29 juil. 2009

A propos de wi-fi ...

Merci à tous ceux qui ont eu l'amabilité de lire ces billets et de commenter si gentiment les photos qui s'y trouvaient. J'ai ainsi été fortement encouragée à continuer et à vous faire suivre le périple au fur et à mesure de mes déplacements.

Mais, pour tenir ainsi un blog à jour quand on est hors de ses bases, il faut deux choses : un ordinateur portable, et une connexion Internet ! Pour le premier, l'eee (ou tout autre ultra portable) est l'objet idéal, léger, pas fragile, il tient dans le sac à mains, se pose sur le moindre coin de table, sur les genoux, se tient d'une seule main pour se déplacer, c'est pas plus encombrant que d'ouvrir un livre de poche. A titre d'anecdote, le eee a surpris au moins deux personnes, une dame, à Chicago, qui m'a regardée à l'hôtel et m'a demandé "is that your computer ? Wonderful !" après l'avoir soupesé.... et un jeune homme un peu plus tard, pour les mêmes raisons. Quant à Internet, aux USA, dans les hôtels et motels, les connexions wi-fi sont gratuites et présentes partout sauf dans quelques rares endroits reculés où il n'y a pas toujours non plus d'électricité ni d'eau courante, mais même dans ce cas, le restaurant le plus proche a ce qu'il faut. Parfois, la connexion est limitée au lobby (réception), mais la plupart du temps, c'est accessible de partout. A grande vitesse, ou plus poussive, mais toujours gratuite (sauf dans un seul endroit, ce qui m'a surprise tant c'est rare), la connexion permet aisément de récupérer ses mails, de discuter avec ses copains sur IRC (nonobstant le décalage horaire), et.... d'uploader ses photos préférées sur son blog !

On n'arrête pas le progrès !

A propos de progrès, les avions sont en cours d'équipement en wi-fi, il y avait beaucoup de publicité sur les écrans de Delta Airlines à ce sujet, tout du moins sur les lignes intérieures. Les tarifs ne sont pas si horribles que ça, pas très différents de ce que les hôtels français font payer... quant à la qualité de la connexion, je n'ai pas essayé, mon avion ne faisait pas encore partie du lot ! J'aimerais bien comprendre comment ça marche, de même que j'aimerais aussi comprendre comment on peut utiliser un terminal de carte bancaire en plein vol, parce que ça, j'ai expérimenté pour payer mon whisky et ça marche !

26 juil. 2009

Sur le départ

Que serait l'Alaska sans les glaciers ? Ils sont très nombreux, plus ou moins immenses (plutôt plus que moins d'ailleurs), certains en altitude, d'autres carrément au bord de la route. En voici un particulièrement majestueux, qui s'étire depuis le sommet des Chugash Mountains jusque fort loin dans la vallée.





Et puisqu'on est au bout du périple de cette année, voilà sans doute l'image qui pourrait le mieux symboliser ce superbe voyage dans le nord : les montagnes au loin, dans la brume bleue, le lac, et les fireweeds au premier plan...



So, see you soon folks, et à la prochaine escapade !

24 juil. 2009

Au Canada

Du fleuve Yukon à la Klondike river, sur la piste des chercheurs d'or..

Le fleuve Yukon dans toute sa splendeur

Esmerald lake aux couleurs improbables

Route vers l'infini ou vers les nuages ?


White pass, où la montagne rejoint les nuages

18 juil. 2009

De grands espaces

Quelques visions locales, entre bois et lacs, montagnes et plaines





et une connexion moyenne, pas propice aux longs commentaires .....

15 juil. 2009

impressions nordiques

Parmi les impressions les plus étonnantes ici, sans doute est-ce la longueur des jours en été. La photo ci-dessous a été prise le 13 juillet, à 22h ! A minuit, il fait encore assez clair pour qu'on lise dehors sans lumière, et à 4h du matin, il fait déjà jour. Entre les deux, il ne fait pas nuit noire non plus.. C'est bien ? Tout à fait, mais il ne faut pas oublier qu'en janvier c'est exactement l'inverse !

La rivière Nenana près de Denali national park


Autre impression, même si ce n'est pas typique de l'Alaska, les grands espaces, la sensation de naissance du monde, l'immensité sauvage.

Et les habitants ?

En voilà une qui traverse tranquillement la route tandis que d'innocents touristes la contemple... En fait, il y avait une ourse et ses deux petits, qui se promenaient dans le Denali National Park, et qui ont fait la joie des photographes.

Quant à ces deux dames américaines aussi mûres qu'excentriques dans leur accoutrement, elles entraient dans un restaurant de la main street de Talkeetna. Non, je n'ai pas osé les photographier de face.....

12 juil. 2009

A l'ouest et au nord

Eh bien voilà, un coup d'aile (enfin, 7 heures d'avion quand même) et on arrive at the last frontier, à l'extrême nord-ouest du continent américain, dans un pays encore bien sauvage, aux multiples glaciers, aux forêts immenses, et aux grands espaces.

Portage Glacier, à une petite centaine de kilomètres d'Anchorage, dans la brume, avec son lac glacial, et quelques icebergs qui flottent.

Un paysage de la Bear Valley, avec ses torrents tumultueux, et sa nature sauvage, on n'y est pas dérangé par ses semblables !!

Par contre, après voir fait de belles promenades, en avoir pris plein les yeux, avoir admiré la glace bleue, les fireweeds en pleine floraisons, et tâté la fraîcheur de l'eau des torrents et des lacs, il est bon d'aller se restaurer dans ce genre d'endroit, où le regular ou l'ice tea sont servis à profusion, où les french fries débordent de l'assiette, et où l'halibut ou le saumon arrivent directement de l'eau dans la poele !

See you soon folks !

9 juil. 2009

Chicago for ever

Une autre facette du downtown de Chicago, depuis Grant park, avec ses sculptures modernes. Tout au fond, la Sears Tower, la plus haute des USA.


Pour se déplacer, le meilleur moyen, le métro. Aérien au centre ville, il circule sur un réseau de poutrelles métalliques dans un boucan d'enfer, tout à fait anachronique au milieu des immeubles si modernes, c'est une survivance du passé, une sorte de symbole auquel les habitants sont fort attachés. Et là, sur cette photo, il y avait un embouteillage... de rames de métro ! Plusieurs attendaient de pouvoir passer tandis que celle de tête était bloquée par une rame qui la croisait .... compliqué !


Mais que font là ces Monet ? Alors qu'on a un magnifique musée des Impressionnismes à Giverny qui pourrait les accueillir ! Et il y en a tant d'autres dans cet extraordinaire Art Institute of Chicago. Alors, au nom de la CAPE, de la Région Haute-Normandie et du département de l'Eure réunis, j'en demande de la façon la plus solennelle possible la restitution immédiate ;-D




N.B. Recadrer ou retoucher des photos sur l'eee avec Gimp, ben, c'est pas vraiment fait pour ça, alors, je vous les livre brutes de fonderie ou plutôt directement sorties de la carte SD.

7 juil. 2009

Une si belle ville

Toujours autant de plaisir à revoir cette fière cité à l'architecture fabuleuse. En voici quelques visions, on écarquille les yeux et on se tord le cou, parce qu'un gratte-ciel, c'est haut !



2 juil. 2009

Sur le départ

... vers une destination lointaine, et un pays auquel je suis tout particulièrement attachée ; ça fait plus de dix voyages que j'y fais, et j'espère que ce ne sera pas le dernier. Donc, direction Roissy d'abord, et Chicago ensuite, première étape. C'est une très belle ville, très riche au point de vue architectural et culturel aussi, je n'y suis jamais restée très longtemps, ce qui est dommage, parce que chaque fois, ça donne encore plus envie d'y retourner !

Chicago, by night, la Sears Tower (actuellement le plus haut gratte ciel américain) à droite

Ensuite, on monte plus au nord, at the last frontier comme ils disent, l'Alaska, pays de forêts et de lacs, de montagnes et d'océan, de glaciers et de toundra, très peu de routes, pas beaucoup de villes, des paysages à couper le souffle, des saumons et des ours ! Des caribous aussi d'ailleurs..

Le mont Mac Kinley, le plus haut sommet d'Amérique du Nord (6000m), situé en Alaska

Par contre, pas la porte à côté, un certain nombre d'heures d'avion, et un certain décalage horaire aussi, c'est tout de même à quelques fuseaux horaires à l'ouest d'ici.

Alors, en route, pour les scrambled eggs avec les hashbrouwn potatoes, l'ice tea, le regular coffee, l'halibut, les croisements à quatre stops, les road works ahead, les scenics overlooks, les pump is pumping, et tout ce qui fait le charme de la vie américaine !

Alors, voyons voir, qu'est-ce qu'il faut mettre dans la valise ? Un câble ethernet ? Bien sûr, on ne sait jamais, ça peut toujours servir quand il n'y a pas de wifi.. Une clé usb ? Oui évidemment, faut bien avoir une sauvegarde des photos, et le disque dur du eee ne risque pas de tout absorber le pauvre... Des cartes routières, des guides touristiques, cinq à six chaussettes, deux ou trois chemises...

So, hi folks, see you soon, and have a good day !

Photos issues de Wikimedia Commons

29 juin 2009

Un peu de fraîcheur

Quand un beau jour d'été, on recherche une certaine fraîcheur, le mieux est d'aller visiter un aquarium, là, rien que de voir les poissons dans l'eau, ça fait frais tout de suite ! Mais ces diables de bestioles vous regardent d'un oeil torve, en restant parfaitement immobiles, et dès qu'on bouge l'APN pour les photographier, elles partent à l'autre bout du bassin, dans une grande envolée de nageoires, et la photo est forcément floue. Enfin, il reste les étoiles de mer et les coraux, bien plus coopératifs eux au moins.

Ne suis-je pas ravissante avec mes yeux vifs et mon sourire mutin ?
En fait, cette raie était toute petite..

L'espèce d'ombre grise qui passe devant, c'est une crevette, absolument pas invitée dans cette scène.......

Des anémones de mer qui ont eu l'amabilité de ne point trop agiter leurs... quoi déjà ? Leurs tentacules ?

Ces quelques images ont été prises à Cinéaqua, complexe étrange situé à l'emplacement de l'ancien aquarium du Trocadéro. Il y a une cinquantaine d'années, j'allais assez souvent voir les poissons de cet aquarium, des poissons de rivière, tout gris, qui semblaient bien tristes dans leurs bassins sans décors, au milieu de murs qui suintaient d'humidité. Et un beau jour, cet établissement, conçu en 1878, a été fermé, pour cause de vétusté, et de manque de sécurité (pour les visiteurs comme pour les pensionnaires). Et il est resté fermé tout de même 21 ans !!

Maintenant, c'est devenu un endroit un peu bizarre, avec de vastes bassins hébergeant de nombreuses espèces différentes de poissons, ou des aquariums plus petits, mais aussi, des salles de cinéma, des lieux d'animation pour la jeunesse, une discothèque, un restaurant japonais, le tout sans rapport direct avec les poissons.... ce qui fait un mélange aussi hétéroclite que bizarre !

La prochaine fois, j'essayerai l'aquarium de la Porte Dorée, de l'autre côté de Paris, ça n'a pas l'air mal..

27 juin 2009

Archéologie industrielle

Quand on pense archéologie, on pense aux vestiges d'un lointain passé, pièces gauloises, ruines romaines, par exemple, mais sans doute beaucoup moins aux vestiges des débuts de l'ère industrielle, en dehors du si riche musée du CNAM à Paris.


Et pourtant, n'est-il pas dommage de désosser et d'envoyer à la ferraille ces objets animés, mus par la vapeur, l'essence ou le diesel, qui ont fait pendant des années fonctionner toutes sortes de machines outils ou fourni l'énergie aux usines pendant des décennies ?

C'est ce que se sont dit un petit groupe de passionnés de mécanique, qui ont recherché, récupéré, nettoyé, réparé toute une collection de machines en tous genres, dont la plus ancienne, une machine à vapeur destinée à faire des fines feuilles de bois de placage, date de 1820. Un autre monstre, du début du 20ème siècle celui-là, qui ne tiendrait pas dans un F2 actuel, a un volant pesant à lui seul 8 tonnes ! Et la plupart de ces moteurs sont tout à fait en état de marche, même si certains demandent plusieurs heures de préparation avant, et peuvent être présentées, en fonctionnement, aux visiteurs.


Musée original alors ? Mais, ce n'est pas vraiment un musée non plus, il n'y a pas de billetterie, de gift shop et autre restaurant, et encore moins de personnel pour portes et vestiaires, ce sont les passionnés eux-mêmes qui présentent les résultats de leurs restaurations et de leurs travaux, avec un enthousiasme communicatif qui ferait apprécier la mécanique au plus réfractaire ! Alors, si vous passez à Giverny, et que vous vouliez changer un peu des fleurs, impressionnismes et autres nymphéas, allez rendre une visite à cet étrange établissement, où vous verrez de non moins étranges dinosaures mécaniques s'animer sous vos yeux, et pourrez admirer des enchevêtrement de tubulures et autres manettes qui ne manquent pas d'élégance.

24 juin 2009

Vengeance

C'est dangereux de faire le ménage sur Wikipédia, surtout quand on tombe sur des fanatiques qui semblent sortis d'une époque de sinistre mémoire. Voyant que par deux fois un contributeur ajoutait des propos racistes sur l'article de je ne sais plus quelle personnalité inconnue de moi, du genre "Voleur au nez caractéristique de sa race de rats", je l'ai bloqué sans sommation, ne supportant absolument pas ce genre de propos, quelle que soit d'ailleurs la "race" ainsi stigmatisée.

Seulement voilà, quand on profère ce genre de phrase, et qu'on est contré, eh bien on se venge, de la façon la plus lâche qui soit, anonymement et en dehors du contexte. C'est ainsi que peu de temps après, j'avais une avalanche de commentaires ici même, sur ce blog, dont le plus doux et aimable était quand même : "crapule sioniste, tu vas crever lentement.". Il y en a eu comme ça cinq ou six, du même acabit, aussi désespérants, qui arrivaient en rafale, au rythme d'un clic sur publier. Triste, vraiment triste que de telles choses puissent encore exister, et qu'il y ait encore des humains pour proférer de telles inepties.

Alors, on fait quoi en pratique ? Eh bien, j'ai du modérer les commentaires, ce que je n'avais jamais eu besoin de faire depuis trois ans que ce blog existe, lequel n'avait jamais souffert que de quelques spams éparpillés, et d'une précédente courte vengeance wikipédienne sans suite. Donc, maintenant, faudra attendre que je reçoive le mail et que j'accepte la publication du commentaire, c'est un peu plus lourd, mais moins toutefois que d'être avertie d'un commentaire malveillant et de devoir passer par l'interface admin de Blogger pour l'effacer. J'espère que mes fidèles commentateurs ne fuiront pas...

M'enfin, c'est lamentable, même si le sinistre individu a cessé ses menaces.

21 juin 2009

Quelque part en Normandie

Un des plus beaux villages de France, plus connu par son abbaye aussi ancienne qu'active que par ses maisons pittoresques, ses ruelles et sa verdure.




Pas trop difficile à trouver non ?

19 juin 2009

De la dure condition de l'élu local !

C'est vrai que le travail est rude, les conditions d'exercice pénibles, les efforts à fournir considérables, tiens, voilà un épisode classique de la vie de l'élu : l'inauguration d'un bâtiment neuf.


Inauguration officielle de l'hôtel d'entreprises du Normandie Parc à Douains

D'abord, tout le monde se retrouve, se congratule, s'embrasse, discute, même ceux qui sont de bords politiques aussi différents qu'incompatibles ; on en profite aussi pour se donner des nouvelles de la famille, des affaires communales, des vacances. Et puis, silence (ou presque), les notables arrivent : le président de l'agglo, le député, le président du Conseil Régional, celui du Conseil Général, le représentant du préfet, et diverses huiles locales. Le ruban est coupé solennellement, et tout le monde se presse pour visiter les lieux.

De gauche à droite, Claude Lacout (conseiller général), Gérard Volpatti (président de la CAPE), Alain Le Vern (président du Conseil Régional), Jean-Louis Destans (président du Conseil Général)

Ensuite, les discours.. qui ont lieu dans la salle où d'aimables soubrettes ont déjà dressé les tables du buffet, ce qui rend totalement héroïque l'audition de... et la on reprend la liste... Monsieur le président de la Communauté d'Agglomération, Monsieur le député, Monsieur le président du Conseil Général, Mesdames et Messieurs les élus, mes chers collègues... etc... On applaudit et... on fonce ! Où ? Vers le buffet bien entendu !

Une vue partielle.....

Et c'est là, la partie la plus difficile, la plus hasardeuse, la plus acrobatique, la plus risquée de toute la manifestation ! Prendre une assiette, une fourchette et un couteau, une petite serviette, se diriger près du plat où se trouvent des choses bien appétissantes, récupérer une tranche de jambon cru sans qu'elle ne s'accroche à une pique entraînant une dégringolade de billes de melon, poser à côté des cubes de terrine de poisson et de pâté en croûte sans que la mayonnaise de l'un ne glisse sur l'autre, essayer de choper des petits légumes crus qui dérapent dans le plat, s'écarter de la table une fois l'assiette remplie en se retournant avec précaution afin de ne pas tout renverser sur la personne qui se trouve juste derrière.... et direction le bar, parce qu'il faut bien faire glisser tout ça, mais... sachant qu'un individu normalement constitué dispose de deux bras seulement, prolongés d'une seule main chacun, comment faire pour : tenir une petite assiette, prendre entre ses doigts ou avec la fourchette son morceau de viande ou son canapé, maîtriser son verre de jus d'orange en équilibre sur le rebord de l'assiette, et... serrer chaleureusement la main du collègue qui s'avance en souriant ? Et je ne vous cause pas des dames qui ont en plus un sac à mains à gérer !!

Quand je vous disais que c'était très très dur... les fonctions d'élu local !

18 juin 2009

Montjoie Saint Denis !

Si proche de Paris, à quelques stations de métro de la gare st Lazare, la basilique de saint Denis est un édifice majeur de l'histoire de France. Des premiers gisants, du XIIe siècle, tous quasiment identiques, qu'on aurait tant aimé pouvoir admirer dans leur polychromie originelle, aux compositions ahurissantes de la Renaissance, et l'effroyable réalisme des transis, que de choses à voir, que de détails à découvrir du fond de la crypte jusqu'en haut des voûtes gothiques.

Il faut donc prévoir du temps. Déjà la visite guidée par une sympathique conférencière érudite dure une heure et demi, pendant laquelle on arpente l'édifice en essayant de ne pas perdre son groupe au milieu de la foule (et en fin d'année scolaire, les enfants et leurs enseignants sont nombeux), et puis, une fois le tour prévu terminé, on a bien envie d'y retourner, et de s'attarder devant certaines sépultures, déjà pour prendre des photos, ensuite pour en profiter au maximum.
Voilà quelques exemples des richesses de ce monument prestigieux.

La rosace du transept sud

Gisants

Tombeau de Louis XII et Anne de Bretagne

Au passage, on peut signaler, parce que ce n'est pas si fréquent que ça, que les photos sont tout à fait autorisées, mais il n'est pas évident de photographier les gisants parce qu'ils sont au même niveau que le visiteur, et rares sont ceux que l'on peut surplomber (ou alors, il faut être très grand...).

13 juin 2009

La cantoche

Qu'est-ce qu'on doit bien s'y amuser, surtout quand les surveillantes regardent ailleurs, parce que sinon, on risque de se faire attraper. En voilà la preuve, directement copié/collé depuis le règlement intérieur de la cantine de mon village, je garantis l'authenticité de ce texte dont je n'ai pas changé une lettre :

Comportements donnant lieu à sanction :

- Jet de nourriture variée :
* boulette de pain
* petit pois
* pot de fromage lancé par cuillère catapulte
* lait soufflé sur les vitres
* petit suisse écrasé sur/sous la table
* beurre écrasé sur la tête du voisin

- Jeu avec la nourriture ou le matériel
* salière dévissée
* sel versé dans le pot d'eau
* sachet de ketchup ou moutarde explosés ou volontairement ouverts et non consommés
* lancer de carafe d'un bout de la table à l'autre

et la sanction prévue est : "l'enfant participera au nettoyage des dommages", pas mal non ?

Eh bé ! Le petit Nicolas et ses copains ne sont pas loin !

11 juin 2009

La véritable histoire de Médard et de Barnabé

Il était une fois un saint homme, appelé Médard, qui vivait entre le Ve et le VIe siècle, dans le nord de ce qui est actuellement la France, en exerçant la noble et importante profession d'évêque. Après une longue vie de labeur et de charité, Dieu lui posa une auréole sur la tête, et l'invita à s'installer confortablement au paradis. On était en l'an 545.

Il arriva donc dans une vallée riante, traversée par une jolie rivière, parsemée de grasses prairies où des vaches paîssaient tranquillement entre des bosquets d'arbres verts égayés par des milliers de chants d'oiseaux. Médard s'assit sur une chaise longue, et regarda tout autour de lui : le cadre lui plaisait bien, toute cette verdure était apaisante, il allait bien se plaire ici, son éternité s'annonçait sereine et agréable. Bon, c'est sûr que pour que toute cette végétation pousse et s'épanouisse, il faudra beaucoup d'eau, mais qu'à celà ne tienne, il suffira de la pomper dans la rivière et d'installer des rampes d'arrosage partout. Médard médita un court instant, se leva, et entrepris d'aller acheter le matériel nécessaire au Bricoparadis local. En saint responsable, méthodique et ordonné, il acheva rapidement sa besogne, et contempla son travail. C'était efficace et joli, surtout la lumière irisée dans les gouttelettes d'eau.

Médard s'approcha, et s'arrêta au milieu d'une pluie impalpable et multicolore. Il était parfaitement au sec, et sa chasuble n'était pas le moins du monde mouillée, ce qui n'avait rien d'étonnant : quand il était petit, alors que sa mère Protagia l'avait envoyé chez le boulanger, il avait rencontré un pauvre auquel il avait donné son manteau. Mais, en sortant de la boutique, alors qu'il portait deux grosses tourtes de pain frais, la pluie s'était mise à tomber très fort, et il n'avait plus rien pour se protéger et protéger la pitance familiale. C'est alors qu'un aigle était arrivé, s'était mis juste au-dessus de lui, et avait étendu ses ailes, pour lui servir de parapluie jusqu'à sa maison. Depuis, Médard n'était jamais plus mouillé quand il pleuvait !

Il était donc en train de contempler son oeuvre quand il entendit derrière lui une grosse voix au fort accent du midi qui grommelait :

- Putaing mais c'est quoi ce travail ! Comme si on n'avait pas assez d'eau ici, qu'il va bientôt falloir mettre des bottes toute l'année, c'est qui ce nouveau qui se croit tout permis ?

Médard se retourna, se redressa et brandit sa crosse vers un homme de petite taille, au teint basané et aux cheveux sombres, portant une longue tunique rapiécée :

- Euh, qui êtes-vous Môssieur, savez-vous à qui vous parlez ?

- Ah l'évêque de Noyon qui vient d'arriver ! Je ne l'avais pas reconnu, c'est vrai qu'ils se ressemblent tous, sont tous habillés pareil ! Eh, tu ne pourrais pas arrêter un peu tes robinets qu'on s'explique un peu, je ne viens pas d'un climat océanique moi !

Médard alla arrêter l'eau et revint vers l'homme qui l'avait interpellé.

- Par charité, et uniquement parce qu'on est au Paradis, je veux bien cesser un instant d'arroser, si vous prenez la peine de vous présenter, je ne parle pas avec n'importe qui moi, on n'est pas sur Terre tout de même...

- On s'écrase mon pote, je suis Barnabé, j'ai été choisi, moi, par le Saint Esprit soi-même, excuse du peu, pas comme certains ici... dont l'auréole est due à une simple vox populi... j'ai plusieurs centaines d'années d'ancienneté de plus que toi dans le métier, et je n'aime pas du tout qu'on vienne flanquer de l'eau partout inutilement, c'est pas écologique, et chez moi, en Palestine, on ne gaspille pas les choses précieuses, juste pour faire de jolis arcs en ciel.

Saint Médard agita sa crosse et sa tiare trembla sur son crâne chauve : mais, mais... mais... balbutia-t-il, tandis qu'un troisième personnage arrivait à grandes enjambées. Barnabé et Médard tournèrent la tête :

- Salut Pierre dit Barnabé, ah là là, les nouveaux, ils se croient tout permis !

- Salut mon vieux Barnabé, tu pourrais quand même soigner ton vocabulaire, si saint Paul t'entendait... bon, alors qu'est-ce qui se passe ici ?

- C'est que, grand saint Pierre, s'écria Médard, il me semblait qu'il fallait organiser un bon système d'arrosage dans cette vallée, si on veut qu'elle reste verte longtemps, donc...

- Ouais l'interrompit Barnabé, en gaspillant l'eau et en enquiquinant les promeneurs qui préfèrent le soleil

- Oui, mais...

- Silence ! Tonna saint Pierre, non mais, vous n'avez pas honte tous les deux, de l'eau, pas d'eau, comme si au Paradis ces choses là étaient importantes ! Bon alors, Médard, ta fête, c'est quand déjà ? Ah oui, le 8 juin, et toi Barnabé, je sais que c'est le 11. Donc, voilà ce que je vous propose à tous les deux : Médard, quand, le jour de ta fête, tu voudras arroser ta vallée, tu pourras le faire, librement, et continuer pendant 40 jours...

- Ah bien ça, c'est le comble l'interrompit Barnabé, pourquoi il aurait le droit de faire ça lui alors que...

- Silence j'ai dit, je disais donc, que Médard peut lancer sa pluie à partir du jour de sa fête et toi, Barnabé, tu as trois jours pour préparer ta riposte, tu es le plus ancien dans la carrière, ce sera ton handicap. Si, au soir du jour de ta fête, tu as réussi à couper tous les robinets ouverts par ton collègue, eh bien, tu auras gagné, il ne pourra plus arroser pendant 40 jours, et tu seras au sec, si tu n'y arrives pas, tant pis pour toi, il enverra toute l'eau qu'il voudra !

Saint Pierre regarda alternativement ses deux confrères en se frottant les mains, voilà leur dit-il, j'ai jugé, je n'y reviendrai pas, donc, maintenant, vous vous le tenez pour dit. Et là-dessus, il fit ostensiblement tinter ses clés et retourna sur son nuage sans se presser.

Médard et Barnabé se regardèrent, médusés.

- Ah là là, soupira Barnabé, le jour où Jésus lui a donné les clés d'ici, même que ça ne me rajeunit pas, il s'est immédiatement pris pour le chef, et du coup, on n'a plus qu'à lui obéir, si c'est pas malheureux...

- C'est vrai ça, et d'abord, ce n'est pas à lui de juger, il y a un spécialiste pour ça, saint Louis, en plus, il est du même pays que moi...

- Mais, Médard, il n'est pas encore né !!

- Ah oui, merde alors.... oh pardon ! Quand on est dans l'éternité, on perd la notion du temps. Bon, alors, dis, mon vieux Barnabé, l'an prochain, comment on s'arrange ?...

Et c'est ainsi que depuis presque cinq cents ans, on connaît le proverbe : "S'il pleut à la St Médard, il pleuvra quarante jours plus tard, à moins que St Barnabé ne lui coupe l'herbe sous les pieds", mais en connaissait-on l'origine ? La voilà dévoilée, et c'est une version parfaitement authentique, puisque ce sont les deux intéressés qui me l'ont racontée, un jour où j'étais allée consulter les archives du Paradis pour.... écrire un article sur Wikipédia !

== Sources d'inspiration ==
* Les Actes des Apôtres - chapitre 15 - auteur : saint Luc
* Le Fleuve de l'éternité - P.J. Farmer

== Les acteurs ==

Saint Barnabé


Saint Médard

Saint Pierre

8 juin 2009

Une foire à tout arrosée


Il ne faisait pas trop mauvais en cette matinée du 7 juin en Normandie, il y avait même quelques rayons de soleil. Certes, il ne faisait pas bien chaud, et il y avait une petite brise pas si douce que ça, mais il paraît que c'était pire plus au sud, même qu'ils avaient de l'eau, eux !!

Donc, les exposants de la foire à tout s'installent, la buvette-merguez-frites aussi, tandis que d'autres s'en vont tenir le bureau de vote toute la journée, puisque c'était jour d'élection.

Et tout à coup, vers le milieu de l'après-midi, un gros nuage noir s'est avancé, précédé de quelques coups de vent qui faisaient s'envoler les choses les plus légères présentées sur les stands. Passera-t-il son chemin ? Hélas non, de grosses gouttes sont tombées, de plus en plus drues, et ce fut la débandade sous ce déluge. Ranger ses affaires, protéger ce qui est fragile, se dépêcher de tout remettre dans paquets et cartons, foncer vers son véhicule... et une fois que tout est rangé, que les exposants sont tous partis, vaincus par la pluie, que les bâches de la buvette ont été repliées, eh bien, le soleil est ressorti, goguenard ! On avait même l'impression qu'il narguait tout le monde en disant "eh, je vous ai bien eus.." !

Avec tout ça, on a vu arriver plein de monde au bureau de vote, enfin, nettement plus que ce que l'on attendait et ce que les sondages promettaient. Donc l'association de la foire à tout et de la pluie au milieu de la journée serait-elle un facteur favorisant l'expression de la démocratie ?

Donc, messieurs les politiques, pour lutter contre l'abstentionnisme, organisez une foire à tout le même jour, ça fait venir du monde, et si les gens s'y attardent un peu trop, envoyez le déluge, ça les fera se réfugier à la Mairie (et voter en attendant l'éclaircie..) ?