29 déc. 2008

Mantegna et le Quattrocento

Fort belle et fort riche exposition au Louvre de cet artiste et de quelques uns de ses contemporains, dont Bellini dont le Christ bénissant est saisissant d'humanité. Donc, un ensemble d'oeuvres remarquables, à regarder longuement, pour en admirer tous les détails, ceux des personnages principaux, mais aussi d'autres, au second plan, qu'il s'agisse de saints allégoriques ou de petits animaux ; plusieurs représentations aussi de la Sainte Famille aux vierges aussi belles qu'émouvantes.

On sort de là avec les yeux qui explosent de plaisir ! Avec les jambes un peu lasses aussi... En tous cas, cette exposition a un sacré succès si on en juge par le temps d'attente avant d'entrer dans les salles, et la densité de population à l'intérieur. Tant mieux, ça prouve au moins qu'il n'y a pas que certaines émissions de télé qui remuent les foules !


Tiens, au passage, j'ai même rencontré saint Longin , le centurion : sur l'image ci-dessus, c'est celui qui a un casque rouge..

28 déc. 2008

Trêve et cadeaux


Une période toujours un peu anormale dans l'année, ce temps entre Noël et le Jour de l'An. C'est la trève, beaucoup sont en vacances, on se déplace, on en profite pour rendre visite à la famille éloignée, on achète et on reçoit des cadeaux, des voeux souvent plus formels que sincères, toutes les activités se ralentissent, sauf au niveau commercial où tout est au contraire fait pour inciter à la consommation, musique dans les rues, guirlandes lumineuses de plus ou moins bon goût, étalages scintillants. Ces jours-là, il faut faire des emplettes, réfléchir aux menus que l'on va servir, aux cadeaux que l'on va offrir.

Ah, les cadeaux de Noël, une fois qu'on a passé le stade de l'enfance, on en reçoit de tous ordres : des trouvailles qui émerveillent quand on enlève le papier, des horreurs pour lesquelles il faut quand même remercier, des objets inutiles que l'on ne sait pas où planquer dans la maison, des auxquels on ne s'attendait pas et qui font un plaisir fou....

Ensuite, une fois cette période d'intense activité décalée passée, une fois les ornements du sapin rangés pour l'année suivante, une fois les voeux échangés, la vie reprend dans sa quotidienne banalité. Toutefois, gare à ceux que les fêtes n'intéressent pas, qui n'apprécient pas cette liesse obligatoire, ces amusements sociaux savamment guidés par la grande distribution, et par les media, qui pour rien au monde iraient réveillonner dans un lieu où il est obligatoire de s'amuser, ce sont des anormaux, des individus bizarres qui ne font rien pour les fêtes, de dangereux asociaux, quoi !! Qui a dit que j'en faisais partie ?

Que l'année 2009 vous soit douce et harmonieuse, toute remplie de joie et de satisfactions diverses... et merci à tous les lecteurs de ces billets, de leur fidélité.

21 déc. 2008

Un ordinateur prêt à l'emploi

Après trois soirées passées à parler d'Internet, de façon plus utilitaire que technique, à de gentils débutants attentifs, l'un d'entre eux, à la fin, se posait une ultime question : " tu nous as dit que, quand on achetait un ordinateur, il fallait ensuite installer des choses (des programmes) et les configurer... mais alors, on ne trouve pas dans le commerce d'ordinateur tout prêt, qu'on puisse utiliser immédiatement sans avoir à faire tout ça ? ". Nous nous sommes mis à plusieurs pour essayer de lui expliquer que, s'il achetait un appartement neuf, même avec les peintures faites, et l'installation électrique terminée, il allait lui falloir déménager ses meubles (ou aller en acheter), et y ranger chaussettes et assiettes... et qu'en admettant que, moyennant une somme rondelette, un prestataire de service lui installe les logiciels qu'il veut (mais, a-t-il une idée de ce dont il a besoin ?), il sera quand même obligé d'y configurer un minimum de choses...

En y réfléchissant, il est vrai qu'une distribution Linux arrive avec toute une panoplie de softs, même qu'on ne sait pas toujours qu'on a tout ça, et peut donc être utilisée d'emblée, ou presque (faut quand même indiquer le pop et le smtp de son FAI à Thunderbird ou Kmail au moins...), mais sous Windows, ce n'est pas tout à fait la même chose. Par exemple, la suite Microsoft Office installée en version démo, qui cesse de vivre 30 jours plus tard, laissant l'utilisateur novice en plein désarroi, ou le si puissant Works à une époque, dont l'utilisation fort limitée ne se découvrait qu'ultérieurement, sans oublier Paint et similaire...

Il reste quand même l'eeePC, lui, il arrive réellement prêt à l'emploi, et d'ailleurs, installer quelque chose dessus serait trop difficile pour un utilisateur débutant (savoir modifier le sources.list, ouvrir un terminal, connaître les commandes d'aptitude, installer un utilitaire pour mettre de nouvelles icônes..), mais là aussi, il faut quand même configurer Thunderbird avec ses propres paramètres de connexion, Pidgin avec les serveurs IRC qu'on utilise, etc...

Donc, on en revient toujours au même point. Un ordinateur, ce n'est pas évident à utiliser ! Déjà que le plus basique des téléphones mobiles, ou le plus ordinaire des fours micro-ondes demande... à un individu moyen un certain temps pour comprendre la notice, alors un ordinateur... et là, si c'est difficile à appréhender pour quelqu'un de totalement béotien dans ce domaine, c'est encore plus compliqué de faire comprendre à ce même individu qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses à apprendre, à lire, à étudier avant de pouvoir se servir de l'outil sans risque et de façon efficace.

18 déc. 2008

Comment font-ils leurs affaires

Je veux parler des démarcheurs téléphoniques. C'est plusieurs fois par jour qu'on est dérangé par des démarchages en tous genres, des coups de téléphone de personnes à l'accent indéterminé, peu francophones, souvent incompréhensibles, que l'on éconduit vertement dans l'immense majorité des cas.

Certes, je plains ces pauvres vendeurs qui sont bien obligés de gagner leur vie, et qui essuyent à longueur de journée les rebuffades des personnes agacées. Mais leur patron, l'entreprise qui les emploie, comment fait-elle ses affaires ? C'est bien beau de délocaliser pour payer moins ces télévendeurs, mais encore faudrait-il que ça ne fasse pas fuir la clientèle rebutée par un accent inintelligible, qui écorche le nom du destinataire de l'appel, et ensuite s'exprime si difficilement que le message ne risque pas de porter ses fruits.

J'ai deux lignes téléphoniques à la maison, quand elles sonnent toutes les deux strictement en même temps, on sait très bien de quel genre d'appel il s'agit. Là, à l'instant, je n'entendais même pas ce que me disait le malheureux préposé au démarchage, tant il y avait de bruit et de musique autour de lui. Je l'ai éconduit comme les autres. Mais tout de même, ça me laisse perplexe, quel peut bien être la rentabilité de ce genre de chose ? On va me répondre qu'ils ne le feraient pas si ça ne marchait pas, mais tout de même.... qui poursuit la conversation au delà de l'allo initial et du non, monsieur, ça ne m'intéresse pas ? Quel est le pourcentage de personnes qui "achètent" par ce biais ? Quel est le seuil de rentabilité de ce type d'entreprise ? Je me le demande bien.

Si quelqu'un a une réponse ...

12 déc. 2008

Le géant ébranlé ?

L'irrésistible ascension de Microsoft a été freinée pour la première fois depuis le début de l'année 2008. Alors que ses parts de marché sur le parc des ordinateurs du monde était soit stationnaire, soit en hausse, là, elle est en (légère) baisse, au bénéfice de ? Eh bien des deux outsiders bien connus, Linux, et Mac OSX. Des chiffres ?

- Linux est passé de 0,64% à 0,83%
- Mac OSX de 7,6% à 8,9%
- tandis que Windows tombait de 91,5% à 89,6% (pour mémoire, Microsoft culminait à 96% des parts de marché en 2006).

Bon, ce n'est pas la chute libre non plus, mais c'est assez significatif et inhabituel pour que plusieurs articles de presse en aient parlé. Alors pourquoi ?

Déjà à cause de la vague des ultra-portables, qui ont fait fureur depuis janvier 2008, dont la majorité a été vendue avec Linux pré-installé, sans oublier toutefois les énormes progrès des distributions Linux, de plus en plus user friendly, qui ont séduit bon nombre de particuliers.

Concernant Mac OSX, là, c'est l'arrivée de l'Iphone et de son succès qui ont fait tourner les regards vers un matériel et un OS parfaitement faits pour s'entendre, ce qui n'est pas toujours le cas de la concurrence. Sans oublier qu'au niveau des entreprises, Apple a vu ses parts de marché, qui étaient à 1,2% en 2007, passer à 4,5% fin 2008.

Alors pourquoi Microsoft Windows est-il en baisse ? Une réponse immédiate... Vista ! A part les particuliers qui achetaient un ordinateur pour la première fois, et qui n'avaient pas les compétences suffisantes pour juger, les autres ont tous renâclé : système lourd, nécessitant des configurations puissantes, peu ergonomique, peu compatible avec d'anciens périphériques, faisant fuir les entreprises qui ne tenaient pas à changer un vaste parc de machines pour s'adapter à ce nouveau produit et à former leurs personnels en conséquence, et les particuliers qui renouvelaient leur matériel, lesquels préféraient garder leur XP habituel. Les fabricants d'ordinateurs l'ont vite compris, Dell, HP se sont empressés de proposer XP, sur leurs ultra-portables, bien entendu, mais aussi sur leurs autres configurations, obligeant ainsi Microsoft à prolonger la durée de mise à jour de ce système.

Donc, le fiasco de Vista qui, s'il a eu comme conséquence la prolongation de vie de XP, a eu aussi comme effet pervers (aux yeux de Microsoft) de faire partir un certain nombre d'utilisateurs vers des systèmes alternatifs plus confortables et agréables à utiliser. Aussi sans doute, mais c'est plus difficile à évaluer, la dernière déclinaison de la suite Microsoft Office, dont les documents ne sont lisibles que par elle-même, et qui a poussé pas mal d'utilisateurs de logiciels de bureautique vers Open Office, lequel est multi plateformes, donc, n'a plus besoin de Windows. On pourrait aussi parler des déboires d'Internet Explorer 6 qui ont fait les choux gras de Firefox, lui aussi multi plateformes.

Alors, est-ce une tendance passagère ? Est-ce le début de la descente ? L'avenir seul le dira, l'expansion d'Internet dans tous les foyers et entreprises (et en dehors aussi, wi-fi dans la rue, dans le train, dans les hôpitaux..) pourrait tout changer à notre façon actuelle d'utiliser un ordinateur avec un système d'exploitation dédié... l'avenir le dira.

7 déc. 2008

Quelques anecdotes wikipédiennes

Tiens, ça fasait longtemps... Un soir donc, lors d'une banale patrouille, je croise un article traitant d'un dénommé Hanus, philosophe de son état, que je ne connaissais absolument pas. Toutefois, le style du texte sentait fortement le copier/coller à partir d'une page web. Je vérifie, et tombe sur le texte recopié. J'efface la page fautive, et préviens le contributeur en lui expliquant que cette façon de procéder était contraire aux règlements et que.... enfin, comme d'habitude ! Je continue donc à surveiller les agissements de cette personne quand, je reçois un message sur ma page de discussion que je copie/colle (oui, moi aussi, je fais de la violation de droits d'auteur) ci-dessous :

"pourquoi a tu éfacer , le nouvel auteur de philosophie ? il ets biento connus kan meme"

Ouh là, ce n'est pas vraiment de philosophie que devrait s'occuper ce contributeur, mais d'abord de grammaire et d'orthographe... je suppose que le morceau de phrase "nouvel auteur de philosophie" a été copié/collé lui aussi sinon ça aurait pu donner quelque chose comme oteur de filosofi !! Pour le Baccalauréat, je suggère qu'au lieu d'une feuille de papier et d'un stylo pour les épreuves écrites, on donne à chaque élève un portable et une connexion Internet, ça permettrait au moins aux correcteurs de ne pas se transformer en Champollion pour décrypter les copies.

Un autre ? Celui-là avait sans doute l'intention d'écrire un article de fond, qu'il avait intitulé : La faune du carbonifère. Vaste programme, mais hélas, ça n'a pas été bien loin, et le contenu de l'article était : "La faune du carbonifère est dur à trouvé". Certes, il n'y a plus grand monde sur terre de cette époque ! Enfin, l'intention était louable !! (nonobstant les fautes d'orthographe..).

C'était quelques instants dans la vie du patrouilleur/administrateur wikipédien, lequel se fait aussi parfois insulter par des contributeurs mécontents, du genre : "Ta réaction montre le degrés de stupidité de la plupart des régulateurs. Tu es une inculte." Envoyé ! Avec un s en trop en guise de prime. Et encore, il ne s'agissait que de la biographie d'un acteur du grand banditisme, s'il avait été question d'un rappeur ou d'un manga, mon inculture aurait été encore plus incommensurable !!!

30 nov. 2008

Le tome 2 est paru !

Dans un billet précédent, je vous racontais que j'avais eu la surprise de recevoir un livre intitulé Le règne de la barbarie, premier tome d'une saga d'héroïc fantasy, offert par l'auteur. Eh bien le second tome m'a été envoyé récemment. Même si je ne l'ai pas encore lu, mais ça ne saurait tarder, je voudrais faire un peu de publicité à ces auteurs (Aubert et Cavali) qui, en dehors de leurs qualités d'écriture et d'imagination, savent si bien utiliser les moyens modernes d'information et de diffusion de leur oeuvre.

Donc, voici le lien qui mène à leur SITE , et deux vidéos que vous pourrez voir sur Youtube, histoire de vous mettre dans l'ambiance de cette histoire.

Vidéo 1
Vidéo 2

Si vous aimez la fantasy, si vous avez gardé votre âme d'enfant, ou d'adolescent à la rigueur, ces ouvrages devraient vous plaire, d'autant plus que, contrairement à bon nombre de traductions, ils sont remarquablement écrits.

28 nov. 2008

Les ors de la République

Quand on représente le maire de son village au congrès annuel des Maires de France, on rencontre des tas de gens, des maires, bien sûr, venus des quatre coins de l'hexagone.. et de plus loin aussi, des ministres, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, Michel Barnier, entre autres, et un président de la république aussi ! Le tout dans la foule, plus de 10000 personnes qui se pressaient entre l'auditorium et l'exposition de la Porte de Versailles, et en se coltinant les kilos de papiers, livres, et documentations distribués.

Mardi soir, c'était le maire de la plus grande ville de France qui invitait ses chers confrères dans les salons de l'hôtel de ville de Paris, ce qui donnait ainsi l'occasion à tous les provinciaux, de visiter ces lieux somptueux. Je n'y ai pas manqué, évidemment, et j'ai, comme tous les autres, monté les magnifiques escaliers, avant de déguster le champagne offert (les canapés étaient servis avec parcimonie...), après avoir admiré la décoration des lieux.



Lustres scintillants, et dorures partout !

Une des statues des salons de réception, avec en médaillon, l'hôte du lieu


Et le congrès s'est teminé par un discours aussi vivant que musclé du Président de la République, dont les mains étaient tellement expressives que ma photo en a été toute floue !!

17 nov. 2008

Canular !

Parmi les canulars trouvés sur Wikipédia, il y en a de stupides, mais il y en a aussi de superbes ! En voici un du jour. J'ai évidemment supprimé ce nouvel article, mais non sans le récupérer, parce qu'il est trop joli... C'est un copier/coller, sans la moindre correction, et sans avoir pris la peine de demander s'il y avait des droits d'auteur !!

"Tommy Crosoft né en 1945, au États-Unis. Son est père Billy Crosoft et sa mère est Jessy Turner. Son invention est le logiciel Mi-Crosotf qu'il appela ainsi en l'honneur de son père, mort lors de ces travaux. Tommy Crosoft ne cesse de mettre à jour la technologie de son logiciel.Sa phrase célèbre : Un petit pas pour la puce un grand pas pour l'ordinateur.

Les produits de monsieur Crosoft sont ceux les plus vendus au monde. On retrouve parmi ces produits les fameux logiciels de windowz, les claviers d'ordinateurs, des souris, des webcams et autres.

Depuis 1998, Mack Apaule tente de rivaliser avec son plus grand concurant, Tommy Crosoft M. Apaule a vu ses produits devenir de plus en plus populaire, car, ils étaient plus diversifiés. On pense aux portables, aux Hi-Peaude, au Hi-Fonne, et autre. Malgré tout, Tommy Crosoft continue à mettre à jour son fameux logiciel, qui gagne de jour en jour le coeur des fanatiques de l'informatiques"

14 nov. 2008

Un journal fait de bric et de broc

Mandée par mes collègues du Conseil Municipal pour la confection du Journal Communal sous prétexte que je le faisais il y a 20 ans (ouais, sur l'Atari, avec Publishing Partner Master..), je me doutais que ça n'allait pas être une tâche évidente et facile.

D'abord, il faut récupérer les articles auprès des différents rédacteurs ; et si certains rendent leur copie rapidement, d'autres ont besoin d'être sollicités de nombreuses fois avant de fournir leur production. Et là, les premières complications arrivent. Si, autrefois, les ordinateurs étant rares, la plupart des articles arrivant donc écrits à la main sur un bout de papier (et 30 ans de décryptage d'ordonances médicales m'ont donné une certaine pratique du déchiffrage des écritures diverses), maintenant, tout le monde a son Word (enfin, celui que le petit fils a installé..) et se targue de savoir s'en servir. J'avais demandé à ce que l'on m'envoie le fichier .doc, et j'en ai reçu quelques uns, avec une somptueuse mise en page, puces, titres en wordart, alinéas étranges, polices exotiques, le tout faisant que la remise à plat du texte copié/collé était souvent plus longue que la resaisie ! D'autres, n'ayant pas trop compris (je dois être une bien piètre pédagogue) qu'un journal de 30 pages n'était pas une collection de feuilles à photocopier, m'ont donné l'article imprimé avec ses photos, sur un papier. Et scanner une impression de photo issue d'une imprimante ordinaire... euh... ça ne donne pas un résultat parfait !! En fin de compte, les articles qui m'ont donné le moins de mal furent ceux qui sont arrivés, comme autrefois, écrits à la main, avec les tirages photo sur papier fournis à part.

Une fois tous les articles récupérés, et ce n'est qu'à partir de là qu'on peut concevoir la mise en page et l'organisation générale du journal, c'était à moi de jouer.. et ce n'était pas joué ! Connaissant mal l'outil que j'utilisais (Neoffice en l'occurrence), n'utilisant que très occasionnellement un traitement de texte depuis bon nombre d'années, je patouillais sévère, raisonnant en termes d'objets comme avec un logiciel de PAO, et non en terme de texte qui coule d'une page à l'autre comme c'est le cas avec un traitement de texte, j'ai dit un maximum de gros mots devant mon écran, en me pensant qu'avec Emacs et LaTeX, même si ce dernier n'est pas vraiment l'idéal pour ce type de travail, j'aurais eu moins de mal ! Mais travail collaboratif oblige, et Neoffice (qui est l'Open Office du Mac au passage) sauvegarde en .doc, ce qui permettait à n'importe qui de reprendre le travail ultérieurement.

Bon, on va quand même essayer d'arriver au bout de la tâche, et surtout, essayer, l'année prochaine, de s'y prendre autrement : déjà, mieux expliquer aux différents rédacteurs ce que je souhaite (fichier avec le texte écrit au kilomètre, sans mise en page, ou document manuscrit ; photos sous forme de fichier .jpg ou d'épreuve papier à scanner), et ensuite, choisir un logiciel mieux adapté.. encore que, avec tout ça, j'ai fait quelques progrès sur l'utilisation d'Open Office, les sauts manuels de page, la numération alternée, les manipulations de cadres de texte... comme quoi, à chaque chose, malheur est bon !

6 nov. 2008

Les achats d'aéroport

Non, je ne veux pas parler des boutiques duty free, où l'on trouve alcools, cigarettes, parfums, etc... ça c'est banal mais de toutes ces boutiques devant lesquelles on traîne en attendant l'heure de l'embarquement. Certes, elles sont là pour ça, justement, pour tenter le voyageur désoeuvré, alors, on se laisse tenter, d'abord parce qu'à force de circuler dans les rayons, c'est une conséquence inéluctable, ensuite, parce qu'on a toujours de la monnaie locale à écluser, enfin, parce qu'on a ainsi un peu l'impression de ne pas tout à fait partir....

Il y a dans certains aéroports, des boutiques extraordinaires, je pense en particulier à celle de Johannesburg, qui est un véritable regroupement de tout ce que l'on peut trouver dans toutes les boutiques de souvenirs du pays ; et comme le Rand n'est pas une monnaie convertible, tout le monde se rue dedans pour se débarasser des dernières pièces et billets, qui sinon, seraient inutilisables.

Seulement, à ce stade du voyage, les bagages (dans lesquels il y a déjà pas mal de souvenirs..) sont déjà enregistrés, et tout ce qu'on achète, on ne peut plus le glisser dans les valises, faut se le coltiner à la main.. donc, ça limite le volume des achats à ce qui est accepté en bagages cabine, mais ça peut toutefois être aussi étrange qu'encombrant !

J'ai ainsi rapporté un gros bouquet de protéas d'Afrique du Sud (qui, bien conditionnées, ont supporté allègrement les nombreuses heures de vol), un orignal d'Anchorage, en peluche dont la tête dépassait de mon sac, et, en moins encombrant, un bout de canne à sucre de la Réunion ! Sans parler d'un sac en forme de pingouin en provenance.... de Lisbonne !

Et c'est ainsi que la maison s'encombre petit à petit d'une foule d'objets divers, dont chacun a une histoire, et est rattaché à un souvenir, et dont le plus gros inconvénient est... de donner envie de repartir !!

4 nov. 2008

Chercher du travail

Ayant quitté le monde du travail depuis un peu plus de deux ans maintenant, et n'ayant jamais eu réellement à chercher du travail puisque j'exerçais un métier en pleine pénurie, je plains ceux qui, dans d'autres domaines que la santé, ont à le faire. S'il m'arrive de parcourir les annonces, par curiosité, je suis toujours interloquée du vocabulaire employé, auquel je ne comprends strictement rien. Voici quelques exemples qui m'ont laissée... pantoise !

- Vous élaborez les livrables de spécifications fonctionnelles....

- ... afin de valider votre adéquation potentielle...

- Grand groupe français, nous recherchons un Key Account Manager... ?

- Vous établissez et mettez à jour des métriques sur l'avancement des étapes...

Et en français, ça donne quoi ?

Je passe sous silence le fait qu'il soit exigé au moins 5 ans d'expérience, quand ce n'est pas 10 (faut débuter dans la carrière en même temps que l'on entre au lycée ?) sans doute est-ce le temps qu'il faut pour comprendre ce langage ésotérique ! Quant à "connaître le logiciel Internet", là, c'est sans doute la faute à Google Translate !!

En tous cas, il y a des jours où on est bien content d'être vieux !

30 oct. 2008

Une idée comme ça

Sur nos écrans d'ordinateur, figure toujours sur le bureau une corbeille (poubelle, trash, as you like) dans laquelle on jette les fichiers que l'on veut supprimer, et qui y arrivent avec un joli bruit de papier froissé. La corbeille, de vide qu'elle était, est alors remplie d'une image de bouts de papiers, comme tout le monde le sait.

Oui mais, que vous y mettiez un petit fichier de quelques octets, ou un gros truc de plusieurs mega, l'image est la même, toujours une corbeille remplie de papiers froissés au même niveau de remplissage. Eh bien, ce n'est pas logique. Elle devrait se remplir de plus en plus, en fonction de la quantité de données supprimées, et même aller jusqu'à déborder, comme c'est parfois le cas des vraies poubelles de bureau ! On saurait ainsi si cette poubelle est pleine ou archi-pleine, et s'il convient de la vider ou pas encore.

Ça ne sert à rien ! Ça bouffe des ressources ! Comme s'il n'y avait pas assez de gadgets comme ça de nos jours ! Oui, oui, je suis d'accord, mais ce serait marrant, non ?

28 oct. 2008

Elue !

Voilà, ça a commencé comme ça : pendant l'été, n'ayant plus de documentations intéressantes sur saints et églises, j'ai commencé à regarder le fonctionnement de la maintenance sur Wikipédia. Ma première réaction a été l'ébahissement devant l'ampleur de la tâche, que j'étais bien loin de soupçonner en ma qualité de contributrice sur un seul (ou presque) sujet. J'ai aussi commencé à fréquenter le chan #wikipedia-fr et de lire ce qu'il s'y disait, en y participant assez peu. Puis, vint mon anniversaire, qui m'a donc été souhaité sur ma page de discussion par plusieurs participants de l'encyclopédie, lesquels en ont profité pour me conseiller de poser ma candidature en tant qu'administrateur. Première réaction : surprise, je n'y pensais pas le moins du monde. Seconde réaction : mais c'est totalement impossible, si dans le fond, je pouvais être capable de reconnaître un vandalisme, d'avertir le fautif, et de détecter les articles les plus promotionnels, dans la forme, par contre, je manquais sérieusement de compétences techniques, déjà que pour initier une page à supprimer, ou une autre soupçonnée de violation de copyright, il me fallait autant de temps que d'onglets ouverts pour ne pas me prendre les pieds dans la syntaxe... donc, j'ai remercié et ai réfléchi... longuement... jusqu'à la fin octobre où là, j'ai vu que deux de mes petits camarades de chans se présentaient. Alors, j'ai décidé de les suivre, et de faire la même démarche, en me disant que la maintenance m'en serait facilitée. Encore fallait-il être élue....

Donc, dimanche matin 12 octobre, après avoir rédigé ma profession de foi, et tourné dix fois mes doigts sur le clavier, j'ai lancé la (lourde) procédure de candidature, présentée pour 15 jours à l'appréciation de tout contributeur ayant au moins 50 contributions. Il n'y avait plus qu'à attendre, sachant qu'on peut voter pour, contre, ou encore réticent/neutre (lesquels ne sont comptabilisés qu'en cas de doute... ouais, c'est pas simple..). Et là, seconde surprise, les votes "pour" arrivaient régulièrement chaque jour, de gens que je connaissais, mais aussi de certaines personnes avec lesquelles j'avais eu quelques "mots" à une époque, alors que mes deux jeunes condisciples se récupéraient des questions tordues, et des mentions "contre" ou "attendre"..(*)

La clôture du scrutin était lundi 27. Mais ensuite, il faut attendre la délibération des bureaucrates (c'est leur nom) qui font le comptage des pour et des contre, et discutent entre eux en cas de litige. Je ne me pressais donc pas d'aller aux nouvelles, mes deux collègues, qui avaient postulé avant moi, attendaient leurs résultats depuis deux jours. Et c'est en ouvrant Firefox vers 13h30 que j'ai vu que j'étais élue depuis midi ! Avec 88 voix pour, et 0 voix contre (1 réticence faible, et 3 neutres). Du coup, j'ai passé la plus grande partie de l'après-midi à remercier ceux qui me félicitaient si gentiment !! Mais aussi à imprimer les pages d'aide concernant ces nouvelles fonctions, parce que maintenant, j'ai tout plein de boutons nouveaux dans ma fenêtre d'édition, et faut encore que je sache m'en servir à bon escient.

Bon, alors, en 2008, élection au Conseil Municipal à laquelle je ne m'attendais pas, puis l'élection en tant qu'administrateur sur Wikipédia, qui m'a d'autant plus fait plaisir que je n'y pensais nullement avant, dites, vous voulez VRAIMENT que je postule pour être présidente de la République ? Dommage, il n'y a pas d'élection cette année :-D

(*) Un seul des deux a été élu.

27 oct. 2008

De la dépendance...

Non, pas à la drogue, au tabac ou à l'alcool, ça, ce sont des problèmes graves, stigmatisés et combattus, mais de dépendances bien plus insidieuses parce que quotidiennes.

Ce matin, je voulais tout bêtement faire réchauffer mon café du petit déjeuner quand, dans un schplong de mauvaise augure, le micro-onde a refusé tout service et s'est éteint sans préavis. On accuse la prise de courant, on le rebranche ailleurs, et re-schplong ! Et cette fois, les trois-quarts de la maison n'avaient plus de courant.... On débranche définitivement le fautif, menacé vigoureusement d'une fin de vie imminente à la déchetterie, et on change les fusibles. Au passage, on se dit qu'il aurait pu choisir un autre moment qu'un dimanche matin pour rendre l'âme, parce qu'il faut attendre mardi maintenant pour le remplacer.

Oui mais.. pour faire réchauffer le café ? Ben.. faut reprendre la casserole, surveiller qu'il ne "bouille" pas, laver la casserole ensuite..... et pour décongéler le pain ? Penser à le sortir une heure avant... et pour réchauffer les restes ? Allumer le four électrique (plus long et moins économique en énergie). En un mot, l'absence de micro-onde rend les détails de la vie plus compliqués, et on pourrait se demander comment on faisait... avant ?

Et s'il n'y avait que ça.. sans parler de l'eau courante et de l'électricité que ma génération a toujours connues, vous imaginez vivre sans téléphone et surtout sans Internet ? S'envoyer des lettres par la poste, et les recevoir 8 jours après ? Sortir, quand on le trouve, un vieux bout de papier jamais à jour pour connaître les horaires de train ? Risquer le lumbago pour extirper Universalis du bas de la bibliothèque pour chercher un détail encyclopédique manquant, et j'en passe... Par ailleurs, qui, ayant oublié son téléphone portable alors qu'il circulait en voiture de nuit, ne s'est pas demandé ce qu'il ferait en cas de panne ? Alors qu'il y a quelques années de ça, la question ne se serait même pas posée..

Dépendance, quand je vous dis dépendance...

24 oct. 2008

De l'usage de l'outil informatique

Pour la fabrication du Journal Communal, et en vue de sa mise en page, j'avais demandé que l'on m'envoie les articles au format .doc, .txt, ou .rtf, j'acceptais même le .docx... et qu'ai-je reçu ? Pour plus de la moitié des aimables rédacteurs, des feuilles dactylographiées, arrivées toutes droites de Word ! Avec chacune sa police, son wordart favori, voire ses miniatures de photos... Parce que si on sait se servir d'un traitement de texte, on ne doit pas savoir que celui-ci génère des fichiers, que l'on peut envoyer par mail.

J'ai essayé alors de faire de la pédagogie, expliquant qu'un Journal n'était pas une collection hétéroclite de photocopies agraphées, mais devait répondre à une mise en page réfléchie avec une charte graphique cohérente ; et que ce que je donnais à la reprographie était un fichier .pdf et pas une pile de bouts de papiers... Si certains ont immédiatement saisi ce qu'il fallait faire et se sont empressés de m'envoyer le .doc par retour, d'autres ont eu bien du mal à saisir que scanner une photo sur une page sortie d'une imprimante jet d'encre n'allait pas donner un résultat bien fameux.

D'ailleurs, de quoi est-ce que je me plains ? J'ai réclamé des articles, et on m'en a apporté, ce qui n'est déjà pas si mal.. Bon, faut que j'en resaisisse à la main (je sais, il y a l'OCR), et d'ailleurs, tout le monde sait que... c'est l'ordinateur qui fait le reste... alors, vraiment, ça s'appelle râler pour des broutilles et avoir bien sale caractère !!

20 oct. 2008

Histoires de transports

Dans le billet précédent, je vous parlais de Lyon et de la visite de la ville. Quand on y arrive par le TGV, moyen fort confortable et fort rapide d'aller d'un point à un autre en France (et un peu plus loin aussi), ensuite, en l'absence de voiture, dans une si grande ville, il faut utiliser les transports en commun. Et là, il faut reconnaître que les transports lyonnais sont nombreux et variés. En voici quelques exemples : le tramway, le métro, et le funiculaire, engin indispensable pour escalader la colline de Fourvière quand on n'a plus des jambes de vingt ans. Il y a aussi des trolleys et des autobus, le tout fonctionnant avec le même ticket, quels que soient l'outil emprunté et la distance parcourue, ce qui facilite la vie de l'homme du nord qui arrive ici.

Le funiculaire vers Fourvière

Le métro de la ligne B, à la station Charpennes

Le tramway T1, à la gare Lyon Part Dieu

Par contre, si le TGV emmène ses passagers en moins de deux heures de Paris à Lyon, encore faut-il rejoindre Paris depuis sa lointaine campagne, et là, c'est loin d'être évident : une voiture indispensable pour rejoindre la gare de Vernon, un train pas toujours très exact ni très confortable pour arriver dans la pauvre gare St Lazare (où il est interdit d'avoir faim, soif, ou envie de faire pipi après 21h). Ensuite, le Météor (ligne 14), qui a mis la gare de Lyon à 10 minutes de saint Lazare, ce qui est un vrai progrès, et enfin le TGV, sans oublier les concordances d'horaires qui imposent, selon les heures, de longues attentes, ce qui fait qu'au final, il faut plus de temps pour faire 90 kms, que pour en faire 300 de plus !

En revenant de Lyon

Aller aux Journées du Logiciel Libre, c'est bien et fort intéressant, mais en profiter pour visiter une des plus grandes villes de France, c'est encore mieux. Certes, il faudrait beaucoup plus qu'une journée, mais voici toutefois quelques aspects de cette métropole fort ancienne, où le beau temps, en cette fin d'octobre, était parfaitement au rendez-vous.

Lyon vu depuis N-D de Fourvière

Les quais de la Saône

Les ruines du théâtre romain

La primatiale Saint Jean

Les daims du parc de la Tête d'Or

14 oct. 2008

Il neige sur Anchorage

Et à San Antonio, ils sont tous en bras de chemise en train de se balader devant Fort Alamo ! Voilà une des magies de notre monde technologique, pouvoir aller virtuellement rendre visite aux endroits que l'on aime, quelle que soit la distance qui nous sépare.

Donc, à San Antonio, il fait très beau, comme d'habitude, un peu trop d'ailleurs, j'ai le souvenir d'une température particulièrement élevée en ce lieu, qui obligeait, à intervalles réguliers, à se réfugier dans le premier endroit climatisé rencontré.

Et la première neige est tombée sur le sud de l'Alaska (lequel sud est quand même plutôt au nord).

Je surveille quelques webcams des USA, dont ces deux-là, mais comme dans quelques mois je compte bien retourner à Anchorage, donc, il y en a une que je regarde encore plus souvent... mais on attendra qu'il y ait là-bas 20h de jour et un grand ciel bleu !

12h 11 à Anchorage (Alaska)

15h 14 en ce mardi 14 octobre à San Antonio (Texas)