13 mai 2021

Elles sont trop belles....

 ... Ces photos prises depuis le rover qui arpente Mars en ce moment.

On imagine un 4x4 sur cette piste qui mène à l'infini...

Comme ça ressemble à la Plaine des Sables à La Réunion !

 

La lourde bureaucratie hospitalière

Votre médecin vous prescrit une radiographie, et un scanner. Deux examens simples, rapides, indolores. Vous décrochez votre téléphone et appelez le service radiologie de l'hôpital le plus proche(*). D'un numéro qui ne répond pas, à un standard qui vous renvoie vers le même numéro, une attente looonnngue... Et on finit par avoir une secrétaire. Elle vous donne vos rendez-vous, pour dans un mois, et vous indique que la confirmation du rendez-vous et d'autres indications arriveront par mail.

En effet, il faut :
* Faire faire une prise de sang ;
* Aller chercher un produit à la pharmacie ;
* Lire un document et certifier qu'on l'a lu ;
* Remplir un questionnaire ;
* Signer un consentement.

Ces deux derniers points sont à renvoyer sur l'adresse mail indiquée sur les documents. C'est évident que tout le monde a internet, sait s'en servir, a une imprimante qui peut scanner des documents en .pdf, et sait le faire, voyons, c'est élémentaire tout ça...

Donc, on va au laboratoire, à la pharmacie, on renvoie les documents demandés, et on attend le jour du rendez-vous. Deux jours avant, on reçoit un coup de téléphone demandant de les rappeler pour confirmer, suivi d'un SMS rappelant le rendez-vous. C'est évident que tout le monde a un smartphone voyons, c'est un équipement élémentaire...

Le jour J, on arrive à l'hôpital, en avance puisqu'il faut aller d'abord à l'accueil. On prend son ticket avec son numéro, et on guette l'affichage. Ah c'est bon, guichet A. Là, on vous demande carte d'identité, carte de mutuelle (tiens, pas la carte vitale, sans doute parce qu'on a déjà un dossier dans cet hôpital) et état civil, et on vous dit de vous rendre au service radiologie.

Là, rebelotte, ticket, attente, et la secrétaire vous redemande état civil, ordonnance du médecin prescripteur et vous dit d'attendre qu'on vous appelle. Là, c'est rapide, l'examen aussi, on a à peine le temps de ranger ses papiers dans son sac, et peu de temps après, une infirmière revient avec les photos de la radio, par contre, le compte-rendu sera lui disponible dans 48 à 72 heures, et, si on ne veut pas venir le rechercher sur place, on pourra le récupérer sur Internet (et qui qui va utiliser son encre et son papier hein ?).

Second examen, non, il n'y avait pas besoin de prise de sans ni de produit pharmaceutique, pauvre Sécurité Sociale qui vient encore de perdre de l'argent pour rien, c'est parce que le papier des indications est pour tout examen, puisqu'il n'y a qu'un seul papier..

Examen rapide là aussi, on retourne dans la salle d'attente pour attendre cette fois le CD des images, parce que le compte-rendu, lui aussi, sera à récupérer sur Internet.

En conclusion, 1/4 d'heure d'examen, et plusieurs heures de paperasses, examens inutiles, impressions diverses. Vous aviez parlé de simplifier l'administration ? Ah bon.....

Au passage, après de nombreuses tentatives infructueuses pour récupérer le compte-rendu de la radio sur le site idoine (celui du scanner était disponible 48h plus tard), un coup de fil qui renvoie vers une autre personne qui dit qu'elle va s'en occuper personnellement.... Le compte-rendu de la radio n'est jamais arrivé ! Donc, faudra faire avec celui du scanner, et les images radiologiques ! C'est la seconde fois qu'à cet hôpital un compte-rendu se perd dans les méandres administratifs... Pourtant, avec toutes leurs procédures tatillonnes, ça ne devrait pas arriver !

(*) Certes, une radio simple peut se faire chez n'importe quel radiologue de ville, ce qui est toujours plus rapide qu'à l'hôpital, mais le scanner nécessite une installation que seuls les établissements possèdent, alors, plutôt que d'aller dans deux endroits différents, on fait tout faire au même endroit.

30 avr. 2021

En mai, fais ce qui te plaît !

 Voilà les dernières annonces gouvernementales sur le déconfinement de mai 2021 :

👉 Dès le 3 mai :

Levée des restrictions de déplacements inter-régionaux
Chouette, on va pouvoir aller à la consultation du médecin qui n'est pas dans le même département, ni d'ailleurs dans la même région, sans télécharger une attestation dérogatoire et se munir du carton de rendez-vous.
Réouverture des lycées en demi-jauge
• Réouverture des collèges en demi-jauge pour les classes de 4ème et 3ème.



👉 Dès le 19 mai :
Le couvre-feu décalé à 21h.
C'est pas plus mal, 19h, ça faisait tôt ; tiens, par exemple, pour assister à la Messe à 18h, fallait que monsieur le curé raccourcisse son sermon pour que ses paroissiens qui n'habitent pas sur place puisse rentrer chez eux sans encourir les foudres de la maréchaussée.
Réouverture des commerces, musées, cinémas, théâtres, lieux de spectacle avec public assis (avec jauge et protocole).
Ah tant mieux, pour tous ces professionnels qui voyaient leurs réserves financières fondre comme neige au soleil, et qui désespéraient de pouvoir reprendre un jour une activité professionnelle normale.
Réouverture des activités sportives de plein air et dans les lieux couverts avec un protocole.
Tiens, justement que j'avais envie de retourner à la piscine, dans laquelle, évidemment on ne peut pas porter de masque ! Quel va être le protocole adopté ?
Réouverture des terrasses des bars et restaurants avec des tables de 6 personnes maximum.
Ah, un petit café avec un croissant à la terrasse d'un bistrot, voilà un plaisir oublié alors qu'autrefois, il semblait bien ordinaire..
Rassemblements de plus de 10 personnes interdits (contre 6 actuellement).
Pas plus mal pour les familles mais aussi pour certaines réunions associatives.
Réouverture des établissements sportifs de plein air et couverts aux spectateurs (jauge de 800 en intérieur et 1000 à l'extérieur).
1000 spectateurs dans un stade qui peut en contenir 20.000, c'est pas beaucoup, mais c'est mieux que ces matchs à huis clos qui étaient quand même bien tristounets, et peu motivants pour les équipes en lice.


👉 Dès le 9 juin :
Couvre-feu à 23h.
Là, ça devient bon, on pourra même aller au restaurant le soir (voir ci-dessous)
Réouverture des restaurants et cafés avec des tables de 6 personnes maximum.
• Les lieux de culture et les établissements sportifs pourront accueillir jusqu'à 5000 personnes (avec pass sanitaire).
• Accueil des touristes étrangers avec pass sanitaire.

À ce propos, causons-en de ce pass sanitaire. Pour l'instant, on ne sait pas trop ce dont il s'agit. Les personnes vaccinées (les deux injections) disposent d'une feuille 21/29.7 qui l'atteste. C'est quand même bien encombrant s'il faut le présenter à un guichet. Un document taille carte d'identité (ou carte de crédit) ? Une application sur le smartphone ? Il est vrai qu'on peut déjà scanner ce papier et le transférer sur son téléphone.. On le saura sans doute plus tard, nos technocrates vont s'y mettre à une dizaine, au moins, pour plancher sur ce sujet !


👉 Dès le 30 juin :
Fin du couvre-feu.
Possibilité de participer à des événements intérieurs et extérieurs avec plus de 1000 personnes (avec pass sanitaire).
Et qui va vérifier le fameux pass sanitaire ? Des vigiles à l'entrée des festivals ? Allez, on embauche encore quelques douzaines de fonctionnaires pour trouver la solution la plus alambiquée possible, on a l'habitude depuis bientôt deux ans !

Pour l'instant, on ne sait rien sur le port du masque. Faudra-t-il le garder après le 30 juin ? Les gens vaccinés seront-ils toujours obligés de le porter même s'ils ne peuvent pas choper la maladie et a fortiori la transmettre ? Même si tout est bien loin d'être résolu, on entrevoit la lueur qui pointe au bout du tunnel. Restera à savoir, maintenant, si en septembre, alors que les plus jeunes ne seront toujours pas vaccinés, et que l'été aura provoqué quelques relâchements, si on ne va pas nous annoncer... Le xième confinement !


Pour l'instant, on sait qu'on peut déjà retourner à Chicago ! Parce que si les touristes étrangers muni de leur pass sanitaire peuvent entrer sur le territoire français, il n'y a pas de raison que l'inverse ne soit pas vrai.

23 avr. 2021

Grave question

Vous êtes sur une île déserte, et vous n'avez eu le droit de n'emporter que trois livres, lesquels avez-vous pris ?

Un sujet de rédaction ? Mais aussi une question pour quelqu'un toujours entouré de livres, qui ressent un gros manque dès que la pile des "à lire" diminue, qui ne s'en va jamais sans un bouquin (voire plusieurs) dans son sac..

Alors ? Déjà, j'emporte la Bible, parce qu'on y trouve de quoi réfléchir et prier, mais aussi de grandes histoires, des textes poétiques, des récits extraordinaires.

Ensuite ? Un dictionnaire illustré, le plus gros que je pourrais emporter, pour découvrir des mots inconnus, pour regarder les images. Il faut qu'il ait une partie noms propres, pour faire connaissance avec des personnages historiques, et se souvenir de qui est qui.

Et le troisième ? Alors là, c'est difficile... Tant j'ai de possibilités et d'idées.

* Les fleurs du mal de Baudelaire ou
* La Divine Comédie de Dante avec les illustrations de Dürer ou
* La Légende Dorée ou
* Le Seigneur des Anneaux, ou... Tant d'autres !

Finalement, je crois que ce serait la Divine Comédie, et je planquerai un exemplaire en petit format des Fleurs du Mal dans ma poche !

Je ne saurais trop recommander la lecture du livre dont la couverture sert d'illustration à ce billet. Écrit à quatre mains (ou deux s'ils l'ont fait à la main et sans clavier) par Bernard Pivot, un grand spécialiste, un professionnel de la lecture, et sa fille qui tient largement de son père, en "pire" peut-être puisque ce n'était pas son métier. Les lecteurs compulsifs, les drogués des pages reliées s'y retrouveront avec délectation. 

22 avr. 2021

En avril ne te découvre pas d'un fil...

... Dit le proverbe.
Faut arrêter la pollution textile, disent les écologistes.

Il paraît que l'industrie de la mode est responsable de 2,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et qu'il faut 200 ans pour décomposer le polyester.

Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

* N'acheter que des vêtements que l'on est sûr de porter régulièrement.

C'est habituellement ce qu'on fait, non ? Même si on peut craquer devant ce ravissant petit haut qui ira si bien avec cette jupe pour l'été, en sachant qu'il ne sera pas forcément ressorti l'année suivante.

* Éviter les matières synthétiques

Euh, c'est qui qui repasse corsages en coton et pantalons en lin ? Parce que c'est tellement plus simple de laver les mêmes en synthétique, ils sèchent vite et ne nécessitent pas de repassage, lequel consomme de l'électricité, sans oublier la fatigue et le temps perdu de celui qui manie le fer ou la centrale vapeur.

* Privilégier la qualité

Là, il y a un choix à faire, vaut-il mieux 3 choses à 15 euros pièce sur le marché, qu'une seule à 45 euros que l'on portera plus longtemps ? Ça dépend vraiment de la mentalité, de l'éducation et des habitudes de chacun. Perso, je préfère de loin avoir plus de diversité et de choix que d'avoir toujours la même chose sur le dos, d'autant que je n'ai jamais trop bien fait la différence. Il est vrai que je ne m'habille pas chez les grandes marques de prêt à porter.

En vrac, quelques préconisations que les femmes apprécieront (les hommes s'occupant nettement moins de l'entretien du linge dans un foyer, enfin, pour l'instant).

* Éviter le repassage et le sèche linge, mais c'est incompatible avec l'utilisation du coton, voir plus haut.

* Apprendre les réparations de base... Horreur, la couture, les reprises fastidieuses apprises pendant la jeunesse (tout du moins dans ma génération) et immédiatement oubliées, les boutons à recoudre... À moins de trouver une âme charitable qui le fasse, une maman par exemple (de plus de 60 ans, parce que plus jeune, elle ne saura pas faire) ?

* Choisir les matières durables, comme le coton ou la laine mérinos. Là aussi, on en revient à l'entretien : laver de la pure laine, il faut le faire à la main, doucement, avec un produit adapté, et faire sécher à plat, ce qui n'est pas rapide... Alors que le pull en synthétique va dans la machine et sèche en un clin d'œil.

Donc, première conclusion hâtive : les écologistes sont des hommes qui n'entretiennent pas leur linge eux-mêmes !

Deuxième conclusion utopique : on pourrait aussi élever ses propres moutons, filer la laine, planter du coton, tisser ses étoffes... Oui, oui, les hippies post soixante huit ont essayé, ça n'a pas duré bien longtemps !

Et pour finir, merci à monsieur Pascal Grandmaison, du Figaro Magazine, qui m'a inspiré ce billet.
 

2 avr. 2021

Ben voyons..


 Reçu d'une compagnie d'assurance, mais c'est la même chose pour l'électricité, le téléphone fixe ou mobile, la banque, etc.. Un courrier qui commence par de belles envolées lyriques : Zéro papier... Fini les courriers qui s'empilent... Plus rapide... Plus sécurisé... Plus écologique !

Maintenant, tous ces documents sont dans le cloud, disponibles de partout et n'importe quand dans l'espace client, vous pouvez les consulter sur votre tablette ou votre ordinateur. C'est magique non ? Et tellement plus pratique n'est-ce pas ?

Hypocrites que vous êtes, en fait, ça vous fait économiser du papier, des enveloppes, des frais postaux ; et l'assuré, s'il veut une trace non virtuelle d'un document doit utiliser son imprimante et son encre, tout bénéfice pour vous, tout est à la charge du client... Lequel doit, bien entendu, avoir un ordinateur, une connexion internet et une imprimante, le tout fonctionnant à ses frais.

Bon, c'est vrai, si on est vraiment rétrograde, si on refuse d'être vertueux et de protéger la planète, si on accepte de couper des arbres, on peut encore demander une version papier, mais il faut quand même aller sur le fameux espace client pour le leur dire, cocher plusieurs cases pour désactiver cette virtualité, et ça leur fera certainement beaucoup de peine...

Là, on plonge dans un dédale d'identifiants à indiquer, de code confidentiel, il faut donner en plus un numéro de contrat, ou de client (c'est pas clair..) et on finit par se perdre sans pouvoir accéder à la rubrique "mon profil". Donc, mail à la conseillère pour lui demander de le faire, ou de donner la marche à suivre, qui est loin d'être évidente.

Comme quoi, il n'y a pas que pour l'attestation dérogatoire que les technocrates adorent se masturber la cervelle, pour d'autres organismes, c'est aussi le cas !

P.S. Un bon point pour notre banque où l'accès est simple et efficace, ils ont du embaucher des programmeurs plus pragmatiques qu'ailleurs !