6 déc. 2007

De la colorisation des statues



Dans un billet précédent, je parlais de coloriser des statues... eh bien, c'est pas rien !! Surtout quand on ne connaît rien au logiciel qu'on utilise, et qu'on en apprend les possibilités au fur et à mesure des besoins !

Donc, on part d'une statue (ici Sainte Monique, dans l'église Saint Augustin à Paris). Le premier travail, et ce n'est ni le plus facile, ni le plus rapide, consiste à détourer la statue. Là, il y a un outil pour ça, mais s'il permet de dégrossir le travail, il faut ensuite utiliser des gommes de plus en plus fines pour ôter un à un les pixels génants, et les yeux souffrent... malgré la qualité des écrans actuels. Une fois ce travail fastidieux effectué, il faut déterminer dans les plis des vêtements quelles en sont les différentes parties, et trouver la couleur qui correspondrait le mieux à ce qu'a du être celle des habits de cette sainte femme. Comme elle vivait au IVe siècle, on sait qu'elle n'avait pas énormément de teintures disponibles, mais que le pourpre existait, donc, son manteau sera dans les rouges. Et dans cet exemple, c'est simple, parce qu'il n'y a qu'un manteau, et une robe en dessous....

Objectif : mettre de la couleur, mais aussi, conserver la fluidité des plis du tissu, les nuances en fonction, justement de ces plis, sans que la couleur ne déborde partout, avec comme une usure, un vieillissement, même si cette statue là n'est pas très ancienne... donc, on peut utiliser l'outil de remplissage (le pot de peinture), mais avec l'option "superposer", qui permettra d'avoir une variation de l'intensité de la couleur avec les ombres, conservant ainsi le relief des plis. Sauf, que parfois, la couleur dépasse les limites, donc, dans ce cas, l'aérographe, avec aussi l'option "superposer" prendra le relais, avec une ouverture plus ou moins large selon l'endroit à "peindre", avec la main légère sur la souris, parce que plus on vaporise au même endroit, plus la couleur se ... superpose, évidemment ! Enfin, avec l'outil "doigt" que Gimp in french nomme "barbouillage", on peaufine le tout pour donner un certain flou, une certaine homogénéité à la couleur.

Donc, faut être calme et patient, avoir la main gauche sur le clavier pour un Ctrl-z salvateur, ne pas être ivre ou tremblotant sur la souris, avoir de bons yeux... et voilà comment on transforme une statue en marbre du... (je n'en sais rien, XIXe siècle ?) en statue en plâtre peinte et écaillée par le temps !

Et au passage, ça fait rudement apprendre le maniement de Gimp ! Comme quoi, la pratique(*), il n'y a que ça de vrai !!


(*)... ce qui n'est absolument pas une raison pour me refiler l'animation de l'atelier Gimp, hein.. je dis ça pour certains qui se reconnaîtront !!

3 commentaires:

olivier a dit…

Superbe ! Très beau travail. Elle est vraiment rès belle sainte monique.

Séverine a dit…

Je ne dis pas que tu pourrais assurer tout l'atelier Gimp mais au moins en assurer une partie ;-)))
Au fait ta sainte Monique me paraît une peu patriotique en bleu blanc rouge ;-)))

Anonyme a dit…

Je te reconnais bien « Théoliane », modifier l'image d'une pauvre Sainte pour apprendre Gimp, c'est pas bien ;-) mais fallait y penser tout de même.