20 févr. 2015

Le poids des mots

Lu dans un tweet d'un quotidien national ce matin :

Circulation : ceux qui partent au ski vont encore vivre un calvaire

Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire tout de même !! Un calvaire, et quoi encore ? Des chrétiens décapités d'un côté, des massacres de populations entières de l'autre, des villes bombardées du troisième, des enfants morts de famine... Et les vacanciers de février qui sont bien assez vivants et assez riches pour partir faire du ski vivraient un calvaire ??? Un peu de pudeur messieurs les journalistes... Si ces gens là ne supportent pas de faire des heures de queue sur l'autoroute, de dépenser des fortunes en péage et en carburant, de risquer leur vie éventuellement, ils n'ont qu'à rester chez eux, personne ne les oblige à aller se casser une jambe à des kilomètres de leur domicile ! Ils peuvent aussi prendre le train, non ? Ah ça coûte plus cher à quatre que la voiture ? Certes, mais sauf accident rarissime, on est au moins sûr d'arriver entier, et on peut même se payer le luxe de boire du vin en mangeant, puisqu'on ne conduit pas le TGV. En plus, pas de mouvement d'humeur des cheminots de prévu..

En fait, c'est peut-être plus grave que ça. De nos jours, on est bombardé d'informations, inondé, submergé, par tous les moyens, radio, télé, internet, presse papier, etc. et du coup, tout est mis sur le même plan, les choses très graves comme les faits-divers, les génocides comme les meurtres isolés, les actions des dictateurs comme celles des starlettes. On n'a plus le temps d'analyser ce flot continu et ininterrompu, de trier, de réfléchir, on avale, on ingurgite, on est gavé et du coup, on devient indifférent à tout, ça glisse, ça perd toute valeur.

Et c'est ainsi qu'on parle du "calvaire" que vont vivre ces pauvres gens victimes de la crise sans doute, qui partent dans leur voiture passer une semaine aux sports d'hiver englués au milieu de milliers d'autres qui en font autant et qui protestent que c'est vraiment.... Un calvaire d'endurer ça !

19 févr. 2015

Porter un foulard ?


Autrefois, pendant la préhistoire, c'est-à-dire dans les années Soixante, les femmes portaient un foulard sur la tête, c'était la mode. Il pouvait être en pure soie de chez Hermès, ou n'être qu'un simple carré de coton. On le nouait sous le cou, ou on le croisait pour le nouer derrière afin d'y enserrer les cheveux. On en avait plusieurs, que l'on assortissait à ses robes. D'ailleurs, à cette époque, les religieuses dans la rue portaient un voile qui cachait leurs cheveux, voire une grande cornette qui ne laissait voir que leur visage. Toujours dans le domaine religieux, les femmes n'allaient à l'église à la messe le dimanche que la tête couverte, d'un foulard, d'une mantille, ou d'un chapeau (alors que les messieurs ôtaient le leur). Tout ça était parfaitement naturel, ne choquait ni n'intriguait personne !

Aujourd'hui, si les religieuses n'ont plus de cornettes, et si on va à l'église tête nue, je me demande si on peut encore se permettre de mettre un foulard pour se promener dans la rue... Et si, en poussant jusqu'à l'absurde, on entre dans un cimetière ou une église avec un foulard, on ne risque pas de voir la maréchaussée arriver en courant pour vérifier si on ne cache pas une bombe sous ses jupes...


Et les cagoules, dont on affublait les enfants pour qu'ils n'aient pas froid en partant à l'école (*) lesquelles, pour certaines, ne laissaient voir que les yeux ça ressemble vraiment à... A quoi d'ailleurs ?

Ainsi va le monde, ce qui était normal devient étrange voire inquiétant un demi-siècle après, de même que ce que l'on pouvait dire naturellement, sans méchanceté ni dénigrement, devient politiquement incorrect. 

(*) C'est vrai que maintenant, ils n'y vont plus à pied, donc, ce n'est plus nécessaire.

14 févr. 2015

IRL or IVL


Il y a la vraie vie, celle que tout le monde connaît ou subit, c'est selon, celle où on mange, on dort, on s'amuse, on s'aime, on bosse, on fait le repassage, on se promène, on voyage, on s'ennuie, on s'engueule.... Et puis, il y a l'autre, celle que l'on vit devant son écran, au milieu de la société virtuelle que l'on a choisie.

Dans la vraie vie, on n'a pas toujours le choix justement, il faut s'adapter aux circonstances, et comme on dit "si on choisit ses amis on ne choisit pas ses frères". Dans l'autre, on fait ce qu'on veut, on choisit ses amis pour jouer ou pour discuter, les réseaux sociaux au sens large du terme (pas seulement Facebook ou similaire, mais aussi les chans IRC ou même Wikipédia) permettent d'avoir une vie sociale virtuelle dont on peut sortir, au gré de ses envies ou de son ressenti, sans créer de ruptures graves ou de déchirures douloureuses.

Mais ça reste une vie factice, on ne se connaît que par pseudos, et s'il arrive que l'on sympathise assez pour avoir envie de se rencontrer en "vrai", et de nouer une sincère amitié qui perdurera (*), la plupart du temps, c'est très superficiel, on s'associe dans un but précis (s'aider sur un jeu, collaborer à un projet) et ça ne va pas plus loin. On rompt le lien quand celui-ci n'est plus utile ou ne convient plus. La Toile est vaste, il n'est pas compliqué d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Si la première (vie) est inévitable, sauf si l'on a des tendances suicidaires, l'autre ne l'est pas et rien n'oblige à s'incruster dans un lieu, même virtuel, où l'on ne se plaît plus !

On remarque aussi qu'on ne se comporte pas de la même façon dans les deux quant aux rapports humains. Sur Internet, on aura plus tendance à tutoyer des inconnus que dans la vie quotidienne, forme de "jeunisme" peut-être ? Et à négliger l'orthographe et la grammaire. Certains, se croyant anonymes, n'hésitent pas à dire des choses qu'ils n'auraient jamais dites en face dans la "vraie vie", ou publient des photos qu'ils n'auraient pas osé montrer à leur patron !!

Par contre, si, IRL, on se met à annoncer aux voisins d'immeuble ce qu'on va faire à manger ce soir, ou si l'on crie un "j'aime" retentissant devant la devanture d'une boutique, ou encore si on demande à ce qu'un ami vienne vite cliquer sur ses confiseries au risque de rater sa mission (**), on risque de finir rapidement à l'asile !!!

Donc, il faut séparer les deux, ne pas se laisser envahir par la vie virtuelle au point de ne plus penser qu'à ça, au détriment du reste, en pistant les points d'accès wi-fi pour pouvoir rester en contact avec sa tribu d'internautes, mais ne pas repousser non plus d'un geste dégoûté ce nouveau monde qui s'offre à nous avec plein de richesses à découvrir, même si certaines peuvent être dangereuses.

En toutes choses faut raison garder n'est-ce pas ? Et avec tout ça, je regarde d'un œil dédaigneux le ménage qui n'est pas fait, et je retourne vite fait jouer sur Facebook, mes amies m'attendent !!!!!


(*) Ou d'y trouver son mari (sa femme), j'ai plusieurs exemples autour de moi.
(**) Ceux qui ne jouent pas ne pourront pas comprendre...

10 févr. 2015

Mes chers documents

Très intéressante étude sur le Figaro Economie concernant les supports de stockage de nos précieux documents, roman en cours d'écriture, photos de famille et de vacances, œuvres artistiques diverses, etc.

Tout le monde fait (ou devrait faire) des sauvegardes systématiques de ses fichiers les plus importants, sur un disque dur externe ? Sur un CD ou DVD ? Sur des clés USB ? Dans le Cloud ? Qu'est-ce qui est le plus fiable de tout ça ? Une panne d'ordinateur, ça n'arrive pas qu'aux autres...

Voyons voir :

* Les disques optiques sont sensibles à l'humidité, à la lumière, aux poussières, leur durée de vie est évaluée à 5 ans pour les CD et 10 ans pour les DVD. Il faudrait donc en dupliquer le contenu régulièrement sur des supports neufs, si tant est que ces supports existent encore quand on voudra le faire, et qu'on aura le lecteur adequat. On se souvient des cylindres pour phonographe enregistrés par Caruso au début du XXe siècle qui ne devaient être sortis de leur coffre qu'au début du XXIe, sans doute a-t-il fallu des techniciens spécialisés pour récupérer leur contenu... Et, plus près de nous, quid de données restées sur une disquette ?

* Les clés USB ? Ça s'égare facilement, et leur durée de vie dépend de la fréquence de leur usage. Si elles sont bien pratiques pour transporter des données, il n'est pas recommandé d'en faire un support de stockage, pas plus que les cartes mémoire ou pire les micro cartes qui seront vite perdues vu leur taille minuscule.

* Un disque dur externe, s'il est correctement utilisés, et surtout si on n'oublie pas d'y sauvegarder ses fichiers (il y a des programmes automatiques sur Mac et sur Windows destinés à cet usage), peut espérer une durée de vie de 5 ans. Là aussi, il faudrait prendre la précaution d'en racheter un neuf régulièrement, surtout s'il s'agit de disques à mémoire flash.

* Tous les stockages en ligne ? S'ils permettent de consulter ses fichiers depuis n'importe quel appareil, ils nécessitent une connexion internet, ce qui n'est pas toujours possible, et reposent sur la confiance que l'on a dans l'organisme que l'on a choisi, dans sa pérennité, dans sa fiabilité, sans parler qu'au delà de 10 Go, ce "garde-meuble" est payant.

Mais, au fait, il existe un support utilisé depuis des siècles, qui, entreposé à l'abri du feu et de l'humidité (comme pour les CDs), peut être relu bien longtemps après, il s'appelle.... Le papier ! Comment aurait-on fait pour voir des cartes postales anciennes, pour lire des manuscrits du XVIe siècle, pour jouer une partition musicale de Mozart ? Et surtout, comment feront nos descendants pour voir nos photos, nos textes et écouter nos musiques si nos traces sont si éphémères ? S'il est indispensable d'avoir, pour le faire, des outils qu'ils n'ont plus, alors qu'avec deux yeux, et deux oreilles, ce dont tout humain est pourvu à la naissance, on s'affranchit de toute technique !!

Avec tout ça, par exemple, mes photos les plus précieuses sont sur l'ordinateur, sur le disque dur externe, sur des CDs, certaines dans le Cloud par l'intermédiaire des blogs, et..... dans un album (imprimées sur papier par un professionnel) ! Et que croyez vous que je regarde le plus souvent ???

8 févr. 2015

Manque de ressources ?

Une capture d'écran de Super City où tout bouge, le dragon qui saute, l'usine qui tourne, le jet d'eau qui jaillit, les bonshommes qui se promènent, etc...... 

Non, il ne s'agit pas de la paupérisation des classes moyennes, domaine qui me dépasse largement, mais (encore ?) d'une histoire de jeu.

On sait bien que ce sont les "gamers" acharnés qui ont besoin d'un ordinateur au top niveau pour pouvoir jouer à leurs jeux préférés confortablement, mais on pouvait penser que les petits jeux sur Facebook qui se jouent depuis le navigateur n'avaient pas besoin d'autre chose que d'une machine "ordinaire" et d'une connexion internet tout aussi ordinaire. Eh bien, que nenni !

Si la plupart des jeux type "match 3" ou "Bubbles" divers n'ont guère besoin de plus qu'un Adobe Flash Player à jour, ce qui n'est pas très compliqué (*), il y a d'autres jeux très gourmands en ressources qui posent problème à quelques joueurs. Par exemple, Super City, avec ses extraordinaires graphismes, ses animations partout (ah le dragon rose qui bat des ailes, les mammouths qui saluent, les petits bonshommes qui s'agitent, les usines qui tournent, l'eau qui coule...), demande une carte graphique qui supporte tout ça (et tout le reste à l'avenant), surtout quand une ville est bien remplie dans toutes les zones.

Or, dans ce jeu, on va visiter ses "amis", pour récolter des objets, de l'énergie, et pour les aider aussi, et il faut beaucoup d'amis pour progresser, ce qui fait beaucoup de visites à effectuer. Si chaque ville met un temps fou à se charger, voire ne se charge pas du tout si les "amis" sont déjà bien avancés dans le jeu, les autres joueurs sont frustrés, et ne comprennent pas ce qui se passe.

Il faut dire que, pour bien des gens, un ordinateur, c'est un ordinateur, et s'il est moins cher que celui d'à-côté, pourquoi prendre le plus cher ? Qu'est-ce qu'il a dans le ventre ? Oh là là, j'en sais rien, et je m'en fous, je n'y connais rien et du moment que ça marche... S'il y a des bugs, c'est la faute du jeu, de Facebook, du Gouvernement, mais pas de ma machine (**) !

Je me souviens de Sim City 4, sorti alors que l'ordinateur qui pouvait le faire tourner avec tous ses détails n'existait quasiment pas encore, dans lequel il m'avait fallu désactiver des tas d'options pour pouvoir jouer correctement, et attendre d'avoir changé de machine pour tout voir. Concernant Super City, l'Imac tient la route et je n'ai pas particulièrement de problèmes pour charger même les villes les plus peuplées. Il y a toutefois un imperceptible ralentissement quand je vais visiter des amis au-delà du niveau 80, mais pas rédhibitoire. Mais je me doute que sur une machine plus ancienne, ce soit la galère. Et on comprend pourquoi chez certains, le jeu bugge ou pire ne se charge pas du tout.

Allez, il reste plein de jeux jouables en ligne sur n'importe quelle machine (***), avec n'importe quel type d'ordinateur, et puis, on peut aussi jouer à d'autres choses, créer des images, des textes, apprendre des langages de programmation, visiter des sites sans Flash, discuter sur IRC... On ne s'ennuie jamais en compagnie d'un ordinateur !


(*) Encore que sur la tablette, je sois infoutue d'upgrader le dit Flash Player sur Androïd.... J'sais pô l'faire :(
(**) Ce qui n'est pas faux d'ailleurs, programmation trop gourmande en ressources ?
(***) Faut quand même éviter de ressortir un Pentium sous XP, là, ça risquerait de pas fonctionner du tout.



7 févr. 2015

Moi bien écrire la france

Pourquoi écrit-on si mal "sur" Internet ? Parce qu'on participe à tout avec le clavier aussi tactile que minuscule de son smartphone sur lequel il n'est pas facile d'écrire vite et bien ? Parce qu'on veut justement aller trop vite et peu importe si c'est pas correct ? Parce qu'on s'en fout complètement ? Parce que, de toutes façons, on ne connaît ni l'orthographe ni la grammaire qui ne sont plus des priorités ?

Un peu tout ça sans doute. Si on peut comprendre des lettres oubliées, tout le monde n'a pas un CAP de dactylo, écrire je voudraiT au lieu de je voudraiS n'est pas plus long ni plus compliqué, mais sans doute ne voit-on pas la différence.. Et c'est grave.

Quelques exemples :

* je voudrait dir un grand merci a tout ce qui donne un coup de mian car c est agreable d avoir des personne sur qui on peut conter

* Une salle de bain avec baignoire , avec arriver et sortie d'eau pour machine à laver, WC séparer. Un sas d 'entrer avec un placard

* mon fils qui a otite et fin d'engine

* merci pour votre aide hier pour mes 2 centres commercial

Je précise qu'il ne s'agit pas de phrases écrites par des jeunes abandonnés de la banlieue, ni par des non francophones, mais par des personnes largement adultes et a priori tout à fait classiques socialement. Peut-être qu'elles ont toujours écrit comme ça, mais ça ne se voyait pas, parce qu'en fait, avant Internet, pour communiquer, on parlait plus qu'on n'écrivait, et comme on prononce pareil voudrais et voudrait, peu importe comment elles concevaient cette conjugaison. Maintenant que l'on s'exprime par écrit sur les forums, les réseaux sociaux, les blogs, les sites d'annonce, etc. ça devient flagrant, et souvent pénible quand on doit lire tout haut pour comprendre ce qui est exprimé.

Mais surtout, c'est inquiétant, ou alors c'est que je fréquente surtout des gens atteints de dysorthographie profonde !!!

On peut quand même écrire en langage "parlé" comme sur IRC, et le faire sans martyriser la langue française, et écrire mdr sans penser que ça veut dire mord de rire...

Ou alors faire comme les Américains que ça ne dérange pas d'écrire :

Trailers 4 rent pour remorques à louer
Ped X Ing pour passage piéton (pedestrians crossing)
X Mas pour Christmas

Mais est-ce un exemple à suivre ?

Eh, il y a combien des fautes dans ce billet ?? Parce qu'on en fait tous, des fautes, le français est une langue compliquée...

4 févr. 2015

Un moment de pur bonheur


La radio de ma voiture est bloquée irrémédiablement sur France-Musiques, et même si je ne suis que des bribes d'émission, selon la longueur de mon trajet, j'ai toujours plaisir à écouter des musiques que j'aime, à découvrir des morceaux que je ne connaissais pas, ou à apprécier (ou pas) différentes interprétations.

Il arrive aussi que j'ai envie de m'arrêter sur le bas-côté de la route pour savourer une musique extraordinaire, et c'était le cas hier soir, mardi 3 février, vers 21h. Déjà je ne connaissais pas cette œuvre, et, ayant pris l'émission en marche, je ne savais pas de quoi il s'agissait, ensuite, j'ai failli m'arrêter pour ne faire qu'écouter...

Comme ce n'était pas possible, j'ai profité de la facilité que donne France-Musiques pour réécouter les émissions passées, et j'ai découvert qu'il s'agissait des Vêpres à la Vierge de Monteverdi, concert donné par l'ensemble Oltremontano et le Ricercar Consort, dans la cathédrale de Bâle en août 2013.

Exceptionnel, écoutez plutôt, et dépêchez-vous, vous avez jusqu'au 5 mars 2015 pour le faire sur France-Musiques .

31 janv. 2015

Il était une fois.... Le Train Bleu

Imaginons... En 1900, quand, de beaux messieurs et de belles dames partaient passer l'hiver sur la Côte d'Azur, avant de prendre le train à la Gare de Lyon, accompagnés de leurs domestiques et de leurs malles, venaient dîner au restaurant Le Train Bleu... Là, au milieu d'un décor de fresques ensoleillées leur donnant un avant goût de leur prochain séjour, sous les dorures et les angelots en stuc, assis sur des banquettes aux cuivres étincelants, devant leurs tables nappées de coton damassé d'un blanc immaculé, ils dégustaient quelques mets fins égayés de bonnes bouteilles.

Maintenant, en trois heures d'horloge, on arrive à Marseille par le TGV, et on roule sa valise soi-même le long du quai, mais... On peut toujours aller manger au restaurant célèbre de la gare de Lyon, monument historique qui plus est, le Train Bleu. Une grande variété de menus est proposée, du plus modeste, un plat et un café, au repas dégustation de fête tout au Champagne. On sera assis sur des banquettes confortables, et on n'aura plus assez de ses deux yeux pour regarder à la fois le décor extraordinaire, le contenu de son assiette, et les mouvements des gens et des trains sur les quais de la salle Méditerranée.

C'est vrai que ce ne sont pas les mêmes prix que dans les brasseries alentour, mais ce n'est pas le même type de restauration non plus, et si ça ne peut pas devenir la cantine habituelle chaque fois qu'on prend le train à la gare de Lyon, pour d'évidentes raisons, c'est bien agréable d'y aller de temps en temps et de voyager ainsi dans le temps, celui de la Belle Époque.




30 janv. 2015

Saint-Germain des Près

Un quartier de Paris qui n'a sans doute plus l'aura d'antan, quand Sartre et Beauvoir le hantaient, ou quand Juliette Greco y chantait, mais qui a quand même gardé un certain charme.

On passe devant de vénérables grands café, le Flore ou les Deux-Magots, on se promène dans les ruelles étroites bordées de hautes maisons anciennes, on déambule sur le boulevard Saint-Germain..

L'église, elle, est un des plus anciens sites chrétiens de Paris. Elle a été remaniée à différentes époques, mais les fresques et autres tableaux du XIXe siècle auraient grand besoin d'être rafraîchis. La chapelle Saint Symphorien, impressionnante par sa hauteur sous plafond, et sa sobriété toute monastique, est le plus vénérable vestige de ce qu'était l'abbaye bénédictine du Moyen-Âge.

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27 janv. 2015

Yéti en panne et autres (graves) soucis

En ce beau matin d'hiver, vers 7h du matin, heure française, Facebook a été en panne pendant un peu plus d'une heure ! Panique générale ! l'interruption a été constatée dans plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Australie et la France. Instagram a été aussi touché. Et voilà la communauté des joueurs désemparée, d'autant plus que quand c'est revenu à la normale, quelques dysfonctionnements persistaient dans les jeux, par exemple, plus de fenêtre de bonus pour certains, pour d'autres plus d'amis visibles, etc. Affolement total !! Comment allait-on pouvoir finir ses missions, achever les différentes quêtes, récupérer les gaufrettes données parcimonieusement par le yéti (*) ? Tout ça était terriblement préoccupant, le monde s'arrêtait de tourner en quelque sorte !!

Qu'a dit Facebook ? « Nos ingénieurs ont identifié la cause de la panne et le site est revenu en ligne rapidement ». Alors, piratage par un groupuscule ? Bête problème technique ? Va savoir ! Facebook ne donnera jamais d'explications, ce n'est pas leur intérêt d'avouer qu'ils peuvent être en panne comme n'importe quel site, ou qu'ils sont vulnérables, et les éditeurs de jeu qui croulent sous le nombre de joueurs se moquent bien de faire des mécontents et des frustrés.

C'est là qu'on voit l'addiction créée par Internet et tout ce qui y gravite, au moindre petit pépin (ça n'a duré qu'une petite heure quand même), on a l'impression que tout s'écroule. Une panne d'électricité due, par exemple, aux intempéries, est infiniment plus grave pour la vie quotidienne ; une longue coupure d'eau aussi (il n'y a plus de fontaines publiques de nos jours) ; quant à l'essence, si elle vient à manquer, pour toute raison imaginable, c'est la paralysie garantie.

En fait, nous vivons avec des béquilles technologiques, et sans elle, la vie s'arrête. Comment faisaient nos ancêtres ? Ils n'utilisaient pas d'électricité, ni d'essence (avant le XXe siècle tout du moins), ils allaient chercher l'eau à la pompe, et a fortiori, ils ne jouaient pas sur Internet !!!

Étaient-ils plus heureux que nous ? C'est un tout autre débat ! Quant à réaliser la vulnérabilité des fondements de cette nouvelle société virtuelle (bien pire qu'un poteau électrique tombé par la tempête), ça donne le vertige....

(*) Ouais, je sais, faut comprendre.... 

26 janv. 2015

Brèves quotidiennes

Entendu à la pharmacie :

- Je voudrais du dentifrice pour une enfant de 10 ans
- J'ai celui-ci à la fraise
- Et il a quel goût ?

***

A lire plusieurs fois pour comprendre (vocabulaire facebookien inside) :

je mettre ce petit message car il y a des gens sur Facebook qu'ils se font passer pour des gens qui ne sont pas sur r Facebook est qui prenne les noms des autres moi je pense que ces Brouteurs de merde car tous les gens sur Facebook nous ont n'est la pour jouer entre nous j'ai manqué de ne plus avoir mon compte car une personne malhonnête voulez ce fait passer pour moi alors mes amis fais très attention a votre compte bonne journée a vous tous (*)

***

Echanges à propos d'un soi-disant piratage de compte sur un réseau social :

- Bon bref tu n'as toujours pas compris ou je voulais en venir lol t'es blond et pissétout!!
- Verifier koi cet pas marquer que ces des hackers mdrrr t blonde non

Précision : il s'agit de gens de plus de 50 ans..... Qui ne sont pas des cassos du 9-3 (pour parler comme y causent là-bas).

***

Et celui-là veut rédiger un article dans une encyclopédie !

- Xxxx de son vrai nom Kxxx Pxxx est un futur artiste qui souhaite réussir par les américains la musique est sa passion âge de 15 ans vit à Montréal nationalité débutera sa carrière de musique à New York en 2016 ...


(*) à titre d'excuse, il y a des gens non francophones qui utilisent Google translate pour s'exprimer, ça doit ressembler à ça quand je m'exprime en anglais....

22 janv. 2015

Être en couple cordialement

J'ai horreur de cette expression, due aux nouvelles formes d'unions entre humains sans doute, "être en couple". Je ne peux pas m'empêcher de penser à la basse cour, ou à un élevage canin ou aviaire. On va acheter un couple de perruches pour la reproduction, on a un couple de pigeons qui vient de faire des petits, j'ai fait reproduire mon couple de bergers allemands (*) pour vendre les chiots, etc... Or dans le cas de peoples qui sont "en couple", ce n'est pas faire des petits leur préoccupation première, souvent, c'est plutôt le contraire ! Je trouve que ça ravale l'homme et la femme à l'état bestial.

Autrefois, on disait pudiquement qu'ils étaient fiancés, plus récemment qu'ils sortaient ensemble (alors qu'ils rentraient plutôt...), encore avant, on ne disait rien, ces choses-là se faisaient mais ne se disaient pas. Tout ça pour ne pas dire la réalité des rapports des personnes en question.

Il y a comme ça de ces expressions devenues banales qui ne sont pas toujours très judicieuses. On pense à "cordialement", qui termine bon nombre de mails ou de publications sur divers forums. On remarque que dans ces derniers cas, c'est justement parce qu'on ne veut absolument pas faire preuve de la moindre cordialité et que l'on préfèrerait dire "allez vous faire.... (**)", que l'on termine par cordialement.

Si on rajoute ces mots qu'il est devenu tout à fait injurieux de prononcer, infirme, race, nègre (quid de l'art nègre ?), cancre (pour un écolier-qui-n'est-pas-adapté-à-la-vie-scolaire) ou similaire, on se demande dans quel monde on vit, un monde où il faut parler en "politiquement correct" sous peine d'être taxé de racisme, intégrisme, bourgeoisisme, anti-jeunisme, etc.

Tiens, et si on revenait au XVIIe siècle avec Boileau ?

J’appelle un chat un chat, et Rollet un fripon

Si le Rollet (***) en question avait été, par exemple, un jeune délinquant.... Mais l'interpellé n'aurait sans doute pas su la signification du mot fripon.....


(*) Il est évident que je parle ici de la race de chien, pas du mariage homosexuel entre gardiens de troupeaux de moutons de Bavière !
(**) Ce que vous voudrez, en fonction de votre degré de colère, de vulgarité ou de richesse de vocabulaire !!
(***) C'était un magistrat que Boileau n'aimait pas ; qui se souviendrait de lui si cet auteur n'en avait pas parlé ?

18 janv. 2015

Hiver ?

Quand on passe une longue période sous un ciel lourd de nuages où tout est sombre, sous de la pluie permanente ou en luttant contre le grand vent qui casse les branches des arbres, on a plaisir à aller musarder dehors dès qu'un rayon de soleil rend les paysages plus beaux, même les plus simples et les plus proches.

Entre vallons et halliers

Une simple petite graine, sous le soleil, devient une fleur exotique

Qu'elle était verte ma vallée !


Photos prises hier samedi 17 janvier, et aujourd'hui, de nouveau sous le couvercle nuageux....

17 janv. 2015

L'Histoire est un perpétuel recommencement

Julien Green (1900-1998)
En relisant avec délectation un tome du journal de Julien Green, celui qui court de 1972 à 1976, certains événements relatés, alors que trente ans se sont écoulés depuis, semblent faire partie de l'actualité quotidienne. Un exemple :

Le 20 janvier 1975, alors qu'il venait d'accompagner un ami qui prenait l'avion à Orly : "... l'aéroport a été jeté dans la confusion et la panique par deux fedayins armés de mitraillettes. Ils ont lancé des grenades sur un groupe de voyageurs, en blessant vingt, se sont emparés d'otages et ses sont réfugiés dans les toilettes. Un grand désordre a suivi ; des négociations, finalement la libération des otages et la fuite des bandits en avion. L'aéroport a été évacué dans la plus grande confusion... Ainsi il a suffi de deux hommes armés pour désorganiser un aéroport de l'importance d'Orly. Cela montre la totale insuffisance es gouvernements devant le problème grandissant de la violence."

Qui s'en souvient à part les gens qui hélas se trouvaient là à ce moment ?

Un peu avant, il parlait des attaques de voyous dans le métro, de la grève générale qui paralysait le pays (novembre 1974), des démêlés politiques orageux en Palestine, etc. et citait un article paru dans un hebdomadaire dont il ne donne pas le nom, qui disait : "Les pronostics des gens les plus raisonnables sont tellement sombres qu'on n'entrevoit aucun espoir ni de possibilité de bonheur pour l'homme de l'an 2000. La courbe démographique est affolante, la famine nous menace, la destruction de tout ce que nous admirons le plus semble certaine.  C'est peu de dire que nous allons vers la fin du monde, nous y sommes, notre monde est fini, nous sommes déjà dans le monde de demain, avec toutes ses horreurs, et demain, c'est maintenant". Même si lui n'y croyait pas vraiment, et s'il n'était guère optimiste sur l'évolution des vingt-cinq prochaines années.

Alors, faut-il se souvenir du carnage des guerres de religions au XVIIe siècle, des milliers de morts des campagnes napoléoniennes, des famines en Afrique, et de tout ce qui a pu faire douter de l'humanité, pour se désespérer définitivement, ou encore se dire que l'histoire est un perpétuel recommencement et qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ou enfin observer que trente ans à l'échelle de l'univers, c'est à peine plus que rien, et qu'on est encore dans le présent ?

Même si de nos jours on est noyé dans un flot d'informations permanentes qui empêchent toute analyse en profondeur..

En attendant la fin du monde, n'hésitez pas à lire ou relire les volumes du Journal de ce grand auteur qu'est Julien Green, c'est remarquable ! (*)


(*) J'aime nettement moins ses romans.... 


13 janv. 2015

Ecologie mal comprise

Tafraoute (Maroc)

Voici un texte trouvé sur Facebook (mais il figure ailleurs aussi), je ne sais pas qui l'a écrit (*), mais ce n'est pas mal vu.

A la caisse d'un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.
La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l'écologie et lui dit:

" Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! "

La vieille femme s'excuse auprès de la caissière et explique :
-Je suis désolée, il n'y avait pas de mouvement écologiste de mon temps."

Alors qu'elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
"Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps".

Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer qu'à l'époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

Elle ajoute :
De mon temps, on montait l'escalier à pied : on n'avait pas d'escaliers roulants et peu d'ascenseurs.

On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu'à l'épicerie du coin. (**)
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On ne connaissait pas les couches jetables :
On lavait les couches des bébés.
On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde
On avait un réveil qu'on remontait le soir.

Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas ;
on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

On n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto portées :
On utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon.
On travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif.
On n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.
On remplissait les stylos dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo.
On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rue,
Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique !

On n'avait qu'une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.

Tout ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule, pour éviter d’engendrer la génération des jeunes comme vous, qui s’imagine avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent pas écrire 10 lignes sans faire 20 fautes d’orthographe, qui n’ont jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent pas qui a écrit le Boléro de Ravel…(pensent même que c’est un grand couturier), qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur propose Vienne ou Athènes, etc. mais qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance !

.......

Un peu exagéré certainement, mais à méditer par tous ceux qui donnent des leçons aux autres et seraient totalement incapables de vivre comme on y était bien obligé il y a cinquante ans et qui daubent sur ces facilités qui ont rendu la vie quand même plus confortable à bon nombre d'entre nous.

Tout ça, ce sont des discours de vieille baderne (ce que je suis), qui déplore qu'il n'y ait pas plus de transports en commun dans sa campagne afin de lui éviter d'avoir à utiliser sa voiture pour faire ses courses (il est un âge où le vélo devient difficile...), que les nouvelles ampoules soient si longues à éclairer, et qu'il fasse si chaud dans les lieux publics. Mais qui apprécie les escaliers roulants dans le métro, les haricots verts qui n'ont plus de fil et mon bien-aimé ordinateur, même s'il a besoin de courant électrique pour fonctionner !

(*) Ce n'est pas très récent, et comme ça a été repris partout, chacun signant de son nom (ah la propriété intellectuelle sur internet...), je l'ai repris aussi.
(*) Parce qu'il y avait encore des "épiceries du coin", maintenant, heureusement qu'il reste les épiciers marocains (de Tafraoute, il paraît que beaucoup viennent de cette jolie ville, d'où l'illustration de ce billet), ouverts tard le soir et où l'on trouve tout, avec le sourire du marchand en plus.

12 janv. 2015

Une galette ?

Tradition oblige, encore que je me demande toujours si tous savent d'où elle vient, en janvier, on mange de la galette. Donc, on va chez le boulanger en acheter une, et là, les bras tombent... devant les prix de cette spécialité ! Voyons voir quelques uns des tarifs pratiqués par les artisans du bourg le plus proche :

- 3 à 3.50 euros pour la galette 1 personne
- De 6 à 8 pour celle pour deux, ou un s'il a bon appétit
- A partir de 10-12 euros pour 4
- On monte à 20 euros pour 6
et bien au-delà pour des tailles supérieures, sans oublier celles qui grimpent à des sommets vertigineux chez les grands pâtissiers, de 30 à 60 euros....

Elles sont fourrées à la frangipane, à la pomme, la framboise, le chocolat, et quand on en veut une pour six, la bouteille de cidre est offerte. Par contre, si on préfère la galette "sèche", il faut la commander, elle coûte seulement 6.50 euros pour deux parts, mais on n'a pas droit à une couronne...

Certes, la pâte feuilletée, ce n'est pas évident à faire, pour un particulier tout du moins, parce que pour un professionnel, ça ne doit pas être plus compliqué qu'autre chose (*), en plus, ça ne nécessite pas d'ingrédients bien onéreux, et quand on voit la queue dans les boulangeries avec tous ces gens qui en sortent avec leur galette, on se dit que le boulanger doit faire... son beurre !!

Allez, pour ceux qui ont oublié les "racines chrétiennes de l'Europe", mais qui ne manquent pas de manger la galette en ne sachant plus trop pourquoi, un petit rappel de l'origine de la tradition (**) :


Alors, merci Melchior, Gaspard et Balthazar, pour cette jolie et bonne galette, même si les noms qui vous ont été attribués sont totalement légendaires !


(*) Sans parler de ceux qui l'achètent toute faite.
(**) Oui, je sais, on peut aussi dire que c'est la récupération, par les premiers chrétiens d'une ancienne fête païenne, mais ça fait quand même presque 2000 ans que la galette correspond à l'épiphanie et plus du tout aux saturnales !

6 janv. 2015

De l'entraide virtuelle

La page d'accueil
d'un groupe d'entraide sur Supercity
Dans toute communauté, même virtuelle, il y a toujours une certaine forme d'entraide entre les participants. Les anciens aident les nouveaux, leur font part de leurs expériences et de leurs "trucs", répondent à leurs questions sur différents forums. Les plus "anciens" sont contents de pouvoir aider et les "nouveaux" le sont aussi d'avoir des réponses à leurs interrogations.

Les communautés de joueurs sur Facebook ont aussi leurs groupes d'entraide pour chaque jeu, même souvent plusieurs, selon les langues pratiquées par les joueurs, ou selon des critères encore plus précis (recherche d'amis, par exemple). Il suffit de s'abonner au groupe qui intéresse, et d'y participer, en posant des questions, ou en répondant à celles des autres. On peut aussi y poster des copies d'écran pour mieux expliquer (une image vaut souvent mieux qu'un long discours qui ne sera pas toujours bien compris). Des râleurs ? Il y en a toujours, qui trouvent que leurs amis ne sont pas fidèles dans le jeu, qu'ils ne cliquent pas là où on le souhaite, qui ne répondent pas assez vite à leurs demandes d'objets divers, mais c'est pareil dans n'importe quelle communauté humaine !

Sachant que certains jeux rassemblent plus d'un million de joueurs de par le monde, on trouve toujours le groupe qui convient, et c'est rudement pratique. Dans le jeu Supercity par exemple, où l'on construit une ville, les amis sont indispensables, puisque certains objets ne peuvent être récupérés que par leur intermédiaire, et qu'il est possible (et fortement souhaitable) d'aller tous les jours visiter les villes de ses amis dans lesquelles, en cliquant sur certains bâtiments, on peut accélérer leur construction ou leur production, faisant gagner un temps précieux lors des quêtes chronométrées. On peut ainsi, par l'intermédiaire du groupe, faire des demandes précises et utiles (*). On peut aussi y trouver des "amis" quand on en manque.

Tout le monde y trouve son compte. Les joueurs qui peuvent ainsi s'entraider, l'éditeur évidemment aussi qui augmente la visibilité de son jeu (donc, les éventuels achats de bonus et diverses publicités (**) qui leur apportent des sous). Sans oublier la maison Facebook qui fait son miel avec ses jeux addictifs !

C'est amusant d'observer cette nouvelle forme de "sociabilisation" virtuelle, où des gens qui ne se connaissent pas (et qui ne se rencontreront jamais) s'amusent ensemble, chacun devant son écran d'ordinateur, aux quatre coins du monde. Autrefois, on se retrouvait au bistrot d'en face avec quelques copains connus de longue date (et dans d'autres lieux pour des vieilles copines), on se serrait la main, on s'embrassait "pour de vrai" ou on se tapait dans le dos. Maintenant, on se fait des bisous virtuels entre gens qui pratiquent la même activité par l'intermédiaire d'une ligne ADSL ou de la fibre optique... Faut-il pleurer ou faut-il en rire ?

(*) Du genre "vous pouvez cliquer sur mes confiseries s'il vous plaît ? C'est urgent, ma quête se termine dans trois heures" (les joueurs, eux, comprennent très bien, même si c'est fort obscur pour un non-pratiquant !!)
(*) Encore que, quand on joue en plein écran, ce qui est bien plus confortable, on ne voit pas les publicités....

3 janv. 2015

On rêve ?!?

Une classe Economique, de je ne sais quelle compagnie, mais il y en a de bien pires.....

Ah, les longs voyages en avion, c'est inévitable si on veut aller loin, mais c'est souvent la corvée. On est tassé sur un siège dur et étroit, entre deux voisins qui peuvent être un peu corpulents, on ne peut pas faire beaucoup de mouvements, et on somnole comme on peut, plié en deux ! Mais si on est riche, on peut grandement améliorer ça, voyez plutôt :

La compagnie nationale des Emirats Arabes Unis offre une nouvelle cabine, d'une superficie totale de 11 m², ultra-luxueuse, qui dispose d'une salle de bain privée, d'une pièce à vivre pour recevoir un invité lors d'un déjeuner ou d'une réunion de travail ainsi que d'une chambre qui peut accueillir un couple. Le prix ? Une broutille voyons, entre 20.000 et 25.000 euros pour un aller simple. Pour aller où ? L'article ne le dit pas.....

Singapore Airlines offre (c'est une façon de parler..) des suites privées, qui peuvent s'isoler du restant des passagers, et des repas d'exception. Presque 60 plats disponibles, accompagnés par des vins ou champagnes grands crus. Les billets coûtent 4.500 euros pour un aller simple Paris - Singapour. Et comme il faut bien revenir, on arrive à 9000 euros !

Et chez nous ? La nouvelle cabine "Première", présentée par Air France comporte quatre suites de trois mètres carrés qui ont fort belle allure, sans oublier les repas conçus par un grand chef étoilé. Pour aller à Singapour il faudra débourser 5300 euros pour un aller simple, mais Singapour, c'est loin, donc, les passagers auront le temps d'en profiter !!

Pas mal hein ? Mais si on est deux, pas facile de communiquer !
Inutile de préciser que ce genre de prestation ne s'adresse qu'à une minorité, footballeurs, gens du show bizz, et autres émirs du pétrole ; le vulgum pecus, qui a déjà la chance de pouvoir voyager, se contentera de la classe éco ! Ou ... de la classe Premium, qui est un excellent compromis entre la classe économique (si inconfortable pour un vol de plus de quatre heures) et la classe affaire (inabordable elle aussi), certes plus chère, mais qui permet de faire de longs trajets dans les meilleures conditions possibles (sièges plus larges, plus de place d'avant en arrière, repose pieds réglables, écouteurs de qualité), et pour le porte-monnaie (*) et pour les jambes (**).

Classe Premium, un bon compromis
Alors, on fait des économies pour la prochaine escapade lointaine ?



(*) Oui, je sais, dépenser ses sous dans un billet d'avion ou ailleurs, c'est affaire de choix quand on calcule un budget pour un voyage, chacun fait ce qu'il veut ou qu'il peut avec son argent et on n'a pas les mêmes priorités à 20 ans qu'à 70....
(**) Appréciable aussi les couloirs prioritaires d'enregistrement, de contrôle de sécurité, et d'accès à bord qui évitent les longues queues fastidieuses et épuisantes.

31 déc. 2014

Saint Sylvestre ?


Paix, joie, harmonie, sérénité, plein de projets, plein de soleil dans le ciel et dans le cœur, plein d'amour dans la vie quotidienne, du pain frais, du bon vin, des enfants sages et des aïeux en forme, de beaux paysages à contempler, de nouveaux jeux amusants, un ordinateur et une connexion internet qui pédalent, tout un stock de livres, et du bon café ! 

28 déc. 2014

Sourires de Provence

Il est bien agréable de quitter la Normandie sous les nuages depuis le début du mois, pour arriver en Provence et de voir enfin du ciel bleu ! Les photos ont été prises aux abords de l'aqueduc de Roquefavour, dans le département des Bouches du Rhône, non loin d'Aix-en-Provence. C'est un monument historique toujours utilisé pour acheminer les eaux de la Durance vers Marseille, c'est aussi le plus haut aqueduc en pierre du monde (deux fois la hauteur du Pont du Gard).

Il est situé non loin du pittoresque village de Ventabren, dans une zone moins urbanisée que le reste du département, ce qui ajoute encore plus de plaisir à une promenade dans ce coin.




21 déc. 2014

Joyeux Noël


Je vous souhaite à tous de belles fêtes de Noël, c'est la fête de l'espérance, de la paix, de la joie ! Alors, que vous soyez seul, en famille ou avec des amis, que ces quelques jours un peu hors du temps vous soient agréables, et que vous ayez des étoiles plein les yeux.

18 déc. 2014

Vive nous !


La Normandie est le second nom de région le plus connu dans le monde après la Californie ! Et, depuis que nous avons annexé (*) les trois départements de la Basse Normandie, nous disposons de nouvelles richesses touristiques. D'accord, on avait déjà Giverny, Château Gaillard, le donjon de Gisors, les monuments de Rouen, et maintenant on récupère le Mont St Michel, ce qui n'est pas rien, les plages du Débarquement, l'abbaye aux Hommes à Caen et... Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, née à Alençon (Orne) et ayant vécu à Lisieux (Calvados).

Côté gastronomie, on avait déjà le Neufchâtel, un fromage délicieux d'appellation d'origine contrôlée, et le Boursin qui est fabriqué chez nous, et on va pouvoir s'approprier le Livarot, le Pont-Lévêque, sans oublier le Camembert, le tout arrosé de Calvados ou de cidre. N'oublions pas, en vrac, les agneaux de pré-salé, le beurre d'Isigny, la crème fraîche, les huîtres de Saint-Vaast, la Bénédictine, les tripes à la mode de Caen, etc.

Avec le port de Dieppe, le pays d'Auge, la vallée de l'Eure, le val de Saire, le phare de Sainte-Adresse, les vastes prairies de l'Orne où paissent les chevaux de course, il y a de quoi se promener dans de vertes campagnes.

Et plus prosaïquement, il y a l'autoroute A 13 pour se déplacer plus rapidement, quelques centrales nucléaires pour fournir de l'énergie, des industries, de l'agriculture, il me semble que la prochaine étape devrait être l'indépendance non ?

En tous cas, c'est un des rares endroits en France où la fusion de deux régions n'a pas suscité de polémiques ni d'empoignades entre les élus. Maintenant restera à savoir quelle sera la "capitale" régionale, entre Caen et Rouen (parce qu'Alençon, trop petit, et Cherbourg, trop excentré, ne devraient pas être sur les rangs), et si, pour l'instant, les deux présidents de région ont l'air de s'entendre comme cul et chemise, quand il n'y aura qu'un seul siège pour deux paires de fesses, peut-être qu'il y aura des soucis...

(*) Ah bon, ce n'était pas une annexion ? Juste une conquête pacifique alors ! 

16 déc. 2014

Ah si j'étais riche !


Voilà le voyage que j'aimerais faire, il est déjà tout prêt dans ma tête !

On part de Roissy en direction de Chicago, je peux me contenter de la classe premium d'Air France, c'est très bien et tout à fait suffisant. Arrêt à Chicago, on descend à l'Inn of Chicago Magnificent Mile qui est bien placé, proche d'un excellent restaurant américain pour breakfast et lunch, et d'un très bon italien pour le dinner. Quelques jours sur place pour voir et revoir ma ville américaine préférée.

Départ pour Anchorage, arrivée au Comfort Inn ship creek, qui a le gros avantage d'être tout près de la gare de chemin de fer, et dont les chambres sont immenses. Un jour ou deux à Anchorage, dont le cadre est splendide.

On prend l'Alaska Railroad, train panoramique qui remonte au nord au milieu de somptueux paysages fort différents de ceux que l'on peut admirer quand on fait le trajet par la route. Arrêt à Kantishna lodge au fond du Denali National Park, où une navette privée conduit directement en traversant le parc, et qui se trouve juste aux pieds du mont Mac Kinley. Qui sait, il ne sera peut-être pas dans le nuage ?

On reprend le train jusqu'à Fairbanks, ville improbable, aussi mal foutue qu'Ushuaïa, mais tout aussi fascinante, où on longe au Marriott , avec une chambre donnant sur la Chena River évidemment.

Une fois arrivée là, la suite est plus floue dans ma tête. Rentrer à la maison en faisant le chemin inverse ? Par exemple en passant par Tok, Glenallen, Valdez pour rejoindre Anchorage et de là, pourquoi pas vers New-York ? Faire une excursion vers Barrow histoire de passer le cercle polaire même s'il n'y a pas grand chose à voir ? Revenir au sud par le Yukon, Dawson, White Pass, cette fois en voiture, mais ça fait une longue route, surtout pour rejoindre un aéroport qui n'oblige pas à de multiples escales ? Il faut bien qu'il y ait un peu d'improvisation dans toute aventure !

Et puis, ce n'est pas pour demain, il y a d'autres projets à court et moyen terme, des proches et des plus lointains ; sachant que c'est quand on n'a plus de projets que l'on est vraiment vieux, il faut en profiter tant qu'on ne l'est pas encore trop...


Très belle photo (pas de moi...) prise entre 2001 et 2013 puisque les tours du World Trade Center n'y sont plus et que la nouvelle tour à leur place n'y est pas encore. 


12 déc. 2014

Livreurs et livraisons

Dans un livre pas très récent (1995) de Nicholas Negroponte, celui-ci parlait (déjà) des transactions commerciales par internet. Il disait à peu près ceci, que s'il était facile de commander quelque chose d'un clic, il était encore impossible de dématérialiser la marchandise pour qu'elle soit livrée au client par téléportation.

Actuellement, quand on fait une commande sur un site marchand, un livre par exemple, le colis attendu est livré soit par la Poste, soit par un transporteur privé. Si c'est le facteur qui l'apporte, il n'y a pas trop de soucis, mais si c'est un autre mode de transport, là, ça se corse.

En effet, contrairement au préposé qui connaît bien sa tournée et les personnes qu'il dessert, le transporteur privé découvre des lieux inconnus, des rues dans des hameaux dont son GPS n'a jamais entendu parler, comme il ne sait plus lire une carte Michelin, qu'il n'a ni le temps ni l'envie de regarder un plan ou de demander à un commerçant local, et que, même s'il a le numéro de téléphone du client, il ne prend pas la peine de s'en servir, il ne trouve pas, et rentre au dépôt avec le colis.

Le client reçoit alors un sms, doit téléphoner pour s'expliquer, et finit par faire livrer son livre dans un point relais situé à quelques kilomètres, ce qui n'est pas très positif ni pour ses finances ni pour l'écologie...

Donc, quand on habite la campagne, et qu'on commande quelque chose sur internet (*), il faut s'attendre à un parcours du combattant pour récupérer son colis, alors qu'étant plus loin des commerces que les gens des villes, on serait encore plus à même d'apprécier ce mode d'achat.

France-Loisirs passe par la Poste, il n'y a jamais de soucis ; la FNAC aussi, mais leur système pour créer son compte est particulièrement ch****, je veux dire enquiquinant ; par contre Amazon passe par un transporteur privé, colisprive.com, dont les livreurs ne sont guère performants. Et c'est pareil pour d'autres systèmes de vente par correspondance, via DHL ou similaire, dans le meilleur des cas, faut piloter le livreur par téléphone, s'il veut bien se donner du mal pour trouver, sinon... ça devient fort compliqué !

Des solutions ?
* Apprendre aux livreurs à lire une carte !! Mais peut-être aussi ne pas leur imposer un rendement si élevé que ça les empêche de faire correctement leur travail...
* Utiliser les services de la Poste, ils connaissent tellement mieux le terrain et ne sont pas tout le temps en grève quand même !
* Sur les sites de vente, ne pourrait-on pas prévoir une carte interactive où le client pourrait indiquer précisément où il se trouve ? On géolocalise bien les téléphones mobiles.
* Habiter une grande ville, avec rue évidente, numéro de rue, étage, ascenseur, et rester chez soi le jour de la livraison.....


(*) Ailleurs aussi, dès qu'il s'agit d'un transporteur privé qui ne connaît pas le coin, c'est le même cirque. 

11 déc. 2014

Cohérent ? Incohérent ?

Aucun rapport avec le sujet du billet
Les gens qui ont de grands principes ne sont pas tous bien cohérents avec leurs idées profondes. Quelques exemples :

* Refuser au nom de la régression du progrès social le travail du dimanche, mais être bien content qu'il y ait médecins et infirmières qui soient présents ce jour là à l'hôpital pour s'occuper de vous...

* Vitupérer contre la voiture dans les grandes villes renvoyant les usagers aux transports en commun alors qu'on n'a pas mis les pieds dans le métro depuis des décennies puisqu'on a une voiture de fonction avec chauffeur.

* S'indigner de la vente de légumes non naturels sans envisager une minute ce qu'était autrefois l'épluchage des haricots verts quand ils étaient remplis de fils et du tri des lentilles mélangées à des petits cailloux.

* Edicter des lois contre la fraude fiscale et augmenter les impôts tandis qu'on va planquer ses économies en Suisse ou en Asie.

* Imposer l'usage du vélo au lieu de la voiture en oubliant que les plus de 70 ans ne peuvent plus monter les côtes.

* Demander vigoureusement aux pouvoirs publics qu'ils fassent enfin quelque chose pour le respect de la vie privée sur Internet tout en continuant à publier les photos de toute la famille sur Facebook.

* Vociférer en bon apôtre de l'égalité et de la justice pour réclamer à grand bruit la construction de logements sociaux en oubliant de préciser qu'ils doivent se trouver le plus loin possible de sa résidence personnelle.

* Exiger de la municipalité la pose de ralentisseurs dans la rue, et ceux-ci une fois installés, venir se plaindre que, quand un camion passe dessus, ça fasse un bruit intolérable.

Si on veut être crédible, il faut être cohérent ! Et il n'y a pas que les hommes politiques, qui le sont rarement, il y a aussi le commun des mortels qui met un peu trop souvent en pratique le célèbre adage :

Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais !

Ou alors, dit autrement, ne me demandez pas de mettre les idées que je préconise en pratique, ou alors, que ça ne dérange surtout pas mon confort quotidien ou encore, les choses désagréables, c'est pour les autres, moi, je ne donne que des idées, c'est déjà pas mal non ? ...

Comment ça, je suis de mauvaise humeur ? Ah bon, ça se voit tant que ça ??? Normal, c'est l'effet du mois de décembre ! 

10 déc. 2014

Le meilleur de l'année !


Dans le classement des meilleurs jeux de l'année 2014 par Facebook, le jeu Cookie Jam arrive en première place, avec 5 millions de joueurs ! C'est vrai que dans le genre "line three", il est vraiment tout à fait réussi. Pas toujours facile, certains niveaux sont très ardus, surtout quand il y a des chronomètres, et même si la "règle" du jeu n'est pas très compliquée, c'est prenant ! En plus, si les "amis" peuvent donner des points d'énergie qui aident à avancer, il n'y a jamais de blocage, de passages impossibles à moins d'avoir des dizaines d'amis qui y jouent et qui répondent. Et, cerise sur le gâteau, depuis que j'y joue, je n'ai jamais vu le jeu en panne !

Pour l'instant, j'en suis au niveau 227, je ne sais pas jusqu'où j'irai avant de bloquer irrémédiablement sur un niveau que je ne parviens pas à franchir. Pour Monsters Busters, j'étais quand même arrivée au 538 avant d'en avoir marre de buter toujours au même endroit.


Et Super City est dans le top 10 aussi et c'est amplement mérité. J'ai rarement vu un jeu aussi abouti dans les moindres détails. Ce Sim City like est superbe, même si certaines quêtes sont longues et aléatoires. Dans le genre "construction de ville", c'est quand même de loin le meilleur, et j'en ai essayé beaucoup ! Par contre, je ne vois pas comment on peut y jouer sur une tablette ou, pire, sur un téléphone : dès que la ville prend un peu d'ampleur, même en mettant en grand écran, il faut scroller sur un 27 pouces, alors, sur une tablette.....

Et vous croyez que pour fêter ces belles classifications, ils nous ont filé des boosters ou des billets gratuits ? Même pas ! Pourtant, si ces jeux ont autant de succès, c'est quand même grâce aux millions de joueurs qui s'y adonnent...

8 déc. 2014

Accros ?


Lu dans un tweet du Figaro que, selon une étude OpinionWay, plus d'un Français sur deux (52%) serait accro à Internet. Sachant qu'être accro signifie passer au moins 3 heures par jour pendant 3 mois sur Internet.

Qu'y font-ils ?

* Accéder à leurs mails (80%)
* Visiter les sites d'actualité (44%)
* Regarder le bulletin météo (40%)
* Surveiller leurs informations bancaires (39%)

Et aussi, en vrac :
* Aller sur les réseaux sociaux
* Jouer à des jeux
* Regarder des films, des résultats sportifs.

Mais encore ...

Le numéro de téléphone d'un artisan local ? Vite les pages jaunes.. Un hôtel à choisir dans une ville inconnue ? On se promène dans la rue pour choisir celui qui est dans le quartier le plus agréable.. Une lecture passionnante sur le château de Versailles ? On se précipite pour voir plus de photos, des titres d'autres livres, et aussi le plus court chemin pour s'y rendre.. Il y aurait tant d'autres exemples qu'on finit par se demander comment on faisait avant !

Un commentaire de cet article disait : "Je suis tout le temps en ligne. C'est mon premier réflexe du matin quand je me lève". Je le comprends tout à fait ce monsieur (ou cette dame d'ailleurs), j'ai l'habitude de boire mon café en regardant l'évolution de mes jeux favoris laissés en cours la veille : voir si mes amis m'ont apporté les objets demandés, si j'ai beaucoup de pièces à récupérer, si telle ou telle quête est achevée... Et ensuite, je passe sur Twitter pour... y entendre parler des accros à Internet !!

Bon, je lis beaucoup de livres aussi, tiens, d'ailleurs, faut que j'aille sur le site de la FNAC pour commander un bouquin qui m'intéresserait fort et que je ne vais pas trouver dans ma campagne ! Accro, vous avez dit accro ?? Oh, vous croyez..... ???

5 déc. 2014

Pourrait-on encore vivre au château de Versailles ?

Escalier étroit,
pas pratique avec de larges robes
Dans l'excellent "Dictionnaire amoureux de Versailles", Franck Ferrand consacre un long chapitre à la vie des courtisans qui habitaient le château, citant l'ouvrage de Newton (non pas celui de la pomme ! Un historien américain qui a fait des études très poussées sur le château) intitulé "Derrière la façade". Et l'envers du décor est édifiant...

Si la famille royale habitait dans des lieux somptueux (*), 226 appartements hébergeaient en plus un bon millier de personnes, c'est dire la promiscuité, surtout qu'il s'agissait d'un labyrinthe étriqué de pièces minuscules, de couloirs étroits, d'escaliers qui ne l'étaient pas moins. Leurs inconvénients seraient rédhibitoires de nos jours, et feraient hurler les défenseurs du droit au logement si on les appliquait actuellement à l'hébergement des personnes, même les plus démunies :

La lumière : tout était uniquement éclairé à la bougie, et on imagine la clarté des logements qui se trouvaient dans les bas étages du côté des cours intérieures, par temps gris...

Le froid : comme unique moyen de chauffage, des cheminées qui tiraient mal et fumaient beaucoup baignant les pièces dans un brouillard permanent. Or, on sait que les hivers étaient particulièrement rudes au début du XVIIIe siècle, avec le vin qui gelait dans les verres et on imagine la douce température qui pouvait régner dans ces appartements, sans parler, pour ceux qui vivaient près des combles, l'insupportable chaleur de l'été !

Les odeurs : déjà, il fallait faire monter l'eau à bras d'homme (certes, il y avait une armée de domestiques) pour une toilette sommaire, si tant est qu'on ne lui préfère quelques frictions parfumées, mais surtout, il n'y avait pas ou peu de sanitaires, hormis quelques épouvantables latrines vidangées rarement, la pestilence engendrée par les vases de nuit et autres chaises percées devait être épouvantable.

1m 75 de hauteur de plafond, même si nos ancêtres étaient plus petits que nous,
c'était quand même limite !

Et dans ce microcosme surpeuplé s'agitaient de grandes dames aux robes volumineuses, des beaux messieurs aux perruques poudrées, des valets, des suivantes, des cuisiniers, et toutes sortes de gens aux fonctions variées, dans la pénombre enfumée et glaciale, dormant pour certains dans des soupentes d'1m 75 de hauteur de plafond, à tel point qu'on se demande comment il n'y a pas eu plus d'incendies entre les bougies, les feux ouverts et les lourdes tentures sensées protéger du froid !

De nos jours, on a l'eau courante et l'électricité pour s'éclairer et se chauffer, au moins sous nos climats et on ne saurait plus vivre sans. Il suffit d'une coupure de courant un peu longue qui vide les châteaux d'eau et ne permet plus de les remplir, qui oblige à ressortir les bougies, et qui empêche le chauffage de fonctionner pour que l'on réalise que, si on peut supporter ces inconvénients "un certain temps", on ne pourrait plus, on ne saurait plus vivre au quotidien pendant des années ainsi. 

Je vous recommande la visite de ce site d'où j'ai tiré les illustrations de ce billet, c'est très intéressant.

(*) Même si leur sens du confort n'était pas le même que le nôtre.

1 déc. 2014

Et revoilà décembre !


J'aime pas le mois de décembre, c'est le pire mois de l'année ! En novembre, on a encore quelques belles couleurs d'automne, en décembre, ce n'est que brume et grisaille, arbres dénudés et herbes sèches. Les jours sont si courts que pas plutôt levé, le pâle soleil, quand il y en a, se recouche aussitôt, on vit dans le sombre, on a l'impression de tomber au fond d'un trou.

Et que dire des illuminations des rues, souvent criardes et agressives, quand il n'y a pas en plus de la musique, sans doute pour stimuler la consommation et donner envie de se précipiter sur les étalages de cadeaux aussi rutilants qu'inutiles et de nourritures dont la profusion en devient indécente.

Alors, quand on n'est pas un ours et que notre métabolisme ne nous permet pas d'hiberner, que faire ? Eh bien ça dépend... Si on est chrétien, on voit la route vers Noël d'un tout autre regard, plus tourné vers l'espérance que vers la dépression ; si on a beaucoup de temps et de sous, on peut envisager de partir aux antipodes, là où c'est l'été en ce moment ; si on est assez opportuniste pour ça (ou résigné), on peut jouer le jeu, préparer la fête, choisir les cadeaux, concocter ses menus.

Mais de toutes façons, dès la mi-janvier, on sera déjà un peu sorti du trou, les jours auront imperceptiblement rallongé, on saura qu'on va dans la bonne direction, et tout ira mieux. Eh oui, c'est chaque année la même chose ! Et ça ne sert strictement à rien de se lamenter tous les ans...

P.S. On peut aussi aller aux Fêtes de la Lumière à Lyon (Cf illustration) mais il paraît qu'il y a énormément de monde, et qu'il est très difficile de trouver une chambre d'hôtel à un prix raisonnable. Par contre, éviter l'Alaska, pas pour une question de température, on peut toujours se couvrir, mais parce que là-bas, si en juillet les jours font environ 20h, et les nuits 4 seulement, en décembre, c'est l'inverse, alors c'est pire que chez nous !