28 nov. 2010

Tel est pris qui croyait prendre

L'affaire Houellebecq a fait grand bruit dans le Landerneau wikipédien : cet auteur ayant repris, dans son dernier roman, La carte et le territoire, prix Goncourt 2010, de fort nombreux passages directement par copier/coller des articles de l'encyclopédie. C'est banal chez les élèves quand leurs enseignants leur demandent de faire un exposé, c'est tellement moins fatigant que de rédiger un texte, mais chez un écrivain qui se targue d'être une figure incontournable de la littérature actuelle, ça fait sourire, ou grincer des dents selon l'humeur.

Seulement voilà, partant du principe que la licence sous laquelle sont diffusés les textes provenant de l'encyclopédie impose la libre rediffusion de son contenu, un individu malicieux propose gratuitement le texte du bouquin sur différents sites internet.... au grand dam de Flammarion, l'éditeur, qui voit ainsi chuter ses ventes et crie au piratage et à la violation des droits d'auteur... ce qui fait, là aussi sourire en pensant à la phrase célèbre "faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais" !

Personnellement, je n'apprécie pas vraiment cet auteur qui me semble aussi factice que surfait, et je n'ai pas du tout l'intention de lire son ouvrage, pas plus sous forme papier que sous forme numérique, mais je trouve l'anecdote savoureuse, et les grandes envolées de manches des avocats de l'écrivain et de l'éditeur pathétiques, tant ces nouvelles donnes numériques sont éloignées de ce qu'ils ont pu apprendre à l'université.

Qu'adviendra-t-il quand les liseuses qui déjà pointent leur nez, auront atteint leur vitesse de croisière et que l'échange de livres numériques ressemblera aux échanges musicaux déjà stigmatisés par les majors ? Quand l'un récupère du contenu en libre diffusion pour l'intégrer à un texte vendu sous copyright, quand l'autre voudra prêter son livre numérique téléchargé sur sa liseuse à son copain comme il le faisait avec un livre papier, le tout dans l'imbroglio des licences... Je crois que les juristes vont bien s'amuser !

25 nov. 2010

Le Congrès des Maires 2010

Une énorme manifestation annuelle : 12000 inscrits : maires, conseillers municipaux, élus des collectivités territoriales, des tables rondes, conférences, ateliers, se déroulant simultanément de 10h à 17h, avec la participation de députés, sénateurs, et même du Président de la République ; mais c'est aussi un immense salon étalé sur trois pavillons à la Porte de Versailles, où des centaines d'exposants viennent présenter tout ce qui peut intéresser une commune, du terrain de foot à la documentation financière, en passant par les cloches des beffrois et le mobilier urbain (sans oublier les très intéressants stands des départements d'outre mer avec leur accras et leur punch...).

Lors du discours du Président de la République, mardi après-midi, le grand auditorium était noir de monde : 4000 personnes assises, et près de 2000 debout... il était bien difficile quand on n'était pas de la presse, de faire des photos, mon vieil appareil et moi, aidés de Gimp, avons fait ce que nous avons pu pour capter l'image de Monsieur Sarkozy (lequel bouge tout le temps, ce qui n'aide pas..), et la photo est de bien mauvaise qualité..

Pendant ce congrès, il y a aussi la traditionnelle réception des élus à l'Hôtel de Ville de Paris, invités par Monsieur Delanoé, où on en profite pour visiter les extraordinaires salons et leur riche décoration.


Heureusement qu'après l'effort vient le réconfort, et si on ne voit sur l'image que des carafes de jus de fruit, le champagne n'était pas loin, et les canapés et autres délicieux petits fours ont été fort appréciés.

Trois jours bien denses pour se documenter, apprendre, discuter de tout ce qui peut intéresser le fonctionnement d'une Mairie ou d'une communauté d'agglomération, des kilos de papiers, revues, livres rapportés ; trois journées aussi épuisantes que passionnantes ! A l'année prochaine !

21 nov. 2010

L'été indien ?

Entre deux averses, deux bourrasques de vent, au milieu des journées qui raccourcissent et s'engluent dans le brouillard ou le crachin, l'automne offre tout de même de bien belles couleurs.

17 nov. 2010

Bookworm

Un ver de livres ? En fait, c'est le nom d'un jeu de lettres, qui ravira les amateurs de ce genre de distraction, quelque chose entre le scrabble et les mots mêlés. J'ai découvert ça en jouant à Super Bubbles, parce que pendant le chargement du jeu, il y avait une pub pour Bookworm, comme quoi les publicités, ça marche...

Donc, le jeu consiste à faire les mots les plus longs possibles, en utilisant des lettres voisines. Chaque fois qu'un mot est créé, les lettres sont ôtées du plateau, celles qui restent descendent et d'autres arrivent par le haut pour boucher les trous. Il y a des lettres qui donnent plus de points que d'autres, comme au scrabble, des lettres vertes qui donnent des points, des lettres en or, voire en diamant, qui permettent d'augmenter le score, mais aussi des lettres en feu qui, si elles parviennent à descendre en bas du plateau sans avoir été utilisées, finissent par mettre le feu à la bibliothèque, et le jeu s'achève. Tout du long, un sympathique ver émet des sons marrants tandis qu'une rangée de livre grandit au fur et à mesure de la progression du jeu qui se déroule sur plusieurs niveaux, de plus en plus difficiles.

C'est distrayant, un peu addictif comme tous ces petits jeux, rapide, bien fait. On peut bien entendu acheter ce jeu et l'installer, il doit exister une version Windows quelque part, mais le plus simple est d'y jouer avec un simple navigateur, puisqu'il est fourni en flash sur plusieurs plateformes. J'en ai essayé deux ou trois, pour voir celui qui je préférais. Certains sont plus difficiles que d'autres (plus ou moins de voyelles, surtout de e), ou ont moins de bonus/malus, mon préféré est celui que l'on trouve sur le site de Jeuxvideo , parce qu'il est... le mieux fait !!

Alors, si ce genre de petit jeu sans prétention vous détend, allez-y et amusez-vous bien !

(*) Si certains wikipédiens passent par là, je leur précise que je ne fais pas partie des Noellistes.... ils comprendront en voyant le nom du site recommandé !

13 nov. 2010

Des routes, des lacs et des rivières

Le travail encyclopédique ne se limite pas à pêcher des perles (Cf ci-dessous) ou à nettoyer les divers vandalismes, c'est aussi un travail d'édition. Après m'être intéressée aux saints, aux églises et aux villages autour de chez moi, je suis partie un peu plus loin, vers un état américain que j'aime tout particulièrement, l'Alaska, sur lequel il y avait peu de choses sur la Wikipédia francophone, alors qu'il y avait pas mal d'articles sur la version anglophone.

On se dit qu'on va traduire quelques articles, histoire de voir, à condition qu'ils soient courts, et qu'ils aient des images, et c'est l'engrenage... Par exemple, j'avais entrepris de traduire les articles concernant les routes. Ce n'était pas bien compliqué, des routes, là-bas, il n'y en a pas beaucoup. Mais ces routes desservent des villes, quelques unes, et de plus petites localités, donc, petit à petit, j'ai traduit quelques articles sur les villes, mais de fil en aiguille, je me trouve entraînée dans une boucle sans fin.

Ce matin, partant de la Sterling Highway dans la Péninsule Kenai, j'ai traduit l'article sur la ville de Kasilof qui est au kilomètre 175 de la dite route. Mais... il y a aussi une rivière qui s'appelle Kasilof , allons-y pour la rivière.. laquelle prend sa source dans le lac Tustumena , on continue par le lac, lequel provient d'un glacier éponyme... Là, je me suis arrêtée, juste avant le glacier, parce que j'ai vu qu'il n'existait pas de catégorie Lac d'Alaska (alors qu'il y a une catégorie pour les lacs du Montana, Wisconsin, et autres états des 48 d'en bas). Donc, il fallait créer la catégorie, et pour que le pauvre Tustumena Lake n'y soit pas tout seul, j'ai vite fait traduit Bear Lake , qui est du côté de Seward. Et j'ai vu que chez les anglophones, il y avait plein d'articles sur les lacs... donc...

Enfin, il y a encore de quoi bien s'amuser. Au train où je suis partie, je crois que quand je retournerais là-bas, je vais pouvoir faire le guide ; d'accord, après avoir perfectionné mon anglais oral qui est un peu limite, et avoir appris à piloter un avion de brousse, ou un attelage de chiens, parce que ce sont les seul moyens d'atteindre certaines capitales du Yukon-Koyukuk (non, c'est pas un gros mot, c'est une région d'Alaska).


L'illustration est une photo de la rivière Kasilof, transportant ses alluvions bleus, ce qui lui donne cette étrange couleur, elle se trouve sur l'article du même nom.

12 nov. 2010

Nouvelles perles

Il y avait longtemps que je n'étais pas allée à la pêche aux perles wikipédiennes, en voilà quelques unes, récupérées récemment :

il ya 600 millions d'anner les dinosaures on tout niker et ils ont crever a cause des meteorite

Vision personnelle par le vocabulaire et l'orthographe, de la fin des dinosaures.

Le salix integra : saule de jardin est un très bel arbuste avec des feuilles c'est logique

Tout à fait logique effectivement, la plupart des arbres ont des feuilles, tout du moins à certaines saisons.

***********

Sur la page de discussion d'un article intitulé Forum (informatique), les deux du même auteur qui semble tout à fait brouillé avec l'informatique :

Bonjour mon fils possède un pc fixe avec le programme xp professionnel et pas possible d'installer internet y a-t-il quelqu'un qui sait me dire comment faire car avec un autre programme du nom de linux(c'est un sous programme de windows)et celui-là il prend internet mais pas avec xp professionnel ni avec vista donc attend vos réponses mais je signale que la carte réseau est bonne merci d'avance

Les linuxiens, ravalés à être des utilisateurs d'un sous-programme de Windows, vont en faire une crise cardiaque !

je viens de recevoir un mail mais celui-ci s'est fait bloqué et suis un peut inquièt car on me demande mes coordonnées ainsi que mon adresse mail alors quelqu'un peut me dire ce que je dois faire avec ce mail
merci d'avance

Là, j'ai été assez charitable pour répondre.... mais quand on voit ça, on se dit que les pirates et autres malveillants ont encore de beaux jours devant eux..

8 nov. 2010

Ils étaient environ 6000 ...

... Rangés sur des étagères ou posés en piles par terre, qui attendaient depuis plusieurs années de voir quelqu'un s'occuper d'eux. Qui ? Les livres de la bibliothèque du village qui avait fermé ses portes depuis cinq ans, vaincue par les nouvelles normes de sécurité et les bibliothèques voisines plus riches et mieux organisées. Un beau jour, ils ont été réveillés de leur torpeur, mis dans des cartons, et descendus dans une grande salle où ils ont été posés sur des tables. Et là, des gens sont venus et les ont regardés. Certains ont immédiatement été sortis de leurs rangées et emportés, d'autres ont été seulement feuilletés et reposés ensuite, la longueur des rangs diminuait, certains livres qui étaient côte-à-côte depuis tant d'années étaient séparés. D'autres allaient rejoindre les bras déjà chargés d'un visiteur, partant vers une nouvelle destinée. D'autres enfin étaient encore là quand tous les visiteurs furent partis, leur contenu, les couleurs de leur couverture, n'ayant pas réussi à les faire adopter.

Quand les lumières furent éteintes, et les volumes invendus à nouveau empilés, on entendit des chuchotements et des soupirs : Qu'allons-nous devenir ? Quel va être notre sort ? Pourquoi personne ne nous a pris ? Je renferme pourtant l'écrit d'un grand auteur... et moi, j'ai eu tant de succès à ma sortie... il y a vingt ans.. et moi, je n'ai pas une égratignure à ma couverture ni une corne à mes pages... voir disparaître un livre, c'est voir disparaître un pan de la mémoire humaine..

Mais nous ne sommes pas encore morts, s'écria un gros volume tout au fond d'un carton, nous ne sommes pas encore partis à la déchetterie ! Il paraît même qu'il y a encore quelques associations retardataires qui vont venir nous chercher. Les autres ne lui répondirent pas et soupirèrent de plus belle. Combien vont être choisis ? Quelques uns... peut-être, et les autres, ceux dont personne n'aura voulu ? Eh bien, reprit le gros livre, on nous emportera à la déchetterie... tous frémirent... mais, ajouta-t-il, nous serons recyclés, transformés en pâte à papier, et nous... redeviendrons des livres !

4 nov. 2010

De l'or en feuille

C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.

Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

François Coppée (1842-1908)



Photos prises ce jour, en milieu d'après-midi, dans mon jardin. Il me semble que le poème de François Coppée, qui s'intitule Matin d'octobre, convient tout à fait à cette belle journée de novembre.

3 nov. 2010

Connexion internet illimitée sur votre mobile !

C'est ce qui est écrit sur toutes les publicités des opérateurs de téléphonie qui cherchent à vendre des abonnements lesquels semblent fort séduisants avec les nouvaux appareils téléphoniques mobiles. Illimité dites-vous ? Ce qui signifie qu'on peut rester connecté à Internet tout le temps qu'on veut, sans limite de durée ni d'activité ? Euh... oui, non, pas tout à fait... parce qu'en fait il y a un maximum de données échangées autorisé, au-delà, la connexion se dégrade et la facture s'alourdit énormément. Mais ce maximum, exprimé en Mo, n'est pas indiqué dans les annonces publicitaires, ou alors, en tout tout petit dans un tout tout petit coin. Et d'abord, sur son mobile, comment le savoir ? Comment l'évaluer ? L'opérateur fournit-il l'utilitaire pour mesurer ? Pas à ma connaissance... même si ce genre de gadget existe et fonctionne très bien (*), mais si l'opérateur le fournissait, il ne pourrait plus alors parler d'illimité et serait bien obligé d'avouer que cette notion n'est qu'un leurre commercial !

En fait tout dépend de ce que l'on fait. Si l'on charge une page documentaire que l'on souhaite lire tranquillement pendant un long moment, sans en sortir, il est évident que le poids des données échangées sera fixe pendant tout le temps qu'on étudiera la page (à condition qu'elle ne fasse pas appel à des sites tiers pour des publicités ou similaire) et les octets ne s'accumuleront pas dans sur le compteur de l'opérateur. Mais ce cas est limite, habituellement, et c'est le principe même de tout surf sur le web, on passe d'une page à l'autre par des hyperliens, et donc, à chaque requête, une certaine quantité d'octets est échangée. Donc, à moins de n'ouvrir son navigateur sur mobile que de temps en temps, et de ne faire qu'une rapide consultation, on a tous les risques de dépasser le quota rapidement, et de se retrouver avec de bien mauvaises surprises.

Les associations de consommateurs, à juste raison, réclament la suppression de cette mention fausse d'illimité, qui est de la publicité totalement mensongère. Le plus honnête serait de dire : vous avez droit à tant de Mo (en données échangées) de connexion, et si vous souhaitez mesurer votre consommation, nous vous offrons un utilitaire à télécharger pour le faire. Mais... ça ferait restrictif, moins vendeur, et ne permettrait plus de se faire de l'argent supplémentaire en abusant de la naïveté du consommateur ! Toutefois, il paraît qu'en 2011, un projet de loi, sous la pression des consommateurs, va émerger à ce sujet, espérons qu'elle sortira réellement et que cette arnaque (faut dire les choses comme elles sont) cessera.

« On a fait trop usage du terme illimité pour désigner des offres qui ne sont pas illimitées et ne peuvent d'ailleurs pas l'être » a dit Monsieur Stéphane Richard, PDG d'Orange..... alors, si la sagesse et l'honnêteté commencent à venir, peut-être peut-on avoir de l'espoir, même si on peut déplorer que la lumière lui soit venue si tard !

(*) Le gadget sur le Mac s'appelle Istat pro. Je peux y constater, en plus d'autres indications qui n'ont aucun rapport avec ce billet, que depuis quatre heures que je suis connectée à Internet, l'échange de données a été de : in : 60 Mo et out : 15 Mo

30 oct. 2010

Koobface, qui c'est ?

Qui cest celui-là ? Un virus, un ver en fait, qui s'installe sur un ordinateur dans une applet Java infectée quand on clique sur un lien web. Que fait-il ? Il installe un programme destiné à permettre à d'autres machines de prendre le contrôle de la vôtre afin de l'utiliser à des fins malveillantes, deni de service, transmission de malwares, et similaires.

Comment cela se passe-t-il ? Via certains réseaux sociaux, comme Facebook ou Twitter, il est possible de se transmettre des liens d'un internaute à l'autre, pour partager des adresses de sites que l'on a apprécié. Si on clique sur ce lien "infecté", le système d'exploitation demande l'autorisation d'installer l'applet, et il y aura toujours des gens pour dire oui... sinon, ça ne marcherait pas, en se disant que ça doit être indispensable d'installer ce truc pour aller voir ce fameux site. Une fois ce petit programme installé, il va se charger tout seul de télécharger certains fichiers afin de transformer un innocent ordinateur personnel en une machine zombie. Koobface a ainsi été fort actif en 2008 sur les ordinateurs utilisant Windows, mais était inopérant sur les autre systèmes d'exploitation. Ceci est parfaitement normal, on sait bien que si on veut pratiquer le terrorisme efficace, il vaut mieux envoyer des bombes sur une tour habitée par des milliers de gens que sur une ferme de Lozère n'hébergeant qu'un vieil agriculteur célibataire ! (il y a d'autres raisons techniques aussi, mais ce n'est pas le sujet de ce billet).

Mais voilà que Koobface évolue, et qu'il s'attaque maintenant, de la même façon, aux ordinateurs tournant sous Linux ou MacOS. Son mode d'action est le même : une fois arrivé sur le site en suivant le lien envoyé, l'applet Java demande à s'installer, et si on dit oui, elle s'installe et tente de procéder de la même façon qu'en 2008... Mais là, c'est moins facile, même si le Linuxien ou le MacUser est aussi négligent que son collègue Windowsien et dit oui par défaut.

Sur MacOS, ça ne marche pas, le ver tente de crééer un dossier pour y télécharger ses programmes malveillants, mais n'y parvient pas.

Sur Linux (essai fait sous Ubuntu), ça marcherait mieux, le téléchargement des fichiers se passe "bien" et on observe ensuite un trafic inhabituel.

Mais de toutes façons, tout ça n'est pas vraiment au point parce que, quand on éteint la machine, ce botnet s'arrête, bien évidemment, mais est incapable de repartir quand l'ordinateur est rallumé ! Un peu légers, non, messieurs les crackers ? Il y a encore du chemin avant d'arriver à la malveillance la plus efficace...

Toutefois, le plus inquiétant est de voir le nombre de gens qui sont capables de cliquer sur tout ce qu'ils rencontrent, des liens dont ils ne savent pas où ils mènent, des propositions d'installation de programmes dont ils ignorent ce qu'ils font, etc.. comme quoi, ce qui est le plus vulnérable dans un ordinateur, c'est ni le hard, ni le soft, mais bien l'interface chaise-clavier !

Merci à Otourly qui a transmis ce lien via Twitter et qui m'a donc donné l'idée de ce billet. Vous pouvez cliquer, c'est sans danger !!

28 oct. 2010

Deux ans déjà....

Il y a deux ans aujourd'hui, j'étais élue administratrice sur Wikipédia, et recevais en même temps qu'un balai, quelques boutons supplémentaires sur mon interface utilisateur, destinés à effectuer quelques tâches de maintenance dévolues à ce nouveau statut. Et depuis, je m'emploie à les utiliser du mieux possible, enfin, j'essaye.. Ces deux années de travail ancillaire non rétribué m'évoquent quelques réflexions. Il me semble qu'on pourrait résumer la fonction avec trois lettres, trois P :

P comme patience : Parce que c'est lassant d'expliquer sempiternellement la même chose à des gens qui ne se donnent jamais la peine de lire la moindre page d'aide, ou confondent l'encyclopédie avec leur blog personnel, un réseau social, ou un site gratuit d'annonces publicitaires. Aussi parce que ce n'est jamais très agréable, même si on en prend l'habitude à force, de se faire insulter (même pas en bon français), ou menacer, voire de récupérer des commentaires injurieux sur son blog (Cf un billet précédent).

P comme pondération : En rapport avec le P précédent, parce qu'il est toujours difficile de distinguer entre le malveillant et le maladroit, le message adressé étant bien entendu différent selon les cas. Si le dialogue se poursuit, ce qui n'est pas toujours le cas, on voit alors très vite à qui on a à faire, et on peut réagir de façon plus précise, en essayant de trouver les arguments les plus percutants, ou en stigmatisant plus vivement l'erreur, voire en allant plus loin.

P comme prudence : Là, c'est plus technique. En cas de blocage d'une IP, essayer de voir si elle est dynamique ou pas, ce qui peut tout changer quant à la durée effective, n'est pas évident (pour moi). Ou encore, pour un compte enregistré, savoir s'il vaut mieux bloquer indéfiniment ou pas en fonction de la "gravité" de la faute et/ou de la récidive, se poser la question de lui permettre ou pas de modifier sa page de discussion (en prenant le risque qu'il s'en serve comme d'une tribune pour menacer son contradicteur de toutes les foudres divines et pénales possibles). Ou enfin s'il est plus efficace de protéger un article à la création plutôt que de bloquer le contributeur qui insiste (et qui pourrait faire alors appel à un copain pour recréer la page fautive)... Là, c'est une question de feeling, d'appréciation personnelle, je ne sais pas s'il y a une règle qui s'appliquerait à tous les cas.

Il y a aussi des bons et des mauvais côtés dans le "métier". Deux exemples :

Il est très désagréable et fort démotivant de voir certains contributeurs malveillants soutenus par des "collègues" qui ne pratiquent plus de maintenance depuis longtemps, et prônent un angélisme bien dépassé depuis l'arrivée du web 2.0... estimant qu'avoir écrit une sottise ou une grossiereté sur un article n'était que le fait de la maladresse d'un nouveau contributeur et qu'en le lui reprochant, on risquerait de le faire fuir.

Il est par contre tout à fait agréable quand, suite à un conseil pour éviter une erreur (dans le fond comme dans la forme), un dialogue constructif s'amorce, qu'on puisse aider un nouveau qui n'est pas encore au fait des arcanes (complexes, on le reconnaît tous) de Wikipédia, l'encourager, et lui permettre à l'avenir de contribuer efficacement. Et même que parfois on est remercié !

De toutes façons, il ne s'agit pas d'une occupation obligatoire. Quand on en a marre, quand on ne supporte plus les bavards inutiles et les âneries en SMS, on peut aller voir ailleurs ce qui se passe, poser tranquillement son balai dans le placard, et.... écrire des articles, par exemple !! En essayant de moins maltraiter la langue française que dans l'exemple ci-dessous (copié/collé hier) : les animaeux resemble a des drangon des oisaeux ou encort des chevals volants.

26 oct. 2010

Je veux un Segway !

Voilà un engin tout à fait séduisant, qui permet de se déplacer rapidement sans le moindre effort. En effet, on peut aller jusqu'à 20 km/h, c'est assez puissant pour monter les côtes, c'est aussi simple qu'intuitif à utiliser, on est debout dessus, et ça avance tout seul !

Que des avantages, une batterie qui permet de faire une trentaine de kilomètres avant recharge, pas de pollution d'hydrocarbures, pas d'utilisation musculaire qui fatigue, le silence, et une technologie de pointe qui en rend le maniement évident.

J'en ai vu fonctionner dans différents endroits publics, à Chicago, à Rome aussi, et il y en a à Paris pour visiter différents lieux quand la marche à pieds est trop longue ou difficile à certains. C'est tout à fait étonnant de voir la facilité avec laquelle on peut se déplacer sans avoir à pédaler ou à faire des efforts.

L'engin pèse aux environs de 50 kilos, ce qui ne le rend pas facile à monter dans un escalier en ville, ni dans ceux du métro bien sûr, mais à la campagne, pour aller d'un point à un autre sans utiliser sa voiture ou s'épuiser en vélo (un vélo électrique, faut pédaler... quand même), ça semble une solution alternative fort intéressante. Mais......

Parce qu'il y a un mais, et un mais de taille !! C'est que cet extraordinaire machine coûte entre 6000 et 8000 euros..... On comprend mieux pourquoi on en voit uniquement en location à l'heure dans des lieux publics et non en vente dans les super marchés ! Et pourquoi le fabricant s'adresse en priorité aux organismes ou entreprises plutôt qu'aux particuliers.

Eh bien on attendra.. que sous l'influence de la mouvance écologique ce genre d'engin devienne suffisamment à la mode pour devenir accessible, et en attendant, puisque le Solex n'est plus produit, il n'y a plus qu'à nettoyer son vélo.... quitte à devoir le pousser dans les côtes !

* La photo est issue de Wikimedia Commons, sur la Wikipedia anglophone, et a été prise à Florence.

24 oct. 2010

Un triste sire

Il y a de tristes sires quand même.... comme ce quidam que j'ai bloqué indéfiniment hier soir sur Wikipédia pour avoir, comme seul apport à l'encyclopédie, parsemé plusieurs articles d'immondices diverses bien que peu variées (on n'a jamais un vocabulaire très étendu dans ce genre de comportement, cinq mots, tout au plus, tous situés entre la ceinture et les genoux).

Comme vengeance, il n'a rien trouvé de plus intelligent que de déverser des insultes et des menaces en commentaires de ce blog. Bien entendu, vu le niveau d'orthographe et de grammaire, et le contenu hautement intellectuel des quelques phrases eructées, j'ai immédiatement supprimé ces morceaux d'anthologie. Mais du coup, j'ai du réactiver la modération des commentaires, au cas où cet individu repasserait par là, et c'est dommage pour ceux et celles qui ont l'amabilité de prendre la peine de laisser des petits mots qui me font toujours plaisir.

D'ailleurs, si ça se produit, lui qui prétend savoir parfaitement bien hacker des comptes, puis-je lui conseiller de commencer par améliorer ses compétences en orthographe, vocabulaire et grammaire, parce que s'il est très fort en programmation, comme il s'en vante, il est à peine du niveau du cours moyen pour le reste !

Bon, il y a des choses plus importantes et plus intéressantes dans la vie, non ?

19 oct. 2010

Eparpillement et concentration

Il paraît que l'utilisation intensive d'Internet nuit à la faculté de concentration par l'afflux simultané de nombreuses informations qui sont reçues sans qu'il y ait eu le temps nécessaire à leur assimilation. De plus, on fait souvent plusieurs choses en même temps, passant de l'une à l'autre rapidement, ce qui fait que tout s'éparpille dans la tête, et qu'il n'est pas forcément évident pour le cerveau de gérer ces changements brusques d'attention. Les grands écrans actuels (et les connexions haut débit bien entendu aussi) favorisent ce genre de comportement. Par exemple, on a devant soi plusieurs fenêtres d'ouvertes, dans le genre (suivez mon regard..) : un ou deux navigateurs, avec chacun plusieurs onglets ouverts, un client mail, un client IRC, un éditeur de texte qui sert de bloc-notes, de pense-bête, de gestionnaire de fichiers, avec, lui aussi, plusieurs buffers ouverts... ceci étant pour la base, et sur cette base peuvent se rajouter d'autres applications en fonction des besoins ponctuels.

Et bien entendu, on circule de l'une à l'autre, répondant à une conversation IRC, surfant d'un onglet à l'autre du navigateur, rédigeant un texte pour son blog, faisant une recherche sur un point précis, répondant à un mail, lisant les tweets qui arrivent, ou jouant à un jeu en flash ailleurs. Alors, c'est tout à fait exact qu'on papillonne plus qu'on ne se concentre, et que cette hyperactivité un peu brouillonne n'a rien à voir avec l'étude d'un parchemin dans un calme scriptorium éclairé par un rayon de soleil qui passe au-travers de la fenêtre à meneaux.....

Il est donc évident que ce genre de butinage n'est vraiment pas propice à la concentration, passer d'une activité à l'autre, oublier un truc pendant qu'on en fait un autre, ne s'arrêter que rarement sur quelque chose ressemble plus à une activité d'insecte que d'humain. En fait, ce n'est pas tout à fait exact, et souvent, on s'arrête sur quelque chose de précis, en vue de faire un travail particulier, et je me demande justement si cette gymnastique intellectuelle qui consiste à passer rapidement d'un sujet à l'autre en adaptant son esprit à chaque fois, n'est pas, justement, un excellent moyen d'être toujours en éveil et d'exercer l'agilité mentale.

De toutes façons, c'est quand même quelque part magique de pouvoir, d'un clic de souris, se promener dans le monde entier, aussi bien réserver un hôtel que parcourir la biographie de quelqu'un, visiter la Chapelle Sixtine ou l'abbaye de Cluy sans sortir de son fauteuil, discuter avec plein de gens, découvrir plein de choses, savoir en direct le temps qu'il fait à l'autre bout du monde, participer à toute cette communauté universelle et échanger des idées avec des gens qu'il aurait été impossible de rencontrer autrement. Alors, tout ça nuit à l'esprit de concentration ? Tout ça est fort superficiel ? Peut-être, mais c'est sans doute une autre façon de vivre, d'apprendre, de se distraire. Est-elle meilleure ou pire ? Je n'ai pas la réponse...

18 oct. 2010

Quelques lyonnais bien sympathiques

Lyon est une ville très agréable à visiter, d'abord par la multiplicité des choses intéressantes à voir, ensuite par la haute qualité des transports en commun, qui facilitent bien la vie du touriste (surtout quand on revient de Rome où on n'a guère que la ressource d'utiliser ses jambes pour aller d'un lieu à un autre..). Les gens sont plutôt accueillants ; par deux fois, alors que je dépliais mon plan, une fois dans la rue pour trouver mon chemin, l'autre dans le métro pour chercher ma direction, deux personnes se sont spontanément arrêtées pour me demander si j'avais besoin d'aide, et m'ont courtoisement renseignée. Je ne suis pas très sûre qu'il en serait de même à Paris, voire à Marseille...

Donc, il y a la primatiale saint Jean, la basilique de Fourvières, les gones, les canuts, le TGV qui y mène en deux heures depuis Paris, les bouchons où on mange si bien, le saucisson chaud, les Journées du Logiciel Libre, les traboules, etc... mais il y a aussi quelques habitants plus originaux, comme ceux auxquels je suis allée rendre visite :

La construction humaine en arrière-plan ne fait pas trop africaine.... sans doute des immigrés !!

Il y avait foule à l'heure du casse-croûte, voyons, qu'y avait-il donc au menu ?

Je vous surveille, immobile sur mon vieux tronc d'arbre, et si vous vous approchez de trop près, j'envoie ma copine la tortue pour vous rappeler à l'ordre...

13 oct. 2010

Une cathédrale végétale ?


A force de visiter des églises à Rome (lesquelles, pour celles que j'ai vues, ne sont pas des cathédrales gothiques..) je vois des colonnes et des bas-côtés partout ! Tiens, ce coin de mon jardin ne ressemble-t-il pas à l'intérieur d'une église ? L'inclinaison de la colonne (enfin, du sapin..) à droite, n'est pas due à un quelconque tremblement de terre, mais à la tempête de 1999 !

D'accord, un peu trop d'imagination, ou alors, les petits champignons qui se cachent sous les premières feuilles mortes ont des vertus hallucinogènes !

10 oct. 2010

Images de Rome

Rome est une grande ville, de plusieurs millions d'habitants, c'est la capitale de l'Italie, mais c'est aussi un des plus grands musées du monde. 400 églises, renfermant toutes plusieurs chefs d'oeuvre, des palais, des ruines romaines, toute une très longue histoire où Constantin cotoie Raphaël, où Michel-Ange discute avec Le Bernin, où les musées sont innombrables, les ruelles pittoresques, il faudrait sans doute plusieurs vies pour tout voir, tout admirer.

Voici quelques visions de cette ville étonnante, dans laquelle se pressent des milliers de touristes tous les jours, entre les fontaines, les restaurants, les jardins, les colonnes antiques, les statues, et l'exubérance de l'art baroque.

La façade et la coupole de Sant'Agnese, sur la Piazza Navona

La basilique Saint Pierre

Une des fontaines de la Piazza Navona

La fontaine de Trevi

L'arc de Constantin, sur le forum, à côté du Colisée

30 sept. 2010

Andiamo in Italia

Je pars en voyage
Avec pour bagage
Dans ma petite musette
Cinq ou six chaussettes

Deux ou trois chemises
Ma plus belle mise
Moi je pars pour l'Italie

Il paraît que les glaces y sont excellentes, qu'il y a quantité d'églises à visiter, que le café est nettement supérieur à l'ineffable regular américain, qu'il faut avoir vu la Chapelle Sixtine avant de mourir (en écoutant le miserere d'Allegri bien évidemment), et que les fontaines sont si belles ! Donc, départ pour Rome, dans ce pays dont j'ai appris la langue autrefois, par plaisir, et où je ne suis pas retournée depuis une bonne trentaine d'années.

En attendant de poster ici des photos de là-bas, voilà une interprétation Gimpienne de ma verte campagne.

27 sept. 2010

Le printemps est passé par là

Au mois de janvier dernier, j'avais rendu visite au couple de cygnes qui habite le coin de rivière que je fréquente. Et ce matin... j'ai croisé toute la petite famille qui se promenait au fil de l'eau. Quatre enfants d'un coup, c'est que c'est pas facile à élever ma bonne dame, ça mange, faut les surveiller tout le temps, et ça grandit vite, même s'ils n'ont pas encore leur plumage d'adultes. Pas farouches, ils n'ont pas particulièrement cherché à fuir quand ils m'ont vue, par contre, il n'était pas évident d'avoir tout le monde sur la même image, quand je vous dis que ces jeunes, ça veut toujours prendre son indépendance trop tôt !!

26 sept. 2010

De fil en aiguille

Un beau jour, je regardais des photos d'Alaska dans mes albums, en me disant que je pourrais peut-être en uploader quelques unes sur Wikimedia Commons, afin d'illustrer les articles sur le sujet, mais.. il n'y avait pas le moindre article pour les y insérer sur la version en français de Wikipédia ! Damned comme on dit là-bas, et on ajoute : just do it... ! Donc, j'ai entrepris d'écrire des articles sur des villes de cet état, qui ne figuraient pas encore sur l'encyclopédie (bon, il y avait Anchorage et Fairbanks, encore heureux, mais ni Tok, ni Kenai, ni Seward, ni plein d'autres). J'ai donc traduit les articles anglais, en complétant avec les documentations que j'avais. So far so good ? Oui, en fait, ce n'est pas un travail très ardu, l'endroit n'a pas une bien longue histoire, les villes ont été fondées quand on y a trouvé de l'or ou alors, au moment de la construction d'une route, certaines sont minuscules, d'autre ne remontent qu'à une petite centaine d'années et l'article est vite rédigé vu le peu qu'il y a à dire. Mais, si les villes liées à la ruée vers l'or (ou à l'extraction de tout autre métal) n'ont vécu que le temps de l'exploitation des filons, et ne survivent pour la plupart que grâce au tourisme, celles qui avaient été bâties pour héberger les constructeurs des routes m'ont amenée vers ... la route en question, qui n'avait pas non plus d'article. Le long de la route, j'ai découvert des glaciers, lesquels ont parfois la bonne idée d'arriver jusqu'au pied du parking prévu pour aller les visiter, comme Worthington et, de fil en aiguille, de liens rouges qui bleuissent petit à petit, avec l'aide des anglophones qui ont déjà écrit, de mes souvenirs photographiques, et des différentes documentations accumulées en deux voyages là-bas, j'en suis à une bonne trentaine d'articles sur cet état !

Quant aux photos, il y en avait déjà pas mal sur Commons, que je suis allée rechercher, et j'ai récupéré quelques unes des miennes (en scannant celles de 2002, parce que je n'avais pas d'APN à l'époque), les paysages sont tellement beaux, et de toutes façons, j'aime bien les images dans les articles encyclopédiques.

Mais ce n'est pas fini : en fait, c'est l'engrenage, parce qu'on part d'une ville, desservie par une route, on écrit l'article sur la ville, puis sur la route, laquelle dessert d'autres villes, qui sont éventuellement desservies par d'autres routes, et ainsi de suite... Enfin, il ne faut quand même pas oublier qu'en Alaska, il y a fort peu de routes, que toute une partie de l'état est vide de toute agglomération et de moyens de communication terrestres, donc, je devrais en voir le bout assez rapidement, mais en fait, ça m'amuse et m'intéresse beaucoup de farfouiller dans les photos et les bouquins pour retrouver des endroits que j'ai eu la chance de visiter et d'en découvrir d'autres. Et, bien sûr, ça m'a donné envie d'y retourner.... enfin, pas maintenant, ce n'est pas la saison, et la prochaine escapade n'est pas dans cette direction !

La photo d'illustration de ce billet provient de l'article sur Denali Highway .