12 mai 2010

En visite chez les voisins

L'action conjuguée de la lune rousse et des saints de glace, qui luttaient avec une belle efficacité contre le réchauffement climatique ont fait qu'il valait mieux mettre la petite laine et ne pas oublier le parapluie, mais, pour visiter le Musée de la dentelle d'Alençon, la basilique, la maison natale de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Notre-Dame de Montligeon, ou la cathédrale de Sées, on n'avait pas besoin de grand soleil pour découvrir ce coin de France qui ne manque ni de richesses, ni de charme discret.

Ci-joint quelques vitraux de la cathédrale de Sées (évêché en quatre lettres comme le savent tous les cruciverbistes).


6 mai 2010

Le comble du masochisme...

... C'est de se prendre en photo avec la webcam de son ordinateur, et d'utiliser Gimp pour faire disparaître rides, bajoues, tâches et boutons. Et de comparer le résultat de la retouche sur l'écran, avec l'original dans la glace...

Déjà, on comprend mieux que les stars, sur les couvertures des journaux, à âge égal paraîssent "toujours" plus jeunes que nous, il y a tout de même une justice, mais surtout, on se dit que Gimp, eh bien c'est autrement plus efficace que toutes les crêmes anti-âge du monde et les régimes minceur !

Dommage que ce ne soit que virtuel.......

4 mai 2010

Les entrailles d'un instrument


Profitant de la maintenance effectuée sur un instrument qui m'est familier, j'ai jeté un oeil à l'intérieur de la machinerie des grandes orgues, et, c'est impressionnant ! Une forêt de tuyaux, de toutes les tailles, de toutes les formes, certains datant du XVIIIe siècle il paraît, des vis, des lanières de cuir, d'autres tuyaux apportant de l'air aux premiers, des ressorts, des tiges de bois et de fer qui actionnent des objets bizarres, sans parler des mots employés par le technicien, tirasse, nazard, boursette, anches.... on n'a pas idée de tout ce qui s'actionne derrière quand on tire un registre et qu'on appuie sur une touche du clavier ! Pire que de taper un A sur le clavier de son ordinateur ! Plus mécanique en tous cas.


On imagine la complexité d'orgues bien plus grandes, comme celles des cathédrales ou des vastes édifices comme Saint Eustache à Paris qui possède 8000 tuyaux, 5 claviers, un pédalier, 101 jeux....


On imagine aussi tout le passé d'un instrument, qu'il s'agisse de l'orgue de Saint Aubin, ou de ses gigantesques grands frères, toutes les modifications qui y ont été apportées, les changements dans les registres, l'ajout ou le retrait de claviers, l'adjonction de fonctionnalités supplémentaires, les sinistres qui ont du être réparés, et on se sent tout petit quand on utilise un tel outil, et qu'on fait résonner trompettes et prestant à la sortie de l'office du dimanche...

2 mai 2010

Exploration des trucs z'à la mode, suite

Facebook, ce n'est pas drôle, et l'expérience entreprise il y a quelques jours ne pas tellement donné envie de continuer et d'aller plus loin. Cette notion d'amis ne me plaît guère, ou alors, j'ai une autre idée (certainement désuète) de ce qu'est l'amitié. Donc, on va voir ailleurs, direction Twitter. Ah mais c'est que c'est nettement plus amusant ici... un nom, une adresse mail, une page, quelques renseignements non obligatoires, on uploade une image pour se représenter, une autre pour avoir un beau fond d'écran, et voilà !

Bon, mais maintenant, on en fait quoi de ce micro-blogging, de ce journalisme citoyen, pour parler comme les gens qui causent bien ? Eh bien, on suit les autres pour commencer. Quels autres d'ailleurs ? Des gens qu'on connaît, si on en connaît, mais aussi des organismes comme un journal pour les nouvelles, un voyagiste ou un éditeur de livres de voyages, selon ses sources d'intérêt, on pioche dans ce qui est proposé, on tâtonne dans ses choix, on essaye pour voir, c'est aussi simple de s'abonner que de se désabonner, et on attend. Très vite, des informations nouvelles apparaîssent sur sa page, on clique ou pas, selon l'envie, c'est exactement comme un flux RSS rafraîchi en permanence, ou un flot d'infos en continu.

Justement, est-ce indispensable ? Est-ce que ça ne fait pas double emploi avec d'autres outils disponibles ? La consultation de portails de news, ses propres flux, une banale gestion de favoris, la fréquentation de différents salons de discussion où déjà s'échangent pas mal de nouvelles entre gens qui se connaissent (plus ou moins selon la taille du canal) ? Eh bien, ce n'est pas en moins de 24h d'utilisation que j'ai une réponse !!

Et si on twittait ? Oui, mais pour dire quoi ? Pour transmettre un lien intéressant ? Pour dire un truc qui vous passe par la tête ? Dans le premier cas, ça peut le faire, dans le second... pas trop ! Annoncer de grandes nouvelles ? Dans ma campagne, elles sont rares, et puis... entre ce blog, Wikipédia en surveillance et en discussions (voire en création..), les chans IRC, mes propres sites et celui de la commune à maintenir, les blogs des amis que je visite, ne vais-je pas risquer de virer no life ?

27 avr. 2010

Oh que je suis beau !

Et pourtant, je suis vieux, j'ai plein de branches mortes et un tronc noueux, mais au printemps, pendant quelques jours, je suis en apothéose avec mes fleurs pourpres qu'aucune feuille ne vient cacher.

De quoi il a l'air le marronnier d'à-côté avec ses banales fleurs blanches, et le pommier, qui ne sait pas s'il doit fleurir blanc pour faire plaisir au poète ou rose ? Je suis tout de même plus original, et quand mes branches se détachent sur le ciel bleu, je m'admire moi même !

Mais ma splendeur est ephémère, dans quelques jours il n'y paraîtra plus, et je mettrai mes feuilles comme tout le monde, alors, profitez-en.

26 avr. 2010

Comment, vous n'êtes pas sur Facebook ?

Ben non... mais c'est vrai que je me demande si je ne suis pas tombée du train en marche des Nouvelles Technologies, si je n'ai pas définitivement basculé dans le monde glauque des has been. Voilà ce que c'est que d'utiliser des machins antédiluviens comme Emacs, HTML ou IRC.. des trucs qui ont vingt ans et plus, un vrai dinosaure que je suis ! C'est comme ça qu'on prend du retard sur le monde, et qu'on se retrouve dans les formations informatiques destinées aux seniors.

Mais qu'ai-je à faire d'un réseau social aussi ? J'ai assez d'activités différentes IRL où je rencontre des gens, et n'ai pas forcément envie de retrouver de vieilles connaissances oubliées. Quant à s'exprimer et à faire partager ses états d'âme, je crains que les miens n'aient pas grand intérêt pour le restant de l'humanité (euh, je suis en train de faire quoi là ?).....

Mais quand même, la curiosité est forte, qu'est-ce que c'est que ce truc dont tout le monde parle ? Comment ça marche ? C'est facile à utiliser ? Ça sert à quoi ? Qu'est-ce qu'on peut en faire ? Ça semble quand même fort intrusif quand on lit que Facebook peut utiliser les informations fournies pour cibler des envois publicitaires, ou qu'il peut se les approprier pour les revendre à des tiers. On a déjà assez de risques de spam, phishing et autres joyeusetés internautiques sans courir volontairement se jeter dans les bras d'un nouveau Big Brother, non ?

Donc, partagée entre la curiosité et la raison, la curiosité l'a emporté, et j'ai créé un compte bidon, avec une identité tout aussi bidon, et une adresse mail ouverte pour la circonstance, histoire de pouvoir au moins entrer dans ce truc et de voir comment ça marche et quelle tête ça a... Interface toute simple, tant dans son fonctionnement que dans sa présentation, mais ensuite ? Il va me falloir inventer une vie à cette personne sortie tout droit de mon imagination si je veux aller plus loin, ça pourrait être amusant, mais ce n'était pas trop le but en fait, je voulais seulement savoir ce qu'il y avait derrière la porte !

Alors, la prochaine exploration, ce sera Twitter ??

22 avr. 2010

Comment ça ? ...

... Les avions ne volent plus ? Et celui-là ? D'accord, il appartient à l'Armée Française, et les règlements sont différents de l'aviation civile !! En plus, il volait bas.

Quoi qu'il en soit, je plains fort les pauvres naufragés, coincés dans les aéroports, ceux qui ne peuvent pas partir, ceux qui ne peuvent pas revenir. Pour avoir subi quelques galères semblables, je me mets à leur place. Par exemple, quatre jours de vacances supplémentaires à Houston (Texas) pour cause de flood (orage tropical ayant entraîné d'importantes inondations dans la ville, et donc sur l'aéroport) ; un départ précipité de San Francisco ou plutôt d'Oakland, suite à ce qu'on appelle aujourd'hui pudiquement un mouvement social des pilotes d'Air France qui nous a fait arriver à Bruxelles en catastrophe et reprendre un avion pour Paris ; et plus récemment, un tout petit retard de seulement 15h pour rejoindre Agadir via Roissy alors qu'on se trouvait à Orly. Donc, entre les gamins qui s'impatientent et courent partout, les aînés qui s'engueulent parce qu'ils sont épuisés, les personnels agressés verbalement en permanence, il y a vraiment de quoi être exaspéré !

Enfin, il paraît que la nature s'est calmée, que le volcan a réalisé qu'il n'était plus dans des époques où l'humain n'était pas encore apparu sur Terre, et que l'activité économique et touristique va pouvoir reprendre normalement. On va revoir les traînées blanches dans le ciel en rêvant à de futurs départs.

20 avr. 2010

Escapade provençale

Quelques images d'une bien belle région française, où le ciel est toujours bleu, et où le soleil est toujours présent (qui a dit un peu trop ??). De La Ciotat à Cassis, d'Aix-en-Provence à Marseille, quelques paysages superbes à découvrir ou à revoir.

La ville de Cassis et les calanques vues du Cap Canaille

Le port de Cassis

La Montagne Sainte Victoire

Aix-en-Provence : le cours Mirabeau

14 avr. 2010

Des formules de politesse

A l'heure du courrier électronique et des forums de discussion, les formules de politesse alambiquées que l'on utilisait dans le courrier dit commercial ou officiel sont devenues quasiment obsolètes. Fini les salutations distinguées, les sentiments les meilleurs, et autres parfaites considérations que l'on était prié d'agréer.

A la place ? Bisous et bises, si on est intime avec son interlocuteur, ou affectueux ; salutations, ou sincèrement vôtre (sincerely yours dans le texte), amicalement sinon ou similaire, ou encore à plus, salut, ou plus sobre encore. Un mot que l'on rencontre souvent est cordialement. Là, ça peut être un terme bateau, que l'on peut rencontrer dans une mailing list, mais ça peut aussi vouloir dire "je suis poli, mais je n'en pense pas moins", c'est souvent une façon un peu méprisante et un tant soit peu irritée de faire comprendre à son correspondant que sa remarque est inopportune, inintéressante ou stupide, mais qu'on ne s'abaissera pas jusqu'à oublier un minimum de marque d'éducation.

Tout ça est quand même bien un peu hypocrite, et ceux auxquels on affirme que l'on a pour lui les meilleurs sentiments, la plupart du temps, on s'en fiche complètement ! M'enfin, c'est la vie sociale qui veut ça....

Donc, je vous prie de croire, cher lecteur, à l'assurance (l'expression) de ma parfaite (ou profonde) considération !! A moins que vous préfériez mon profond respect ou mes respectueux sentiments.. allez best regards, c'est plus simple.

8 avr. 2010

Rangement, ménage et crève coeur

Au bout d'un certain temps, il faut ranger, mettre de l'ordre, supprimer des choses inutiles, remettre en place ce qu'on veut garder, et il paraît que le printemps est propice à ce genre d'activité.

Mais... c'est une plongée dans le passé que l'on fait, avec son lot de déchirures. Ah, deux gros bouquins sur Access, toute une époque, quand je pense que j'ai su me servir de ce truc là ! Et Corel Draw 6 ! Oui, ça date, mais quel sacré logiciel ! Et là, c'est quoi ? HTML 2... entre PageMaker 4 et Windows... 95 ! D'autres aussi, sur différents sujets qui me passionnaient il y a 15 ans et qui sont tout à fait obsolètes maintenant. Pourquoi les ai-je gardés ? Mystère !

Mais il n'y a pas que des livres, il y a tout un lot de disquettes, des 3 pouces 1/4 (je n'ai jamais eu de machine lisant les 5 pouces et a fortiori les 8), avec des tas de trucs dessus, que je ne peux même plus les lire, il y a bien longtemps que je n'ai plus de lecteur de disquettes, et de toutes façons, j'ai oublié ce qu'elles contenaient. Il y a aussi quelques disquettes Zip, assassinées par les CD et surtout les clés USB, et plusieurs cartons de câbles et autres accessoires qui ont perdu depuis longtemps la machine à laquelle ils appartenaient.

Et puis là, tout en haut, il y a mon premier PC, celui arrivé tout de suite après l'Amstrad et la série Atari, mon premier portable, un Compaq 386 monochrome, sous Windows 3.11, dont le lecteur de disquettes ne fonctionne plus, et dont les charnières, cassées, empêchent de le fermer. Il est là, tout piteux dans un carton, et je n'arrive pas à m'en séparer même si je sais qu'il ne sera plus jamais allumé, c'est terrible comme on peut tenir à ces engins, il faut dire que l'on vit tant d'heures en leur compagnie !

Alors, on se décide, on y va, on fait un chargement pour la déchetterie ? Oui ? Euh... oui... oui... peut-être

7 avr. 2010

Perles diverses

Il y avait longtemps que je n'avais pas sorti quelques perles de mon escarcelle wikipédienne, en voilà quelques unes :

Diametre de la galaxi : la galaxi est tres grande

Eh bien voilà, comme ça tout le monde est d'accord, pourquoi les scientifiques s'interrogent-t-ils ?

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Les bébés chats naisse au boue de 2 mois

Ils naissent dans la boue aussi ?

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Quand tu enleve tes beau pantalon, sa me donne des frison

D'un érotisme torride

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La team d-touch est une team qui ressemble des jeunes passionné de drift.

Interprète svp ?

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L'école des xxxxx a été crée en 1941 pour les enfants ou leur parant serai mort a la guerre. maintenent ses un célebre internat militair ,avec des contrat dernier chance. Les enfants peuvent renter pendant les vacances scolaire
Les enfant peuve sortir du licée aves l'autaurisation d'un tuteur ,l'école posséde une piscine olimpique un térain de sport ou l'ont y pratique aussi du rubgy .Il y a un batiment pour les filles est un batiment pour les garcons
certain enfant peuve ammener un ordi non fourni par l'ecole il est situé prés d'un mc doal es d'un hiper U.
L'école est connu pour forger le caractére ont peut y rentrer en 6éme ceux qui habite en Corse sont prioritaire
il seront pris obligatoireent.

Un seul problème avec cette école, on n'y enseigne pas l'orthographe....

5 avr. 2010

Plus que cinq !

Sans compter les vénérables, les bienheureux, et les différentes traductions depuis l'anglais ou plus rarement l'italien, je suis très fière d'avoir à mon actif 195 articles sur les saints dans Wikipédia, donc, encore cinq et ça fera 200 ! Le premier a été saint Jérôme Emilien, initié en mars 2007, et le dernier Antipas de Pergame, quelques siècles les séparent et nous séparent d'eux aussi.

Certains articles sont bien pauvres, mais il n'est pas du tout évident de toujours trouver des sources au milieu des légendes, des traditions plus ou moins orales, ou des vieux grimoires illisibles ou introuvables. Beaucoup de ces saints personnages sont totalement oubliés ! Pour d'autres, plus récents, c'est nettement plus facile, il arrive même que l'on ait des photos. Par contre, il faut synthétiser plusieurs documents, et le bureau (réel et virtuel) est vite encombré.

Le plus amusant est certainement la recherche des saints locaux. Là, on a des statues pas très loin, et des vitraux à photographier (quand il fait beau), par contre, les documents ne sont pas forcément plus aisés à trouver. Alors, une petite pensée pour saint Mauxe (dont le cénotaphe est dans la forêt de Bizy), saint Vénérand, qui n'était pas vraiment du coin, mais qui est mort à Acquigny, saint Adjutor, bien connu à Vernon, ou saint Taurin dont la châsse est célèbre à Evreux. Quelques voisins aussi méritent le détour, Wandrille et son abbaye, ou Austreberthe et son loup.

Bon, c'est pas tout ça, il va falloir que je complète la collection avec des nouveaux, ou que Benoît XVI veuille bien canoniser un bienheureux afin que les 200 soient atteints rapidement.

Tout ça me fait penser à ce que l'on apprenait à l'école autrefois, au temps où l'orthographe était enseignée : cinq saints sains de corps et d'esprit portaient dans leur sein le seing du saint père.

31 mars 2010

C'est ça le printemps ?

Mais c'est quoi ce cirque ? Ces éléments déchaînés ? On est au printemps depuis presque quinze jours tout de même, et on est obligé de ressortir cirés et pulls, la loose comme diraient les djeunz ! D'abord, moi, j'aime pô le vent, surtout quand il souffle fort, et qu'il est glacé, ça fait frémir les os, et ça fait un boucan pas possible en plus. Je n'irai jamais vivre aux îles Kerguelen ! Même que là-bas, l'herbe, elle ne se redresse plus tellement les bourrasques la couchent au sol en permanence ! Donc, entre les giboulées de grêle qui font comme de la neige par terre, les trombes d'eau qui rendent le sol tout boueux, le froid et le vent, tiens, c'est un temps à rester devant son écran !

28 mars 2010

La fin d'une époque ?

IRC est un protocole qui a dépassé les vingt ans. Son avenir est-il compromis avec la vague des messageries instantanées diverses, des réseaux sociaux et autre micro-bloggings, à l'instar d'Usenet phagocyté par les multiples forums de discussion ? Certes, il est possible que cette impression de mort lente tienne peut-être au seul serveur Freenode où j'ai mes habitudes, mais si on élimine le chan Wikipédia où il y a toujours de 70 à 100 personnes, et où les temps morts sont très rares, les autres, qu'il s'agisse de petites structures rassemblant quelques copains, ou de plus grandes affiliées à des sites connus, le processus de désertification, comme diraient les écologistes, me semble bien avancé.

Il y a deux ou trois ans, les salons étaient remplis, il était parfois difficile de suivre plusieurs conversations qui s'entrecroisaient, il fallait suivre pour ne pas perdre le fil et être vif pour lancer un nouveau sujet, les doigts couraient sur le clavier à toute allure. Et puis, l'un est parti, l'autre est venu de plus en plus rarement, le troisième a déménagé ou s'est marié ou a eu d'autres distractions, et là où on rencontrait plusieurs dizaines de personnes chaque jour, maintenant, on n'est plus que deux ou trois à certains moments, quand le chan n'est pas complètement désert pendant de nombreuses heures.

Alors, quelle conclusion faut-il en tirer ? Que ce phénomène de désaffection ne s'observe que sur certains chans de Freenode et n'est pas généralisable ? Ou que ce protocole n'est plus utilisé, tué par ses successeurs ? Que la pléthore de moyens de communication soit venu à bout des plus anciens ? Je n'ai pas la réponse !

24 mars 2010

Un peu de publicité locale !


Vous aimez lire ? Vous appréciez l'aventure, les voyages ? Vous êtes curieux ? L'Afrique vous intéresse ? Alors, ne manquez pas le Salon du Livre d'Aventures qui se tient à :

l'Espace Philippe Auguste à Vernon
du 25 au 28 mars 2010. (de 10h à 19h)

Ce salon a pour thème l'Afrique, et plus précisément l'Afrique Noire. Organisé en collaboration avec les instances officielles, et d'autres partenaires, dont les associations des Africains de Vernon, il offre une fenêtre ouverte sur de fabuleuses découvertes.

Vous y trouverez des livres, bien sûr, plein de livres (attention au porte-monnaie..) présentés par leurs auteurs, des bandes dessinées, des albums de photo, mais aussi des films, des concerts, des conférences, tout pour se dépayser, voyager et connaître toutes les richesses offertes par tous les pays du continent africain.

Le programme détaillé est disponible sur le site du salon

Alors, bonne visite et bon voyage !

21 mars 2010

Quand tout se bouscule

Quand on cesse de travailler, on récupère 40 heures par semaine (*). Mais quand on cesse de travailler pour gagner son pain (à la sueur de son front comme tout le monde sait...), on intensifie sa participation à la vie associative, religieuse, locale, politique, culturelle, etc.... et c'est là que tout se bouscule. Pourquoi faut-il que les budgets communaux et intercommunaux soient votés entre la mi-mars et le début avril, avec les réunions de commissions qui les accompagnent, tandis que se prépare la Semaine Sainte, période d'intense activité pour tout animateur de paroisse, alors que les activités associatives culminent en congrés et rencontres, et que le printemps entraîne des inaugurations diverses ?

Alors, on court de l'un à l'autre, une réunion s'éternise ? On loupe une conférence et on rouspète, on peaufine une présentation pendant un discours soporifique, on envoie des SMS pour annoncer des retards, on attend fébrilement l'arrivée d'un mail, et on se demande vraiment s'il ne faudrait pas ralentir le rythme, parce qu'on n'a plus vingt ans après tout !!

Mais au fond, c'est du bénévolat tout ça, du volontariat, pas une obligation comme une activité professionnelle, donc, le jour où on en a marre.... (qui a dit : "c'est qu'on est mort" ?)

(*) Plus ou moins selon le métier et les trajets, c'est vrai.

16 mars 2010

Les lumières d'Essaouira

Essaouira est une ville marocaine située sur la côte atlantique, au nord d'Agadir. Port de pêche, sa médina, avec ses hautes maisons blanches aux volets bleus est enclose dans des fortifications datant du XVIIIe siècle. Ville pleine de charme, de lumière, très animée, on dit qu'elle ressemble à Saint Malo. On peut y rester longtemps, à flaner dans les ruelles, à suivre le retour des barques bleues remplies de poissons, à déguster des sardines grillées ou de savoureuses tajines ou à marchander babouches, articles en cuir ou bijoux aux nombreuses échoppes qui bordent les rues.

Vue de la Médina depuis l'entrée du port

Les remparts et les canons

Vue sur l'Atlantique depuis le fortin de la skala de la kasbah

Les traditionnelles barques bleues

Rue de la Médina, un minaret de mosquée au fond


Ruelles de la Médina

13 mars 2010

Le sud ouest du Maroc

Quelques photos en vrac !

Le vendeurs de fruits et légumes de Mirleft

L'Atlantique, du côté du parc naturel de Massa

La sortie des gorges d'Aït Mansour

La côte Atlantique est très souvent brumeuse, surtout en juillet août, parfois jusqu'à midi

Vue sur la vallée des Ameln, avec les figuiers de barbarie qui poussent partout

Les gorges d'Aït Mansour, les pluies diluviennes de février on gonflé l'oued qui a débordé entraînant les berges et aussi les ponts....

La palmeraie de Goulmim

Vue sur l'océan entre Agadir et Essaouira, avec les arganiers au premier plan

12 mars 2010

Chronique d'une galère imprévue

Attention, ce billet est particulièrement long
Premier acte : la surprise

Au départ, tout semblait fort simple, il s'agissait de prendre l'avion à Orly sud, le jeudi 25 février, à 11h30 pour Agadir où il était prévu d'arriver en début d'après-midi. Voilà, rien de bien aventureux, mais c'était sans compter avec la grève des contrôleurs aériens.... On savait donc que de nombreux avions ne partaient pas et que d'autres étaient largement retardés, par précaution, on téléphone la veille à la compagnie aérienne, Royal Air Maroc, qui nous signale que le vol est toujours prévu et qu'ils préviendraient s'il y avait un changement. On commande donc le taxi pour la veille, comme prévu, et il arrive vers 16h pour nous emmener à Orly, à l'hôtel, dans le but de ne pas avoir à se lever trop tôt pour le départ du lendemain.... Tandis qu'on mettait les valises dans le coffre du taxi, on reçoit un SMS de Royal Air Maroc nous disant que le vol de 11H30 partirait en fait à 22h !! Mais c'est que ça changeait tout, puisqu'un taxi devait venir nous prendre à l'arrivée à Agadir vers 14h30 et que l'hôtel retenu nous attendait dans l'après-midi. Coup de fil au voyagiste qui nous dit qu'il se renseigne de son côté et nous tient au courant. Nous partons.

En cours de route, appel de l'agence de voyage pour nous dire que Royal Air Maroc confirmait le vol à 11h30 mais précisait qu'il fallait arriver à l'aéroport quatre heures avant, et que l'avion pouvait toutefois avoir du retard.

Donc, le mercredi soir, nous arrivons à l'hôtel, en nous disant qu'il allait falloir se lever de bonne heure le lendemain matin...

Nous arrivons donc à Orly Sud à 8h30 du matin pour apprendre... qu'il n'y avait pas d'avion à 11h30 et que ce vol était déplacé à 22h.... Echanges de coups de fil avec l'agence de voyage dès l'ouverture de leurs bureaux pour le signaler, voir avec eux ce qu'on allait faire et leur demander de prévenir taxi et hôtel de l'arrivée.

Sachant qu'il était aux environs de onze heures du matin, et que nous avions donc une journée entière à nous morfondre dans les salles d'attente d'Orly Sud, le voyagiste nous réserve une chambre de jour (day use) à l'hôtel Ibis qui est tout à côté de l'aéroport. Nous nous y rendons, et y déjeunons avant de souffler un peu. A ce stade nous nous disions que nous arriverions plus tard, mais que sur place tout le monde était prévenu et que l'essentiel était de partir alors que tant de vols étaient supprimés. On n'avait pas encore perdu tout espoir !

Deuxième acte : l'incertitude

A 18h, nous repartons pour l'aéroport, l'avion de 22h est toujours affiché, il n'y a plus qu'à attendre pour savoir les numéros des comptoirs d'enregistrement. C'est la pagaille partout dans l'aérogare, les comptoirs des compagnies sont assaillis par des gens inquiets ou mécontents ; du côté des enregistrements, il y a des mouvements de foule, des gens qui s'énervent, des queues énormes devant les comptoirs, des bousculades. Les téléphones portables crépitent, les fumeurs sortent fumer une cigarette, les mamans essayent de calmer les petits, on surveille les affichages sur les écrans.

Ah, du nouveau, les écrans indiquent que l'avion de 22h est décalé à 23h15... bon, on n'est plus à une heure près, on attend, on prend racine, les gens s'énervent, les numéros des comptoirs d'enregistrement n'arrêtent pas d'être modifiés, tout le monde suit avec les bagages et les enfants sont de plus en plus remuants. Voilà, on arrive au comptoir indiqué, et l'enregistrement commence, continue, et .... s'arrête parce que les tapis roulants qui acheminent les bagages sont engorgés, quand ça doit repartir ? ... dans dix minutes, dans une demi-heure, on ne sait pas trop. Ah.. ça finit par reprendre, miracle, nous récupérons nos cartes d'accès à bord, et montons d'un étage, au niveau de la zone d'embarquement, après la douane et le contrôle de sécurité. On s'avachit sur un siège, nul ne sait vraiment à quelle heure cet avion doit partir, 22h, non, ce n'est plus possible, c'est trop tard, 23h15 ? C'est l'ultime espoir...

Acte trois : l'espoir s'amenuise

Et c'est là, tandis qu'on pensait tout de même être au bout de nos peines après une bien longue journée que l'on apprend que... l'avion ne part pas ! Parce que c'est trop tard, que d'Orly, aucun avion ne peut décoller à cette heure et que si on veut partir, il faut aller à Roissy en prenant une autobus d'ADP, un avion nous attendrait là-bas ! Tout le monde est à cran, les gens commencent à s'engueuler, à se bousculer, on redescend chercher les bagages déjà embarqués qui n'en finissent plus d'arriver sur les tourniquets, les passagers apostrophent vigoureusement les rares personnels qui n'y peuvent rien dans cet aéroport désert à cette heure de la soirée, personne ne peut assurer que l'avion de Roissy partira, et même s'il existe vraiment. On récupère les bagages et on sort à la porte G pour attendre la navette. On embarque dans les cars, il en a fallu trois, on s'entasse à l'intérieur avec la valise sur les genoux, et on part vers Roissy, il était minuit passé, et l'on n'était toujours pas sûr de partir.

On arrive à Roissy au terminal 3, il pleut, il fait nuit, les gens sont de plus en plus fatigués et excités, ils s'engueulent et s'insultent à la moindre occasion. Il faut réenregistrer les bagages, les gens râlent, bousculent leurs voisins pour passer les premiers, on repasse la sécurité pour la seconde fois, certains passagers rouspétent et s'en prennent aux employés, et nous revoilà dans une salle d'embarquement, en attendant le bus qui doit nous amener à l'avion. On apprend que de nombreux autres vols ont eu plein d'ennuis, des passagers ont attendu deux heures enfermés dans leur avion avant qu'on ne les débarque parce que leur vol était annulé....

Acte quatre : la récompense

Il est deux heures du matin, on est enfin dans l'avion, tous les passagers sont à leur place, les personnels aussi, on devrait partir mais... qu'est-ce que c'est que cette étrange animation à l'avant de l'avion ? Une passagère qui a un malaise, il faut appeler le service de soins, et attendre le verdict du médecin de service : s'il décide de la débarquer, il faudra sortir tous les bagages pour récupérer le sien, et peut-être qu'ensuite, les contrôleurs aériens refuseront le décollage trop tardif.....

Ouf, la dame va mieux, les moteurs vrombissent, on roule vers la piste et.... On décolle ! Il est 2h30 du matin, nous étions arrivés à 8h30 du matin la veille, l'avion n'a eu que 15h de retard et est parti de Roissy au lieu d'Orly, détails tout ça !!

Là-bas, à Agadir, où il n'était pas arrivé un seul avion en provenance de France ce jour-là, le brave chauffeur de taxi qui avait été prévenu que nous devions arriver aux environs de deux heures du matin, avait attendu ; il était quatre heures quarante heure locale quand l'avion atterrissait, 5h30 quand nous sommes montés dans le taxi et 6h30 quand nous arrivions à l'hôtel !

Et voilà ce qui nous attendait, à 9h du matin, après une courte nuit.....

24 févr. 2010

En partance pour le désert

Alors, voyons voir, le chargeur de l'APN, il est où ? Ah, sous les petites culottes, c'est évident n'est-ce pas ? On prend un pull ? Deux ? Pas du tout ? Où j'ai encore foutu ce truc indispensable (qui restera au fond de la valise... mais on ne sait jamais !) ? Qu'est-ce que c'est lourd des livres, vivement les liseuses, ardoises, Ipad ou similaire, avec plusieurs bouquins, tous les guides touristiques, quelques revues aussi.... bon, en attendant que cet outil magique soit compatible avec tous les formats, et que son prix ait baissé, on se trimballe des bouquins en papier/carton qui pèsent ! Les billets d'avion, les différents vouchers, les cartes, les passeports, tout est là ? Eh bien c'est parfait !

Direction le thé à la menthe, les tajines brûlantes, l'appel du muezzin au petit jour, l'huile d'argan, le sourire des habitants, la lumière du soir sur les montagnes, et tout ce qui fait le charme de ce pays.


On ferme les portes dans quelques heures, et on cingle plein sud (*). Par contre, même si l'eee est du voyage, pour trouver une connexion wi-fi, en dehors des quelques villes traversées, en plein désert, ça pourrait être un peu difficile... pour envoyer des photos, donc, en voici une, des environs de Tafraoute, pour avoir un avant-goût, en attendant les miennes.

(*) Enfin, ce sera selon le bon vouloir des contrôleurs aériens d'Orly.....