16 févr. 2018

Il y a quand même des gens gentils

Ayant quelques soucis pour marcher, voire même pour tenir debout, j'utilise une canne de temps en temps. Quand j'ai l'occasion de prendre le métro, à Paris, j'ai la chance de voir très vite quelqu'un se lever de son siège pour me l'offrir. Je remercie beaucoup, parce que je trouve que c'est rudement gentil, surtout dans la période d'indifférence générale et d'égoïsme que nous vivons.

Autre remarque : ce sont très souvent des étrangers, asiatiques, africains, maghrébins, qui se lèvent spontanément pour me céder la place, touristes ou résidents, peu importe, comme par exemple, cette jeune femme musulmane (elle portait un voile fort élégant) qui, cette fois dans un train bondé, s'est immédiatement levée en me voyant, m'évitant ainsi de voyager une grosse heure debout. Sans doute que chez eux, les personnes âgées sont encore considérées..

D'accord, il y a aussi des européens, mais d'où que viennent ces gentillesses, elles sont très fréquentes, ce qui fait que je voyage exceptionnellement debout dans les transports en commun.

Donc, les gens ne sont pas aussi pourris qu'on voudrait bien le dire, d'une part, et, d'autre part, qu'est-ce que je dois être décrépite pour que l'on se précipite ainsi pour me rendre service !!!!

13 févr. 2018

Comment être si peu aimable quand on est commerçant ?

Il s'agit d'une concession automobile dans laquelle je souhaitais faire changer mes essuie-glaces mis à mal par le gel et autres intempéries.

Je m'adresse au secrétariat, la préposée téléphonait, n'a pas levé la tête, et encore moins fait un sourire. J'attends. Elle raccroche et lève la tête, je lui explique que je souhaite changer mes essuie-glaces, mais qu'ayant une voiture en leasing, je n'ai pas à les payer du moment que je vais chez un concessionnaire de la marque, et lui demande si elle se chargeait de ça.
- Euh oui.. Z'avez la carte grise ?
Elle la regarde et ajoute :
- Sont déjà usés ? Normalement on ne les change que tous les 20.000 ou tous les ans, elle n'a pas un an... Combien de kilomètres ?
Je réponds poliment. Bon me dit-elle, je fais une photocopie de votre document, revenez tout à l'heure, là je n'ai personne.

Je pars donc faire mes courses, et reviens, hélas, à midi 02 !

- C'est fermé qu'elle me dit toujours aussi aimable, faudra revenir (me prévenir qu'ils fermaient à midi, non ?)

OK, j'ai compris, je lui dis de tout annuler et que j'irai voir ailleurs. Et je me demande pourquoi je retourne encore dans cette concession, où on est mal reçu, et où les tarifs sont prohibitifs (je n'y fais plus jamais faire la moindre révision, par contre, pour des essuie-glaces... Je me disais...). En fait, c'est parce que c'était sur mon chemin, et qu'en ces temps de neige prévue ou existante, on essaye de minimiser les déplacements.

Je retournerai donc vers mon garagiste habituel, qui est aimable, lui, compétent, lui, accommodant, lui, son seul défaut est de ne pas être sur ma route quand je vais aux courses usuelles...

10 févr. 2018

Bien vu !

Trouvé sur mon fil d'actualité de Facebook cette "image" qui est bien trouvée n'est-ce pas ? En effet :

Quand il y a une panne de courant, due aux intempéries, ou tout simplement à des travaux sur les lignes, on ne peut plus :


  • Trouver des renseignements sur Wikipédia
  • Jouer sur Facebook
  • Relever son courrier sur Gmail ou faire des recherches avec Google


Si la box a un fonctionnement aléatoire, on ne peut plus aller sur Internet (*),

Mais sans électricité, ni la box ni l'ordinateur fonctionnent...

En dehors d'Internet, quand il n'y a plus de courant, il n'y a plus de chauffage, plus d'eau chaude, plus de lumière. Et si ça dure, il n'y a plus d'eau non plus, le château d'eau se vide et les pompes, arrêtées, ne peuvent plus le remplir. Sans parler de ceux qui ont une cuisinière électrique et qui sont dans l'impossibilité de réchauffer quoi que ce soit.

Conclusion, quand il n'y a plus de courant électrique, la vie quotidienne s'arrête !



(*) Voir un billet précédent. Maintenant tout va parfaitement bien, j'ai même eu droit à deux coups de fil à trois jours d'écart du SAV d'Orange pour voir si tout fonctionnait correctement, ce qui était le cas. 

5 févr. 2018

La première neige

ça commence doucement

Deux heures après, c'était fini !

Après un mois de décembre et un mois de janvier où ont alterné la pluie, le vent et la grisaille, le mois de février débute avec quelques flocons. Pour l'instant, il n'y a pas de mur de neige ni d'épaisses congères, et tant qu'on peut circuler sur les départementales, on se dit qu'un peu de froid, ça tue la vermine, et qu'un peu de neige, ça embellit le paysage !



1 févr. 2018

Orange, c'est presque très bien



Petits soucis d'internet la semaine dernière, des coupures, courtes, mais la box met quelques minutes à rebooter, puis plus rien pendant une heure, puis d'autres petites coupures. Vite le 3900 numéro de dépannage d'Orange. Un temps d'attente plutôt court et un technicien qui fait des tests à distance et annonce qu'il détecte des mauvais contacts, mais qu'il ne peut pas savoir s'ils étaient sur la ligne téléphonique ou dans la box, et qu'il nous envoyait un technicien sur place, trois jours plus tard.

Là, la box nous fait le coup du dentiste, vous savez, on n'a plus mal à partir de l'instant où on a pris rendez-vous... Et tout allait bien, sauf deux coupures minimes qui n'auraient pas été gênantes pour un usager normal, mais comme je passe ma vie devant mon écran, je les ai constatées.

Le technicien arrive au jour et à l'heure dits. Il teste la ligne téléphonique, RAS, il teste la box et nous dit que c'est elle la coupable. C'est vrai que ça fait un bon moment qu'elle fonctionne, pas loin de 10 ans.... Il décide de la changer, et apporte une livebox 4 d'un noir d'encre (moins bien pour la poussière que l'autre qui était beige clair) avec un affichage orange textuel, fini les diodes rouges ou vertes clignotantes. Il l'installe, l'allume et teste le tout. L'objet fait des mises à jour, puis se connecte et tout baigne. Le technicien indique qu'il ne faut surtout pas la débrancher pendant ses mises à jour, surveille, dit que cette mise à jour est terminée et s'en va.

Je fonce évidemment sur mes jeux favoris et... Ne voilà-t-il pas que la box toute neuve s'arrête en écrivant "Réseau orange non détecté"... Et repart, mais s'arrête à nouveau avant de repartir. J'attrape le téléphone et retourne au service dépannage. Là, je tombe sur une charmante dame qui me dit que c'est tout à fait normal, que les mises à jour durent au moins deux heures, par intermittences, et qu'elle me rappellera dans deux heures justement pour savoir si tout va bien.

Et tout a été bien... C'est ce que je lui ai dit quand elle a rappelé avec une ponctualité d'horloge ! Toutefois, elle continue de vérifier la ligne téléphonique au cas où.

En fait, il aurait suffi que le technicien qui s'est déplacé ait précisé qu'il y aurait plusieurs mises à jour successives pendant une heure ou deux qui en perturberaient le fonctionnement. Peut-être l'a-t-il dit ? Mais comme il avait un "putaing d'accent" de je ne sais quel pays du monde, mes oreilles amoindries de senior n'ont pas capté ! Pareil pour la charmante technicienne au bout du fil (enfin, dire ça quand on téléphone avec un mobile, c'est marrant...) fort aimable et compétente, mais qui était un peu difficile à comprendre.

Je reçois en parallèle un SMS m'indiquant que rien ne serait facturé puisqu'il s'agissait de leur propre matériel dont ils assurent gratuitement le SAV. Et une demi-heure après un autre coup de téléphone d'un autre service qui me demandait si tout s'était bien passé. De grands communicants chez Monsieur Orange !!

Donc, so far so good, isn't it ! Tout aurait été parfait si la communication orale avait été un petit peu plus aisée, hélas on connaît les méfaits de la décentralisation dans des pays où la main d'œuvre est mal payée... En tous cas, tous étaient aussi aimables que compétents, et c'est l'essentiel.

Maintenant, on va voir si la nouvelle Livebox se plaira à la maison !

31 janv. 2018

Fin janvier


Il est enfin fini ce sinistre mois de janvier où en 31 jours, on n'a pas vu de carré de ciel bleu plus de 3 jours ! Pluie, pluie, pluie, vent, ou les deux à la fois, il paraît qu'il n'avait pas autant plu en janvier depuis 1959. Quand il ne pleuvait pas, il faisait gris, ciel bas, luminosité diminuée, humidité qui transperçait. Un truc à hiberner à défaut de pouvoir changer d'hémisphère.

Le jardin transformé en bourbier glissant, les voitures dégueulasses, les sols aussi, chance encore, la rivière n'a que raisonnablement monté même si la nappe phréatique commençait à envahir les prairies. Pas de neige sous nos climats océaniques, mais l'impression désagréable que les jours n'augmentaient plus et qu'on était condamné à vivre dans un nuage permanent.

On se lève, il fait nuit, la pluie tombe, on n'a qu'une envie, se recoucher immédiatement, et faire comme les ours, attendre des jours meilleurs pour émerger.

Encore quelques jours, et on arrivera au 14 février, le moment où les jours sont assez longs pour que les oiseaux commencent à s'affairer, en espérant que d'ici là, les rivières auront baissé et les sols se seront un peu asséchés. Parce que là.....

Y EN A MARRE !

21 janv. 2018

C'est compliqué

Visite trimestrielle au médecin traitant, généraliste. Il demande un examen à faire pratiquer par un spécialiste. On prend rendez-vous, et on y va deux mois plus tard (comment, c'est long, mais pas du tout, c'est très rapide au contraire). Déjà, faut le trouver, perdu dans une zone pavillonnaire excentrée, merci Google maps et le GPS du téléphone. Examen pratiqué mais... Il faut approfondir un truc, donc, nouvelle ordonnance pour examen supplémentaire. Où le faire ? Au quatrième coup de téléphone on tombe sur un service qui le pratique, mais... Faut déjà apporter la prescription et prendre divers papiers (non, ça ne se fait pas par internet, faut se déplacer). On y va, cette fois au centre ville, dans une zone où il faut tournicoter des heures pour trouver une place pour sa petite auto. Une fois l'auto posée, on rejoint le service à pieds... Là, on vous donne une liasse de papiers : l'explication de l'examen à faire, un questionnaire de santé, une décharge où on accepte le dit examen... Plus, une ordonnance pour une prise de sang à faire avant, et une autre pour les produits et instruments qui seront utilisés (bientôt il faudra apporter ses compresses et ses draps). Le lendemain matin, direction le laboratoire, où il faudra retourner pour récupérer les résultats qu'il faut avoir avec soi le jour J, suivi de la pharmacie pour le reste...

Justement le jour J, faudra partir très très en avance compte tenu de l'impossibilité de stationner à proximité et de la marche à pieds qui s'ensuivra. De plus, il faut être à jeun 3h avant, donc, soit on se lève aux aurores pour avoir bu son café trois heures avant, soit on part sans le boire, et là, j'vous dis pas la mauvaise humeur qui s'ensuivra, surtout, comme si c'est probable, on attend une ou deux heures dans une salle d'attente inconfortable.

Sans doute faudra-t-il faire un troisième voyage pour aller chercher les résultats ? A moins qu'il ne faille faire encore quelque chose, ou consulter une autre personne qui se trouvera à une centaine de kilomètres ?

D'accord, on n'a qu'à habiter Paris ou la région PACA, en ville, où on n'aurait qu'à traverser la rue pour trouver généralistes, spécialistes, et autres outillages spéciaux, sans avoir besoin de prendre sa voiture voire le train pour s'y rendre.

16 janv. 2018

Le parc André Citroën

Vue depuis l'esplanade des serres, au fond, les immeubles du XVIe arrondissement, le pont du RER, et la Seine

Situé dans le XVe arrondissement de Paris, à l'emplacement des anciennes usines Citroën, c'est un vaste espace donnant sur la Seine, aménagé récemment. Alors ? Ben, bon, bof... D'accord, il y a de la place pour marcher, une vaste pelouse, des carrés d'arbres et de végétation, d'immenses serres à la forme originale (rien à voir avec celles du Jardin des Plantes), des jeux d'eau qui doivent être sympathiques quand ils fonctionnent, ce qui n'est pas le cas en janvier, mais il y a aussi et surtout du béton, du béton, et encore du béton ! Une large esplanade devant les serres, des bâtiments sur les côtés, dont on ne comprend pas vraiment l'usage, des allées cimentées. Disons que ça n'a strictement rien à voir avec un parc urbain comme les Buttes Chaumont, ou le Luxembourg. 

C'est vrai qu'aller visiter ce parc en hiver, dans le vent et la pluie (*), alors que les arbres n'ont pas de feuilles, qu'il n'y a pas une fleur, et que les jets d'eau ne marchent pas, que le ballon est en maintenance hivernale, ne favorise pas le coup de cœur ! Mais ça ressemble quand même beaucoup plus au jardin de la villa moderne du film Mon Oncle de Jacques Tati, qu'à ceux de Vaux-le-Vicomte ! C'est vrai aussi que tout est affaire de goût, mais j'avoue préférer, dans un genre très différent, le joyeux fouillis végétal du square Villemin près du canal Saint-Martin, ou même le Champ de Mars. Et, en allant un peu plus loin, le parc de la Tête d'Or à Lyon, ou Central Park à New-York...

La prochaine fois, j'irai au parc Monceau, ce sera plus champêtre ! Et pas loin, il y a le musée Nissim de Camondo qui semble bien séduisant à visiter. 

Les arbres sur l'eau, et une des serres

(*) J'ai pris ces deux photos durant une très courte éclaircie...

Shame on you, comme on dit là-bas


C'est la triste histoire de 220 voyageurs piégés début janvier par la vague de froid qui a sévi sur l'est des Amériques, leur avion de retour vers Paris n'ayant pas pu décoller de New-York. Piégés ? Oui, parce qu'en l'absence de toute assistance de la part de la compagnie aérienne, ils ont du dormir dans l'aéroport, dans des conditions très pénibles. D'autant plus que leurs bagages n'étant plus accessibles, ceux qui y avaient des médicaments n'ont pas pu les prendre, sans oublier non plus leurs affaires de toilette.

Certes, la réglementation européenne est très claire: en cas de circonstances extrêmes - y compris liées au climat - rien n'impose aux compagnies d'indemniser les voyageurs. Néanmois, elles se doivent d'appliquer un «devoir d'assistance» qui consiste à tenir informé ses voyageurs, leur apporter des boissons, les aider à trouver un hébergement pour la nuit...

Et là, rien, nada ! Démerdez vous en quelque sorte ! Les passagers ainsi maltraités ont décidé de faire appel à la justice ; devant cette pression, la compagnie a vite annoncé qu'elle dédommagerait les voyageurs en leur donnant... 100 $ par nuit d'hôtel, et 15 $ par repas... On se marre ! Si, à New-York on peut manger pour nettement moins de 15 $, je défie quiconque de parvenir à se loger pour cette modeste somme, sauf, peut-être, à débarquer dans un hôtel borgne du Bronx (je n'ai pas testé..). Donc, c'est carrément se "foutre de la gueule du monde" !

En conclusion, low cost = low assistance ? Déjà qu'on savait que ce type de compagnie à bas coût faisait payer les bagages, et le moindre rafraîchissement à bord (*), maintenant on saura qu'en cas de problèmes, elle sera aux abonnés absents. Donc, à réserver aux voyageurs jeunes, sans bagages, en bonne santé, et qui aiment l'aventure !

(*) Ce n'est pas le cas de la compagnie en question, qui "offre", elle, le repas à bord, mais il est vrai que c'est une compagnie française, on ne plaisante pas avec la bouffe dans ce pays !

La première fois que je suis allée à New-York, c'était en hiver, il y a fort longtemps (du temps où on pouvait fumer dans les avions, c'est dire que ça date !), il y faisait un froid de chien, on avait de la neige sur la tête, qui gelait, il faisait -25° en haut de l'Empire State Building, et on se réfugiait dans les églises, toutes bien chauffées pour se décongeler. Mais c'était aussi une époque où les APN n'existaient pas, et mes photos sont toutes uniquement sur papier. Donc, pour illustrer ce billet, j'ai piqué une fort belle image à quelqu'un que je félicite et remercie. 

11 janv. 2018

80 ?

Il paraît qu'à partir du 1er juillet 2018, la vitesse maximale autorisée sera de 80 km/h sur les routes à une seule chaussée (ce qui élimine les voies à deux chaussées séparées par une glissière ou un terre plein, ainsi que les autoroutes). Ceci est mis en place, non pour faire travailler l'industrie des panneaux (qui vont avoir du boulot !), mais pour réduire la mortalité sur ce type de routes, mortalité en recrudescence. Non non non, pas pour faire du fric avec radars et amendes, absolument pas, mauvais esprits que vous êtes !

Une levée de boucliers a suivi cette annonce ! Si chaque année on baisse la vitesse de 10 km/h on va se faire doubler par les vélos.... Va y avoir des bouchons partout ! Et j'vous cause pas du stress du salarié qui va en bagnole à son boulot, il va devoir se lever plus tôt, d'où fatigue, arrêts de travail et j'en passe....

Faut peut-être raison garder quand même, non ? Si on doit faire 50 kms sur une départementale pour aller au travail le matin, combien de temps va-t-on perdre en roulant dix kilomètres/heure moins vite ? Exercice à faire faire aux élèves de l'école primaire ! Faudra-t-il se lever *beaucoup* plus tôt ? J'ai quelques doutes... Quant aux bouchons, parlons-en, ce ne sont pas ces routes là qui ont le plus de bouchons, parce qu'elles n'ont pas la densité de circulation des voies rapides à deux chaussées séparées. Sur certaines même, on aimerait bien rouler à 80 quand on est coincé, vu l'étroitesse du bitume, derrière un tracteur ou un car scolaire, qu'on ne peut pas doubler.

Peut-être y aurait-il d'autres pistes à creuser pour éviter la trop grande mortalité sur ce type de route que la vitesse à réduire ? Par exemple, élargir un tant soit peu les voies, pour éviter de se retrouver trop vite dans le fossé en cas de dérapage sur la boue des bas côtés ; améliorer la visibilité dans les virages, boucher les trous du revêtement, refaire les marquages au sol si souvent effacés, harmoniser les panneaux pour éviter une succession de 70 - 50 - Fin 50 - 90 - 70 en quelques centaines de mètres ce qui déstabilise le conducteur et le font manquer d'attention pour le plus important, et sans doute beaucoup d'autres choses.

Mais tout ça coûterait cher, alors que réduire la vitesse et sévir, ça, ça rapporte ! Et, en plus, si ça peut faire des morts et des blessés en moins, pourquoi pas ? Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais, sur nos routes de campagnes bien étroites et bien abimées, je suis plus souvent à moins de 70 qu'à 90, il me faudra juste accélérer un peu !!

P.S. J'ai trouvé l'image d'illustration sur mon fil d'actualité de Facebook. J'ignore à qui elle appartient, elle est marrante, non ? 

8 janv. 2018

Quelle horreur

Un article de O1.Net parle du "flicage" des adolescents via leur smartphone. Et ça fait froid dans le dos ! Des parents qui offrent à leur enfant un smartphone dernier cri, l'enfant est content, mais il déchante vite quand il s'aperçoit que les parents y ont inséré un programme de surveillance fait à la fois pour le localiser où qu'il se trouve (un message est envoyé sur le mobile du parent quand l'enfant se déplace), mais en plus pour pouvoir lire ses mails et ses sms échangés avec ses copains/copines. Sans doute ont-ils l'impression qu'ils sont de très bons parents, qui surveillent efficacement leurs enfants, qu'ils font tout ce qu'il faut pour, à la fois les faire vivre avec les nouvelles technologies mais aussi les protéger de tout ce qui pourrait leur nuire.

Mais c'est une horreur ! On ne fabrique pas ainsi des ados responsables, mais, soit des êtres pusillanimes qui ne s'assumeront jamais, soit des vicieux qui vont trouver toutes les parades possibles pour s'affranchir de ce "bracelet électronique", et on aura tout perdu, et la confiance de ses enfants, et le respect des enfants du à tout parent.

Certes, il faut prévenir les jeunes des dangers de ce monde parallèle qu'est Internet, en leur expliquant, en en discutant avec eux, et en donnant le bon exemple aussi (toutes les photos personnelles d'adultes mais aussi d'enfants que je vois fleurir sur Facebook montrent que beaucoup de gens n'ont pas eux-mêmes compris le danger auquel ils exposent les leurs, et les adultes rivés à leur smartphone dans la rue, le métro, le train, le restaurant devraient déjà réfléchir à l'adage "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais"). Mais de là à leur mettre, comme le dit le magazine cité, une "laisse", il y a tout un monde de pédagogie à reprendre.

Du côté des ados, il faut aussi tenir compte de l'anxiété naturelle des parents en leur disant où on va et avec qui, et prévenir qu'on est bien arrivé, par exemple. Comment feront-ils s'ils n'ont pas de smartphone me direz-vous ? Et comment faisait-on quand les smartphones n'existaient pas, hein ?

J'ai quitté l'adolescence depuis plus d'un demi siècle, époque où les téléphones mobiles (les fixes étaient d'ailleurs très rares..) et internet n'existaient pas, mais je crois que si on m'avait offert un smartphone avec ce genre d'espion intégré, j'aurais ostensiblement laissé l'outil dans ma chambre, et aurais scrupuleusement oublié de le recharger !

De toutes façons, être ado n'a jamais été simple, et être parents d'ado est bien plus difficile qu'avant. Alors bon courage, c'est parfois bien confortable d'être vieux !!!

5 janv. 2018

Que les temps changent !

Il n'y a pas si longtemps, quand on apprenait un décès, c'était en recevant une enveloppe bordée de noir, dans laquelle il y avait un faire-part, où figuraient les noms des affligés, le nom du défunt, ainsi que les lieux et dates des cérémonies, église, cimetière. On lisait tout ça, et on prenait du papier à lettre et un stylo, pour envoyer ses condoléances le plus rapidement possible, question de politesse. Une enveloppe, un timbre, et on mettait cette missive à la poste ou à la boîte aux lettres la plus proche.

Maintenant, on reçoit un mail avec le faire-part en pièce jointe, et on présente ses condoléances en cliquant sur "répondre".....

Quant aux cartes de vœux, il ne va pas s'écouler longtemps avant qu'il ne faille expliquer aux plus jeunes que ces cartons avec paillettes, petits chats, paysages de montagnes, marqués "Meilleurs vœux" s'envoyaient en début d'année nouvelle pour porter les souhaits de bonheur, santé, argent, à tous les amis.

Maintenant, il y a des cartes de vœux qu'on envoie par mail (plein de sites en proposent), des vœux écrits aussi par mail, d'autres par SMS, ou par téléphone (mais là, ça date un peu..), il ne reste plus au facteur qu'à déposer la carte papier/enveloppe/timbre à la vieille tante qui ignore internet, les envois traditionnels ayant quasiment disparu.

Autre domaine, les transports. On loue une voiture. Avant, on lisait un papier, on remplissait les cases à la main, on signait, et on conservait le papier jusqu'à restitution du véhicule.

Maintenant, on lit toujours le papier, mais sur un écran ; on signe sur une tablette ou sur un autre terminal, avec un stylet, et le papier en question arrive, tout rempli, en pièce jointe dans un mail...

Et je ne vous cause pas des e-billets, fournis par la SNCF ou par une compagnie aérienne, qui arrivent sur le smartphone qu'il n'y a plus qu'à présenter au contrôleur ou à l'embarquement, sans la moindre manipulation de papier...

Sans oublier l'argent, pièces et billets, qu'on utilise de moins en moins. Même pour le journal ou la baguette de pain, il suffit de poser sa carte de crédit sur le terminal, un bip, et on a payé !

Quand je vous dis que les temps changent !!!

31 déc. 2017

L'hôtel de Caumont (Aix-en-Provence)

Cet hôtel particulier, au centre d'Aix-en-Provence, est une superbe demeure du XVIIIe siècle, à la façade imposante et élégante tout à la fois. Deux pièces seulement sont meublées et visitables, un salon de musique, et une chambre. Mais cet hôtel héberge surtout d'intéressantes expositions temporaires.

En ce moment, il s'agit de Botero et de Picasso, deux artistes contemporains qui ne se sont jamais vus, mais qui ont eu une grande influence l'un sur l'autre. Botero est certainement le moins connu des deux. Peintre colombien, il affectionne les personnages obèses et les visages ronds, caractéristiques qu'il applique à tout ce qu'il fait, même quand il s'inspire d'Holbein ou de Velasquez.

Botero, tremblement de terre

Obèse et verdâtre !

Quant à Picasso, on peut voir dans cette exposition quelques unes de ses œuvres, tout à fait typiques de son art.



Ce musée est en pleine ville, toutefois, il dispose d'un fort beau jardin à la française, ainsi que d'un restaurant réputé dont la terrasse, qui donne sur le jardin, a beaucoup de charme. 




29 déc. 2017

Noël en Provence



La montagne Sainte Victoire, vue depuis la sortie du village de Calas, dans les Bouches-du-Rhône. C'est là que l'on voit que l'urbanisation galopante de cette région, qui séduit tous les amateurs de soleil et de ciel bleu, comporte de gros risques pour les habitations en cas d'incendie... Ce qui n'est hélas pas rare là-bas !


Entrée du village de Calas (commune de Cabriès) avec sa petite église perchée

28 déc. 2017

Qu'est-ce qu'on s'amuse avec la SNCF !

Gare de Lyon Part Dieu, en attente du TGV 5376 de 17h30 en provenance de Marseille Saint Charles et en direction du Havre. Debout devant les panneaux. Pas de sièges, le quai devant être indiqué 20 minutes avant le départ, il suffit d'arriver 25 minutes avant devant l'écran pour n'attendre que 5 minutes sauf que... Le quai n'est affiché qu'à 17h20.

Course vers le quai E au milieu de la foule, en tractant les valises. Et là, panne d'escalier roulant, donc bousculade sur le plan incliné,  et re-bousculade sur le quai pour trouver les panneaux de composition du train, ruée périlleuse, au milieu des valises, poussettes, et gens vers le repère, sur un quai étroit et luisant de pluie alors que le train arrivait en klaxonnant pour que les voyageurs s'écartent de la zone dangereuse.

On est devant la voiture 1 et... Portes bloquées on attend plusieurs minutes. Portes enfin débloquées on laisse descendre une foule de voyageurs, on arrive aux places réservées exsangues ! Et le train part avec 10 minutes de retard.

Il essaye de rattraper son retard jusqu'à... Versailles, où là, le TGV se transforme en train à petite vitesse pour rejoindre Mantes-la-Jolie, reprenant avec constance ses dix minutes de retard. Tant pis pour ceux qui attendent les voyageurs !

Ne prenez pas votre voiture, prenez les transports en commun, ben voyons...... C'est de tout repos n'est ce pas ?

20 déc. 2017

Fêtes de fin d'année


Un plaisir ? Une corvée ? Une triste période à passer ? Des jours comme les autres ?

En fait ça dépend, de ce qui est prévu, et de ce que l'on en attend. La pression sociale est très forte, et culpabilise ceux qui ne veulent pas satisfaire au repas de famille, aux cotillons et bises sous le gui. Et ceux qui sont seuls, et qui voudraient bien ne plus l'être, toute cette agitation socio-commerciale les rend encore plus malheureux !

Samuel Dock auteur de Le Nouveau Malaise dans la civilisation (Plon) a écrit :

«Effectivement, une certaine surenchère entraîne une compétition dans la fête. On attend de nous de terminer l'année en apothéose. C'est une contrainte et une vraie norme sociale»

«On observe un stress dans l'organisation de cette période. Il y a l'obligation de faire quelque chose. Ne rien faire chez soi, renvoie une image très négative, voire même une détresse sociale. Alors qu'être seul les autres soirs de l'année n'a rien de problématique»

Ce monsieur a tout à fait raison ! Tout est fait pour inciter les gens à consommer, les lumières dans les rues, les foires commerciales de fin d'année, les prix promotionnels sur des denrées rares et chères comme le caviar par exemple (20 euros les 30g au supermarché, mais 30g c'est pas beaucoup...). Les enfants sont énervés, les parents aussi, pour d'autres raisons, il faut faire la fête, il faut marquer le coup, mais... Pourquoi ? Noël est une fête chrétienne avant tout, même si ça enquiquine bien les idéologues à la laïcité exacerbée, il est normal pour un catholique pratiquant d'aller à la Messe de Minuit, et ensuite, de se réunir en famille pour fêter la naissance du Christ. Sauf qu'il n'est pas écrit dans l'Evangile qu'il faille se baffrer de foie gras et de Champagne !!!

Quant au Premier de l'An, et sa Saint Sylvestre où c'est peut-être encore plus impératif de festoyer, on se demande pourquoi il faut se réjouir de ce temps qui passe déjà tellement vite. Je dois avoir mauvais esprit....

Donc, en cette fin d'année, histoire de se rafraîchir les idées, j'ai choisi en image d'illustration un endroit que je connais bien et que j'aime tout particulièrement : Fairbanks, en Alaska. D'accord, il n'y fait pas bien chaud en cette saison, le thermomètre peut descendre sous les -30°, et il n'y a que quelques heures de lumière par jour (on approche du cercle polaire), mais c'est un lieu fascinant, au même titre qu'Ushuaïa à l'autre bout du continent !

18 déc. 2017

Sourions...

Les journalistes, emportés par leur élan et leur enthousiasme ont parfois des tournures de phrase marrantes.

A propos des incendies en Californie :
La violence des flammes fait froid dans le dos
... Ou quand le sens figuré est à l'opposé du sens propre

A propos de Johnny parti pour d'autres cieux :
Mort des suites de son décès
... Ah bon ?

Non, on ne dira pas de quel joueur il s'agit
Ce footballeur joue comme un pied
... Vaut peut-être mieux, une main, surtout dans la surface de réparation, c'est grave !

17 déc. 2017

Le Droit ? C'est de l'hébreux !

Je n'aurais jamais pu faire du Droit ! Jamais ! Quand je lis un truc émanant d'un tribunal, ou de toute autre instance juridique ou notariale, j'ai la désagréable impression de lire du français, certes, mais où les mots ne veulent pas dire ce que j'ai l'habitude d'entendre. En plus, ces gens là parlent comme on le faisait au XVIIIe siècle, voire avant, ce qui rend les tournures de phrases absconses pour le citoyen du XXIe.

Bien sûr tous les métiers ont leur vocabulaire et leur jargon, la médecine par exemple. Mais quand votre docteur parle de sténose ou de dyspepsie, on ne comprend pas forcément la signification du mot employé, mais ça ne donne pas le même malaise que d'entendre un notaire vous dire qu'il va vous faire part de la minute et que la grosse a été enregistrée..... Parce que une minute, on sait ce que c'est, et une grosse (chose ? Dame ?) aussi, mais on ne l'associe pas spontanément à une liasse de papier !

En fait les juristes emploient des mots tout à fait habituels, mais dans un sens totalement différent du sens commun. Alors, que le vocabulaire médical n'est pas, en dehors des métiers de la santé, dans l'usage quotidien.

Par exemple, quand on parle de la notification d'une décision gracieuse, ou que l'on statue en matière gracieuse, il ne s'agit pas d'une belle statue à l'allure élégante et pleine de grâce, mais de quelque chose de beaucoup plus abstrait !!! Et quand tout ça est en premier ressort, on ne vante pas les qualités d'un matelas. Le résultat des présentes, comme on dirait au Palais de Justice, fait que la lecture de ce genre de document est totalement déroutante pour ne pas dire incompréhensible pour le commun des mortels qui ne fait pas partie de la carrière.

Quant aux phrases qui commencent par attendu que, et continuent par vu... On est endormi avant d'arriver au bout. Que dire quand on lit que le Conseil d'État reste saisi au fond ? Qu'on a pris le Conseil d'État par le fond du pantalon ? Pour en faire quoi ??? Peut-être pour le balancer sur les ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie ?

11 déc. 2017

Et une arnaque de plus !

Parmi les nombreux (hélas) coups de fil publicitaires, voilà un petit nouveau que je n'avais encore jamais rencontré.

Une dame aimable, avec un léger accent et une faute de français par phrase, m'annonce que je suis l'heureuse gagnante d'un énorme bon d'achat (1000 euros) chez Carrefour, que mon numéro de téléphone a été tiré au sort et que c'est tombé sur moi !! Déjà on se marre... Je la laisse continuer. Donc, me dit-elle, vous allez appeler notre service commercial qui vous expliquera comment il faut procéder. Voilà votre mot de passe que vous devrez fournir (et là, elle me fait répéter une suite de lettres et chiffres), le nom de la responsable (elle me disait madame, et le prénom de la madame était Fabrice...), et le numéro de téléphone que je devais rapidement faire parce que sinon, mon bon d'achat irait à quelqu'un d'autre...

Voilà le numéro en question : 08 97 69 02 68

Direction l'annuaire inversé, où j'apprends, ce qui ne me surprend pas, qu'il semblerait que ce numéro soit une arnaque en se faisant passer pour CARREFOUR (on appâte le client en lui faisant croire qu'il a gagné un lot de 3000€). Numéro surtaxé.

Ben voyons, on s'en serait douté !! Mais vraiment, ces démarchages téléphoniques sont stupides. Une voix venue d'ailleurs, des fautes de français à chaque mot ou presque, une "madame" Fabrice, faudrait quand même améliorer un peu leur formation de base pour que ce soit crédible. Et puis, un bon d'achat d'un millier d'euros, c'est pas crédible non plus, surtout quand on est client Carrefour et qu'on n'a rien vu de tel en magasin ou dans leurs promotions.

Je me demande combien de gens ont rappelé le numéro en question ? Y a-t-il assez de naïfs pour que leur boulot soit rentable ? Ça m'a toujours intriguée... Qu'il s'agisse de trucs d'économie d'énergie, de mutuelles pas chères voire de voyantes (oui oui, j'en ai eu plusieurs), quelle peut bien être la rentabilité de ce business ? Même si les téléphonistes sont payées avec un lance pierre à l'autre bout de la planète....

9 déc. 2017

Emplettes de Noël


Tous les ans c'est pareil : voyons, il faut un cadeau pour chaque enfant, un pour chaque parent, un pour le cousin éloigné qu'on ne voit qu'à cette occasion, un pour untel, un pour une telle, et c'est parti pour la course !

On regarde les vitrines, on suppute ce qui pourrait faire plaisir (éviter le coffret beauté avec crème anti-ride pour une personne de plus de 60 ans...), on essaye de se souvenir de ce que l'on a acheté l'année précédente pour ne pas offrir un foulard ou un livre de cuisine tous les ans à la même personne, on hésite, on suppute, on surveille aussi son compte en banque, et si on ne se déplace pas en voiture, on tient compte aussi du poids et de l'encombrement pour que la "hotte" puisse être transportée dans le TGV.

Il y a des cadeaux faciles à trouver, pour les enfants, c'est l'embarras du choix. Pour les dames, on trouve toujours quelque chose qui fait plaisir, que l'on hésiterait à s'offrir et qu'on est content de trouver dans son soulier. Par contre, les messieurs, qui ne fument plus, qui limitent leur consommation d'alcool, qui n'ont pas particulièrement de hobby, là, ça se corse. Alors, on ouvre grand les yeux pour flasher sur le truc original et/ou utile.

Il y a du monde dans les magasins, chacun essayant de ne pas attendre la dernière minute pour ne pas être bousculé et stressé, mais du coup, même en s'y prenant de bonne heure, on attend dans chaque boutique. Il y a aussi les marchés de Noël qui se succèdent où il est difficile de résister aux achats impulsifs, parce que tout est fait pour ça, l'ambiance de fête, les jolies choses exposées, les yeux qui pétillent.

A y est ! On a tout ou presque. Certains cadeaux sont emballés par le marchand, d'autres non, donc, faut prévoir papier, bolduc, étiquettes, se retrousser les manches, et faire quelque chose de joli, qui sera déchiré en un instant, mais ça fait rien, ça fait partie du plaisir. Être au pied du sapin, ou devant la cheminée, les deux envahis de paquets colorés et brillants, ne pas savoir par où commencer, se retrouver au milieu d'un monceau de papier froissé, de rubans de couleur, et serrer contre soi le cadeau que l'on vient de recevoir, c'est toute la magie de cette fête.

Après, il y a forcément des gens pour lesquels tout ça n'est pas magique : ceux qui sont seuls et qui souffrent de ne pas pouvoir participer aux réjouissances, et ceux qui ont horreur de ce genre de choses et qui se terrent chez eux volontairement. Sans oublier ceux qui regrettent les Noëls d'antan, où l'on allait, sous la neige, à la messe de minuit, et où on trouvait une orange dans son soulier laissé devant la cheminée, même s'ils ne les ont jamais connus !