19 mai 2017

Youtube et youtubers

Très intéressante émission sur France 4 à propos de Youtube et des youtubers. Bien sûr que tout le monde a déjà utilisé Youtube, pour écouter une chanson oubliée, une musique que l'on aime et qu'on veut réentendre, pour voir une vidéo particulière, mais là, il s'agissait de ceux qui "font" des vidéos et les rassemblent dans leur "chaîne" Youtube.

On y trouve des humoristes qui vont des vidéos marrantes sur eux ou sur tout sujet, des "pédagogues" qui expliquent des jeux, ou apprennent aux jeunes filles à soigner leur peau et à se maquiller, des "enseignants" qui tentent d'expliquer des concepts scientifiques ou littéraires de façon simple et ludique, et bien d'autres aussi...

Certains sont très connus, ont de nombreux fans, qui les suivent avec assiduité, ils utilisent Facebook, Instagram et Snapchat pour leur promotion, ils ont parfois plusieurs millions de "vues", et font même des spectacles en "de vrai" qui déchaînent les ados. Pour quelques uns, c'est même devenu leur gagne-pain, leurs vidéos étant précédées d'une lucrative publicité.

Beaucoup d'autres aimeraient bien en faire autant... Il suffit de voir des petits jeunes qui n'ont que leur smartphone en guise de caméra, une chaîne avec une dizaine d'abonnés, et qui, pour se faire connaître écrivent (souvent dans un français malmené) un article sur eux dans Wikipédia, et se désolent ou s'indignent de le voir supprimé immédiatement pour cause de manque de notoriété encyclopédique ! N'est pas Norman ou Cyprien qui veut !

Revenons un peu en arrière. Quand Internet a commencé à devenir grand public, les utilisateurs ont vite compris qu'ils pouvaient s'exprimer librement (enfin, parfois trop librement d'ailleurs, mais c'est un autre problème), ils ont donc créé des sites web avec quelques rudiments d'html, des images, des gifs animés, des couleurs qui flashaient dans tous les sens, enfin, tout ce qu'on ne fait plus maintenant ... Et ils parlaient de ce qu'ils voulaient, en espérant avoir un minimum d'audience, ou tout simplement parce que ça les amusait. Puis, il y a eu les blogs, beaucoup plus faciles d'emploi, plus besoin de potasser des bouquins sur les CSS ou sur PHP, en plus, les visiteurs pouvaient mettre des commentaires, et les moteurs de blogs offraient aussi des statistiques de fréquentation. Ainsi, n'importe quel quidam pouvait partager ses passions, ses coups de cœur, ses trouvailles, ses réflexions(*).

Entre temps, les APN et les smartphones ont permis de faire des vidéos, plus besoin d'une caméra spéciale. Et les plus jeunes s'y sont immédiatement mis, d'autant qu'il n'y avait plus besoin d'écrire en faisant attention aux fautes d'orthographe (encore que, là, j'ai quelques doutes sur l'intérêt porté par eux à cette notion...). Alors, ils démarrent en faisant des petites vidéos dans leur chambre, avec le minimum de matériel, mais pour que ça marche faut quand même un peu plus : déjà des idées, de préférence originales, puis un peu de matériel pour l'éclairage et la prise de son, enfin, quelques notions de montage vidéo, afin que le résultat puisse "accrocher" les internautes et leur donner envie de revenir, mais ce n'est pas donné à tout le monde ça.... N'est pas youtuber de renom qui veut !

Au passage, j'ai deux vidéos sur Youtube, oui, elles sont là parce que je ne savais pas où les mettre ailleurs (pour les montrer aux copains), et que je ne sais pas mettre de vidéos sur Blogger (c'est bien connu que les vieux n'y connaissent rien à l'informatique, même quand ils étaient devant un ordinateur (et sur Internet ensuite) alors que les plus jeunes n'étaient même pas nés...), les voilà :

Le Old Faithfull à Yellowstone (**) et
Un concert à l'église (***)

(*) Exactement ce que je suis en train de faire !!!
(**) Où l'on entend distinctement au milieu des cris de joie des touristes américains, une voix qui dit "là, moi, je filme"... On se prend au sérieux ou pas !
(***) D'accord, la qualité n'est pas top, je reconnais... Mais je ne suis pas un youtuber non plus !!!

15 mai 2017

Les hommes


Sur les réseaux sociaux on trouve de tout, pas seulement des bébés et des petits chats ! Parfois on rencontre des trucs marrants, dont on ignore la provenance puisque c'est quelqu'un qui l'a "partagé". En voici un, pas mal trouvé, non ?

Pourquoi les hommes sont plus heureux que les femmes ?

- Leur nom de famille ne change pas.
- Les mécaniciens leur disent généralement la vérité.
- Ils ont le même travail que les femmes mais ils sont généralement mieux payés.
- Les rides leur donnent de la personnalité.
- Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.
- Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.
- Ils n'ont besoin que d'une valise pour des vacances de cinq jours.
- Ils peuvent ouvrir eux-mêmes leur pot de confiture.
- Ils peuvent pisser à peu près partout.
- Ils se fichent de la façon dont les autres hommes s’habillent.
- La moindre tâche domestique faite par eux leur vaut de la reconnaissance.
- 3 paires de chaussures sont plus que suffisantes.
- Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés ou tachés.
- Ils pensent et communiquent essentiellement au premier degré.
- Le programme de la machine à laver le linge leur reste définitivement incompréhensible.
- Ils partagent avec leur chat une peur instinctive de l’aspirateur.
- Les frites, le chocolat, les viandes en sauce, le pain avec la pizza ne leur posent aucun problème.
- La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.
- Ils n'ont que leur visage à raser.
- Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures peu importe la couleur.
- Une seule couleur pour toutes les saisons.
- Ils peuvent se promener en short, quel que soit l'état de leurs jambes.
- Quand ils voient une jolie poitrine, ils ne comparent pas, ils profitent !

On pourrait ajouter que les vêtements des hommes ont des poches partout (pantalon, veste, chemise), contrairement à ceux des femmes,  ce qui leur évite de trimballer un sac à mains, mais ne les empêche pas de déverser dans celui de leur épouse ce qu'ils trouvent trop lourd !

L'image d'illustration n'a strictement aucun rapport avec ce billet. C'est un morceau de lichen, ramassé par terre dans le jardin, scanné et "transformé" avec Gimp. 

11 mai 2017

Le paradis


Le paradis, je le vois comme ça : une gigantesque bibliothèque, allant du sol au plafond, avec plein de livres, surtout des documentaires, sur tous sujets, avec des images et un beau papier. Là, on peut me laisser pour l'éternité ! Enfin... Avec un casse-croûte de temps en temps quand même !

Si en plus, on rajoute de quoi écouter Mozart et/ou Lully et/ou Rameau, ce serait extraordinaire. Mais peut-être les rencontrerai-je là bas ? Avec leurs instruments ?

Il ne manque plus rien pour un bonheur éternel ? Juste un détail... Y a Internet au paradis ??

Chapeau les filles !


Je m'adresse ainsi au personnel soignant de l'hôpital de Mantes-la-Jolie qui, malgré le surmenage et l'excès de travail, garde toujours le sourire, a toujours le mot réconfortant, et exécute les tâches professionnelles avec compétence et amabilité. Infirmières, et autres personnel médicaux ont bien du mérite, de conserver patience et bonne humeur au milieu de tant de patients d'ethnies et de langues diverses, jonglant avec l'administratif toujours aussi lourd, les locaux pas toujours adaptés, et les pathologies variés et toujours si inquiétantes pour ceux qui en sont affligés.

Je sais bien, pour avoir moi-même travaillé dans la Santé toute ma vie, que ce n'est pas toujours facile, qu'il y a toujours plus de boulot et moins de monde pour le faire, que l'argent et le rendement intéressent bien plus les gestionnaires que la qualité de vie des employés, mais justement, qu'il y ait encore des volontaires pour soigner les malades, pour leur partager un mot aimable, un sourire, est réconfortant quant à l'idée qu'on se fait habituellement de l'égoïsme et de l'individualisme des humains de notre temps.

Déjà, quand on entre dans ce genre de bâtiment, moderne, certes, mais immense, il faut s'y retrouver, prendre le bon ascenseur, le bon couloir, sans errer désespérément, et là, on apprécie tout particulièrement les personnels qui vous remettent dans la bonne route, sans s'énerver, avec un sourire en prime. Alors, quand on arrive à destination, et que l'on est pris en charge par des gens aussi aimables que compétents, on se dit qu'on a bien choisi et on mesure à quel point les gens qui travaillent là ont du mérite.

5 mai 2017

Ah la Poste !

Et sur Mars ? Dans Perseverance Valley ? 

Voilà un organisme fort ancien, dont le rôle premier est de distribuer le courrier. Certes, du courrier, il y en a de moins en moins : les mails supplantent les conversations par écrit, la dématérialisation hautement prônée par toutes les administrations fait que l'on imprime factures et formulaires chez soi, ou que l'on exécute toute démarche en ligne ; les comptes-rendus et autres convocations arrivent aussi par mail. Il ne reste plus que quelques cartes postales en saison, des abonnements à des revues papier et quelques courriers d'irréductibles, de plus en plus rares.

Donc, moins de boulot pour les facteurs, donc, je suppose, moins de facteurs... C'est ainsi qu'en zone rurale, le courrier n'est plus distribué tous les jours, loin s'en faut, deux ou trois fois par semaine, dans le meilleur des cas, par des facteurs intérimaires qui ne connaissent pas les villages et mettent trois fois plus de temps pour faire leur tournée. Il n'y a pas de courrier du tout pendant une semaine si le facteur préposé à la zone est malade ou en congé et ne peut pas être remplacé. On peut toujours téléphoner au 36.21 pour se plaindre, ça ne change pas grand chose.

Quel gachis, alors qu'il y avait tant de facteurs(trices) gentils, souriants, serviables, qui apportaient le courrier assorti d'un mot aimable, quel dommage de les voir disparaître...

Mais il faut bien comprendre que la distribution du courrier est chose obsolète, vouée à une mort prochaine.

Donc, ne plus s'abonner à quoi que ce soit, prendre sa voiture pour aller acheter journaux et revues au bourg le plus proche. Ne plus faire de commande véhiculée par La Poste, privilégier les dépots voisins où l'on ira chercher son colis. N'envoyer que des cartes postales virtuelles, les sites ne manquent pas pour ça. Avoir ainsi la charité de ne pas prolonger inutilement la vie d'un moribond qui fait tout pour mourir plus vite. 

25 avr. 2017

Toilettes, W-C, restrooms, baños, etc...

Glacier Perito Moreno, Patagonie, Argentine

Les petits coins, les cabinets, les WC, les toilettes: le vocabulaire est varié pour désigner ces lieux. De nos jours, c'est une évidence: pour soulager nos besoins naturels, il existe un endroit dédié à cela. Qu'en était-il pour nos ancêtres?

Dans un article trouvé il y a longtemps, dont j'ai oublié la provenance, on lit ceci :

Dans le monde antique, les Romains sont connus pour être les premiers hygiénistes. En attestent les fouilles ou les écrits. Ainsi on trouve des pots de chambre recensés dans le mobilier des salles à manger. 

Au Moyen-Âge, le système de fosse existe déjà parfois dans les maisons des villes. Mais, l'usage des pots en terre est le plus commun. On sait que la pratique courante reste le tout-à-la-rue. Certains châteaux forts ou monastères sont quelques fois plus en avance dans la mise en place de lieux d'aisance. On retrouve ainsi dans les murs des tours un retrait servant de latrines. L'évacuation se fait directement dans les fossés.

À l'époque de la Renaissance, les pots sont partout. Mais, l'âtre d'une cheminée reste bien plus pratique… Les chaises percées se répandent au XVIIe siècle surtout chez les plus nobles. On va «à la garde-robe», c'est-à-dire là où est placée la chaise. En général, elles correspondent à de belles pièces d'ébénisterie. À Versailles certains rois, tels que Louis XIV reçoivent sur «ce trône». Les toilettes avec une cuvette et un système d'évacuation ne font leur apparition qu'au XVIIIe siècle.

Dans les rues de Paris, les urinoirs publics sont créés par le préfet Rambuteau (1791-1869). Ce sont les premières vespasiennes. Les «chalets dits de nécessité» voient également le jour. Ils permettent enfin aux femmes de se soulager. Mais ces lieux restent réservés aux privilégiées: l'accès est payant. Les longues jupes de ces dames peuvent donc toujours être bien utiles! À Paris, ces chalets se situent au marché aux fleurs de la Cité, place de la Madeleine ou encore à la Bourse.

Et de nos jours ? Pas chez soi, il y a maintenant des toilettes dans les maisons ou les appartements, et non plus au fond du jardin comme il y a plus d'un demi-siècle, mais ailleurs ? Par exemple, quand on visite une ville, où peut-on aller ? Dans un café, c'est vrai, mais comme pour y accéder, il faut consommer... Donc faudra rapidement trouver un second café, et ainsi de suite. Dans les toilettes publiques des rues ? Il n'y en a pas partout, et de loin, et les édicules automatiques qui s'y trouvent parfois ont le côté inquiétant du machin dont on ne pourra plus sortir... Dans les gares, là, oui, il y a ce qu'il faut, à 80 centimes l'acte !!

J'ai le souvenir des jardins du château Saint Ange à Rome, où, malgré l'afflux de touristes, il n'y avait qu'un endroit disponible avec 5 toilettes seulement. Autant dire que l'attente s'éternisait.. Sauf à se soulager dans les tunnels sombres creusés dans la muraille d'enceinte ! A l'autre bout du monde, au Perito Moreno en Argentine, qui draine lui aussi un grand nombre de visiteurs, il y avait un sous-sol composé uniquement de W-C d'une propreté parfaite, et là, pas besoin d'attendre, il y avait ce qu'il fallait ! Je ne sais pas ce qu'il en est en Suisse ou dans les pays nordiques, réputés pour leur hygiène et leur propreté.

Il y a encore trop d'endroits où ce problème est évacué, sans jeu de mots, ce sont des choses dont on ne parle pas, comme si l'être humain n'avait aucune fonction d'excrétion d'implémentée ! C'est vrai aussi que pour les messieurs, la chose est facilitée, mais pour les dames, surtout plus très souples, que de complications pour un acte si banal ! 

Une journée comme les autres

Décidément, les joueurs n'ont pas eu de chance en ce lundi de Pâques alors que le temps maussade d'une partie du pays incitait à rester devant son écran. A midi, L'île de Corail ne fonctionnait plus, maintenance... Gros problème sans doute, puisque ça a duré 3h, et pendant ce temps, le délai pour la mission en cours diminuait inexorablement. "Unfortunately we faced with some loading issues due to technical conditions, beyond our control.". A 15h c'était rétabli, et les accros se pressaient de faire ce qu'ils avaient à faire et n'avaient pas pu faire !

Tout était reparti jusqu'à ce que ce soit Facebook qui se mette à dérailler, si le site fonctionnait normalement, aucun jeu n'était accessible. Les gens qui étaient déjà en train de jouer n'ont rien remarqué, mais ceux qui voulaient en lancer un ne le pouvaient pas. Quel drame !!! Tout s'est rétabli rapidement, à peine eu le temps de se plaindre !!

En fait, on vit dans un univers virtuel. Sur le jeu de l'île de corail, on joue en équipe de 10 à 40 personnes, et il y a en plus une messagerie, un tchat, où l'équipe peut discuter. On y fait des échanges d'objets divers, on y demande de l'aide, parce que l'équipe travaille ensemble, on y donne ses impression sur telle ou telle phase du jeu parce que tout le monde ne fait pas la même chose au même moment, mais on y discute aussi cuisine, vacances, météo, etc... On est séparé par des centaines de kilomètres, dans tous les coins de France (de Belgique, de Suisse et même de Québec), on ne se rencontrera certainement jamais, mais on aime bien être ensemble et jouer ensemble. Les mots sont inaccessibles aux non joueurs, du genre : "qui peut m'envoyer des plumes bleues ?"... "Moi, je peux, contre du fer ou des citrouilles".. "Parfait, je te le dépose près de ton totem".......

Enfin, quand on le peut, parce que le lendemain, une autre panne survient sur L'île de Corail et s'éternise en "technical works" au grand dam de tous les joueurs, privés une fois de plus de leur distraction favorite et du monde virtuel dans lequel ils aiment bien vivre. Les protestations pleuvent ! Les suggestions aussi : des cadeaux conséquents, un rallongement du temps imparti à la mission, des menaces de quitter le jeu si les pannes sont toujours aussi fréquentes... Certaines même conseillent d'en profiter pour effectuer les tâches ménagères laissées en friche quand on s'amuse tandis que d'autres disent que ce n'est qu'un jeu et que ça ne sert à rien de rouspéter..

A côté de ça, on voit défiler dans ses actualités des petits chiens, des chats, des bébés, des histoires drôles, des recettes de cuisine, des vidéos en tous genre, on commente ou pas, on like ou pas, on supprime ce qui agace, on admire certaines photos, et on sourit d'en voir d'autres plutôt moches, on observe en soupirant le faible niveau d'orthographe ou de grammaire de certains, on s'étonne de voir tant de seniors (majorité de femmes) qui jouent avec ardeur et assiduité et d'autres qui, sans se douter des risques, postent n'importe quel contenu, que tout le monde peut voir...

C'était la Vie Quotidienne sur un grand réseau social !



8 avr. 2017

Haro sur la province !

Les grands quotidiens nationaux proposent souvent à leurs lecteurs des collections d'ouvrages sur différents sujets. C'est le cas en ce moment du Figaro, qui offre une collection de 40 volumes reliés et fort bien présentés, traitant des grandes figures de la spiritualité chrétienne, de saint Thomas d'Aquin à mère Teresa en passant par saint Jean Chrysostome ou sainte Thérèse d'Avila.

Ces livres paraissent le jeudi et on les trouve chez le marchand de journaux local. On les trouvait, devrais-je dire, parce que ce n'est plus le cas maintenant. Jusqu'au 15ème volume, les livraisons étaient aléatoires, il fallait attendre un jour ou deux de plus, on finissait toutefois par les avoir. Mais là, la Maison de la Presse n'en reçoit plus du tout. Que faire pour terminer cette passionnante collection ? Les commander sur Internet par exemple ?

Oui, mais pas si simple... Parce que quand on arrive sur le Figarostore, et qu'on remplit le formulaire de commande, on récupère un message d'erreur sybillin, où je n'ai compris que "already exist". Ah bon, j'ai déjà un compte sur ce site moi ? Je téléphone au service client. Le monsieur fait des recherches et m'indique qu'effectivement, il y a déjà un compte avec l'adresse mail de mon mari, suite à un ancien abonnement à une revue rachetée depuis par le Figaro. Je passe donc ma commande au téléphone et comprends comment il faudra que je procède la semaine prochaine pour la suivante.

Plusieurs remarques :

Déjà, pourquoi ne puis-je pas me créer un compte personnel, un nouveau compte ? C'est ce que j'avais tenté de faire sans succès, mais avec la même adresse postale, évidemment. Mystère de la gestion de leur base de données.

Sachant qu'il est facile de trouver ce livre à la gare St Lazare par exemple, ou ailleurs à Paris, pourquoi n'est-il plus distribué dans ma province ? On nous rebat les oreilles avec le maintien du commerce de proximité pour dynamiser les centres des bourgs et éviter la fuite vers les grandes surfaces, encore faudrait-il les traiter comme ceux des villes, sinon, c'est de l'hypocrisie pure et simple. Parce que s'il faut faire 30 kms en voiture, si pas plus, pour aller récupérer un bouquin, ce n'est pas écologique, n'est-ce pas messieurs, vous qui prêchez la consommation locale ? Mais c'est vrai que ces gens-là n'habitent pas la campagne !

Je ne suis pas prête à recommencer une collection semblable, c'est trop le jeu de piste pour la suivre sur 40 volumes, et pourtant, celle-ci est de grande qualité, tant dans le fond que dans la forme, ce qui justifie les efforts déployés, même si on les déplore....

5 avr. 2017

Spam Renault

Quand on achète un véhicule chez Renault (mais je suppose que ce n'est pas très différent chez les autres), on est abreuvé de propositions en tous genres, de publicités pour des garanties supplémentaires, des accessoires et autres gadgets tous aussi indispensables les uns que les autres pour l'heureux propriétaire d'une voiture de cette marque (qui a si bien choisi...). Passe encore pour les garanties, les forfaits entretien, et autres propositions en rapport direct avec l'achat, mais il y en a un dont on se demande ce que ça vient faire là.

Il s'agit d'un "truc" pour retrouver clés, téléphone mobile, et autres papiers égarés. Donc, voilà comment il faut procéder (je n'invente rien, j'ai le papier sous les yeux).

En premier, on vous envoie par courrier un lot d'étiquettes auto-collantes à fixer sur les objets, et un code d'activation. Oui, parce qu'il faut activer un compte. Pour ça, il faut aller sur un site web, ou scanner un QR code fourni dans le document. Une fois sur le formulaire d'activation il faut indiquer :


  • le numéro d'identifiant client qui est mentionné dans le dernier paragraphe de la lettre jointe au document
  • le code d'activation
  • le numéro objet mentionné sur les étiquettes fournies


Ensuite, on colle les étiquettes, et on attend de perdre l'objet.....

Et c'est là qu'on se marre, parce que si quelqu'un trouve l'objet perdu, il lui faut :


  • Aller sur le site qui gère ce truc
  • Laisser ses coordonnées
  • Indiquer le numéro objet à 9 chiffres de l'étiquette


Ceci fait, le site alerte celui qui a perdu par un SMS avec les coordonnées de la personne qui a retrouvé, qu'il faudra alors contacter avec les dites coordonnées pour récupérer l'objet.....

Plus compliqué tu meurs !!

Qui, trouvant un téléphone mobile, ou des clés, va faire cette longue démarche et donner son nom et ses coordonnées (bonjour la discrétion...) ?? Déjà rapporter la chose aux Objets Trouvés ou au commissariat de quartier n'est pas évident, mais là, c'est le comble ! On a aussi vite fait de coller une étiquette avec une adresse mail (pas la principale, évidemment, une adresse type "poubelle") ou un numéro de mobile, ce qui est plus risqué, sans passer par toute cette procédure. Quant aux papiers d'identité, comme il y a le nom et l'adresse dessus, celui qui les trouve peut toujours les renvoyer par la Poste s'il en a envie.

Ce service parfaitement inutile, est offert par Renault pendant 1 an. Est-il payant ensuite ? Ce serait le comble....

En plus, quel rapport avec l'industrie automobile ???


3 avr. 2017

Lyon 2017

Traditionnelle virée annuelle à Lyon, ville toujours aussi séduisante que variée, sans oublier les excès de table dus à la gastronomie locale... Quenelle, saucisson pistaché, salade lyonnaise et autres lentilles si bien accommodées, le tout arrosé d'un pot de Mâcon bien frais ! Des transports en commun très bien organisés qui permettent d'aller partout, et le plaisir de voir le chœur de la Primatiale Saint Jean enfin fini de restaurer où les vitraux se détachent sur les pierres blanches donnant à l'ensemble une sobriété et une beauté remarquables.


Quand le TGV est en forme, ce qui n'est hélas pas toujours le cas, on ne met pas longtemps à rejoindre Lyon depuis Paris (un peu plus depuis ma campagne..) et là, on a l'embarras du choix pour visiter musées et édifices, places et points de vue, quartiers historiques et traboules, petits bouchons et immenses brasseries !

Quelques photos. Sur celle de nuit, le trait rouge est la grue qui surplombe les grands travaux de l'Hôtel-Dieu.


Pont de la Guillotière

En allant vers la place Bellecour

22 mars 2017

La petite dernière

Dans moins d'un mois, ça fera 50 ans que j'ai passé le permis de conduire, un beau matin (fallait le passer avant d'aller travailler), dans les rues de Mantes-la-Jolie (*). Si la première voiture que j'ai eue était une DAF automatique neuve (j'avais été traumatisée par le péché mortel qui était "caler" pendant que je prenais des leçons de conduite) les suivantes ont été à boîte mécanique, parce que c'était plus facile à trouver d'occasion, et qu'il s'agissait de la seconde voiture du foyer.

Là, ma petite auto, qui allait sur ses 13 ans, commençait à donner des signes de faiblesse, fallait faire quelque chose, même si je l'aimais bien, mais faire des frais (de plus en plus importants) sur une voiture qui est en fin de vie n'est pas le plus raisonnable. Fallait en changer, mais acheter une voiture neuve à mon âge, moi qui les garde plus de 10 ans, n'était pas non plus très raisonnable, et trouver "la" bonne occasion dans les petits modèles envisagés était plus compliqué. Donc, on prend une location-vente (ou leasing en bon français), qui a au moins l'avantage de ne pas avoir à s'occuper de l'entretien ou des pannes éventuelles, tout étant pris en charge sans frais.

Et la petite dernière est arrivée ! Toute blanche, toute brillante, toute propre (pour l'instant), toute jeunette, indiquant 5 kms au compteur, avec plein de petits trucs amusants : matériel dédié pour poser son téléphone et l'utiliser en bluetooth (**), mais aussi en GPS avec application dédiée gratuite (***), musique sur clé USB (paraît que le lecteur de CD c'est ringard (****), qu'on m'a dit), vide-poches originaux, et surtout sièges arrière très faciles à replier pour agrandir le coffre.

D'accord, ce n'est pas une grosse auto qui va vite, mais comme je ne vais jamais vite, et jamais bien loin non plus, elle me suffit amplement. Facile à conduire, facile à garer, c'est tout à fait ce qu'il me fallait.

Nous allons vivre ensemble pendant 4 ans, après, on verra ce qu'il adviendra d'elle ou de moi !




(*) C'était je pense, beaucoup plus facile qu'aujourd'hui, et surtout moins onéreux, de ça, je suis sûre.
(**) Ce qui ne me servira à rien, je ne téléphone jamais en voiture, c'est pour moi un principe aussi intangible que 0 g d'alcool quand je conduis. Mais pour l'utiliser en GPS, là, ça m'intéressait nettement plus. 
(***) J'en ai déjà une qui me va bien, pour le peu que je l'utilise...
(****) Que dire de ma Clio qui n'avait qu'un lecteur de... cassettes ! Alors que je n'en avais déjà plus ! 

20 mars 2017

Voyages d'antan... Et aujourd'hui ?

Autrefois.... Quand on partait en voyage, on prenait la voiture pour ceux qui en avaient une, ou le train. L'avion n'était encore utilisé que par une mince frange de la société. Donc, on avait pris son billet et "loué" ses places (tiens, on ne disait pas réservé), et on arrivait à la gare en portant ses valises. Oui, en les portant, par la poignée.. J'insiste, parce que c'est un objet qui a totalement disparu avec les valises à roulettes qui marchent (oh pardon, roulent) à côté de soi, ou que l'on tracte d'un doigt. Il y avait aussi la cage du canari et/ou le panier du chat parfois.

Donc, on arrivait à la gare, on cherchait son train, puis sa voiture, et enfin sa place. Non, on ne compostait rien du tout, par contre, l'accompagnateur éventuel, lui, devait se munir d'un ticket de quai à prix très modique. Les compartiments de seconde classe avaient 8 places, ceux de première six seulement, fort confortables au demeurant. On s'installait en regardant la tête de ceux qui allaient passer de longues heures dans la même boîte. Un enfant mal élevé, un fumeur de cigares nauséabonds, une grand mère tranquille, un monsieur bavard ? C'était la loterie ! Première chose à faire, monter ses valises dans le filet, avant de s'asseoir et de déplier son journal ou d'ouvrir son livre. Un livre en papier évidemment, pas un e-book sur sa tablette !

Et le train partait, à l'heure, oui, c'était une règle d'or à l'époque pour le Chemin de Fer, dogme bien oublié actuellement. Aller par exemple de Paris à la Côte d'Azur demandait de très longues heures... On s'occupait en lisant, en tricotant, en faisant des mots croisés, en allant marcher dans le couloir pour mieux voir le paysage qui défilait, et on mangeait ! Oui, on ne s'embarquait pas pour un si long trajet sans avoir prévu de quoi se sustenter en route, le wagon restaurant n'étant pas à la portée de toutes les bourses. Le compartiment se remplissait d'odeurs variées... On accompagnait les petits enfants aux toilettes dont l'évacuation se faisait directement sur la voie (il était interdit de satisfaire à ses besoins quand on était en gare !), ce qui effrayant grandement les plus jeunes de voir ainsi défiler le ballast au fond du trou.

Une variante était le train de nuit. Là, on pouvait soit voyager assis, soit en couchette, en compartiment de 4 ou 6 couchages. En seconde classe, quand on était allongé, il fallait veiller à ne pas se redresser brutalement pour ne pas se cogner à la couchette du dessus, sauf quand on était à la plus haute, mais là, fallait être acrobate pour y grimper. Certes, quand on pouvait dormir, ça passait plus vite, mais si ce n'était pas le cas, on n'avait même pas le loisir de regarder le paysage, et on ne savait plus où on était, puisqu'on ne voyait plus le nom des gares. Et invariablement le contrôleur passait, allumant l'éclairage central et réveillant tout le monde !

Et tout ça a bien changé ! Pour en rester au voyage en train, de nos jours, on réserve sur Internet, le billet est directement chargé sur la carte de fidélité, ou on l'imprime soi-même. On arrive à la gare suivi de sa valise à roulette, on arpente le long quai pour trouver sa voiture de TGV, on dépose ses bagages dans les soutes prévues à cet effet (et jamais prévues assez grandes...) et on va s'asseoir à sa place. 3 heures plus tard on est au bord de la Méditerranée ! Tout juste le temps de visionner un film sur sa tablette, et d'aller chercher un café (hors de prix) au bar (*).

Ce n'était qu'une modeste comparaison Avant-Maintenant sur un trajet Paris vers le Sud-Est, mais on pourrait aussi évoquer les trains de banlieue d'antan, et les liaisons locales, remplacées par les TER et autres Intercités, mais là, la comparaison ne serait sans doute pas à l'avantage de ces derniers...

(*) Le plus difficile n'est pas d'y aller mais d'en revenir, en portant deux gobelets de café brûlant, sans se casser la figure, et sans les renverser sur les gens ! Parce qu'un TGV ça bouge beaucoup.



Printemps



16 mars 2017

Le parc des Buttes Chaumont


Quand on a vécu une bonne partie de sa jeunesse dans le XVe arrondissement, donc, en bas à gauche de Paris, on ne connaît pas très bien tout ce qui se trouve à l'autre bout de la diagonale, en haut à droite. Pantin, Belleville, Ménilmontant semblent de lointaines contrées plus connues par les images et le cinéma que dans la réalité. Certes, la Cité des Sciences, et celle de la Musique font partie des incontournables de ce quart nord-est, mais quid du parc des Buttes Chaumont ?

Première chose, et même si on le sait en lisant l'histoire de ce grand jardin, c'est plus que vallonné, c'est carrément montagneux ! Avec des chemins fort pentus, des escaliers, des buttes (tiens, c'est curieux ça...) donc, les vieilles jambes ont quelque mal à arpenter, heureusement qu'il y a des bancs partout. S'il y a des bancs partout, il n'y a de plans nulle part, sauf à un seul endroit, mais sans indiquer où l'on se trouvait, donc, inutilisable sauf à s'orienter au soleil. Pas de gardien non plus, les maisons aux entrées semblent inoccupées. Donc, on navigue comme on peut, grimpant sur une colline pour tenter de se repérer. Certes, ça permet de déboucher sur de belles vues, mais pas forcément d'aller là où l'on veut.


En fait, ce parc, en cette saison tout du moins, ne semble guère vivant, en dehors des gens qui font du jogging (ils sont très nombreux) et de ceux qui promènent leur chien. Les eaux du lac sont glauques, et le temple de la Sybille se perd dans les brumes. En fait, l'idéal serait de le visiter avec un petit train électrique par exemple, qui ferait le tour du lac, monterait les pentes, et permettrait ensuite d'aller revoir, à pieds cette fois, les endroits les plus remarquables. 


A signaler quand on y arrive en métro, l'originale ligne 7 Bis, en forme de raquette, qui va de Louis Blanc à Pré-saint-Gervais, avec ses curieuses stations, ses tunnels étroits, ses rames courtes aux couleurs différentes des autres sur le réseau, elle mérite la visite d'autant plus qu'on n'y est pas bousculé. Par contre, quand on est à la station Buttes Chaumont, prendre l'ascenseur et non pas les interminables volées de marches d'escalier... Oui, je ne l'avais pas vu, et mes jambes s'en souviennent encore !!! 

Loupé !

Dans les "grands" jeux que je pratique, il y a plusieurs fois par an des missions à réussir, à l'occasion d'événements comme Noël, Halloween, ou encore Pâques. Il faut donc franchir des étapes pendant un temps donné, en récupérant des matériaux, en fabriquant des objets, ou en récoltant fruits ou légumes. Dans l'île de Corail, en attendant la "grande" mission de Pâques, il y a eu une "petite" mission saint Patrick. Sur une semaine, il fallait franchir 16 étapes. On s'y met...

Mais on déchante vite... Parce que les étapes consistaient à récupérer différents objets, lesquels arrivaient quand on récoltait certains légumes ou qu'on fabriquait certains matériaux. Comme d'habitude non ? Oui, mais pas exactement, puisque l'apparition de ces objets était tout à fait aléatoire, très aléatoire même, à tel point qu'on pouvait attendre toute une journée, en récoltant sans arrêt, pour en voir arriver un seul, alors qu'il en fallait trente.

Les joueurs ont râlé, rouspété, dit que c'était impossible, que c'était de l'arnaque, surtout que les cadeaux obtenus n'étaient pas terribles. Petit à petit, tout le monde abandonnait, parce que c'était mission impossible.

En fait, il y a eu un loupé dans l'aléatoire. Mes très très vieux souvenirs de programmation m'ont laissé un très très vague souvenir de la fonction random, et là, il me semble que les concepteurs du jeu avaient mal réglé la dite fonction (ou la fonction similaire dans leur langage) faisant qu'au lieu de récupérer un objet sur 10 on récupérait un sur 100. Et comme il n'y avait que 8 jours, c'était pas possible.. Et tout le monde s'est découragé !

Mais je pense que ça ne se reproduira pas tout de suite, les concepteurs sont toujours très réactifs, et tiennent compte du ressenti des joueurs (c'est leur intérêt !), attendons la prochaine mission pour le vérifier !

5 mars 2017

Mars

Gelée et vent, pluie et soleil
Alors tout a des charmes
Mars a le visage vermeil
Et sourit dans ses larmes

Alfred de Musset

Photo prise le 5 mars à 18h30


Tandis qu'à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants
Mars, qui rit malgré les averses
Prépare en secret le printemps

Théophile Gautier

En ces périodes troublées dans tous les coins du monde, au milieu des incertitudes et des craintes pour l'avenir, dans tout ce qui change et bouge, troublant le quotidien, il reste encore les saisons... Jusqu'à quand ?

2 mars 2017

Panne d'Orange

Ce matin, à 8h, tout allait bien, je vaque à mes chères occupations ludiques jusqu'à 9h30, avant de devoir m'absenter.

Au retour, plus d'Internet ! Fichtre, diantre, que se passe-t-il ? La box clignote d'un œil orange qui ne me dit rien que vaille. J'appelle le 39 00 qui me promène de robots en robots et me conseille d'éteindre la box et de la rallumer 30 secondes après et, si les symptômes persistent, de les rappeler.

Comme son œil orange clignotait toujours, je rappelle. Je finis par tomber sur un humain qui consulte ses cadrans ou ses écrans, je ne sais, et m'annonce qu'effectivement, il y avait une panne importante sur mon secteur depuis 9h40 et que tout serait rétabli demain à 5h du matin !!!

Je pousse un Oh angoissé dans mon téléphone et le monsieur me répond gentiment : "Ne vous faites pas de soucis, demain, ça remarchera"...

Presque 24h sans internet, sans mes jeux favoris, sans mes copines... Je les préviens toutefois via Facebook avec le téléphone, sur lequel d'ailleurs, je reçois un SMS me disant que si je veux suivre en direct l'évolution des réparations, je n'ai qu'à me connecter sur telle adresse... Les rigolos ! Si je n'ai pas internet, ni sur l'ordinateur, ni sur la tablette qui dépend du Wi-Fi de la box, je ne peut pas me connecter, sauf avec le téléphone, quand il arrive à capter autre chose qu'un souffle famélique de 4G, mais si ce n'est pas trop dur d'envoyer une publication sur Facebook, naviguer de liens en liens sur un site complexe est autre chose ; de toutes façons, à quoi ça servirait ?

Bon, alors, privé de cet exocerveau ouvert sur le monde, on fait quoi ? On en profite pour faire tout ce que l'addiction fait repousser au lendemain... Tâches ancillaires négligées, tris et rangements divers, etc... En se disant qu'on pourrait en profiter pour revoir un film sur DVD qu'on aime bien ou, même si c'est une idée étrange et inhabituelle, regarder la télévision !

Tout ça n'est pas bien grave, dans mon cas tout du moins, mais on se pose des questions. Une entreprise qui aurait ses logiciels dans le cloud (je pense aux nouvelles versions de Word ou d'Excel) serait au chômage technique ? Et quand tout sera dématérialisé, comme le sont actuellement bon nombre de factures et autres démarches administratives, comment fera-t-on si le réseau est interrompu longtemps ?

D'accord, ça n'arrive pas souvent, pas plus en tous cas que les coupures de courant électrique dues aux intempéries, mais tout de même, notre monde technologique est un monde bien fragile...

...

Fin de l'histoire, c'était rétabli bien avant 20h, j'ai pu reprendre mes activités habituelles, et les mairies des villages alentour, qui ne pouvaient plus communiquer avec la préfecture et avec les autres instances gouvernementales pourront travailler demain matin normalement (les autres entreprises aussi sans doute, mais là, je n'ai pas eu d'écho).

24 févr. 2017

La place Vendôme


Bien longtemps que je n'avais pas descendu lentement la rue de la Paix en regardant les vitrines, pour arriver sur cette place magnifique par sa forme et son architecture.

Et les boutiques des joailliers ! Des diamants qui étincellent, des émeraudes serties de brillants, des pierres colorées montées sur platine, des montres extraordinaires, des tiares et autres colliers pavés de brillants... Enfin, pas franchement facile à porter tout ça, sans oublier que ça coûte le travail d'une vie ! Mais on ne regarde pas pour ça, on regarde pour la beauté de la chose, pour le travail de l'artiste, pour la magie de ces pierres somptueuses.

Par la porte d'entrée, gardée par un concierge immobile et impeccable, on distingue des espaces feutrés, avec des vendeuses (dit-on ça ou faudrait-il dire des hôtesses ?) toutes de noir vêtues qui marchent lentement sur la moquette épaisse et installent les clients dans des fauteuils moelleux tandis que dehors, la limousine et le chauffeur attendent.

On passe devant Boucheron, Cartier, Chanel, Van Cleef et Arpels, et on change de monde !

Qui porte ces bijoux ? Des épouses d'émirs du pétrole ? Des stars de cinéma sur le tapis rouge à Cannes ? Des compagnes de richissimes footballeurs ? Ou ces pièces uniques ont-elles été uniquement créées pour leur beauté et pour le rayonnement de cet artisanat de luxe ? Peu importe, elles sont belles à regarder et rien que pour ça, elles méritent qu'on les contemple, et c'est gratuit dans ce cas !



9 févr. 2017

L'île de Corail, addiction...


Il paraît qu'une majorité d'adolescents est tellement addict au smartphone qu'être obligé de s'en passer, ne serait-ce que quelques heures par jour, leur semble un effort totalement surhumain. S'ils ne s'en servent pas forcément pour téléphoner, ils utilisent énormément les réseaux sociaux comme Instagram et passent tout leur temps à s'envoyer vidéos et images, au détriment du reste. C'est pas bien ? Non, leur disent leurs parents, leurs études pourraient en souffrir, et rester ainsi scotché à un écran est très mauvais pour la sociabilité réelle....

Que dire alors de ces mémés -- enfin, certaines sont un peu plus jeunes quand même -- qui sont tellement accro à leur jeu sur Facebook que le reste passe largement au second plan, voire est carrément occulté par leur passion ! Par exemple, le premier boulot du matin consiste à allumer l'ordinateur pour voir la progression du jeu, et si, par malheur, le jeu ne fonctionne pas -- oui, oui, ça arrive, et c'est le drame -- tout le monde est totalement désemparé, les messages fusent dans toutes les directions, la vie est suspendue, l'angoisse gagne et se répand... Quand reviendra-t-il ? Que font les développeurs ?

Et même quand tout fonctionne bien, comme il y a un système de jeu en équipe, avec sa messagerie associée, les conversations sont animées : qui aurait des clous ? Moi, je peux t'en poser, tu peux me donner des arbres secs en échange ? Je n'arrive pas à trouver les fleurs demandées, et vous ? Je ne peux pas finir ma carte, qui aurait des sandwichs au poisson ? Toutes choses qui pourraient surprendre ceux qui liraient sur l'écran en passant et ferait douter de la santé mentale de toutes ces dames, pourtant bien loin de leur adolescence ! Marrant ou pitoyable ?

Les parents se plaignent que leurs ados ne les écoutent pas, et que leur smartphone est la chose la plus importante au monde pour eux, qu'ils négligent tout le reste, et les aînés ? Plus personne pour les tancer, mais quelques restes de raison parfois, du genre : quand je pense à tout mon repassage qui s'accumule.... Bon, faut que j'y aille, j'ai une course importante à faire... Faudrait peut-être aller se coucher, je bosse demain matin...

Est-ce bien raisonnable de s'éclater ainsi sur un jeu, aussi beau et passionnant qu'il soit ? Peut-être pas vraiment, mais pourquoi faudrait-il être raisonnable ??

Vous voulez choper la maladie ? Faut aller mais vous êtes prévenus, c'est du boulot à temps plein !!