Rome est une grande ville, de plusieurs millions d'habitants, c'est la capitale de l'Italie, mais c'est aussi un des plus grands musées du monde. 400 églises, renfermant toutes plusieurs chefs d'oeuvre, des palais, des ruines romaines, toute une très longue histoire où Constantin cotoie Raphaël, où Michel-Ange discute avec Le Bernin, où les musées sont innombrables, les ruelles pittoresques, il faudrait sans doute plusieurs vies pour tout voir, tout admirer.
Voici quelques visions de cette ville étonnante, dans laquelle se pressent des milliers de touristes tous les jours, entre les fontaines, les restaurants, les jardins, les colonnes antiques, les statues, et l'exubérance de l'art baroque.
10 oct. 2010
30 sept. 2010
Andiamo in Italia
Je pars en voyage
Avec pour bagage
Dans ma petite musette
Cinq ou six chaussettes
Deux ou trois chemises
Ma plus belle mise
Moi je pars pour l'Italie
Avec pour bagage
Dans ma petite musette
Cinq ou six chaussettes
Deux ou trois chemises
Ma plus belle mise
Moi je pars pour l'Italie
Il paraît que les glaces y sont excellentes, qu'il y a quantité d'églises à visiter, que le café est nettement supérieur à l'ineffable regular américain, qu'il faut avoir vu la Chapelle Sixtine avant de mourir (en écoutant le miserere d'Allegri bien évidemment), et que les fontaines sont si belles ! Donc, départ pour Rome, dans ce pays dont j'ai appris la langue autrefois, par plaisir, et où je ne suis pas retournée depuis une bonne trentaine d'années.
En attendant de poster ici des photos de là-bas, voilà une interprétation Gimpienne de ma verte campagne.
27 sept. 2010
Le printemps est passé par là
Au mois de janvier dernier, j'avais rendu visite au couple de cygnes qui habite le coin de rivière que je fréquente. Et ce matin... j'ai croisé toute la petite famille qui se promenait au fil de l'eau. Quatre enfants d'un coup, c'est que c'est pas facile à élever ma bonne dame, ça mange, faut les surveiller tout le temps, et ça grandit vite, même s'ils n'ont pas encore leur plumage d'adultes. Pas farouches, ils n'ont pas particulièrement cherché à fuir quand ils m'ont vue, par contre, il n'était pas évident d'avoir tout le monde sur la même image, quand je vous dis que ces jeunes, ça veut toujours prendre son indépendance trop tôt !!
26 sept. 2010
De fil en aiguille
Un beau jour, je regardais des photos d'Alaska dans mes albums, en me disant que je pourrais peut-être en uploader quelques unes sur Wikimedia Commons, afin d'illustrer les articles sur le sujet, mais.. il n'y avait pas le moindre article pour les y insérer sur la version en français de Wikipédia ! Damned comme on dit là-bas, et on ajoute : just do it... ! Donc, j'ai entrepris d'écrire des articles sur des villes de cet état, qui ne figuraient pas encore sur l'encyclopédie (bon, il y avait Anchorage et Fairbanks, encore heureux, mais ni Tok, ni Kenai, ni Seward, ni plein d'autres). J'ai donc traduit les articles anglais, en complétant avec les documentations que j'avais. So far so good ? Oui, en fait, ce n'est pas un travail très ardu, l'endroit n'a pas une bien longue histoire, les villes ont été fondées quand on y a trouvé de l'or ou alors, au moment de la construction d'une route, certaines sont minuscules, d'autre ne remontent qu'à une petite centaine d'années et l'article est vite rédigé vu le peu qu'il y a à dire. Mais, si les villes liées à la ruée vers l'or (ou à l'extraction de tout autre métal) n'ont vécu que le temps de l'exploitation des filons, et ne survivent pour la plupart que grâce au tourisme, celles qui avaient été bâties pour héberger les constructeurs des routes m'ont amenée vers ... la route en question, qui n'avait pas non plus d'article. Le long de la route, j'ai découvert des glaciers, lesquels ont parfois la bonne idée d'arriver jusqu'au pied du parking prévu pour aller les visiter, comme Worthington et, de fil en aiguille, de liens rouges qui bleuissent petit à petit, avec l'aide des anglophones qui ont déjà écrit, de mes souvenirs photographiques, et des différentes documentations accumulées en deux voyages là-bas, j'en suis à une bonne trentaine d'articles sur cet état !Quant aux photos, il y en avait déjà pas mal sur Commons, que je suis allée rechercher, et j'ai récupéré quelques unes des miennes (en scannant celles de 2002, parce que je n'avais pas d'APN à l'époque), les paysages sont tellement beaux, et de toutes façons, j'aime bien les images dans les articles encyclopédiques.
Mais ce n'est pas fini : en fait, c'est l'engrenage, parce qu'on part d'une ville, desservie par une route, on écrit l'article sur la ville, puis sur la route, laquelle dessert d'autres villes, qui sont éventuellement desservies par d'autres routes, et ainsi de suite... Enfin, il ne faut quand même pas oublier qu'en Alaska, il y a fort peu de routes, que toute une partie de l'état est vide de toute agglomération et de moyens de communication terrestres, donc, je devrais en voir le bout assez rapidement, mais en fait, ça m'amuse et m'intéresse beaucoup de farfouiller dans les photos et les bouquins pour retrouver des endroits que j'ai eu la chance de visiter et d'en découvrir d'autres. Et, bien sûr, ça m'a donné envie d'y retourner.... enfin, pas maintenant, ce n'est pas la saison, et la prochaine escapade n'est pas dans cette direction !
La photo d'illustration de ce billet provient de l'article sur Denali Highway .
22 sept. 2010
Demander la lune.... à son APN
Le soir, depuis ma fenêtre, on voit la Lune, et Jupiter aussi, pas très loin l'un de l'autre (enfin, c'est une façon de parler). C'est rudement tentant de les photographier, au moins la Lune, Jupiter étant un peu petit (c'est encore une façon de parler), mais, j'ai beau pousser mon APN dans ses derniers retranchements, il ne peut pas donner plus que ce qu'il sait faire. D'autant plus que je n'ai pas vraiment de compétences en technique photographique non plus. Alors, on fait des essais, on essaye, avec un pied posé sur le rebord de la fenêtre (le pied qui tient l'appareil, pas mon pied, sinon, c'est la chute et l'hôpital garanti), en utilisant la fonction "image de nuit", avec ou sans zoom, et les résultats ne sont guère concluants... S'il n'y a pas de nuages, Jupiter apparaît bien, mais la Lune est toute floue, et s'il y a des nuages, on ne voit plus Jupiter... Eh bien tant pis, on se contentera d'une lune dans son halo, avec de légers nuages et la cime du sapin à l'horizon. Mais... que vient donc faire là cette sorcière ? Ce n'est pas encore Halloween tout de même ! J'ai encore du me tromper quelque part dans les boutons de l'appareil photo, voilà qu'il voit des trucs que je ne vois pas, quand je vous dis que je n'y connais rien en technique photo !
19 sept. 2010
Je l'ai retrouvé !!
Quoi ? Eh bien, mon casse-brique préféré !! D'accord, il y a peut-être mieux à faire avec un ordinateur que de jouer, surtout à mon âge, mais on ne peut pas non plus toujours faire des trucs sérieux, faut bien décompresser aussi (la bonne excuse..). Or donc, voulant un peu changer de mon Tetris favori, ou de Super Bubbles, ou encore de Klondike dont le mouvement des cartes est si réussi, j'avais envie de jouer à un bon vieux casse-brique. Je prospecte sur Internet, pour en essayer plusieurs en flash. J'en trouve un, Ultranium, pas mal, mais l'ergonomie du maniement de la souris n'était pas terrible, et surtout, la musique de fond était horripilante, avec impossibilité de la désactiver sans désactiver aussi les bruitages, qui eux, sont absolument indispensables.Et à force de farfouiller, qu'est-ce que le trouve ? LBreakout2 !! J'essaye en flash pour voir si c'est bien celui que je connais, oui, c'était le bon, et en plus, il y avait une version pour Mac OS. J'installe immédiatement et là, je retrouve ce jeu auquel j'avais tant joué sous Linux (tiens au fait, comment avais-je bien pu réussir à l'installer ? Je me le demande..), avec tous ses bonus/malus, les balles explosives, celles qui traversent les murs, les raquettes qui s'élargissent ou se rétractent, qui deviennent flou, la nuit qui arrive, les vies que l'on récupère, les briques que l'on doit frapper plusieurs fois, l'excellente ergonomie du jeu, les bruitages très bien faits, et surtout, la possibilité de passer au niveau suivant avec appui sur une touche, quand il ne reste plus que quelques briques planquées que l'on s'énerverait sinon, à essayer de casser en perdant toutes ses vies. De plus, il y a plusieurs jeux en un, avec plein d'add-on qui représentent chacun des murs de briques différents à détruire, ce qui donne plein de possibilités pour s'amuser longtemps.
Tiens, l'article de Wikipédia sur LBreakout, c'est un des premiers auxquels j'ai largement contribué, en février 2007, comme quoi, j'étais déjà addict à cette époque, à Wikipédia comme à LBreakout faut croire !!
Au fait, il y a un jeu que j'aimerais bien retrouver, j'y jouais sous Windows, autant dire il y a pas mal d'années, je crois qu'il est sorti aux environs de 1994, il s'appelait BreakThru, mais je crois bien qu'il n'existe plus, tout du moins dans la version que j'utilisais (parce qu'il y en a une pour Iphone, mais.. c'est pas la même, et d'ailleurs, je n'ai pas d'Iphone), et je n'en ai pas trouvé pour jouer "on line". Enfin... tant que je ne me remets pas à Sim City.... ma productivité n'est pas encore trop ralentie !
17 sept. 2010
Qu'est-ce que c'est ?
J'ai trouvé cette image sur cette page . Non, non, non, ne cliquez pas tout de suite, essayez de deviner ce que ça représente. Déjà, c'est joli non ?Donc, ça pourrait être une décoration, un bijou, une image surréaliste entièrement sortie de l'imagination d'un artiste inspiré, un extra-terrestre, une sculpture moderne, une composition pâtissière en sucre filé, un essai POVien un soir après la bière, le logo d'une entreprise high tech dont le designer avait fumé la moquette ? PAS DU TOUT.... allez, vous pouvez cliquer sur le lien pour savoir ce que c'est, si vous n'avez pas déjà trouvé !
15 sept. 2010
La fée électricité
Un matin : coupure de courant. Première réaction : Ah mince, on le savait, on avait reçu le papier d'ERDF, et on n'y a plus pensé ! Seconde réaction : et comment on fait chauffer le café ? Si on avait eu meilleure mémoire, on aurait pu prévoir un thermos, parce que manquer de café chaud le matin, au lever, c'est grave... Bon, il fait assez jour pour qu'on n'ait pas besoin de lumière artificielle, par contre, là-aussi, si on n'y avait pensé la veille, on aurait laissé le portail ouvert, parce qu'un portail électrique sans électricité, ça s'ouvre nettement moins bien. D'accord, on a un objet qui est prévu quand une panne se produit, mais où est-il déjà ? Un coup de fil à donner mais... les téléphones sans fil, ça marche sur le courant, c'est vrai qu'il reste les mobiles, quand ils veulent bien capter le réseau en rase campagne. Quant à l'ordinateur, si lui veut bien tourner sur la batterie, il n'en est pas de même du modem qui a besoin d'être branché sur le secteur ! Donc, pas d'Internet. Bon, eh bien il n'y a plus qu'à attendre qu'ils aient fini les travaux prévus en compagnie... d'un livre par exemple ? Ça au moins, ça n'a pas besoin de courant pour être utilisé (au moins quand il y a assez de lumière) !

La féé électricité comme aurait dit Dufy ? Une fée toute puissante alors, puisque sans elle, une grande partie de la vie quotidienne s'arrête ou deveint rapidement très compliquée.

La féé électricité comme aurait dit Dufy ? Une fée toute puissante alors, puisque sans elle, une grande partie de la vie quotidienne s'arrête ou deveint rapidement très compliquée.
13 sept. 2010
Faut pas pousser !
Sur Wikipédia, il existe une fonction qui s'appelle "administrateur", elle consiste à effectuer une surveillance, pour supprimer les articles qui ne correspondent pas aux principes fondateurs, pour purger les violations de droit d'auteur dans les historiques, pour éventuellement bloquer des contributeurs malveillants, et pour protéger certains articles des vandalismes récurrents. Ce n'est pas une tâche bien gratifiante ; elle repose sur le bénévolat de quelques uns qui acceptent de présenter leur candidature à la communauté pour l'obtention de quelques outils supplémentaires de maintenance.Or depuis quelques temps, rares sont les candidatures qui obtiennent ce statut. De plus en plus, on devient si exigeant quant aux qualités du postulant que bien peu peuvent toutes les rassembler. Il est demandé par exemple :
- D'avoir au moins une année de présence assidue sur le projet, sans longue absence, sans coupure significative d'activité,
- D'avoir créé de nombreux articles, si possibles des articles de qualité, et surtout d'avoir effectué plusieurs milliers d'éditions,
- De ne jamais avoir eu de conflit, même mineur, même réglé depuis longtemps, avec quiconque, certains étant capables d'aller fouiller dans des mois d'historiques pour en trouver,
- D'être pédagogue, patient, humble, gentil, de ne surtout pas "mordre les nouveaux", même s'ils insultent et menaçent,
- De demander régulièrement aux admins en place certaines tâches qui leur sont dévolues, mais surtout pas via IRC, c'est mal vu,
- De ne pas utiliser LiveRC qui est pourtant un outil aussi pratique qu'efficace, pour ne pas donner l'impression qu'on joue à un shoot them up,
- De ne pas être trop jeune : avoir de 15 à 20 ans est rédhibitoire, ou alors, il ne faut surtout pas l'avouer..
Je n'aurais jamais été élue à l'époque si ces critères avaient été appliqués (bon, pour le dernier, je ne risquais rien, effectivement...)
Mais, de quoi parle-t-on ? Du diplôme du "meilleur contributeur" que l'on obtiendrait après un parcours sans faute pendant plusieurs années ? De la "légion d'honneur Wikipédienne" qui récompenserait le contributeur idéal ? Alors qu'il s'agit plus d'une tâche ancillaire fort répétitive, que d'un honneur, d'une distinction ou d'une promotion.
Qu'en est-il alors des rares élus ? Certains n'utilisent pas du tout leurs outils, ou quasiment jamais, sans doute pour ne pas se tromper dans leur fonctionnement, ou alors, parce qu'au fond, ça ne les intéresse pas vraiment (ceux-là souhaitaient-ils seulement une "promotion" ?), d'autres se rebiffent, surtout quand ils sont contrés par "un quarteron d'administrateurs en retraite", pour paraphraser le Général, lesquels ont trop souvent tendance à confondre agresseur et agressé ; il en reste quelques uns, tenaces, appliqués, qui manient leur balai avec constance et régularité, malgré les éventuelles insultes, malgré le temps passé à expliquer sempiternellement les mêmes choses ! Bravo à eux et à leur constance, parce que j'ai bien peur qu'ils représentent une race en voie d'extinction. En effet, entre les découragés, les absents et les anciens que ça n'intéresse plus et qui préfèrent bavarder entre eux, on risque de manquer assez vite de bras, surtout si la relève n'est plus assurée. Tiens, ça me fait penser au Comité d'Arbitrage, je me demande bien pourquoi.....
11 sept. 2010
Parmi les curiosités locales...
Après les champignons roses et les cyclamens sauvages, voilà un animal étrange, gros comme un auriculaire, d'un vert vif, d'une texture qui ressemble à du caoutchouc ou du plastique mat, bien installé sur les branches d'un jeune lilas, l'avant redressé comme le sphinx dont il porte le nom. En effet, c'est la chenille d'un papillon de nuit qui s'appelle Sphinx ligustri, de la famille des Lépidoptère Sphingidae, ou plus simplement Sphinx du troene. La taille de la chenille est impressionnante, mais l'envergure du papillon qui en naîtra l'est encore plus, 12 cm !! Comme c'est un nocturne, on pourrait presque le confondre avec une chauve-souris si on le rencontre aux abords des lampes de la maison, mais ce ne sera pas pour tout de suite, parce qu'il lui faut encore évoluer, changer de couleur, s'enfouir dans le sol, et le papillon n'émergera que l'année suivante, au début de l'été, voire celle d'après en fonction des conditions atmosphériques, tout ça pour ne vivre que ... l'espace de l'instant qu'est la vie d'un papillon !
10 sept. 2010
Cadeau d'automne
Dans quelques semaines, on pourra lever les yeux vers la splendeur des feuillages d'automne, avec leurs couleurs allant du jaune clair au marron foncé, en passant par tous les roux possibles, mais pour l'instant, on peut déjà regarder à ses pieds, les petits cyclamens sauvages qui poussent tout seuls dans les sous-bois, en tâches roses éparpillées dans l'herbe.
9 sept. 2010
Russule or not russule ?
Ce matin, j'ai trouvé dans mon jardin des champignons roses !! Non, je n'avais pas abusé de boissons fortes... Des blancs, gros ou petits, il y en a, des beiges allant vers le marron, des gris, des tâchetés, oui, j'en ai déjà vu, mais des roses, pas encore. Ils étaient fort décoratifs dans l'herbe encore verte mouillée par la pluie de la veille. Ce n'était pas des coulemelles (qui sont des lépiotes, oui, il n'y a pas longtemps que je le sais), ni des girolles, ni des cèpes, seuls champignons que je sache à peu près reconnaître, alors, à moi Google et Wikipédia réunis... ça ressemblerait bien à un genre de russule, peut-être même une russula chamitae ou russule à odeur de crustacé (mais je ne suis pas assez souple pour me mettre à son niveau et renifler), ou encore une russula lepida, dite russule jolie, mais déjà, je ne suis pas sûre qu'il s'agisse réellement d'une russule, et ensuite, il y en a tant de sortes différentes rien que dans cette famille, 350 à ce que je viens d'apprendre, qui ont presque toutes des couleurs assez étranges d'ailleurs, il y en a même des violettes. Certaines sont comestibles, d'autres indigestes ou de goût désagréable, quelques unes sont dangereuses. De toutes façons, je n'avais pas la moindre intention de les cueillir et de les faire cuire, juste les regarder, c'est tellement joli dans l'herbe.
7 sept. 2010
Coin Coin
Elle ne me plaît pas du tout cette humaine qui me fixe avec sa drôle de petite machine, mais alors pas du tout. Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression à son regard qu'elle voit mes cuisses sous forme de confit entouré de pommes sautées. Je suis agréablement dodu, et alors ? C'est bien utile pour flotter sur l'étang, et d'abord, pourquoi elle s'est approchée comme ça, c'est incorrect et fort déplaisant, tiens, si j'étais un chien, j'aboierais pour lui faire peur, mais nous autres, pauvres volatiles, nous ne faisons peur à personne. Alors quoi, je ne vais quand même pas attendre qu'elle ose s'approcher davantage, manquerait plus qu'elle me touche, pouah ! L'eau n'est pas loin, je m'écarte avec sagesse et prudence, on ne sait jamais...
3 sept. 2010
Les jachères fleuries
Il y a certaines idées, qui émanent des instances locales, communauté d'agglomération ou département, et sont tout à fait remarquables, par exemple, les jachères fleuries. Voilà une idée qu'elle est bonne !! Au lieu de laisser des champs en friche, entre deux plantations, des bords de route livrés aux mauvaises herbes et aux ronces, ou des bouts de jardin vides, il suffit de les transformer en jachères fleuries. Ça a beaucoup d'avantages : préservations d'espèces sauvages, comme les bleuets par exemple, qui tendent à disparaître avec les traitements chimiques, réserves de pollen pour les abeilles, joie pour les oiseaux granivores qui, comme le chardonneret, reviennent en masse, et en plus, c'est si beau dans le paysage !La floraison est variée, puisqu'elle s'étend de mai à octobre, avec toutes les couleurs possibles, et un mélange d'espèces tout à fait naturel. On en rencontre au bord des routes, autour des prairies, et même chez les particuliers, au milieu du gazon. Pendant plusieurs mois, toutes les couleurs défilent, du jaune, du rose, du rouge, du bleu, du blanc, c'est un plaisir de se promener à-côté de ces plantations.
En plus, ça ne coûte rien, puisque les graines peuvent être obtenues gratuitement, alors pour une fois qu'une initiative n'est pas ruineuse, qu'elle est aussi bénéfique pour la nature que pour les yeux, il faut en parler et l'encourager, n'est-ce pas ?
1 sept. 2010
Escrocs.... à la petite semaine !
Dans une des mes boîtes aux lettres, j'ai reçu un joli mail, avec le véritable logo de la république ! Il provenait de la Direction Générale des Finances Publiques et me disait :Après les derniers calculs annuels de l'exercice de votre activité, nous avons déterminé que vous êtes admissible à recevoir un remboursement d'impôt de 178,80 euros.
S'il vous plaît soumettre la demande de remboursement d'impôt et nous permettre de 10 jours ouvrables pour le traitement.
Pour accéder au formulaire pour votre remboursement d'impôt, cliquez ici
Un remboursement peut être retardé pour diverses raisons. Par exemple la soumission des dossiers non valides ou inscrivez après la date limite.
Moi pas vouloir soumettre, parce que 178 euros, c'est pas assez ! C'est quoi ces gagne petits qui essayent de vous appâter pour une si modeste somme ? Même pas le prix d'un Ipad !! Et puis je ne veux pas non plus de permettre quoi que ce soit, ni inscrivir qui que ce soit !
Tiens, ça me rappelle quand Jean-Louis ou Martine, lesquels, avec un fort accent maghrébin ou asiatique me téléphonent de la part de l'entreprise française machin-chose pour me vendre une cuisine ou des panneaux photo-voltaïques. Et même si je plains ces derniers, qui n'ont sans doute pas eu le choix et doivent gagner leur vie quand même, ceux qui les emploient, et les autres, qui font un phishing aussi grossier, ne pourraient-ils pas faire un effort pour être un tant soit peu crédibles ?
31 août 2010
De circonstance !
J'ai beaucoup chanté (braillé plutôt) cette chanson, du temps où je savais encore me servir d'une grand voile et d'un foc, et j'en ignorais l'origine, que je viens juste d'apprendre en cherchant les paroles sur Internet : "Cette chanson commémore le combat du 31 août 1800 au cours duquel le corsaire Surcouf qui commandait la "Confiance", captura le navire anglais "Kent", monté par quatre cents hommes d'équipage avec trente-huit canons". Vous voulez la musique ? la voilà , d'accord, ça ne vaut pas mon interprétation d'il y a... un certain temps, mais c'est tout ce que j'ai !
On y va !!
Au trente et un du mois d'Août
Nous vîmes venir sous l'vent à nous
Une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer z'et les flots
C'était pour attaquer Bordeaux
Refrain
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux
A la santé du Roi de France,
Et merde pour le Roi d'Angleterre,
Qui nous a déclaré la guerre.
Le commandant du bâtiment
Fit appeler son Lieutenant
Lieutenant, te sens-tu capable
Dis moi te sens tu assez fort
Pour prendre l'Anglais de plein bord ?
Le Lieutenant, fier z'et hardi
Lui répondit : Capitaine, oui
Faire branle bas dans l'équipage
Je vas hisser notre pavillon
Qui restera haut, nous le jurons.
Le maître donne un coup de sifflet
Pour faire monter les deux bordées
Tout est paré pour l'abordage
Hardis gabiers, fiers matelots
Braves canonniers, mousse petiots.
Vire lof pour lof, en arrivant
Nous l'abordâmes par son avant
A coups de haches a coups de sabres
De piques, de couteaux de mousquetons
Nous l'avons mis à la raison
Que diras t'on de lui tantôt
A Brest, à Londres et à Bordeaux
De s'être ainsi laissé surprendre
Par un corsaire de quinze canons
Lui qu'en avait trente six et d'bons ?
28 août 2010
La plus grande foire à tout de l'image
Wikimedia Commons est certainement la plus grande réserve d'images libres sur Internet avec plusieurs millions de photos et autres dessins. Y trouver quelque chose de précis relève de l'exploit tant le moteur de recherche est mal foutu, mais on peut s'y promener et s'y amuser en suivant le lien random file, dans les liens de gauche de cette page .On y trouve de tout disais-je, de l'excellent, avec de splendides clichés dignes des meilleurs professionnels, mais aussi de l'affreux : des photos mal cadrées, floues, avec un flash qui se reflète, trop sombres ou trop claires, très maladroitement retouchées (il y en a des qui devraient rejoindre un certain atelier) ou encore dont le sujet n'a strictement aucun interêt et qui, à une autre époque, auraient rejoint ses semblables dans une vieille boîte à chaussures au grenier.
Comme ces photos viennent du monde entier, et traitent de tous les sujets possibles, en les faisant défiler, on voyage partout, on va de paysages en paysages, de monuments en monuments, d'un animal étrange à une fleur exotique, c'est varié ! Il y a l'embarras du choix.
Il ne faut pas oublier non plus que ce sont des images libres, donc librement réutilisables selon les termes de la licence qui les accompagne, ce qui n'est pas toujours le cas de celles que l'on trouve sur Google Images ou sur Flickr, c'est toujours bon à savoir pour illustrer un article de blog par exemple ! Celle que vous voyez en en-tête de ce texte provient d'ICI, si vous souhaitez la voir en plus haute résolution. Un étrange végéral, n'est-ce pas ?
25 août 2010
Promesses d'automne
20 août 2010
O tempora o mores !
Ils étaient là, empilés en vrac, les uns sur les autres, plastique fendu, vitres fêlées, parois dévissées, câbles rompus. Ils étaient là au grand soleil, à la pluie, dans la poussière, jetés pèle-mêle sans ménagements. Ils étaient là, définitivement muets, aveugles et amnésiques. De temps en temps quelqu'un passe, armé d'un tournevis menaçant, et leur arrache ici une barrette de RAM, là, un câble d'alim, pour ensuite rejeter la pauvre carcasse encore plus infirme qu'avant, qui retombe dans le tas avec un bruit de plastique qui se brise.Et pourtant, il n'y a pas si longtemps, ils trônaient sur des bureaux, on en prenait grand soin, on les manipulait avec précaution, on était persuadé qu'ils étaient les meilleurs, les plus performants, on vantait leur haute technologie, on était fier de savoir s'en servir avec aisance, et puis, vite, si vite, sans qu'ils aient eu le temps d'en prendre conscience, alors qu'ils étaient si sûrs d'être à la pointe du modernisme, ils ont été accusés d'être dépassés, encombrants, inutilisables. Sur le bureau d'à-côté, ils ont vu apparaître un écran plat, et ont subi les regards méprisants jetés sur leur moniteur cathodique pourtant sérieusement imposant, quelques portables arrogants les ont nargués, et un beau jour...
Quelqu'un est arrivé, les a débranchés, a soulevé le lourd moniteur en poussant un juron, a balancé UC, clavier et écran dans un coffre de voiture, sans le moindre morceau de polystyrène protecteur, et les a ensuite jetés dans l'espèce de cage où ils croupissent, privés d'énergie, ne pouvant même plus afficher la moindre larme sur leurs écrans brisés.
19 août 2010
18 août 2010
Quelques horreurs et autres chefs d'oeuvre
Dans les premiers temps du Christianisme, les martyrs furent nombreux, on a tous en mémoire des images issues de nos livres d'histoire (je parle de ceux qui étaient en usage de mon temps... fort lointain) de la pauvre jeune fille chrétienne jetée dans la fosse aux lions, sous l'oeil aussi concupiscent que réjoui de l'empereur romain en place, lequel s'appelait Dioclétien, Dèce, Aurélien..Quelques exemples : sainte Agathe, morte en 251, à qui on avait arraché les seins (que depuis, dans l'iconographie traditionnelle, elle porte sur un plateau), sainte Apolline, à qui on a arraché les dents, précédée de Métras dont on avait percé les joues avec des roseaux pointus avant de le lapider. Le raffinement dans la torture était tout à fait remarquable, on pense bien sûr à saint Laurent, sur son gril, que l'on voit représenté dans bon nombre d'églises, mais aussi à des saints moins connus, comme Daniel de Padoue, cloué sur une table... Quelle imagination tout de même !
Et ça s'est amélioré avec le temps ? Euh... pas vraiment, Olivier Plunket, au XVIIe siècle, a tout de même été pendu, vidé et démembré, mais on remarquera toutefois qu'il avait été pendu en premier, on est humain ou on ne l'est pas ! Au XIXe siècle, ça s'améliore, dans les missions en Asie, on se contente de les décapiter, avec plus ou moins d'adresse, mais toujours après un long séjour dans des geoles insalubres, faut ce qu'il faut.
Enfin, si tout ça n'est pas guère réjouissant quant aux fondements de la nature humaine, ça a au moins valu à la même humanité bon nombre de chefs d'oeuvre en peinture et en sculpture qui enrichissent le patrimoine de nos églises et musées.
15 août 2010
La pluie c'est une bénédiction
Quand on va dans des pays désertiques, où la moindre goutte d'eau est précieuse, où tout est tributaire du ciel et de ses ondées pour survivre, on mesure la chance qu'on a d'habiter dans un pays à climat océanique ! D'accord, ça enquiquine les vacanciers qui n'ont pas forcément envie d'aller se promener avec un ciré, un pull et des bottes alors qu'ils rêvaient de soleil et de maillot de bain... Mais...
Quand on voit les images des incendies en Russie, avec des températures dignes de la Vallée de la Mort en été, et une sécheresse qui aggrave tout, on regarde le ciel normand et les feuilles des arbres qui s'égouttent sur l'herbe reverdie, avec une certaine reconnaissance.
Pour faire le pendant avec les images enfumées que les actualités montrent sur la Russie, voici quelques photos prises en automne 2007, de Moscou, sous le soleil, où les coupoles des églises du Kremlin brillaient tellement qu'elles rendaient parfois les photos floues, et où l'air était aussi pur que léger.
C'était à l'époque de la commémoration des 600 ans de la ville, et on nous avait expliqué que pour assurer le beau temps pendant ces festivités, des canons anti-nuages avaient été utilisés pour repousser la pluie (mais, avais-je bien compris ?), quel dommage que pareille chose ne puisse pas être utilisée en sens inverse aujourd'hui..
Quand on voit les images des incendies en Russie, avec des températures dignes de la Vallée de la Mort en été, et une sécheresse qui aggrave tout, on regarde le ciel normand et les feuilles des arbres qui s'égouttent sur l'herbe reverdie, avec une certaine reconnaissance.
Pour faire le pendant avec les images enfumées que les actualités montrent sur la Russie, voici quelques photos prises en automne 2007, de Moscou, sous le soleil, où les coupoles des églises du Kremlin brillaient tellement qu'elles rendaient parfois les photos floues, et où l'air était aussi pur que léger.
C'était à l'époque de la commémoration des 600 ans de la ville, et on nous avait expliqué que pour assurer le beau temps pendant ces festivités, des canons anti-nuages avaient été utilisés pour repousser la pluie (mais, avais-je bien compris ?), quel dommage que pareille chose ne puisse pas être utilisée en sens inverse aujourd'hui..
14 août 2010
Et au milieu coule une rivière
Il n'y avait ni Robert Redford ni Brad Pitt, mais quelques grenouilles qui sautaient dans l'eau, une légère brise, et un modeste soleil voilé entre les nuages. N'est-elle pas belle ma rivière ? Elle ne déferle pas comme un torrent impétueux qui emporte tout sur son passage, et si elle déborde, elle le fait calmement, laissant aux vaches et aux chevaux largement le temps de s'écarter, et aux riverains le temps de s'organiser. Une rivière civilisée en quelque sorte !
12 août 2010
Sur une île déserte
Si je devais emporter quelques DVD sur une île déserte (en plus du générateur de courant électrique...), histoire d'attendre de voir au loin la fumée du bateau qui viendrait me rechercher, je sais bien ce que j'emporterais. En fait, il y a deux réalisateurs dont je ne me lasse pas de voir et revoir les oeuvres, même si j'en connais certaines par coeur, deux hommes de génération et d'inspiration différentes, ce sont Chaplin et Fellini. "Monsieur Verdoux", "le dictateur" sont d'immenses chefs d'oeuvre, qui, malgré leur âge, n'ont pas pris une ride. Quant à Fellini, je crois que je peux revoir plusieurs fois par an "Amarcord" en y découvrant toujours quelque chose de nouveau, sans parler de "Fellini Roma", ou du "Satyricon". C'est vrai que, surtout pour Fellini, ou on adore ou on déteste, ce n'est pas le cinéaste pour lequel on puisse avoir une opinion moyenne, d'aucuns disent qu'ils n'y comprennent rien, d'autres l'encensent pour son talent et son originalité.Et s'il me reste un peu de place dans mon sac, et un peu de pétrole pour le groupe électrogène, j'emporterais la trilogie du "Seigneur des Anneaux", ce qui représente une journée entière de film, un peu plus de 9h... les deux premiers "Don Camillo" (j'aime nettement moins les suivants), et enfin, "la flûte enchantée" de Bergman, "Don Giovanni" de Losey, et "Amadeus" de Milos Forman, mais là, c'est surtout parce que l'auteur de la bande son de ces trois films est sans doute mon compositeur préféré ! D'ailleurs, si je devais emporter quelques CD sur une île déserte....
10 août 2010
5 août 2010
Je voudrais être une star
C'est l'histoire d'une petite fille, une jeune adolescente, sans doute émerveillée par la star'ac et similaire, qui aurait bien voulu être aussi une vedette, quelqu'un de connu, dont on parle sur Internet. Mais voilà, comme s'y prendre pour faire un buzz comme on dit ? Faire un blog ? Mais personne ne le lira ! Faire du bruit dans la rue ? Mais ça n'irait pas assez loin...Il y a une autre idée, autrement meilleure, on va faire une vidéo sur Youtube. Bon, c'est un premier pas, mais ça ne suffit pas, parce que personne n'en parle... Et un beau jour, la lumière se fit, il suffit d'utiliser Wikipédia, c'est un des cinq sites les plus visités, en plus, c'est écrit que c'est une encyclopédie libre, alors, on peut tout y écrire, et c'est gratuit, alors, allons-y !!
Je commence doucement, pour appâter le lecteur, en écrivant ma propre biographie. D'accord, il n'y a pas grand chose à en dire, mais c'est pas grave, je vais inventer. Tiens, déjà, cette photo, là, de cette actrice sympa, on va dire que c'est moi, les autres n'y verront que du feu, et puis, pour parler de ma vidéo sur Youtube, je n'ai qu'à dire qu'il s'agit d'une émission de télé, tiens, une future série télé, qui va être tournée par... qui, déjà... faut trouver quelqu'un de connu, ah, trouvé, ce sera James Cameron lui même. On y va, on s'inscrit, et en avant.
... mais.. mais.. mais... mon article est immédiatement supprimé, alors là... on se demande pourquoi, tant pis, on recommence, en changeant le titre... oh, c'est pareil, et en plus, on me fait remarquer que mon personnage n'est pas admissible, ça veut dire quoi admissible ? Commençent à me faire suer ces gens-là, je change de pseudo, ils ne le verront pas, et je recommence. Ah zut, ils l'ont vu, et mon article est à nouveau supprimé... ah là là, que c'est compliqué tout ça.
Tiens, j'ai une autre idée, je vais écrire un article sur cette émission de télé que c'est pour l'instant sur Youtube, mais que dès 2011, enfin quand le buzz aura pris, même que ce sera James Cameron qui mettra en scène, et même que c'est moi et ma copine qu'on en est les deux vedettes !! Et voilà qui est fait, ah, que je suis contente, on va voir le titre de l'article dans les minutes qui suivent sur Google.
Quoi, quoi ? On me dit que la page est proposée à la suppression, déjà, je ne comprends pas vraiment ce que ça veut dire, donc, j'enlève ce bandeau qui ne fait pas beau.. Quelqu'un le remet, je le supprime et... c'est à nouveau remis, par la même personne en plus, et elle me gronde en me disant ça va comme ça, tiens, même qu'elle cause comme ma mère, alors, je fais comme à la maison, je tape du pied et je pleurniche en leur disant, à ces méchants, ces mauvais, ces ... enfin, je leur dis ça : "ces juste que je met les videos sur youtube pou que se soit connue je veut être une star"... Et même ça, ça ne marche pas, une heure après, ils sont plein à avoir voté supprimé, pas un pour le conserver, arf, va falloir que je trouve autre chose pour les feinter, que je sois plus maligne qu'eux, mais il paraît qu'on peut me bloquer, et même interdire mon article à la création, je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais ça m'inquiète quelque part.
Enfin, je suis sûre que je serai une star bientôt, et ils seront bien vexés de m'avoir refusée, na !
30 juil. 2010
Une découverte, Maximilien Luce
Voilà bien un peintre dont je connaissais uniquement le nom, et encore, parce que, passant à Rolleboise tous les jours pendant trente ans, je voyais une plaque sur la façade d'une maison, indiquant qu'il y avait vécu, mais c'était tout. Et là, à l'occasion de la remarquable exposition du Musée des Impressionnismes de Giverny qui lui est consacrée, j'ai découvert un peintre aux multiples facettes, dont le talent et la renommée dépassent largement le cadre du Mantois.Des scènes du Paris pendant les travaux d'Haussmann, aux couleurs sombres du Borinage, en passant par le soleil de Saint-Tropez ou les scènes patriotiques et anarchistes, sa palette est multiple, autant que ses techniques picturales qui vont du pointillisme aux factures classiques en passant par la gravure.
L'exposition est très bien organisée, regroupant les différentes époques de l'artiste, dont on voit parfaitement l'évolution technique et politique.
Donc, un artiste à (re) découvrir, alors, si vous n'êtes pas trop loin de Giverny, ou que vous soyez en vacances dans le coin, n'hésitez pas, allez vite au Musée, ça vaut le déplacement.
29 juil. 2010
Au coucher du soleil
25 juil. 2010
Vacuité estivale
Entre le 14 juillet et le 15 août, on entre dans une période hors du temps, où tout devient différent. Déjà, les enfants sont en vacances, et un certain nombre de parents aussi, ça fait tout de suite nettement moins de monde sur les routes départementales ! Certains commerces sont fermés, d'autres lieux publics aussi, bibliothèques, associations, tout est ralenti, tout semble plus calme, plus feutré, plus détendu, même l'herbe du jardin ne pousse plus. Il n'y a plus de réunions, quelle que soit l'instance à laquelle on appartienne, on sait que rien ne peut être efficacement organisé pendant cette période où beaucoup de gens sont absents, les agendas sont vides et les journées s'écoulent dans une douce oisiveté aussi improductive qu'agréable.Bon, d'accord, il y en a qui bossent, et d'autres qui vivent (ou qui résident le temps de leurs vacances) dans des lieux touristiques, et qui ont forcément une vision toute différente. Mais même au travail, dans mes souvenirs, c'était aussi une période fort calme par rapport au reste de l'année, où l'on était plus détendu, moins stressé, où l'on se racontait ses vacances passées ou à venir. Quant à ceux qui fréquentent les stations balnéaires surpeuplées, eh bien, ils ont fait leur choix, et c'est leur affaire.
Donc, profitons de cette vacuité intellectuelle et matérielle comme d'un cadeau pour méditer, observer le ciel ou les arbres, et écrire des billets de blog aussi vides que celui-ci !
21 juil. 2010
Délit de copyvio
Un mot barbare, issu du vocabulaire wikipédien, qui signifie littéralement violation de copyright, et concerne la recopie intégrale d'un texte paru ailleurs, sur un site internet ou dans une autre publication. C'est très très fréquent, et bien entendu totalement interdit, puisque ce contenu n'est jamais libre, au sens de la licence sous laquelle paraît l'encyclopédie. Donc, on supprime et on essaye d'expliquer au contributeur pourquoi cette copie est inacceptable. Mais, pourquoi les gens font-ils ça ? A mon avis, pour plusieurs raisons..- La flemme : tiens, je pourrais faire un article sur tel personnage, lieu, monument, etc.. il y a un site qui en parle plutôt bien, allez, je copie/colle, c'est moins fatigant que de rédiger !
- Sur le web, tout est à tout le monde, alors, j'vais me gêner... une licence, c'est quoi une licence, c'est de la censure, comme ladopi, j'men fous stout.
- Ah, je ne savais pas.. je croyais bien faire... eh non, je n'avais pas lu "Ne copiez pas de texte, ni d'une page web, ni d'un autre support", qu'est-ce que vous êtes compliqués, s'il faut tout lire...
- C'est mon site, c'est moi qui ai écrit ça, alors, j'ai bien le droit d'en faire ce que je veux, non ?
Et comment ça se détecte ? Ben... au feeling !! Disons qu'avec l'expérience, ça se subodore, et dans ce cas, on vérifie : une ligne ou deux copiée/collée dans la barre de recherche de Google amène le plus souvent vers le texte soupçonné d'avoir été recopié. Depuis peu, il y a un bot efficace qui surveille très vite ce genre de chose, l'humain n'a plus qu'à vérifier ensuite. Pour tout ce qui est sur Internet, c'est pratique, mais pour le reste... la plaquette publicitaire éditée par l'office du tourisme de machintruc, la quatrième de couverture d'un livre de poche, ou similaire, c'est nettement plus ardu, sauf à hanter les bibliothèques ou à avoir accès à de nombreux documents. Dans ce cas, même si on a l'intuition que tel texte a été recopié d'ailleurs, encore faut-il pouvoir le prouver...
Avec tout ça, il me manque toujours un saint pour faire 200 !! Tiens, et si je trouvais une biographie bien faite sur Internet ? Pfff... j'aime trop écrire pour avoir envie de faire ça !
P.S. J'avoue humblement avoir utilisé deux images dont j'ignore la licence, prises sur Google Image (non, pas sur Wikimedia Commons, on n'y trouve jamais rien tant c'est mal foutu), que j'ai modifiées et mélangées pour illustrer cet article, comme quoi, faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais !!!
On dirait qu'il va mieux..
Qui ? Firefox ! Combien de fois ai-je pu pester contre ce navigateur auquel je reprochais deux choses que je ne constatais, certes, que dans mes travaux sur Wikipédia, mais comme j'y suis souvent, ça me faisait enrager. Donc, il perdait sans arrêt ma connexion au site, de façon tout à fait aléatoire en plus, parfois deux ou trois fois par minute, parfois une fois par heure, ça dépendait... de quoi ? Je n'en ai jamais rien su ! Ensuite, utilisant LiveRC qui fait appel à un Javascript, je constatais que Firefox, au bout de deux heures d'utilisation non stop s'essoufflait, ralentissait, et devenait inutilisable. Et rien ne changeait, rien ne s'améliorait, malgré les mises à jour successives. Je m'étais donc mise à utiliser Safari, même si lui aussi avait quelques difficultés à digérer le javascript. Et puis, un beau jour.... une énième mise à jour de Firefox... et ....Eh bien, surprise, on n'est plus exangue au bout de deux heures et on continue à fonctionner vaillemment, avec une dizaine d'onglets ouverts, quant à la connexion, on dirait qu'elle tient, même en cas d'inutilisation prolongée.. enfin presque, en tous cas les déconnexions sont beaucoup, beaucoup plus rares. Alors, Tristan Nitot et ses acolytes auraient-ils enfin trouvé la solution ?
On croise les doigts, ça semble trop beau, d'autant plus que la version 4 pointe son nez, alors, est-ce que ça va être impeccable, ou est-ce que ce sera une régression comme l'a été la 3.3 et suivantes par rapport à la 3.2 ? L'avenir le dira !! De toutes façons, il y a d'autres navigateurs, même si on a toujours une préférence pour celui auquel on est habitué.
19 juil. 2010
Essais de VAE
Non, non, il ne s'agit pas de la Validation des Acquis de l'Expérience, qui ne me servirait plus à grand chose maintenant, mais à l'objet Vélo à Assistance Electrique, qui est beaucoup plus utile à une retraitée percluse de rhumatismes !!!Donc, j'ai la chance d'habiter à flanc de colline, ce qui me permet d'avoir une vue à 180° sur la vallée, mais... m'impose, à chaque fois que je pars ou que je rentre de chez moi, de gravir une côte impossible pour moi à bicyclette, m'obligeant à ahaner en poussant mon vélo.
Et les vélos à assistance électrique sont arrivés sur le marché, un truc avec lequel on pédale, certes, mais qui aide en facilitant, grâce à un moteur électrique sur batterie, l'effort à fournir. Séduisant ? Oh oui, mais fort cher, donc, faut tester avant d'investir.
Un ami me prête le sien pendant quelques jours.. déjà faut apprivoiser la bête qui est très lourde, puis comprendre comment on lance l'assistance, enfin, charger la batterie, et.. roulez ! Enfin, essayer d'abord d'y monter dessus, puis de rouler avec, ce qui n'est pas évident quand il y a si longtemps qu'on n'a pas fait de vélo et qu'on ne connaît pas vraiment le maniement de ce genre d'engin.
Sur le plat, ou avec quelques montées légères, quelques faux plats gentils ou contre le vent, le moteur électrique est efficace, mais ça se gâte dès que la pente s'accentue, parce qu'alors, l'effort à fournir, malgré l'assistance, est trop important pour que ce soit confortable et acceptable par mes vieilles jambes. Donc, on met pied à terre, et on pousse le vélo, comme avec une bicyclette normale, sauf que là, la monture fait dix bons kilos de plus !
Eh bien, le bilan de ces premiers essais est fortement mitigé. L'aide sur terrain légèrement vallonné est à peine supérieure à l'utilisation d'un dérailleur bien étalonné, et est inefficace en forte pente, là où pourtant on en aurait le plus besoin. Certes, je n'en ai testé qu'un seul modèle, et il y en a de multiples, (dont les prix varient de 300 à 1500 euros...) d'autres sont peut-être plus performants, plus légers, mais, si ce concept est certainement très intéressant pour de courts trajets en ville (non, pas à San Francisco ni à Lisbonne !), je crains que ce ne soit pas la solution que j'espérais, et que je ne sois pas prête à abandonner ma voiture !!
17 juil. 2010
La météo (en dehors de l'étude des nuages)
"Ah le vilain temps"... "Il fait trop chaud quand même"... "y en a marre de cette pluie"... toutes phrases banales, dans la conversation quotidienne. On raconte que ce sont les Anglais qui parlent le plus du temps, mais les autres aussi, si on en juge par l'écoute assidue de la météo à la télévision. De nos jours, on peut connaître le temps qu'il fait dans tous les pays du monde, par les chaînes météo, bien entendu, mais aussi sur Internet, sur tous les sites qui en parlent, et ils sont nombreux, ou sur Twitter si on est abonné aux tweets de météo France par exemple ! On peut aussi installer un widget/gadget sur son bureau qui indiquera la température et les intempéries de la ville où on se trouve (ou d'une autre d'ailleurs, au choix) .Mais il y a un autre moyen, on peut connaître la météo d'un endroit précis en temps réel par ... les conversations IRC ! Et comme les salons de discussion regroupent des gens de partout, de tout le monde francophone, sans oublier les expatriés en vacances ou au boulot à l'autre bout du monde, ça peut être très large (nonobstant le décalage horaire) : Tiens, à Québec, ce matin, qu'est-ce qu'il fait chaud, 25° sur ma fenêtre à 9h du matin ! Ah ben, pas à Paris où il vient de faire un gros orage ! On crève de chaud, ici en Alsace, c'est insupportable ! Et à Dijon alors, plus de 30° ! A Genève le temps est bien couvert, et en Californie c'est encore assez agréable ! A Dakar, on est surtout bien près de la piscine de l'hôtel... etc... Je ne sais pas s'il existe un chan #meteo, mais il aurait son utilité, si j'en juge par le nombre de conversations qui tournent autour de ça.
Nous disions donc qu'aujourd'hui, ici, aux coordonnées 49° 04' 29'' Nord et 1° 21' 5''Est, il fait à l'heure où je vous cause, 22° avec léger vent, ciel bleu avec quelques nuages, parfait, non ?
14 juil. 2010
Dictons d'antan
Autrefois, dans les campagnes, on observait le ciel, les arbres, les animaux, et on en tirait des conclusions quant au temps qu'il allait faire. Maintenant, on regarde la télé, ou on va sur le site de Météo France pour obtenir ce genre de renseignement. Certes, ça a des chances d'être beaucoup plus fiable.. mais pourtant, certains dictons se réalisent de façon spectaculaire. Par exemple, hier soir, 13 juillet, voilà comment était le ciel au-dessus de ma tête.

Immédiatement, j'ai pensé : Ciel pommelé, comme femme fardée, est de courte durée... Quand les nuages prennent cette forme de petites boulettes de coton sur fond bleu, c'est que le temps va changer et effectivement, le lendemain, voilà ce qu'il en était !

Cette baisse des températures et celle pluie vivifiante ont fait du bien en tous cas, l'herbe n'était plus que du foin jaune, les maïs enroulaient leurs feuilles tant ils étaient assoiffés, les arbres s'alanguissaient, et les humains se liquéfiaient !

Immédiatement, j'ai pensé : Ciel pommelé, comme femme fardée, est de courte durée... Quand les nuages prennent cette forme de petites boulettes de coton sur fond bleu, c'est que le temps va changer et effectivement, le lendemain, voilà ce qu'il en était !

Cette baisse des températures et celle pluie vivifiante ont fait du bien en tous cas, l'herbe n'était plus que du foin jaune, les maïs enroulaient leurs feuilles tant ils étaient assoiffés, les arbres s'alanguissaient, et les humains se liquéfiaient !
9 juil. 2010
Voyager en train, c'est du luxe !
J'avais envie d'aller faire un tour à Rome, et me disais que prendre le train de nuit en wagon lit pourrait être amusant et original. Ce train, l'Artésia, part de Paris-Bercy, et met 15h20 pour arriver à destination. Un peu long ? Certes, mais à la retraite, le temps ne compte pas pareil, et l'avantage du train, c'est qu'on n'a pas besoin d'arriver deux ou trois heures à l'avance pour le prendre et que c'est plus confortable. Oui mais... je fais cette suggestion à mon voyagiste préféré et la jeune employée me répond que c'est très cher. Ah bon, tant que ça ? Je me renseigne de mon côté et... tombe des nues ! Voyez plutôt :Donc, pour un aller Paris-Rome, il faut compter :
- 117 euros en seconde classe
- 127 euros en couchette première (mais on est quatre à dormir ensemble quand même...)
- Et 265 euros en wagon lit, soit une cabine individuelle pour deux personnes !
Ce qui représente, dans ce cas de figure, pour un aller et retour pour deux, plus de 1000 euros !!!
On regarde les prix de l'avion, chez Air France, à la même date, et.. on trouve un aller Paris-Rome à 67 euros par personne ! Les dates voisines allant jusqu'à 92 euros.. seulement !! Eh bien, il n'y a pas photo. De très loin l'avion est nettement moins cher que le train, et pas qu'un peu. On peut même, avec l'économie réalisée, prendre une confortable chambre d'hôtel la veille à Roissy pour être à pied d'oeuvre le lendemain matin sans avoir à se lever aux aurores en craignant les embouteillages. Et même si on passe autant de temps à l'aéroport qu'en vol, ça ne fera quand même pas 15h (*), donc, la notion de confort supérieur, pour si peu de temps, n'est plus valable.
Bon, maintenant, il n'y a plus qu'à dérouiller mon viel italien scolaire, et ça, c'est du boulot ! Mamma mia !
(*) encore que... une expérience récente a montré qu'un avion pouvait avoir 15h de retard !
7 juil. 2010
Les plus belles routes du monde
Un des intérêts de Twitter, c'est de s'abonner aux tweets des organismes qui vous intéressent, par exemple Lonely Planet, qui a l'avantage de proposer souvent de superbes photos de lieux où on n'ira sans doute jamais. Voilà un lien qui montre les plus belles routes du monde. Sans doute en existe-t-il bien d'autre, ce choix n'a rien d'exhaustif, mais les photos sont très belles et donnent rudement envie d'aller voir ces routes de près ! Pour celle du viaduc de Millau, ce n'est pas encore trop compliqué, pour les autres...
J'ai eu la chance d'emprunter la route qui figure sur la photo d'illustration de ce billet, route superbe, mais pas large, avec d'épouvantables virages, et quelques a-pics vertigineux, le tout en roulant à gauche... les belles routes, faut parfois se les gagner !!
6 juil. 2010
La bibliothèque François Mitterrand
Une réalisation récente, au milieu de nulle part, enfin, disons qu'elle se situe dans un quartier excentré de Paris, entre immeubles modernes, grandes surfaces et chantiers. Quelques restaurants autour, tout de même, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années, mais surtout, la ligne 14 du métro, qui permet un accès rapide depuis la gare St Lazare ou les quartiers centraux de la capitale, ce qui est un gros avantage.Et qu'est-ce qu'on y fait ? Qu'est-ce qu'on y voit ? Rien ! Tout du moins pour le citoyen lambda qui n'est ni étudiant, ni chercheur, et ne peut accéder qu'à certaines salles de lecture pour consulter, moyennant finances, des ouvrages. La plus grande partie du fond n'est pas accessible, ce qui est, après tout, parfaitement normal. C'est un conservatoire de la mémoire écrite, il ne faut pas risquer de le détériorer. Par contre, il y est régulièrement organisé des expositions dont certaines méritent le voyage. Tel est le cas de celle en cours sur les manuscrits de Qumrân, découverts du côté de la mer Morte, il y a une soixantaine d'années seulement.
Ces fragments si anciens, ont une histoire fort controversée, que de grands panneaux expliquent tout au long des salles ; ils sont présentés en compagnie d'autres volumes, et de nombreux objets contemporains. La pénombre, obligatoire pour la préservation de ces reliques, rend la visite un peu austère et les pannonceaux peu lisibles, mais cette plongée dans l'histoire ancienne des écrits bibliques reste aussi émouvante que mystérieuse.
3 juil. 2010
Un souvenir, un grand souvenir !
En lisant un passionnant bouquin de Jean-Pierre Bibring sur la planète Mars, j'ai eu envie d'approfondir le sujet et de revoir quelques images de notre voisine, et j'ai retrouvé alors un site lié à un souvenir ancien. Il s'agit de Nineplanets.C'était un soir d'août 1997, quand j'essayais à grand peine de configurer une connexion Internet avec un modem 56k et Windows 95, grâce à l'aide patiente du technicien d'Infonie (je vous parle d'un temps que les moins de 10 ans d'utilisation d'Internet ne peuvent pas connaître). Après de longues minutes d'efforts, de téléphone d'une main, de souris de l'autre, de disquettes de la troisième, ça a enfin marché, j'ai voulu voir si je parvenais à surfer (avec Internet Explorer 3.2 je crois), la première url qui me soit venue à l'idée a été celle de Nine planets (bon, sont plus que huit maintenant...) !
De l'eau a passé sous les ponts depuis. Windows est un lointain souvenir et les activations/configurations (j'ai même oublié le terme consacré) d'une pile TCP/IP encore plus ! Se connecter à Internet est devenu fort simple, suffit de brancher un câble ethernet ou de choisir un point d'accès Wi-Fi en fournissant un éventuel password ; les connexions RTC, lentes et chères, dont on surveillait de près la durée pour ne pas se ruiner, se font maintenant en ADSL, permettant d'être connecté en permanence ; l'accès Internet est de plus en plus incontournable pour de nombreux actes quotidiens, le temps passé devant son écran s'allonge en fonction des divers contacts, activités, et autres jeux ; on s'exprime sur son ou ses blogs, on tchatte avec les copains, on montre ses photos, on tweete les nouvelles, on partage les bonnes adresses, on repère son chemin sur Google Maps... toutes choses qu'on était loin d'imaginer il y a treize ans ! Cependant, c'était si fabuleux, déjà, de pouvoir visiter, depuis sa chaise, le système solaire sur Nine Planets...
1 juil. 2010
C'était le dernier numéro !
Eh oui, le numéro 294 était le dernier de l'excellente revue SVM (Science et Vie Micro), et avec cet arrêt, tout un pan de vie informatique s'écroule. Pour l'avoir acheté depuis le début, dans les années 80-85 (où les premiers symptomes de l'addiction informatique commençaient sérieusement à me titiller) et n'avoir manqué que fort peu de numéros, je sais tout ce que m'a apporté cette publication. J'aimais leur enthousiasme, leurs prises de position courageuses, leur honnêteté qui leur faisait reconnaître, non sans humour, leurs erreurs. J'appréciais leurs bancs d'essai toujours clairs et instructifs, et leur ouverture d'esprit qui s'aventurait au delà des OS courants et du hardware classique. C'était une revue généraliste, et c'est ce qui en faisait son intérêt. Libre à chacun ensuite d'approfondir son domaine de prédilection en achetant des revues plus spécialisées. Mais c'était toujours passionnant d'avoir, tous les mois, un large panorama des nouvelles technologies.Il paraît que SVM n'est pas tout à fait mort, qu'à la rentrée, il sera associé à une autre revue sous le nom de "L'ordinateur individuel - SVM", attendons pour voir, donc...
Perles et réflexions
Tandis qu'on approche du million d'articles sur la version francophone de l'encyclopédie Wikipédia, on peut se poser quelques questions sur l'évolution de ce projet, qui est devenu si important sur Internet (dans les cinq premiers sites visités).On manque de nouveaux contributeurs, c'est normal, puisqu'ils sont mal accueillis entend-on... C'est faux, on n'en manque pas, il y a environ une cinquantaine par heure qui s'inscrivent ! Mais que font-ils ? Rien pour la plupart, ils s'inscrivent, et c'est tout. Ceux qui contribuent le font en oubliant totalement que Wikipédia n'est pas un réseau social, ou un forum, et font un article de quelques lignes sur eux-mêmes, leur chien ou leur copine de classe. Bien entendu, personne ne lit la moindre page d'aide, voyons, quelle idée... Les autres contributions tournent autour des peoples dont on parle à la télé, de leur vie, leurs amours, leurs rôles dans les émissions, et similaire, ou des anecdotes concernant sportifs ou personnalités politiques dont l'intérêt est, disons, très douteux. Inutile de parler de tous ceux qui utilisent Wikipédia pour faire la publicité de leur entreprise/site web/blog perso ou association locale, c'est normal, c'est gratuit et si bien indexé. Il y quand même quelques contributions positives et enrichissante pour le projet, mais elles sont si rares... On accueille mal les gens ? Faux aussi, on essaye toujours de leur expliquer en quoi leur contribution n'a rien à faire sur une encyclopédie, mais c'est long, fastidieux, déprimant, parce qu'il faut répéter, répéter, accepter de se faire insulter parfois, et surtout qu'on ne voit pas trop pourquoi il faudrait prendre des gants et faire des efforts pour des gens qui n'ont pas fait, eux, l'effort de se renseigner avant sur le fonctionnement du site où ils viennent d'arriver. Pourquoi ces efforts ne devraient-ils être faits que d'un seul côté ?
On en vient au dogme sacro-saint : "n'hésitez-pas !". Si celui-ci était valable dans les tout débuts, quand Wikipédia se lançait, quand Facebook n'existait pas, quand le web 2.0 n'était qu'un concept de geeks, il est devenu fort dangereux actuellement, parce que, du coup, tout le monde pense pouvoir écrire ce que bon lui chante ! C'est évident, puisqu'on me dit de ne surtout pas hésiter, alors, j'y vais, tiens, mon groupe musical aurait bien besoin d'un coup de pouce pour être connu en dehors de la salle des fêtes de mon village, et mon blog, aussi au passage, et pourquoi pas mon magasin de vêtement qui manque de clients ? Sans doute faudrait-il être moins enthousiaste dans la formulation, et plus réaliste, en disant, n'hésitez pas... à lire quelques recommandations avant de vous lancer ! Comme par exemple, apprendre à consulter et à répondre à ses messages en page de discussion ; que de malentendus seraient évités si les nouveaux contributeurs avaient compris ce que signifiait le bandeau orange qu'ils voient de temps en temps... ou encore résumer en quelques lignes ce qui n'est "pas" encyclopédique, et qui sera forcément supprimé, sans embrouiller les nouveaux dans tout un fatras de pages verbeuses et éparpillées partout.
Un gros point mériterait aussi d'être mieux expliqué, c'est la notion de "Libre" : Wikipédia, l'encyclopédie Libre ! Il ne faut pas se leurrer, la notion de "Libre" concernant les logiciels ou les droits d'auteur, n'est pas un concept très clair dans le grand public. C'est ainsi que l'on entend : pourtant, c'est une encyclopédie libre, alors, pourquoi n'ai-je pas le droit de m'y faire connaître ? Ou encore : vous avez "censuré" mon ajout, et vous "prétendez" être une encyclopédie libre ? Comment faudrait-il expliquer que dans le cas de Wikipédia, libre s'applique à la licence de diffusion du contenu, et non à l'idée que n'importe qui puisse y écrire n'importe quoi ? Ce n'est pas simple, la notion juridique n'est pas évidente non plus pour tout un chacun, et une synthèse en quelques mots est difficile à formuler.
Peut-être que ces quelques précautions aideraient à une maintenance plus facile et moins désespérante de l'encyclopédie, encore que j'en doute un peu... la rançon du succès ? Certainement ; toutefois, plus important que l'aspect graphique des pages modifé récemment peut-être faudrait-il se pencher plutôt sur les problèmes de fond pour ne pas risquer l'implosion et la désagrégation d'un si beau projet.
Quelques perles glanées au hasard des promenades wikipédiennes quotidiennes :
Platon avait en effet, un grand problème avec l'alcool.Il se faisait régulièrement ramasser dans les caniveaux.Pour son alcolémie chronique,il fut mis-à-mort , il avait en effet mangé les oreilles de Périclès pendant qu'il était ivre.
Ah, le sauvage !!
par souci de securité et pour ses prises de positions, il prefere rester dans l'anonymosité on attendand le moment opportun.
Oui, c'est sage, il vaut mieux que colère se passe avant d'agir..
Je voudrai créer ma propre page wikipedia, elle ne prend pas beaucoup de place, juste pour que des amis me trouvent quand ils me cherchent sur Internet.
Voilà une illustration de mes propos ci-dessus ! C'est vrai que c'est toujours plus facile de trouver quelqu'un sur Internet quand il figure sur Wikipédia... hélas !
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