29 janv. 2011

Le français malmené

Oui, je sais, la langue française n'est pas évidente à écrire, autant d'exceptions qu'il y a de règles, plein de pièges, des réminiscences du passé qui rendent l'orthographe et la grammaire bien compliquées, mais tout de même.... Faut-il accuser l'enseignement de la lecture/écriture et la méthode globale, la pratique des SMS, un désintérêt général pour la culture elle aussi générale ? Je ne saurais dire ! En tous cas, voici quelques exemples trouvés lors de surveillances wikipédiennes qui valent leur pesant de cacahuètes tant dans le fond que dans l'expression.

la loie de jules ferry a été exaucé en 1682 .
Là, on se perd en conjectures... il a voulu dire quoi le gamin ?

en tous kas je sais pas poukoi je gaspier le temps avec une langue en voi de mourir si en dit pas qu'elle mort deja, je te laisse cet wiki froncé puisk elle m'a gaspier trop de temps .
Voilà la réaction mécontente d'un contributeur auquel on reprochait sa connaissance encore un peu légère de la langue française.

la discrimination positive sais pire que la discrimnation normal sais beaucoup plus violent
Sais sûr ça !

Comment s'abihier pourle carnaval
Avec les habits d'hier ?

L opera des déjanir de st sans : C est un opéra
Saint Sans était un saint réputé pour avoir écrit de nombreux opéras, n'était-il pas né à Sens en plus ?

"Parce que" est un mot passe partout que l'on emploi souvent lorque l'on veut se justifier.
Le titre de l'article était Parceque en un seul mot et je l'ai supprimé, pourquoi ? Parceque !

Ces citations ont été relevées par copier/coller, et ont été récupérées sans une once de modification. Elles proviennent pour la plupart d'IP scolaires, qui "sévissent" régulièrement les après-midi de classe, entre 14h et 16h pour les ressortissants de l'Europe de l'ouest et de l'Afrique du Nord, et après 16h pour les enfants du Nouveau Monde, comme quoi... C'est bien partout pareil !

26 janv. 2011

Des pages qui se tournent

En octobre 1997, alors que je bénéficiais d'une connexion internet en RTC via Infonie depuis deux mois seulement, j'ai eu envie de créer ma première page web. Je me suis donc mise à l'html, et ai ainsi créé quelques pages dont le sujet était la lecture, ou plutôt, ce que m'inspiraient les livres que je lisais. Il n'y avait aucune charte graphique, chaque page me servait plutôt à l'apprentissage des fonctionnalités du langage et était différente des autres, il y avait aussi de nombreux gifs animés, qui faisaient fureur à l'époque, mais ce site n'était toutefois pas pire que des milliers d'autres semblables dans ces années là. Au fil du temps, il a évolué, changé, s'est agrémenté de possibilités supplémentaires, d'un compteur de visite, d'un envoi de message rudimentaire ; il a aussi changé d'hébergement, passant d'Infonie à AOL avant d'arriver chez Free où il s'est maintenu pendant tout le restant sa "vie" active, avec plusieurs améliorations dans le style des pages, avec même des fonctionnalités en php ! Il existe d'ailleurs toujours, même s'il n'est plus mis à jour. En effet, au printemps 2010, j'en ai eu assez, à chaque modification (et je lis beaucoup..) de mettre les mains dans le cambouis html/css, d'uploader plusieurs fichiers sur les serveurs de Free en veillant à ne pas me gourer de répertoire, à batailler avec les clients ftp, ça ne m'amusait plus. Et comme, par ailleurs, j'avais déjà ouvert ce blog sous Blogger, et que je trouvais ça agréable et facile à utiliser, histoire de voir autre chose, j'ai ouvert un nouveau site de notules de lecture sur Wordpress (la version en ligne), abandonnant définitivement mon "premier enfant"... Une page de tournée !

Parallèlement, sachant que l'espace alloué chez Free était important, j'avais créé deux autres sites, d'abord, celui qui montrait mes images de synthèse, avec quelques explications écrites générales, des liens, une première présentation en html pur, puis, une amélioration dans la gestion des pages en php, puis, le retour à du html et css aussi purs que durs (les seuls concepts que j'avais à peu près appris à maîtriser). Avec les premières études de Gimp, j'ai réutilisé cette structure pour créer le même type de page, cette fois pour les créations et manipulations d'images, laquelle était mise à jour "à la main", avec mon éditeur de texte préféré et Transmit comme client ftp. Un peu plus tard, j'ai ouvert une galerie sur Flickr, où je déposais des photos de fleurs, quand, au hasard des promenades, j'en trouvais qui étaient particulièrement belles. Alors, on se dit quoi de plus simple que de créer un second album qui, lui, hébergera les images gimpiennes ? Trois clics et c'est parti ! Et une autre page de tournée...

Et voilà comment, avec les nouvelles fonctionnalités offertes par le Web qui a bien changé depuis quinze ans, on utilise de nouveaux outils simples et intuitifs, et on n'a plus rien à apprendre, ni à comprendre (corollaire, on oublie tout). Est-ce un mal ou un bien ? Euh... quitte à paraître encore plus "vieux schnock" que je ne le suis en réalité, j'ai tendance à penser que, même si je ne l'utilise plus vraiment, ce que j'ai appris me sert encore, déjà pour mieux comprendre ce que je fais, et aussi pour me sortir de quelques bizarreries rencontrées dans les interfaces des moteurs de blogs actuels. Malgré les apparences, et la soi-disant convivialité d'une interface graphique, une certaine "culture" informatique est souvent rudement utile (redimensionnement d'image, utilisation des balises, différences entre texte pur et texte provenant de Word, etc..). Disons que c'est comme pour conduire une automobile : quand toute sa vie on a conduit des véhicules automatiques, c'est bien plus difficile d'utiliser une boîte mécanique quand on ne peut pas faire autrement, que l'inverse !

Je n'ai bien entendu pas retrouvé la première moûture du site de lecture, dont les fichiers doivent être quelque part au fond d'une boîte à disquettes, pour lesquelles je n'ai plus de lecteur depuis longtemps. La copie d'écran qui illustre ce billet est une ancienne moûture de la page d'accueil (conservée sur CD elle), la dernière étant encore en ligne ICI . Quant aux pages des images POV, comme il y a longtemps qu'elles ne sont plus mises à jour, pas la peine de les mettre ailleurs, tant vaut les laisser mourir d'indifférence dans les méandres de la toile, bien au chaud sur les serveurs de Free où elles sont toujours !!


24 janv. 2011

Qui a inventé.. ?

... ces trois fonctions informatiques qui sont aussi indispensables que fabuleuses, et qui manquent tant quand on n'utilise pas un ordinateur. Je veux parler du copier/coller, des fonctions de recherche, et des liens hypertexte.

Ne vous êtes-vous jamais trouvé devant un livre à partir duquel vous souhaitiez recopier une citation, voire un paragraphe afin d'illustrer ou de compléter de la documentation pour un exposé, récit, article, etc.. que vous êtes en train de rédiger avec votre éditeur de texte préféré. Vous saisissez le livre, cherchez la page, tentez de le maintenir péniblement avec le coude gauche tout en tapant laborieusement les mots sans y ajouter des fautes d'orthographe. Le livre se referme dès que vous bougez le bras, faut retrouver la page, on dit un gros mot, et on recommence. Alors que si le texte est en ligne, ou que vous l'ayez déjà sur un autre fichier, il est tellement simple de faire un CTRL-c CTRL-v ou tout autre combinaison de touches qui fasse la même chose.. Que voilà une fonctionnalité qu'elle est pratique, qu'il s'agisse d'une image, d'un texte, d'une copie de fichier dans un autre endroit du disque dur ou de tout autre chose, l'ordinateur ne voyant de toutes façons que des 0 et des 1... Qui a inventé ça ? Grâces lui soient rendues !

Reprenons notre livre papier, bien gros, bien lourd, genre encyclopédie. On cherche quelque chose, il y a bien un index, qui renvoie vers une page, mais là, il faut lire toute la page pour trouver ce qu'on cherche, et selon la taille, ça peut être aussi laborieux que fastidieux. Alors qu'avec un fichier informatique, on a la possiblité de faire la recherche d'un mot sur une page web, ou dans un texte, CTRL-f sous Firefox ou Safari (sous MacOS, ce sera plutôt pomme-f mais ça revient au même), CTRL-s sous Emacs, et ... je ne sais plus quoi sous Word ou Open Office ! Et je ne parle même pas de la fonction rechercher-remplacer, si utile et si confortable. Pas vraiment d'équivalent papier là, et bravo à celui qui a trouvé ça !

Quant aux liens hypertexte, en voilà une aussi de superbe invention. Ce n'est pas si récent que ça d'ailleurs, la première idée en serait venue à Vannevar Bush , en 1945, même si c'est Ted Nelson qui en a inventé le terme vingt ans après, et que ce soit Tim Berners-Lee qui l'ait popularisé en l'utilisant sur les pages Web. Pouvoir ainsi passer d'une page à l'autre dans son navigateur, ou sur certains .pdf, que c'est simple, ergonomique, et si pratique. Merci à eux pour cette facilité incontestable.

Ce petit texte a bien évidemment été rédigé avec Emacs, en copiant/collant le nom des inventeurs de l'hypertexte depuis leur page Wikipédia, afin d'être sûre de ne pas faire de fautes d'orthographe dans leur nom, ainsi que l'url qui mène vers la page qui parle de chacun. Et bien entendu, j'ai suivi les liens en question, depuis la page hypertexte, vers ces trois personnages, en utilisant la fonction rechercher de Firefox !!

19 janv. 2011

Sourires dans la grisaille de l'hiver

Le Père Noël ayant déposé dans mon soulier un amusant calendrier à feuillets détachables qui, chacun, porte une citation amusante de personnages célèbres. En voici trois, de trois éminents politiques bien connus, mais nous ne sommes qu'en janvier, et il y en aura sans doute d'autres, de tous bords, tout au long des jours à venir.

" Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare." - Dominique de Villepin

" A chaque fois que j'ai voulu lancer une femme, cela m'est retombé sur la gueule ! " - Jacques Chirac

" Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints " - Jean-Pierre Raffarin

Et deux perles trouvées au hasard de mes patrouilles wikipédiennes :

" xxx est un sportif en natation .il y est tres faure"
Il nage comme une gazinière ?

" Connu pour son énorme protubérance sexuel qui la fait connaitre dans le monde entier, ce don de la nature lui a même permis de rafler à deux reprise les hot d'or. Surnommé "la poutre humaine " ... "
Comme quoi attribut viril et langue française n'ont aucun rapport ! (*)


(*) honni celui qui voit dans cette phrase un sous-entendu qui ne saurait y figurer..

17 janv. 2011

Les éditeurs prendraient-ils la mauvaise direction ?

"l'année 2011 sera marquée par le ralliement d'autres industries culturelles au dispositif de la "réponse graduée" de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et pour la protection des droits sur Internet (Hadopi)". Pour ce faire, le Syndicat National de l'Edition (SNE) : "vient de lancer le processus de sélection d'une technologie de surveillance des livres numériques sur Internet et prépare son dossier de lutte contre le piratage".

Eh bien, on peut dire que ça commence mal ! Alors que cette activité démarre, qu'il y a de plus en plus de "liseuses" qui sortent, si les éditeurs voulaient fusiller cette nouvelle activité, ils ne s'y prendraient pas autrement.

Il y a au moins deux choses qu'il ne faut pas oublier dans l'usage d'un livre. Un livre (je parle du livre papier, comme on le connaît depuis plusieurs siècles), ça se lit n'importe où, dans son fauteuil, dans le train, dans son lit, dans les toilettes aussi... donc, en extrapolant sur le format électronique de la chose, il faut qu'un livre téléchargé et acheté puisse se lire partout, sur tout support, sur toute liseuse, sur tout ordinateur, sur toute tablette, parce que si on commence par n'autoriser qu'un format par appareil, on va droit dans le fiasco commercial, on a bien vu ce que les DRM avaient fait pour (ou plutôt contre) l'industrie du disque, puisqu'on en était arrivé à l'aberration d'un bien "légalement acheté" que l'on ne pouvait pas écouter partout, ou transférer sur son balladeur. Alors, pourquoi payer un truc bien cher qui souffre de tant de restrictions, alors qu'on peut l'avoir gratuit sans la moindre contrainte ?

D'accord, ce n'est pas tout à fait la même chose, là, il s'agit de l'HADOPI, de la loi sur la surveillance et la condamnation des vilains qui pourraient avoir l'idée de télécharger gratuitement des livres, comme ils le feraient pour la musique et de les mettre à la disposition des autres. Mais, et c'est la seconde chose, un livre, ça se lit, ça se relit, ça se prête, souvent à plusieurs personnes, ça se transmet. Donc, en extrapolant sur le format électronique, il faudrait pouvoir offrir le fichier, le prêter, et même le vendre à la Foire à Tout locale !! Et on ne le pourrait plus ? Ce serait illégal ?

Tiens, on se demande pourquoi les éditeurs ne sont pas partis en guerre contre les bibliothèques municipales, dans lesquelles, pour une cotisation modique, qui ne représente même pas le prix d'un livre papier en librairie, on peut emprunter autant d'ouvrages que l'on veut (ouvrages que le particulier n'achètera donc pas(*)). Ce qui fait que le livre a été acheté une fois, par la bibliothèque, et a été lu par de nombreuses personnes.... quelle différence avec un fichier mis à disposition de ceux qui souhaitent le partager ? Qu'il n'a pas été ''vendu'' au moins une fois ? Donc, qu'il n'a pas rapporté de sous à l'éditeur ?

Admettons. Admettons aussi que l'on ne passe pas par un quelconque réseau parallèle illégal et qu'on achète un fichier, lequel, admettons toujours, est lisible partout, sur toute plateforme, et transmissible à qui on veut. Quel est l'avantage par rapport à l'achat d'un livre papier que l'on pourra prêter à ses copains ? Le poids ! Oui, ça, c'est un gros avantage, quelques octets pèsent nettement moins lourd que 300 pages de papier (et tiennent moins de place dans la maison) ! Le prix ? Sachant que la matière première est moins onéreuse que le papier, que la numérisation d'un ouvrage n'a lieu qu'une fois, et qu'il n'y a pas de frais d'édition (matière première et manutention) on pourrait s'attendre à.... eh bien non, même pas vraiment significatif. Voici deux exemples pris au hasard dans le catalogue de la FNAC, pour deux ouvrages, proposés aux deux formats, électronique et papier :

  • Cet été-là - Véronique Olmi - version électronique : 13,99 euros au lieu de 17,10 en version papier
  • Nous étions les hommes - Gilles Legardinier : 14,30 euros au lieu de 17,96 en version papier
soit à peine plus de trois euros de différence....

Alors, si j'avais un conseil de bon sens à donner aux éditeurs, si vous avez si peur que le piratage vous ruine, ne le favorisez pas et commencez par rendre vos offres plus attractives financièrement, plutôt que de menacer les lecteurs des foudres de l'HADOPI ou, pire, d'instaurer des restrictions d'usage. Parce que, quand on veut prendre du fric de partout, sur le dos des clients, ça finit toujours par vous retomber sur la gu***e... euh, pardon, sur la figure, bien sûr !

Les citations du début du billet sont extraites de cet article

(*) Encore que bien souvent, les gros utilisateurs des ressources des bibliothèques locales sont aussi de gros acheteurs de livres en librairie...

13 janv. 2011

Mensonges, mensonges...

Sur la dernière publication du Conseil Général de l'Eure, le président affirme qu'actuellement, 100% de la population du département reçoit Internet en haut débit, grâce aux efforts de l'instance qu'il dirige, et que maintenant, il fallait se tourner vers l'accès au très haut débit, en commençant par les lieux et organismes qui en avaient le plus besoin pour raisons économiques. Mensonges, mensonges... Il y a encore de nombreux Eurois qui aimeraient bien avoir mieux que du 512 et quelques uns qui voudraient bien ne plus avoir une connexion en RTC ! D'accord, ils ne sont peut-être plus beaucoup, mais ils sont là, oubliés de tous, sans recours puisque .... tout le monde a soi-disant accès au haut débit ! Mensonge, mensonge... et ce ne sont pas des cas isolés dans un département rural. Lors du récent congrès de Maires de France, le cas a été évoqué par plusieurs maires sur tout le territoire, qui se plaignaient qu'encore une grande partie de leurs administrés n'avaient pas un accès décent à Internet, et que l'on privilégiait ceux qui "ont déjà" en oubliant ceux qui "n'ont rien", malgré les grandes envolées de manches et les péroraisons des responsables des conseils généraux qui n'ont jamais du mettre les pieds sur le terrain.

Et pourtant de nos jours, Internet est devenu d'autant moins incontournable que beaucoup d'actes de la vie quotidienne passent par le réseau, à commencer par bon nombre de démarches administratives, sans oublier les relevés de comptes en banque ou les factures d'électricité que l'on vous incite (voire on vous oblige) à consulter en ligne. Quant au simple surf, ou à la recherche d'un itinéraire avec Google maps par exemple, ce n'est plus vraiment possible avec une connexion lente, tant les sites sont devenus sophistiqués. Ne parlons même pas du téléchargement des mises à jour de l'OS qu'on utilise.

Je sais bien que le problème est différent de ce qu'a pu être l'accès à l'électricité d'abord, et au téléphone ensuite, de la plus reculée des fermes de la France profonde, d'abord, parce qu'il ne s'agit plus d'organismes d'état, payés par les contribuables, mais de sociétés privées qui ont un légitime souci de rentabilité, mais d'abord, il faudrait rester honnête, et avouer que non, tout le monde n'est pas connecté à Internet dans de bonnes conditions, et ajouter, peut-être, qu'on s'efforce d'y remédier, plutôt que d'affirmer que puisque tout va bien chez tout le monde, et on va même pouvoir passer à la vitesse supérieure pour certains, lesquels sont déjà les mieux servis.. Mensonges, mensonges...

5 janv. 2011

Météo et vieux dictons

Bien avant l'arrivée de la Météo nationale (et internationale d'ailleurs), des chaînes météo à la télé, des sites internet, des gadgets dont on dispose sur son ordinateur ou son téléphone, les anciens tentaient de prédire le temps qu'il allait faire en observant le ciel et la nature autour d'eux, et ceci depuis les temps bibliques puisque Jésus Christ y fait allusion aussi (*).

La mémoire collective conserve quelques dictons, d'autant plus facilement mémorisables qu'ils ont une forme rimée. On pense aux saints de glace, disparus du calendrier dans les années soixante, qui annonçaient les dernières gelées dont il fallait se méfier pour certaines plantations. Rendons hommage à saint Servais (ou Gervais), saint Mamert , et saint Pancrace , les oubliés. On pense aussi au proverbe bien connu « à la sainte Catherine tout bois prend racine », tous deux relevant plus de l'agriculture que de la météo d'ailleurs.

Revenons à la prédiction du temps. Il y en a trois que j'aime particulièrement et dont j'assure l'efficacité, si si..

Petite pluie abat grand vent : quand le vent souffle fort, s'il apporte des nuages, ces derniers peuvent déclencher une averse, laquelle fera cesser le vent. Je vous concède qu'en Normandie, il arrive hélas que la pluie et le vent cohabitent harmonieusement (pour eux en tous cas, sinon pour les humains), mais dans l'ensemble, surveillez les nuages, quand ils arrivent en masse et crèvent sur votre tête, le vent doit faiblir !

Ciel pommelé, tel femme fardée, est de courte durée : au couchant, un ciel tout orangé, avec des petites boules de nuages roses bien alignées... mauvais signe, dans la nuit, ou le lendemain, il pourrait bien faire mauvais, vent ou pluie, en tous cas, il y aura changement de temps. Et c'est vrai, d'abord, c'est mon grand père qui me l'a appris, alors..

La neige appelle la neige : quand il a beaucoup neigé en plaine, la neige a souvent du mal à fondre complètement tant que les températures ne remontent pas suffisamment. Donc, tant qu'il reste quelques mètres carrés de neige quelque part, à l'ubac, c'est qu'il fait encore assez froid pour... qu'il puisse reneiger ! CQFD !


Photo prise il y a quelques jours dans un petit chemin pas loin de chez moi, alors, quand va-t-il reneiger ?

(*) Luc chapitre 21 - versets 29 et suivants et Matthieu chapitre 16 - versets 2 et suivants (merci à Schlum d'avoir rafraîchi ma mémoire)

3 janv. 2011

Où sont passées les cartes de voeux ?

Jadis, tout de suite après Noël et jusqu'à la fin de janvier, on échangeait des cartes de voeux, certaines très belles, avec des pliages savants, d'autres de plus ou moins bon goût, avec des paillettes blanches ou argentées qui tombaient partout, d'autres enfin, sérieuses ou artistiques, représentant des tableaux de maîtres ou des paysages de montagne. On allait les acheter à la librairie, en les choisissant selon leur destinataire, ou on se contentait de pochettes de dix cartes trouvées au supermarché local. On y trouvait la petite église la nuit illuminée dans la neige, ou la biche au bord du lac gelé pour les plus ringardes, des fleurs pour les moins imaginatives, toutes sortes de petits chats, chiots, étoiles scintillantes, bougies, etc... Et maintenant ?

Qui en a reçu ? Qui est allé acheter des cartes de voeux chez le papetier du coin pour y répondre, en écrivant au stylo un petit mot, en collant un timbre sur l'enveloppe, en sortant pour aller à la boîte aux lettres ? Levez le doigt ! Moi m'dame ! J'en ai reçue une à laquelle j'ai répondu avec une carte parmi celles qu'envoient tous les ans les organismes caritatifs... Une seule ? Eh oui... alors pour le reste ?

En plus des échanges de voeux par téléphone, considérés à la fin du siècle dernier comme relevant d'un comportement très impoli, il y a actuellement tous les moyens techniques possibles : les SMS bien entendu ; les opérateurs téléphoniques ont annoncé une augmentation de près de 25% de ce moyen de communication autour de la nuit de la saint Sylvestre, les mails, certains avec le même texte à tout son carnet d'adresse, d'autres, plus personnels, Tweeter bien sûr, Facebook certainement (j'avoue que je n'y connais rien), mais il y a encore d'autres possibilités : les cartes de voeux virtuelles proposées un peu partout sur de nombreux sites web, avec images, sons, vidéo, ou alors l'image créée par l'internaute infographiste (Gimpien bien entendu) qu'il (elle) envoie à ses amis par mail ou envoi d'un lien vers un site d'image.

Faut se dire que les temps changent, faut-il le déplorer ? Bien sûr que non, juste se demander si la sincérité des voeux échangés est réelle, et là... aujourd'hui comme hier...

1 janv. 2011

Bonne année !

Il paraît que la fin du monde, c'est pour décembre 2012, donc, il reste encore plusieurs mois pour :
  • manger,
  • boire,
  • rigoler,
  • lire,
  • écouter de la musique,
  • chatter sur IRC,
  • créer des images,
  • écrire des billets de blog,
  • visiter la Colombie Britannique,
  • acheter un Ipad,
  • faire des photos de statues de saints,
  • manger de la pastilla à Ouarzazate,
  • pourfendre les vandales sur Wikipédia,
  • planter des arbres,
  • changer les rideaux,
  • visiter le musée du quai Branly,
  • finir de traduire les articles sur les 12000 rivières d'Alaska,
  • comprendre les arcanes de la fiscalité intercommunale,
  • recoudre les boutons qui manquent partout.....
ça va faire juste, non ?

28 déc. 2010

Les santons de Provence

Petite escapade en Provence, quelque part entre Marseille et Aix-en-Provence, dans cette région où la Montagne sainte Victoire qui se voit de partout, semble veiller sur les collines, vallées, platanes, cyprès, tuiles rouges et autres micocouliers. Dans la petite église baroque de Meyreuil il y a une splendide crêche qui tient toute une travée, avec une multitude de santons, tous animés, effectuant les gestes de la vie courante d'autrefois : il y a la lavandière, le scieur de bois, la grand mère qui tourne son moulin à café, le berger qui rassemble ses moutons, et, bien entendu Marie, Joseph et l'enfant Jésus, dans l'étable d'une maison provençale, avec l'âne et le boeuf. On pourrait rester des heures à regarder tous les détails de ce paysage, à observer tous les objets et les gens qui peuplent ce paysage, à écouter la musique des chants de Noël et le bruit de la minuscule cascade, à admirer les jeux de lumière qui animent la scène.




Et l'on ressort de la petite église les yeux émerveillés, à tel point qu'on en oublie que dans ce beau pays, quand le Mistral souffle en hiver, il secoue les platanes dénudés, et fait frissonner les pauvres humains qui sont dehors !

19 déc. 2010

Et ça continue !

Il neige sans arrêt depuis bientôt 48h, on arrive à atteindre presque les vingt centimètres ! Je crois que, malgré mon grand âge, je n'en avais encore jamais vu une telle quantité en si peu de temps dans nos contrées plutôt réputées pour leurs pluies et leur temps océanique que pour leurs paysages sibériens. Ce matin, tout l'horizon était noyé dans une brume neigeuse, les stalactites de glace du toit s'allongeaient, et on entendait des branches craquer dans les bois vaincues par le poids supplémentaire qu'elles devaient supporter.




Je crois que cette fois, il va falloir passer au traîneau à chiens pour de bon, ce sera plus écologique que le pick-up 4x4 à gros pneus, et plus efficace pour aller ravitailler qu'une auto ordinaire qui ne peut plus passer au travers d'un tel manteau blanc. Un peu d'entraînement, et à moi la course de l'Iditarod , après tout, il ne fait que -33° à Fairbanks en ce moment !!

18 déc. 2010

Paraît que c'est normal en hiver

L'accalmie a été de courte durée. Après quelques jolis rayons de soleil, hier matin, la neige est retombée, et ça continue. Voilà comment était mon jardin ce matin !

C'est joli ? Ouais, si on veut, mais ça a aussi plein d'inconvénients, dont le principal est qu'on ne peut plus sortir de chez soi : il est très difficile de rouler en voiture sur les routes départementales, et encore faut-il pouvoir les attendre, parce que les chemins ruraux sont impraticables. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? On reste chez soi bien entendu, en remettant au lendemain, voire au surlendemain, les achats de Noël non encore faits, et les rendez-vous prévus.

C'est pas la catastrophe non plus, on a de quoi manger, et il y a de l'électricité, ce qui n'était pas le cas, il y a une trentaine d'année, dès qu'il y avait quelques flocons de neige ou quelques rafales de vent. Donc, on peut se chauffer, se faire du café, et surtout.... Internet fonctionne ! C'est l'essentiel, non ?


*******
Là, ci-dessous, non, ce n'est pas la vallée de la Tanana River, dans la région du Yukon-Koyukuk ! C'est la vallée de l'Eure, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Paris.... pas la même latitude tout de même.

17 déc. 2010

Y a pas moyen...

Depuis trois ans que je suis en charge de la confection du Journal Communal annuel, j'essaye désespérément de faire comprendre aux différents rédacteurs ce dont on a besoin pour la mise en page et la fabrication de ces quelques feuillets, et c'est pas encore joué ! On précise bien, avant toute demande, qu'on veut le texte au format .doc (ou écrit sur un bout de papier). On veut bien du .txt ou similaire, mais déjà si c'est en .doc, c'est pas trop mal ; et les photos en .jpg, comme ils les ont transférées depuis leur APN (on ne leur demande pas de les redimensionner, quelle question !). Et... Non non, ce n'est pas toujours la cata, il y a eu des progrès, il arrive même que la personne arrive avec une clé usb, dans laquelle il y a un dossier, dans lequel on trouve les textes en .doc et les photos en .jpg, ou envoie par mail son texte dans un format lisible partout, et son image dans une résolution correcte. Mais... il y a toujours des irréductibles, qui utilisent un ordinateur sans savoir s'en servir, et n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la maquette d'un journal. Alors, on reçoit encore de somptueux montages photographiques associés à des textes en Wordart bien pixellisés, le tout au format .bmp, ou encore des pages Word avec les images (qui font chacune plusieurs Mo) au milieu, ce qui fait au final un fichier énorme bien difficile à transmettre, et compliqué à récupérer. Et comment faire comprendre, comment expliquer ? Sans fâcher les gens, sans se faire engueuler non plus, et aussi, sans que ça nous fasse passer un temps fou pour tenter de faire quand même quelque chose de propre avec des choses aussi disparates ?

En fait, il faudrait tout reprendre du début, tout apprendre à des braves gens qui ne se rendent pas compte qu'ils ne savent pas (tout le monde sait que pour faire de l'informatique, y a qu'à cliquer, n'est-ce pas ?) : qu'est-ce qu'un fichier, quels sont les caractéristiques des formats d'image, que veut dire le mot résolution, qu'entend-on par dpi, pourquoi faut-il envoyer un document dans un format lisible par son correspondant, et non pas dans le format natif du logiciel que l'on a chez soi, pourquoi on n'envoie pas par mail des fichiers de 50 Mo, donc toutes ces bases qui manquent à beaucoup d'utilisateurs d'ordinateur, lesquels, hélas, n'ont pas toujours conscience qu'il leur faut les acquérir jusqu'au jour où... mais ceci est une autre histoire.

Mais là, notre boulot c'est de faire et distribuer ce journal, pas de faire de l'initiation à l'informatique, d'ailleurs, il y a un excellent club pour ça, et pas très loin du village en plus !

16 déc. 2010

On peut toujours rêver

C'est bientôt Noël, on peut rêver à tout ce qu'on aimerait trouver au pied du sapin, même si on sait que ce ne sont que des rêves. Mais on peut aussi espérer que certains pourraient se réaliser... Alors, voyons un peu :

Un Ipad, voilà un objet qu'il est séduisant, pour regarder un film ou lire un livre (et en avoir plusieurs en réserve sans se coltiner des kilos de papier à bout de bras), pour utiliser une connexion wi-fi, et pour tout autre usage qui reste à découvrir. Mais, dans le genre, j'aimerais bien aussi changer le brave eeePC qui commence à être un peu limite, alors... un Mac Book Air ? Le 11 pouces est minuscule, mais il n'a pas de lecteur de carte sd ; d'accord, il n'y en a pas non plus sur le Mac Book Pro, on se demande ce qu'ils foutent chez Apple, même le eee en a un, et c'est rudement pratique en vacances pour sauvegarder les photos et les regarder sans avoir à prendre le câble usb. Alors, le 13 pouces, à peine plus encombrant, et qui a ce genre de chose ? Ouais... mais là, le prix est effrayant ! Même si l'appareil est lui aussi, physiquement et techniquement, fort séduisant. Cependant, pour un ordinateur qui ne serait pas la machine de base, ça fait quand même beaucoup. M'enfin, on peut toujours rêver....

Et en dehors des outils high tech ? Parce qu'il y a quand même une vie en dehors de la cohabitation fusionnelle avec un ordinateur ! Tiens, par exemple, un "Bon pour un séjour quelque part entre Vancouver et Whitehorse", l'été prochain, histoire de retourner dans ces vastes paysages splendides et d'en découvrir de nouveaux.. même si avant, d'autres destinations sont prévues et programmées.. M'enfin, on peut toujours rêver....

Autre idées ? Non, pas de diamants cette année, merci ! Ni une Ferrari, déjà que j'ai du mal à garer ma petite auto et à dépasser le 80 ; Alors, bijoux, articles de mode (pouah, ça ne me ferait pas plaisir du tout), montre (ouais, une Patek Philippe sinon rien..) ? Eh bien, on attendra de voir si le Père Noël passe, et s'il a apporté quelque chose. On peut toujours rêver !

8 déc. 2010

Vue de ma fenêtre



En cette après-midi de décembre ! Et non, je ne suis pas partie dans le Yukon-Koyukuk... On se dit que c'est normal qu'il neige en cette saison, qu'il n'y a pas à en faire une telle affaire, que ce n'est ni exceptionnel ni ahurissant. Mais on ne dirait rien si... ça ne perturbait pas autant la vie quotidienne. Quand il neige sous nos latitudes, les voitures ne roulent plus, les routes sont impraticables, les camions en travers, les gens qui habitent en coteaux ne peuvent plus rentrer chez eux, les avions sont cloués sur les aéroports, et même les trains ont froid à leurs caténaires. Donc, le quotidien devient difficile, voire dangereux. Et chaque fois, on se pose la même question : comment font les autres ? Ceux du Yukon-Koyukuk par exemple, eux, c'est vrai, il n'ont ni route ni trains, et ont des traîneaux à chiens, mais, aussi, dans des lieux moins Last Frontiere, les Canadiens à Québec ou à Montréal, ou plus près de nous, les Suédois, Norvégiens et autres populations nordiques (parce que les autres européens, plus au sud, semblent tout aussi démunis que nous) ? On répond immédiatement : mais eux, ils ont l'habitude, ils sont équipés. Ce qui est vrai, et heureusement, parce que s'ils devaient arrêter de travailler et de se ravitailler plusieurs mois de l'année, ils n'existeraient plus depuis longtemps ! Mais voilà, tout ça coûte excessivement cher, et si on peut investir dans les matériels nécessaires, saleuses, sableuses, chasse-neige, etc.. quand on sait que tous les hivers on va s'en servir, il est bien plus difficile de l'envisager quand l'enneigement est rare ou très ponctuel. On se souvient de la réflexion de Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, confronté aux récriminations des habitants lors d'une forte chute de neige dans sa ville, leur répondant, avé l'assent, qu'il aurait bien du mal à faire voter à son Conseil l'achat d'un chasse-neige qui serait utilisé une fois tous les dix ans, et encore !

Dans les campagnes, on pourrait aussi demander de l'aide aux agriculteurs, quand il en reste, comme ça se fait dans certains villages, ou d'inciter chacun à déneiger son bout de chemin, mais ça n'aiderait pas les aéroports à fonctionner, ni les départementales à être déblayées. Alors ? On n'a plus qu'à prendre son mal en patience en se disant ... que ça ne devrait pas durer trois mois !

En attendant, j'hésite, dois-je investir dans un attelage de chiens ou adopter un couple de rennes ?

1 déc. 2010

Une ville maudite

Katalla, et l'espoir du chemin de fer
(Document de la bibliothèque d'état d'Alaska)

C'est l'histoire d'une localité d'Alaska, située près de Cordova, au bord du golfe d'Alaska, appelée Katalla. Au début du XXe siècle, on y a trouvé du pétrole, ce qui a fait venir beaucoup de gens et la ville a vite compté pas loin de 5000 habitants. Il était même question d'en faire le terminus d'une importante ligne de chemin de fer, ce qui aurait assuré son développement et sa prospérité, mais... alors que les installations ferroviaires allaient être achevées, un violent orage les détruisit complètement, et il fut décidé que le terminus tant attendu serait installé ailleurs. Il y avait la rivière Bering, utilisée pour le trafic fluvial, mais... un bateau transportant de l'or sombra dans ses eaux ! Il ne restait plus alors que quelques installations pétrolières qui parvenaient tant bien que mal à faire vivre la poignée d'habitants qui restaient, mais... le 25 décembre 1933, la raffinerie a brûlé entièrement ! Et là, si la Poste a encore survécu 10 ans, la ville a fini par être abandonnée en 1943... Bel acharnement du destin non ?

Un espoir, dans les années 80, une compagnie coréenne voulait y exploiter du charbon. Mais, elle a vite renoncé, la viabilité économique étant quasiment nulle, d'autant plus qu'il était difficile de construire des routes utilisables sur les terrains de cet endroit, sujets à glissements et inondations, et ça en a été fini de cette éventuelle résurrection.

Des villes fantôme aux Etats-Unis (*), il y en a beaucoup. Créees par la ruée vers l'or, ou par la construction d'une route ou d'un chemin de fer, villes minières dont les filons ont été épuisés, certaines ont totalement disparu, et on a du mal à imaginer en visitant le site rendu à la nature, sans le moindre vestige souvent, que là, 10 000 personnes parfois vivaient, travaillaient, s'amusaient il y a juste un siècle. D'autres ont été récupérées et réhabilitées pour le tourisme, je pense à Kennicott-McCarthy en Alaska justement, mais aussi à Jerome en Arizona ou Fayette dans le Michigan. Peu sans doute ont eu un dessein aussi rapide que dramatique que Katalla, vraiment maudite par tous les dieux locaux !

(*) Ailleurs aussi, par exemple, les abords de Bonanza Creek, près de Dawson au Yukon, où il n'y a plus que quelques photos jaunies pour témoigner de l'intense activité qui y a régné, sans oublier les villages abandonnés des Cévennes, en France, après l'arrêt de l'élevage du vers à soie, où ne demeurent plus que quelques pans de murs en ruine...

28 nov. 2010

Tel est pris qui croyait prendre

L'affaire Houellebecq a fait grand bruit dans le Landerneau wikipédien : cet auteur ayant repris, dans son dernier roman, La carte et le territoire, prix Goncourt 2010, de fort nombreux passages directement par copier/coller des articles de l'encyclopédie. C'est banal chez les élèves quand leurs enseignants leur demandent de faire un exposé, c'est tellement moins fatigant que de rédiger un texte, mais chez un écrivain qui se targue d'être une figure incontournable de la littérature actuelle, ça fait sourire, ou grincer des dents selon l'humeur.

Seulement voilà, partant du principe que la licence sous laquelle sont diffusés les textes provenant de l'encyclopédie impose la libre rediffusion de son contenu, un individu malicieux propose gratuitement le texte du bouquin sur différents sites internet.... au grand dam de Flammarion, l'éditeur, qui voit ainsi chuter ses ventes et crie au piratage et à la violation des droits d'auteur... ce qui fait, là aussi sourire en pensant à la phrase célèbre "faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais" !

Personnellement, je n'apprécie pas vraiment cet auteur qui me semble aussi factice que surfait, et je n'ai pas du tout l'intention de lire son ouvrage, pas plus sous forme papier que sous forme numérique, mais je trouve l'anecdote savoureuse, et les grandes envolées de manches des avocats de l'écrivain et de l'éditeur pathétiques, tant ces nouvelles donnes numériques sont éloignées de ce qu'ils ont pu apprendre à l'université.

Qu'adviendra-t-il quand les liseuses qui déjà pointent leur nez, auront atteint leur vitesse de croisière et que l'échange de livres numériques ressemblera aux échanges musicaux déjà stigmatisés par les majors ? Quand l'un récupère du contenu en libre diffusion pour l'intégrer à un texte vendu sous copyright, quand l'autre voudra prêter son livre numérique téléchargé sur sa liseuse à son copain comme il le faisait avec un livre papier, le tout dans l'imbroglio des licences... Je crois que les juristes vont bien s'amuser !

25 nov. 2010

Le Congrès des Maires 2010

Une énorme manifestation annuelle : 12000 inscrits : maires, conseillers municipaux, élus des collectivités territoriales, des tables rondes, conférences, ateliers, se déroulant simultanément de 10h à 17h, avec la participation de députés, sénateurs, et même du Président de la République ; mais c'est aussi un immense salon étalé sur trois pavillons à la Porte de Versailles, où des centaines d'exposants viennent présenter tout ce qui peut intéresser une commune, du terrain de foot à la documentation financière, en passant par les cloches des beffrois et le mobilier urbain (sans oublier les très intéressants stands des départements d'outre mer avec leur accras et leur punch...).

Lors du discours du Président de la République, mardi après-midi, le grand auditorium était noir de monde : 4000 personnes assises, et près de 2000 debout... il était bien difficile quand on n'était pas de la presse, de faire des photos, mon vieil appareil et moi, aidés de Gimp, avons fait ce que nous avons pu pour capter l'image de Monsieur Sarkozy (lequel bouge tout le temps, ce qui n'aide pas..), et la photo est de bien mauvaise qualité..

Pendant ce congrès, il y a aussi la traditionnelle réception des élus à l'Hôtel de Ville de Paris, invités par Monsieur Delanoé, où on en profite pour visiter les extraordinaires salons et leur riche décoration.


Heureusement qu'après l'effort vient le réconfort, et si on ne voit sur l'image que des carafes de jus de fruit, le champagne n'était pas loin, et les canapés et autres délicieux petits fours ont été fort appréciés.

Trois jours bien denses pour se documenter, apprendre, discuter de tout ce qui peut intéresser le fonctionnement d'une Mairie ou d'une communauté d'agglomération, des kilos de papiers, revues, livres rapportés ; trois journées aussi épuisantes que passionnantes ! A l'année prochaine !

21 nov. 2010

L'été indien ?

Entre deux averses, deux bourrasques de vent, au milieu des journées qui raccourcissent et s'engluent dans le brouillard ou le crachin, l'automne offre tout de même de bien belles couleurs.

17 nov. 2010

Bookworm

Un ver de livres ? En fait, c'est le nom d'un jeu de lettres, qui ravira les amateurs de ce genre de distraction, quelque chose entre le scrabble et les mots mêlés. J'ai découvert ça en jouant à Super Bubbles, parce que pendant le chargement du jeu, il y avait une pub pour Bookworm, comme quoi les publicités, ça marche...

Donc, le jeu consiste à faire les mots les plus longs possibles, en utilisant des lettres voisines. Chaque fois qu'un mot est créé, les lettres sont ôtées du plateau, celles qui restent descendent et d'autres arrivent par le haut pour boucher les trous. Il y a des lettres qui donnent plus de points que d'autres, comme au scrabble, des lettres vertes qui donnent des points, des lettres en or, voire en diamant, qui permettent d'augmenter le score, mais aussi des lettres en feu qui, si elles parviennent à descendre en bas du plateau sans avoir été utilisées, finissent par mettre le feu à la bibliothèque, et le jeu s'achève. Tout du long, un sympathique ver émet des sons marrants tandis qu'une rangée de livre grandit au fur et à mesure de la progression du jeu qui se déroule sur plusieurs niveaux, de plus en plus difficiles.

C'est distrayant, un peu addictif comme tous ces petits jeux, rapide, bien fait. On peut bien entendu acheter ce jeu et l'installer, il doit exister une version Windows quelque part, mais le plus simple est d'y jouer avec un simple navigateur, puisqu'il est fourni en flash sur plusieurs plateformes. J'en ai essayé deux ou trois, pour voir celui qui je préférais. Certains sont plus difficiles que d'autres (plus ou moins de voyelles, surtout de e), ou ont moins de bonus/malus, mon préféré est celui que l'on trouve sur le site de Jeuxvideo , parce qu'il est... le mieux fait !!

Alors, si ce genre de petit jeu sans prétention vous détend, allez-y et amusez-vous bien !

(*) Si certains wikipédiens passent par là, je leur précise que je ne fais pas partie des Noellistes.... ils comprendront en voyant le nom du site recommandé !