1 juil. 2010

Perles et réflexions

Tandis qu'on approche du million d'articles sur la version francophone de l'encyclopédie Wikipédia, on peut se poser quelques questions sur l'évolution de ce projet, qui est devenu si important sur Internet (dans les cinq premiers sites visités).

On manque de nouveaux contributeurs, c'est normal, puisqu'ils sont mal accueillis entend-on... C'est faux, on n'en manque pas, il y a environ une cinquantaine par heure qui s'inscrivent ! Mais que font-ils ? Rien pour la plupart, ils s'inscrivent, et c'est tout. Ceux qui contribuent le font en oubliant totalement que Wikipédia n'est pas un réseau social, ou un forum, et font un article de quelques lignes sur eux-mêmes, leur chien ou leur copine de classe. Bien entendu, personne ne lit la moindre page d'aide, voyons, quelle idée... Les autres contributions tournent autour des peoples dont on parle à la télé, de leur vie, leurs amours, leurs rôles dans les émissions, et similaire, ou des anecdotes concernant sportifs ou personnalités politiques dont l'intérêt est, disons, très douteux. Inutile de parler de tous ceux qui utilisent Wikipédia pour faire la publicité de leur entreprise/site web/blog perso ou association locale, c'est normal, c'est gratuit et si bien indexé. Il y quand même quelques contributions positives et enrichissante pour le projet, mais elles sont si rares... On accueille mal les gens ? Faux aussi, on essaye toujours de leur expliquer en quoi leur contribution n'a rien à faire sur une encyclopédie, mais c'est long, fastidieux, déprimant, parce qu'il faut répéter, répéter, accepter de se faire insulter parfois, et surtout qu'on ne voit pas trop pourquoi il faudrait prendre des gants et faire des efforts pour des gens qui n'ont pas fait, eux, l'effort de se renseigner avant sur le fonctionnement du site où ils viennent d'arriver. Pourquoi ces efforts ne devraient-ils être faits que d'un seul côté ?

On en vient au dogme sacro-saint : "n'hésitez-pas !". Si celui-ci était valable dans les tout débuts, quand Wikipédia se lançait, quand Facebook n'existait pas, quand le web 2.0 n'était qu'un concept de geeks, il est devenu fort dangereux actuellement, parce que, du coup, tout le monde pense pouvoir écrire ce que bon lui chante ! C'est évident, puisqu'on me dit de ne surtout pas hésiter, alors, j'y vais, tiens, mon groupe musical aurait bien besoin d'un coup de pouce pour être connu en dehors de la salle des fêtes de mon village, et mon blog, aussi au passage, et pourquoi pas mon magasin de vêtement qui manque de clients ? Sans doute faudrait-il être moins enthousiaste dans la formulation, et plus réaliste, en disant, n'hésitez pas... à lire quelques recommandations avant de vous lancer ! Comme par exemple, apprendre à consulter et à répondre à ses messages en page de discussion ; que de malentendus seraient évités si les nouveaux contributeurs avaient compris ce que signifiait le bandeau orange qu'ils voient de temps en temps... ou encore résumer en quelques lignes ce qui n'est "pas" encyclopédique, et qui sera forcément supprimé, sans embrouiller les nouveaux dans tout un fatras de pages verbeuses et éparpillées partout.

Un gros point mériterait aussi d'être mieux expliqué, c'est la notion de "Libre" : Wikipédia, l'encyclopédie Libre ! Il ne faut pas se leurrer, la notion de "Libre" concernant les logiciels ou les droits d'auteur, n'est pas un concept très clair dans le grand public. C'est ainsi que l'on entend : pourtant, c'est une encyclopédie libre, alors, pourquoi n'ai-je pas le droit de m'y faire connaître ? Ou encore : vous avez "censuré" mon ajout, et vous "prétendez" être une encyclopédie libre ? Comment faudrait-il expliquer que dans le cas de Wikipédia, libre s'applique à la licence de diffusion du contenu, et non à l'idée que n'importe qui puisse y écrire n'importe quoi ? Ce n'est pas simple, la notion juridique n'est pas évidente non plus pour tout un chacun, et une synthèse en quelques mots est difficile à formuler.

Peut-être que ces quelques précautions aideraient à une maintenance plus facile et moins désespérante de l'encyclopédie, encore que j'en doute un peu... la rançon du succès ? Certainement ; toutefois, plus important que l'aspect graphique des pages modifé récemment peut-être faudrait-il se pencher plutôt sur les problèmes de fond pour ne pas risquer l'implosion et la désagrégation d'un si beau projet.

Quelques perles glanées au hasard des promenades wikipédiennes quotidiennes :

Platon avait en effet, un grand problème avec l'alcool.Il se faisait régulièrement ramasser dans les caniveaux.Pour son alcolémie chronique,il fut mis-à-mort , il avait en effet mangé les oreilles de Périclès pendant qu'il était ivre.
Ah, le sauvage !!

par souci de securité et pour ses prises de positions, il prefere rester dans l'anonymosité on attendand le moment opportun.
Oui, c'est sage, il vaut mieux que colère se passe avant d'agir..

Je voudrai créer ma propre page wikipedia, elle ne prend pas beaucoup de place, juste pour que des amis me trouvent quand ils me cherchent sur Internet.
Voilà une illustration de mes propos ci-dessus ! C'est vrai que c'est toujours plus facile de trouver quelqu'un sur Internet quand il figure sur Wikipédia... hélas !

29 juin 2010

Un parcours du combattant

Qu'il est donc difficile, dans nos campagnes sous-équipées en professionnels de santé, d'arriver à se faire soigner. Déjà, le généraliste (et ils sont rares), ne se déplace plus, est fermé le week-end, et ne donne de rendez-vous, dans le meilleur des cas, que sous huitaine. Certes, on peut choisir un praticien qui offre une plage de consultations, mais là, on se retrouve entassés dans moins de 10 m2, entre les enfants qui braillent et les mémés qui se racontent leur maladie en détail, pendant plusieurs heures. Le spécialiste, lui, a des délais de six à neuf mois pour donner un rendez-vous, autant dire que l'on est soit guéri spontanément, soit mort entre temps ! Et les examens complémentaires, à l'hôpital par exemple : déjà, si l'on n'a pas de médecin référent, on passe son chemin, aucun rendez-vous ne pourra être donné, on n'a plus qu'à tenter sa chance en ville. Si l'examen ne peut se faire qu'en milieu hospitalier, parce que le matériel n'existe que là, on repart pour un délai de plusieurs mois... Passons sur le kiné qui déborde de clients et en oublie de rappeler pour fixer un rendez-vous comme il l'avait promis, vraiment, quel parcours du combattant quand on n'habite ni la région parisienne, ni la côte d'Azur où là, paraît-il, il y a pléthore.

Je n'en tiens nulle rigueur aux professionnels en question, ayant moi-même fait partie de cette confrérie et subi tous les désagréments de cette pénurie, cette fois de l'autre côté de la barrière. Et je donne un grand coup de chapeau aux personnels des urgences qui, du coup, récupèrent tous les laissés pour compte de la médecine traditionnelle !

Non, je n'ai pas la solution miracle, sinon, je serai ministre de la santé (laquelle n'a pas non plus la solution...) !!!

26 juin 2010

Le temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Pour le merle, c'est bon, mais quand les cerises sont mûres, le rossignol a cessé de chanter ! Enfin, la poésie se joue de la réalité botanique ou ornithologique, c'est comme les cerisiers roses et les pommiers blancs....

23 juin 2010

J'ai du trop lire !

Ayant eu la chance d'apprendre à lire très jeune, je ne m'en suis pas privée depuis, et ne sais pas vivre sans une pile de bouquins à mes côtés, et une autre en réserve. Si les piles diminuent, je suis en manque, comme un fumeur sans sa cigarette ou un buveur sans sa bouteille, et rien ne va plus ! J'ignore combien de volumes j'ai pu digérer depuis une soixantaine d'années, mais ça doit représenter un nombre assez élevé. J'en achète pas mal, mais je fréquente aussi beaucoup les bibliothèques locales afin de m'approvisionner sans que le contenu du porte-monnaie ne diminue en proportion inverse de la place occupée par les volumes dans la maison.

Seulement voilà, quand je furète dans les rayons de la médiathèque, il m'est déjà arrivé de prendre un livre que j'avais déjà lu ! Habituellement, je m'en aperçois dans les dix premières pages, rouspète après moi-même et mon manque de mémoire, et le range afin de le rapporter ultérieurement. Un jour, pourtant, je suis allée au bout de l'ouvrage, sans que le moindre souvenir ne ressurgisse, et c'est au moment de rédiger une notule sur mon site de lecture que j'ai vu qu'il y en avait déjà une.... où je disais, quelques années avant, exactement la même chose que ce que j'allais dire ! Est-ce une consolation ? Pas sûr... puisqu'on dit qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis !!

En fait, il faudrait, quand on choisit un livre, pouvoir vérifier sur une liste s'il fait partie ou non des ouvrages déjà lus depuis dix à quinze ans environ (avant, il est normal d'avoir oublié et éventuellement d'avoir envie de relire). Certes, je pourrais utiliser les fichiers html de mon site de lecture en me disant qu'une fonction html2txt doit bien exister, mais ensuite ? Un bout de papier imprimé.... bof.... un transfert vers le smartphone ? Déjà mieux, mais.. l'idéal serait de pouvoir accéder directement au site sans faire tout ça... voyons, voyons, mais ça existe ce moyen, il me semble même que ça s'appelle un Ipad ! Et même qu'il paraît qu'on peut lire des livres avec ! On n'arrête pas le progrès !! (même si ce n'est pas pour tout de suite en ce qui me concerne)

21 juin 2010

Mes sympathiques voisines du dessus


Il n'est pas mal notre pré, pas loin de la route pour voir passer les autos, ça distrait, avec de grands arbres pour s'abriter, et une belle surface pour trouver les meilleures touffes d'herbe sans que les copines les aient piétinées avant. Ce matin, une humaine est passée dans le chemin en contrebas, nous avons commencé, avec un bel ensemble, à reculer, on ne sait jamais... et puis, comme elle ne semblait pas être trop agressive et qu'elle hésitait à approcher, nous sommes allées à son devant, vers la clôture. Elle tenait un drôle d'objet métallique à la main, qui faisait un petit bruit étrange, mais ne semblait pas dangereux, alors, nous nous sommes plantées devant elle et l'avons observée de haut en bas. C'était une humaine parfaitement ordinaire, aucun intérêt particulier, elle semblait même se tenir à une certaine distance de notre groupe comme si elle craignait de nous voir de plus près, pourtant, nous sommes bien gentilles, ni méchantes ni excitées, mais vous savez, les humains, c'est quand même aussi craintif que primitif comme espèce animale !

20 juin 2010

Brrrrrr

La plage de Barrow (cercle polaire, Alaska)

Il fait 13° en ce 20 juin 2010 quelque part sur le 49ème parallèle terrestre, dans l'ouest de l'Europe, le vent souffle en aigres bourrasques glacées, il tombe des gouttes d'une pluie bien froide de temps en temps, et demain, c'est l'été !! Si Si... à Québec, il fait entre 20° et 30°, à Fairbanks entre 14° et 25°, et même à Barrow (Alaska), qui n'est pas franchement à l'équateur, on atteint les 15° !

Alors, il reste le foot pour se réchauffer, que l'on s'indigne ou que l'on trépigne devant l'écran de télé, le Bac pour ceux à qui ça donne des suées, ou la sieste sous la couette !

Illustration en provenance de Wikimédia Commons

15 juin 2010

Food, gas and lodging

Tout au long des autoroutes américaines, ou autres highways, on croise des grands panneaux indiquant food, gas and Lodging, avec le détails des marques d'essence et les noms des différentes chaînes de motels et restaurants qui sont proposés. Il suffit de suivre les flèches pour sortir de l'autoroute et se retrouver dans un lieu où l'on peut se nourrir, nourrir son automobile, et faire une étape pour dormir. Et chez nous ? Sur nos autoroutes ?

Certes, on rencontre depuis toujours ou presque (*) des pompes à essence, assorties de boutiques où on peut boire un café, et trouver un sandwich, avec des restaurants pour un repas plus consistant. Il y a aussi de simples aires de stationnement où l'on peut respirer et se détendre (et faire pipi bien sûr..), mais si on veut faire une étape plus longue, dormir et ne repartir que le lendemain ?

On a bien sûr la possibilité de sortir de l'autoroute, et de rejoindre une ville ou un village qui aurait des ressources hôtelières, mais ce n'est pas toujours évident, dans un endroit inconnu, de trouver ce que l'on cherche. La solution de facilité consiste à rester sur les aires qui fournissent ce genre de prestation.

L'autoroute du sud, entre Paris et Aix-en-Provence, en propose plusieurs, j'en ai testé deux : à Mâcon en allant vers le sud, et à Beaune en remontant vers le nord. Et j'ai été fort agréablement surprise ! Du choix quant au prix et au confort des chambres, des tarifs tout à fait corrects, et.... un calme absolu ! Surprenant non ? Quand une importante voie de circulation passe si près.. Il faut dire que les aires de stationnement sont très vastes et que ces hôtels sont les bâtiments les plus éloignés de la route, ils donnent sur la campagne, ou sur la forêt voisine, ce qui offre silence et agrément.

Voilà donc une excellente solution pour qui n'a pas plus envie de faire près de 1000 kms d'une traite que de se paumer dans un coin inconnu de la France profonde à la recherche d'un hypothétique hébergement.

(*) Pendant longtemps, une pompe à essence située à Chauffour, sur la nationale 13, indiquait en guise de publicité, "dernière pompe avant l'autoroute"..... une autre époque !

8 juin 2010

Quelques rescapées...


... de la débroussailleuse de l'employé communal qui avait entrepris de faucher le carré d'herbe en friche où des nuées de marguerites sauvages avaient élu domicile.

4 juin 2010

Peut-on se passer d'Internet ?

Notre monde actuel, tout du moins dans nos pays occidentaux, a apporté un certain confort matériel, notre vie quotidienne est bien moins difficile que celle que nos ancêtres ont connue, mais le revers de la médaille est que nous sommes devenus totalement tributaires de ces facilités. Déjà l'électricité, on constate que lors d'une longue panne de courant, on ne peut plus se chauffer, s'éclairer, faire de la cuisine (*), téléphoner (**), que rapidement on n'a plus d'eau sur l'évier (le château d'eau, dont le remplissage est assuré par une pompe électrique se vide et ne se remplit pas), qu'en ville les feux rouges ne fonctionnent plus, entraînant des embouteillages, que les ascenseurs restent immobiles... et on pourrait citer de nombreux autres exemples montrant qu'on ne peut plus se passer d'électricité, parce qu'on n'en a plus les moyens ! Qui arrive encore à lire à côté d'une lampe à pétrole ? Où sont les fontaines publiques pour aller chercher de l'eau ? Qui a encore une cheminée dans un appartement de ville ? Qui a la force de grimper 20 étages à pied ?

Et Internet, peut-on s'en passer ? Pour certains, c'est un non catégorique, ceux qui vivent dans le cybermonde en permanence, surfant entre chats et blogs, réseaux sociaux et forums de discussion, dont les journées se passent devant un écran, à guetter leurs tweets, à surveiller l'arrivée de leurs mails, à zoner sur tout site de musique, vidéo pour avertir les autres de leurs trouvailles. Pour ceux-là, la vraie vie est là, le reste n'est que nécessité triviale et physiologique, et ce sont les mêmes qui pistent les accès wi-fi et consultent leur Iphone ou Blackberry en permanence et hurlent quand la réception est mauvaise ou inexistante.

Et pour les autres, ceux qui ont encore une vie en dehors de la cybersphère ? Eh bien, on s'aperçoit que petit à petit, toute communication extérieure se passe par Internet, qu'il s'agisse d'activités administratives, syndicales, municipales et même paroissiales ! On déclare ses impôts sur Internet, on y transite pour échanger des informations diverses, on reçoit par mail les modalités de divers rendez-vous, on télécharge des documents, des e-books, des modes d'emploi, on récupère les photos du petit dernier qui est né au bout du monde, on y fait ses réservations hôtelières, on y consulte les pages jaunes pour trouver un commerçant, etc... etc.... à tel point qu'on se demande parfois comment on faisait avant !

Alors, comme le courant électrique, l'accès à Internet est devenu indispensable à notre vie quotidienne ? J'ai bien peur que la réponse soit oui... et de plus en plus. Mais, sachant que l'accès à Internet est lui-même tributaire de l'électricité, laquelle est tributaire du vent, du fuel, du soleil, des torrents, des marées, de l'uranium... Bon, je sens que je vais aller chasser le mammouth avec ma sagaie et le faire rôtir sur le feu allumé avec un silex, en faisant des signaux de fumée pour avertir mes invités !

(*) Pour les ceusses qui n'ont pas le gaz évidemment
(*) Faut pas oublier que les téléphones sans fil ont besoin de courant pour fonctionner, contrairement aux anciens combinés, et que les portables ont aussi besoin de courant pour recharger leurs batteries.

1 juin 2010

Wikipédia sera-t-elle un jour étouffée ?

Par quoi ? Par qui ? Sans doute pas par les petits vandalismes, peut-être par les conflits d'éditions et autres pourfendeurs d'idées autres que les leurs, mais surtout par deux courants qui se s'arrêtent jamais, je veux parler des articles publicitaires (pour une entreprise, un site internet, un produit), et des articles promotionnels (jeune chanteur, designer, plasticien, écrivain, etc.. que nul ne connaît encore). C'est vrai que c'est rudement gratifiant d'arriver dans les cinq premières lignes d'une recherche sur Google, et de pouvoir dire à ses relations : « moi, j'ai un article sur Wikipédia », ça classe son homme, ça rend tout de suite plus notoire et plus important aux yeux des autres. On sait bien que c'est le but recherché, même si les auteurs s'en défendent en disant, pour la plupart, que leur entreprise est déjà très connue puisqu'ils ont un site Internet, ou que ce chanteur est parfaitement dans les critères puisqu'il est sur FaceBook et sur MySpace, et qu'ils ne recherchent nullement la célébrité, donc....

Bien sûr qu'on efface, bien sûr qu'on supprime, bien sûr qu'on explique, une fois, deux fois, de multiples fois, mais si on en élimine 10, il en revient 15, et on finit par baisser les bras, parce qu'il faudrait une surveillance permanente, totalement irréalisable par les pauvres humains (qui ne font pas que ça dans la vie) que nous sommes. Donc, certains passent joyeusement entre les mailles du filet, et quand un nouvel article semblable est effacé, on se fait reprocher que untel lui, il a pourtant bien son article... alors pourquoi pas moi ? Bon, quand c'est Truc Machin, chanteur, qui dit qu'il y a bien un article sur Johnny Halliday alors pourquoi pas sur lui, ou tartempion.com, site créé en 2010 qui fait remarquer que Google a bien sa page, lui... ça se gère pas trop mal, mais quand le supprimé montre du doigts des articles qui n'ont pas été vus, ça donne plus de travail, si on veut être juste.

Laisser courir ? Oui, bien sûr, mais alors, au rythme où ça va, ce ne sera bientôt plus une encyclopédie mais une annexe des pages jaunes de l'annuaire, ou un portail MySpace ou YouTube.

D'accord, il paraît que ce n'est pas grave, qu'il faut tout accepter, et ne pas chercher à ressembler à l'encyclopédie de Diderot, que le savoir humain est vaste, que ces articles ne sont pas nuisibles, etc ...

En attendant, il me manque deux saints pour en avoir 200 à mon actif, faudrait que je pose mon balai et que je farfouille dans les bouquins ! Ce serait plus grafifiant, plus constructif et moins désespérant.

Une seule perle :

"Gaulois + Romains = Gallo-romains Les gallo-romains sont des hommes morts qui ont construit des arc de triomphes, des théâtres, des villas ..."

31 mai 2010

Un nouvel enfant

J'ai le plaisir de vous annoncer une naissance : celle de mon nouveau blog, qui fait suite à mon ancien site de lecture.

En effet, ce dernier prenait de l'âge : créé en octobre 1997, il avait été relooké en 2004 pour la dernière fois, et son apparence commençait à dater un peu. De plus, il était entièrement fait à la main, avec mon éditeur de texte favori, en html et css, les différents fichiers étant aussi uploadés manuellement chez Free à chaque mise à jour.

Certes, j'aurais sans doute pu en améliorer la présentation, mais il m'aurait fallu plonger dans les bouquins pour me remettre en mémoire les feuilles de style et autres arcanes de programmation de sites web, et... ça me portait rudement peine, surtout depuis qu'il existe d'autres possibilités plus modernes et fort séduisantes.

Pour des notules de lecture rédigées au fur et à mesure des livres lus, un moteur de blog faisait tout à fait l'affaire, il suffisait que je puisse uploader des images aisément (pour ajouter les scans des premières de couverture), et qu'il y ait moyen de classer en catégories. Comme c'était très basique comme besoin, n'importe quel CMS serait suffisant, alors Blogger ? Oui, mais ce serait plus amusant d'essayer autre chose.. et voilà ce que c'est que de zyeuter ce que font les petits camarades, et d'avoir envie d'en faire autant, donc, ce sera Wordpress. Mais la version en ligne, pas celle où il faut installer des trucs chez un hébergeur, là, ça dépassait mon seuil d'incompétence et je voulais plus m'amuser que me prendre la tête à comprendre comment fonctionnait une base de données et tout ce qui va autour (trois ans sur Mac OS rend informatiquement flemmard).

Quelques clics, et c'était parti ! Un thème simple dont on change l'image d'en-tête, quelques scans et quelques textes pour commencer, ceux que je renâclais à mettre sur l'ancien site, et c'était fait ! Ensuite, on farfouille dans les différents paramétrages pour insérer des liens, des listes déroulantes pour les catégories, des titres plus personnels que ceux fournis par défaut, un favicon, et ça prend tournure. Bon, d'accord, je suis encore loin de tout maîtriser, mais si c'est vaste et complet, ça ne me semble pas insurmontable.

Juste un petit bémol, je sens que très vite, je vais oublier jusqu'aux rudiments d'html/css et autres features, parce que quand on ne pratique plus... mais sans doute était-ce une autre époque !

Ah oui, au fait, j'oublie le principal, le lien pour faire connaissance avec cette nouveauté : voilà voilà, c'est ICI . Tiens, je sais encore écrire une url en html... jusqu'à quand ?

29 mai 2010

Livre, Ipad, Kindle et Cie

Avec l'émergence des liseuses électroniques, et tout le buzz fait autour de l'Ipad, certaines voix s'élèvent pour déplorer la mort, à plus ou moins long terme, du livre papier, est-ce vraiment nouveau ?

En fait, les supports de textes ont bien évolué depuis la tablette d'argile, les rouleaux de parchemins, les moines copistes, les incunables, l'imprimerie, le livre de poche ! Et à chaque révolution, une partie de la société a regretté la mort du système précédent estimant qu'une frange de civilisation venait de s'écrouler.

Il y a soixante ans que je vis au milieu des livres, que je ne peux pas vivre sans livres, qu'il y en a partout autour de moi, que je fréquente les bibliothèques publiques, que je ne peux pas résister en plus à l'achat de bouquins, je sais donc que ça prend beaucoup de place et que tout ça pèse un certain poids. Celui qui est revenu de la Médiathèque Municipale en trimballant plusieurs kilos de livres dans son sac me comprendra !

Justement, l'énorme avantage que je vois aux nouveaux supports de lecture est le nombre d'ouvrages que l'on peut emporter avec soi dans quelques grammes de plastique, comme quand on a avec soi une vingtaine de CD de musique dans son Ipod. Pouvoir partir en vacances avec sa bibliothèque, et emporter avec soi tout ce que l'on souhaite lire sur place sans avoir à coltiner des valises pleines ou payer un surcoût de bagage n'est pas négligeable comme confort, non ?

Et même en dehors de tout déplacement.. j'ai eu grand plaisir à lire récemment un gros bouquin, une compilation de nouvelles de science-fiction tout à fait délectables. Plaisir, certes indéniable, mais cet ouvrage, pourtant simplement broché, pesait un kilo et demi (bien plus que l'eee donc...) et nécessitait les deux mains pour le tenir ouvert sans le casser. Inutile de dire que ce n'est pas un livre à lire dans le métro !

Toutefois, un beau livre, bien imprimé, avec un beau papier (j'ai quelques ouvrages de La Pléiade que je regarde toujours avec amour), ajoute au plaisir de la lecture, le plaisir de les toucher ; pas sûr que le support électronique, même le mieux fait techniquement, puisse procurer les mêmes sensations.

En fait, qu'est-ce qui est le plus important dans tout ça, le fond ou la forme ? Je veux dire la lecture ou le support avec lequel on lit ? Il me semble que c'est la première, non ? Alors si les nouveaux objets permettent à de nouveaux lecteurs de découvrir le plaisir de lire et l'enrichissement que ça procure, ce sera une révolution largement bénéfique ! Les autres, les déjà mordus, pourront justement alterner, en fonction de leur activité ou du type d'ouvrage, ayant ainsi encore plus de possibilités d'apprendre de nouvelles choses ou de s'évader vers d'autres mondes.

28 mai 2010

Quand l'agriculture ressemble à de l'art

Ça donne ce lac bleu au milieu de la verdure, d'une couleur aussi belle qu'inhabituelle ! D'ailleurs, des extra-terrestres ont été intrigués, regardez l'ovni à droite....


Tandis qu'en bordure de champ......

- Le coquelicot : Mais qu'est-ce que je fais là moi ? J'ai encore du me tromper de champ
- Les fleurs de lin : Oh, quelle couleur vulgaire, vraiment, tu dépares notre bel ensemble
- Les pâquerettes : Eh vous autres, vous ne voyez pas qu'on prépare le 14 juillet ?? D'ailleurs, on vous trouve un peu pâles, faudrait améliorer ça, hein ?

26 mai 2010

Twitter c'est vraiment sympa !

Ma courte incursion sur Facebook ne m'avait pas vraiment convaincue de l'utilité de ce truc (en ce qui me concerne, bien sûr), j'avais en plus trouvé ça assez compliqué, et fort intrusif. Par contre, Twitter, c'est très amusant. Déjà, l'interface est toute simple, il n'y a rien à comprendre, tout est évident. Ensuite, il faut choisir les personnes ou organismes que l'on veut suivre, et là, ça dépend des sources d'intérêt de chacun, ça va du grand quotidien pour les nouvelles, à la météo locale, en passant par le site d'endroits que l'on aime, l'éventail est vaste, même si, selon les choix, certains sont en anglais. Pour les particuliers, il vaut mieux faire partie d'un groupe de copains pour que les échanges soient plus personnalisés donc plus intéressants. Bien entendu, on accepte ou non de suivre quelqu'un, et on peut changer d'avis quand on veut, heureusement.

Donc, après avoir soigneusement peaufiné le fond d'écran de sa page d'accueil personnelle, il n'y a plus qu'à attendre.... de voir tomber les messages.

Ça, c'est pour la partie réception, et la cadence de tweets dépend du nombre d'abonnements, et du nombre de messages envoyés par les personnes/organismes que l'on suit. Certains liens envoient vers de belles images, d'autres sont des informations concernant une activité particulière, d'autres enfin peuvent être des messages personnels entre gens qui se connaissent. Personnels mais non privés, les messages privés existent, mais c'est autre chose. Disons que c'est comme sur IRC, on cause en public dans un salon, mais si on a quelque chose de privé à dire à quelqu'un, on peut le faire à-côté.

Pour la partie envoi, on dispose de 140 caractères pour son message, ce qui n'est pas forcément évident pour quelqu'un qui parle un français normal et qui a tendance à la logorrhée... Mais surtout, que dire ? Au début, on ne sait pas, on se contente d'écouter les autres, et puis, petit à petit, ça vient, et on se met aussi à partager des idées, à envoyer des liens (*) vers des sites qui plaisent et à répondre à ceux qui vous parlent.

Voilà comment on rejoint une sorte de réseau où les informations s'échangent des uns vers les autres à toute allure, où les flux s'entrecroisent et rebondissent en direct live, c'est très vivant et fort distrayant.

(*) au passage, si on veut transmettre une url un peu trop longue, alors qu'on ne dispose que de 140 caractères, il y a bien sûr des sites qui permettent de les raccourcir, mais aussi un gadget/widget bien pratique pour le faire directement, par un simple copier/coller. Sur Mac, il porte le joli nom de petits liens, mais ça doit sans doute aussi exister sur PC.

(**) L'image n'a rien à voir avec le sujet de ce billet, c'était juste une variation gimpienne sur quelques fleurs récemment photographiées.

24 mai 2010

Admiration virtuelle et plaisir rare

Loin des paysages vertigineux, des villes que l'on visite dans Google Street, voilà une des richesses de l'art mondial remarquablement présentée (mouvements fluides, interface évidente, etc.. Bravo le Vatican !!). Arrivée là à partir d'un lien externe trouvé sur Wikipédia (comme quoi les liens externes, ce n'est pas toujours le mal absolu...) j'y suis restée un bon moment, d'autant plus que la musique, parfaitement adaptée aux lieux visités, accentue le plaisir de se promener lentement, sans même avoir à se dévisser le cou, au milieu de tous ces chefs d'oeuvre que l'on ne se lasse pas d'admirer... en attendant d'aller les voir en vrai ?

Alors, n'hésitez pas à visiter la Chapelle Sixtine tranquillement, sans touristes.

Et, si vous voulez par ailleurs écouter la musique la plus célèbre qui fut jouée en cet endroit, voilà une interprétation qui n'est pas mal du tout, sinon, en tapant Miserere allegri dans la barre de recherche de Google, on en trouve bien d'autres.

Quel plaisir rare et jubilatoire !

21 mai 2010

A l'attention des gentils commentateurs

J'ai du activer la modération sur ces pages, à cause d'un contributeur de Wikipédia qui, furieux d'avoir été bloqué pour non respect des règles de fonctionnement de l'encyclopédie, s'est répandu en menaces diverses, dont des poursuites judiciaires à mon encontre, sous le couvert de commentaires de différents billets. Donc, si vous ne voyez pas apparaître votre message immédiatement, c'est que je suis obligée de surveiller ce qui est écrit ici avant d'en autoriser la publication. Oui, je sais, c'est triste et donne une image affligeante de l'humanité...

Harcèlement téléphonique

Il ne se passe pas de jours sans qu'au téléphone, une voix à l'accent indéterminé, n'appelle pour dire : « Bonjour madame... (nom écorché), nous sommes partenaires d'EDF (ou nous menons une campagne sur les économies d'énergie, ou similaire) et... » A ce stade, je raccroche en disant à la personne que, quelle que soit sa proposition, elle ne m'intéresse pas. Je m'efforce de ne pas engueuler les pauvres employés du call center dont le boulot n'est pas très gratifiant, mais j'avoue que quand c'est le troisième de la journée, mon ton n'est sans doute pas très aimable !

Ah, les fameux panneaux photovoltaïques que tant d'entreprises tentent de vous faire installer, grâce auxquels on pourra vendre de l'électricité à EDF et ainsi faire à la fois des économies dans ses finances et dans sa consommation d'énergie ! Je n'ai aucune opinion technique sur ce processus, je constate juste que c'est fort inesthique (mais les éoliennes aussi... l'écologie énergétique serait-elle synonyme d'enlaidissement des paysages ?), mais surtout, ce processus de sensibilisation de l'usager et de vente me semble aller totalement à l'encontre de la promotion de ce produit. Pire, ce genre de harcèlement aurait l'effet contraire à savoir un refus immédiat de ce genre d'équipement du à l'overdose de propositions !

L'idée d'installer des panneaux photovoltaïques sur son toit est peut-être une bonne idée (pas chez moi en tous cas !) et les employés externalisés et certainement mal payés des call centers ne méritent pas d'être insultés, mais que ces pratiques commerciales sont pénibles !

18 mai 2010

Les couleurs du printemps


Du bleu, du blanc, du rose, du mauve, tous les vers, du jaune... à chaque heure ça change !

16 mai 2010

Des perles de Mai

La dernière moisson des jolies perles wikipédiennes

Les sols fertils d'Égypte sont très propisse au poussage des cactus bleux.

Ah ! Je connaissais le lotus bleu, mais pas le cactus !

le mont blans est une montagne tres grand et tes beau mais surtout tres blanc

surtout en hiver ?

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Là, il faut lire à haute voix pour comprendre, ce n'est pas du langage sms, c'est... phonétique !

- arépaure a la ou les avion arrive ou parte
- Lacole a jamais ! sa fais debandé

j'ai du lire plusieurs fois cette dernière phrase avant de la comprendre !

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Et là, ce n'est pas une perle issue des contributeurs débutants (en âge et en orthographe), mais c'est tiré d'une conversation sérieuse sur IRC. Tiens j'imagine d'autres débutants (en informatique ceux-là) qui entendraient cette phrase !!

[...] embedder les fonts avec gnuplot lorsqu'on output du pdf

Merci à Daindwarf de sa contribution involontaire.

14 mai 2010

Quand les journalistes sportifs....

... expliquent l'anatomie et la pathologie, ça donne ce monument d'anthologie :

« xxx a pris un coup sur le talon, ou plus exactement sur le nerf qui irradie le talon. Et cela a eu pour effet de lui endormir le talon, au point de ne plus le sentir sous lui. » (*)

Ah le nerf du talon ! Et ce pauvre talon tout irradié !! Ce joueur n'est sans doute pas près d'oublier cette sinistre aventure. Enfin, il va mieux, qu'il a dit son entraîneur, maintenant, faudrait pas qu'il se froisse le nerf du genou !

Peut-être faudrait-il que les rédacteurs de l'Equipe, d'où est tirée cette citation, aient, durant leur formation professionnelle, quelques notions d'anatomie, ce serait moins drôle, mais plus sérieux. Ce n'est pas leur métier ? Ah mais alors, pourquoi qu'ils en causent alors ? Est-ce que je me mêle de raconter comment machin a fait un nanavant dans la surface de réparation, en se cognant avec sa raquette ?

(*) L'Equipe - jeudi 13 mars - page 3