4 mai 2010

Les entrailles d'un instrument


Profitant de la maintenance effectuée sur un instrument qui m'est familier, j'ai jeté un oeil à l'intérieur de la machinerie des grandes orgues, et, c'est impressionnant ! Une forêt de tuyaux, de toutes les tailles, de toutes les formes, certains datant du XVIIIe siècle il paraît, des vis, des lanières de cuir, d'autres tuyaux apportant de l'air aux premiers, des ressorts, des tiges de bois et de fer qui actionnent des objets bizarres, sans parler des mots employés par le technicien, tirasse, nazard, boursette, anches.... on n'a pas idée de tout ce qui s'actionne derrière quand on tire un registre et qu'on appuie sur une touche du clavier ! Pire que de taper un A sur le clavier de son ordinateur ! Plus mécanique en tous cas.


On imagine la complexité d'orgues bien plus grandes, comme celles des cathédrales ou des vastes édifices comme Saint Eustache à Paris qui possède 8000 tuyaux, 5 claviers, un pédalier, 101 jeux....


On imagine aussi tout le passé d'un instrument, qu'il s'agisse de l'orgue de Saint Aubin, ou de ses gigantesques grands frères, toutes les modifications qui y ont été apportées, les changements dans les registres, l'ajout ou le retrait de claviers, l'adjonction de fonctionnalités supplémentaires, les sinistres qui ont du être réparés, et on se sent tout petit quand on utilise un tel outil, et qu'on fait résonner trompettes et prestant à la sortie de l'office du dimanche...

2 commentaires:

Francoise a dit…

je t'imagine bien a jouer sur ce magnifique Orgue, aussi beau dedans que dehors.
plus étrange celui de la cathédrale d'Évreux; http://tinyurl.com/23oe6p6

plus moderne sans doute.....

olivier a dit…

L'inventeur, surement génial, avait un esprit bien compliqué pour avoir crée un instrument aussi curieux et complexe aux sons étonnants.