14 oct. 2017

Partir...


Même si on se sent fort bien dans sa campagne, il arrive un moment où on a envie de voir d'autres cieux, envie de décompresser, de ne plus penser aux choses quotidiennes, de se laisser vivre dans un paisible farniente. Donc, direction le Maroc ; ce n'est pas loin, donc, pas un long trajet en avion, il y fait beau, les gens sont gentils et serviables, en plus ils parlent français pour la plupart, ce qui fait qu'on est dépaysé tout en étant tranquille.

Apéro, resto, farniente, écouter l'océan, se régaler d'une pastilla, et peut-être, si on est très courageux, prendre un taxi pour aller sur le port et vers le souk, peut-être...

Voilà donc un programme qui n'a rien d'un trek touristique, ni d'un périple itinérant de motels en motels, ni d'une aventure culturelle comme dans une grande ville que l'on découvre, c'est plutôt plage et cocotiers, mais dans un endroit qui nous est déjà familier, pas au bout du monde !

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

11 oct. 2017

Atteinte par la limite d'âge

Non pas moi, encore que.. Mais ma tablette qui a fêté ses 7 ans le mois dernier, et qui n'en peut plus. Trop limitée par sa mémoire de masse (non extensible) pour pouvoir télécharger de nouvelles applications ou pire, pour mettre à jour celles qui y sont déjà ; trop limitée pour accepter un nouveau système d'exploitation ; trop limitée en carte graphique et en RAM pour pouvoir faire tourner confortablement certains jeux, elle m'a priée de la mettre en retraite définitivement pour laisser la place à une petite nouvelle, plus récente donc plus performante.

C'est toujours triste d'abandonner une vieille compagne, qui a fait en ma compagnie, de si nombreux voyages, depuis le bout du monde, jusqu'à la France plus proche, mais à force de buter sur tout, de ne plus rien pouvoir faire, on finit par se lasser aussi...

Alors on se tâte, on prospecte, on suppute l'usage que l'on en fera, la taille et le poids, une plus petite pour tenir dans le sac, ou une plus grande, Androïd (dont j'ai l'habitude) ou Ipad (parce que j'ai un IMac, sinon, le prix est prohibitif) ? Regarder tout ça sur Internet, pour se donner des idées des modèles et des tarifs, aller voir chez les commerçants locaux ou chez Darty pour "toucher", essayer, soupeser ?

Coup de cœur pour une tablette Samsung dont l'écran est superbe, et les performances fort intéressantes. On va dans une grande surface pour la voir de plus près. Mal reçu par le vendeur, désagréable et imprécis, on part en courant, pour téléphoner au revendeur local, bien plus aimable, et compétent, et on commande. Donc, y a pu qu'à attendre son arrivée, dans les prochains jours, et ensuite....

... Elle est là, fine et légère, avec son superbe écran ! Et là, après les premières configurations, celles de base, wi-fi et compte mail, on la met en charge pour la suite : voir s'il y a un lecteur de e-books qui me convient, ainsi qu'un lecteur de mp3, sinon aller faire son marché sur le PlayStore, installation d'un éditeur de texte, indispensable, parce qu'il n'est pas question d'utiliser la suite Microsoft fournie gratuitement 30 jours (*), et de Puffin Web Browser pour pouvoir jouer à mes jeux favoris en ligne sans soucis et placer les raccourcis comme j'ai l'habitude de les voir.

Ah, j'oubliais l'essentiel, mettre une photo que j'aime en fond d'écran ! les prochaines vacances ne sont pas loin, ce sera l'occasion d'en faire des nouvelles.



(*) Sont partout ceux-là, y compris chez la concurrence.... 

8 oct. 2017

Parcmètres, ces objets étranges

Faut payer son stationnement, OK, c'est devenu normal, mais faut aussi maintenant avoir son diplôme de parcmètre-user ! C'est devenu d'un compliqué !

Voilà, on est devant l'outil qui présente un écran noir, un clavier alphanumérique, une fente pour carte bancaire, un truc pour pièces, et le réceptacle qui recevra le ticket. On y va...


  • Appuyer sur le bouton (bon, je ne peux pas dessiner, mais un bouton marche-arrêt classique, un rond avec une barre). 
  • Inscrivez le numéro d'immatriculation du véhicule (*) et validez (un autre bouton)
  • Vous disposez de 30 minutes gratuites (merci monsieur), voulez-vous plus, oui/non, (appuyer sur le bon bouton)
  • Payez-vous par carte bancaire ? Si oui, appuyez là, si non, là...
  • Insérer carte
  • Combien de temps vous faut-il ? Appuyez sur + pour augmenter, validez quand c'est fini
  • taper code secret
  • Retirer carte (faut pas de gros doigts, elle est enfoncée assez profond)
  • Attendre l'impression


Ouf !

Où est le temps où l'on regardait les tarifs, où on insérait des pièces, et où on appuyait sur un gros bouton vert bien visible pour récupérer le ticket ?

Et... Où est le temps où on stationnait en ville sans parcmètres ? Là, on remonte à la préhistoire !!!

(*) Ou, retournez à votre voiture parce que vous ne le savez pas par cœur !

7 oct. 2017

De l'obsolescence programmée

Un concept que l'on connaît bien, et qui s'amplifie avec la prolifération de nos outils électroniques. On savait déjà que nos imprimantes, peu chères à l'achat, coûtaient une fortune en encre, et que c'était là-dessus que le fabricant faisait ses bénéfices. Un litre d'encre coûtant beaucoup, beaucoup plus cher qu'un litre de parfum de grand couturier !

Mais ce n'est pas tout. En effet, une association de consommateurs a monté un dossier afin de déposer plainte sur cette obsolescence dûment calculée par les concepteurs d'imprimantes. Non seulement, leurs machines annoncent que la cartouche est vide alors qu'il reste encore une quantité importante d'encre, mais pire, ils installent une puce qui rend le fonctionnement de la machine aléatoire, voire inopérant, quand il reste encore 20% d'encre obligeant ainsi le pauvre utilisateur à changer les cartouches en ouvrant grand son porte-monnaie (*).

Il n'y a pas que les imprimantes. Regardez les smartphones ! Au bout d'un certain temps, disons deux ans environ, la batterie se décharge plus vite, ce qui est normal, et pourrait être amélioré si on pouvait avoir deux batteries. C'est ce que j'avais avec mon Palm Treo autrefois, c'était commode, on avait toujours une batterie de secours, et avec deux batteries, chacune durait évidemment plus longtemps. Mais maintenant, ce n'est plus possible, les batteries ne sont plus amovibles, et, pire, il paraît que le fabricant ne lésine pas sur la colle afin qu'il soit absolument impossible de la changer ! En dehors des batteries, il y a aussi l'obsolescence du système d'exploitation, et des applications, qui ne peuvent plus se mettre à jour, les deux étant trop gourmands en place mémoire pour tenir sur une machine qui va sur ses deux ans, même en supprimant tout ce qui prend de la place... Solution, ben voyons, c'est évident, on change de téléphone ! Tout bénéfice pour le marchand, mais pas pour l'utilisateur qui était satisfait du sien, ni pour l'écologie au passage...

En fait, on achète des produits jetables, comme les appareils photo du même nom, on sait d'avance qu'on les a pour quelques mois, pour un an ou deux, après ? Même si on ne court pas après les performances technologiques qui naissent chaque jour, on sait qu'il faudra que l'on change de smartphone, par obligation. Ou, concernant les imprimantes, qu'en trois ou quatre changement de cartouches, on aura dépassé le prix d'achat de l'objet.

Tout ça est quelque part contraire à la philosophie du développement durable, n'est-ce pas monsieur Hulot ? On sait bien qu'il faut aussi faire marcher le commerce, mais il faudrait que celui qui veut à tous prix (au sens fort du terme) son nouvel Iphone à 1000 euros puisse le faire, mais que celui qui préfère garder son chinois (ou coréen) de base un peu plus que deux ans, le puisse aussi ! Quant aux fabricants d'imprimante, ils devraient montrer un peu plus de transparence, pour ne pas dire d'honnêteté.




(*) J'ai observé ce cas sur une des deux imprimantes de la maison, la plus récente, qui refusait d'imprimer une page, sans raison, sans bourrage ni mauvaise connexion, et qui, miracle, a repris son service normal dès que la cartouche qui devait être changée, l'a été... Je n'avais hélas pas les moyens de vérifier combien il restait effectivement d'encre à ce moment là, sans doute assez pour imprimer une page qui, au pire, aurait été plus pâlichonne.  

Je parlais déjà de ça en 2013 et je crains que les choses n'aient empiré depuis....

24 sept. 2017

Beautés d'automne


Tous les ans c'est le même enchantement, les cyclamens sauvages poussent, fleurissent et se répandent partout, chaque fois plus nombreux. Personne s'en occupe, ils viennent tout seuls, sans rien demander en eau ou en engrais !


Et voilà la dernière rose d'un rosier nain jaune qui a fleuri tout l'été.


On se prépare doucement, dans les brumes de septembre, à entrer dans les mois d'hiver, avec leurs jours courts... 

21 sept. 2017

Le petit train de Montmartre


Montmartre est un quartier très pittoresque de Paris, même s'il est noir de touristes tout au long de l'année. Mais c'est une butte, et accéder au Sacre-Cœur depuis le boulevard de Rochechouart ou le boulevard de Clichy à pieds, c'est sportif !

Il est dit dans la chanson : "Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux", ils le sont tout autant aux vieilles jambes ! Mais il y a plusieurs moyens d'arriver en haut, de traîner place du Tertre, de longer les vignes, le Lapin Agile et la rue Saint-Vincent sans s'épuiser ni réveiller les vieux rhumatismes.

Déjà, on peut arriver devant le Sacré-Cœur en prenant le funiculaire dont la gare inférieure n'est pas très loin du métro Abbesses(*). Depuis le parvis, après avoir visité la basilique emblématique, et admiré le point de vue sur Paris, on peut aller à la place du Tertre voisine et flâner dans les ruelles tout autour. Et pour en redescendre ? Tout simple, il y a le Montmartrobus, une ligne d'autobus (de petit format) qui se faufile dans les petites rues en pente et revient bien sagement vers le boulevard et les métros.

Mais il y a une autre façon de visiter la Butte, beaucoup plus amusante et toujours pas fatigante, emprunter le Petit Train de Montmartre. Ce genre de petit train, on le rencontre dans toutes les villes touristiques : une motrice en forme de locomotive, et des wagonnets ouverts qui y sont accrochés. Celui-là part de la place Blanche, devant le Moulin-Rouge et grimpe vers le Sacré-Cœur. Il s'arrête là pour les passagers qui veulent descendre, se promener, visiter, et reprendre le train suivant. Les autres restent dans le train et continuent leur promenade, vers la rue Lepic, les vignes de Montmartre, la rue Saint-Vincent, le marché Saint-Pierre, la rue Lamarck, etc.. avec des explications sur les lieux traversés, entrecoupés de chansons sur Paris.

C'est nul, c'est un attrape-touriste, oui, et alors ? Pourquoi faudrait-il snober un truc amusant, sympathique, qui permet de revoir, en restant assis, des lieux qu'on connaît certes déjà, mais qu'on a un grand plaisir à redécouvrir. En tous cas, l'heure de promenade a passé vite, et j'ai beaucoup apprécié !



(*) Le plus profond du réseau parisien, à lui seul et à ses ascenseurs impressionnants, il mérite la visite

19 sept. 2017

Le musée Gustave Moreau


Il est situé entre le métro Pigalle et le métro Saint-Georges, dans le IXe arrondissement de Paris, rue de La Rochefoucauld. Un fort bel hôtel particulier à la façade sévère, sur trois étages. On y va pour le contenant, et bien sûr pour le contenu.

Le contenant est une maison typique de la bourgeoisie aisée du XIXe siècle, avec des pièces étriquées, des couloirs sombres, une décoration et un ameublement fort chargés. Et c'est dans cette maison que le peintre a fait un musée avec ses propres œuvres et quelques unes de ses élèves et amis préférés. Et c'est là le problème...




Parce qu'il y en a tant qu'il n'y a, dans la partie habitation, plus un centimètre de libre sur les murs. Certains tableaux sont immenses, mais d'autres sont minuscules, et très sombres, ce qui fait qu'on est un peu noyé dans cette profusion de toiles qui tapissent les murs de pièces si peu lumineuses. C'est dommage, parce que du coup, rien n'est mis en valeur, il y en a trop, beaucoup trop, au point qu'on est obligé de refermer une porte pour voir celles qui sont derrière !

Pas de jugement sur cette peinture fort académique, traitant de sujets bibliques ou de l'antiquité, avec toutefois quelques touches de génie dans certaines toiles, mais je suis persuadée que cet artiste méritait mieux qu'un tel entassement, même si c'est lui qui l'a voulu et décidé ainsi.



Une mention particulière pour l'immense atelier où là, on peut enfin voir en toute clarté, certaines œuvres majeures de plusieurs mètres carrés. 

Un autre point positif est qu'on ne s'y bouscule pas dans ce musée, d'ailleurs, vu l'exigüité des pièces d'habitation, il serait impossible d'y circuler à plus de 4 personnes à la fois !

Donc, un musée à découvrir, à voir, mais pas forcément à revoir ...

18 sept. 2017

Simple comme....

La SNCF

Je souhaite prendre un train au départ de Paris-St-Lazare en direction de Vernon-Giverny en semaine, à partir de 20h. Je consulte la fiche des horaires une fois, deux fois, trois fois... Parce que :

- Le train de 20h19 ne fonctionne qu'à partir du 28 août
- Le train de 20h49 ne roule que du lundi au jeudi à partir du 7 août sauf le 31 octobre
- Le train de 21h19 ne marche que le vendredi, le 13 juillet et le 31 octobre
- Le train de 21h43 ne fonctionne que les vendredis du 25 août au 19 septembre
- le train de 22h04 ne roule que le vendredi jusqu'au 18 août, le 13 juillet, le vendredi à partir du 6 octobre, et le 31 octobre
- Le train de 23h09 ne marche que du lundi au jeudi du 3 juillet au 3 août, et du 9 octobre au 2 novembre, sauf le 13 juillet et le 31 octobre
- Le train de 23h19 ne fonctionne que du lundi au jeudi du 7 au 9 novembre

Et l'aspirine ? Elle est offerte avec le billet ? Parce que pour s'y retrouver.... On a l'impression en regardant la fiche horaire qu'il y a énormément de trains, mais hélas, la vérité est toute autre. Par exemple, pour aller de Paris à Vernon le mardi 19 septembre, à partir de 20h, on a deux trains, un à 20h19, l'autre à 20h49 (en consultant le site de la SNCF(*)), c'est tout ! Pas question de dîner à Paris, et si une réunion ou une conférence se prolonge, faut coucher à l'hôtel puisqu'il faudra attendre le lendemain pour revenir.

Qu'il y ait de moins en moins de trains, alors qu'on rabâche qu'il ne faut pas prendre sa voiture et privilégier les transports en commun est déjà absurde(**), mais qu'en plus il faille se creuser la tête pour comprendre quels trains seront disponibles à la date où on veut l'emprunter, c'est le comble. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n'est-ce pas ?

La Sécurité Sociale

Autre truc tout simple, se faire vacciner contre la grippe. Quand on a plus de 65 ans ou qu'on souffre d'une longue maladie, la Sécu vous envoie un papier préconisant de se faire vacciner. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

- On prend rendez-vous chez son médecin (15 jours d'attente minimale dans nos campagnes, et une consultation à 25 euros), qui va remplir un formulaire pour l'obtention du vaccin.
- Avec ce formulaire rempli, on va chez le pharmacien qui donne le vaccin (oui, il est gratuit). On en fait quoi ? C'est pas fini....
- De là, on prend rendez-vous avec une infirmière
- On y va avec son produit, elle fait l'injection (6.30 euros) et finit de remplir le formulaire
- Et ce fameux formulaire, on l'envoie à la caisse de sécu dont on dépend (laquelle va rembourser 25 + 6.30 euros... Ce n'est pas comme si elle était en déficit n'est-ce pas ?) !

C'est pas du parcours du combattant ça ?? Après, faudra pas s'étonner que beaucoup de gens ne se fassent pas vacciner ! On n'aurait pas pu trouver un truc plus simple ? Sans doute fallait-il occuper les technocrates qui, sans ça, auraient pu s'ennuyer dans leur bureau !


(*) Alors, si c'est plus simple sur le site, pourquoi utiliser une fiche papier ? Tout simplement parce que consulter le site sur son smartphone n'est guère confortable, et qu'on n'a pas en permanence son ordi avec soi. 
(**) Autrefois, il y avait un train vers 22h, le Paris-Dieppe maritime, et un autre à 23h15, tous deux supprimés... 

12 sept. 2017

Galaxie Zuckerberg

Des chiffres vertigineux !

* 2 milliards d'utilisateurs de Facebook dans le monde, dont

* 30 millions en France, avec 20 millions d'utilisateurs quotidiens et une moyenne de 50 minutes par jour d'utilisation. 58% sont des femmes, 42% des hommes, et 29% seulement ont entre 20 et 29 ans.

* Parmi les applications détenues par Facebook, 4 sont les plus utilisées au monde : Instagram, Whatsapp, Messenger et bien entendu Facebook.

* La fortune personnelle de Mark Zucherberg est estimée à 71,5 milliards de dollars...
(toutes ces données sont issues d'un article paru sur le dernier numéro du Figaro Magazine)

Nouveau Bill Gates ? Sans doute.. Avec la même hégémonie ? On se souvient de la main mise par MicroSoft sur les ordinateurs professionnels et personnels avec Windows, auquel seul Apple a pu résister, mais en restant quand même loin derrière. Encore plus dangereux ? On dit qu'il connaît tout sur ses millions d'utilisateurs et qu'il penserait à briguer la présidence des USA, ce jeune homme au physique de gendre idéal.

Revenons à l'utilisation de Facebook, 50 minutes par jour en moyenne ? Pour mes copines et moi, c'est beaucoup plus que ça, mais faut dire que nous l'utilisons uniquement pour jouer, et pour jouer ensemble. Donc, pour les jeux, et les tactiques à mettre en commun dans les jeux sur le tchat, ça prend bien plus de temps que ça dans une journée ! Par ailleurs, elles ont toutes nettement plus de 30 ans, et sont plus proches des 60 que des 20. Donc, ce sont les dames mûres qui jouent le plus ! Ce sont sans doute les conclusions que monsieur Zuckerberg tire de ses algorithmes utilisés pour tout connaître des abonnés du site. La manne publicitaire représentant plus de 90% de ses ressources, faut bien cibler ces personnes sur la page d'accueil (*), puisque les jeux se jouant la plupart du temps en plein écran, on n'y voit pas les pubs.

Il faut surveiller sur quels sites se rendent les gens, pour leur proposer ensuite des annonces sur ce qu'ils ont vu (immobilier, cuisine, animaux, etc..) ; comptabiliser les vidéos, partagées par les amis, que l'on a regardé ; scruter le nombre de "like" et de partages, etc... On comprend que les 10.000 employés de la firme aient du boulot, sans oublier la maintenance des innombrables serveurs indispensables pour faire tourner un tel monstre, lequel est très exceptionnellement en panne (qui a dit pas comme Windows ?).

Quelle horreur vont hurler certains, on est fiché, on est poursuivi, on est surveillé, c'est Big Brother, c'est la fin du monde ! Allez faut raison garder, personne ne les oblige à poster des données personnelles sur leur page Facebook, a fortiori des photos de leurs enfants ; personne ne les oblige à raconter leur vie privée et leurs déboires conjugaux en public. Quant à savoir que j'ai passé une étape importante dans le jeu Coral Isle, je ne pense pas que ça risque de bouleverser l'équilibre mondial (**) !

Ne pas publier n'importe quoi sur Internet (et pas seulement sur Facebook), mais ne pas être parano non plus, le bon sens est-il encore la qualité humaine la mieux partagée ?



(*) Par contre, recevoir des publicités sur les protections des fuites urinaires, ou les crèmes anti-rides, sous prétexte qu'on est né depuis plus de 70 ans, ça, c'est franchement détestable :-D  
(**) Il est vrai que mon utilisation de Facebook, uniquement ludique, n'est pas typique de l'usager moyen.

9 sept. 2017

Bang !

Un bang dans la nuit (il était minuit), un autre, une lueur rouge et.... Plus de courant ! On attend une demi-heure, on téléphone à EDF qui nous dit qu'effectivement, il y a eu un problème et que les techniciens sont partis réparer. Le préposé ajoute que le courant devrait revenir vers 3h.

Donc, on va se coucher, à la bougie. Le lendemain... Toujours pas de lumière, re-coup de téléphone (merci au vieux combiné qui n'a pas besoin d'électricité pour fonctionner), et là, on nous précise qu'il s'agit de la haute tension, et que ça devrait être rétabli vers 8h30. Sauf que... Toujours rien à 8h30. On téléphone à nouveau, cette fois, on nous dit midi et demi au plus tôt.

Je me décide à aller chercher le journal (ouvrir un portail électrique sans électricité, c'est sportif, surtout pour le refermer) et croise sur la route les techniciens d'EDF s'affairant autour d'un pylône voisin. Ils m'expliquent que c'est bien la haute tension (20.000 volts) qui a été touchée, un câble passant dans les arbres s'est rompu et a déstabilisé le poteau. Ils étaient donc en train de réparer le poteau, le câble, et de couper les branches d'arbre qui gênaient. Ils me disent que ce sera rétabli vers 15h.

Et à 14h30, ils avaient fini leur travail, et nous retrouvions lumière et ordinateur ! En y repensant, on se dit qu'on a de la chance d'habiter une région où il pleut pas mal, il pleuvait d'ailleurs à verse hier soir ainsi que ce matin, parce que si pareil accident s'était produit dans, par exemple, le massif des Maures ou de l'Esterel, c'était l'incendie garanti. Là, à part un tronc un peu roussi, quelques lueurs rouges vite éteintes, et de la vapeur d'eau (due à la pluie sur les feuilles des arbres), il n'y a rien eu de plus grave. Le bang entendu provenant de la rupture du câble.

Et surtout, quand on voit ce qui se passe aux Antilles, on se dit qu'une panne de courant, même longue, c'est vraiment rien du tout et que ce serait indécent de se plaindre.

Bon, maintenant par contre, faut rattraper le temps perdu sur les jeux, ça, c'est vital !!

6 sept. 2017

Selfies et requins

Il paraît que les selfies font plus de morts que les requins ! C'est vrai que des gens qui font des selfies partout et n'importe où sont plus nombreux que ceux qui se baignent dans des eaux infestées de requins ! Mais tout de même....

Suffit de se trouver dans un endroit où on attend le passage d'un personnage connu (du genre Neymar ou le pape François) pour voit une forêt de perches à selfies jaillir. Dans les lieux touristiques, c'est pas mieux, s'auto-photographier devant le Grand Canyon ou le château de Versailles (avant de publier la photo sur les réseaux sociaux pour bien prouver qu'on y était) est le fin du fin.... Quand je pense que je m'arrange pour avoir le moins possible d'êtres humains (pas du tout c'est l'idéal) quand je prends une photo d'un paysage qui me plaît particulièrement, et ceci avec un APN, pas avec mon smartphone, je me dis que je suis vraiment "out of date".

Utiliser son smartphone à temps et à contretemps est déjà dangereux. On regarde son écran, pas les poteaux ou les arbres qui, du coup, se précipitent sur vous ; on fait part à tout le wagon du train de ses déboires professionnels ou conjugaux ; sans parler de ceux qui tapent leurs SMS en conduisant... Ce qui les conduit le plus souvent directement chez saint Pierre (encore quand ils n'y arrivent pas avec les innocents dans la voiture d'en face).

Mais faire des selfies est dangereux aussi. Par exemple, on se tient en équilibre au bord d'une falaise avec sa tête qui sourit sur fond de mer bleue, et hop, on fait un pas de trop en arrière ! Même chose sur un parapet en montagne avec les cimes enneigées en toile de fond, on appelle copains copines, tout le monde se bouscule pour figurer sur cet inoubliable cliché, et paf on se retrouve dans le ravin. Ne rigolez pas, il paraît que ça arrive bien plus souvent que ce que l'on croit. Quant aux selfies avec des animaux, il y a des fous qui le pratiquent puisqu'un parc national américain (Waterton Canyon où vivent beaucoup d'ours) l'a interdit tant les gens voulaient se photographier à moins de 3 mètres de ces dangereux plantigrades.

Vaut mieux faire un selfie avec son chat, c'est plus sûr, et ça marche aussi très bien les photos de chats sur les réseaux !

Et pourquoi je n'en ferais pas autant moi ? Si un humain venait près de moi ?

5 sept. 2017

Canicules estivales


Selon la chaîne météo :

A San-Francisco, la température a atteint 41,1°C vendredi après-midi. Il s'agit d'un record de chaleur absolu pour cette métropole. San-Francisco bénéficie habituellement d'un climat océanique. Mais depuis le lundi 27 août, la Californie et l'Oregon connaissent des températures extrêmement élevées en raison de ce vent de sud-est lié à la remontée de la tempête tropicale Lidia sur la Basse-Californie au Mexique. Cet épisode caniculaire est remonté plus au nord, touchant les villes de Redding où il a fait 44,4°C et Red Bluff avec 45°C mais aussi l'Oregon avec 40°C relevé à Medford.

Nous partions à San Francisco il y a tout juste un an... Ville au climat effectivement très océanique, où il ne fait jamais chaud, à tel point qu'en arrivant dans notre chambre d'hôtel, nous nous sommes étonnés qu'il n'y ait pas de climatisation (un hôtel d'assez haut niveau pourtant..). La réceptionniste nous a dit que ce n'était pas nécessaire dans cette ville réputée plutôt pour sa fraîcheur permanente ! Eh bien, je plains les clients de cet hôtel qui s'y trouvaient ces jours derniers ! Déjà que hors période caniculaire, nous avions trouvé que les chambres en plein sud étaient invivables à cause de la chaleur d'autant plus que la fenêtre ne pouvait que s'entrebailler. Nous avions d'ailleurs demandé à changer pour une située au nord...

40° dans l'Oregon !! Un pays où il pleut tout le temps !! Mais justement pas quand il le faudrait. Quant à la Californie, c'est comme notre Côte d'Azur, c'est son lot estival annuel de souffrir d'immenses incendies. Jusqu'à Glacier National Park, où pourtant, il fait bien rarement chaud, qui a été la proie des flammes et de la chaleur torride.

Si on ajoute à tout ça la catastrophe à Houston au Texas (voir billet précédent), on se dit que les Américains ont eu un été bien difficile. Je suis triste pour eux, et pour ce pays que j'ai visité si souvent et que j'aime tant.

L'image d'illustration a été prise il y a un an. On voit que les touristes qui visitent le Golden Gate ne sont pas en bikini... Il ne faisait pas si chaud qu'aujourd'hui !

28 août 2017

Houston (ton univers impitoyable)

A la vue des images de l'ouragan qui a frappé le Texas, je me souviens... C'était en 2001, nous étions au Texas, le périple se terminait, et nous attendions à l'hôtel le lendemain pour prendre l'avion du retour en regardant tomber la pluie sur le parking attenant qui commençait à se remplir d'eau. On se dit que les Américains ne sont pas forts dans l'assainissement de traverse et dans l'évacuation des eaux pluviales. On commande deux pizzas par téléphone et on attend.

Comme le livreur tardait, on regarde la télé, et là..... Horreur ! Des autoroutes urbaines transformées en fleuves, des maisons dont n'émergeaient que les toits sur lequel les habitants était réfugiés, des gens hagards, des voitures qui disparaissaient sous les eaux... On comprend pourquoi le livreur était en retard !

Le lendemain matin, on apprend qu'il était tombé 70 centimètres d'eau pendant la nuit ! Effarant ! Notre hôtel n'était pas dans une zone inondée, mais nous avions une voiture à rendre au loueur, et un avion à prendre, sauf que l'aéroport était impraticable et injoignable... Coups de fil à Air France, aux amis qui avaient notre chien en garde, réservation d'une nuit supplémentaire à la réception de l'hôtel et... On attend que les choses s'améliorent, en visitant Houston, tandis qu'il passait encore des voitures ruisselantes d'eau sur des dépanneuses, et que le parking s'asséchait lentement.

D'accord, nous n'étions pas à plaindre, dans un hôtel confortable, avec un restaurant délicieux à proximité (*) alors que tant de gens n'avaient plus de maison ! Nous en avons profité pour visiter Houston, dont, à l'aller, nous n'avions vu que le Johnson Space Center (les plus anciens se souviennent de la salle de commande de la mission Apollo sur la lune, celle où les hommes y ont marché pour la première fois "ici la lune, à vous Houston", fascinant !), et avons bénéficié ainsi de 4 jours de vacances supplémentaires imprévus.

Mais tout de même, aux USA tout est grand, les parcs nationaux, les villes, les ouragans, les tornades (on se souvient du Magicien D'Oz et de ses premières images au Kansas), les températures (la Vallée de la Mort, record du monde de chaleur, 57°), sans oublier les tropical storms comme celui qui nous avions connu et qui vient encore de se produire.

J'ai piqué l'image d'illustration au Figaro, parce qu'à l'époque je n'avais pas d'APN, et que, de toutes façons, les images les plus étonnantes que j'avais vues étaient à la télé.

(*) Où nous dégustions d'inoubliables huîtres de Colombie Britannique ! Bien des années plus tard, nous en avons mangé à Vancouver, en Colombie Britannique justement, bien loin du Texas, mais, comme le souvenir amplifie tout, elles nous ont semblé moins bonnes !! 

14 août 2017

L'Assomption ?


C'est le 15 août, jour férié en France, même si certainement un grand nombre de ceux qui en profitent ignorent à qui ils doivent ce jour de congé.

De même que l'Ascension, la Toussaint et Noël, ces jours sont fériés en application de l’arrêté du 29 germinal de l’an X (19 avril 1802) découlant du Concordat et l’article 42 de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. La loi du 8 mars 1886 ajoute le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte. Ce n'est pas tout récent !

Mais la reconnaissance civile de l’Assomption est encore bien plus ancienne.

En 1637, le roi Louis XIII, sans héritier après vingt ans de mariage, demande à ses sujets de faire dans chaque paroisse le 15 août une procession afin d’avoir un fils. Lorsqu’il eut la certitude d’avoir un enfant, il décide, en signe de reconnaissance, de consacrer la France à la Vierge Marie : le 10 février 1638, il déclare prendre la Vierge comme protectrice et patronne du Royaume et demande que, chaque année, le jour de la fête de l’Assomption, on fasse dans chaque église mémoire de la consécration de la France à Marie à la grand-messe puis une procession solennelle après les vêpres. L’édit est enregistré par le Parlement.

Le 15 août était donc fête nationale depuis 1638 et le restera jusqu'en 1880 où ce sera le 14 juillet. 

Merci à la Conférence des Évêques de France pour ces rappels historiques intéressants surtout pour un pays qui n'a, n'est-ce pas monsieur Moscovici, pas la moindre racine chrétienne, mais dont les habitants apprécient quand même les jours fériés !

12 août 2017

A quoi voit-on qu'on est vieux ?

Suite à un long article de O1.net sur l'évolution du téléphone, un lecteur demande dans le numéro suivant, si les lettres accolées aux chiffres sur les anciens cadrans servaient à écrire des SMS..... C'est là qu'on voit qu'on se fait vieux !! Je me souviens de mon premier numéro de téléphone, à Paris, qui était FON 31.58 (pour Fontenoy, qui était le standard du quartier).

Mais il y a d'autres exemples, pris dans la vie quotidienne ordinaire.

On est vieux quand :

On continue à parler de "passage clouté" alors que les clous ont disparu depuis belle lurette, et que les gens qui ont toujours entendu parler de passage protégé, vous regardent d'un drôle d'air. Par contre, l'expression "être dans les clous" existe toujours, mais dès ma génération partie ailleurs, on ne saura plus d'où elle provient.

On dit, "ah zut, j'ai encore laissé mes lanternes"... Alors qu'on n'a jamais connu de lanternes sur sa voiture, et que ça fait belle lurette qu'on parle de feux de position.

On s'étonne de ne plus trouver de fils dans les haricots verts ni de cailloux dans les lentilles.

On a connu la télé noir et blanc, avec une seule chaîne, émettant à midi, et le soir à partir de 19h30, le tout entrecoupé de la fameuse mire, et on s'est émerveillé de voir arriver la couleur un beau jour. Et toujours à propos de la télé...

... On se vante auprès de ses enfants et petits enfants d'avoir vu en "de vrai" et en direct les premiers pas de l'homme sur la Lune en juillet 1969, à la télévision justement.



On raconte avec force détails comment s'est réellement passé Mai 68, normal, puisqu'on y était !

9 août 2017

Ouf, c'est fini !

J'avais entrepris il y a un an environ, de commencer une collection d'ouvrages concernant la spiritualité chrétienne. C'était une belle collection, proposée par Le Figaro, bien reliée, beau papier et belles illustrations, avec des textes remarquablement écrits. J'achetais toutes les semaines le numéro qui paraissait, et le lisais avec avidité. Jusqu'au trentième numéro (sur quarante), tout allait bien. Je les trouvais facilement chez mon marchand de journaux habituel et un beau jour.... Plus rien à faire, impossible d'acquérir les derniers numéros, la Maison de la Presse n'était plus livrée.

Je passe donc par Internet, sur le site du Figaro store, à la rubrique collection. Mais là, impossible de me créer un compte, message d'erreur. Je téléphone au service client où l'on me propose de commander le numéro qui manquait. Je le fais, et il m'est livré 3 semaines plus tard... Mais quid des autres, de ceux que j'avais manqué, de ceux à paraître ?

Retour sur le site du Figaro Store, nouvel essai de connexion, toujours impossible. J'envoie un mail, et reçois une réponse succincte et inefficace. Téléphone, on me propose à nouveau de m'envoyer un numéro manquant par la Poste. Mais là, erreur, on m'envoie un numéro que j'avais déjà.... Je retourne donc à la maison de la Presse, avec les intitulés des numéros manquants, leur titre, le numéro qui figure en bas à gauche qui est le numéro de série de la collection et leur demande de me les commander.

Et, petit à petit, ils sont tous arrivés, non sans peine, non sans efforts du marchand de journaux et de ses employés... Ça y est, j'ai mes 40 volumes mais...


  • On ne m'y reprendra plus à entreprendre ce genre de collection, d'où qu'elle provienne.
  • Un zéro pointé au site marchand du Figaro qui fonctionne si mal et dont le service client fait de grosses erreurs.
  • Un second zéro pointé au Figaro qui lance des collections mais est infoutu de livrer la marchandise régulièrement dès que l'on habite ailleurs que dans une métropole même si ce n'est qu'à 100 kms de Paris. 
  • Un grand merci à la Maison de la Presse locale qui s'est donné tant de mal pour me satisfaire.


L'image d'illustration qui représente la collection a été volontairement piquée sur la boutique du Figaro, vengeance puérile pour cette longue attente, alors que j'aurais aussi bien pu scanner la couverture de l'un de mes exemplaires... 

8 août 2017

Le plus bel endroit du monde ?


Je suis bien loin de connaître le monde entier (il m'aurait fallu plusieurs vies), mais j'ai eu la chance de voir, parfois plusieurs fois, des lieux magnifiques : le Grand Canyon, Yellowstone, le Perito Moreno en Argentine ou encore, plus près, la vallée de Chamonix. Toutefois, un des lieux les plus beaux que j'ai pu visiter ce sont les Rocheuses Canadiennes, en particulier la route entre Jasper et Banff. Cette route traverse le Parc National Jasper et c'est un émerveillement tout du long, on voudrait s'arrêter partout, regarder montagnes et glaciers longuement, tout prendre en photo pour en garder le souvenir le plus longtemps possible.

Toute cette région est splendide, la souriante ville de Jasper, l'élégante ville de Banff, les lacs Louise et Moraine, voilà bien un coin, entre l'Alberta et la Colombie Britannique voisine où l'on pourrait rester longtemps, rien qu'en admirant le paysage à longueur de journée.

Pour y aller, tout simple... On peut le faire en train avec Via, depuis Toronto, si on a du temps, parce qu'il faut plusieurs jours pendant lesquels on traverse lentement ce pays immense d'est en ouest. Sinon, on peut prendre l'avion jusqu'à Calgary, et louer une voiture pour rejoindre Jasper qui est à un peu moins de 500 kms, ou plus court, toujours depuis Calgary, arriver à Banff en voiture, après une centaine de kilomètres.

Sinon, que ce soit au départ de Jasper ou au départ de Banff, il y a tant de choses à voir, tant de perspectives à découvrir, tant de paysages fabuleux qu'on peut circuler entre les deux villes, et autour des deux villes sans se lasser. Ne surtout pas manquer la Promenade des Glaciers (Icefield Parkway) en faisant attention aux grizzlys qui s'y promènent aussi, le Glacier Athabasca, les lacs, les cascades, etc....

On peut toujours prolonger le plaisir en s'abonnant aux tweets de @pnjasper dans lesquels il y a toujours de fort belles photos.

7 août 2017

De la (dé)mesure en toutes choses

Là, c'est chambre de la suite Charlie Chaplin du Ritz

On parle beaucoup du palace parisien, le Royal Monceau, en ce moment, à cause de... qui vous savez qui y a élu domicile provisoirement. Hôtel 5 étoiles, il offre 149 chambres et suites, plusieurs restaurants, une piscine à débordement de 23 mètres, un cinéma de 100 places, un jardin terrasse, etc.... Voyons ça de plus près au niveau des tarifs, sachant que les prestations sont évidemment de très haut de gamme :

On commence à 780 euros pour une "simple" chambre de 35 mètres carrés quand même, pour arriver à la suite Royal Monceau de 300 mètres carrés pour la modique somme de 14.500 euros. Mais à ce prix, on a droit à une limousine qui vient vous chercher à l'aéroport quand même, sans parler de la salle de sport (à l'intérieur de la suite), de la salle à manger privée, et tutti quanti. Il y a aussi trois suites présidentielles, pour seulement 25.000 euros, elles font chacune 350 mètres carrés.

Voyons voir ailleurs, du côté de la place Vendôme (pratique pour ses emplettes de diamants et autres bijoux, c'est juste à côté..) :

Au Ritz, on offre (façon de parler), une chambre supérieure à 1000 euros pour 35 mètres carrés et la chambre Grand Deluxe, de 55 mètres carrés, n'est qu'à 1400 euros. Voyons voir les suites, parce que là, quand même, même si les photos sont alléchantes, c'est un peu petit... La plus grande, la suite Deluxe, de 90 mètres carrés : 2800 euros, c'est donné ! Mais il y a beaucoup mieux : par exemple, la suite Coco Chanel, 188 mètres carrés, à partir de 18.000 euros, ou encore mieux, la suite impériale, 218 mètres carrés, dans le même ordre d'idée de prix.

Quand on n'est ni joueur de foot, ni star internationale, ni émir du pétrole, on a du mal à imaginer ce genre d'endroit où, bien évidemment, on ne mettra jamais le bout de l'orteil. 

5 août 2017

Des chiffres... Étonnants

D'après le magazine Auto Moto d'août 2017, il y a en Chine 200 millions de scooters électriques. Il s'en vend 30 millions par an ! C'est vrai que ce n'est pas cher, entre 300 et 600 euros... Reste à savoir si, pour un Chinois lambda, c'est onéreux ou pas, mais pour nous, un scooter électrique à 500 euros, c'est donné... J'en veux un ! Moi qui toute ma jeunesse ai rêvé d'une Vespa !! Mais s'il faut aller le chercher là-bas, avec droits de douane et frais de transport, ça devient tout de suite moins intéressant.

D'après Sciences et Avenir, actuellement, 85% des photos prises dans le monde le sont avec un smartphone (c'était 50% il y a six ans). Sachant qu'il y a eu 1200 milliards de photos prises cette année.... C'est vertigineux ! Il est vrai que, sur les routes du Tour de France comme dans chaque endroit touristique, on ne voit que des smartphones brandis par tous ou presque, et, effectivement, les appareils photo plus traditionnels sont plus rares. Sans doute, dans leurs modèles Reflex, restent-ils préférés des professionnels ? Bien que les capteurs et la technicité des smartphones s'améliorent de jour en jour.

D'après le journal Le Monde, en juin 2017, Facebook a dépassé les 2 milliards d'utilisateurs ! Un chiffre astronomique, comparé à la population mondiale, évaluée à 7,4 milliards de personnes. En France, il y a 33 millions d'utilisateurs (la moitié seulement sur Twitter). Des détails ? Likes distribués chaque minute : 1,8 million. Photos ajoutées chaque jour : 350 millions (Photos présentes sur Facebook : 240 milliards). Données échangées chaque minute : 350 gigaoctets.... Ben, faut des serveurs solides !! En plus, les pannes sont exceptionnelles (*), je le sais bien moi qui joue sur Facebook tous les jours.

Ces chiffres sont vertigineux, non ? Et encore, j'vous cause pas du salaire de Neymar !!!

(*) Tiens, la SNCF devrait faire appel à monsieur Zuckenberg.... Mais elle n'aurait pas les moyens de le payer !!!

1 août 2017

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres...

... A dit le poète Mallarmé en 1865. La chair n'est pas forcément triste, mais par contre, j'ai lu tous les livres, et ça, c'est une catastrophe ! Être en panne de bouquin au mois d'août, c'est comme manquer de cigarettes un dimanche soir quand tout est fermé, c'est proprement insupportable !!!

Les médiathèques locales sont en vacances à tour de rôle, ce qui est bien normal, mais rend l'approvisionnement aussi difficile que la course (et la queue..) à la baguette de pain au mois d'août.

Et des livres, j'en ai plein la maison : mes bibliothèques sont bondées, les étagères croulent sous les volumes, et... J'ai lu tous les livres ! Quelle solution ?

Aller en acheter ? Certes, mais comme je suis incapable de jeter un livre, c'est comme jeter du pain pour moi, même les livres de poche que je sais ne jamais relire, la maison va déborder si je ne me modère pas et ne réduise les achats à une dizaine de volumes par an environ (enfin... dans le meilleur des cas, et sauf si je traîne du côté de la FNAC, de Gibert ou de La Procure..).

Donc, on se replie sur ce que l'on a déjà, et on relit les ouvrages qu'on aime à relire, ou ceux dont on avait oublié l'existence, ou encore ces "beaux" livres bien lourds et bien illustrés qui n'ont pas vocation à être des livres de chevet.

Et justement, en cherchant, en triant, en classant, on retrouve des ouvrages qu'on ne savait même plus qu'on les avait ! Sur des sujets passionnants, bien entendu, puisqu'on les avait achetés pour ça, et voilà la table de nuit qui voit sa pile s'élever, et, comme en rangeant mieux, ça a fait de la place, on va pouvoir..... Racheter de nouveaux bouquins !!


Merci à Isabelle Planté pour la jolie image d'illustration.

23 juil. 2017

C'est fini !


Eh oui, le Tour de France est arrivé, la grande promenade(*) de l'été est terminée ! Fini les paysages magnifiques qui donnent envie d'y aller faire un séjour, fini les angoisses devant les risques pris par les coureurs, fini l'enthousiasme palpable des gagnants, fini les efforts surhumains dans d'épouvantables côtes, fini cette parenthèse estivale tant attendue et qui passe si vite...

Merci messieurs et bravo, quel effort ! Quelle performance ! Quels moments extraordinaires vous nous avez fait vivre ! Merci aux deux jeunes français si prometteurs et si sympathiques, leur joie de gagner est communicative, bravo à monsieur Froome dont l'épouse est bien jolie, vivement l'année prochaine ! On a tellement hâte de vous revoir, de vibrer à vos exploits, d'avoir peur pour vous dans les descentes vertigineuses, et de découvrir de nouveaux paysages...




(*) Enfin, pour le téléspectateur avachi dans son canapé, peut-être moins pour les coureurs !

20 juil. 2017

Feux de forêt

Quelle horreur de voir ces hectares de bois et de landes partir en fumée, et ces maisons qui s'embrasent ou que les flammes lèchent de si près ! Quelle angoisse pour les riverains, voir partir en quelques minutes ce qu'on a mis toute une vie à rassembler... Jamais au grand jamais je ne pourrais habiter dans ces zones à hauts risques comme la Provence ou la Côte d'Azur, je vivrais dans l'angoisse permanente, surtout avec la peur irraisonnée du feu que j'ai déjà.

Je me souviens de vacances il y a longtemps au Rayol, dans le massif des Maures, où j'observais déjà les collines toutes piquetées de maisons, fort belles pour la plupart, mais avec une telle densité qu'il était impossible de trouver un "chemin rural" ou similaire pour lâcher le chien.

En fait, tout le monde veut habiter là-bas, il y fait quasiment toujours beau, il y a pléthore de médecins et autres paramédicaux, alors que dans certaines campagnes, il faut de longs délais pour en trouver un disponible, il y a la mer pas loin, des commerces à profusion, on comprend que bon nombre de gens, et pas seulement des retraités, ne rêvent que d'habiter dans ce sud-est du pays.

Et pourtant... Il y fait chaud, trop chaud, il y a du monde partout, des voitures partout, des bouchons partout, et certains endroits sont tellement urbanisés qu'il est difficile d'avoir quelques kilomètres de nature à disposition. Quand on voit certaines plages en saison, on a envie de fuir très loin ! Avec évidemment, un fort risque d'incendie, plus important que dans certaines régions plus septentrionales du pays avec des causes diverses : sècheresse, fort vent, essences très combustibles, imprudences (*) et malveillance.

D'accord, ce n'est plus tout à fait la Côte d'Azur, c'est à Carro, non loin de Marseille, mais c'était début juin.... Alors au mois d'août, on imagine... 

Que faire ? Planter des séquoïas ? Ces arbres, dont les troncs, gorgés de tanin, sont incombustibles (**), mais ils poussent bien moins vite que des résineux, et peut-être auraient-ils trop chaud là-bas ? Intensifier la culture de la vigne qui est un excellent coupe-feu, puisque les ceps ne brûlent pas (***) mais pour l'ombre, c'est pas terrible. Juguler l'urbanisation galopante ? Mais il y a tant d'intérêts financiers en jeu, comme pour les inondations qui sévissent aussi dans ces régions et font de gros dégâts depuis qu'on autorise à construire n'importe où.

Quoiqu'il en soit, on imagine aisément l'angoisse et le choc psychologique de gens qui voient les flammes traverser leur jardin et encercler leur maison et si, cette fois, il n'y a pas eu de victimes humaines, et des dégâts minimes sur les habitations, on doit sans cesse penser qu'il va y avoir une autre fois, l'été n'est pas fini.....

(*) Bien sûr on pense tout de suite aux mégots des fumeurs inconscients, aux barbecues non maîtrisés, mais que dire d'un agriculteur qui faisait brûler de vieux pneus après les avoir adossés à un arbre en lisière d'un bois ? D'accord, c'était au nord de la Loire, pas dans le Midi, mais tout de même..... 

(**) Ceci nous avait été clairement expliqué du côté de Mariposa, en Californie, là où vivent les séquoias géants. Mais par contre, pour que leurs graines germent, il faut que la forêt brûle autour d'eux. Voyant que de nouveaux arbres ne poussaient plus, les rangers du parc national ont du organiser des feux contrôlés pour leur permettre d'éclore, ce qu'elles ne pouvaient plus faire quand la surveillance stoppait tout départ de feu..

(***) Je ne le savais pas, je l'ai appris en lisant des reportages justement sur les feux de forêt de la Côte d'Azur.

19 juil. 2017

Tupperware, Stanhome et compagnie


Ah les réunions Tupperware d'antan ! On était invité chez une voisine ou une copine, avec d'autres voisines et copines, on s'installait dans le salon. Une dame était là, entourée de boîtes en plastique et autres objets tout à fait indispensables, dont elle nous vantait les qualités et les utilisations multiples. On buvait du thé ou du jus de fruits, avec des petits gâteaux que l'hôtesse avait confectionnés, elle recevait un cadeau, et les invités passaient commande pour plusieurs de ces séduisants objets. Ça avait un côté désuet, déjà obsolète comme système de vente, alors que les supermarchés regorgeaient de choses semblables, mais c'était sympa. J'étais persuadée que ça n'existait plus à l'époque du e-commerce.... Et je me trompais lourdement !

En effet, le chiffre d'affaire de ce type de vente a progressé de 3,5% l'an dernier, culminant à 4,5 milliards d'Euros d'après un article du Figaro Economie du 16 juillet qui ajoute que la vente à domicile affiche un "étonnant dynamisme" à tel point que d'autres enseignes veulent s'y mettre comme Bonduelle et Seb tant le concept est prometteur.

En tête Thermomix (326 millions d'euros de chiffre d'affaire), qui pourtant vend des produits à plus de 1000 euros, mais ajoute des services comme des aides personnalisées à l'utilisation du robot de cuisine ou des fiches pratiques gratuites, ou des conseillers toujours disponibles. Ensuite, on trouve Stanhome (235 millions d'euros de chiffre d'affaire) et ses produits ménagers. J'ai des souvenirs de presque cinquante ans du nettoyeur-dégraisseur qui était remarquable, et du parfum de rose pour le linge que je n'ai jamais retrouvé ailleurs... En troisième position, on trouve Tupperware (225 millions de chiffre d'affaire) et ses boîtes aussi solides qu'indispensables ! Seul problème, elles sont tellement solides et de bonne qualité que j'ai toujours les mêmes depuis plus de trente ans et qu'elles n'ont pas besoin d'être changées, ce qui n'est peut-être pas excellent pour le commerce si ça l'est pour le consommateur !

Le seul problème avec ce genre de vente c'est qu'il faut connaître quelqu'un qui connaît quelqu'un qui organise ce genre de réunion, et on le trouve où quand on n'a pas ça dans ses relations ? OK, on va sur le site internet, et on voit les animatrices les plus proches de chez soi avec leurs coordonnées, donc on peut les joindre mais... Si on ne veut pas organiser soi-même une réunion, on fait comment ? On attend qu'on vous invite ?

De toutes façons, je n'ai pas besoin perso de robot de cuisine, ni de boîtes, ni de produits d'entretien, mais ce n'est pas le cas de tout le monde, puisque tout ça a tant de succès !

8 juil. 2017

Le canal Saint Martin


Quand on est gare de l'Est et qu'on a quelques heures à passer dans le quartier, on peut aller rendre visite au canal Saint Martin, entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes. Bel endroit, qui a énormément changé depuis un demi-siècle, bordé maintenant de fort beaux immeubles dont les appartements ne doivent pas être donnés. Il a toujours ses ponts pittoresques, ses écluses, ses plans d'eau, et ce côté bucolique un peu étrange dans un endroit plutôt agité. En tous cas, c'est une jolie promenade !

En regagnant la gare de l'Est, il ne faut pas manquer de traverser le square Villemin avec son fouillis de fleurs et de plantes, son kiosque et ses nounous qui y promènent les petits enfants. Avec une pensée pour Ibrahim, le si gentil et si serviable gardien du square, avec lequel j'ai longuement discuté (abrité par le kiosque) pendant une averse.




Pas question de le manquer celui-là !

Le square Villemin

7 juil. 2017

Tiens, tiens.....

Alors que depuis quelques 30 années que je suis devant un ordinateur pendant de longues heures, j'entends toujours dire que les "vieux" n'y comprennent rien et sont technophobes, alors que les jeunes, voire les très jeunes, eux, sont parfaitement à l'aise avec cet outil, et regardent de haut leurs parents ou pire, leurs grands parents qui pataugent. J'entendais ça dans les années 90, je l'entends toujours... Alors que les jeunes de l'époque sont à leur tour devenus parents, ce qui voudrait dire que ce qu'ils pigeaient vite dans leur prime jeunesse leur devient totalement étranger et incompréhensible en vieillissant ?

Et là, un sondage médiamétrie me conforte : 82% des utilisateurs du Web et des réseaux sociaux ont plus de 50 ans ! J'ai effectivement pu constater que mes copines de Facebook, celles avec lesquelles je joue avec ardeur et enthousiasme, sont mamies pour la plupart, et ont entre 50 et 75 ans dans la grande majorité, comme celles dont je vois les photos sur ce même réseau social, alors qu'il y a bien peu de "jeunes". Elles ne semblent pas avoir de problèmes particuliers avec leur ordinateur, hormis quelques soucis windowsiens, mais qui n'en a jamais eu ?

Bien sûr qu'il existe des outils plus adaptés aux seniors, des téléphones à grosses touches ou icônes pour les malvoyants, des tablettes ultra-simples pour les réfractaires, oui, il y en a quand même, mais peut-être pas plus que chez les moins vieux, le commerce est prêt à tout pour draguer cet important marché, mais si le senior n'a pas de problèmes de vue, un Mac va aussi bien question simplicité et fiabilité !

Donc, encore une rumeur qui remonte à l'origine de l'informatique dans les foyers. Il y a des plus de 60 ans qui savent, et des moins de 30 ans qui n'y connaissent rien. Il y a ceux que ça passionne et ceux que ça indiffère. Il y a ceux qui subissent et ceux qui sont curieux de tout, pas sûre que l'âge fasse grand chose dans l'histoire !

Je suis toujours amusée quand j'entends un jeune né en 1998, par exemple, me dire d'un air légèrement supérieur : "Qu'est-ce que vous pouvez comprendre à Internet vous les.... (là, il y a souvent une légère hésitation, un vieux restant de politesse sans doute ?), vous n'êtes pas nés avec comme nous !", auquel je réponds qu'il n'était pas né quand j'utilisais déjà Internet ! Et là, sa bouche s'arrondit de stupéfaction, Internet existait déjà ?? Ohhhhhhh !!!

6 juil. 2017

Comment ose-t-on ?

A l'heure où les notables de la République inaugurent en grande pompe le nouveau TGV qui relie Paris à Bordeaux en deux heures, comment ose-t-on faire voyager le vulgum pecus dans d'aussi mauvaises conditions dans les TER et autres Intercités ? Le tiers des usagers voyagent debout, accrochés où ils peuvent, la totalité s'il s'agit des gens qui prennent le train à Mantes-la-Jolie puisqu'il est déjà plein à la gare précédente. Les voitures sont surchauffées en été sans la moindre ventilation (non, on ne parle même pas de climatisation, ça doit être un gros mot), et sans possibilité d'ouvrir les fenêtres. Les toilettes sont inaccessibles puisqu'elles ne peuvent être ouvertes que par le contrôleur, lequel se garde bien de passer, d'ailleurs, il ne le pourrait pas, les espaces entre les sièges sont pris par les gens debout et par les valises... Parce que bien entendu, quand on prend le train, on ne DOIT pas avoir de bagages, c'est totalement incongru, pas d'espace au-dessus des sièges pour poser autre chose qu'une écharpe, et un casier à l'entrée de la voiture qui peut héberger deux petites valises. Et c'est dans ces conditions que l'on peut aller de Paris à Rouen, en deux heures si tout va bien, c'est à dire quasiment comme dans la première moitié du... XIXe siècle !

Si tout va bien, parce que les trains en retard (initialement prévu... deux mots bien connus des usagers de la SNCF), les grèves de certains personnels mécontents, les accidents de caténaire et autres travaux font que si l'on a pu partir, on ignore quand on va pouvoir arriver.

Et l'on s'étonne que les gens prennent leur voiture ! Pas de voiture dans Paris disent les écolos, pas de pollution, ne prenez pas l'autoroute pour partir en vacances ou tout simplement pour aller travailler, prenez les transports en commun, le métro, le train, ça ne manque pas.... Ah bon ? Eh bien Messieurs qu'on nomme Grands, montrez l'exemple, montez dans nos somptueux TER, essayez la ligne 13 du métro de Paris, à certaines heures, c'est édifiant, pointez vous dans une grande gare parisienne (mais c'est pareil dans d'autres grandes villes) entre 17 et 19h et attendez votre train, retardé par on ne sait plus quelle raison, debout dans la cohue puisqu'il n'y a jamais assez de sièges, quittez vos voitures de fonction avec chauffeur, vos TGVs privatisés, vous allez faire de très intéressantes découvertes sur la vie quotidienne de ceux et celles que vous gouvernez auxquels vous prodiguez vos excellents conseils ! 

2 juil. 2017

Grand ménage d'été

Quand on habite depuis plus de 30 ans dans la même maison, on accumule une quantité de choses invraisemblables, variables en fonction des activités et des hobbies, mais toujours fort envahissantes, à plus forte raison si la maison est grande et qu'on peut toujours y caser quelque chose de plus.

On accumule les livres, lesquels débordent des bibliothèques et des étagères, et s'empilent sur toutes les surfaces disponibles. Les médiathèques locales n'en veulent pas forcément, surtout s'il s'agit de livres de poche ou de volumes édités par France-Loisirs (*) et jeter un livre... Ah non, c'est moralement impossible, c'est comme le pain, on peut pas !

On accumule les parutions sociales, juridiques, scientifiques ou historiques selon les sources d'intérêt des habitant, se retrouvant là aussi avec des empilements de dossiers, de papiers, de revues, de classeurs, qu'une étude notariale tenue par un vieux notaire en expose moins. Faut trier paquet par paquet et faire plusieurs voyages vers la décheterie parce que la poubelle papier serait trop vite pleine et deviendrait intransportable. Mais faut surtout s'y mettre....

Mais aussi...

On garde dans les armoires du linge de maison hérité des aïeux ou acheté pour certaines circonstances, qui jaunît lentement, n'est jamais utilisé, se froisse parce qu'entassé, dont plus personne ne veut. Quelle jeune femme souhaite repasser en empeser une nappe damassée, utiliser des torchons à carreaux, ou des draps de bain aux couleurs improbables ?

On garde de la vaisselle qui ne sert plus, on oublie d'ailleurs qu'on avait des petites cuillères à café en argent de l'héritage de la grand tante, qui sont toutes ternies, on se demande pourquoi on a eu un jour besoin de tant de verres qui sont, aux hasards de l'utilisation et de la casse, plus ou moins dépareillés. On retrouve des cadeaux de mariage qui n'ont jamais servi et sont totalement démodés.

Mais encore...

On conserve un tel stock de valises, achetés un peu partout au fur et à mesure des besoins, que l'on pourrait, en les remplissant, faire une croisière d'un an à bord du Queen Elisabeth (**), sans oublier les sacs, pochettes, sacs à dos, et autre matériel de voyage tellement nombreux qu'on pourrait partir à 12 sans avoir à acheter de quoi transporter les impedimenta de chacun.

On conserve pieusement tous les téléphones mobiles depuis 20 ans, qui ne serviront plus jamais, sans oublier les ordinateurs hors d'âge qui ne s'allumeront plus, et tous autres gadgets électroniques, fax, photocopieurs, baladeurs, APN (***), qui s'empoussièrent puisqu'ils ne sont plus jamais utilisés ou ne fonctionnent plus.

Si on était courageux, on pourrait faire... Plusieurs foires à tout !


(*) Pour de sombres raisons d'ISBN que je n'ai pas tout compris... 
(**) On manquerait tout de même de robes du soir à mettre dedans !
(***) Le tout avec chargeurs, câbles, disquettes, CD d'installation, etc...

30 juin 2017

Spam, spam et re-spam

Il y a des organismes qui, dès qu'on a affaire à eux, vous inondent de mails (et même de courriers papier). Par exemple, vous utilisez le Drive de Carrefour, en faisant vos courses sur Internet, et en choisissant d'aller les récupérer au magasin, pour éviter de transborder packs d'eau ou de lait du rayon au caddie, du caddie à la caisse, de la caisse à la voiture, etc... Là, un gentil monsieur fait le boulot pour vous, et il ne reste plus qu'à les ranger à la maison.

Mais voilà, pas plutôt la commande passée et payée, on reçoit un premier mail pour vous dire merci et vous donner votre numéro de commande, puis un second pour demander si on n'a rien oublié, puis un troisième pour vous rappeler d'aller chercher vos courses à la date et à l'heure choisie. Et c'est pas tout... Quand on aura récupéré les dites courses, on recevra encore une volée de mails pour demander si on est content, si on veut bien répondre au questionnaire qualité, quand on va revenir, parce que, si on traîne un peu, ça recommence avec des offres promotionnelles, et autres relances...

Carrefour n'est pas le seul ! Tripadvisor n'est pas mal non plus dans le genre : votre avis a été publié, suivi de "avez-vous un avis sur tel ou tel truc proche ?", suivi de "x visiteurs ont lu vos commentaires, bravo, encore quelques uns et vous aurez le badge machin bidule".... Et j'en passe.

Même Renault spamme, enfin, surtout par courrier papier d'ailleurs. Dès que vous avez acheté une voiture, ça démarre (la voiture aussi, heureusement..), avec les promotions, les offres de ceci, de cela, l'ouverture d'un espace personnel (avec mot de passe qu'il faut encore se creuser la tête pour le trouver et s'en souvenir ensuite) dont on n'a que faire, les offres de crédit, etc...

Tout ceci en prenant bien garde de ne pas cocher la case "recevoir la newsletter ou les offres partenaires", sinon, ce serait l'inondation garantie !

Donc, il faut avoir plusieurs adresses mail, c'est évident. Une principale, qui servira pour les choses importantes, et qu'on ne donnera jamais aux organismes commerciaux. Et d'autres qui ne serviront qu'à récupérer tous ces messages sans grand intérêt et qui seront consultées bien moins souvent.

Mais cette facilité d'envoyer des courriers d'un seul clic automatisé par des robots rend cette avalanche inéluctable, hélas !

27 juin 2017

Internet, c'est magique !

En train de lire un ouvrage sur les divas du XXe siècle, j'ai remarqué qu'à la fin de chaque biographie, il y avait quelques lignes indiquant les airs lyriques les plus emblématiques de ces artistes disparues pour beaucoup actuellement. Comment entendre leur voix, qui a fait se pâmer tant d'admirateurs en leur temps ?

Certes, parmi les plus récentes, pour La Callas, Jessy Norman, ou Teresa Berganza, il est facile de retrouver des enregistrements d'excellente qualité sonore, pour leur aînées, c'est plus difficile. Mais il y a Youtube !

Il suffit alors de taper sur Google Geraldine Ferrar habanera carmen, ou Amelita Galli-Curci valse de Juliette Gounod pour les entendre. Bien sûr, ces enregistrements datent du début du XXe siècle, et ça crachote un peu, mais au moins, on peut les écouter, les imaginer sur scène, au Met ou à la Scala, alors qu'elles sont parties au paradis de l'Opéra depuis cinquante ans.

Ah quel dommage que l'invention du phonographe soit si récente, à l'aune de l'Histoire, et qu'on ne saura jamais quelle voix avaient Louis XIV ou Jésus ! Mais quel miracle aussi que, devant un simple clavier, on puisse ainsi puiser dans la mémoire collective sans cesse alimentée et enrichie, sans sortir de chez soi, bien calé sur sa chaise !

J'ai beau passer une grande partie de ma vie sur Internet, et ceci depuis près de 20 ans, ça m'émerveille toujours autant. 

25 juin 2017

Canicule

Les gorges du Rio Grande (Texas)

Et revoilà la canicule, le moment où on est liquéfié, ou les habitants des villes souffrent, comme ceux qui travaillent dans des bureaux ou des ateliers avec plus de 30°, où l'on cherche le moindre souffle d'air frais, où on apprécie piscine et douches fraîches, où on est mieux dans son auto climatisée qu'à la maison ce qui fait qu'on circule lentement (*).

Problèmes de confort, mais aussi pour les plus jeunes ou les plus vieux, de santé, on n'oublie pas que c'est à partir de la canicule de 2003 qu'il a été rendu obligatoire la climatisation d'une pièce au moins dans les maisons de retraite, tant on avait perdu de vieux qui n'ont pas resisté !

La climatisation rend malade ? Mais bien sûr voyons, enfin, elle rend malade les français, mais pas les américains, curieux non ? Et pourtant dans certains coins, chez eux, sans clim, on a du mal à survivre.

Ces jours derniers, il faisait 118° F à Phoenix, en Arizona, ce qui donne 47,7 en Celsius, et on attendait 48,9°... Le record absolu dans cette ville étant de 50° le 26 juin 1990.

Mais même si on est au frais, si la clim est efficace, il y a un inconvénient majeur à ces températures, qu'on ne soupçonne pas, c'est que ça gêne, voire ça empêche, les avions de décoller. En effet, un avion moyen courrier n'est pas conçu pour décoller si l'air n'est pas assez porteur, et quand il fait très chaud, c'est le cas. Seuls les gros avions sont prévus pour décoller jusqu'à 53°. Le résultat est que l'aéroport de Phoenix, Sky Harbor, a du annuler un certain nombre de vols intérieurs pour des raisons de sécurité.

C'est vrai qu'il ne fait pas froid en Arizona, et d'ailleurs dans tout le sud des États-Unis. C'est à Houston, Texas, en Avril pourtant, qu'en sortant de l'aéroport, climatisé, 40° humides nous sont tombés sur les épaules ! Et c'est aussi au Texas, dans les gorges du Rio Grande, que j'ai du rebrousser chemin et me réfugier dans la voiture climatisée tant la chaleur m'accablait.

Notre Normandie océanique et tempérée a la chance de ne subir ces chaleurs épouvantables que quelques jours par an, et pas tous les ans, donc, soit on reste chez soi, soit on part dans l'hémisphère sud de juin à août ! De préférence à Capetown où le climat est agréable toute l'année.



(*) Excellent pour la pollution en plus, même si toute clim doit accentuer le réchauffement général

23 juin 2017

A bicyclette !

Il paraît qu'il s'est créé un collectif de cyclistes pour défendre les droits des vélos en ville et sur la route, parce que ceux-ci sont malmenés, en danger, incompris, etc... Et que la route est à tout le monde, Môssieur, et pas seulement à ces salauds de flemmards et de pollueurs d'automobilistes.

La route est à tout le monde ? Ce n'est pas du tout l'impression que l'on a quand on circule en voiture (eh oui, parce que les vieux et les invalides, ça ne doit pas exister) sur les routes de campagne, et que l'on reste derrière un peloton de cyclistes qui zigzaguent entre ligne blanche et bas-côté, en discutant ce qui leur fait faire de larges écarts à gauche interdisant tout dépassement. Sans doute que la mémé qui va acheter son pain, le plombier qui se rend à son chantier, l'employé qui va prendre son train pour aller au boulot ont tout leur temps, ils n'avaient qu'à partir plus tôt, ou y aller en vélo, ils peuvent attendre qu'on ait fini notre virée quand même !

La route est à tout le monde ? Ce n'est pas du tout l'impression que l'on a quand on part le matin au travail, en hiver, que la lumière est faible, et qu'on ne voit le cycliste que quand on arrive tout près de lui, parce, dites, un éclairage sur un vélo, pfff, ça fait ringard, ça fait plouc, c'est démodé, vous n'avez qu'à faire attention et à rouler moins vite que diable ! Ah vous n'étiez qu'à trente à l'heure, eh bien moi, j'ai du mal à les atteindre alors...

La route est à tout le monde ? Alors pourquoi les règlements ne sont-ils pas les mêmes pour tout le monde ? Pourquoi les cyclistes ont le droit de tourner à droite au feu rouge et pas les autos ? Ah, c'est quand il n'y a pas de flic, ah oui, je comprends, mais si un véhicule à moteur arrive ? Eh bien, c'est lui qui aura tort, renverser un cycliste est toujours de la faute de celui qui renverse, même si...

Alors, avant de hurler dans les rues qu'on ne les comprend pas, qu'on leur en veut, qu'on les met en danger, encore faudrait-il que les cyclistes soient eux-mêmes un peu plus altruistes et responsables dans leur utilisation de la route (qui est à tout le monde, comme tout le monde sait), mais est-ce le cas ? J'en doute fort !

Faut pas généraliser et raison garder. Des cyclistes partageurs de la chaussée, et des automobilistes inconscients (sans oublier les piétons qui marchent les yeux fixés sur leur smartphone), il y en a ! Sisisi

22 juin 2017

De la musique avant toutes choses

Un jour, dans un parking souterrain parisien, il était diffusé de la musique classique, c'était très agréable. On m'a expliqué que c'était pour faire fuir les voyous qui détestaient ça... Ah bon, je ne dois pas être un voyou, parce que je trouvais ça bien plus plaisant que la musique des super marchés qui donne plutôt envie de faire ses courses en vitesse pour être plus vite sorti.

Il y a pas mal d'années, j'avais remarqué que la gare ferroviaire de Penn Station à New-York diffusait aussi de la musique classique. J'avais apprécié, sans poser de question, peut-être était-ce pour la même raison ?

Et là, 15 ans après, j'apprend qu'une gare à Rennes en faisait autant, avec le même prétexte que celui du parking, ça fait fuir les voyous !!!

Je me demande bien pourquoi les délinquants font une telle allergie à la musique classique au point que ça les fasse fuir... Que ce soit pour eux une souffrance si intolérable qu'on utilise Mozart ou Berlioz comme répulsif... Moi, ce serait plutôt le rap qui me ferait fuir, mais c'est un problème de génération certainement !

Donc, en extrapolant, pour éviter les cambriolages, mettre les suites de Bach en boucle quand on s'absente ? Et diffuser la Flûte Enchantée par haut-parleur dans les quartiers à risque ? Ou dans le RER passé une certaine heure ?

Est-ce que des experts en musicologie ont fait des études sur le comportement des humains à l'écoute de certaines musiques ? Sans doute, puisqu'on observe une mise en pratique dans certains lieux publics. Disons que ça doit aussi dépendre du style de musique, parce que si on me balance du Boulez ou du Messiaen dans la gare St Lazare, je sors immédiatement ! Avec Alban Berg ou Schoenberg aussi d'ailleurs...

Avec tout ça, je n'ai toujours pas visité la Philharmonie de Paris, qui est, à ce que j'en sais, une salle fabuleuse. Faudra y remédier, les concerts semblent vraiment très alléchants.