17 avr. 2011

Quand la technique résiste à l'interface chaise-clavier

J'ai l'habitude d'insérer des images dans ce blog, c'est évident à faire, et même si la présentation est sommaire (grand-moyen-petit/gauche-droite-centre), elle est simple et suffisante pour l'usage que j'en fais. Pour illustrer le billet précédent, je voulais insérer des sons, des cris d'animaux, récupérés grâce à l'excellent Dowbload Helper, remis en service pour l'occasion.

Voilà les 3 mp3 de quelques secondes chacun téléchargés. Maintenant, faut les mettre sur le blog.

Mais, Blogger ne fournit pas de lecteur intégré, donc, contrairement aux images, on ne peut pas insérer de fichier son d'un seul clic. Alors comment on fait ? On cherche de l'aide sur Internet, et on trouve. Mais à ce stade, faut déjà comprendre, parce qu'il faut télécharger un player (un .swf) d'une part, et uploader le-dit player et les fichiers sons d'autre part. Télécharger un player, c'est pas trop dur, mais uploader où ?

J'ai tout plein d'espace chez Free, donc, j'y créée un sous-répertoire où j'installe confortablement les trois fichiers sons et le player. Ensuite, je récupère le code html donné sur l'aide de Blogger, je modifie les url mises par défaut en donnant les bons chemins, je copie/colle le tout sur Blogger et... ça ne marche pas !!

Il m'a fallu un grand bout de temps pour comprendre que si on utilise Blogger, c'est qu'on a signé un contrat virtuel avec Google, et qu'il ne passera que par ses propres chemins. Donc, qu'il ne prendra en compte que les fichiers hébergés chez lui, qu'il faut alors, dans l'html, indiquer une url du type http://sites.google.com/site/votre site/, donc, qu'il faut créer le site en question.... On suit toujours ? Direction la création de site sur Google Sites. On passe sur le nom à trouver, et sur la captcha à décrypter. A ce stade, il faut choisir un modèle de page dit "classeur", et y uploader le lecteur et les fichiers sons, puis, bien noter l'url ainsi générée. Ensuite on copie/colle les lignes d'html sur le billet de blog après les avoir modifiées avec la dite url (sans oublier d'ôter le s de https). Mais, c'est pas tout... Blogger insérant des retours chariot intempestifs dans les lignes de code, faut les supprimer, sans se planter en ôtant des espaces là où il doit y en avoir. Et arrivé là ? Eh bien oui, ça marche !!

Donc, pour insérer des sons dans un blog sous Blogger, il faut :
- Chercher de l'aide sur Internet ;
- Télécharger et dézipper une archive contenant un lecteur flash ;
- Créer un site d'une seule page de type classeur sur sites.google.com ;
- Y uploader les fichiers sons et leur lecteur
- Récupérer les lignes d'html qui vont bien, les adapter à l'adresse du site classeur et aux features de Blogger.

Autant dire que ce n'est pas vraiment évident pour qui n'a jamais encore mis les mains dans le cambouis html/recherches/téléchargements/url et Cie ! Qui a dit que faire un blog sur Blogger était d'une simplicité enfantine ? Oui, c'est vrai, quand on ne fait que ce qu'il permet de faire, mais si on veut sortir des rails, c'est une autre affaire. Autre conclusion, quand on veut utiliser les outils Google, il faut savoir qu'on signe un pacte (je n'ai pas dit avec le diable..), c'est un peu comme avec Microsoft (ou Apple.. je le concède), disons qu'il y a des itinéraires conseillés..... !!

Et maintenant qu'on sait faire, deux autres chants/cris d'oiseaux qui habitent près de chez moi :

Le pinson des arbres, au chant répétitif, un des premiers à s'y mettre au printemps.

Celui-là (un faucon) a élu domicile sous l'avancée de mon toit, et voilà ce que j'entends quand j'ai l'outrecuidance d'oser ouvrir la fenêtre ou allumer la lumière :

15 avr. 2011

Concert nocturne

Cette année le (*) rossignol a eu la bonne idée de s'installer dans les arbres du jardin les plus proches de la maison. Il est en avance d'ailleurs, puisqu'il a commencé il y a quelques jours, et qu'habituellement, on ne l'entend que début mai. Donc, tous les soirs, quand sonnent onze heures, le concert commence, dans le silence de la campagne. Les sons produits par ce minuscule animal sont aussi mélodieux que variés, il chante, gringotte, quiritte ou trille (merci Wikipédia ), ce n'est jamais pareil, chacune de ses séquences de quelques secondes est aussi différente, mais tout aussi harmonieuse l'une que l'autre. Et il y en a beaucoup, on parle de 120 à 260 ! Autant dire que le concert n'est ni monotone ni répétitif.

Certes, il ne fait pas ça pour le simple plaisir de nos oreilles d'humains, il marque son territoire et attire les femelles, mais on en profite quand même, et ce chant d'oiseau, dans le silence de la nuit, est un pur régal, d'autant plus, et même si on s'endort avant, que ça s'étend sur plusieurs heures. Il faut en profiter, ça ne dure pas, dans quelques semaines il s'arrêtera... jusqu'à l'année prochaine, en espérant que lui ou son fils s'installeront assez près de la maison pour qu'on l'entende distinctement.

Maintenant, on peut se demander si les autres oiseaux et mammifères locaux qui, eux, dorment la nuit, apprécient ce concert nocturne ! Quand je dis qu'ils dorment.. oui les lapins et les écureuils, certainement (ils ne font pas grand bruit le jour non plus) mais il y en a au moins deux qui profitent de la nuit pour s'ébattre et chasser en faisant un certain tapage : la chouette hulotte et le renard, pour ne pas les nommer ! Enfin, tant qu'on ne voit pas un écureuil donner des coups de sacs de noisettes sur le sapin depuis lequel chante le rossignol, en criant "c'est pas bientôt fini ce boucan ? ".....

(*) cet animal ayant besoin d'un assez grand territoire, il y en a très rarement plusieurs dans la même zone, ou alors, si on en entend plusieurs, ils sont toujours très éloignés les uns des autres.

Le cri du renard le soir au fond des bois...




La chouette hulotte en pleine forme.




Et enfin, le chant du rossignol !

11 avr. 2011

Images du Nord (de la France)

Si Arras est le chef-lieu du Pas de Calais, comme tout le monde le sait, Saint Omer en est une sous-préfecture. Une ville du Nord bien séduisante, avec ses maisons anciennes, son immense jardin public très fleuri, ses places harmonieuses et sa splendide cathédrale avec son extraordinaire buffet d'orgue baroque et son horloge astrolabe. Un congrès a permis de la découvrir, et de l'apprécier, ainsi que quelques curiosités locales, comme l'extraordinaire verrerie d'Arques où les machines partent d'une goutte de verre en fusion pour arriver à un service de verres tout emballé. (*)

Et comment a-t-on bien pu dire que les gens du Nord ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor.. ? Parce que quand on voit le ciel local, au mois d'avril, on se dit que le cher Enrico n'avait pas.. les yeux en face des trous quand il a écrit cette chanson !

La tour de la cathédrale Notre-Dame depuis une des rue qui y mène

Au fond du transept, l'horloge astrolabe

Une maison pittoresque

(*) On ne peut pas s'empêcher aussi de plaindre les ouvriers verriers, qui travaillent avec de telles températures, de 30° au plus bas, jusqu'à 60° l'été...

6 avr. 2011

Agenda papier ou agenda en ligne ?

Depuis longtemps les organiseurs personnels et les téléphones qui en possèdent, ont une fonction d'agenda. C'est bien pratique, on n'a plus à transporter un petit carnet supplémentaire, il est facile d'y modifier des rendez-vous, et de gérer son emploi du temps de façon fort confortable. Afin de ne pas tout perdre, il était possible de synchroniser ces données sur son ordinateur personnel, à l'aide d'un câble en appuyant seulement sur un bouton. (Mon Palm Tréo ayant ses quatre ans d'âge, je suppose que les systèmes actuels ont des connexions blue tooth)

Depuis, le téléphone connecté à Internet est apparu, et les agendas en ligne aussi. Celui de Gmail est plutôt bien fait, simple d'emploi, facile à utiliser, il lui manque très peu de fonctionnalités. En plus, il est, paraît-il facile de le synchroniser avec son téléphone. Donc, on n'est plus tributaire d'un ordinateur donné et où qu'on soit, on peut accéder à son planning personnel, sur son téléphone, mais aussi de n'importe où avec n'importe quel navigateur, sur n'importe quelle machine.

Un grand progrès ? Se dire que de partout, on peut, avec un simple navigateur, consulter et mettre à jour son agenda est fort intéressant, mais dans ce cas, il ne faut pas oublier que ces données sont quelque part dans le "nuage" à la merci du serveur sur lequel elles se trouvent, et avec quelques risques d'être "récupérées" par des mains plus ou moins innocentes, un mot de passe n'est qu'une clé d'ouverture, qui peut plus ou moins être contournée. Certes, on peut aussi perdre son agenda papier dans le métro... avec tout le carnet d'adresse qui va souvent avec...

Quant aux agendas sur téléphone synchronisé avec Gmail, on se dit que c'est fort séduisant comme idée. Le téléphone, on l'a toujours avec soi (à condition de ne pas le perdre dans le métro aussi...), et si on ne peut pas se connecter à Internet, on peut quand même retrouver la date et l'heure d'un rendez-vous. Mais ce type de téléphone est vendu par les opérateurs avec un abonnement internet obligatoire, ce qui représente un certain coût mensuel supplémentaire...

Alors, entre l'agenda papier, connu depuis des lustres, et l'agenda "en ligne" lisible et modifiable sur téléphone et sur navigateur, quel choix faut-il faire ?

31 mars 2011

Quelques règles de conduite

Conduire au sud du Maroc, aux confins du désert, est une aventure amusante. Certes, on n'est pas gêné par la densité automobile et les bouchons, et, en dehors des pistes, les routes locales ne sont pas en plus mauvais état que certaines de nos départementales, mais il faut quand même faire attention, parce que la route, on la partage avec de nombreux véhicules plus ou moins hétéroclites.

On y croise des automobiles antédiluviennes, enfin, disons des 4L et autres R12 vénérables éructant des fumées noires, bien chargées, bien lentes, ainsi que quelques camions dont la cargaison semble fort peu stable, mais aussi des mobylettes, avec au moins deux personnes dessus, celle qui ne conduit pas portant diverses charges, qui vont du sac d'herbe à la table, en passant par de nombreux objets débordant largement de part et d'autre de l'engin. On y voit pas mal de grands taxis, des véhicules Mercédès où l'on s'installe à 6 personnes, plus le chauffeur, qui transportent les gens des villages éloignés, et les courses qu'ils viennent de faire au souk, arrimées tant bien que mal sur le toit. Il y a aussi pas mal de vélos, pour lesquels le code de la route n'est pas vraiment une priorité, et dont la trajectoire dépend essentiellement de la présence du cousin devant, ou de l'autre côté de la chaussée. Et puis, il y a les ânes, attelés ou non, transportant de lourds sacs, plus le maître juché sur les sacs, ou des branches de palmiers, des roseaux en travers, des bidons, des bassines, des bouteilles de gaz.

Enfin, il y a des gens, beaucoup de gens, des femmes en groupe portant de gros paquets d'herbe, des hommes qui discutent, des gamins qui jouent au football, pour lesquels la différence entre le goudron et la poussière des bas-côtés n'est pas évidente, et qui courent après leur ballon sans se préoccuper des éventuels passages d'automobiles. Quant aux gendarmes à l'allure martiale, ils sont carrément au milieu de la chaussée, puisqu'on est censé ralentir en voyant une certaine pancarte, attendant qu'ils fassent signe de repartir ou de s'arrêter.

Il ne faudrait pas oublier non plus les camping-cars des touristes français qui circulent les uns derrière les autres, en groupes de cinq ou six véhicules, s'arrêtant ensemble, repartant ensemble.. sans doute ont-ils l'impression de jouer à la caravane des dromadaires en partance pour Tombouctou !

Ces quelques observations ne concernent que les routes des communes rurales, je suppose que dans les grandes villes, Rabat, Casablanca, la circulation n'est pas très différente de celle d'Europe dans des villes similaires, mais en campagne, il faut reconnaître que c'est pittoresque, coloré, sympathique et dépaysant, même s'il faut être très vigilant, et ne surtout pas être pressé !

Quelques vues locales

La palmeraie de l'oued Ouarzazate avec ses cultures maraîchères et les neiges de l'Atlas au fond

Non, ce n'est pas Mars depuis Sleepy Hollow, c'est le bord de la route qui va de Ouarzazate à Agdz, par le col Tizi Tinifift

La vallée du Dadès

La vallée du Drâa

28 mars 2011

Vues d'avion

De Paris à Ouarzazate, quelques vues d'avion, au-dessus des nuages, prises au travers du hublot, en vol.

L'Espagne

Les côtes d'Espagne, vers l'est

Gibraltar, juste entre l'Europe et l'Afrique

Les sommets de l'Atlas enneigés

Une autre vue de l'Atlas

15 mars 2011

Mails, spams et FAI

Autrefois, quand mon accès Internet se faisait en RTC, j'ai utilisé plusieurs FAI, Infonie, le tout premier, puis, AOL, puis Freesurf, et enfin Free, au gré des offres et de mon humeur. Puis, l'ADSL arrivant, comme il n'y avait pas le choix dans ma campagne à l'époque, je suis passée chez Wanadoo, mais j'ai toujours gardé ma dernière adresse mail chez Free. Il suffisait d'en indiquer le pop dans les réglages des nombreux clients mails utilisés depuis, et tout fonctionnait parfaitement jusqu'à...

Hier soir, bizarrement, plus aucun mail n'arrivait, après divers essais faits d'envoi de mails depuis d'autres adresses, un message est passé, pas les autres, deux réponses du mailer daemon sont arrivées indiquant, en des termes toujours d'une clarté limpide, que le message n'avait pas pu être delivered : Sorry, we were unable to deliver your message to the following address xxx@free.fr. Remote host said: 550 spam detected... Comme ça semblait être la même chose le lendemain matin, je me dis que c'est peut-être le bon moment pour me débarrasser d'une adresse ancienne, fort spammée, et qu'il n'était pas plus mal de s'affranchir d'un fournisseur d'accès inaccessible en dehors du webmail quand on est hors de ses bases.

Des adresses mail, j'en ai déjà plusieurs, après, c'est une question de feeling pour choisir celle dont l'interface d'utilisation est la plus agréable, à mes yeux tout du moins. N'aimant pas trop Yahoo, je pars en direction de Gmail, que j'utilisais déjà comme seconde adresse, qui est ma foi plutôt bien fait, avec une interface personnalisable, pas mal de fonctions, et des pages d'aide bien détaillées. Par contre, faut déménager les contacts, et recréer les groupes... Mais c'est tout simple, il suffit d'exporter les VCards depuis le carnet d'adresse du Mac, et tout arrive en bon état sur Gmail, y compris les groupes. Ensuite, il faut se familiariser avec les fonctionnalités, mais ce n'est pas difficile, et c'est fort bien expliqué en cas de doute. Et bien entendu, pas plutôt fini tout ça, et quelques amis prévenus, un nouveau message est arrivé sur le pop de Free, puis un autre.... comme quoi, tout n'est pas cassé !! M'enfin, c'est pas plus mal, et c'est plus confortable, si on se déplace, de n'avoir besoin que d'un navigateur pour récupérer son courrier (plus agréablement qu'en allant sur le webmail), et qui sait, peut-être qu'un jour je me mettrais à l'internet mobile...

Bon, d'accord, Google c'est le mal, comme Apple et Microsoft n'est-ce pas ? Quid de la confidentialité ? Où vont les messages et dans quel nuage sont-ils entreposés (*) ? Comme je ne manipule pas des données ultra-confidentielles, que je ne suis pas un magnat de l'industrie ou un agent secret, ce que j'échange n'a rien de bien important, ni d'ultra confidentiel, et les quelques messages que je reçois pourraient certainement être lus par des tiers sans que la planète n'implose.

Donc, on aborde une période de transition, pour voir si les fluctuations erratiques de Free quant à la gestion des spams perdurent ou pas, et si l'utilisation de Gmail est aussi satisfaisante qu'elle en a l'air. Et si c'est le cas, dans quelques temps, je ne saurais plus du tout configurer un client mail.... O Tempora ! O Mores !

(*) mais sait-on mieux ce qu'en font les FAI ?

11 mars 2011

Mieux vaut en rire

Entre les hommes (et femmes) politiques et les sportifs, il y a de quoi s'amuser !

Du côté des politiques :

La société française est trop fermée et pas assez ouverte
François Bayrou

Ne comptez pas sur moi pour parler de ce qui ne va pas
Ségolène Royal

Si nous ne réussissons pas, nous échouerons
Nicolas Sarkozy

Et du côté des sportifs :

J'aimerais bien jouer dans un club italien, comme le FC Barcelone par exemple
Mark Draper

J'ai reçu un coup sur ma cheville gauche. Mais au fond de moi, je savais que c'était celle de droite.
Lee Hendrie

J'ai été très surpris lorsque le sélectionneur a frappé à ma sonnette
Michael Owen

Que c'est compliqué....

... De voyager ! Et pourtant, le projet était bien plus simple que d'autres que nous avions pu réaliser avant ! On décide d'aller passer une grosse semaine dans une maison d'hôtes que nous connaissons, pour y être déjà allés deux fois, dans le sud du Maroc, donc, de réserver dans ce lieu, de prendre des billets d'avion, et de louer une voiture sur place pour aller se promener. Rien de bien compliqué. Mais...

Non, non, les complications ne sont pas venues du contexte agité du Maghreb ces temps-ci, le Maroc étant assez calme pour que l'on puisse y aller sans grand risque.

Mais.. d'abord, c'est la compagnie aérienne qui change ses jours et heures de départ, pratique fréquente, surtout sur une ligne directe moins fréquentée que Paris-Marrakech ou Paris-Essaouira, des vols sans escale pour Ouarzazate, il n'y a que Royal Air Maroc qui en propose, donc, il n'y a pas de concurrence et on doit faire avec. On change la date de départ, on rajoute deux jours de vacances en plus, et c'est bon. On se dit, voilà une chose de réglée, on est tranquille.

Voire... A huit jours du départ, on apprend qu'il y a une grève de certains employés de la maison d'hôtes où nous avons réservé, et que trois employés ont alerté le syndicat local lequel fait un sit-in devant la porte, sans pour autant empêcher les gens d'entrer et de sortir, ni l'établissement de fonctionner normalement. Il paraît que c'est surprenant aux dires de touristes qui en reviennent, mais pas particulièrement gênant. Pour des français, habitués à voir des manifestations dans les rues et des arrêts de travail d'une certaine catégorie de personnels, ce n'est pas vraiment quelque chose de rare, mais c'est vrai que dans un pays qui n'a pas la réputation d'utiliser souvent ce genre d'expression du mécontentement social, ça l'est sans doute un peu plus...

Alors ? Eh bien, il reste le loueur Avis, voyons, qu'est-ce qu'il va inventer ? Il n'a plus de voitures, seulement un âne et une carriole ? Mais c'est qu'on n'a pas le permis pour ce type de véhicule...

Des aléas en tous genre, on en a connu, depuis une grève des contrôleurs aériens durant laquelle, au lieu de partir à 11h du matin d'Orly, nous avons fini par décoller à 2h30 du matin le lendemain mais de Roissy, jusqu'à l'orage tropical de Houston, noyant rue et aéroport, qui nous avait obligé à prendre quatre jours de vacances en plus, en passant par les brumes de l'île Kodiak en Alaska qui nous avaient cloués à Anchorage, donc, on se dit que ce n'est pas la première fois, et que tout finit toujours par s'arranger, et de toutes façons, comme on dit là-bas, Inch Allah !

4 mars 2011

A bicyclette

On nous rebat les oreilles avec les économies d'énergie, les déplacements non écologiques en voiture, le souci de l'avenir de la planète, en stigmatisant tous ces citoyens qui ne savent pas faire cent mètres sans prendre leur auto et qui feraient mieux d'utiliser des modes de transport doux, comme ils disent. Et quand le citoyen rechigne, trop englué dans son confort chèrement acquis depuis un demi siècle, on prend des mesures fermes : densifier l'habitat pour éviter les longs déplacements, sans se soucier des risques engendrés par la promiscuité ; brimer les automobilistes et brider la circulation routière, sans pour autant améliorer le confort et la régularité des transports en commun, etc... le tout concocté par quelques édiles qui, une fois leurs grandes décisions prises, pour le plus grand bonheur des citoyens, remontent dans leur grosse voiture précédés de deux motards pour rejoindre leur thébaïde bien isolée de la foule des manants.

Pour l'instant, quel moyen a le français moyen pour se déplacer, aller acheter son pain, par exemple, s'il n'habite pas en ville ? Eh bien il n'a qu'à y aller à pieds ! Euh... si la boulangerie la plus proche est à plusieurs kilomètres, ce qui est le cas dans la majorité des villages ? Il n'a qu'à prendre son vélo, ça lui fera le plus grand bien, et il n'y aura pas de pollution ! Admettons, mais tout le monde ne s'appelle pas Indurain ou Jeanie Longo...

Prenons un exemple que je connais bien. Soit une habitante d'un hameau rural qui doit se rendre au village le plus proche, distant de trois kilomètres, pour aller acheter son pain, et qui se dit, pourquoi ne pas y aller en vélo. Déjà, il faut qu'il ne pleuve pas, sinon, le pain se mouillera et la bonne femme aussi, donc, faut choisir son jour. Ensuite, il faut faire le trajet en pédalant, et c'est là qu'on s'aperçoit qu'une route qui semble toute plate en voiture ne l'est pas du tout dans la réalité, ce qui fait qu'entre les vieilles jambes, le vent qui n'est jamais dans le bon sens, les faux-plats, il faut vingt minutes pour faire les trois kilomètres, sans musarder. Et comme ensuite, entre la départementale et le domicile il y a un petit kilomètre de côte à monter, faut compter quasiment autant pour pousser le vélo jusqu'à la maison en ahanant... Donc, faut presque une heure pour faire ce qui demande si peu de temps en auto.... Ne parlons pas d'autres courses, cette fois à la "ville" la plus proche, distante elle de six kilomètres, courses qu'il faudra alors rapporter sur le porte-bagage, et encore moins d'aller chercher le train, qui passe dans une autre vallée, donc, obligerait à passer par des côtes rédhibitoires.

C'est sûr que si on habite une cité avec un centre commercial et un super-marché de l'autre côté de la rue, c'est plus facile d'être écolo !! Je sais, il faut assumer ses choix !!

Donc, quand on nous prêche qu'il faut prendre un vélo pour être écologiquement responsable, il faut avoir l'honnêté de préciser que cette recommandation s'adresse à des gens jeunes, vivant dans un pays sec et plat, à proximité des commodités... les autres.... et d'abord, qu'est-ce qu'ils foutent là les autres ?

Moi, j'vous dis, la meilleure solution, c'est la carriole à âne, pas trop fatiguant pour l'humain, consomme peu, transporte tout ce qu'on peut acheter au souk, y a pas plus écologique. Je crois que je sais ce que je vais rapporter du Maroc cette année !!

26 févr. 2011

Gaffes, bévues et boulettes

En piquant sans vergogne le titre d'un album de Franquin, quelques bévues d'hommes politiques actuels ou récents :

Les fondateurs de Rome sont Romulus et Rémulus (Silvio Berlusconi)

Je n'en ai discuté avec personne, mais c'est la position de mon parti (Georges Marchais)

Je ne fais pas de promesses, mais je les tiens (Edouard Balladur)

Je suis favorable à un septennat de sept ans (Jacques Chirac)

La contraception doit avoir ses règles (Michel Debré)

On garde les sportifs pour la prochaine fois !

22 févr. 2011

Le rat et l'huître

Il y a quelques jours, je vous racontais ici la triste mésaventure de ce pauvre déménageur de pianos qui avait confondu l'encyclopédie Wikipédia avec un panneau publicitaire gratuit. Tout récemment, on a découvert un nouvel article, l'autobiographie d'un monsieur dont les hauts faits personnels n'avaient rien de particulièrement notoire, sinon à ses propres yeux, donc l'article a immédiatement été proposé à la suppression. Horrifié d'une telle outrecuidance, le monsieur proteste vivement, s'emberlificote dans ses arguments, d'autant plus que les votes supprimer affluent avec d'excellents arguments. Et là, son ton change, parce l'ami Google, qui référence si vite les articles de Wikipédia, référence aussi le sien, avec tout le débat qui suit et qui n'est pas du tout en sa faveur... panique ! Le monsieur finit par dire qu'étant en mutation d'emploi à l'étranger tout ce battage allait déstabiliser les jurys de sélection et lui nuire professionnellement !! C'est sûr que si ça avait marché, avoir son propre article sur une encyclopédie, ça fait bien dans un CV, ça valorise, surtout quand on n'est pas très différent de millions d'autres êtres humains !!

Le monsieur a donc fini par supplier que l'on supprime l'article et tout ce qu'il y avait autour, arguant de sa naïveté (j'aurais pour ma part employé un autre mot..), et un administrateur compatissant l'a fait, à juste raison, ce n'est pas la peine de créer un chômeur de plus. Gageons que le monsieur a eu assez peur pour qu'on ne l'y reprenne plus.

Ah, si ce bon La Fontaine avait vécu de nos jours, combien mieux que moi aurait-il pu narrer ce genre d'anecdote !

Cette fable contient plus d'un enseignement:
Nous y voyons premièrement
Que ceux qui n'ont du monde aucune expérience
Sont, aux moindres objets, frappés d'étonnement.
Et puis nous y pouvons apprendre
Que tel est pris qui croyait prendre.

20 févr. 2011

Avez-vous le vertige ?

Si oui, surtout ne regardez pas cette vidéo , parce que, même devant son écran, bien calé dans son fauteuil de bureau, on se sent tout juste en sécurité... moi qui ai du mal à prendre un téléphérique ou engin diabolique similaire, et n'est pas rassurée derrière une rambarde en pierre en haut d'une cathédrale debout depuis des siècles, je n'aurais jamais pu suivre le monsieur qui a fait ce film, même si on m'avait offert tout l'or de la terre.

Bon, c'est vrai que j'ai résisté aux gratte-ciel américains, mais faut dire que du haut de l'Empire State Building ou de la Sears Tower, comme les immeubles voisins font déjà eux-mêmes une bonne trentaine d'étages, le contraste est moins saisissant... Par contre, si on veut observer les autos dans la rue tout en bas..

Quand on pense vertige, peur du vide, on pense à Pascal qui a si justement dit :

Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu'il ne faut, s'il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. Plusieurs n'en sauraient soutenir la pensée sans pâlir et suer.

Et quand on n'est pas tout à fait le plus grand philosophe du monde, alors, j'vous dis pas !!!

14 févr. 2011

Une windowserie ?

Deux ordinateurs portables, un Sony Vaio et un Mac Book Pro, vivaient harmonieusement dans la même maison, partageant une connexion Internet via un modem/routeur tout neuf, le précédent ayant atteint la limite d'âge. Tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles, quand, environ deux mois après l'installation du-dit modem .....

Quand le Sony se connectait le premier, et le Mac ensuite, tout était normal, et les deux pouvaient utiliser Internet, en ethernet ou en wi-fi sans la moindre difficulté.

Mais quand le Mac était déjà connecté, et que le Sony s'allumait, le Mac était immédiatement déconnecté, avec un message limpide et fleuri comme seuls les ordinateurs savent adresser aux pauvres humains que nous sommes.

Perplexité des deux utilisateurs ! On accuse le Mac et son OS obsolète, on accuse le modem, on accuse... le monde entier bien entendu ! Seule solution, rebooter le modem, et tout repartait normalement.

Jusqu'au jour où.....

Le Sony sortit de ses bases pour aller se connecter sur un wi-fi ami, abonné à un autre FAI, possédant une box du-dit FAI, et bingo, à l'allumage du Sony, l'ordinateur ami se déconnecte !!

Donc, on absout le modem de la maison, le Mac Book Pro, le FAI... reste... Windows Seven ! En effet, comme par hasard, le lendemain de ce diagnostic différentiel, une palanquée de mises à jour sont arrivées sur le Sony, et depuis, il n'y a plus eu le moindre problème... (*)

Donc, quand Microsoft envoie des mises à jour, et que l'une d'entre elle provoque un bug, il faut attendre la livraison suivante pour qu'il soit corrigé. Déjà, il y a un certain temps, sans que rien n'ait été changé sur la config du Sony, à part des arrivages de mises à jour de l'OS, le son avait disparu. Ce jour-là, j'avais su le réactiver, j'ai quelques vieux restes windowsiens, mais là, ça dépassait largement mon seuil d'incompétence.

Ah, les PC sous Windows, tout un monde de découvertes, de rebondissements, de suspens, un thriller permanent, comment peut-on s'en passer ?

(*) Qui a dit.. jusqu'à la prochaine mise à jour foireuse ?

12 févr. 2011

Quelques citations

Les enfants et les animaux sur Wikipédia (enfin, j'espère pour eux que ce sont des enfants..)

  • Pégase est un cheval tout blanc avec des ailes. Il fait parti de la Mythologie Grec.C'était le cheval de Zeus
  • Les ourse polaire ou l'ourse blanc vive dans les pay de Scandinavie et sur la banquise il est si blanc si magnifique.Il se nourrit de phoque et avec les eaux des l'océan polluer les phoque eu aussi se qui fait un problème numéro un pour l'ours.

Les journalistes sportifs, dans le feu de l'action

  • Il a été fauché comme un lapin en plein vol - Thierry Roland
  • Il a écrasé son centre de la pointe du bout du pied - Pierre Sled

Et enfin les hommes politiques (de droite comme de gauche), toujours les meilleurs quand ils parlent du changement, grand thème électoral !

  • Si je suis élu, rien ne changera en France - François Bayrou
  • Les communistes ont un discours et une attitude clairs. Nous n'avons jamais changé. Nous ne changerons jamais. Nous sommes favorables au changement - Georges Marchais

8 févr. 2011

Sainte pub

Ah, les démarcheurs téléphoniques, avec des hôtesses qui se présentent comme étant Aurélie ou Corine, avec un fort accent d'ailleurs, et qui vous appellent pour vous vanter les mérites des panneaux solaires, ou de la lutte contre les termites. Ce matin, c'était Nathalie qui me faisait part d'une enquête effectuée par Gaz de France dans ma commune, dont le résultat indiquait une forte consommation de gaz dans mon foyer et.... raté, je n'ai pas le gaz chez moi, ma campagne n'étant pas desservie par un réseau de gaz de ville, et je n'ai ni butane ni propane. Faudrait tout de même un peu mieux cibler vos prospects tout de même, ça fait désordre, là. Ça me fait penser au phishing qui me demande mes identifiants afin de mettre à jour mon compte Paypal (que je n'ai pas) ou mon abonnement à Free (où je ne suis pas abonnée)... Second coup de fil, quelques minutes plus tard, cette fois, c'était Dominique, un pur normand du sud, du sud de la Méditerranée bien entendu, qui voulait aussi causer de gaz, et intervertissait mon nom et mon prénom !! Encore quelques progrès à faire pour la formation de ces malheureux télétravailleurs que je plains autant que je blâme leurs employeurs.

Entre les monceaux de prospectus publicitaires qui arrivent dans les boîtes aux lettres physiques, les spams dans les courriels, sans oublier les multiples tentatives d'insertions publicitaires sur Wikipédia dont on parlait récemment, on est envahi par la pub !! Même que je suis souvent obligée d'attendre plus de dix secondes pour pouvoir jouer à mon Mah Jong préféré en ligne, que le sponsor ait fini d'étaler son annonce en plein milieu du plateau de jeu... si c'est pas malheureux ça !! Ben oui, ça nuit fortement à ma concentration !

Au fait, si vous voulez jouer au Mah Jong, comme au bon vieux temps sous Linux avec Kshisen, en encore plus beau et plus complet (et plus complexe aussi), c'est ICI .

4 févr. 2011

Ma petite entreprise

Qu'il est difficile de faire comprendre à un commerçant/entrepreneur que Wikipédia n'est pas un immense annuaire gratuit où il est d'autant plus important de figurer que Google va placer l'article dans les premiers résultats ! Il y a ceux qui le savent très bien, et qui vont essayer de passer entre les mailles du filet, au moins temporairement, pour écrire un article promotionnel, bénéficiant ainsi d'une superbe publicité qui ne leur aura rien coûté. Ça dure ce que ça dure, mais c'est toujours ça de pris, non ? Et puis, il y a ceux qui ne comprennent pas, parce que le mot encyclopédie ne leur dit rien du tout, et que, puisqu'on peut écrire dans les forums, sur Facebook et ailleurs, alors, pourquoi qu'ils n'écriraient pas sur Wikipédia qui est ouvert à tous, hein ? À tous oui, à tout non... et là, on commence à arriver à des trucs drôles. Quand on parle de critères d'admissibilité des articles, et qu'on essaye d'expliquer au contributeur que le sien n'y répondait pas, on reçoit en réponse des choses étranges : Comment, vous ne voulez pas de mon restaurant de Perpignan ou Montauban, et vous acceptez Mac Donald, alors vraiment, quelle censure... ou encore : mon site qui vient d'ouvrir, vous le refusez, et pourtant, il y a bien un article sur Google... Comment expliquer que la notoriété n'est pas la même, ou en terme plus simples, qu'ils ne jouent pas dans la même cour ?

J'aime bien aussi les arguments des gens dont l'article a été supprimé pour contenu promotionnel qui s'exclament, quasiment outragés, qu'ils n'avaient nullement l'intention de faire une quelconque publicité, que le seul but était d'informer les lecteurs, et d'enrichir l'encyclopédie de nouvelles données. Enrichir l'encyclopédie ? Quand il y a l'adresse, le tél et les heures d'ouverture de l'entreprise, quand ce ne sont pas les tarifs... Enrichir qui, vous dites ?

Il y a aussi ceux qui sont plus maladroits que malveillants. J'ai essayé pendant presque 48h de faire comprendre à un déménageur de piano à l'orthographe hésitante (mais ce n'est pas ce qu'on lui demande dans son métier), que son article ne convenait pas : d'abord écrit dans une langue étrange, en dehors de toute règle de base de syntaxe et de présentation, quasi incompréhensible, il a été supprimé. Voyant ça, le monsieur a recopié le contenu d'un site web, en se disant sans doute que ce serait plus présentable ; second effacement. Enfin, sous couvert de parler de la profession, il s'est mis à raconter ce qui se faisait dans son entreprise et même que c'était mieux que chez la concurrence, et même que l'article sur les porteurs de piano ils ne disaient que des sottises etc.... troisième suppression. Et là, j'avoue que j'ai abandonné mon pseudo-tutorat ! Parce que quand on ne comprend rien à rien, c'est irrécupérable ! Connaître la technique de déménagement des pianos et comprendre les arcanes wikipédiennes doivent être deux notions incompatibles.. Un "collègue" a pris la relève et a continué de tenter de lui expliquer, lentement, calmement, patiemment, et ce fut aussi un échec, voilà ce que nous avons récolté comme remerciements : "D abord je crée un compte et je constate que mon ip est repertorier avec un pseudo bloque puit j essaye d apporter mon savoir c est tout juste si on m envoie pas chier en me disant qu il faut que je trouve des articles pour pouvoir parler de ma proffession etc etc De toute façon mes clients savent pourquoi ils passent par moi .Sur ce site un guygnolequi aurait écrit un article sur mon métiers aurais sa place pas moi Tout est la !". Qu'est-ce que ça aurait été si on l'avait effectivement "envoyé chier" !!!

C'était un moment comme tant d'autres dans la dure vie des admins de Wikipédia :-)).

L'image illustrant ce billet est issue de l'article Porteur de piano, lien ci-dessus.

29 janv. 2011

Le français malmené

Oui, je sais, la langue française n'est pas évidente à écrire, autant d'exceptions qu'il y a de règles, plein de pièges, des réminiscences du passé qui rendent l'orthographe et la grammaire bien compliquées, mais tout de même.... Faut-il accuser l'enseignement de la lecture/écriture et la méthode globale, la pratique des SMS, un désintérêt général pour la culture elle aussi générale ? Je ne saurais dire ! En tous cas, voici quelques exemples trouvés lors de surveillances wikipédiennes qui valent leur pesant de cacahuètes tant dans le fond que dans l'expression.

la loie de jules ferry a été exaucé en 1682 .
Là, on se perd en conjectures... il a voulu dire quoi le gamin ?

en tous kas je sais pas poukoi je gaspier le temps avec une langue en voi de mourir si en dit pas qu'elle mort deja, je te laisse cet wiki froncé puisk elle m'a gaspier trop de temps .
Voilà la réaction mécontente d'un contributeur auquel on reprochait sa connaissance encore un peu légère de la langue française.

la discrimination positive sais pire que la discrimnation normal sais beaucoup plus violent
Sais sûr ça !

Comment s'abihier pourle carnaval
Avec les habits d'hier ?

L opera des déjanir de st sans : C est un opéra
Saint Sans était un saint réputé pour avoir écrit de nombreux opéras, n'était-il pas né à Sens en plus ?

"Parce que" est un mot passe partout que l'on emploi souvent lorque l'on veut se justifier.
Le titre de l'article était Parceque en un seul mot et je l'ai supprimé, pourquoi ? Parceque !

Ces citations ont été relevées par copier/coller, et ont été récupérées sans une once de modification. Elles proviennent pour la plupart d'IP scolaires, qui "sévissent" régulièrement les après-midi de classe, entre 14h et 16h pour les ressortissants de l'Europe de l'ouest et de l'Afrique du Nord, et après 16h pour les enfants du Nouveau Monde, comme quoi... C'est bien partout pareil !

26 janv. 2011

Des pages qui se tournent

En octobre 1997, alors que je bénéficiais d'une connexion internet en RTC via Infonie depuis deux mois seulement, j'ai eu envie de créer ma première page web. Je me suis donc mise à l'html, et ai ainsi créé quelques pages dont le sujet était la lecture, ou plutôt, ce que m'inspiraient les livres que je lisais. Il n'y avait aucune charte graphique, chaque page me servait plutôt à l'apprentissage des fonctionnalités du langage et était différente des autres, il y avait aussi de nombreux gifs animés, qui faisaient fureur à l'époque, mais ce site n'était toutefois pas pire que des milliers d'autres semblables dans ces années là. Au fil du temps, il a évolué, changé, s'est agrémenté de possibilités supplémentaires, d'un compteur de visite, d'un envoi de message rudimentaire ; il a aussi changé d'hébergement, passant d'Infonie à AOL avant d'arriver chez Free où il s'est maintenu pendant tout le restant sa "vie" active, avec plusieurs améliorations dans le style des pages, avec même des fonctionnalités en php ! Il existe d'ailleurs toujours, même s'il n'est plus mis à jour. En effet, au printemps 2010, j'en ai eu assez, à chaque modification (et je lis beaucoup..) de mettre les mains dans le cambouis html/css, d'uploader plusieurs fichiers sur les serveurs de Free en veillant à ne pas me gourer de répertoire, à batailler avec les clients ftp, ça ne m'amusait plus. Et comme, par ailleurs, j'avais déjà ouvert ce blog sous Blogger, et que je trouvais ça agréable et facile à utiliser, histoire de voir autre chose, j'ai ouvert un nouveau site de notules de lecture sur Wordpress (la version en ligne), abandonnant définitivement mon "premier enfant"... Une page de tournée !

Parallèlement, sachant que l'espace alloué chez Free était important, j'avais créé deux autres sites, d'abord, celui qui montrait mes images de synthèse, avec quelques explications écrites générales, des liens, une première présentation en html pur, puis, une amélioration dans la gestion des pages en php, puis, le retour à du html et css aussi purs que durs (les seuls concepts que j'avais à peu près appris à maîtriser). Avec les premières études de Gimp, j'ai réutilisé cette structure pour créer le même type de page, cette fois pour les créations et manipulations d'images, laquelle était mise à jour "à la main", avec mon éditeur de texte préféré et Transmit comme client ftp. Un peu plus tard, j'ai ouvert une galerie sur Flickr, où je déposais des photos de fleurs, quand, au hasard des promenades, j'en trouvais qui étaient particulièrement belles. Alors, on se dit quoi de plus simple que de créer un second album qui, lui, hébergera les images gimpiennes ? Trois clics et c'est parti ! Et une autre page de tournée...

Et voilà comment, avec les nouvelles fonctionnalités offertes par le Web qui a bien changé depuis quinze ans, on utilise de nouveaux outils simples et intuitifs, et on n'a plus rien à apprendre, ni à comprendre (corollaire, on oublie tout). Est-ce un mal ou un bien ? Euh... quitte à paraître encore plus "vieux schnock" que je ne le suis en réalité, j'ai tendance à penser que, même si je ne l'utilise plus vraiment, ce que j'ai appris me sert encore, déjà pour mieux comprendre ce que je fais, et aussi pour me sortir de quelques bizarreries rencontrées dans les interfaces des moteurs de blogs actuels. Malgré les apparences, et la soi-disant convivialité d'une interface graphique, une certaine "culture" informatique est souvent rudement utile (redimensionnement d'image, utilisation des balises, différences entre texte pur et texte provenant de Word, etc..). Disons que c'est comme pour conduire une automobile : quand toute sa vie on a conduit des véhicules automatiques, c'est bien plus difficile d'utiliser une boîte mécanique quand on ne peut pas faire autrement, que l'inverse !

Je n'ai bien entendu pas retrouvé la première moûture du site de lecture, dont les fichiers doivent être quelque part au fond d'une boîte à disquettes, pour lesquelles je n'ai plus de lecteur depuis longtemps. La copie d'écran qui illustre ce billet est une ancienne moûture de la page d'accueil (conservée sur CD elle), la dernière étant encore en ligne ICI . Quant aux pages des images POV, comme il y a longtemps qu'elles ne sont plus mises à jour, pas la peine de les mettre ailleurs, tant vaut les laisser mourir d'indifférence dans les méandres de la toile, bien au chaud sur les serveurs de Free où elles sont toujours !!


24 janv. 2011

Qui a inventé.. ?

... ces trois fonctions informatiques qui sont aussi indispensables que fabuleuses, et qui manquent tant quand on n'utilise pas un ordinateur. Je veux parler du copier/coller, des fonctions de recherche, et des liens hypertexte.

Ne vous êtes-vous jamais trouvé devant un livre à partir duquel vous souhaitiez recopier une citation, voire un paragraphe afin d'illustrer ou de compléter de la documentation pour un exposé, récit, article, etc.. que vous êtes en train de rédiger avec votre éditeur de texte préféré. Vous saisissez le livre, cherchez la page, tentez de le maintenir péniblement avec le coude gauche tout en tapant laborieusement les mots sans y ajouter des fautes d'orthographe. Le livre se referme dès que vous bougez le bras, faut retrouver la page, on dit un gros mot, et on recommence. Alors que si le texte est en ligne, ou que vous l'ayez déjà sur un autre fichier, il est tellement simple de faire un CTRL-c CTRL-v ou tout autre combinaison de touches qui fasse la même chose.. Que voilà une fonctionnalité qu'elle est pratique, qu'il s'agisse d'une image, d'un texte, d'une copie de fichier dans un autre endroit du disque dur ou de tout autre chose, l'ordinateur ne voyant de toutes façons que des 0 et des 1... Qui a inventé ça ? Grâces lui soient rendues !

Reprenons notre livre papier, bien gros, bien lourd, genre encyclopédie. On cherche quelque chose, il y a bien un index, qui renvoie vers une page, mais là, il faut lire toute la page pour trouver ce qu'on cherche, et selon la taille, ça peut être aussi laborieux que fastidieux. Alors qu'avec un fichier informatique, on a la possiblité de faire la recherche d'un mot sur une page web, ou dans un texte, CTRL-f sous Firefox ou Safari (sous MacOS, ce sera plutôt pomme-f mais ça revient au même), CTRL-s sous Emacs, et ... je ne sais plus quoi sous Word ou Open Office ! Et je ne parle même pas de la fonction rechercher-remplacer, si utile et si confortable. Pas vraiment d'équivalent papier là, et bravo à celui qui a trouvé ça !

Quant aux liens hypertexte, en voilà une aussi de superbe invention. Ce n'est pas si récent que ça d'ailleurs, la première idée en serait venue à Vannevar Bush , en 1945, même si c'est Ted Nelson qui en a inventé le terme vingt ans après, et que ce soit Tim Berners-Lee qui l'ait popularisé en l'utilisant sur les pages Web. Pouvoir ainsi passer d'une page à l'autre dans son navigateur, ou sur certains .pdf, que c'est simple, ergonomique, et si pratique. Merci à eux pour cette facilité incontestable.

Ce petit texte a bien évidemment été rédigé avec Emacs, en copiant/collant le nom des inventeurs de l'hypertexte depuis leur page Wikipédia, afin d'être sûre de ne pas faire de fautes d'orthographe dans leur nom, ainsi que l'url qui mène vers la page qui parle de chacun. Et bien entendu, j'ai suivi les liens en question, depuis la page hypertexte, vers ces trois personnages, en utilisant la fonction rechercher de Firefox !!

19 janv. 2011

Sourires dans la grisaille de l'hiver

Le Père Noël ayant déposé dans mon soulier un amusant calendrier à feuillets détachables qui, chacun, porte une citation amusante de personnages célèbres. En voici trois, de trois éminents politiques bien connus, mais nous ne sommes qu'en janvier, et il y en aura sans doute d'autres, de tous bords, tout au long des jours à venir.

" Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare." - Dominique de Villepin

" A chaque fois que j'ai voulu lancer une femme, cela m'est retombé sur la gueule ! " - Jacques Chirac

" Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints " - Jean-Pierre Raffarin

Et deux perles trouvées au hasard de mes patrouilles wikipédiennes :

" xxx est un sportif en natation .il y est tres faure"
Il nage comme une gazinière ?

" Connu pour son énorme protubérance sexuel qui la fait connaitre dans le monde entier, ce don de la nature lui a même permis de rafler à deux reprise les hot d'or. Surnommé "la poutre humaine " ... "
Comme quoi attribut viril et langue française n'ont aucun rapport ! (*)


(*) honni celui qui voit dans cette phrase un sous-entendu qui ne saurait y figurer..

17 janv. 2011

Les éditeurs prendraient-ils la mauvaise direction ?

"l'année 2011 sera marquée par le ralliement d'autres industries culturelles au dispositif de la "réponse graduée" de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et pour la protection des droits sur Internet (Hadopi)". Pour ce faire, le Syndicat National de l'Edition (SNE) : "vient de lancer le processus de sélection d'une technologie de surveillance des livres numériques sur Internet et prépare son dossier de lutte contre le piratage".

Eh bien, on peut dire que ça commence mal ! Alors que cette activité démarre, qu'il y a de plus en plus de "liseuses" qui sortent, si les éditeurs voulaient fusiller cette nouvelle activité, ils ne s'y prendraient pas autrement.

Il y a au moins deux choses qu'il ne faut pas oublier dans l'usage d'un livre. Un livre (je parle du livre papier, comme on le connaît depuis plusieurs siècles), ça se lit n'importe où, dans son fauteuil, dans le train, dans son lit, dans les toilettes aussi... donc, en extrapolant sur le format électronique de la chose, il faut qu'un livre téléchargé et acheté puisse se lire partout, sur tout support, sur toute liseuse, sur tout ordinateur, sur toute tablette, parce que si on commence par n'autoriser qu'un format par appareil, on va droit dans le fiasco commercial, on a bien vu ce que les DRM avaient fait pour (ou plutôt contre) l'industrie du disque, puisqu'on en était arrivé à l'aberration d'un bien "légalement acheté" que l'on ne pouvait pas écouter partout, ou transférer sur son balladeur. Alors, pourquoi payer un truc bien cher qui souffre de tant de restrictions, alors qu'on peut l'avoir gratuit sans la moindre contrainte ?

D'accord, ce n'est pas tout à fait la même chose, là, il s'agit de l'HADOPI, de la loi sur la surveillance et la condamnation des vilains qui pourraient avoir l'idée de télécharger gratuitement des livres, comme ils le feraient pour la musique et de les mettre à la disposition des autres. Mais, et c'est la seconde chose, un livre, ça se lit, ça se relit, ça se prête, souvent à plusieurs personnes, ça se transmet. Donc, en extrapolant sur le format électronique, il faudrait pouvoir offrir le fichier, le prêter, et même le vendre à la Foire à Tout locale !! Et on ne le pourrait plus ? Ce serait illégal ?

Tiens, on se demande pourquoi les éditeurs ne sont pas partis en guerre contre les bibliothèques municipales, dans lesquelles, pour une cotisation modique, qui ne représente même pas le prix d'un livre papier en librairie, on peut emprunter autant d'ouvrages que l'on veut (ouvrages que le particulier n'achètera donc pas(*)). Ce qui fait que le livre a été acheté une fois, par la bibliothèque, et a été lu par de nombreuses personnes.... quelle différence avec un fichier mis à disposition de ceux qui souhaitent le partager ? Qu'il n'a pas été ''vendu'' au moins une fois ? Donc, qu'il n'a pas rapporté de sous à l'éditeur ?

Admettons. Admettons aussi que l'on ne passe pas par un quelconque réseau parallèle illégal et qu'on achète un fichier, lequel, admettons toujours, est lisible partout, sur toute plateforme, et transmissible à qui on veut. Quel est l'avantage par rapport à l'achat d'un livre papier que l'on pourra prêter à ses copains ? Le poids ! Oui, ça, c'est un gros avantage, quelques octets pèsent nettement moins lourd que 300 pages de papier (et tiennent moins de place dans la maison) ! Le prix ? Sachant que la matière première est moins onéreuse que le papier, que la numérisation d'un ouvrage n'a lieu qu'une fois, et qu'il n'y a pas de frais d'édition (matière première et manutention) on pourrait s'attendre à.... eh bien non, même pas vraiment significatif. Voici deux exemples pris au hasard dans le catalogue de la FNAC, pour deux ouvrages, proposés aux deux formats, électronique et papier :

  • Cet été-là - Véronique Olmi - version électronique : 13,99 euros au lieu de 17,10 en version papier
  • Nous étions les hommes - Gilles Legardinier : 14,30 euros au lieu de 17,96 en version papier
soit à peine plus de trois euros de différence....

Alors, si j'avais un conseil de bon sens à donner aux éditeurs, si vous avez si peur que le piratage vous ruine, ne le favorisez pas et commencez par rendre vos offres plus attractives financièrement, plutôt que de menacer les lecteurs des foudres de l'HADOPI ou, pire, d'instaurer des restrictions d'usage. Parce que, quand on veut prendre du fric de partout, sur le dos des clients, ça finit toujours par vous retomber sur la gu***e... euh, pardon, sur la figure, bien sûr !

Les citations du début du billet sont extraites de cet article

(*) Encore que bien souvent, les gros utilisateurs des ressources des bibliothèques locales sont aussi de gros acheteurs de livres en librairie...

13 janv. 2011

Mensonges, mensonges...

Sur la dernière publication du Conseil Général de l'Eure, le président affirme qu'actuellement, 100% de la population du département reçoit Internet en haut débit, grâce aux efforts de l'instance qu'il dirige, et que maintenant, il fallait se tourner vers l'accès au très haut débit, en commençant par les lieux et organismes qui en avaient le plus besoin pour raisons économiques. Mensonges, mensonges... Il y a encore de nombreux Eurois qui aimeraient bien avoir mieux que du 512 et quelques uns qui voudraient bien ne plus avoir une connexion en RTC ! D'accord, ils ne sont peut-être plus beaucoup, mais ils sont là, oubliés de tous, sans recours puisque .... tout le monde a soi-disant accès au haut débit ! Mensonge, mensonge... et ce ne sont pas des cas isolés dans un département rural. Lors du récent congrès de Maires de France, le cas a été évoqué par plusieurs maires sur tout le territoire, qui se plaignaient qu'encore une grande partie de leurs administrés n'avaient pas un accès décent à Internet, et que l'on privilégiait ceux qui "ont déjà" en oubliant ceux qui "n'ont rien", malgré les grandes envolées de manches et les péroraisons des responsables des conseils généraux qui n'ont jamais du mettre les pieds sur le terrain.

Et pourtant de nos jours, Internet est devenu d'autant moins incontournable que beaucoup d'actes de la vie quotidienne passent par le réseau, à commencer par bon nombre de démarches administratives, sans oublier les relevés de comptes en banque ou les factures d'électricité que l'on vous incite (voire on vous oblige) à consulter en ligne. Quant au simple surf, ou à la recherche d'un itinéraire avec Google maps par exemple, ce n'est plus vraiment possible avec une connexion lente, tant les sites sont devenus sophistiqués. Ne parlons même pas du téléchargement des mises à jour de l'OS qu'on utilise.

Je sais bien que le problème est différent de ce qu'a pu être l'accès à l'électricité d'abord, et au téléphone ensuite, de la plus reculée des fermes de la France profonde, d'abord, parce qu'il ne s'agit plus d'organismes d'état, payés par les contribuables, mais de sociétés privées qui ont un légitime souci de rentabilité, mais d'abord, il faudrait rester honnête, et avouer que non, tout le monde n'est pas connecté à Internet dans de bonnes conditions, et ajouter, peut-être, qu'on s'efforce d'y remédier, plutôt que d'affirmer que puisque tout va bien chez tout le monde, et on va même pouvoir passer à la vitesse supérieure pour certains, lesquels sont déjà les mieux servis.. Mensonges, mensonges...

5 janv. 2011

Météo et vieux dictons

Bien avant l'arrivée de la Météo nationale (et internationale d'ailleurs), des chaînes météo à la télé, des sites internet, des gadgets dont on dispose sur son ordinateur ou son téléphone, les anciens tentaient de prédire le temps qu'il allait faire en observant le ciel et la nature autour d'eux, et ceci depuis les temps bibliques puisque Jésus Christ y fait allusion aussi (*).

La mémoire collective conserve quelques dictons, d'autant plus facilement mémorisables qu'ils ont une forme rimée. On pense aux saints de glace, disparus du calendrier dans les années soixante, qui annonçaient les dernières gelées dont il fallait se méfier pour certaines plantations. Rendons hommage à saint Servais (ou Gervais), saint Mamert , et saint Pancrace , les oubliés. On pense aussi au proverbe bien connu « à la sainte Catherine tout bois prend racine », tous deux relevant plus de l'agriculture que de la météo d'ailleurs.

Revenons à la prédiction du temps. Il y en a trois que j'aime particulièrement et dont j'assure l'efficacité, si si..

Petite pluie abat grand vent : quand le vent souffle fort, s'il apporte des nuages, ces derniers peuvent déclencher une averse, laquelle fera cesser le vent. Je vous concède qu'en Normandie, il arrive hélas que la pluie et le vent cohabitent harmonieusement (pour eux en tous cas, sinon pour les humains), mais dans l'ensemble, surveillez les nuages, quand ils arrivent en masse et crèvent sur votre tête, le vent doit faiblir !

Ciel pommelé, tel femme fardée, est de courte durée : au couchant, un ciel tout orangé, avec des petites boules de nuages roses bien alignées... mauvais signe, dans la nuit, ou le lendemain, il pourrait bien faire mauvais, vent ou pluie, en tous cas, il y aura changement de temps. Et c'est vrai, d'abord, c'est mon grand père qui me l'a appris, alors..

La neige appelle la neige : quand il a beaucoup neigé en plaine, la neige a souvent du mal à fondre complètement tant que les températures ne remontent pas suffisamment. Donc, tant qu'il reste quelques mètres carrés de neige quelque part, à l'ubac, c'est qu'il fait encore assez froid pour... qu'il puisse reneiger ! CQFD !


Photo prise il y a quelques jours dans un petit chemin pas loin de chez moi, alors, quand va-t-il reneiger ?

(*) Luc chapitre 21 - versets 29 et suivants et Matthieu chapitre 16 - versets 2 et suivants (merci à Schlum d'avoir rafraîchi ma mémoire)

3 janv. 2011

Où sont passées les cartes de voeux ?

Jadis, tout de suite après Noël et jusqu'à la fin de janvier, on échangeait des cartes de voeux, certaines très belles, avec des pliages savants, d'autres de plus ou moins bon goût, avec des paillettes blanches ou argentées qui tombaient partout, d'autres enfin, sérieuses ou artistiques, représentant des tableaux de maîtres ou des paysages de montagne. On allait les acheter à la librairie, en les choisissant selon leur destinataire, ou on se contentait de pochettes de dix cartes trouvées au supermarché local. On y trouvait la petite église la nuit illuminée dans la neige, ou la biche au bord du lac gelé pour les plus ringardes, des fleurs pour les moins imaginatives, toutes sortes de petits chats, chiots, étoiles scintillantes, bougies, etc... Et maintenant ?

Qui en a reçu ? Qui est allé acheter des cartes de voeux chez le papetier du coin pour y répondre, en écrivant au stylo un petit mot, en collant un timbre sur l'enveloppe, en sortant pour aller à la boîte aux lettres ? Levez le doigt ! Moi m'dame ! J'en ai reçue une à laquelle j'ai répondu avec une carte parmi celles qu'envoient tous les ans les organismes caritatifs... Une seule ? Eh oui... alors pour le reste ?

En plus des échanges de voeux par téléphone, considérés à la fin du siècle dernier comme relevant d'un comportement très impoli, il y a actuellement tous les moyens techniques possibles : les SMS bien entendu ; les opérateurs téléphoniques ont annoncé une augmentation de près de 25% de ce moyen de communication autour de la nuit de la saint Sylvestre, les mails, certains avec le même texte à tout son carnet d'adresse, d'autres, plus personnels, Tweeter bien sûr, Facebook certainement (j'avoue que je n'y connais rien), mais il y a encore d'autres possibilités : les cartes de voeux virtuelles proposées un peu partout sur de nombreux sites web, avec images, sons, vidéo, ou alors l'image créée par l'internaute infographiste (Gimpien bien entendu) qu'il (elle) envoie à ses amis par mail ou envoi d'un lien vers un site d'image.

Faut se dire que les temps changent, faut-il le déplorer ? Bien sûr que non, juste se demander si la sincérité des voeux échangés est réelle, et là... aujourd'hui comme hier...

1 janv. 2011

Bonne année !

Il paraît que la fin du monde, c'est pour décembre 2012, donc, il reste encore plusieurs mois pour :
  • manger,
  • boire,
  • rigoler,
  • lire,
  • écouter de la musique,
  • chatter sur IRC,
  • créer des images,
  • écrire des billets de blog,
  • visiter la Colombie Britannique,
  • acheter un Ipad,
  • faire des photos de statues de saints,
  • manger de la pastilla à Ouarzazate,
  • pourfendre les vandales sur Wikipédia,
  • planter des arbres,
  • changer les rideaux,
  • visiter le musée du quai Branly,
  • finir de traduire les articles sur les 12000 rivières d'Alaska,
  • comprendre les arcanes de la fiscalité intercommunale,
  • recoudre les boutons qui manquent partout.....
ça va faire juste, non ?

28 déc. 2010

Les santons de Provence

Petite escapade en Provence, quelque part entre Marseille et Aix-en-Provence, dans cette région où la Montagne sainte Victoire qui se voit de partout, semble veiller sur les collines, vallées, platanes, cyprès, tuiles rouges et autres micocouliers. Dans la petite église baroque de Meyreuil il y a une splendide crêche qui tient toute une travée, avec une multitude de santons, tous animés, effectuant les gestes de la vie courante d'autrefois : il y a la lavandière, le scieur de bois, la grand mère qui tourne son moulin à café, le berger qui rassemble ses moutons, et, bien entendu Marie, Joseph et l'enfant Jésus, dans l'étable d'une maison provençale, avec l'âne et le boeuf. On pourrait rester des heures à regarder tous les détails de ce paysage, à observer tous les objets et les gens qui peuplent ce paysage, à écouter la musique des chants de Noël et le bruit de la minuscule cascade, à admirer les jeux de lumière qui animent la scène.




Et l'on ressort de la petite église les yeux émerveillés, à tel point qu'on en oublie que dans ce beau pays, quand le Mistral souffle en hiver, il secoue les platanes dénudés, et fait frissonner les pauvres humains qui sont dehors !

19 déc. 2010

Et ça continue !

Il neige sans arrêt depuis bientôt 48h, on arrive à atteindre presque les vingt centimètres ! Je crois que, malgré mon grand âge, je n'en avais encore jamais vu une telle quantité en si peu de temps dans nos contrées plutôt réputées pour leurs pluies et leur temps océanique que pour leurs paysages sibériens. Ce matin, tout l'horizon était noyé dans une brume neigeuse, les stalactites de glace du toit s'allongeaient, et on entendait des branches craquer dans les bois vaincues par le poids supplémentaire qu'elles devaient supporter.




Je crois que cette fois, il va falloir passer au traîneau à chiens pour de bon, ce sera plus écologique que le pick-up 4x4 à gros pneus, et plus efficace pour aller ravitailler qu'une auto ordinaire qui ne peut plus passer au travers d'un tel manteau blanc. Un peu d'entraînement, et à moi la course de l'Iditarod , après tout, il ne fait que -33° à Fairbanks en ce moment !!

18 déc. 2010

Paraît que c'est normal en hiver

L'accalmie a été de courte durée. Après quelques jolis rayons de soleil, hier matin, la neige est retombée, et ça continue. Voilà comment était mon jardin ce matin !

C'est joli ? Ouais, si on veut, mais ça a aussi plein d'inconvénients, dont le principal est qu'on ne peut plus sortir de chez soi : il est très difficile de rouler en voiture sur les routes départementales, et encore faut-il pouvoir les attendre, parce que les chemins ruraux sont impraticables. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On reste chez soi bien entendu, en remettant au lendemain, voire au surlendemain, les achats de Noël non encore faits, et les rendez-vous prévus.

C'est pas la catastrophe non plus, on a de quoi manger, et il y a de l'électricité, ce qui n'était pas le cas, il y a une trentaine d'année, dès qu'il y avait quelques flocons de neige ou quelques rafales de vent. Donc, on peut se chauffer, se faire du café, et surtout.... Internet fonctionne ! C'est l'essentiel, non ?


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Là, ci-dessous, non, ce n'est pas la vallée de la Tanana River, dans la région du Yukon-Koyukuk ! C'est la vallée de l'Eure, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Paris.... pas la même latitude tout de même.