22 août 2014

Mission impossible

Pearl's Peril où il est quand même possible d'avancer, mais il faut des semaines de patience.....

Les jeux sur Facebook reposent sur deux principes :
- Jouer avec des amis
- Payer pour avancer dans le jeu

Les deux étant évidemment liés, et pour le joueur et pour le concepteur. Le fait d'avoir besoin d'amis pour passer certains niveaux fait que le joueur va lancer des invitations et les amis ainsi recrutés augmenteront le nombre de joueurs et le nombre de gens susceptibles de débourser quelques euros pour pouvoir passer certains niveaux. Quelques euros par-ci, quelques euros par-là, avec, pour certains jeux, plus d'un million de joueurs, même s'il n'y en a que quelques uns qui payent, ça finit par faire des sommes rondelettes.

Peut-on jouer sans amis et sans payer ? Oui, mais on finira pas être bloqué d'une façon ou d'une autre. Concernant les amis, certains niveaux ne peuvent être passés qu'avec leur aide, et certains "ingrédients" ne peuvent être obtenus qu'en les leur demandant. Rares sont les jeux dans lesquels il suffit d'attendre un jour ou deux pour avancer, quand les amis ne répondent pas. Jouer sans sortir sa carte bleue ? Oui, c'est possible, mais là aussi jusqu'à un certain point. Certains jeux, comme Pearl's Peril permettent, en ayant la patience d'attendre plusieurs semaines, d'avoir rassemblé ce qu'il fallait pour rejoindre le niveau supérieur, d'autres, comme Super City imposent des requêtes impossibles, comme des défis durant 35 heures seulement, qui nécessitent 5 objets que l'on ne peut normalement obtenir qu'à raison d'un toutes les 10 heures, le calcul est vite fait, c'est mission impossible ! Et l'éditeur compte bien sur la frustration du joueur qui va se dire que 2 euros, ce n'est pas grand chose, et qu'il peut bien s'offrir ça... En oubliant que dans peu de temps, le processus insidieux recommencera !

Alors faut-il accepter de payer ? Oui, si l'on se place du point de vue commercial, en se disant que tout travail mérite salaire, et qu'il faut bien rétribuer les personnes qui programment et illustrent les jeux avec lesquels on passe de bons moments. Non, si l'on estime qu'il s'agit d'une arnaque, d'une manœuvre commerciale qui consiste à appâter les joueurs jusqu'au moment où ils seront tellement addicts qu'ils vont craquer.

Donc, si l'on refuse la spirale infernale du paiement, même de petites sommes à la fois, on abandonnera les jeux où l'appât du gain rend impossible toute progression, et on en cherchera d'autres (ça ne manque pas) auxquels on pourra jouer assez longtemps sans se retrouver dans une impasse.

Il y a d'autres impasses aussi, lesquelles sont rédhibitoires, parce que même en payant quelque chose, on n'avance plus. C'est le cas de jeux dont les premiers niveaux sont amusants à faire mais qui plus ou moins rapidement débouchent sur un palier que l'on a une chance sur 100 d'arriver à résoudre. Et comme on n'a pas forcément envie de se "prendre la tête" et de s'énerver (un jeu, ça doit rester amusant, ça ne doit pas exaspérer, ce n'est pas le but), on finit par arrêter et passer à autre chose.

Pas facile d'être éditeur de jeu, un jeu réussi, c'est un savant dosage entre la difficulté, (trop facile ce n'est pas amusant, trop difficile ça décourage et on abandonne), et les possibilités d'avancement dans les niveaux pour lesquels il faut soit donner de l'argent, soit prendre du temps (en comptant sur l'impatience du joueur pour augmenter son chiffre d'affaire, sans perdre des joueurs qui se refusent à payer).

Les éditeurs comme Playkots, Wooga et autre King ne m'ont sans doute pas attendue pour évaluer tous ces paramètres afin de gérer au mieux leur entreprise !!

2 commentaires:

SM a dit…

Hé oui, c'est ainsi pour tous les jeux sur Smartphone aussi. Je ne suis pas adepte de ces petits jeux, sauf pour "Les Simpson Springfield" (sorte de petit Sim City dans l'univers des Simpson), étant un grand fan de la série animée américaine.

Oh, en prenant son temps, on peut jouer sans dépenser le moindre centime, je le fais très bien.

Sauf que, pour profiter au maximum de toutes les potentialités du jeu, il faut acquérir des choses qui ne sont pas payables en dollars virtuels du jeu mais en donuts (la nourriture préférée d'Homer Simpson). Et les donuts, hé bien on n'en reçoit pas beaucoup. Alors il faut, pour ceux qui veulent vraiment profiter des options, les acheter. Et les donuts, hé bien il faut deux euros pour en avoir ridiculement douze. Et si on en veut suffisamment, du genre la "cargaison de 2 400 donuts" proposée, c'est carrément 90 euros !

A ce niveau-là, c'est du vol. Mais bon, en ignorant ces sirènes, on peut jouer tranquillement et gratuitement.

Hélène a dit…

Tiens tiens tiens.... Il n'y a pas que moi qui fait des comptes d'apothicaire pour utiliser au mieux mes billets (c'est pas des donuts, mais c'est le même principe) et ne surtout pas avoir à en acheter ! Heureusement aussi que j'ai une cargaison d'amies aussi joueuses que moi, ça aide bien :)