29 mai 2010

Livre, Ipad, Kindle et Cie

Avec l'émergence des liseuses électroniques, et tout le buzz fait autour de l'Ipad, certaines voix s'élèvent pour déplorer la mort, à plus ou moins long terme, du livre papier, est-ce vraiment nouveau ?

En fait, les supports de textes ont bien évolué depuis la tablette d'argile, les rouleaux de parchemins, les moines copistes, les incunables, l'imprimerie, le livre de poche ! Et à chaque révolution, une partie de la société a regretté la mort du système précédent estimant qu'une frange de civilisation venait de s'écrouler.

Il y a soixante ans que je vis au milieu des livres, que je ne peux pas vivre sans livres, qu'il y en a partout autour de moi, que je fréquente les bibliothèques publiques, que je ne peux pas résister en plus à l'achat de bouquins, je sais donc que ça prend beaucoup de place et que tout ça pèse un certain poids. Celui qui est revenu de la Médiathèque Municipale en trimballant plusieurs kilos de livres dans son sac me comprendra !

Justement, l'énorme avantage que je vois aux nouveaux supports de lecture est le nombre d'ouvrages que l'on peut emporter avec soi dans quelques grammes de plastique, comme quand on a avec soi une vingtaine de CD de musique dans son Ipod. Pouvoir partir en vacances avec sa bibliothèque, et emporter avec soi tout ce que l'on souhaite lire sur place sans avoir à coltiner des valises pleines ou payer un surcoût de bagage n'est pas négligeable comme confort, non ?

Et même en dehors de tout déplacement.. j'ai eu grand plaisir à lire récemment un gros bouquin, une compilation de nouvelles de science-fiction tout à fait délectables. Plaisir, certes indéniable, mais cet ouvrage, pourtant simplement broché, pesait un kilo et demi (bien plus que l'eee donc...) et nécessitait les deux mains pour le tenir ouvert sans le casser. Inutile de dire que ce n'est pas un livre à lire dans le métro !

Toutefois, un beau livre, bien imprimé, avec un beau papier (j'ai quelques ouvrages de La Pléiade que je regarde toujours avec amour), ajoute au plaisir de la lecture, le plaisir de les toucher ; pas sûr que le support électronique, même le mieux fait techniquement, puisse procurer les mêmes sensations.

En fait, qu'est-ce qui est le plus important dans tout ça, le fond ou la forme ? Je veux dire la lecture ou le support avec lequel on lit ? Il me semble que c'est la première, non ? Alors si les nouveaux objets permettent à de nouveaux lecteurs de découvrir le plaisir de lire et l'enrichissement que ça procure, ce sera une révolution largement bénéfique ! Les autres, les déjà mordus, pourront justement alterner, en fonction de leur activité ou du type d'ouvrage, ayant ainsi encore plus de possibilités d'apprendre de nouvelles choses ou de s'évader vers d'autres mondes.

1 commentaire:

olivier a dit…

Que de bruit autour de la sortie de l'Ipad. Les maisons d'édition craignent de voir baisser leurs ventes, les journaux espèrent relancer les leurs. Celui qui ne lit pas deviendra t'il accro à la lecture ? C'est loin d'être certain. Par contre celui qui lit, celui qui achète des livres pourra certainement trouver ces livres sur le net et moins cher que chez le libraire.
Peut être verra t'on l'apparition de site de lecture en ligne. Ainsi le lecteur assidu n'aura plus plusieurs kilo de livres au bout des bras en revenant de la Médiathèque locale, mais il aura quelques bandeaux publicitaires toute les dix pages lues à moins de payer un abonnement.