30 avr. 2018

Gaspillages

On nous serine à longueur de journée qu'il faut faire attention à l'environnement, qu'il ne faut pas gaspiller, qu'il faut "protéger la planète", mais hélas, si tout ça part d'une intention fort louable, c'est rarement mis en pratique. Trois exemples qui me viennent à l'esprit, dans des genres très différents.

Dans les hôtels, en France et à l'étranger, il y a, dans les salles de bains, une affichette indiquant : "si vous souhaitez conserver vos serviettes, afin d'économiser l'eau et la lessive, repliez-les sur les séchoirs. Si vous préférez qu'on les change, mettez-les en vrac dans la baignoire". Quand je reste plusieurs nuits dans le même hôtel, je replie soigneusement les serviettes, et les pose bien rangées sur le séchoir. Le lendemain, elles sont systématiquement changées ! Et ça, je l'ai observé PARTOUT ! A quoi sert cette pieuse affichette ? A rien !

Prenez un paquet de biscuit acheté dans n'importe quel magasin. Il y a un grand carton, et à l'intérieur du carton, des petits sachets de cellophane qui emballent les biscuits trois par trois (ou quatre, peu importe). Donc, quand on a fini le paquet, on doit jeter le gros emballage extérieur, et la kyrielle de petits sachets transparents. Où sont les économies d'ordures ménagères ?

Soit un traitement mensuel qui demande de mettre 6 gouttes de 2 collyres dans l'œil pendant une heure. Tous les mois, on achète deux flacons de collyre, dont on utilise moins du quart. Et comme il ne faut pas garder ce produit entamé plus d'un mois, on en rachète deux autres le mois suivant, et on jette celui qui a servi. Pourquoi ne pas vendre des unidoses que l'on achèterait à l'unité, seulement pour le traitement du mois en cours ? Où sont les économies de cette pauvre Sécurité Sociale déjà exangue ?

Dans le bureau d'une administration. Il y fait un peu chaud, le thermomètre de régularisation du chauffage indique 25°.... Certes, ce n'est pas un métier où l'on s'agite beaucoup, mais quand même, mettre un tricot léger si on est vraiment frileux et baisser à 21°, ce serait plus confortable pour les clients, et on économiserait l'énergie, non ?

20 avr. 2018

Rue Montgallet

Ah la rue Montgallet ! Un article de 01.Net lui est consacré, où l'on apprend que ce n'est plus ce que c'était, que beaucoup de boutiques sont fermées et qu'il n'y a plus la fièvre qu'il y avait autrefois dans cette artère parisienne bien connue des geeks.

C'était toute une époque, où les passionnés d'informatique n'hésitaient pas à aller choisir leurs composants chez les "chinois" (qui étaient peut-être coréens), et à manier le tournevis pour monter amoureusement "leur" machine. Ensuite, ils y installaient une distribution Linux, à grand coup de lignes de commandes absconses, et finissaient par savourer leur victoire de longues heures après.

Mais c'était dans les années 90, avant la déferlante d'Internet dans les foyers et les ordinateurs à prix abordables. Maintenant, tout le monde ou presque a un ordinateur à la maison, ne sait pas forcément bien s'en servir, mais s'en sert quand même sans avoir à mettre les mains dans le cambouis, parce que les interfaces se sont bien améliorées. Les fabricants d'ordinateurs proposent toute une gamme de produits, pour tous les besoins, on les achète chez But, la FNAC ou Darty, ou on les commande sur Internet, il ne reste plus qu'à se familiariser avec la version de Windows installée, ce qui n'est certes pas le plus facile !

Et voilà pourquoi les boutiques de Montgallet ferment les unes après les autres, les geeks d'avant ont vieilli, et peut-être que la nouvelle génération de fans est plus fan de smartphones et autres trucs plus actuels, que de tournevis et autres pâte de refroidissement ?

Je me souviens de Surcouf, qui n'était pas rue Montgallet mais avenue Daumesnil, après avoir été avenue Philippe Auguste ; on entrait là dedans comme dans la caverne d'Ali Baba, les yeux écarquillés, on pouvait y rester des heures à regarder, discuter, choisir, désirer... Terminé depuis novembre 2012 hélas...

Nostalgie ? Un peu certes, mais on doit beaucoup à cette période héroïque, des connaissances que l'on n'acquiert plus maintenant, et un terreau culturel informatique sur lequel toutes les nouveaux apprentissages se font beaucoup plus facilement.

Les MacUsers, qui ne font rien comme tout le monde, ont encore des boutiques dédiées, avec des vendeurs compétents, c'est rudement confortable

17 avr. 2018

Le ridicule ne tue pas il paraît

Un voile catholique ?
Voilà un homme politique qui aurait mieux fait de se taire ! Christophe Castaner a avancé, à propos du voile islamique, qu'il y a « quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question ».

Alors la maman de ce monsieur devait être religieuse, ou alors, il a confondu l'Inde et la France, ou alors, comme l'a signalé quelqu'un qui a réagi à ces paroles, il avait abusé du vin de messe quand il était enfant de chœur, parce que les femmes catholiques n'ont jamais porté de voile.

Autrefois, il est vrai qu'on allait à l'église avec un foulard ou une mantille sur la tête (*) pour les femmes, et en ôtant son chapeau pour les hommes, mais c'était il y a bien longtemps, et les femmes enlevaient leur mantille en sortant de l'église, tandis que les messieurs remettaient leur chapeau.

Aux siècles derniers, toutes les femmes en France portaient quelque chose sur la tête, un bonnet, un chapeau, etc.. c'était la coutume, qu'elles soient catholiques ou juives ou athées (on pense aux bonnets blancs ornés de la cocarde des révolutionnaires). Depuis plus d'un demi-siècle, les femmes ne portent le chapeau que dans de grandes occasions, et le foulard noué sous le cou est passé de mode depuis les années soixante.

Alors, on se demande où ce cher monsieur Castaner a été chercher cette histoire de voile catholique, ou alors c'est qu'il fantasme sur les bonnes sœurs !!


(*) Ça, c'est la faute à St Paul !

Pérégrinations médicales suite

Dans un billet précédent, j'en étais à téléphoner lundi à l'ouverture du secrétariat de la clinique pour prendre rendez-vous, ce que je fis. La secrétaire me dit qu'elle va demander au médecin et qu'elle me rappellera dans la journée... Elle n'a bien entendu pas rappelé ! Donc, en fin d'après-midi, je relance, mais ce n'était plus la même personne, elle n'était pas au courant, ne comprenait pas ce que je voulais, demandait à sa collègue, hésitait... J'ai du un peu hausser le ton en disant que j'attendais depuis bien longtemps, que je ne demandais rien en urgence, mais seulement qu'on me donne une date. Elle finit par me passer le médecin en question qui, par miracle, passait par là.

Je le connais bien heureusement, nous avons ensemble trouvé la bonne date pour cette courte hospitalisation, il s'est même excusé en me disant qu'il était en grande partie fautif, parce qu'il n'avait pas transmis rapidement les consignes à sa secrétaire. Ouf, une première chose de réglée ? Enfin, pas tout à fait, parce que je n'avais pas plutôt donné la date d'hospitalisation au chirurgien qu'une heure après, la clinique me rappelait pour la changer et la repousser de 8 jours... Donc, faut rappeler le chirurgien, parce que la clinique ne s'occupe pas de ce genre de détails. Fini pour ça ? On verra bien...

J'entreprends alors de prendre rendez-vous pour un autre examen, ailleurs, plus près de chez moi. Là, il n'y a pas de problèmes particuliers, sinon que le rendez-vous pour une IRM ne peut être qu'en juillet ! Heureusement qu'il n'y a pas d'urgence, sinon, on aurait largement le temps de mourir. Par contre, il faut venir en personne 15 jours avant pour remplir un questionnaire, heureusement que je n'habite qu'à 15 kms de l'hôpital...

Enfin, tout ça est bien compliqué et bien fastidieux, mais c'est vrai que je ne m'appelle pas Neymar !!

15 avr. 2018

Grève ou mauvaise volonté ?

Mon imprimante est une vieille dame acariâtre ! Déjà, elle avait l'habitude, quand on est pressé d'avoir un document imprimé, de prendre tout son temps pour nettoyer longuement ses têtes, se foutant pas mal que je me tienne devant elle en piaffant. Mais maintenant, ne voilà-t-il pas qu'elle m'annonce sentencieusement que ma cartouche d'encre noire est périmée, et qu'elle n'assurera pas la garantie si je l'utilise... Quelle garantie ? Cet objet ayant dépassé les dix ans d'âge, il n'y a plus de garantie qui tienne, depuis longtemps... Elle ajoute toutefois que si je veux tout de même imprimer, elle condescendra à le faire... Et elle le fait, tout à fait normalement.

Vu son grand âge, on ne trouve pas facilement des cartouches, il faut les commander, et aller les chercher trois jours après à condition que le commerçant, ou son fournisseur, ne se soit pas trompé dans la commande, ce qui arrive de temps en temps. Ou passer par Internet évidemment, mais les frais de port grèvent la facture (je ne dépense pas 5 euros d'essence pour aller chez le marchand).

C'est vrai aussi qu'on imprime moins qu'avant, encore que, avec les factures qui arrivent dématérialisées dans les boîtes mail, et qu'il est plus facile d'archiver et de consulter sous forme papier, on vous y oblige assez souvent. Il y a aussi les longs textes que l'on veut consulter tranquillement, pas forcément assis devant son écran, qu'il est plus agréable de lire horizontalement sur un papier.

Maintenant, reste à savoir combien de temps encore vais-je pouvoir garder cet outil qui, malgré ses sautes d'humeur et ses messages abscons me rend encore bien service ? Jusqu'à ce qu'il soit impossible de trouver des cartouches pour la nourrir certainement... J'ignore combien de temps le fabricant les fabrique après la sortie de l'outil. Ou alors, un beau jour, me fera-t-elle valoir ses droits à la retraite en s'arrêtant totalement de fonctionner ? 

Désert médical et attentes

Quand on est malade, ce n'est pas toujours très amusant, mais quand, en plus, on vit dans un désert médical, là, c'est le parcours du combattant pour se faire soigner.

Après différents examens (heureusement qu'on peut conduire sa voiture et qu'on est à la retraite), le médecin traitant demande une consultation avec un chirurgien spécialiste. D'accord, on le trouve où cet oiseau rare ? Dans le département, il n'y en a aucun, faut aller chez les voisins. Le plus proche est à 50 kilomètres. On y va. Ce praticien demande à ce que soient faits des examens complémentaires nécessitant une hospitalisation de quelques jours. Il indique le service où il faut aller, et se charge de demander un rendez-vous. Et là on attend, une semaine, deux semaines... Je téléphone, on me dit que le médecin a du oublier, qu'on va refaire le nécessaire et qu'on me recontactera. On attend, une semaine et.... Je rappelle pour demander si on m'a à nouveau oubliée.

Le chirurgien me rappelle en personne, me disant que tout était arrangé avec le service du Dr X et qu'ils allaient me rappeler le jour même ou le lendemain pour me fixer rendez-vous. C'était un mercredi matin. Mercredi, jeudi, vendredi, toujours rien... Samedi je téléphone au service en question, mais le secrétariat était fermé, il faut rappeler le lundi matin.

Suspens ! Est-ce que lundi je vais être fixée ou me sera-t-il répondu qu'on s'en occupe et qu'on va me rappeler plus tard ? Mystère... Parce que tant que je n'ai pas cette date, je ne peux pas prendre de rendez-vous ailleurs, dans d'autres services pour une autre pathologie ; je ne peux pas prendre d'engagements au risque de ne pas pouvoir les assumer, etc...

Est-ce si compliqué que ça, que deux hôpitaux séparés par la Seine, puissent s'entendre et transmettre les dossiers ? Est-ce partout pareil même en région parisienne ou dans la région PACA si riche en praticiens ? J'en viens à me le demander.. Vais-je devoir prendre ma petite auto et faire 50 kms pour aller en personne tempêter au secrétariat ?

D'examens divers, couteux en déplacements, temps et argent (celui de la sécu), en attentes interminables pour les rendez-vous, et une fois sur place pour les consultations, tenter de soigner une pathologie quelconque est vraiment devenu un boulot à temps complet ! 

2 avr. 2018

France-Loisirs, la fin ?

J'apprends avec peine que France-Loisirs est en redressement judiciaire depuis décembre 2017. Ils sont en sursis pendant 6 mois, laps de temps pendant lequel ils vont tenter de trouver de nouveaux partenaires et de nouveaux financements. La concurrence d'Amazon leur a été fatale, et leur chiffre d'affaire a lourdement chuté, la fin risque d'être très dure.

Très dure pour les 1800 salariés de l'entreprise, mais aussi pour les abonnés de cet organisme qui a pourtant contribué à faire lire des milliers de gens...

Abonnée à France-Loisirs depuis les années quatre-vingt, même si je n'y trouvais pas toujours ce qui correspondait à mes goûts de lecture (je ne lis jamais de romans, en dehors de ceux de science-fiction, et ne dévore que des "documentaires"), je n'ai strictement jamais eu à m'en plaindre.

Autrefois, on remplissait le bon de commande à la main, on y joignait un chèque, on le postait, et les livres arrivaient. Ensuite, il y a eu la commande en ligne, plus rapide, et les livres arrivaient toujours à la date prévue, par la Poste (pas de transporteur qui ne trouve jamais la maison, ni de déplacement vers un point relai), soigneusement emballés. De beaux livres, reliés pour la plupart, qui pouvaient être lus et relus sans devenir des bouts de papiers froissés, et qui pouvaient aisément se ranger dans une bibliothèque.

Même si, du fait de mon ancienneté (et surtout de la place qui commençait à manquer), je bénéficiais d'un statut particulier qui me permettait de commander quand je voulais, et pas obligatoirement tous les trimestres, je continuais à leur acheter plusieurs volumes par an, je n'ai jamais été déçue, tout fonctionnait parfaitement, livraison et qualité des ouvrages.

Peut-être est-il dommage qu'ils aient voulu se diversifier, avec des produits autres que le livre, comme des locations de vacances, des produits de beauté, des jouets (lesquels étaient pourtant fort intéressants), ce qui a un peu brouillé leur visibilité, mais sans doute ont-ils voulu faire feu de tout bois avant l'agonie finale ?

Encore quelques jours, et on saura si ce pan de la culture française s'effondre définitivement, ou pas... L'avenir le dira !

1 avr. 2018

Pâques fleuries

En ce premier jour d'avril, dimanche de Pâques, le printemps est encore bien timide : pas de feuilles aux arbres, les aubépines qui peinent à éclore, les bourgeons qui grossissent lentement. Mais l'église était bien fleurie, avec des compositions de toute beauté !



30 mars 2018

Hypocrites !

Une autre époque.....
je reçois un mail de la SNCF (en tant que carte senior, grand voyageur), m'indiquant :

Une période de grève est annoncée à compter du 2 avril 2018 à 19h, sur la base de 2 jours de grève tous les 5 jours.

Si la date de votre prochain voyage a lieu un jour de grève, nous vous invitons à privilégier l’annulation ou le report de votre voyage. À cet effet il vous est possible d’échanger ou de faire une demande de remboursement de vos billets TGV ou Intercités sans frais ni surcoût pour les voyages prévus jusqu'au 29 avril 2018, y compris pour des tarifs non échangeables / non remboursables. Ces échanges et demandes de remboursement peuvent être effectués sur vos canaux d’achat habituels.

Les équipes SNCF sont actuellement mobilisées pour limiter au maximum les désagréments que vous pourriez rencontrer durant cette période : chaque jour, à 17h au plus tard, vous trouverez sur l’application sncf et sur sncf.com la liste de tous les trains dont le départ est confirmé pour la journée du lendemain.

Vous pouvez compter sur notre engagement à vos côtés.

Quel engagement ?? Vous avez le droit de grève, certes, et vous faites partie des personnes qui ne risquent rien en le pratiquant (contrairement aux salariés du privés qui risquent de perdre leur emploi s'il ne peuvent pas rejoindre leur lieu de travail..), vous vous engagez à quoi ? A tenter de rendre populaires vos revendications ? Dans ce cas, il faut jouer le jeu en faveur de l'usager, et agir plutôt contre votre organime : par exemple, billets gratuits, trains allongés pour que les gens puissent voyager assis dans les TER et autres Intercités.. Faire comme les employés d'un péage autoroutier qui, en guise de manifestation de mécontentement envers leur direction avaient ouvert toutes les barrières de péage où l'on passait librement. Ça a été efficace, en trois jours ils avaient obtenu gain de cause !

Mais en rendant les trajets quotidiens difficiles et épuisants aux plus faibles que vous (je parle de la sécurité de l'emploi, mais aussi de la pénibilité), alors que le service est de plus en plus lamentable (trains en retard, supprimés, inconfort permanent, etc...), vous ne méritez pas les avantages que vous détenez, ni le nom de service public !

Alors, messieurs, s'il vous plaît, faites profil bas, soyez honnêtes, dites que vous faites grève pour défendre ce que certains considèrent comme votre statut privilégié et ne nous parlez pas d'engagement à vos côtés, ni de limiter au maximum les désagréments que vous mettez sciemment en place, parce que ça, c'est de l'hypocrisie. 

23 mars 2018

Le musée de la contrefaçon


Voilà un musée fort peu connu, qui mérite pourtant la visite. A quelques encablures du métro Porte Dauphine, tout près de l'avenue Foch, installé dans un fort bel hôtel particulier, il présente toutes sortes de produits et autres objets contrefaits, saisis par les douanes.

Certes, ce n'est pas bien grand, et on en aurait vite fait le tour s'il n'y avait, dans chaque vitrine, d'intéressants panneaux donnant beaucoup d'informations, parce que c'est quand même un phénomène très complexe, qui s'est encore intensifié avec les achats sur internet. Du téléphone portable à bas prix qui se prétend être un Samsung Sx, aux chaussures Loboutin, en passant par les sacs Longchamps et autres parfums soi-disant de grandes marques, on écarquille les yeux pour voir les différences qui ne sautent pas immédiatement aux yeux justement !

Quand c'est possible, il est bien de suivre une visite guidée, parce que la conférencière qui connaît parfaitement son sujet, donne d'amples explications et répond à toutes les interrogations des visiteurs. Il y a même, à la fin de la visite, des exercices pratiques, où l'on vous donne un produit authentique et le même contrefait, et l'on doit trouver les différences, ce qui n'est pas simple du tout !

Tout le monde peut être confronté à ce genre de pratique, même les acheteurs de bonne foi, trompés par des fabricants malins, même si on se méfie des prix trop bas pour être honnêtes, et c'est ainsi que l'on tombe dans l'illégalité, sans parler des risques (jouets non conformes, médicaments dangereux, batteries qui explosent, etc..).

Une visite instructive, durant laquelle les photos sont parfaitement autorisées, sauf que photographier des objets dans des vitrines avec les reflets sur les vitres n'est pas évident, d'où la mauvaise qualité de celles ci-dessous.



22 mars 2018

Le parc Monceau

Promenade au parc Monceau, le jour de l'arrivée du printemps 2018, avec un petit vent bien frisquet et un ciel tout gris. Pas une seule feuille aux arbres, et quelques jonquilles qui pointent courageusement leur nez, seuls les canards trouvent ce temps à leur goût !

Un joli jardin pourtant, avec rivières et ruines fausses ou vraies, de belles allées, et, tout autour, des immeubles et autres hôtels particuliers splendides dont on imagine même pas le prix au mètre carré....

Et une agréable promenade quand même, dans ce lieu inhabituel, un peu mystérieux, pas très grand, peuplé de joggers et de nounous promenant les petits enfants, à revoir quand le printemps se sera enfin décidé à arriver.





18 mars 2018

Attention réveil dangereux !

J'aurais du choisir ce modèle...
J'achète au supermarché un inoffensif réveil à trois francs six sous, en dépannage, à affichage numérique, dont le seul reproche est la complexité du réglage de l'heure et de la date (pas encore regardé comment on faisait pour l'alarme, qui pourtant, promet des chants d'oiseau ou de cascades).

Il y a une superbe notice, en excellent français, pour une fois, mais l'affichage est d'un côté, les boutons (minuscules) de l'autre, ce qui fait qu'on manipule les boutons à l'aveugle, parce que si on regarde le résultat des réglages, on n'a plus les boutons sous les doigts. Et comme il faut appuyer sur SET puis sur DOWN ou sur UP, puis sur autre chose, puis sur SET....

Ça, c'est habituel dans ce genre d'outil, on passe une bonne heure à le mettre en marche et à le régler. En plus, celui-là donne la date, et la température, on n'en demande pas tant à un malheureux réveil, d'autant plus que ça complique encore plus les manœuvres.

Le plus drôle n'est pas là, c'est dans les précautions d'emploi, parce que nul n'ignore qu'utiliser un réveil est terriblement dangereux et oblige à prendre des risques. Je recopie in-extenso ce qui est indiqué :

DANGERS POUR LES ENFANTS ET LES PERSONNES HANDICAPÉES
Cet appareil est conçu pour être utilisé par des enfants d'au moins huit ans ou par des personnes aux capacités physiques, sensorielles ou mentales limitées ou des personnes manquant d'expérience et/ou de connaissance, à la condition quelles soient sous surveillance ou qu'elles aient été initiées à la bonne utilisation de l'appareil et aux risques associés. Les enfants ne sont pas autorisés à jouer avec l'appareil. Le nettoyage et l'entretien usuel ne doivent pas être réalisés par des enfants sans surveillance.

Ça vaut son pesant de cacahuètes non ?

Donc, pour utiliser ce réveil, il faut avoir au moins 8 ans, mais surtout, avoir des capacités physiques parfaites, des capacités mentales illimités, et avoir une grande expérience (de quoi, on se le demande..). Faut pas jouer avec si on est un enfant, ni non plus le nettoyer, ou alors, sous le regard attentif d'un adulte ! On se demande ce qu'on risque, sinon qu'il soit hors d'usage rapidement !! On se croirait aux États-Unis où il est fréquent, devant une difficulté géographique (nombreux escaliers, altitude, passage étroit) de voir une pancarte indiquant qu'il faut aller voir son cardiologue et son pneumologue avant de descendre et de remonter les marches qui mènent à une cascade ou à une curiosité...

Je crois qu'il faut surtout avoir beaucoup de patience pour comprendre comment on le met en route, mais ça, ce n'est pas dit dans la notice ! 

17 mars 2018

Allergiques au numérique, passez votre chemin !

De plus en plus on dématérialise tout. La plupart des démarches administratives, factures,  documents divers, impôts, doivent se faire sur internet. Donc, obligation d'avoir un ordinateur, et de savoir s'en servir... (*)

Maintenant, on parle de supprimer le ticket de métro pour le remplacer par une application sur smartphone. Donc, obligation d'avoir un smartphone (pas un simple truc qui sert à téléphoner, hein !) et de payer bien sûr l'abonnement...

Déjà on n'a plus de relevé papier (électricité, gaz, banque, télécoms, etc..), ou alors en suppliant, et jusqu'à quand ? Ce qui impose de devoir se créer un compte sur un espace client, donc, posséder ordinateur et imprimante si on veut garder trace du document.

Sans parler des e-billets SNCF ou autres billets d'avion qui sont "déposés" sur le smartphone.

D'un côté, on reproche aux gens, aux plus jeunes, mais aux autres aussi, d'avoir le nez rivé sur un écran (smartphone, tablette, ordinateur) au détriment de la vie en société et de la convivialité humaine, de l'autre, on dématérialise tout en obligeant les mêmes gens à utiliser l'un ou l'autre de ces instruments pour tous les actes de la vie courante. Faudrait être logique non ?

Faudrait aussi organiser des sessions de formation ouvertes à tous pour étudier l'utilisation de ce matériel, configurer une adresse mail, installer les drivers d'une imprimante, utiliser une appli sur le téléphone, sans oublier une subvention pour l'achat des outils et les abonnements aux prestataires de service, sous la forme qu'on veut, tiens, par exemple, une diminution d'impôt pour celui qui déclare sur internet, ça s'est fait, au début, et ça a vite été supprimé ; ou un bonus sur la facture de gaz si on accepte qu'elle arrive par mail ! Oui, je sais, faut pas rêver, et faut vivre avec son temps.. Mais là, le temps va très vite, et la fracture entre ceux qui savent et qui peuvent et ceux qui ne savent pas et donc qui ne peuvent point, s'élargit. (**)


(*) Ayant animé un club d'informatique pendant 25 ans, je peux attester que l'utilisation d'un ordinateur n'est pas innée, loin s'en faut !
(**) Je ne prêche pas pour ma paroisse, depuis 1984 que je vis en symbiose avec mes ordinateurs successifs, depuis 1997 que j'ai un téléphone mobile dans mon sac et que je passe une grande partie de mon temps sur internet, ces pratiques ne me choquent pas, mais je sais par expérience que ce n'est pas le cas de tout le monde.

5 mars 2018

Anachronique ?




Non non, on n'est pas dans le Larzac, mais dans un village normand, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Paris. Ici, on n'est pas englué dans les embouteillages, mais dans les moutons ! C'est beaucoup plus amusant, mais question pollution, disons que ce n'est pas la même si j'en juge avec ce qu'ils ont laissé sur la chaussée !

Qualité des photos bien moyenne, j'en conviens, mais prises depuis la voiture, en extirpant l'APN du fond du sac où il réside en permanence. C'est vrai qu'il y a aussi le smartphone, mais j'ai pas le réflexe...

2 mars 2018

Notice diabolique

Quand vous revenez de chez le médecin et que vous rapportez des médicaments de la pharmacie, est-ce que vous lisez les notices incluses dans les boîtes ? J'espère bien que non, parce que si vous le faites, vous allez immédiatement les jeter !

Déjà, le papier fait 60cm de long sur 15cm de large (oui, j'ai mesuré), imprimé recto-verso en petits caractères, le tout plié en accordéon. On déplie et...

"Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament"

Oui, m'sieur...

Un long paragraphe décrit son usage, jusque là ça va encore ; ensuite, on vous parle des cas où il ne faut surtout PAS le prendre : grossesse, allergie, asthme, ulcères, maladie de foie, de rein, du cœur, des vaisseaux, du diabète, du cholestérol etc... Déjà ça en limite sérieusement l'usage ! Mais c'est pas tout, le médicament ne doit pas être utilisé si on prend déjà : de l'aspirine, des anticoagulants, des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'agiotensine (c'est quoi ça ?), des antidépresseurs, de la ciclosporine, mais aussi du pemetrexed, du tacrolimus, et du déférasirox.... Bigre !

Non non, c'est pas fini, parce que cette molécule peut avoir des effets indésirables : réactions allergiques, gêne respiratoire, œdème de Quincke, hémorragie disgestive, décollement de la peau, troubles digestifs, vomissements, diarrhée, constipation, inflammation de l'intestin, maux de tête, vertiges, insomnies, somnolence (faudrait savoir...) bourdonnements d'oreille, troubles de la vue, baisse de la fertilité, difficultés à la concentration (c'est vrai que c'est pas évident de se concentrer pour lire cette littérature).

Et pour finir, si par hasard vous ne vous sentez pas assez informé, vous pouvez trouver encore plus de détails sur le site internet de l'ANSM ! Ouf !

Alors, on regarde la boîte d'un œil torve, on sort un comprimé avec précaution (non, il n'est pas écrit qu'il allait s'auto-détruire dans une violente explosion), on l'avale, et on s'étonne d'être encore vivant ! 

28 févr. 2018

Ondes maléfiques

Nous sommes environnés d'ondes, de toutes sortes, radio, wi-fi, et bien d'autres, et ceci inquiète fortement bon nombre de nos contemporains.

Ceux placés près d'un émetteur téléphonique se plaignent de maux de tête, de malaises, de douleurs musculaires, mais, bizarrement, utilisent un téléphone mobile plaqué contre leur oreille, donc tout près du cerveau, à longueur de journée. Si, pour des raisons sanitaires, on le leur interdisait, ce serait le tollé général !

En 2007, le wi-fi ayant fait son entrée dans les bibliothèques municipales, la mairie de Paris a du le supprimer suite à de nombreuses plaintes des usagers qui ne voulaient pas subir un pareil préjudice. Dix ans plus tard, dans les bibliothèques, mais aussi les hôtels, les magasins, les immeubles, on baigne dans les ondes wi-fi et... tout le monde va bien et rouspète quand il n'y a pas d'accès !

Toujours à propos de wi-fi, pour protéger la santé de nos chers petits, une loi interdit, depuis 2015, l'installation de boitiers wi-fi dans les crèches et les garderies. Sauf que, quand ils rentrent chez eux, on n'éteint pas pour autant la box familiale (et a fortiori celle des voisins) sinon, ce serait la panique à bord !

Et les fameux compteurs Linky qui ont suscité tant de polémiques, sont-ils aussi dangereux pour la santé publique (on ne parle que de santé, pas du côté intrusif de la chose) que ce qu'il en a été dit ? Sachant qu'un compteur linky n'émet pas plus d'ondes qu'un téléviseur, il faudrait, toujours pour des raisons sanitaires, interdire tout téléviseur dans les foyers, ce qui provoquerait une révolution !

On se marre... Pour l'instant, aucune étude sérieuse n'a pu démontrer la nocivité de ces ondes, et si les symptômes d'électrosensibilité existent, l'OMS ne les attribue absolument pas à l'exposition aux champs électro-magnétiques. Donc, il faut être cohérent, ne pas considérer que le wi-fi de la crèche est plus nocif que celui de la maison, et ne pas être aussi ridicule que cette dame qui s'était plainte des maux occasionnés par un émetteur téléphonique voisin alors que celui-ci n'était pas en fonction !  

19 févr. 2018

Quelle honte !

Lundi 19 février, en gare de Vernon-Giverny, 7h. Un train supprimé, les gens s'agglutinent sur le quai dans l'attente du seul prévu, en provenance du Havre, qui a déjà 10 minutes de retard. Le haut-parleur indique que le train qui va arriver est déjà plein, et qu'il serait préférable de repousser son trajet vers Paris au train de 8h53 (quand on va à son travail, on explique comment à son patron qu'on aura deux heures de retard ???).

Le train arrive, effectivement bondé, de vieilles voitures grinçantes envahies de gens debout, à califourchon sur les casiers à bagage, par terre... A chaque arrêt, on perd plus de 5 minutes pour que ceux qui montent parviennent à s'insérer, à tel point qu'à Mantes, il a fallu empêcher des voyageurs de monter parce qu'on ne pouvait plus fermer les portes. Heureusement que Mantes, c'est la grande banlieue, et qu'il y avait un autre train un quart d'heure après. On finit par arriver, épuisés et en retard.

On se dit qu'en rentrant en milieu d'après-midi, il y aura moins de monde... Illusion ! Certes, la gare saint Lazare était plus calme que la semaine passée vers 18h, mais, comme il n'y a pas de train pour Rouen ou Le Havre entre midi et 16h30, tout le monde se précipite dans le 14h19 dès qu'il est affiché. Sans oublier que ces voitures ne sont pas prévues pour héberger des valises, donc, que les gens qui en ont doivent les poser sur leurs genoux pour ceux qui sont assis, ou dans l'étroit couloir entre les gens debout... Le train est parti à l'heure !!! Oui, ce sont des choses qui arrivent.

Mais quand même, on se demande si on est encore en France, ou si on est dans un pays du Tiers-Monde, et si on va bientôt voyager sur les marchepieds et sur les toits, comme aux Indes ou au Pérou, quelle honte pour un pays qui se prétend civilisé d'oser avoir un service soi-disant public aussi lamentable.

C'est bien joli de matraquer les automobilistes, avec des prix de parking prohibitifs, quand il y en a, une surveillance policière permanente, des amendes salées pour des fautes vénielles, une culpabilisation permanente sur la pollution engendrée, des embouteillages à faire frémir le plus calme des conducteurs, des routes encombrées d'obstacles ralentisseurs, quand on est infoutu de gérer correctement les transports en commun pourtant préconisés par nos édiles (qui eux, ont leurs motards, gyrophares, etc... et n'utilisent jamais le métro ou le train sinon dans des TGV qui leur sont réservés), qu'on s'effarouche des mauvaises conditions de transport des vaches vers l'abattoir, mais pas de celles des travailleurs qui prennent le train pour aller au boulot tous les jours.

Je n'ai pas pris souvent le train à l'étranger, donc, la comparaison est difficile. Aux États-Unis, le trajet New-York / Niagara, 600 kms environ, prend... 11h ! Mais dans des conditions de confort remarquables, avec un personnel attentionné, qui met un post-it devant chaque voyageur pour lui rappeler où il doit descendre, et qui apporte des petits bancs pour descendre du train parce que les quais en maçonnerie ne sont jamais aussi longs que les trains ! Au Canada, j'ai pris un train panoramique touristique, donc, rien à voir avec nos TER ou autres Intercités. Et en Russie, le wagon-lit de Moscou à St Petersbourg était très bien, si j'avais compris comment on ouvrait le robinet d'eau... Mais je ne parle pas le russe pour demander des explications à la préposée ! Donc, j'ignore comment ça se passe pour les trajets quotidiens de monsieur tout le monde. 

17 févr. 2018

I have a dream

Non, tout le monde n'est pas Martin Luther King, mais tout le monde rêve, ou devrait rêver. Il paraît que quand on n'a plus de projet, plus de but, plus de rêves à réaliser, c'est qu'on a déjà un pied dans la tombe et que l'autre est proche.

Attention, je ne veux pas parler des rêves humanistes que l'on fait tous, qu'il n'y ait plus de guerre, que tous les enfants du monde puissent aller à l'école etc... Bien sûr que tous on souhaite ça ! Non, je veux parler uniquement des rêves personnels, égoïstes si vous préférez.

Il y a plusieurs sortes de rêves, ceux que l'on peut réaliser et les autres. Les premiers demandent souvent du temps : temps de réunir l'argent nécessaire ou temps libre à y consacrer, mais malgré le temps qu'il faudra, on sait qu'avec la volonté d'y parvenir, on y parviendra ! Les autres relèvent de l'utopie, de l'irréalisable, comme aller faire une virée sur Mars, ou devenir président des États-Unis.

Alors, quels rêves ? Avoir une Ferrari ? Plein de diamants ? De l'argent à volonté ? Si une bonne fée passait par là.... Moi, je sais bien ce que je lui demanderais :

* Faire un long trajet (au moins 12h) en première classe sur un Airbus A380 d'Air France (entre 5000 et 10.000 euros selon les dates, les destinations, l'âge du capitaine..)
* Faire le tour du monde en avion privé (entre 20 et 50.000 euros par personne..)
* Faire une croisière du côté de l'Antarctique ou au-delà du cercle polaire arctique avec un bateau du Ponant (de l'ordre de 10.000 euros..)
* Retourner en Alaska, prendre le train panoramique d'Anchorage à Fairbanks, dormir au Kantishna Lodge de Denali Park, et au Marriott de Fairbanks.


Ce rêve là est plus réaliste, le budget est assez élevé mais pas comparable avec ce qui précède (on se contentera de la classe business d'Air France jusqu'à Chicago, n'est-ce pas ?..), mais est-il réalisable ? Peut-être, avec quelques sous de plus et surtout quelques années de moins ! Mais après tout... Seul l'avenir le dira.

16 févr. 2018

Il y a quand même des gens gentils

Ayant quelques soucis pour marcher, voire même pour tenir debout, j'utilise une canne de temps en temps. Quand j'ai l'occasion de prendre le métro, à Paris, j'ai la chance de voir très vite quelqu'un se lever de son siège pour me l'offrir. Je remercie beaucoup, parce que je trouve que c'est rudement gentil, surtout dans la période d'indifférence générale et d'égoïsme que nous vivons.

Autre remarque : ce sont très souvent des étrangers, asiatiques, africains, maghrébins, qui se lèvent spontanément pour me céder la place, touristes ou résidents, peu importe, comme par exemple, cette jeune femme musulmane (elle portait un voile fort élégant) qui, cette fois dans un train bondé, s'est immédiatement levée en me voyant, m'évitant ainsi de voyager une grosse heure debout. Sans doute que chez eux, les personnes âgées sont encore considérées..

D'accord, il y a aussi des européens, mais d'où que viennent ces gentillesses, elles sont très fréquentes, ce qui fait que je voyage exceptionnellement debout dans les transports en commun.

Donc, les gens ne sont pas aussi pourris qu'on voudrait bien le dire, d'une part, et, d'autre part, qu'est-ce que je dois être décrépite pour que l'on se précipite ainsi pour me rendre service !!!!

13 févr. 2018

Comment être si peu aimable quand on est commerçant ?

Il s'agit d'une concession automobile dans laquelle je souhaitais faire changer mes essuie-glaces mis à mal par le gel et autres intempéries.

Je m'adresse au secrétariat, la préposée téléphonait, n'a pas levé la tête, et encore moins fait un sourire. J'attends. Elle raccroche et lève la tête, je lui explique que je souhaite changer mes essuie-glaces, mais qu'ayant une voiture en leasing, je n'ai pas à les payer du moment que je vais chez un concessionnaire de la marque, et lui demande si elle se chargeait de ça.
- Euh oui.. Z'avez la carte grise ?
Elle la regarde et ajoute :
- Sont déjà usés ? Normalement on ne les change que tous les 20.000 ou tous les ans, elle n'a pas un an... Combien de kilomètres ?
Je réponds poliment. Bon me dit-elle, je fais une photocopie de votre document, revenez tout à l'heure, là je n'ai personne.

Je pars donc faire mes courses, et reviens, hélas, à midi 02 !

- C'est fermé qu'elle me dit toujours aussi aimable, faudra revenir (me prévenir qu'ils fermaient à midi, non ?)

OK, j'ai compris, je lui dis de tout annuler et que j'irai voir ailleurs. Et je me demande pourquoi je retourne encore dans cette concession, où on est mal reçu, et où les tarifs sont prohibitifs (je n'y fais plus jamais faire la moindre révision, par contre, pour des essuie-glaces... Je me disais...). En fait, c'est parce que c'était sur mon chemin, et qu'en ces temps de neige prévue ou existante, on essaye de minimiser les déplacements.

Je retournerai donc vers mon garagiste habituel, qui est aimable, lui, compétent, lui, accommodant, lui, son seul défaut est de ne pas être sur ma route quand je vais aux courses usuelles...