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3 mai 2007

Le Musée Jacquemart-André

C'est bien d'avoir beaucoup d'argent, beaucoup de loisirs, beaucoup de place... C'est ainsi qu'au XIXe siècle, Mademoiselle Jacquemart et Monsieur André se marièrent, vinrent habiter dans le magnifique hôtel particulier que Monsieur avait fait construire boulevard Haussmann, et passèrent leur vie à sillonner l'Europe pour acquérir tableaux, meubles, et autres oeuvres d'art qui furent, contenu et contenant, légués à l'Institut en vue d'en faire profiter, sous forme de musée, les générations suivantes.

Le Musée Jacquemart-André est très riche, rempli de chefs d'oeuvre de la peinture française (Nattier), hollandaise (Rembrandt), Italienne (de magnifiques vierges à l'enfant du XVe siècle par exemple), de meubles précieux, de fresques, tapisseries et autres plafonds peints. Quant au contenant, il est immense et majestueux (le grand salon en rotonde, la salle de musique entre autres).

Donc, beaucoup de choses à voir, à découvrir, à admirer. Toutefois, les anciens propriétaires ayant exigé que l'accrochage des tableaux ne soit pas modifié, et que des tableaux, il y en a beaucoup, on a tout de même une impression de "trop", de mauvaise mise en valeur d'oeuvres qui se "tuent" un peu l'une l'autre.

Dommage aussi que le "gardien de musée" d'autrefois, qui savait tout sur les lieux où il passait ses journées et les objets qui l'entouraient, se soit transformé en un impersonnel audioguide, et que les humains plantés devant les portes soient totalement incapables de répondre à la plus anodine question !

28 avr. 2007

A la poursuite de Saint Mauxe

Que sait-on de ce vénérable évêque, martyrisé au 3ème siècle ? Pas grand chose... une statue dans la collégiale de Vernon ? Même que pour la photographier à peu près correctement, j'ai du faire l'équilibriste sur une chaise paillée point trop solide, ce qui a du bien faire rigoler Mauxe, du haut de son piédestal... Autre chose, il est mort à Acquigny. Et Acquigny, c'est tout près de chez moi, sur la route de Louviers... (non, il n'y a plus de cantoniers qui font des choses inavouables avec des belles dames dans des carosses qui grinçent, hélas).

C'est ainsi qu'en allant me promener sur les traces de Saint Mauxe , j'ai découvert le bien joli village d' Acquigny , avec son château, son parc ombragé et ses cascades, ses maisons à pans de bois, et ... sa chapelle Saint Mauxe, ouverte et vide. Un pauvre autel délabré, deux socles dont les statues ont disparu (celles de Saint Vénérand et de Saint Mauxe justement) et un vitrail. Le mystère reste entier... A suivre...

Le château d'Acquigny

Le parc du château

La chapelle Saint Mauxe

25 avr. 2007

Le Musée Américain de Giverny

Une visite à cet endroit aussi discret que remarquable, enfoui dans son écrin de verdure et de fleurs multicolores, à tel point que le contenant disparaît et que le contenu est ainsi parfaitement mis en valeur. En ce moment, le contenu de cette exposition est un panorama des oeuvres de peintres américains de la fin du XIXe siècle, plusieurs originaires de Boston, réunis à Giverny, dont l'école artistique, la beauté de la lumière étaient une perpétuelle source d'inspiration.

Mais comme il est interdit de faire des photos de ces oeuvres, ce qui est parfaitement normal, eh bien... en admirant les parterres de fleurs, j'ai demandé à Gimp de me créer une toile impressionniste originale !

16 avr. 2007

Le Palais Idéal du facteur Cheval

Les Rencontres Nationales des Clubs Microtel sont des lieux d'échange, de partage de technologies, de mises au point d'organisations diverses, mais aussi de découvertes culturelles et géographiques multiples. Témoin, cette année, la visite du Palais Idéal du facteur Cheval à Hauterives dans la Drôme.

Un endroit aussi étrange que fascinant, une foule de détails à observer, un délire de pierres, de sculptures, de genres rassemblés ; On voudrait tout voir, d'autant plus que les figures changent de forme selon l'orientation de la lumière, il y en a dehors, mais aussi, dans les labyrinthes et terrasses, on y passerait une journée entière qu'on serait loin d'avoir tout vu.

Ce n'est pas très grand, mais quel foisonnement d'objets, d'épitaphes, de maximes, et... de travail ! Parce que transporter des cailloux pesants tout en faisant une tournée de 32 kms de long, et les mettre en place au retour, le tout pendant plus de 30 ans, ça doit user son homme !

Une vidéo fort intéressante sur le sujet, sinon, l'article de Wikipédia sur Ferdinand Cheval.





Et d'autres photos ICI

30 mars 2007

Le 7ème salon du livre d'aventures à Vernon

Superbe exposition sous-titrée "L'appel des îles", très variée, très instructive, très dépaysante aussi... L'Espace Philippe Auguste transformé en lieu mythique d'aventures et de découvertes : la table du capitaine des pirates, de passionnants tableaux explicatifs, des peintures, une île et son phare, des gourmandises aussi, des conférences, une superbe présentation d'oeuvres d'imagination sur des îles inventées, et... des livres, des livres partout, plus alléchants les uns que les autres quand on aime autant lire que voyager ! Difficile de ne pas succomber ! Ce que je fis d'ailleurs...



12 mars 2007

Le château de Martainville

L'Eure est un département magnifique, riche de paysages et de monuments qui méritent largement le détour, mais.. la Seine Maritime, notre voisin, a quelques petites choses intéressantes aussi :-) Par exemple, le ravissant château de Martainville, et son très riche musée "des Traditions et Arts Normands". On y trouve de superbes armoires sculptées, des pendules de plancher fort originales, des lits clos imposants, et un nombre important d'objets usuels anciens, fort bien documentés.



Passer à Fleury-sur-Andelle, sans faire un léger crochet par les ruines de l'abbaye de Fontaine Guérard, encore plus belles dans la lumière de fin d'après-midi quand elles se mirent dans les eaux de l'Andelle. Et là, c'est dans l'Eure !

22 janv. 2007

Le Musée des instruments de musique de La Couture Boussey


Mais c'est où ça ? Diront les gens qui n'habitent pas le coin.. effectivement, La Couture Boussey est un petit village de l'Eure, où se trouvent des fabriques renommées d'instruments de musique qui exportent leur production de clarinettes et hautbois pour plus de 80% de leur production (actuellement la France importe des instruments "ordinaires" et exporte du "haut de gamme", c'est le cas de Selmer ou de Buffet-Crampon à Mantes-la-Jolie). A la Couture Boussey, cette activité a débuté avec un certain Monsieur Hotteterre, natif de La Couture, musicien du roi Louis XIV de son état... les premiers instruments fabriqués dans les ateliers locaux, étaient en buis (un bois dense et étanche, parfait pour que l'air y soit canalisé) abondant dans les forêts alentour.

Et ce village héberge un musée remarquablement intéressant. J'ai eu la chance de le visiter seule, une charmante guide érudite rien que pour moi, j'y ai passé deux heures en apprenant énormément de choses sur la fabrication des hautbois et des clarinettes, sur l'historique de ces instruments, et sur toute la précision nécessaire pour les confectionner. On est toujours fasciné par la complexité de ces objets, et par leur beauté aussi.

Je suis sûre que je vais écouter le concerto pour clarinette de Mozart d'une autre oreille !

11 janv. 2007

Visite du GANIL à Caen

(Grand Accélérateur National d'Ions Lourds)
D'abord, un grand merci à René Brou, qui a permis cette visite détaillée, et à ses deux collègues qui ont accompagné les visiteurs en leur fournissant toutes les explications qu'ils souhaitaient.
Une visite impressionnante au milieu de ces gigantesques machines dont le but est de capter les secrets de l'infiniment petit. Quelle complexité ! Depuis la machine elle-même, dont les détails de fonctionnement vous sont clairement expliqués sur le site du GANIL , jusqu'aux salles d'expériences où l'informatique (Linux-Fedora) est omniprésente tant pour le pilotage et le réglage des différents processus, que pour l'analyse et la sauvegarde des données.
Les installations du GANIL reçoivent aussi des chercheurs étrangers, une maison d'hôtes est à leur disposition, et emploie 200 personnes pour son fonctionnement et sa maintenance.

Quelques photos :
De haut en bas :
- La salle de contrôle
- Le trajet du flux depuis la source et l'extérieur d'un des cyclotrons
- Les murs de neutrons





10 janv. 2007

Une journée bien remplie



Tant qu'à faire que d'aller à Paris du fond de ma province, faut rentabiliser son temps !

A la Cité des Sciences, il y a beaucoup de choses à voir et à faire, certes, mais il y a aussi la Géode, seule dans son genre depuis la fermeture de son homologue à la Défense. Quand on a un emploi du temps pas trop serré, il est préférable de faire des réservations d'avance, ce qui permet de choisir le ou les films qu'on veut voir aux heures qui conviennent. Sur place, on récupère les billets et il n'y a plus qu'à s'installer à la meilleure place : au milieu, juste au-dessus du trou central où se trouvent les ordinateurs de contrôle (conseil d'un employé de la Cité des Sciences que j'ai immédiatement suivi). Le premier film retraçait l'épopée de Spirit et Opportunity sur Mars, avec les images impressionnantes que la Nasa avait montrées à cette époque. Et le second, sur la descente du Nil bleu, depuis l'Ethiopie jusqu'à Alexandrie, avec ses rapides, ses chutes, et les paysages étranges traversés.

On sort de là un peu "sonnés" tant on est immergé dans l'image et le son.. mais la traversée dans sa longueur du Parc de la Villette remet les idées et le cerveau en place ! La Cité de la Musique ? Un bâtiment moderne, d'architecture un peu.. contournée (faut déjà trouver l'entrée), dans lequel se trouve un étonnant musée des instruments de musique fort riche. On y découvre des instruments rares, des cistres, des pochettes (minuscules violons), d'énormes archi-luths, et l'impayable octobasse dont actuellement une seule personne au monde sait jouer ! Pour tous les détails sur ces instruments, comme il était interdit de prendre des photos, référez-vous à Wikipedia ! On y voit aussi de merveilleux clavecins, des piano-forte, des clavicordes, et les doigts démangent... de les essayer ! Donc, sur plusieurs niveaux, beaucoup de choses à découvrir, en regrettant toutefois qu'on ne puisse pas entendre le son de ces instruments...

De la Porte de Pantin à Denfert-Rochereau, il y a... beaucoup de stations de métro, certes, mais ça permet aussi de récupérer ! On termine par la conférence mensuelle de l'Institut d'Astrophysique de Paris où Madame Frances Westall parle avec un délicieux accent anglais (elle est sud-africaine) de la recherche de l'origine de la vie, déplorant, en particulier, d'être trop "vieille" pour espérer aller sur Mars (tiens, j'en connais une autre..)

Donc, la boucle est bouclée : on commence la journée sur Mars, et on la termine aussi sur Mars...


A noter deux détails amusants : sur les images du film de la Géode, quand on voit la salle de contrôle de la Nasa, sur les écrans de certains ordinateurs, on voyait... le panel d'XFCE !! Et, à la billeterie de la Cité de la Musique, la pauvre employée était aux prises avec son ordinateur, planté, pour une sombre cause de carte graphique que Windows ne reconnaissait plus... Non, je n'en tire pas la moindre conclusion !!!

26 déc. 2006

Tiziano Vecellio, dit Titien

Une intéressante exposition se déroule en ce moment au Musée du Luxembourg à Paris : intitulée Titien, "le pouvoir en face" , elle regroupe de nombreuses oeuvres de Titien, évidemment, mais aussi d'autres portraits, réalisés par des artistes de son temps, afin d'avoir une vision différente et parallèle de ce genre d'oeuvre.

On a donc à la fois une vision "artistique" et une vision "historique" en rencontrant tous ces personnages, Charles Quint, François 1er, Isabelle d'Este, Franceso Della Rovere, le Doge Nicolo Marcello, l'Aretin (reproduction ci-dessus) etc... Ce dernier portrait, criant de vérité et de naturel, n'a paraît-il pas été apprécié de son modèle, qui lui reprochait, justement, sa trop grande ressemblance !

Vous en saurez plus sur le site du Sénat , et ça vous donnera peut-être envie d'aller vous promener dans le Cinquecento vénitien ! Et si vous voulez en savoir plus sur Titien, il suffit d'aller sur Wikipedia bien entendu !

7 déc. 2006

Trois musées sinon rien !

Intéressante exposition au musée Rodin à Paris , sur "Les figures d'Eros - Dessins et aquarelles érotiques". Déjà, rien que le bâtiment dans lequel est installé ce musée vaut la visite. L'hôtel Biron, aux pieds du dôme des Invalides est superbe, et les immenses jardins où l'on peut admirer la Porte de l'Enfer, et d'autres sculptures de ce maître valent le détour. Et l'exposition ? Riche et étrange tout à la fois : des dessins, au coup de crayon sûr, avec des touches d'aquarelle, des femmes alanguies, dans des positions presque plus gynécologiques qu'artistiques, un monde saphique et impudique tout à fait étonnant. Il y a un tel relief dans ces coups de crayon géniaux qu'on dirait... des dessins en trois dimensions ! Ce qui est normal, après tout, pour les oeuvres d'un sculpteur !

Autre présentation, à la Bibliothèque historique de Paris située dans l'hôtel d'Angoulême Lamoignon, en plein coeur du Marais, tout près de la Place des Vosges et du musée Carnavalet. L'exposition, riche de très nombreuses photographie, évoque "Les parisiens du temps de la Commune, 1871", vue au travers de l'objectif d'un photographe amateur de l'époque, Hyppolite Blancard. D'intéressants panneaux racontent l'histoire, du siège de Paris, de la naissance de la Commune, et de sa fin tragique. De bien belles photos, surtout quand on voit le matériel qui a servi à les faire ! Beaucoup de ruines, bien sûr, mais aussi des visages de contemporains, et tout un pan de l'histoire de France souvent bien oublié, qui réapparaît à nos yeux. Une bonne idée aussi, en sourdine, l'audition des chants de l'époque.

Enfin, quand on est à deux pas de la Place des Vosges, il ne faut pas manquer d'aller saluer Monsieur Victor Hugo , dans l'appartement qu'il loua de 1832 à 1848. Si le premier étage de la maison est consacré à des expositions temporaires, actuellement, sur Juliette Drouet, le second étage, où il habitait réellement, est libre d'accès. Un peu moins "pire" qu'Hautville House à Guernesey, quant à la lourde décoration d'époque, on y voit des réalisations étonnantes de cet homme qui savait tout faire, et pas seulement écrire de la façon qu'on sait.