Entre temps, les APN et les smartphones ont permis de faire des vidéos, plus besoin d'une caméra spéciale. Et les plus jeunes s'y sont immédiatement mis, d'autant qu'il n'y avait plus besoin d'écrire en faisant attention aux fautes d'orthographe (encore que, là, j'ai quelques doutes sur l'intérêt porté par eux à cette notion...). Alors, ils démarrent en faisant des petites vidéos dans leur chambre, avec le minimum de matériel, mais pour que ça marche faut quand même un peu plus : déjà des idées, de préférence originales, puis un peu de matériel pour l'éclairage et la prise de son, enfin, quelques notions de montage vidéo, afin que le résultat puisse "accrocher" les internautes et leur donner envie de revenir, mais ce n'est pas donné à tout le monde ça.... N'est pas youtuber de renom qui veut !

Au passage, j'ai deux vidéos sur Youtube, oui, elles sont là parce que je ne savais pas où les mettre ailleurs (pour les montrer aux copains), et que je ne sais pas mettre de vidéos sur Blogger (c'est bien connu que les vieux n'y connaissent rien à l'informatique, même quand ils étaient devant un ordinateur (et sur Internet ensuite) alors que les plus jeunes n'étaient même pas nés...), les voilà :

Le Old Faithfull à Yellowstone (**) et
Un concert à l'église (***)

(*) Exactement ce que je suis en train de faire !!!
(**) Où l'on entend distinctement au milieu des cris de joie des touristes américains, une voix qui dit "là, moi, je filme"... On se prend au sérieux ou pas !
(***) D'accord, la qualité n'est pas top, je reconnais... Mais je ne suis pas un youtuber non plus !!!

15 mai 2017

Les hommes


Sur les réseaux sociaux on trouve de tout, pas seulement des bébés et des petits chats ! Parfois on rencontre des trucs marrants, dont on ignore la provenance puisque c'est quelqu'un qui l'a "partagé". En voici un, pas mal trouvé, non ?

Pourquoi les hommes sont plus heureux que les femmes ?

- Leur nom de famille ne change pas.
- Les mécaniciens leur disent généralement la vérité.
- Ils ont le même travail que les femmes mais ils sont généralement mieux payés.
- Les rides leur donnent de la personnalité.
- Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.
- Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.
- Ils n'ont besoin que d'une valise pour des vacances de cinq jours.
- Ils peuvent ouvrir eux-mêmes leur pot de confiture.
- Ils peuvent pisser à peu près partout.
- Ils se fichent de la façon dont les autres hommes s’habillent.
- La moindre tâche domestique faite par eux leur vaut de la reconnaissance.
- 3 paires de chaussures sont plus que suffisantes.
- Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés ou tachés.
- Ils pensent et communiquent essentiellement au premier degré.
- Le programme de la machine à laver le linge leur reste définitivement incompréhensible.
- Ils partagent avec leur chat une peur instinctive de l’aspirateur.
- Les frites, le chocolat, les viandes en sauce, le pain avec la pizza ne leur posent aucun problème.
- La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.
- Ils n'ont que leur visage à raser.
- Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures peu importe la couleur.
- Une seule couleur pour toutes les saisons.
- Ils peuvent se promener en short, quel que soit l'état de leurs jambes.
- Quand ils voient une jolie poitrine, ils ne comparent pas, ils profitent !

On pourrait ajouter que les vêtements des hommes ont des poches partout (pantalon, veste, chemise), contrairement à ceux des femmes,  ce qui leur évite de trimballer un sac à mains, mais ne les empêche pas de déverser dans celui de leur épouse ce qu'ils trouvent trop lourd !

L'image d'illustration n'a strictement aucun rapport avec ce billet. C'est un morceau de lichen, ramassé par terre dans le jardin, scanné et "transformé" avec Gimp. 

11 mai 2017

Le paradis


Le paradis, je le vois comme ça : une gigantesque bibliothèque, allant du sol au plafond, avec plein de livres, surtout des documentaires, sur tous sujets, avec des images et un beau papier. Là, on peut me laisser pour l'éternité ! Enfin... Avec un casse-croûte de temps en temps quand même !

Si en plus, on rajoute de quoi écouter Mozart et/ou Lully et/ou Rameau, ce serait extraordinaire. Mais peut-être les rencontrerai-je là bas ? Avec leurs instruments ?

Il ne manque plus rien pour un bonheur éternel ? Juste un détail... Y a Internet au paradis ??

Chapeau les filles !


Je m'adresse ainsi au personnel soignant de l'hôpital de Mantes-la-Jolie qui, malgré le surmenage et l'excès de travail, garde toujours le sourire, a toujours le mot réconfortant, et exécute les tâches professionnelles avec compétence et amabilité. Infirmières, et autres personnel médicaux ont bien du mérite, de conserver patience et bonne humeur au milieu de tant de patients d'ethnies et de langues diverses, jonglant avec l'administratif toujours aussi lourd, les locaux pas toujours adaptés, et les pathologies variés et toujours si inquiétantes pour ceux qui en sont affligés.

Je sais bien, pour avoir moi-même travaillé dans la Santé toute ma vie, que ce n'est pas toujours facile, qu'il y a toujours plus de boulot et moins de monde pour le faire, que l'argent et le rendement intéressent bien plus les gestionnaires que la qualité de vie des employés, mais justement, qu'il y ait encore des volontaires pour soigner les malades, pour leur partager un mot aimable, un sourire, est réconfortant quant à l'idée qu'on se fait habituellement de l'égoïsme et de l'individualisme des humains de notre temps.

Déjà, quand on entre dans ce genre de bâtiment, moderne, certes, mais immense, il faut s'y retrouver, prendre le bon ascenseur, le bon couloir, sans errer désespérément, et là, on apprécie tout particulièrement les personnels qui vous remettent dans la bonne route, sans s'énerver, avec un sourire en prime. Alors, quand on arrive à destination, et que l'on est pris en charge par des gens aussi aimables que compétents, on se dit qu'on a bien choisi et on mesure à quel point les gens qui travaillent là ont du mérite.

5 mai 2017

Ah la Poste !

Et sur Mars ? Dans Perseverance Valley ? 

Voilà un organisme fort ancien, dont le rôle premier est de distribuer le courrier. Certes, du courrier, il y en a de moins en moins : les mails supplantent les conversations par écrit, la dématérialisation hautement prônée par toutes les administrations fait que l'on imprime factures et formulaires chez soi, ou que l'on exécute toute démarche en ligne ; les comptes-rendus et autres convocations arrivent aussi par mail. Il ne reste plus que quelques cartes postales en saison, des abonnements à des revues papier et quelques courriers d'irréductibles, de plus en plus rares.

Donc, moins de boulot pour les facteurs, donc, je suppose, moins de facteurs... C'est ainsi qu'en zone rurale, le courrier n'est plus distribué tous les jours, loin s'en faut, deux ou trois fois par semaine, dans le meilleur des cas, par des facteurs intérimaires qui ne connaissent pas les villages et mettent trois fois plus de temps pour faire leur tournée. Il n'y a pas de courrier du tout pendant une semaine si le facteur préposé à la zone est malade ou en congé et ne peut pas être remplacé. On peut toujours téléphoner au 36.21 pour se plaindre, ça ne change pas grand chose.

Quel gachis, alors qu'il y avait tant de facteurs(trices) gentils, souriants, serviables, qui apportaient le courrier assorti d'un mot aimable, quel dommage de les voir disparaître...

Mais il faut bien comprendre que la distribution du courrier est chose obsolète, vouée à une mort prochaine.

Donc, ne plus s'abonner à quoi que ce soit, prendre sa voiture pour aller acheter journaux et revues au bourg le plus proche. Ne plus faire de commande véhiculée par La Poste, privilégier les dépots voisins où l'on ira chercher son colis. N'envoyer que des cartes postales virtuelles, les sites ne manquent pas pour ça. Avoir ainsi la charité de ne pas prolonger inutilement la vie d'un moribond qui fait tout pour mourir plus vite. 

25 avr. 2017

Toilettes, W-C, restrooms, baños, etc...

Glacier Perito Moreno, Patagonie, Argentine

Les petits coins, les cabinets, les WC, les toilettes: le vocabulaire est varié pour désigner ces lieux. De nos jours, c'est une évidence: pour soulager nos besoins naturels, il existe un endroit dédié à cela. Qu'en était-il pour nos ancêtres?

Dans un article trouvé il y a longtemps, dont j'ai oublié la provenance, on lit ceci :

Dans le monde antique, les Romains sont connus pour être les premiers hygiénistes. En attestent les fouilles ou les écrits. Ainsi on trouve des pots de chambre recensés dans le mobilier des salles à manger. 

Au Moyen-Âge, le système de fosse existe déjà parfois dans les maisons des villes. Mais, l'usage des pots en terre est le plus commun. On sait que la pratique courante reste le tout-à-la-rue. Certains châteaux forts ou monastères sont quelques fois plus en avance dans la mise en place de lieux d'aisance. On retrouve ainsi dans les murs des tours un retrait servant de latrines. L'évacuation se fait directement dans les fossés.

À l'époque de la Renaissance, les pots sont partout. Mais, l'âtre d'une cheminée reste bien plus pratique… Les chaises percées se répandent au XVIIe siècle surtout chez les plus nobles. On va «à la garde-robe», c'est-à-dire là où est placée la chaise. En général, elles correspondent à de belles pièces d'ébénisterie. À Versailles certains rois, tels que Louis XIV reçoivent sur «ce trône». Les toilettes avec une cuvette et un système d'évacuation ne font leur apparition qu'au XVIIIe siècle.

Dans les rues de Paris, les urinoirs publics sont créés par le préfet Rambuteau (1791-1869). Ce sont les premières vespasiennes. Les «chalets dits de nécessité» voient également le jour. Ils permettent enfin aux femmes de se soulager. Mais ces lieux restent réservés aux privilégiées: l'accès est payant. Les longues jupes de ces dames peuvent donc toujours être bien utiles! À Paris, ces chalets se situent au marché aux fleurs de la Cité, place de la Madeleine ou encore à la Bourse.

Et de nos jours ? Pas chez soi, il y a maintenant des toilettes dans les maisons ou les appartements, et non plus au fond du jardin comme il y a plus d'un demi-siècle, mais ailleurs ? Par exemple, quand on visite une ville, où peut-on aller ? Dans un café, c'est vrai, mais comme pour y accéder, il faut consommer... Donc faudra rapidement trouver un second café, et ainsi de suite. Dans les toilettes publiques des rues ? Il n'y en a pas partout, et de loin, et les édicules automatiques qui s'y trouvent parfois ont le côté inquiétant du machin dont on ne pourra plus sortir... Dans les gares, là, oui, il y a ce qu'il faut, à 80 centimes l'acte !!

J'ai le souvenir des jardins du château Saint Ange à Rome, où, malgré l'afflux de touristes, il n'y avait qu'un endroit disponible avec 5 toilettes seulement. Autant dire que l'attente s'éternisait.. Sauf à se soulager dans les tunnels sombres creusés dans la muraille d'enceinte ! A l'autre bout du monde, au Perito Moreno en Argentine, qui draine lui aussi un grand nombre de visiteurs, il y avait un sous-sol composé uniquement de W-C d'une propreté parfaite, et là, pas besoin d'attendre, il y avait ce qu'il fallait ! Je ne sais pas ce qu'il en est en Suisse ou dans les pays nordiques, réputés pour leur hygiène et leur propreté.

Il y a encore trop d'endroits où ce problème est évacué, sans jeu de mots, ce sont des choses dont on ne parle pas, comme si l'être humain n'avait aucune fonction d'excrétion d'implémentée ! C'est vrai aussi que pour les messieurs, la chose est facilitée, mais pour les dames, surtout plus très souples, que de complications pour un acte si banal ! 

Une journée comme les autres

Décidément, les joueurs n'ont pas eu de chance en ce lundi de Pâques alors que le temps maussade d'une partie du pays incitait à rester devant son écran. A midi, L'île de Corail ne fonctionnait plus, maintenance... Gros problème sans doute, puisque ça a duré 3h, et pendant ce temps, le délai pour la mission en cours diminuait inexorablement. "Unfortunately we faced with some loading issues due to technical conditions, beyond our control.". A 15h c'était rétabli, et les accros se pressaient de faire ce qu'ils avaient à faire et n'avaient pas pu faire !

Tout était reparti jusqu'à ce que ce soit Facebook qui se mette à dérailler, si le site fonctionnait normalement, aucun jeu n'était accessible. Les gens qui étaient déjà en train de jouer n'ont rien remarqué, mais ceux qui voulaient en lancer un ne le pouvaient pas. Quel drame !!! Tout s'est rétabli rapidement, à peine eu le temps de se plaindre !!

En fait, on vit dans un univers virtuel. Sur le jeu de l'île de corail, on joue en équipe de 10 à 40 personnes, et il y a en plus une messagerie, un tchat, où l'équipe peut discuter. On y fait des échanges d'objets divers, on y demande de l'aide, parce que l'équipe travaille ensemble, on y donne ses impression sur telle ou telle phase du jeu parce que tout le monde ne fait pas la même chose au même moment, mais on y discute aussi cuisine, vacances, météo, etc... On est séparé par des centaines de kilomètres, dans tous les coins de France (de Belgique, de Suisse et même de Québec), on ne se rencontrera certainement jamais, mais on aime bien être ensemble et jouer ensemble. Les mots sont inaccessibles aux non joueurs, du genre : "qui peut m'envoyer des plumes bleues ?"... "Moi, je peux, contre du fer ou des citrouilles".. "Parfait, je te le dépose près de ton totem".......

Enfin, quand on le peut, parce que le lendemain, une autre panne survient sur L'île de Corail et s'éternise en "technical works" au grand dam de tous les joueurs, privés une fois de plus de leur distraction favorite et du monde virtuel dans lequel ils aiment bien vivre. Les protestations pleuvent ! Les suggestions aussi : des cadeaux conséquents, un rallongement du temps imparti à la mission, des menaces de quitter le jeu si les pannes sont toujours aussi fréquentes... Certaines même conseillent d'en profiter pour effectuer les tâches ménagères laissées en friche quand on s'amuse tandis que d'autres disent que ce n'est qu'un jeu et que ça ne sert à rien de rouspéter..

A côté de ça, on voit défiler dans ses actualités des petits chiens, des chats, des bébés, des histoires drôles, des recettes de cuisine, des vidéos en tous genre, on commente ou pas, on like ou pas, on supprime ce qui agace, on admire certaines photos, et on sourit d'en voir d'autres plutôt moches, on observe en soupirant le faible niveau d'orthographe ou de grammaire de certains, on s'étonne de voir tant de seniors (majorité de femmes) qui jouent avec ardeur et assiduité et d'autres qui, sans se douter des risques, postent n'importe quel contenu, que tout le monde peut voir...

C'était la Vie Quotidienne sur un grand réseau social !



8 avr. 2017

Haro sur la province !

Les grands quotidiens nationaux proposent souvent à leurs lecteurs des collections d'ouvrages sur différents sujets. C'est le cas en ce moment du Figaro, qui offre une collection de 40 volumes reliés et fort bien présentés, traitant des grandes figures de la spiritualité chrétienne, de saint Thomas d'Aquin à mère Teresa en passant par saint Jean Chrysostome ou sainte Thérèse d'Avila.

Ces livres paraissent le jeudi et on les trouve chez le marchand de journaux local. On les trouvait, devrais-je dire, parce que ce n'est plus le cas maintenant. Jusqu'au 15ème volume, les livraisons étaient aléatoires, il fallait attendre un jour ou deux de plus, on finissait toutefois par les avoir. Mais là, la Maison de la Presse n'en reçoit plus du tout. Que faire pour terminer cette passionnante collection ? Les commander sur Internet par exemple ?

Oui, mais pas si simple... Parce que quand on arrive sur le Figarostore, et qu'on remplit le formulaire de commande, on récupère un message d'erreur sybillin, où je n'ai compris que "already exist". Ah bon, j'ai déjà un compte sur ce site moi ? Je téléphone au service client. Le monsieur fait des recherches et m'indique qu'effectivement, il y a déjà un compte avec l'adresse mail de mon mari, suite à un ancien abonnement à une revue rachetée depuis par le Figaro. Je passe donc ma commande au téléphone et comprends comment il faudra que je procède la semaine prochaine pour la suivante.

Plusieurs remarques :

Déjà, pourquoi ne puis-je pas me créer un compte personnel, un nouveau compte ? C'est ce que j'avais tenté de faire sans succès, mais avec la même adresse postale, évidemment. Mystère de la gestion de leur base de données.

Sachant qu'il est facile de trouver ce livre à la gare St Lazare par exemple, ou ailleurs à Paris, pourquoi n'est-il plus distribué dans ma province ? On nous rebat les oreilles avec le maintien du commerce de proximité pour dynamiser les centres des bourgs et éviter la fuite vers les grandes surfaces, encore faudrait-il les traiter comme ceux des villes, sinon, c'est de l'hypocrisie pure et simple. Parce que s'il faut faire 30 kms en voiture, si pas plus, pour aller récupérer un bouquin, ce n'est pas écologique, n'est-ce pas messieurs, vous qui prêchez la consommation locale ? Mais c'est vrai que ces gens-là n'habitent pas la campagne !

Je ne suis pas prête à recommencer une collection semblable, c'est trop le jeu de piste pour la suivre sur 40 volumes, et pourtant, celle-ci est de grande qualité, tant dans le fond que dans la forme, ce qui justifie les efforts déployés, même si on les déplore....

5 avr. 2017

Spam Renault

Quand on achète un véhicule chez Renault (mais je suppose que ce n'est pas très différent chez les autres), on est abreuvé de propositions en tous genres, de publicités pour des garanties supplémentaires, des accessoires et autres gadgets tous aussi indispensables les uns que les autres pour l'heureux propriétaire d'une voiture de cette marque (qui a si bien choisi...). Passe encore pour les garanties, les forfaits entretien, et autres propositions en rapport direct avec l'achat, mais il y en a un dont on se demande ce que ça vient faire là.

Il s'agit d'un "truc" pour retrouver clés, téléphone mobile, et autres papiers égarés. Donc, voilà comment il faut procéder (je n'invente rien, j'ai le papier sous les yeux).

En premier, on vous envoie par courrier un lot d'étiquettes auto-collantes à fixer sur les objets, et un code d'activation. Oui, parce qu'il faut activer un compte. Pour ça, il faut aller sur un site web, ou scanner un QR code fourni dans le document. Une fois sur le formulaire d'activation il faut indiquer :


  • le numéro d'identifiant client qui est mentionné dans le dernier paragraphe de la lettre jointe au document
  • le code d'activation
  • le numéro objet mentionné sur les étiquettes fournies


Ensuite, on colle les étiquettes, et on attend de perdre l'objet.....

Et c'est là qu'on se marre, parce que si quelqu'un trouve l'objet perdu, il lui faut :


  • Aller sur le site qui gère ce truc
  • Laisser ses coordonnées
  • Indiquer le numéro objet à 9 chiffres de l'étiquette


Ceci fait, le site alerte celui qui a perdu par un SMS avec les coordonnées de la personne qui a retrouvé, qu'il faudra alors contacter avec les dites coordonnées pour récupérer l'objet.....

Plus compliqué tu meurs !!

Qui, trouvant un téléphone mobile, ou des clés, va faire cette longue démarche et donner son nom et ses coordonnées (bonjour la discrétion...) ?? Déjà rapporter la chose aux Objets Trouvés ou au commissariat de quartier n'est pas évident, mais là, c'est le comble ! On a aussi vite fait de coller une étiquette avec une adresse mail (pas la principale, évidemment, une adresse type "poubelle") ou un numéro de mobile, ce qui est plus risqué, sans passer par toute cette procédure. Quant aux papiers d'identité, comme il y a le nom et l'adresse dessus, celui qui les trouve peut toujours les renvoyer par la Poste s'il en a envie.

Ce service parfaitement inutile, est offert par Renault pendant 1 an. Est-il payant ensuite ? Ce serait le comble....

En plus, quel rapport avec l'industrie automobile ???


3 avr. 2017

Lyon 2017

Traditionnelle virée annuelle à Lyon, ville toujours aussi séduisante que variée, sans oublier les excès de table dus à la gastronomie locale... Quenelle, saucisson pistaché, salade lyonnaise et autres lentilles si bien accommodées, le tout arrosé d'un pot de Mâcon bien frais ! Des transports en commun très bien organisés qui permettent d'aller partout, et le plaisir de voir le chœur de la Primatiale Saint Jean enfin fini de restaurer où les vitraux se détachent sur les pierres blanches donnant à l'ensemble une sobriété et une beauté remarquables.


Quand le TGV est en forme, ce qui n'est hélas pas toujours le cas, on ne met pas longtemps à rejoindre Lyon depuis Paris (un peu plus depuis ma campagne..) et là, on a l'embarras du choix pour visiter musées et édifices, places et points de vue, quartiers historiques et traboules, petits bouchons et immenses brasseries !

Quelques photos. Sur celle de nuit, le trait rouge est la grue qui surplombe les grands travaux de l'Hôtel-Dieu.


Pont de la Guillotière

En allant vers la place Bellecour

22 mars 2017

La petite dernière

Dans moins d'un mois, ça fera 50 ans que j'ai passé le permis de conduire, un beau matin (fallait le passer avant d'aller travailler), dans les rues de Mantes-la-Jolie (*). Si la première voiture que j'ai eue était une DAF automatique neuve (j'avais été traumatisée par le péché mortel qui était "caler" pendant que je prenais des leçons de conduite) les suivantes ont été à boîte mécanique, parce que c'était plus facile à trouver d'occasion, et qu'il s'agissait de la seconde voiture du foyer.

Là, ma petite auto, qui allait sur ses 13 ans, commençait à donner des signes de faiblesse, fallait faire quelque chose, même si je l'aimais bien, mais faire des frais (de plus en plus importants) sur une voiture qui est en fin de vie n'est pas le plus raisonnable. Fallait en changer, mais acheter une voiture neuve à mon âge, moi qui les garde plus de 10 ans, n'était pas non plus très raisonnable, et trouver "la" bonne occasion dans les petits modèles envisagés était plus compliqué. Donc, on prend une location-vente (ou leasing en bon français), qui a au moins l'avantage de ne pas avoir à s'occuper de l'entretien ou des pannes éventuelles, tout étant pris en charge sans frais.

Et la petite dernière est arrivée ! Toute blanche, toute brillante, toute propre (pour l'instant), toute jeunette, indiquant 5 kms au compteur, avec plein de petits trucs amusants : matériel dédié pour poser son téléphone et l'utiliser en bluetooth (**), mais aussi en GPS avec application dédiée gratuite (***), musique sur clé USB (paraît que le lecteur de CD c'est ringard (****), qu'on m'a dit), vide-poches originaux, et surtout sièges arrière très faciles à replier pour agrandir le coffre.

D'accord, ce n'est pas une grosse auto qui va vite, mais comme je ne vais jamais vite, et jamais bien loin non plus, elle me suffit amplement. Facile à conduire, facile à garer, c'est tout à fait ce qu'il me fallait.

Nous allons vivre ensemble pendant 4 ans, après, on verra ce qu'il adviendra d'elle ou de moi !




(*) C'était je pense, beaucoup plus facile qu'aujourd'hui, et surtout moins onéreux, de ça, je suis sûre.
(**) Ce qui ne me servira à rien, je ne téléphone jamais en voiture, c'est pour moi un principe aussi intangible que 0 g d'alcool quand je conduis. Mais pour l'utiliser en GPS, là, ça m'intéressait nettement plus. 
(***) J'en ai déjà une qui me va bien, pour le peu que je l'utilise...
(****) Que dire de ma Clio qui n'avait qu'un lecteur de... cassettes ! Alors que je n'en avais déjà plus ! 

20 mars 2017

Voyages d'antan... Et aujourd'hui ?

Autrefois.... Quand on partait en voyage, on prenait la voiture pour ceux qui en avaient une, ou le train. L'avion n'était encore utilisé que par une mince frange de la société. Donc, on avait pris son billet et "loué" ses places (tiens, on ne disait pas réservé), et on arrivait à la gare en portant ses valises. Oui, en les portant, par la poignée.. J'insiste, parce que c'est un objet qui a totalement disparu avec les valises à roulettes qui marchent (oh pardon, roulent) à côté de soi, ou que l'on tracte d'un doigt. Il y avait aussi la cage du canari et/ou le panier du chat parfois.

Donc, on arrivait à la gare, on cherchait son train, puis sa voiture, et enfin sa place. Non, on ne compostait rien du tout, par contre, l'accompagnateur éventuel, lui, devait se munir d'un ticket de quai à prix très modique. Les compartiments de seconde classe avaient 8 places, ceux de première six seulement, fort confortables au demeurant. On s'installait en regardant la tête de ceux qui allaient passer de longues heures dans la même boîte. Un enfant mal élevé, un fumeur de cigares nauséabonds, une grand mère tranquille, un monsieur bavard ? C'était la loterie ! Première chose à faire, monter ses valises dans le filet, avant de s'asseoir et de déplier son journal ou d'ouvrir son livre. Un livre en papier évidemment, pas un e-book sur sa tablette !

Et le train partait, à l'heure, oui, c'était une règle d'or à l'époque pour le Chemin de Fer, dogme bien oublié actuellement. Aller par exemple de Paris à la Côte d'Azur demandait de très longues heures... On s'occupait en lisant, en tricotant, en faisant des mots croisés, en allant marcher dans le couloir pour mieux voir le paysage qui défilait, et on mangeait ! Oui, on ne s'embarquait pas pour un si long trajet sans avoir prévu de quoi se sustenter en route, le wagon restaurant n'étant pas à la portée de toutes les bourses. Le compartiment se remplissait d'odeurs variées... On accompagnait les petits enfants aux toilettes dont l'évacuation se faisait directement sur la voie (il était interdit de satisfaire à ses besoins quand on était en gare !), ce qui effrayant grandement les plus jeunes de voir ainsi défiler le ballast au fond du trou.

Une variante était le train de nuit. Là, on pouvait soit voyager assis, soit en couchette, en compartiment de 4 ou 6 couchages. En seconde classe, quand on était allongé, il fallait veiller à ne pas se redresser brutalement pour ne pas se cogner à la couchette du dessus, sauf quand on était à la plus haute, mais là, fallait être acrobate pour y grimper. Certes, quand on pouvait dormir, ça passait plus vite, mais si ce n'était pas le cas, on n'avait même pas le loisir de regarder le paysage, et on ne savait plus où on était, puisqu'on ne voyait plus le nom des gares. Et invariablement le contrôleur passait, allumant l'éclairage central et réveillant tout le monde !

Et tout ça a bien changé ! Pour en rester au voyage en train, de nos jours, on réserve sur Internet, le billet est directement chargé sur la carte de fidélité, ou on l'imprime soi-même. On arrive à la gare suivi de sa valise à roulette, on arpente le long quai pour trouver sa voiture de TGV, on dépose ses bagages dans les soutes prévues à cet effet (et jamais prévues assez grandes...) et on va s'asseoir à sa place. 3 heures plus tard on est au bord de la Méditerranée ! Tout juste le temps de visionner un film sur sa tablette, et d'aller chercher un café (hors de prix) au bar (*).

Ce n'était qu'une modeste comparaison Avant-Maintenant sur un trajet Paris vers le Sud-Est, mais on pourrait aussi évoquer les trains de banlieue d'antan, et les liaisons locales, remplacées par les TER et autres Intercités, mais là, la comparaison ne serait sans doute pas à l'avantage de ces derniers...

(*) Le plus difficile n'est pas d'y aller mais d'en revenir, en portant deux gobelets de café brûlant, sans se casser la figure, et sans les renverser sur les gens ! Parce qu'un TGV ça bouge beaucoup.



Printemps



16 mars 2017

Le parc des Buttes Chaumont


Quand on a vécu une bonne partie de sa jeunesse dans le XVe arrondissement, donc, en bas à gauche de Paris, on ne connaît pas très bien tout ce qui se trouve à l'autre bout de la diagonale, en haut à droite. Pantin, Belleville, Ménilmontant semblent de lointaines contrées plus connues par les images et le cinéma que dans la réalité. Certes, la Cité des Sciences, et celle de la Musique font partie des incontournables de ce quart nord-est, mais quid du parc des Buttes Chaumont ?

Première chose, et même si on le sait en lisant l'histoire de ce grand jardin, c'est plus que vallonné, c'est carrément montagneux ! Avec des chemins fort pentus, des escaliers, des buttes (tiens, c'est curieux ça...) donc, les vieilles jambes ont quelque mal à arpenter, heureusement qu'il y a des bancs partout. S'il y a des bancs partout, il n'y a de plans nulle part, sauf à un seul endroit, mais sans indiquer où l'on se trouvait, donc, inutilisable sauf à s'orienter au soleil. Pas de gardien non plus, les maisons aux entrées semblent inoccupées. Donc, on navigue comme on peut, grimpant sur une colline pour tenter de se repérer. Certes, ça permet de déboucher sur de belles vues, mais pas forcément d'aller là où l'on veut.


En fait, ce parc, en cette saison tout du moins, ne semble guère vivant, en dehors des gens qui font du jogging (ils sont très nombreux) et de ceux qui promènent leur chien. Les eaux du lac sont glauques, et le temple de la Sybille se perd dans les brumes. En fait, l'idéal serait de le visiter avec un petit train électrique par exemple, qui ferait le tour du lac, monterait les pentes, et permettrait ensuite d'aller revoir, à pieds cette fois, les endroits les plus remarquables. 


A signaler quand on y arrive en métro, l'originale ligne 7 Bis, en forme de raquette, qui va de Louis Blanc à Pré-saint-Gervais, avec ses curieuses stations, ses tunnels étroits, ses rames courtes aux couleurs différentes des autres sur le réseau, elle mérite la visite d'autant plus qu'on n'y est pas bousculé. Par contre, quand on est à la station Buttes Chaumont, prendre l'ascenseur et non pas les interminables volées de marches d'escalier... Oui, je ne l'avais pas vu, et mes jambes s'en souviennent encore !!! 

Loupé !

Dans les "grands" jeux que je pratique, il y a plusieurs fois par an des missions à réussir, à l'occasion d'événements comme Noël, Halloween, ou encore Pâques. Il faut donc franchir des étapes pendant un temps donné, en récupérant des matériaux, en fabriquant des objets, ou en récoltant fruits ou légumes. Dans l'île de Corail, en attendant la "grande" mission de Pâques, il y a eu une "petite" mission saint Patrick. Sur une semaine, il fallait franchir 16 étapes. On s'y met...

Mais on déchante vite... Parce que les étapes consistaient à récupérer différents objets, lesquels arrivaient quand on récoltait certains légumes ou qu'on fabriquait certains matériaux. Comme d'habitude non ? Oui, mais pas exactement, puisque l'apparition de ces objets était tout à fait aléatoire, très aléatoire même, à tel point qu'on pouvait attendre toute une journée, en récoltant sans arrêt, pour en voir arriver un seul, alors qu'il en fallait trente.

Les joueurs ont râlé, rouspété, dit que c'était impossible, que c'était de l'arnaque, surtout que les cadeaux obtenus n'étaient pas terribles. Petit à petit, tout le monde abandonnait, parce que c'était mission impossible.

En fait, il y a eu un loupé dans l'aléatoire. Mes très très vieux souvenirs de programmation m'ont laissé un très très vague souvenir de la fonction random, et là, il me semble que les concepteurs du jeu avaient mal réglé la dite fonction (ou la fonction similaire dans leur langage) faisant qu'au lieu de récupérer un objet sur 10 on récupérait un sur 100. Et comme il n'y avait que 8 jours, c'était pas possible.. Et tout le monde s'est découragé !

Mais je pense que ça ne se reproduira pas tout de suite, les concepteurs sont toujours très réactifs, et tiennent compte du ressenti des joueurs (c'est leur intérêt !), attendons la prochaine mission pour le vérifier !

5 mars 2017

Mars

Gelée et vent, pluie et soleil
Alors tout a des charmes
Mars a le visage vermeil
Et sourit dans ses larmes

Alfred de Musset

Photo prise le 5 mars à 18h30


Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants
Mars, qui rit malgré les averses
Prépare en secret le printemps

Théophile Gautier

En ces périodes troublées dans tous les coins du monde, au milieu des incertitudes et des craintes pour l'avenir, dans tout ce qui change et bouge, troublant le quotidien, il reste encore les saisons... Jusqu'à quand ?

2 mars 2017

Panne d'Orange

Ce matin, à 8h, tout allait bien, je vaque à mes chères occupations ludiques jusqu'à 9h30, avant de devoir m'absenter.

Au retour, plus d'Internet ! Fichtre, diantre, que se passe-t-il ? La box clignote d'un œil orange qui ne me dit rien que vaille. J'appelle le 39 00 qui me promène de robots en robots et me conseille d'éteindre la box et de la rallumer 30 secondes après et, si les symptômes persistent, de les rappeler.

Comme son œil orange clignotait toujours, je rappelle. Je finis par tomber sur un humain qui consulte ses cadrans ou ses écrans, je ne sais, et m'annonce qu'effectivement, il y avait une panne importante sur mon secteur depuis 9h40 et que tout serait rétabli demain à 5h du matin !!!

Je pousse un Oh angoissé dans mon téléphone et le monsieur me répond gentiment : "Ne vous faites pas de soucis, demain, ça remarchera"...

Presque 24h sans internet, sans mes jeux favoris, sans mes copines... Je les préviens toutefois via Facebook avec le téléphone, sur lequel d'ailleurs, je reçois un SMS me disant que si je veux suivre en direct l'évolution des réparations, je n'ai qu'à me connecter sur telle adresse... Les rigolos ! Si je n'ai pas internet, ni sur l'ordinateur, ni sur la tablette qui dépend du Wi-Fi de la box, je ne peut pas me connecter, sauf avec le téléphone, quand il arrive à capter autre chose qu'un souffle famélique de 4G, mais si ce n'est pas trop dur d'envoyer une publication sur Facebook, naviguer de liens en liens sur un site complexe est autre chose ; de toutes façons, à quoi ça servirait ?

Bon, alors, privé de cet exocerveau ouvert sur le monde, on fait quoi ? On en profite pour faire tout ce que l'addiction fait repousser au lendemain... Tâches ancillaires négligées, tris et rangements divers, etc... En se disant qu'on pourrait en profiter pour revoir un film sur DVD qu'on aime bien ou, même si c'est une idée étrange et inhabituelle, regarder la télévision !

Tout ça n'est pas bien grave, dans mon cas tout du moins, mais on se pose des questions. Une entreprise qui aurait ses logiciels dans le cloud (je pense aux nouvelles versions de Word ou d'Excel) serait au chômage technique ? Et quand tout sera dématérialisé, comme le sont actuellement bon nombre de factures et autres démarches administratives, comment fera-t-on si le réseau est interrompu longtemps ?

D'accord, ça n'arrive pas souvent, pas plus en tous cas que les coupures de courant électrique dues aux intempéries, mais tout de même, notre monde technologique est un monde bien fragile...

...

Fin de l'histoire, c'était rétabli bien avant 20h, j'ai pu reprendre mes activités habituelles, et les mairies des villages alentour, qui ne pouvaient plus communiquer avec la préfecture et avec les autres instances gouvernementales pourront travailler demain matin normalement (les autres entreprises aussi sans doute, mais là, je n'ai pas eu d'écho).

24 févr. 2017

La place Vendôme


Bien longtemps que je n'avais pas descendu lentement la rue de la Paix en regardant les vitrines, pour arriver sur cette place magnifique par sa forme et son architecture.

Et les boutiques des joailliers ! Des diamants qui étincellent, des émeraudes serties de brillants, des pierres colorées montées sur platine, des montres extraordinaires, des tiares et autres colliers pavés de brillants... Enfin, pas franchement facile à porter tout ça, sans oublier que ça coûte le travail d'une vie ! Mais on ne regarde pas pour ça, on regarde pour la beauté de la chose, pour le travail de l'artiste, pour la magie de ces pierres somptueuses.

Par la porte d'entrée, gardée par un concierge immobile et impeccable, on distingue des espaces feutrés, avec des vendeuses (dit-on ça ou faudrait-il dire des hôtesses ?) toutes de noir vêtues qui marchent lentement sur la moquette épaisse et installent les clients dans des fauteuils moelleux tandis que dehors, la limousine et le chauffeur attendent.

On passe devant Boucheron, Cartier, Chanel, Van Cleef et Arpels, et on change de monde !

Qui porte ces bijoux ? Des épouses d'émirs du pétrole ? Des stars de cinéma sur le tapis rouge à Cannes ? Des compagnes de richissimes footballeurs ? Ou ces pièces uniques ont-elles été uniquement créées pour leur beauté et pour le rayonnement de cet artisanat de luxe ? Peu importe, elles sont belles à regarder et rien que pour ça, elles méritent qu'on les contemple, et c'est gratuit dans ce cas !



9 févr. 2017

L'île de Corail, addiction...


Il paraît qu'une majorité d'adolescents est tellement addict au smartphone qu'être obligé de s'en passer, ne serait-ce que quelques heures par jour, leur semble un effort totalement surhumain. S'ils ne s'en servent pas forcément pour téléphoner, ils utilisent énormément les réseaux sociaux comme Instagram et passent tout leur temps à s'envoyer vidéos et images, au détriment du reste. C'est pas bien ? Non, leur disent leurs parents, leurs études pourraient en souffrir, et rester ainsi scotché à un écran est très mauvais pour la sociabilité réelle....

Que dire alors de ces mémés -- enfin, certaines sont un peu plus jeunes quand même -- qui sont tellement accro à leur jeu sur Facebook que le reste passe largement au second plan, voire est carrément occulté par leur passion ! Par exemple, le premier boulot du matin consiste à allumer l'ordinateur pour voir la progression du jeu, et si, par malheur, le jeu ne fonctionne pas -- oui, oui, ça arrive, et c'est le drame -- tout le monde est totalement désemparé, les messages fusent dans toutes les directions, la vie est suspendue, l'angoisse gagne et se répand... Quand reviendra-t-il ? Que font les développeurs ?

Et même quand tout fonctionne bien, comme il y a un système de jeu en équipe, avec sa messagerie associée, les conversations sont animées : qui aurait des clous ? Moi, je peux t'en poser, tu peux me donner des arbres secs en échange ? Je n'arrive pas à trouver les fleurs demandées, et vous ? Je ne peux pas finir ma carte, qui aurait des sandwichs au poisson ? Toutes choses qui pourraient surprendre ceux qui liraient sur l'écran en passant et ferait douter de la santé mentale de toutes ces dames, pourtant bien loin de leur adolescence ! Marrant ou pitoyable ?

Les parents se plaignent que leurs ados ne les écoutent pas, et que leur smartphone est la chose la plus importante au monde pour eux, qu'ils négligent tout le reste, et les aînés ? Plus personne pour les tancer, mais quelques restes de raison parfois, du genre : quand je pense à tout mon repassage qui s'accumule.... Bon, faut que j'y aille, j'ai une course importante à faire... Faudrait peut-être aller se coucher, je bosse demain matin...

Est-ce bien raisonnable de s'éclater ainsi sur un jeu, aussi beau et passionnant qu'il soit ? Peut-être pas vraiment, mais pourquoi faudrait-il être raisonnable ??

Vous voulez choper la maladie ? Faut aller mais vous êtes prévenus, c'est du boulot à temps plein !!

30 janv. 2017

Is franglais french or not ?


Lu dans un article, paru dans une revue hebdomadaire, intitulé "Sociologie de la capuche", qui traitait des blousons avec capuche dans la mode actuelle, ces quelques phrases qui m'ont laissée... Pantoise !

"Doit-on dire oui au hoodie ? Car le sweet-shirt à capuche [...] est partout. En version robe XXL ou top cropped, il rhabille de cool canaille les it girls. Un engouement surprenant pour une pièce dont la réputation va d'un classicisme preppy [...] au pire mauvais genre. [...] Le cerveau de ce mouvement est passé maître dans l'art de twister en permanence les codes. [...] Ainsi, Chanel et Lanvin ont commencé à proposer leurs propres sneakers. Avec le hoodie on est aussi en droite ligne d'une tendance qui consiste à fusionner le sportswear et le glamour. Enfin, le sweat-shirt à capuche dit bien aussi la fascination des designers installés pour les jeunes marques no gender, plus cool et trendy que les autres. "

Vous avez tout compris ? Bravo ! Non que je sois contre les anglicismes, ni d'ailleurs contre les francismes en langue anglaise, comme restaurant ou rendez-vous, c'est normal qu'une langue évolue et échange avec ses voisines. Mais trop, c'est trop, surtout quand le mot en français existe depuis longtemps, capuche, capuchon, c'est aussi bien que hoodie, même si on a un faible pour Robin Hood..

Quant à un top cropped, et les marques trendy avec le classicisme preppy, là, je ne sais même pas traduire ! C'est vrai que je ne suis pas une it girl qui twiste les codes, ni une fashion addict !!!

L'image est de Deligne, trouvée dans l'édition du 17 septembre 2015 du journal La Montagne. Elle était trop adaptée pour que je ne fasse pas une entorse au droit d'auteur...

29 janv. 2017

Délinquants (suite)

Dans un billet récent, je déplorais les contraintes auxquelles sont soumis les honnêtes gens pour contrer les exactions de quelques individus plus ou moins dangereux. Et j'en oubliais....

* Les portillons du métro : autrefois, il n'y en avait pas, ou plutôt si, un portillon qui se refermait automatiquement quand la rame était sur le point de partir. Puis, il y a eu les tourniquets, mais les resquilleurs sautaient par dessus. Et maintenant, il y a en plus du tourniquet, un portillon qu'il faut pousser. Si tout va bien quand on se déplace les mains dans les poches, rien ne va plus quand on a un gros sac, une valise ou une poussette avec un enfant dedans. Là, si certaines stations sont dotées de portillons spécifiques ou de tapis pour glisser les valises, ce n'est pas le cas de toutes, et le passage nécessite de sérieuses qualités de contorsionniste et d'astuce pour que l'obstacle puisse être franchi sans s'y engluer désespérément voire dangereusement... Tout en se faisant engueuler par le voyageur pressé qui attend derrière que vous vous en sortiez.

* La SNCF n'est pas en reste. Avant, sur les trains sans réservation, comme les TER ou les Intercités, on pouvait prendre son billet d'avance, et en prendre plusieurs si on savait avoir plusieurs déplacements dont on n'était pas encore sûr des dates. Maintenant, le billet a une validité limitée dans le temps (*), ce qui peut être assez contraignant. Tout ça pour éviter la fraude, ou peut-être le marché noir des billets... On se marre quand on constate que l'on voit très rarement passer le contrôleur, au point qu'on se dit qu'avec l'amende infligée si l'on n'a pas de billet, on pourrait voyager de nombreuses fois sans payer ! Il y a même des zones où on est tout à fait sûr de ne jamais le voir, non, je n'en citerai pas, mais ceux qui prennent très souvent la même ligne de train le constatent tous. Les resquilleurs ont encore de beaux jours devant eux ! Mais les gens honnêtes, une fois de plus, sont brimés.

* Les soi-disant "espace client" des sites marchands : Créez votre Espace Client qu'ils vous disent, pour vos achats, vos informations, etc... Donc, vous donnez une adresse mail valide et un mot de passe. Jusque là ça va, encore qu'il soit recommandé de ne pas avoir le même mot de passe partout, et qu'il faut donc faire assaut d'imagination et de mémoire pour se souvenir de quel va avec qui. Mais c'est pas fini. Faut attendre un mail justement, dans lequel il y a un lien sur lequel il faut cliquer pour confirmer le tout. On le fait. Ça marche ? Oui, non, peut-être, parce qu'il suffit que le site soit saturé, ou que l'ergonomie laisse à désirer, pour que ça ne marche pas. Alors, faut demander un autre mot de passe, en n'oubliant pas de le changer une fois reçu sinon ça ne fonctionnera plus les fois suivantes, le lien donné n'ayant qu'une durée de vie limitée à 24h maximum. Que de complications ! Et l'on s'étonne que la fracture numérique grandisse.... Alors que pour envoyer un devis, une facture, une information, ce serait tellement simple de l'envoyer par mail en pièce jointe, mais ça ferait sans doute moins branché, moins techno, moins pro ! Et pour la publicité et le marketing, moins efficace aussi ??

* Un autre petit détail concernant les sites marchands : au moment de régler avec sa carte bancaire, une fois le nom, le prénom, le numéro de carte, la date de validité, le chiffre marqué au dos, il faut attendre que le site se mette en rapport avec sa banque, que celle-ci envoie un SMS avec un code valable quelques minutes, et entrer ce code pour terminer la transaction. Donc, obligation d'avoir un téléphone mobile à proximité. Et tout ça pour minimiser les fraudes des achats sur Internet. Est-ce efficace ? On l'espère...

Ai-je fini de râler ? Pour l'instant oui, on verra une prochaine fois !

(*) Au passage, pourquoi, toujours pour les billets TER et Intercité (je ne parle pas des TGV et autres trains à réservation obligatoire), quand on veut les acheter sur Internet pour ne pas avoir à aller à la gare, doit on choisir impérativement une heure de départ et de retour ? Sur ce genre de trains, relativement fréquents dans une journée, on n'est pas forcément sûr de celui qu'on pourra prendre. 

27 janv. 2017

Paris tourisme

Que de choses à voir, revoir, découvrir à Paris quand on y va en touriste !



Par exemple, aller visiter l'opéra Garnier. Tout le monde connaît ce monument, bien visible et assez imposant pour attirer le regard. Mais peu ont eu la chance d'y assister à une représentation. Alors, il ne faut pas manquer d'aller visiter l'intérieur, c'est fabuleux. Tout n'est qu'or, marbre, mosaïques, miroirs, escaliers monumentaux, velours rouge, luxe, volupté ! On se promène en compagnie de nombreux touristes étrangers au milieu desquels quelques français contemplant leur patrimoine. On n'a pas assez de ses deux yeux pour voir tous les détails, les aménagements, les décorations. Conçu au XIXe siècle par Garnier, pour une clientèle d'habitués qui aimaient s'y montrer et appréciaient accessoirement la musique et la danse, rempli de statues, de piliers de tous les tons de marbre, de ferronnerie travaillée, avec ses loges d'où l'on voit toute la salle, précédées de petits salons douillets dans lesquels il devait se passer bien des choses, c'est un bâtiment magnifique où il doit être magique d'assister à la représentation de la Flûte enchantée ou du Lac des Cygnes.

Détail d'une colonne du grand foyer
Le salon du soleil et son miroir

Le grand foyer


Dans un genre très différent, mais géographiquement proche, le Musée du Parfum Fragonard est un lieu atypique. Ce n'est pas vraiment un musée comme on en a l'habitude, c'est un lieu de vente des parfums de cette ancienne marque française, mais on peut y voir, guidé par une conférencière compétente, toute l'histoire et de la marque, et du parfum en général. On y découvre un orgue à parfum, on y apprend ce qu'est une pyramide olfactive, on découvre la façon dont sont produites les essences, on y admire de magnifiques flacons ouvragés en or et pierres fines, et même si cette visite, gratuite, s'achève dans la boutique où l'on vend parfums, crèmes et autres produits de la maison Fragonard, l'incitation à l'achat est très discrète et nullement insistante. Un endroit aussi amusant qu'instructif, qui vaut le détour.






Enfin, dans un tout autre quartier et un tout autre genre d'édifice, l'église Saint Vincent de Paul, tout près de la gare du Nord. Elle a été édifiée sur l'emplacement des maisons de charité fondées par ce grand saint du XVIIe siècle, durant une bonne partie du dix-neuvième siècle. Le résultat ? Euh... Une immense église, pas vraiment belle, si ce n'est par son emplacement, en haut d'un square en terrasse. L'intérieur est sombre, écrasant, avec ses lourds piliers de marbre brun. C'est étrange, cette église, à l'intérieur tout du moins, ressemble à Saint Paul Hors les Murs à Rome : même sensation d'écrasement, même forêt de piliers, même fresque qui court au-dessus des piliers (sauf que là, il s'agit de saints, non de papes). Pourtant, il n'y a aucun rapport, Monsieur Vincent s'appelait Monsieur De Paul, sans la moindre référence à l'apôtre !



Paris est quand même la plus belle ville du monde n'est-ce pas ? A condition de ne pas être obligé d'y vivre !!! 

Les photos sont de moi, sauf celle de l'église qui provient de Wikimedia Commons, parce que le jour où j'y étais, il faisait tout gris et glacial, donc, non seulement la photo n'aurait pas été belle, mais en plus, j'aurais bougé en tremblant de froid !!!








24 janv. 2017

Se débarrasser du démarchage téléphonique, un échec ?

Depuis le mois de juin 2016, si on ne veut pas être dérangé sans cesse par des appels téléphoniques de démarchages il suffit d'inscrire son numéro de téléphone sur le site de Bloctel, et ça marche ?? Oui, non, peut-être comme on dirait en Normandie...

En fait, après six mois d'usage de ce service pour 2,7 millions d'inscrits, l'efficacité est mitigée (d'après une enquête de UFC-Que Choisir) : 60% des inscrits à Bloctel ont constaté une réduction des appels commerciaux depuis leur inscription, mais «le plus souvent dans une proportion négligeable». Seuls 18% trouvent que le nombre d'appels a «beaucoup baissé». Quant aux 40% des inscrits restants, ils n'ont pas vu de changement...

Donc, tout simplement, c'est à peine mieux mais c'est pas encore ça ! En plus des démarcheurs pour l'isolation ou les panneaux solaires qui, quelle chance on a, sont justement présents ces jours-ci dans notre ville, on trouve diverses propositions de mutuelles, et même des cabinets de voyance ; le tout avec des numéros de téléphone tout à fait normaux, et des correspondants qui n'ont strictement aucun accent étranger. Comme quoi, ces enquiquineurs savent parfaitement s'adapter ! En plus, il paraît que c'est très compliqué de signaler le numéro appelant sur le site. Déjà, il faut pouvoir le lire et le noter.

Alors, il ne reste plus, selon son humeur, qu'à raccrocher sans parler, à essayer de perdre son temps en piégeant l'interlocuteur, à l'engueuler aussi... Mais ce n'est pas la solution la plus charitable, il n'y est pour rien lui, et aimerait sans doute mieux gagner sa vie autrement !