12 août 2008

Perles de patrouilles

Avant d'arrêter de passer des heures à traquer les vandales et autres maladroits sur Wikipédia, parce que c'est une activité moralement désespérante, intellectuellement peu enrichissante, et qu'il est bien plus amusant de ressusciter quelques saints oubliés, voici quelques reflexions et quelques perles glanées lors de mes récentes et ultimes patrouilles.

Quel est le premier pré-requis indispensable pour écrire des articles sur Wikipédia ? Etre un spécialiste reconnu dans un domaine précis ? Avoir fait de longues recherches documentaires ? Avoir accumulé, lu et compris une tonne d'ouvrages savants ? Pas du tout, ou pas seulement.. la première chose, celle qu'une grande partie des contributeurs oublie, c'est avant tout de savoir écrire le français courant ! Il n'est pas demandé d'écrire comme Maurice Druon ou Montherlant, mais d'avoir juste un niveau certificat d'études d'avant guerre (le niveau bac actuel est un peu insuffisant), ce qui évitera de rencontrer ce genre de prose : "Le kitikin est une dansse folclorique maya qui fut ossi utilisé pas cértains Indien d'amérique. Pour la dansé il faut se se roulé dans du janbon.."... Là, il s'agissait d'une danse (ou d'un canular d'ailleurs), mais ce langage à peine phonétique se retrouve dans bon nombre d'articles concernant les sportifs (surtout ceux très connus dans leur village), les chanteurs de rap et similaire, et les séries télévisées, ce qui montre le haut niveau culturel de l'auteur, mais ceci est un autre débat.. donc, écrire en français, simple : sujet, verbe, complément, en évitant une faute par mot et un barbarisme grammatical par phrase.

Certes, ce genre d'article ne reste pas bien longtemps sur les serveurs, mais pourquoi vouloir à tout prix écrire quand on ne sait pas le faire ? Est-ce que je me mêle de compter ??? Ou ces apprentis rédacteurs n'ont-ils pas conscience qu'ils écrivent une langue indéterminée, incompréhensible pour leurs compatriotes ? Ce serait très grave dans ce cas.. Précisons aussi que cette diatribe n'a rien à voir avec la faute d'orthographe laissée, par inadvertance, qui est banale et vénielle. Qui peut se targuer de n'en jamais faire ?

Un autre pré-requis consiste à apprendre quelques rudiments de syntaxe wiki, afin de ne pas copier/coller un gros pavé de texte informe sans la moindre mise en page. Et ce n'est pas bien compliqué, quelques signes à taper, savoir subdiviser son texte en sections, connaître la syntaxe pour faire une liste ou tout simplement utiliser les boutons à cliquer directement accessibles dans la fenêtre d'édition. Bien sûr qu'on peut lire les pages d'aide, pas forcément faciles à trouver d'ailleurs, mais le plus simple est de regarder comment sont faits les autres articles et de s'en inspirer (de copier la syntaxe par exemple). Ce n'est pas une tâche insurmontable, et c'est quelque part un peu se "foutre de la gueule du monde" de balancer un article en vrac, en se disant qu'il y aura bien une bonne âme derrière qui fera le nécessaire... Oui, ça m'arrive d'être cette bonne âme, à condition que je comprenne quelque chose au sujet traité d'ailleurs, mais c'est un travail fastidieux et bien plus pénible à faire a posteriori que pendant.

Ces deux grands principes étant acquis, le reste viendra petit à petit, qu'est-ce qui est encyclopédique et ne l'est pas, quel est le degré d'admissibilité d'un article, où et comment faut-il laisser un message à quelqu'un, pourquoi ne faut-il pas laisser l'url de son site perso sur les pages des articles, et aussi, même si ça semble évident, vérifier avant d'écrire quelque chose que ça n'existe pas déjà... sinon, il arrivera la même chose qu'à ce brave monsieur qui avait écrit un article intitulé Villers sur Mer, en recopiant in-extenso au passage le prospectus du syndicat d'initiative, et qui a vu ses efforts effacés parce qu'il y avait déjà un article sur Villers-sur-Mer ; il aurait sans doute pu le compléter s'il s'était donné la peine de chercher.

Pour conclure sur un sourire, voici quelques perles copiées/collées :

"la ville de Apango avait 3987 habitants, dont 1870 hommes et 2111 étaient des femmes."

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"xxx xxx dave est un mek cool et bo goss"

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"xxx xxx eleve a imam chafi3i pour plus les anformation"

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Et ce canular qui ne manque pas d'humour :

"Modimir est un artiste français contemporain schizophrène qui puise son inspiration dans la philosophie russe. Son oeuvre majeur est le pliage de fourchettes."

P.S. J'ai volontairement effacé les noms propres.

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Merci à Smeaggogle pour le lien qui m'a permis d'illustrer cet article. Ne manquez pas d'aller visiter aussi son blog il y a plein de choses à découvrir...

Effets de lumière

L'église abbatiale de Saint Wandrille

La basilique de Lisieux

9 août 2008

Un engin diabolique

Avez-vous déjà remarqué que, parmi les objets qui nous entourent, il en est de particulièrement rétifs et têtus ? Tenez, par exemple, les imprimantes, voilà un outil qui semble bien paisible, gentiment relié à son ordinateur préféré, dont elle attend sagement et patiemment les ordres, la diode ou l'écran allumé tranquillement. Que nenni ! Ce n'est que feinte.. Dès qu'elle reçoit un ordre, elle réfléchit un instant et là, c'est selon son humeur, j'y vais ou j'y vais pas ? Et si je refusais ? Hein.. ce serait amusant, non ? Eh bien, je ne fais rien, histoire d'enquiquinner cet humain, posé là, bêtement devant son écran, il va me relancer plusieurs fois, et ensuite, quand je serai décidée, je vais lui cracher plusieurs exemplaires de son document de 50 pages... ça lui apprendra à me réveiller de ma douce somnolence !

Je connais aussi des imprimantes qui ont besoin qu'on les regarde affectueusement, parce que, dès qu'on tourne le dos en attendant qu'elles aient fini leur tâche, c'est là qu'elles se mettent à bourrer : ah bon, je ne t'intéresse plus, je ne suis plus ta toute première préoccupation, eh bien, je vais attirer ton attention, ah mais.. et de froisser du papier jusqu'à en coller de minuscules parcelles inaccessibles dans tous les rouages..

De toutes façons, ces engins ont une vie personnelle, autonome, j'en suis persuadée, la mienne attend toujours que j'ai un urgent besoin de ses services pour entreprendre un long nettoyage de tête (ou d'une autre partie de son individu), avec un mot peremptoire sur son écran "ne pas interrompre" !! Ah mais, qui c'est le chef ici ? Tu as besoin de moi ? Eh bien, ce sera quand JE voudrais ! Et de chantonner une petite musiquette insolente quand elle est enfin prête..

Sans parler bien sûr des modèles un peu anciens (et je ne parle pas des matricielles..) qui font un boucan de moissonneuse-batteuse en pleine action, qui râlent en augmentant le son quand elles n'ont plus de papier, qui ne préviennent pas toujours qu'elles n'ont plus d'encre et sortent fièrement une page toute bleue ou toute rouge, enfin.. des engins particulièrement rétifs et déplaisants je vous dis ! Même s'il y en a de plus dociles que d'autres, mais même les plus complaisantes, il faut toujours s'en méfier, elles sont capables du pire le jour où on s'y attend le moins.

P.S. Je n'ai pas vraiment à me plaindre de la mienne, mais, comme elle n'est pas loin et est bien capable de lire par-dessus mon épaule, faut pas que je lui fasse trop de compliments, elle serait capable de s'en croire .....

8 août 2008

Obscures réflexions

Vivant à la campagne, il m'est arrivé de subir de longues pannes de courant, le gel, la tempête, ou comme hier soir, un automobiliste sur lequel le gros poteau EDF qui héberge un important transformateur local, s'est précipité violemment, ce qui a valu 15h de panne à sept communes voisines...

Plus de courant, donc, plus d'ADSL : si l'ordinateur portable peut encore vivre sur ses réserves de batterie, le modem, lui, a besoin d'électricité pour fonctionner, mais de ça, on peut se passer (sauf ceux qui n'ont plus de ligne téléphonique et ont besoin d'Internet pour communiquer). Plus de lumière bien entendu, et évidemment, il n'y a plus qu'un fond de pétrole dans la lampe qui sert de décoration à 99% du temps. Plus d'eau chaude rapidement, le ballon ne se réchauffe plus (ou la chaudière ne fonctionne plus), plus de chauffage non plus, a fortiori.

Le réfrigérateur dégivre, et le congélateur en fait autant... réduisant en pourriture les provisions qu'il contenait. Le portail électrique ne s'ouvre plus, et il faut aller le débloquer manuellement, exercice un peu stressant quand on sait qu'on peut le faire, mais qu'on n'a jamais eu l'occasion d'essayer.

A long terme, les téléphones portables se déchargent, et les sans fils aussi (toujours garder un vieux combiné quelque part..). Impossible de faire du café, même de le réchauffer si on n'a pas le gaz, parce que, bien entendu, le camping-gaz de secours n'a plus de cartouches.. Certes, il y a la cheminée, mais comment utiliser nos outils actuels, casseroles et poële avec manches en plastique ou en bois ? Enfin, le château d'eau, dont les pompes ne sont plus alimentées, se vide, et on n'a plus d'eau dans les maisons !

Quel mal on aurait à revenir en arrière, ne serait-ce que de moins d'un siècle ! Du temps où on faisait la cuisine au feu de bois, avec des poèles à long manche, une crémaillère et un chaudron, du temps où l'on s'éclairait à la bougie, où on allait chercher l'eau au puits.. où on n'avait pas de télévision ou d'ordinateur..

Il ne me semble pas qu'on soit moins courageux que nos ancêtres, et si nous sommes mollement installés dans un confort douillet, c'est surtout parce que la vie a évolué, et ne permet plus les mêmes choses qu'avant, tout en les ayant bien améliorées, j'en conviens. On n'a plus les outils qu'il faut pour vivre sans courant électrique, pour faire chauffer l'eau de la cuisine et de l'hygiène (on ne pose pas une bassine plastique sur un feu de bois !!), pour s'éclairer (où diable sont les bougies ? Où sont passées les allumettes ? Tu n'aurais pas un bougeoir que je n'en foute pas partout ?), pour conserver les aliments et les cuire (une casserole alu sur des braises donne un résultat final... gondolant !), en un mot, on est totalement tributaire du progrès, nos maisons, nos habitudes, nos distractions, sont toutes conditionnées par la vie actuelle, et ne savent plus du tout se passer d'électricité. Et encore, je ne parle que de la vie à la campagne, en ville, c'est presque pire : plus de cheminées ou de poèles à bois dans les logements, plus de feux rouges, d'ascenseurs, d'éclairage public..

Enfin, les très longues pannes sont très rares, ce qui explique aussi pourquoi on n'a jamais ce qu'il faut quand on en a besoin, mais quand même, toute une vie tributaire d'un câble, fut-il à haute tension, ça fait réfléchir, non ?

5 août 2008

Comment (espérer) se faire de la publicité à bon compte ?

Quand on représente une entreprise, un commerce, un organisme quelconque et que l'on veut se faire connaître du grand public, quelle est la solution la plus efficace et la moins onéreuse ? Sachant que des pages de publicité dans un magazine coûtent fort cher, et que la création d'un site Internet risque de ne pas porter ses fruits avant un certain temps.

Il y a une solution ! Ecrire un article sur Wikipédia à la gloire de l'entreprise ! Google indexe très rapidement les pages de l'encyclopédie (tout du moins tant que la sienne n'est pas encore opérationnelle), et les positionne sur la première page de résultats de recherche, donc, en tapant "tartempion" dans Google, on arrivera immédiatement et directement sur la page qui en parle, là où sont écrites les louanges de l'établissement, et là où on trouvera le lien direct pour aller y faire ses emplettes (ou tout autre activité). Elémentaire, non ?

Alors, on y va, bille en tête, sans se préoccuper le moins du monde de la syntaxe wiki, des méthodes de présentation des articles, des liens et a fortiori des critères de notoriété ! Voire, on recopie intégralement le texte issu d'un site préexistant, ça va plus vite, et c'est parti !

Mais... ça ne va pas loin... parce que l'article est immédiatement supprimé... il y a des patrouilleurs vigilants, et ce genre de "vandalisme"/"naïveté" est aussi bien connu que facilement repérable. Certains ne comprennent pas pourquoi ils ne voient pas apparaître leur article, et le refont, parfois même après s'être inscrits, histoire que ça fasse plus sérieux, et... le couperet tombe à nouveau, avec cette fois un mot d'explication sur la page de discussion de l'auteur.

Heureusement que la plupart du temps, l'auteur initial se lasse, parfois après plusieurs tentatives toutefois (ou alors, il essayera de glisser subrepticement des liens vers son activité dans le fin fond d'autres articles), mais cette forme d'auto-promotion, de publicité, est très fréquente, entre l'entreprise/association qui fait sa pub, le chanteur ou écrivain débutant qui veut se faire connaître, le futur espoir du club de foot de triffouillis-les-oies qui écrit dans un français approximatif, et le simple quidam qui veut faire parler de lui.. il y a du ménage à faire !

Tandis que j'écrivais ces lignes, il en est tombé un, plus naïf que malveillant d'ailleurs : ''Anass nationalité Maoc1 lieu de naissence Azrou élève de lycée Tarik agé de 18ans né 23/05/1990 footbaleur ou club d'azrou''. Espérons pour ce jeune sportif que dans quelques années, il aura son article en bonne place !

2 août 2008

Lisieux

On va à la recherche de saints lointains et plus ou moins exotiques alors qu'on a, à quelques kilomètres de chez soi, une des saintes les plus vénérées de la chrétienté. La plus petite église du plus petit village de France, en possède une statue, tandis que la moindre église catholique du fin fond du Nevada ou de l'Arizona, a la sienne, voire une immense chapelle qui lui est consacrée comme à St Patrick à New-York. Je veux parler de Sainte Thérèse de Lisieux ! Notre voisine, au bout de la ligne droite qu'est la Nationale 13 (euh, D613 dans la nouvelle nomenclature routière..).

C'est toujours un plaisir que d'aller à sa rencontre. Si la Basilique a une architecture et une esthétique fort contestables, le petit musée du Carmel, récemment rénové, est très bien présenté, et fort riche de souvenirs aussi intéressants qu'émouvants.


Et pour ceux qui ne connaîtraient pas trop la région, non loin de Lisieux, il y a l'adorable château de St Germain de Livet qui mérite le détour.

27 juil. 2008

Des originaux

Il y a quelques jours, j'évoquais certaines catégories de saints aux caractéristiques inhabituelles, plus près encore, c'étaient les abbayes locales, alors, par association d'idées, voilà quelques religieux aux moeurs aussi étranges que le sont leurs appellations.

Quelques mots d'histoire pour se replacer dans le contexte toutefois : lorsqu'à la fin du IIIe siècle, le Christianisme fut à peu près reconnu par les puissances d'alors, un grand nombre d'habitants du bassin méditérranéen souhaitèrent se consacrer à la méditation et à la prière. La vie monastique n'ayant pas encore été codifiée comme elle le sera d'abord par Saint Basile, puis, surtout par Saint Benoît, chacun procédait selon son inspiration, et ça donnait des résultats pour le moins originaux.

Ces hommes vivaient au désert, ce qui ne manquait pas entre l'actuelle Libye et la Palestine, on y rencontrait des Gyrovagues, qui se déplaçaient en mendiant, séjournant dans des communautés quand ils en croisaient. Il y avait aussi les Brouteurs qui, à l'instar des moutons et des chèvres locales, ne mangeaient que l'herbe qu'ils trouvaient ou les racines qu'ils déterraient. On pouvait trouver aussi des Reclus, lesquels se faisaient murer dans une pièce étroite, à la merci des rares passants pour leur subsistance. D'autres, les Sarabaïtes, cohabitaient dans des cellules étroites à deux ou trois, sans règle ni chefs, précurseurs des cénobites, et enfin, il y avait les Stylites. Ces derniers vivaient en haut d'une colonne, n'en descendaient jamais, recevant leur nourriture des pélerins qui passaient, lesquels leur hissaient un panier par le biais d'une corde. Le plus célèbre fut Siméon le Stylite.

Le pire c'est que ces hommes inspirés avaient des disciples ! Et que souvent, ils devaient se déplacer pour que leur renommée, qui s'accompagnait de pèlerinages et autres afflux de population, ne les empêche pas de s'adonner à la méditation ! Un des plus grands anachorètes de ce temps fut sans doute Saint Antoine, dont les "tentations" ont inspiré de nombreux peintres et écrivains.

Et puis, progressivement, sous l'influence d'Athanase, de Saint Jérôme, d'Agustin, etc.. le cénobitisme et la vie communautaire dans des monastères devint la règle, au fur et à mesure que le Christianisme s'étendait. Il faut dire que passer sa vie sur une colonne du côté de l'Egypte, c'est déjà pas évident, mais faire la même chose en Russie en décembre.... c'est un coup à partir directement au ciel !

25 juil. 2008

Autres richesses locales

Nos abbayes normandes sont fameuses, Jumièges, le Bec Hellouin.. en voici deux autres, Saint Georges de Boscherville, et Saint Wandrille, cette dernière, comme le Bec Hellouin, est toujours en activité.

L'abbaye Saint Georges de Boscherville vue des jardins

L'intérieur de l'église abbatiale de Saint Georges de Boscherville

Le cloître de Saint Wandrille

L'intérieur du cloître de Saint Wandrille

19 juil. 2008

Des mots nouveaux

A fréquenter le monde de la sainteté, avec une prédilection pour les saints anciens, on découvre des personnages pittoresques, mais aussi des mots nouveaux. Tiens, savez-vous ce qu'est un saint sauroctone ? Je vous mets sur la voie, Saint Georges en est un, Saint Michel aussi (encore que celui-ci soit un archange, donc, pas tout à fait la même catégorie), et tout près de chez nous, Saint Romain de Rouen.. Ils ont fait quoi ces saints personnages ? Ils ont tous terrassé un dragon ! Lequel pouvait être un serpent gigantesque, un dragon avec queue, ailes, écailles, une gargouille, une vouivre, et il y en a des saints qui ont fait ça ! Plus d'une trentaine de répertoriés.. C'est dire que les reptiles monstrueux abondaient dans ces temps là ! Et qu'ils avaient bien du boulot les pauvres saints de l'époque.

Dans le genre original aussi, il y a les saints céphalophores, ceux qui portent leur tête dans leurs mains. Il ne s'agit pas d'une malformation génétique, mais d'un miracle : ils ont été décapités, et au lieu de mourir sur le coup, comme Robespierre et ses collègues révolutionnaires, ils se sont relevés et ont marché un moment jusqu'au lieu de leur sépulture. L'un des plus connus, Saint Denis, a même descendu toute la rue des martyrs (près de Montmartre, à Paris) en tenant sa tête !! Sans doute que ça a du faire un sacré embouteillage de chars.

Le pire, c'est qu'on peut être les deux à la fois ! Saint Nicaise a vaincu un dragon, et a fini décapité par les Vandales (pas ceux qui sévissent sur Wikipédia ou qui détériorent les plantations communales..) avant d'aller rejoindre son tombeau en portant sa tête.. En ce qui concerne ce dernier, le bourreau ne devait pas être bien habile, puisqu'on le représente (à Ecouis par exemple) portant seulement le haut de sa boîte cranienne (avec la tiare, il était évêque).

Et enfin, n'oublions pas Saint Joseph de Copertino, celui qui lévitait, ce qui lui a valu bien des déboires : se faire remarquer lors d'une procession, rester accroché à un arbre d'où il ne pouvait plus descendre, semer la panique pendant l'office divin, etc... mais celui-là, même s'il avait des dons exceptionnels, n'est ni un saint sauroctone, ni un saint céphalophore !!

Sauroctone : tueur de lézard (à ne pas confondre avec autochtone, qui n'est en rien un tueur de voitures !!)

17 juil. 2008

Richesses locales

Une promenade sous le doux ciel normand, en direction du château d'Harcourt




et de son fabuleux arboretum.



13 juil. 2008

Une bonne surprise

Il y a une huitaine de jours, je recevais un mail d'une certaine Gisèle Cavali qui me disait avoir écrit son premier roman d'Heroïc Fantasy et me demandait : « Que dois-je faire pour mériter une critique sur votre site ? ». Stupéfaction d'abord ! Mériter une critique... mais je ne suis pas critique littéraire ! De plus, je suis toujours fort étonnée quand quelqu'un, au milieu des millions de sites web, arrive à tomber sur mes pages et m'en fait part.

Je regarde tout de même ce mail d'un oeil torve.. l'auteur me demandant si je voulais bien lui donner une adresse postale afin de m'envoyer le livre en question. Un peu parano peut-être, et méfiante en ce qui concerne les spams en tous genre, je me demande où peut bien être l'arnaque.. ou le piège.. je ne vois pas..

Deux jours plus tard, je me décide à répondre et à donner mon adresse à cette personne, en me disant que je ne risquais pas grand chose, sinon des pubs dans la boîte aux lettres, mais une de plus, une de moins.. et je préfère recevoir des pubs des éditions Plon que des cuisines xxx !

Et, hier, je reçois le livre ! Un fort beau bouquin au demeurant, que je vais m'empresser de lire avant de rédiger une notule à son sujet. Espérons que l'histoire me plaîra.. et que l'auteur ne regrettera pas de me l'avoir envoyé !

En fait, c'est la seconde fois que ça se produit. Déjà, il y a fort longtemps, un auteur m'avait envoyé son oeuvre pour les mêmes raisons. Comme quoi, le cybermonde est bien petit, et quelques pages web fort modestes (mais fort anciennes aussi, le site va sur ses 11 ans) peuvent avoir un certain echo. Tout de même, je me demande par quels méandres googleiens les gens arrivent jusque là...

10 juil. 2008

Vandalismes et canulars

N'ayant plus trop, pour l'instant, de documentations sous le coude pour continuer mes saintes investigations wikipédiennes, j'ai modestement et discrètement rejoint les hommes et femmes de ménage qui oeuvrent sur l'encyclopédie, surveillant les modifications effectuées par les contributeurs non inscrits, ainsi que les premières contributions de ceux qui viennent de créer leur compte.

Si, dans la majeure partie des cas, ces contributions sont constructives, même s'il ne s'agit que de corriger une faute vénielle, il y a tout de même une énorme quantité de vandalismes en tous genre qui sont pénibles (oui, je sais, c'est la rançon de la liberté, et c'est sûr que Larousse n'aura pas ce genre de problèmes). Il y en a de tous ordres, ça va du caca-pipi-prout rajouté par un potache qui s'ennuyait, dans n'importe quelle section d'article, quand ce n'est pas azertyuioopp^^mlkkjjhhg sur 10 lignes (merci au copier/coller), jusqu'à l'ajout de données fausses volontairement (là, je ne touche pas trop, sauf si c'est flagrant, ou que je connaisse bien le sujet), mais tous les intermédiaires sont possibles.

Il y a celui qui remplace la photo d'un homme politique par celle d'un clown, celui qui créé un article à la gloire d'un joueur de foot par exemple, avec comme seul contenu : "sest le plu gran, le plu bo, le plu for", ou à la gloire de son groupe musical local, à peine connu au chef-lieu de canton, mais évidemment sans la moindre source ou référence et pour cause, celui qui écrit une biographie bidon qui se veut humoristique, du genre : "Toto est né le 3 juillet 2000, il a été propre à l'âge de 6 ans, et a fréquenté la maternelle où il tombait les filles", et bien d'autres encore...

Ceux-là sont des vandales volontaires pourrait-on dire, qui savent bien ce qu'ils font, mais il y a aussi les contributeurs qui se lancent sans avoir pris la peine de lire les conventions d'édition (tant dans le fond que dans la forme), et balançent un gros pavé de texte, sans la moindre syntaxe, le moindre lien, la moindre source, et sont ensuite furieux qu'on ose critiquer et rectifier leur production, ou alors qui détruisent un article, par maladresse, non par malveillance, et qui ne savent plus comment revenir en arrière, ou enfin ceux qui prennent l'encyclopédie pour un site de publicité, et écrivent, souvent fort proprement d'ailleurs, leur propre biographie, ou vantent les produits qu'ils commercialisent.. et se font rappeler à l'ordre sans toujours bien comprendre pourquoi.

Pour faire du nettoyage, il y a des outils, heureusement, déjà des pages dédiées, où toute modification est signalée, sur certaines (Live RC) en temps réel (ça donne vite mal à la tête, parce que ça défile en permanence, à raison de plus d'une dizaine de changements par minute !). Ensuite, il y a des bots programmés pour effectuer certaines tâches, dont la rapidité de réaction est très utile, et puis, il y a l'humain qui, sans être administrateur, peut défaire d'un clic certains ajouts canulardesques ou malveillants, mais c'est un boulot de tâcheron même en ne surveillant que les choses flagrantes, sans regarder les éventuelles violations de copyright, ou les points de vue personnels. Quand on réalise que l'immense majorité de ces contributions inopportunes sont très vites nettoyées, par tout un bataillon de contributeurs bénévoles aux aguets, on se dit que Wikipédia a de la chance de susciter encore des vocations d'inlassables correcteurs, mais n'est-ce pas au détriment de la création et de l'amélioration des articles ? On se demande aussi, sachant que ce n'est guère gratifiant comme besogne, pourquoi certains ont tellement envie de devenir administrateurs ! Moi, je ne ferai pas ça tous les jours !!

7 juil. 2008

Eh bien, ce n'est pas demain la veille !

... Que la nouvelle encyclopédie en ligne mise en place par Larousse fera de l'ombre à Wikipédia ! Déjà la page d'accueil, qui ressemble à quelque chose d'intermédiaire entre la FNAC et Surcouf, si bien qu'on ne sait pas si on vient y acheter un dictionnaire ou y consulter une encyclopédie, et c'est furieusement long à charger (flash, images, toussa...).

Ensuite, il faut s'y retrouver, et trouver quelque chose là-dedans. Certes, le moteur de recherche de Wikipédia n'est pas très performant, mais celui-là non plus, d'autant plus qu'il y a pour l'instant si peu d'articles... disons que c'est péché véniel, et qu'on n'a pas encore l'habitude de l'utiliser.

Et les articles ? Euh... euh... mal présentés, pas structurés, pas agréables à lire, un gros pavé de texte sans espaces entre les paragraphes, sans la moindre illustration (sinon de minuscules vignettes en début de texte, non agrandissables, enfin disons que ça ne marche pas pour l'instant), un truc qu'on n'a pas du tout envie de lire d'emblée !

Ils mettent en avant leur sérieux, ce qui est certainement incontestable, faire appel à des spécialistes de chaque article pour l'écrire est totalement opposé à la philosophie plus débridée de Wikipédia, et demande infiniment moins de surveillance des diverses erreurs et vandalismes dont Wikipédia est victime en permanence, mais se priver de cette richesse collaborative, de ce bouillonnement d'échanges n'est-ce pas s'amoindrir quelque part ?

Quant aux commentaires que les internautes peuvent rajouter aux articles, pour l'instant, ils s'apparentent plus à des réflexions de forums qu'à des compléments d'informations.

Donc, pour l'instant, eh bien, c'est pas ça, comme on dit ! Mais, ne tirons pas non plus à boulets rouges sur cette expérience, elle est jeune, très jeune, et on verra bien si dans quelques temps, la qualité et la richesse s'améliorent, ou si Larousse n'aurait pas mieux fait de continuer à faire des dictionnaires papier, chose qu'il fait très bien !

Pour se faire une idée : l'article sur les Beatles version Larousse et version Wikipedia . Je précise toutefois que j'ai en premier fait la recherche Beatles sur Larousse, et que ce n'est qu'ensuite que j'ai cherché l'homologue sur Wikipédia, afin de ne pas être accusée de partialité...

6 juil. 2008

On n'écrit plus !

A quand remonte la dernière lettre manuscrite que vous avez eue en mains ? Que trouvez-vous dans votre boîte aux lettres ? Des publicités, des factures, des courriers officiels, des revues auxquelles vous êtes abonnés, mais plus de lettres ! Ou si rarement... Y a-t-il si longtemps que vous écriviez à votre tante pour lui demander de ses nouvelles, à vos grands parents pour leur dire que vous étiez bien rentrés de vacances, à votre amoureux pour lui raconter en détails que vous l'aimiez toujours ? N'étudiera-t-on plus, dans les siècles à venir, la correspondance de George Sand et de Chopin ?

Actuellement, La Poste, sur tous les objets qu'elle distribue, ne compte que 10% de correspondance privée, et le pourcentage diminue chaque jour.

Et pourtant, qu'est-ce qu'on écrit ! Le monde de l'édition croule sous les manuscrits, il sort de plus en plus de livres dont beaucoup ne sont jamais lus. Et la blogosphère gonfle chaque jour davantage, de nouveaux blogs naissent à chaque instant, dans lesquels on écrit... tandis que lire et écrire des mails font partie d'une des premières activités sur Internet. On écrit dans des wikis, sur des forums, on discute par écrit sur IRC, on fait partie de groupes de discussions lesquelles discussion ont lieu... par écrit ! Certes, l'outil a changé, plus de plume Sergent Major et d'encre Waterman, ou de stylo à bille, le clavier est devenu le premier instrument d'écriture actuellement.

Donc, ce serait l'écriture manuscrite qui serait en train de se perdre, plus que l'écriture tout court ? Ça, c'est déjà sûr ! Par contre la correspondance privée en a déjà pris un coup aussi. Quand on pense aux fameuses cartes de voeux, qu'il était de "bon ton" d'envoyer entre le 20 décembre et le 20 janvier, avec leurs formules toutes faites, maintenant, quand on en reçoit et envoie deux ou trois, c'est le maximum, la plupart du temps, ou l'on a totalement oublié la coutume, ou on téléphone, voire on envoie un SMS ou un mail ! Il n'y a guère que les cartes postales de vacances qui ont encore une petite vitalité dans le monde de l'écrit manuel.

Faut-il le déplorer ? Oui, au nom de l'Histoire, les correspondances de gens célèbres ont été des sources indéniables de connaissances pour les érudits, et s'ils faut que les historiens du futur récupèrent des mails écrits avec Outlook Express, ce sera plus compliqué ! Non, parce que c'est une évolution de la vie quotidienne, et que, pour avoir transpiré une bonne partie de ma vie professionnelle à décrypter des ordonances médicales, l'écriture dactylographique est un réél progrès !

Et là, en ce moment, que suis-je en train de faire ? D'écrire, oui, mais pas avec un stylo, sinon, comment le monde entier pourrait profiter de ces profondes élucubrations ?

3 juil. 2008

Un voyage virtuel

Quand les départs vers d'autres cieux n'arriveront que dans quelques mois, quand on a envie de regarder au-delà de ce que l'on voit par la fenêtre, comme il est agréable de se promener sur Google Earth ! Un petit programme à installer, et, c'est parti ! De Chicago à la Place Rouge, de Ouarzazate à l'Etang Salé, des chutes du Niagara à Capetown, on voyage bien plus rapidement qu'avec un avion ou un TGV.

On peut zoomer, jusqu'à voir plein de détails, certes, pas partout, la France profonde ne bénéficie pas encore d'une très haute résolution d'image, et aussi faire surgir des bâtiments en 3D, suivre une rue, tourner, changer l'angle de vision de l'endroit, avec des curseurs fort intuitifs.

Du point de vue pratique, on peut ainsi chercher un hôtel ou un restaurant, voir si l'endroit choisi n'est pas juste à côté de l'autoroute par exemple, et aussi connaître la météo du lieu, enfin pas mal d'infos pratiques, sans parler des informations supplémentaires qui s'affichent quand on clique sur un des lieux indiqués. On peut aussi regarder un trajet pour aller d'un point à un autre, et certainement encore pas mal de détails que je n'ai pas encore découverts.

Le moteur de recherche est particulièrement bien fait, surtout quand on ignore l'orthographe exacte du lieu désiré, c'est appréciable.

Et si la Terre semble trop petite, on peut aussi se promener dans le cosmos !

Voici une capture d'écran, de Paris, entre l'Elysée et la Concorde. D'accord, ce n'est pas bien loin, mais qui a déjà vu cet endroit sous cet angle ?

30 juin 2008

Est-ce le début de la fin ?

Au moment où Bill Gates quitte les commandes du vaisseau Microsoft pour changer d'orientation dans ses actions, on se demande si, le capitaine, sentant le vent tourner, n'a pas quitté le navire avant qu'il ne s'enfonce dans les flots.

Certes Microsoft est encore largement dominant sur le marché du logiciel. Tous (ou presque) les ordinateurs vendus le sont avec Windows, ce qui permet encore de faire des disciples involontaires, surtout parmi ceux qui n'ont jamais connu autre chose. Mais on sent que quelque part la forteresse se lézarde, même si les fissures actuelles ne mettent pas en péril l'édifice entier.

Il y a eu les nombreuses failles de sécurité d'Internet Explorer 6, si longues à colmater, qui ont fait la joie de Mozilla, dont le navigateur Firefox a profité pour prendre son envol. Et puis quelques couacs dont le plus beau a été Vista, boudé par les entreprises, à commencer par Intel lui-même, qui ont refusé de changer tout leur parc matériel pour pouvoir faire tourner ce si gourmand et si spécifique OS, obligeant Microsoft à poursuivre la maintenance d'XP (qui aurait du cesser en 2008), et à accélérer la mise en oeuvre de son successeur. Et le format de fichier de Word ! Word, qui était devenu le synonyme de traitement de texte, dont la dernière moûture n'est lisible que par lui même (et curieusement par la suite libre Open Office) provoquant l'ire des utilisateurs qui ne pouvaient plus communiquer...

Enfin, il y a eu quelques erreurs marketing : par exemple, le moteur de recherche Live search, resté tellement confidentiel devant le géant Google, que peu de gens en connaissent l'existence ; le baladeur Zune, qui peine à conserver ses 4% de part de marché (devant les 71% de l'Ipod), et la poussée des utilisateurs d'autres OS, Mac OS ou Linux, qui sont en croissance lente certes, mais constante. Il ne faut pas oublier non plus l'émergence des logiciels libres, comme Open Office, choisi par plusieurs grands comptes et de nombreux particuliers, et celle des logiciels bureautique partagés en ligne.. même si Microsoft essaye de se défendre en offrant sa suite Office gratuitement aux enseignants afin qu'ils en fassent la promotion auprès de leurs élèves. Disons que ça sent quelque part la pente glissante, la fin de règne, et on ne sait pas encore si Steve Ballmer aura autant de charisme et de sens des affaires que son prédécesseur.

Et comme il est fort difficile de faire des prévisions à long terme dans ce domaine, tant l'évolution est rapide et souvent inattendue, on se donne rendez-vous dans dix ans ?

28 juin 2008

libdvdcss

Au milieu de toutes mes manips concernant le rippage et l'encodage des DVD, tout à coup, je me suis aperçue que je n'arrivais pas à lire certains dvd sous Linux ! J'avais installé VLC, couteau suisse s'il en est, fonctionnant sur tous OS, et avalant tout ce qu'on lui demandait de lire. Et, pour le tester, j'avais pris un DVD, et l'avais lu sans problèmes. Sauf que... c'était un dvd qui n'avait pas de protection... Quand j'ai voulu en lire un autre, protégé celui-là, tintin, comme on dit, l'a pas voulu !!

Et pour cause, sans libdvdcss2, ça ne marche pas ! Le diable soit de ces protections "à la con" !! Qu'on les protège contre la copie, à la limite, je pourrais le comprendre, avec beaucoup de réticence, mais qu'on en interdise la lecture avec l'outil et l'OS de son choix... non mais alors, faut le faire !! Et pourquoi cet ostracisme envers certains matériels ? Parce que si on installe VLC sur Mac OS, ou sur Windows XP, le dvd protégé est lu sans que l'on n'ait autre chose à faire. Mais sous Linux, c'est pas pareil.. c'est injuste et anormal. Ah mais !

Donc, faut installer ce libdvdcss. D'accord, ça prend le temps de taper aptitude install libdvdcss, et ensuite tout va bien, mais je râle pour le principe, même si je sais parfaitement qu'il s'agit de gros sous, de royalties, de privilèges des uns et des autres, je connais hélas l'histoire de la saga DRM, HADOPI and Cie ! Mais il n'empêche.. Déjà qu'il n'est pas simple du tout (voir billets ci-dessous) de ripper et d'encoder (voire de recopier) ses propres dvd sur une clé pour les visionner sur un ordinateur sans lecteur dvd, si en plus, on a du mal à les lire avec l'OS de son choix... au prix que ça coûte ces choses là ma bonne dame !!

Après ça, on s'étonnera que de plus en plus de gens récupèrent des divx illégaux sur Internet et que les maisons de disques vendent de moins en moins de dvd. Et ce n'est pas en multipliant les protections, en les rendant de plus en plus sophistiquées, en pourfendant les pirates, qu'ils vendront plus, bien au contraire ! Les pirates pirateront toujours, et les citoyens honnêtes n'achèteront plus un produit dont la libre jouissance (dans le cadre familial, comme il est toujours mentionné) ne sera pas garantie.

26 juin 2008

Portrait of a lady

C'est le titre de l'exposition actuelle au Musée d'Art Américain de Giverny. Une très belle exposition, comme d'habitude, avec plusieurs portraits de femmes élégantes par des peintres de la fin du XIXe siècle, dont John White Alexander, John Singer Sargent, ou Thomas Eakins. En parallèle, on peut aussi voir une étonnante collection de photographies, retouchées, modifiées, comme on pouvait le faire au début du siècle précédent, directement sur les épreuves, au fusain ou à la pointe sèche, bien loin de nos manipulations de fichiers numériques, mais dont le résultat est tout à fait surprenant.

Et comme quand on pense Giverny, on pense fleurs, en voici quelques unes, dans les jardins du Musée :



24 juin 2008

Donc... la suite...

On revient sur le challenge consistant à regarder un dvd (via une clé usb) sur le eee. Déjà, dans le billet précédent, on avait vu qu'il y avait deux solutions, celle de l'encodage, et celle qui consiste à recopier le sous répertoire video_ts du dvd :

- Encodage :
(-) extrême lenteur du processus
(+) tient peu de place sur la clé (donc, possibilité d'avoir plusieurs films sur la même clé).

- Recopie du sous-répertoire :
(-) tient de la place, beaucoup de place (la quantité d'octets que contient le dvd), donc, prévoir (très) large côté capacité de la clé
(+) processus de copie rapide (encore que.. il faille un certain temps de transfert, proportionnel à la quantité de données à transférer, of course).

Voici quelques chiffres pour illustrer ces propos :

1/ Soit un film de 90 minutes (Des trains pas comme les autres - Pérou)
- Taille du sous-répertoire video_ts = 3,6 Go (attention, une clé de 8Go en contiendra deux seulement)
- Taille du fichier .ogg après encodage = 700 Mo
- Durée estimée de l'encodage : plus de 10h ! (en fait ce n'est qu'une estimation, parce que ça dépend des images contenues dans le film et ça varie tout du long du processus d'encodage)

2/ Soit un film de 2h50 (Don Giovanni - Losey)
- Taille du sous-répertoire video_ts = 7,6 Go (bon, ça tient sur la clé de 8..)
- Durée estimée de l'encodage : plus de 20h !!!!

J'étais partie avec un encodage en .ogg et Theoggen comme encodeur. On peut évidemment tout changer. Choisir un autre programme d'encodage, un autre type de fichier de sortie, faire ça sur une autre machine, plus puissante, avec un autre OS, mais dans tous les cas, le temps d'encodage est long, il faut le savoir, plusieurs heures, même dans le meilleur des cas. Donc, la solution optimale pour l'usage que je veux en faire, regarder un dvd dans le train sur l'eee (usage très ponctuel), c'est de transférer le dossier video_ts sur une clé.

En conclusion, faut une clé d'au minimum 8 Go, sur laquelle on pourra mettre un film d'une durée de 2h environ (prévoir plus grand pour emporter les 3 DVD de la trilogie du "Seigneur des anneaux" !!). Ce n'est pas compliqué de faire le transfert avant le voyage, du film que l'on souhaite visionner, et d'en changer pour le voyage suivant.

Sans oublier un détail trivial... prévoir une seconde batterie pour l'eee, ou militer auprès de la SNCF pour la généralisation des prises de courant dans tous les trains !!! Quant à l'avion, si c'est théoriquement possible via adaptateurs, transfos, etc.. et encore pas sur tous les avions, et encore moins dans toutes les classes, c'est bien plus compliqué, donc... 3 batteries !!!

23 juin 2008

Un challenge ?

Un challenge : D'un côté un DVD du commerce, qui contient un film. De l'autre, un eee qui n'a pas de lecteur DVD.

Problème : Comment regarder ce film sur l'eee ? Sachant que la solution d'un lecteur externe est refusée d'avance, et que le seul accessoire autorisé est une clé usb.

Pré-requis : trouver la méthode la plus simple possible ! Pas trente-six réglages abscons qui laissent perplexes des non compétents en formats vidéo, dont je fais partie.

Donc, il faut récupérer le contenu du CD sur la-dite clé usb, afin de le lire avec les outils fournis par la version Linux de l'eee (xandros).

Essai de trois méthodes pour récupérer le contenu d'un dvd et pouvoir le lire via une clé usb sur le eee :

1/ Ripper-encoder le dvd. J'ai utilisé Thoggen, qui encode en .ogg. C'est très simple à utiliser, le fichier de sortie est parfaitement lu sur le eee, l'image est de bonne qualité, mais, ça demande de très nombreuses heures de traitement sur l'ordinateur. Par exemple, un dvd de 40 minutes, de 2,2 Go, a demandé 5h26 pour se transformer en un sympathique fichier de 268 Mo seulement ! C'est de loin la solution la plus économique en place, sinon en temps...(1)

2/ Faire une image iso du dvd. On peut le faire avec k3b à condition de se souvenir où se trouvent les menus qui le permettent, ou beaucoup plus simplement, en une ligne de commande (dd if=/dev/cdrom of=image.iso), ça ne demande pas un temps fou, mais ça génère un gros fichier, pas très facile à manipuler en une fois. (sauf à avoir l'espace disque nécessaire et la clé qui-va-bien)

3/ Troisième solution, récupérer les .vob du dvd (2), qui représentent le flux vidéo avec le son et l'image, chacun représentant en quelque sorte, un chapitre du film. Là, c'est tout simple, on copie-colle du DVD vers la clé usb, et c'est tout. (3)

Certes, ça tient une certaine place, le sous-répertoire video_ts fait un peu plus de 2 Go pour un documentaire de 40 minutes, mais si la clé est trop petite, on peut choisir de ne copier qu'un chapitre ou deux. (4)

Premières conclusion de cette expérience :
- Petite clé ? Du temps devant soi ? Utiliser Thoggen et lire le .ogg résultant
- Clé de grande capacité ? Pressé ? Copier-coller le sous-répertoire video_ts

Dans les deux cas, ça marche parfaitement, et c'est simple à mettre en oeuvre, c'est déjà ça ! La lecture du film est fluide et agréable sur l'eee, et une clé usb, ça se glisse partout. Pourquoi pas utiliser aussi une carte SD ? (une carte = un film ?).

Donc, affaire à suivre.... au fait, ce genre d'exercice est en limite de légalité, ripper un DVD est théoriquement un délit !! Même ses propres DVD ! C'est sûr que télécharger un divx tout fait, c'est plus facile... mais ceci est un autre débat !

(1) Il existe d'autres logiciels d'encodage, déjà sous Linux, il y a dvdrip, mais aussi sous Mac OS (Mactheripper) et sous Windows (dvdshrink), et plein d'autres, mais, pour les tester et savoir lequel met le moins de temps, eh bien.. faut avoir du temps devant soi !

(2) l'objet vidéo VOB est l'élément de base du DVD. Il contient des données vidéo, audio et des images multiplexées, au format MPEG2 (phrase copiée-collée...)

(3) Si vous voulez en savoir plus sur le contenu d'un CD, il y a d'excellentes explications LA

(4) Pourquoi on ne copie pas tout le contenu du dvd ? On pourrait, rien n'empêche, mais il y a beaucoup de choses inutiles, ou tout du moins pas du tout indispensables pour le lire sur un ordinateur, comme certains fichiers son réclamés uniquement par les platines de salon, donc, il est inutile d'encombrer sa clé avec ça.


Les tests et essais ci-dessus ont été effectués sous GNU/Linux Debian.

19 juin 2008

Une intéressante extension

D'accord, Safari sait faire ça de naissance, j'en ai parlé dans un billet récent , mais pas Firefox ! Il ne sait pas faire quoi ? Enregistrer une vidéo, de Youtube par exemple, et la sauvegarder sur sa machine. Pour quoi en faire ? Eh bien, pour la déposer délicatement sur son Ipod afin de la regarder ailleurs que devant son écran d'ordinateur (enfin, pas dans la rue tout de même, il y a des arbres malveillants et autres poteaux qui pourraient se précipiter sur vous).

Déjà, il faut récupérer l'extension en question, elle s'appelle Video DownloadHelper 3.0.4, on la trouve ICI , elle s'installe toute seule, et ajoute une petite icône entre la barre d'adresse et celle de recherche. Et... c'est tout !

L'intérêt justement de cette extension est de travailler en tâche de fond, et d'être prête à récupérer tout ce qui passe à sa portée, tous les fichiers multimédia qui se trouvent sur la page. Donc, on regarde une vidéo, elle plaît, il n'y a plus qu'à cliquer sur la petite flèche à droite de l'icône de DownLoadHelper pour découvrir dans la liste déroulante le nom du fichier qui n'aura plus qu'à être sauvegardé sur son disque dur, soit dans le répertoire par défaut créé par l'extension, soit... où on veut ! (dans la bibliothèque d'Itunes par exemple).

Ensuite, en ce qui concerne la conversion du .flv en .mp4, et à la synchronisation avec l'Ipod, je vous renvoie au billet cité ci-dessus, c'est pareil, évidemment. Et c'est ainsi qu'une vidéo intitulée "le dernier voyage" est arrivée tout droit sur l'Ipod ! (à usage privé, j'aurais pu la mettre ici, mais je n'avais pas demandé l'autorisation à l'auteur !)

Suite du billet précédent

8.782.325 ! Voilà le résultat des 24h de téléchargement de Firefox. A noter, 2 téléchargements seulement au Tchad, 115 au Groenland, et.. 0 en Corée du Nord, tiens, on se demande pourquoi !!!

Et alors, il donne quoi ce Firefox nouveau ? Eh bien, il est beau ! Voilà bien une qualité tout à fait technique et informatique ! En fait, ses développeurs ont poussé le détail jusqu'à lui donner le design de la charte graphique de l'OS sur lequel il va tourner. Donc, il est parfaitement intégré à son environnement. Le mien est tout bordé d'aluminium brossé, qu'on croirait que c'est Safari !!

Il y a d'autres trucs bien, à ce qu'il paraît, une meilleure gestion de la mémoire, une gestion des signets mieux foutus qu'avant, des machins de sécurité que je ne les connais même pas, une barre d'adresse dite intelligente, enfin, des trucs améliorés, quoi... (vous avez remarqué la spécialiste...). Bon, alors, c'est quand que Debian l'intègre dans ses dépôts, que je puisse voir la tête qu'il a sous Linux ? Déjà que eux, ils l'appellent IceWeasel pour faire plus encore Libre... donc, ce n'est peut-être pas pour demain.

17 juin 2008

Le Beaujolais nouveau est arrivé ! Euh.. non, le Firefox nouveau est là !

La Fondation Mozilla a décidé de donner un grand coup de pub à la dernière version de Firefox, la 3, en organisant un record de téléchargement qui devrait être inscrit au livre Guiness des records. Il s'agit de télécharger cette version entre le 17 juin 10h et le 18 juin 10h (Pacific Time), ce qui fait du 17 à 19h au 18 à 19h. Le but est d'avoir le plus grands nombres de téléchargements pendant 24 heures et de battre ainsi le record de télechargement d'un logiciel en 24 h !

La version 3 était déjà proposée en RC3 au téléchargement, mais si on voulait avoir la 3.0 et vraiment jouer le jeu, pour permettre à Mozilla de battre son record, il fallait attendre 19h, heure française.

Sauf que là, ce fut la cata ! Il y avait tout de même 1.467.000 de promesses de téléchargement sur le monde entier.... alors, même en tenant compte de la rotation de la Terre, ça fait plein de gens qui se connectent ensemble sur les serveurs de la Fondation, et comme les tuyaux ne sont pas extensibles... à 20h, plus rien n'était accessible, et les internautes amateurs de Firefox, tiraient la langue en voyant que le téléchargement allait à la vitesse d'un modem V 22 en petite forme, quand par chance, ils arrivaient à se connecter au site !

Donc, un énorme bouchon dans les tuyaux, rendant la circulation totalement bloquée. Mozilla craignait un crash des serveurs pour le jour j à l'heure h... disant que c'est surtout ça qu'ils appréhendaient. Mais en fait, ils ont été victimes de leur succès, et du buzz fait autour de cette sortie. Reste à savoir si les téléchargeurs ne seront pas découragés par l'attente, et surtout, si le nouveau produit sera en rapport avec les espoirs qu'il suscite.

Le rigolo de la chose, c'est que les téléchargements pour Linux et pour Mac ont été les premiers à redevenir fluides, aux environs de 22h, alors que ceux pour Windows ramaient encore pas mal... je me demande ce qu'il faut en conclure ? Pourtant, IE7, c'est pas mal, non ?

Perles wikipédiennes

Sur les quatre ou cinq pages d'aide en forme de questions/réponses qui existent sur Wikipédia, on trouve des questions pertinentes, sur la syntaxe wiki, sur les licences à attribuer aux images que l'on veut télécharger, sur l'utilisation des catégories, et j'en passe... mais aussi, on rencontre des questions de gens qui ont du se perdre dans les labyrinthes du Net et arrivent là par hasard, ça va de la maladie de son chat, à la demande d'un permis de séjour, en passant par bien d'autres sujets plus ou moins folkloriques.

Voici l'histoire d'un pauvre monsieur aux prises avec son matériel informatique..

"a) où trouver le logiciel scanner, et comment l'installer dans mon ordinateur pour des opérations de scannage? b) Puis-je avoir un schémas de câblage ou de liaisons physiques(liaisons en images) entre une imprimante et son ordinateur?car je dois installer une imprimante sur mon ordinateur et je ne sais pas quel port de l'ordinateur correspond à celui de mon imprimante? faudra t-il configurer l'imprimante dans mon PC?"

Du même :

"a) où je peux trouver MS internet explorer 5.5+(si possible version française) pour en modifier ou structurer mon site qui ne tient aucune page web? b)Puis-je créer des pages web avec MS internet explorer 5.5+? si tel en est le cas, c'est à dire après avoir crée ces pages web, comment transférer ou envoyer ces pages web dans mon site?"

Ces questions ayant été posées sur l'Oracle, page de Wikiépdia où toutes questions d'ordre encyclopédique (au sens large) peuvent être posées, ce n'est pas surprenant, ce qui l'est plus, c'est la méconnaissance totale de l'outil que l'intervenant essaye d'utiliser ! Ne pas savoir quel port de l'ordinateur correspond à celui de son imprimante me semble assez grave (et Dieu sait pourtant que les branchements et moi, ça fait deux), d'abord, parce que c'est écrit dessus, ensuite qu'il me semble plutôt difficile d'insérer un câble parallèle (ça existe encore ?) dans un port usb et vice-versa. Quant à utiliser MS internet explorer 5.5 (ça date de quand ça ?), pour créer ses pages web..... no comments !

Le même quidam ajoute :

"objectifs du site: ce n'est pas d'abord à but lucratif( car je ne veux pas l'argent des internautes ah ah),mais plutôt susciter en eux l'admiration par quelques pages à créer de mes oeuvres littéraires,de mon humour,de mes albums et des forums de discussion.Trouvez moi svp par conséquent les structures ou moyens pouvant rendre mon site bon et beau et facile à mettre en oeuvre par un débutant ne comprenant aucun langage de programmation évolué,ni l'anglais aussi, que je suis!"
(j'ai laissé la typographie dans l'état)

Eh bien, on n'est pas rendu, et je crains que le monde n'ait encore à se passer longtemps des oeuvres littéraires admirables de cette personne !!

Enfin, tout ça ne vaut pas le cas d'un autre, qui lui, sur le "Bistro Multimedia", réclamait que l'on écrive des articles sur une certaine ligne d'autobus belge, dépendant de la STIB, avec :

"sa longueur, son nombre d'arrêt, son dépot d'attache, son matériel, et son temps de parcours" et qui, pour sans doute stimuler les contributeurs de Wikipédia indolents, terminait son message par un péremptoire : "Répondez-nous dans les délais les plus brefs." !!

Quelqu'un lui ayant conseillé d'aller chercher des renseignements sur le site Internet de cette compagnie, afin d'écrire lui-même son article, il a répondu :

"les informations sur quelques lignes de la STIB (leurs dates de créations, leurs longueurs de kilomètres, leurs nombres d'arrêts, etc) se trouvent où précisement dans le site de la STIB ? Où cliquer OU où frapper ?"... Alors que sur la page d'accueil de ce site, il y a juste devant les yeux, un formulaire dans lequel en tapant le numéro de la ligne, on obtient toutes les stations, les horaires, les correspondances, etc..

Il me semble qu'un "permis Internet" serait nécessaire dans de nombreux cas, et soulagerait le travail des hot-lines, particulièrement celles qui sont bénévoles....

16 juin 2008

Qu'il est beau !

Le Old Faithful, grande vedette du parc de Yellowstone, a la courtoisie de cracher à heures fixes, ce qui fait qu'on peut, en quelque sorte, prendre rendes-vous pour l'admirer. Quand on n'est pas sur place (hélas), il reste la webcam du National Park, on regarde l'heure prévue indiquée en haut à gauche, on tient compte du décalage horaire, et on ouvre un onglet de son navigateur pour surveiller l'arrivée de l'éruption et récupérer l'image ! C'est par .

14 juin 2008

Onomatopées, borborygmes et expressions

Dans la vie courante, quand on converse oralement avec quelqu'un, on emploie des mots, bien sûr, mais aussi des intonations variées, des gestes, des mimiques, toutes choses assez difficiles à transposer dans les conversations écrites, comme celles que l'on pratique sur IRC. Mais on peut se débrouiller quand même, et faire passer les nuances courantes qui rendent les paroles moins abruptes et plus imagées.

Déjà, il y a les smileys, bien connus, qui traduisent le sourire :-) le rire :-D la suspiscion ;-) la déconvenue :-( la surprise ^ ^ avec d'infinies variantes. Puis il y a les onomatopées, telles qu'on les rencontre dans les bulles des bandes dessinées : slurp, bing, pchitt, crac, et plein d'autres. Enfin, il y a tout un lot de mots qui synthétisent émotions, réactions, impressions.. en voici quelques unes, avec leur libre traduction.

- erf : c'que j'suis con... (dans le sens, j'aurais pu comprendre avant..)
- arf : variante du précédent, dans le sens, quel boulet je fais. Peut aussi signifier la surprise (voir le contexte)
- pffff : soupir (plus il y a de f plus le soupir est profond), ou les bras m'en tombent, dans le sens de "c'est pas possible de voir ça.."
- grrr : là aussi, plus la colère (pas forcément sérieuse..) est forte, plus il y a de r
- hihihi : variante moqueuse du classique lol (mdr en français)
- hahaha : variante plus mâle du précédent.
- wouarf : s'écrit avec un ou plusieurs f en fonction du degré d'hilarité du locuteur.
- hu : correspond à euh..
- gniark gniark : le ricanement de la sorcière. Par exemple, celui qui a eu le dernier mot dans un troll Vi/Emacs (ou Mandriva/Debian, ou similaire), peut conclure en écrivant ça.
- grigrigri : suit habituellement une vanne envoyée à quelqu'un, (répandu sur un chan particulier, plus rare ailleurs).
- voui : à la place d'un oui, peut signifier "exactement" ou "c'est bien ce que je disais".
- ouip : variante du précédent
- nan : un "non" qui, en conversation orale, s'accompagnerait d'une vigoureuse rotation gauche droite de la tête.
- saymal : à dire oralement pour comprendre (le comble, puisque c'est de l'écrit), exemple : Vi saymal ! On peut aussi dire sapu dans le même sens.
- rha ou rhaaa : équivalent de grrr mais dirigé vers soi-même, ou sa saloperie d'ordinateur, signifie souvent, pu**** de bo**** de me*** ça ne marche toujours pas. A ne pas confondre avec ..
- rhooo : traduit un oh dans le sens de "tu exagères" avec nuance affectueuse. Exemple : "je suis trop laide".. réponse "rhoooo nan !".
- nanmého : ou nanmeho (pour ceux en clavier qwerty), se traduit par "ça va pas la tête ?" ou similaire.
- re : peut aussi s'écrire reuh, ou reuhhhh si on est en forme, se dit quand on revient dans un salon de discussion après en être parti quelque temps auparavant.

Il y en a plein d'autres, qui s'ajoutent aux abréviations du genre bcp, t'a l'heure, 'jour, bsoir, tlm, et autres emprunts au langage SMS, sans oublier certaines expressions personnelles. Tout ceci rend la communication écrite beaucoup plus vivante, et souvent très marrante !

Sur ce, @+ et bn à tlm :-)

12 juin 2008

Comment choisir un casque

Non, pas de moto, ni de VTT, et encore moins de chantier ! Je veux parler des casques audio, accouplés à nos lecteurs nomades favoris. Ces derniers se sont beaucoup miniaturisés depuis quelques temps, et permettent d'emporter de plus en plus de musique dans un objet de moins en moins volumineux. Mais pour l'écouter, cette musique, il faut un casque audio, et là, ça se complique. Il faut essayer d'allier la meilleure qualité sonore avec un isolement acoustique qui filtre les bruits extérieurs, et le tout avec le meilleur rapport qualité/encombrement possible... quadrature du cercle !

La meilleure qualité sonore est le plus souvent obtenue avec des casques dits fermés, qui possèdent de volumineux écouteurs qui couvrent les oreilles, et un arceau pour les maintenir sur la tête. C'est efficace mais... ça tient chaud, et surtout, c'est furieusement encombrant pour une utilisation mobile. Ceux dont l'arceau passe derrière la tête ne sont pas faits pour les gens qui ont des cheveux longs, et empêchent de s'adosser au dossier d'un siège, donc, à part pour faire du jogging...

Les écouteurs indépendants ? Il y en a de plusieurs sortes, ceux qui s'accrochent aux oreilles, comme une oreillette bluetooth (ou un sonotone...) sont confortables, certes, mais sont quasi inutilisables en environnement bruyant, comme le métro ou le train, tant ils sont peu étanches aux bruits parasites. Et les intra-auriculaires, tout le monde ne les supporte pas, leur qualité sonore n'est pas optimale la plupart du temps, et ils filtrent aussi très très mal les autres bruits.

Alors ? Il existe des casques intra-auriculaires qui sont à la fois confortables pour l'utilisateur, qui ont une grande qualité sonore, et qui filtrent totalement les bruits extérieurs, mais les prix sont ahurissants... plusieurs centaines d'euros dans une marque réputée pour sa haute qualité !! Donc, insoluble ?

Non, il y a une solution, on trouve à des prix tout à fait acceptables, des écouteurs intra-auriculaires de bonne (je n'ai pas dit excellente.. mais suffisante dans une utilisation nomade) qualité sonore, dont le revêtement en mousse est agréable, même pour des conduits auditifs sensibles, qui ne tiennent pas de place dans la poche, et qui isolent parfaitement des autres bruits. Ceux de chez Creative sont excellents et coûtent moins de 30 euros, en plus, leur fil est blanc, donc parfaitement assorti à l'Ipod, et il ne s'emmêle pas.. Un bon choix, dont je suis personnellement fort satisfaite, après en avoir essayé pas mal d'autres !

Un seul bémol, attention, si vous les utilisez dans la rue, comme vous n'entendrez rien d'autre que votre musique, ça peut être dangereux si vous traversez la rue sans regarder, ou discourtois si vous tamponnez quelqu'un qui passe à côté et que vous n'avez pas vu (ni entendu) arriver !

10 juin 2008

A la recherche... d'un client FTP

Quand on change d'ordinateur, c'est comme quand on déménage, il faut installer son nouveau home, dans tous les sens du terme ! Alors d'abord, on configure son environnement, enfin, on refait les peintures, puis, on replace ses meubles, je veux dire on installe ses logiciels favoris. Pour les grands classiques, tels que Emacs, LaTeX, Firefox, Gimp, Inkscape, Povray, x-chat, ce n'est pas compliqué, comme ils fonctionnent partout, ils s'installent sur n'importe quelle plateforme. Mais il reste des choses que l'on ne peut pas caser, des meubles spécifiques, des logiciels typiques d'un OS donné, et là... qu'est-ce qu'on fait ?

En fait, le cas ne s'est posé que pour trouver le client ftp idéal. Si sous Windows, je ne me souviens plus du tout de ce que je pouvais utiliser, Cute ftp il y a 10 ans, mais ensuite ? Sous Linux, j'aimais tout particulièrement gftp, d'une simplicité biblique, d'un fonctionnement parfait, jamais aucun souci pour les mises à jour de mes pages Web. Et sur Mac ? Ce genre de produit ne manque pas, dont le fameux CyberDuck avec son icône amusante. Sauf que, je n'ai jamais vraiment réussi à m'y habituer, l'upload de quelques malheureux fichiers .html m'obligeait à m'y reprendre en plusieurs fois ; par exemple, je n'ai jamais compris pourquoi il refusait un transfert en me disant qu'il n'acceptait pas deux connexion simultanées. Enfin, je finissais par y parvenir, mais c'était un peu pénible. Donc, j'en ai essayé d'autres, Fugu, vite abandonné, un autre dont j'ai oublié le nom, et enfin DockDrop : Celui là était sympa, posé dans le dock, il suffisait d'y glisser le fichier à uploader à la souris, mais... il fallait d'abord lui indiquer le chemin sur le serveur distant (normal..), donc, le reconfigurer à chaque changement de répertoire, fastidieux, et puis, il ne fonctionnait bien que pour un fichier à la fois. Donc, un programme agréable, mais pour un but très précis sauf que ce n'était pas le mien. Restait Transmit, la rolls aux dires des MacUsers, conseillé par beaucoup.

Alors ? Eh bien, voilà un client ftp ergonomique et fonctionnel, simple d'utilisation, stable, parfaitement intégré à Mac OSX, dont la prise en main est parfaitement intuitive mais... c'est un shareware qui coûte 30 dollars. Ce ne serait pas vraiment un problème si le vendeur n'était pas situé quelque part aux USA.. ce qui ne facilite pas vraiment la vie du consommateur français ! En attendant, Transmit est en période de test (15 jours), et pour l'instant, il donne toute satisfaction.

Je sais, j'aurais pu, en bonne Emacsienne, utiliser AngeFTP avec Dired, ou, pire, wget en ligne de commande, sans me prendre les pieds dans le path, mais les MacUsers sont par définition gens flemmards.. pareil que pour installer gftp qui réclame Darwin Ports (c'est qui ceux-là ?)... quant à FileZilla, qui m'aurait tout à fait convenu, je n'en ai pas trouvé pour les versions de Mac OS inférieures à 10.5.x... et je suis en 10.4.11.

Déjà, il faut installer gftp sur SlimTux, parce que c'est pas tout ça, quand on a une résidence secondaire, faut avoir le double de mobilier et de batterie de cuisine !

5 juin 2008

Les trésors de Mulhouse

Mulhouse n'est pas une ville très attirante, à part sa ravissante Place de la Réunion, mais elle possède deux trésors qui valent largement le déplacement. La Cité du train , et la La Cité de l'automobile .

Dans le musée du train, remarquablement aménagé et animé, on peut admirer toutes sortes de matériels ferroviaires, des très anciens, rescapés de la modernisation, et de plus récents ; on peut aussi voir l'intérieur des wagons de luxe, aussi bien que ceux des inconfortables troisième classe, et s'émerveiller de la complexité des locomotives et de leurs tubulures étincelantes. Un grand voyage dans le passé, tout au long d'une époque révolue, encore plus dépaysante quand on descend du tout nouveau TGV Est !


Prête à partir ?

Wagons du début du chemin de fer

Avec un peu d'imagination, on verrait sortir la fumée

Quant au musée de l'automobile, encore plus connu lui, il y a tant à voir que l'on pourrait y passer la journée sans se lasser. Quelle collection ! D'immenses Bugatti sportives et luxueuses, des engins nés il y a plus d'un siècle qui atteignaient des vitesses extraordinaires pour l'époque, des ancêtres qui ressemblaient à des carrosses motorisés, et aussi un grand nombre de voitures de course. Rutilantes, on les croirait toutes prêtes à repartir pour de grandes aventures !

L'entrée du musée

Une des ancêtres

Superbe Mercédès

Alors, si vous allez vers le Haut-Rhin, par le train ou en voiture, ne ratez pas ces deux musées exceptionnels.