18 sept. 2011

Il n'y a pas que les politiques....


... Pour faire des petites phrases marrantes, les sportifs, et ceux qui les entourent ne sont pas mal non plus. En voici quelques unes :

Je connais de très bons entraîneurs qui n'ont rien gagné.
Raymond Domenech

Le tir est passé entre les pieds, à la hauteur de la hanche.
Jean-Michel Larqué

Alex Ferguson est les meilleur entraîneur que j'aie jamais eu à ce niveau. Bon d'accord, c'est le seul entraîneur que j'aie eu. Mais c'est quand même le meilleur entraîneur que j'aie eu.
David Beckam

C'est logique de perdre quand on ne marque pas de buts et que l'adversaire en met un.
Raymond Domenech

Il n'y a qu'une seule possibilité : gagner, perdre ou faire match nul.
Franz Beckenbauer

Les jambes, c'est dans la tête
Fabien Pelous

16 sept. 2011

De la miniaturisation

Afin de stocker les données informatiques (pour les particuliers), on a connu les bandes magnétiques, les disquettes 8 pouces, puis 5 pouces 1/4, puis 3 pouces 1/2, les CD et autres DVD, les clés usb, d'une capacité de plus en plus grande. Déjà, pour ce support, sachant qu'il a la fâcheuse tendance à se dissimuler tout au fond du sac entre un stylo et un peigne, il fallait parfois lui accrocher un porte-clé ou tout autre truc assez volumineux pour être sûr de ne pas le perdre.

Dans le genre miniaturisation de support, il y a aussi les cartes SD, celles que l'on utilise dans les APN par exemple. Ce n'est pas grand, la taille d'un timbre, et ça contient plusieurs Go de données. Si elle n'est pas insérée dans un appareil quelconque, il y a intérêt à avoir une petite boîte pour la ranger sinon, elle sera vite égarée entre deux bouts de papiers, oubliée au fond d'un tiroir, ou partie directement à la poubelle par inadvertance.

Mais il y a pire, les mini cartes SD ! Là c'est de la taille d'un ongle, c'est si petit et si mince qu'on ne sait pas comment l'attraper et la tenir pour... l'insérer là où on en a besoin. Et si on en a plusieurs, et qu'on veuille les ranger quelque part, à part une grande boîte (pour la retrouver facilement) avec une pince à épiler pour en saisir une, ça devient de plus en plus difficile.

C'est bien beau de miniaturiser et de faire entrer le maximum d'informations sur le minimum de surface, mais encore faut-il que l'humain, avec ses dix (gros) doigts puisse le manipuler sans avoir besoin d'un microscope et d'une pipette aspirante ! C'est sûr que techniquement on doit pouvoir (ou on pourra bientôt) mettre 10 Go sur 10 cm de cheveu, mais est-ce que ce sera vraiment pratique ? Oui, certainement, s'il s'agit de mémoire de masse que l'on ne déplacera pas, mais pas vraiment s'il s'agit d'en faire aller le contenu d'un support à un autre en manipulant l'objet.

Enfin, c'est vrai aussi que ce genre de minuscule support de masse n'est pas destiné à être bougé sans arrêt et qu'il existe d'autres possibilités de transférer des données d'un endroit à l'autre, sachant que par ailleurs il permet aussi la miniaturisation des appareils auxquels il est adjoint... Et là, on va retomber sur le problème des gros doigts sur de minuscules boutons, comme dans certains téléphones ou appareils photos qu'on ne sait plus comment tenir sans appuyer sur quelque chose provoquant souvent des effets inattendus.

Faudra-t-il un jour que l'homme soit à son tour miniaturisé afin de pouvoir suivre la miniaturisation technologique ?

(*) Illustration provenant de cette page

14 sept. 2011

Tourisme à Paris - 2/2

Il faut avoir envie de visiter (ou de revoir) les catacombes. Déjà, un mardi matin de septembre, il faut faire une heure de queue (il paraît que l'été, c'est trois heures, comme pour la Chapelle Sixtine à Rome...), ensuite il faut descendre 130 marches pour arriver 20 mètres sous terre (*), dans ces anciennes carrières transformées en ossuaire pour héberger les restes des parisiens enterrés dans les divers cimetières devenus insalubres, déposés là entre la fin du XVIIe siècle et les débuts du suivant. On arrive donc dans un lieu très étrange, fait de corridors sombres et étroits qui mènent à un immense ossuaire où crânes et fémurs sont disposés selon une macabre harmonie, dans un silence... sepulcral ! Une impression étrange...

Couloir d'entrée

Une des sculptures faite par les anciens ouvriers des carrières

L'ossuaire

On en ressort par un étroit escalier de 80 marches, qui débouche sur une rue assez éloignée du point de départ, et ça fait tout drôle alors de voir des gens vivants déambuler dans les rues ! 

Pas du tout évident d'y faire des photos, lesquelles, dans la partie ossuaire, sont autorisées mais sans flash et sans pied, Il faut aussi prévoir de bonnes chaussures (et de bonnes jambes), parce que le sol est très inégal et par endroits très humide, mais c'est quand même une curiosité, qui donne envie de visiter d'autres lieux souterrains de Paris, quand c'est possible, à condition de ne pas être claustrophobe !


(*) Pour visiter la mine de sel de Wieliczka en Pologne, on descend encore bien plus bas, puisqu'on est à 130 mètres sous terre, par contre, on remonte en ascenseur....

Tourisme à Paris - 1/2

L'intérieur de l'église et le jubé

L'église Saint-Etienne du Mont et certainement une des églises les plus belles et les plus harmonieuses de Paris. Son architecture intermédiaire entre la fin du gothique flamboyant et le début du style renaissance lui donne à la fois beaucoup de légereté et d'équilibre. Située à côté du Panthéon, elle héberge les sépultures de Pascal et de Racine et la châsse de sainte Genevière, patronne de Paris. Son jubé, particulièrement remarquable est le dernier de ce type existant dans Paris. Un monument à ne pas manquer, d'autant plus qu'il y a quelques restos sympathiques dans le coin qui permettent de faire la pause dans l'ascension pedestre de la montagne sainte Geneviève !

La châsse de sainte Geneviève

12 sept. 2011

Problèmes de linguistique

Certains francophones, et pas seulement des gens de la Belle Province, veulent à tous prix féminiser certains noms. Mais quels sont leurs critères ? Quand je vois auteure, je me dis qu'on n'a jamais entendu dire masseure, ni instituteure, alors pourquoi ne pas dire auteuse comme masseuse, ou autrice, comme institutrice ? Et pourquoi pas écrivaine d'ailleurs, c'est même plus joli !! Pourquoi vouloir à tous prix féminiser des noms de métier qui n'ont pas de féminin à l'origine ? Dans un souci de parité/féminisme mal placé ? Parce que Madame LE ministre, ça fait quand même bizarre, sans parler de la plombière qui fait plutôt penser à une glace qu'à une spécialiste de la tuyauterie... Dans l'autre sens, ça ne vaut pas mieux... Vous faites quel métier monsieur ? Je suis sage-femme.... D'accord, le cas est plus rare, et le poids de l'histoire et de la tradition est moins lourd pour les hommes que pour les femmes. Mais est-ce une raison pour ridiculer celles-ci en les affublant d'accords de genre aussi fantaisistes que saugrenus ?

Si le mot au féminin n'existe pas, ce qui est effectivement souvent le cas, et s'il est tout à fait indispensable au nom de la défense des femmes d'en créer un, encore faudrait-il se faire une religion, et adopter une règle à peu près cohérente, sinon, déjà que le français est une langue compliquée avec ses multiples exceptions, si on la complexifie encore, les pauvres écoliers, qui ont déjà ben du mal, en auront encore davantage.

Mais quel choix ? Déjà peut-être calquer sur quelque chose d'existant, donc, l'auteur femelle pourrait devenir auteuse (comme la parfumeuse) ou autrice (comme l'administratrice), mais en tous cas pas auteure, qui est, à ma connaissance (*), unique en son genre... En fait, des grosses têtes y ont certainement déjà pensé, et ça a du susciter de nombreuses commissions et autres études onéreuses lors de la fameuse réforme de l'orthographe d'il y a une vingtaine d'années, mais je crains qu'elles n'aient abouti qu'à des choses aussi absconses que gasole, qui est la francisation de la prononciation anglaise de gas oil, et m'a toujours semblé bizarre...

Alors à moi Henriette Walter , elle seule (**) pourrait m'expliquer pourquoi on ne dit pas conducteure mais conductrice, et joueuse et non pas joueure !



(*) n'étant pas un dictionnaire de linguistique sur pattes, il y a certainement plein d'exemples que je n'ai pas trouvés. 
(**) d'autres aussi certainement, mais j'ai tant apprécié les ouvrages de cette auteure (oh pardon, de cette autrice !!)

7 sept. 2011

Internet rend-il intelligent ?


Un très intéressant article dans le Figaro du 6 septembre parle de l'essai d'un auteur américain, Nicholas Carr, à propos des conséquences de l'utilisation d'Internet sur le cerveau humain en ce qui concerne la faculté de concentration et de mémorisation. Plusieurs études ont été faites à ce sujet, sur des enfants et sur des adultes, certaines stigmatisant les risques, d'autres, plus optimistes, faisant toucher du doigts les améliorations qu'apporteraient la pratique de ce nouveau media sur les facultés humaines.

Dans la pratique quotidienne, et sans étude scientifique, qu'observe-t-on ? Déjàeffectivement, qu'il y a une certaine perte de concentration due au fait que l'on fait souvent plusieurs choses en même temps, par exemple, participer aux conversations sur IRC, tout en regardant les pages de son navigateur tout en rédigeant un billet de blog... Est-on moins concentré ou devient-on multi-tâche ? Est-ce qu'on papillonne et n'approfondissant rien ou est-ce que l'esprit devient de plus en plus vif avec cette gymnastique mentale permanente ?

Il est vrai aussi qu'on fait moins d'effort de mémoire, les téléphones portables ont un carnet d'adresse, sinon, il y a les pages jaunes, et dès qu'on cherche un renseignement quelconque, on le trouve en trois clics, donc, on peut l'oublier très vite puisqu'on sait qu'on le retrouvera facilement. Mais est-il vraiment fondamental de se souvenir d'une date ou d'un numéro de téléphone ? Pourquoi ne pas déléguer à la machine une tâche aussi banale que peu intéressante ? Oui mais.. il paraît que si on ne sollicite plus les circuits de la mémoire profonde, ils fonctionneront de moins en moins bien... Alors, disons que l'on mémorise autre chose, le chemin qui permet de retrouver l'info par exemple ?

Quant aux enfants ou adolescents qui révisent leurs cours avec l'ordi allumé sont-ils très différents de ceux de ma génération qui préparaient le Bac en écoutant Salut les Copains et en guettant la sonnerie du téléphone pour discuter avec les copines ? Oui, sans doute, mais pas si éloignés que ça non plus...

On peut aussi remarquer qu'Internet permet une sociabilisation élargie, qui serait impossible dans le monde physique, avec des échanges multi-pays, et des conversations avec des personnes qu'il aurait été impossible de connaître autrement (oui, ma grande pratique d'IRC me rend totalement partiale là.. je le reconnais), le fait de faire plusieurs choses en même temps entraîne une forme de vivacité d'esprit, de rapidité de réflexes et de réactions qui ne me semblent pas du tout négatives, à l'instar des jeux vidéo qui améliorent aussi les temps de réaction de l'individu, ce qui peut être bénéfique dans bien d'autres domaines.

Enfin, il paraît que la catégorie d'âge qui tire le plus grand bénéfice de la fréquentation assidue d'Internet, c'est celle des seniors. Des études californiennes ont montré que l'utilisation d'Internet pouvait augmenter les capacités cérébrales des anciens, régénérait leurs neurones et leur permettait d'avoir des décisions plus fluides, et des possibilités plus complexes de raisonnement.

J'ai compris, donc, je continue à me ballader entre X-Chat, Firefox, Twitter, et Emacs (sans oublier un jeu de temps en temps, et quelques retouches d'images au passage) histoire de devenir encore plus cérébralement performante en vieillissant !

Hautes considérations météorologiques


Eté pourri ? Météo capricieuse ? Réchauffement climatique général et refroidissement local ? On se souvient quand même qu'au printemps dernier, les météorologues, peut-être stimulés par les mois d'avril et de mai particulièrement chauds pour la saison, avaient annoncé pour l'été 2011, une fort canicule et une non moins inquiétante sécheresse.... Oui, je sais, les prévisions à long terme ne peuvent pas être fiables, et fort est celui qui peut dire plusieurs mois à l'avance ce qui va se passer dans le ciel, mais si on pouvait avoir ces craintes au printemps, l'été les a vite repoussées, pluies, vent, températures anormalement basses, ciel gris, on a même, certains jours, du sortir sa petite laine tandis que les climatiseurs étaient au chômage et que l'herbe du jardin verdissait joyeusement en plein mois d'août.

Donc, les campeurs ont souvent eu les pieds dans l'eau, et les grande mères n'ont pas souffert de l'excès de chaleur ! En septembre, là, ce furent les grosses averses orageuses qui ont pris la relève, avec grand vent, trombes d'eau et tous les inconvénients qui vont avec : arbres tombés, coupures de courant, inondations, coulées de boue. Certes, il n'y a aucune comparaison avec les énormes dégâts des cyclones tropicaux et leur triste cortège de pertes humaines et matérielles, mais notre paisible campagne a quand même eu son lot de soucis : à la suite d'un certain concours de circonstances, mêlant des champs fraîchement labourés (et bien sûr, comme on connaît le monde agricole, labourés à quelques centimètres des chemins, quand on exploite plusieurs centaines d'hectares, un mètre carré en plus, c'est fondamental...), à des pluies diluviennes sur un terrain en pente. Donc la terre du champ, entraînée par la grande quantité d'eau, a traversé une petite route étroite, a descendu au travers d'un jardin en contrebas, et a buté contre un mur de clôture... Heureusement, si l'on peut dire, le mur a cédé, entraînant la coulée de boue directement sur la départementale devenue alors impraticable, mais épargnant la maison qui se trouvait sur son passage, qui, sinon, aurait été inondée.

Et bien entendu ceci s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche, et le dimanche, pas moyen de mettre la main sur qui que ce soit, et surtout pas sur les services départementaux. Donc, le lendemain, on constate que le chemin était coupé à deux endroits, par une grosse épaisseur de boue et de cailloux que même un 4x4 ne pouvait pas franchir, coinçant chez lui le pauvre habitant qui avait déjà vu son jardin dévasté, tandis que les autres étaient obligés de passer par une voie étroite, tortueuse et bordée de murs, en sens interdit... Bon, il n'y passe pas grand monde, le hameau est peu peuplé, mais il fallait quand même faire des prières pour ne pas rencontrer quelqu'un et avoir à faire une périlleuse marche arrière (oui, je parle pour moi, tout le monde sait qu'en marche arrière, même ma voiture ne sait pas où je vais bien pouvoir l'amener..). Et pour déblayer ? Alors là, c'est compliqué, la commune n'est pas équipée, le syndicat de voirie a besoin de plusieurs mois pour se mettre en branle, le département n'en a rien à faire, ce n'est pas de son ressort, et de toutes façons, la responsabilité incombe à l'agriculteur qui finit par venir avec une grosse pelleteuse et un tracteur attelé à une remorque pour déblayer la terre et permettre le passage...

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre.... qu'il pleuve pour nettoyer tout ça ! Tiens, ça me fait penser à la chanson de Michel Delpech, sur le Loir et Cher , vous vous souvenez ?

3 sept. 2011

Perles de septembre

Hommes, femmes, de gauche, de droite, français, étrangers, pas mieux les uns que les autres !


J'ai menti, mais c'était de bonne foi.
Bernard Tapie 

Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre.
Valéry Giscard d'Estaing 

Le Pacs n'a ni queue ni tête.
Christine Boutin 

Quand on va m'entendre et que l'on va me voir, ça va se voir et ça va s'entendre. 
Philippe de Villiers 

La ville de Lyon est lyonnaise.
Charles de Gaulle 

J'aime toutes les couleurs à condition que ce soit le rouge. 
Ronald Reagan 

Le meilleur moyen d'apprendre à apprendre, c'est encore d'apprendre.
Jean-Pierre Chevènement 

La vie est un tissu de poignards qu'il faut boire goutte à goutte. 
Michel Rocard 

 L'enjeu des régionales, c'est la Région.
Jean-Pierre Raffarin 

 Mon cerveau avance à une vitesse supérieure à celle des mots. 
Silvio Berlusconi

2 sept. 2011

La fin de l'été ?

Quand septembre arrive, on a toujours l'impression que l'été est fini, même si ce n'est pas vrai, puisque l'automne ne commence officiellement qu'à la fin du mois, mais ce sont les activités humaines qui donnent cette impression. En effet, après la torpeur des mois de juillet et d'août, quand tout s'arrête, du boulanger au plombier en passant par la vie associative et administrative, c'est le brusque réveil. Là, brutalement, en quelques jours, c'est le branle-bas de combat, tout le monde s'agite, les magasins sont remplis de gens qui font leurs courses de rentrée, les agendas recommencent à se remplir, les écoliers sont énervés, leurs parents ne le sont pas moins, les étudiants, bacheliers de la veille, débutent une nouvelle vie, les autres s'étonnent de voir qu'il y a de nouveau du monde sur les routes, les boîtes mails reprennent du service, faut songer au renouvellement des adhésions aux diverses instances que l'on fréquente, ceux qui sont partis quelque part trient et classent leurs photos, les autres font éventuellement des projets pour les prochaines vacances...


Alors, plus les jours raccourcissent, plus on s'agite ? Avant de s'endormir après les fêtes de fin d'année pour ne se réveiller qu'au printemps ? Une étude à faire sur le comportement de l'européen moyen de l'ouest de l'Europe ? Comment ça se passe ailleurs ? Déjà, tout dépend des habitudes scolaires, mais surtout de la zone climatique. Dans l'hémisphère sud, c'est à l'envers par rapport à nous.. Non, je ne veux pas dire qu'ils marchent la tête en bas comme dans une célèbre publicité, mais comme les saisons sont inversées, je suppose qu'il en est de même pour la vie scolaire, associative, etc... Et puis, ça doit dépendre aussi de la latitude, parce que dans le Grand Nord, quand on est bloqué dans les glaces neuf mois de l'année, on doit plus s'agiter pendant les trois mois qui restent. Eh non, je ne sais pas du tout comment ça se passe dans les pays équatoriaux....

Eh bien, plutôt que de s'agiter dans le mouvement brownien général, il faut profiter des derniers beaux jours, des couleurs qui changent dans la nature, de la douceur de l'air, en attendant de .... (re)partir en vacances !

24 août 2011

Nous étions trois p'tits champignons...


Avec les pluies, tombées sur un sol chaud, les champignons sont arrivés en masse dans le jardin. Ils vivent quelques jours, avant de pourrir ou de sécher, perdant leur couleur. C'est l'automne qui approche ? On va bientôt voir des ronds de sorcière partout dans l'herbe !

Wikipédia est-il un réseau social ?

Quand on passe beaucoup de temps à supprimer (et surtout à tenter d'expliquer pourquoi on supprime) de nombreux articles promotionnels, sur la petite entreprise de Machin, qui aimerait bien se faire de la publicité, sur le groupe de rock des Trucs qui voudraient se faire connaître en dehors de leur garage, sur le site internet de Bidule qui vient juste d'ouvrir et qui n'a pas encore de visiteurs, sur le livre de Truc-Muche tout juste auto-édité et qui n'a pas encore été acheté, sauf par sa maman, par le quidam lambda qui raconte sa vie passionnante, etc.. on comprend très bien où se situent les problèmes actuels que "rencontreraient" Wikipédia. En fait, nous sommes à l'heure des réseaux sociaux, au sens large, de Facebook aux blogs perso, en passant par les forums et autres, de plus en plus de gens veulent absolument utiliser ces nouvelles formes de communication, et l'encyclopédie, ouverte à tous, dont la première devise est "n'hésitez pas" représente, à leurs yeux, un autre grand tableau blanc disponible pour s'y exprimer. On a sa page Facebook, on est sur Twitter, donc on se doit d'avoir "son" wikipédia... C'est facile, c'est gratuit, et c'est libre (*), n'est-ce pas ?

Alors, le mot "encyclopédie", l'idée qu'il puisse y avoir des règles, des principes de fonctionnement, des limitations au droit d'y exprimer n'importe quoi, allant des grossieretés aux insertions personnelles, passe très largement au-dessus de la tête de l'utilisateur qui, bien entendu, n'imagine pas que ces limitations puissent exister, et qu'il est préférable de prendre connaissance du "mode d'emploi" avant d'y participer. Bien entendu, ensuite, il s'étonne ou s'indigne, proteste, rouspète voire insulte, et trouve tout à fait inadmissible qu'il ne puisse pas faire sur Wikipédia ce qu'il fait sur Facebook ou similaire.

Le marronnier estival journalistique qui a parlé de la baisse des nouveaux contributeurs sur l'encyclopédie les conforte dans leur indignation, et on ne manque pas de nous l'envoyer en pleine figure : c'est forcément vrai, puisque Wikipédia n'a pas voulu de leur article, et qu'en plus, on leur a fait remarquer qu'ils enfreignaient certaines règles (Cf la notion de libre), donc, c'est tout à fait normal, puisque l'on est si mal reçu (mon article est immédiatement supprimé, vous vous rendez compte, c'est quoi cette censure ?) qu'il y ait de moins en moins de monde qui ait envie de participer.... Ils oublient complètement que ce sont eux qui n'ont rien compris (ou rien voulu comprendre), qu'ils ont tout mélangé, les blogs, les réseaux sociaux ; qu'ils n'ont pas du tout réalisé ce qu'était une "encyclopédie" (ou ont voulu chercher à profiter du bon référencement du site) et que ce n'est pas ce genre de contribution que Wikipédia souhaitait... Mais c'est tellement plus facile d'accuser les autres de bureaucratisme, censure, menées fascistes ou staliniennes, étroitesse d'esprit, etc... que d'admettre qu'on s'est trompé, que l'on est pas l'exceptionnelle personnalité que l'on croyait être, que l'on ne sait pas exactement ce que signifie le mot encyclopédie, et que de toutes façons on s'en fout royalement, et que certains journalistes ne savent pas forcément de quoi ils parlent surtout quand ils doivent rendre leur copie pendant les mois les plus creux.

Des nouveaux contributeurs, on n'en manque pas, il s'en inscrit une centaine toutes les heures en moyenne, sans compter ceux qui contribuent sous IP, mais sans doute faudrait-il changer la page d'accueil et mieux préciser à ces futurs rédacteurs ce que l'on attend d'eux, parce que la généreuse porte grande ouverte qui a permis la création de l'encyclopédie à ses débuts, risque de lui claquer à la figure ou de laisser passer l'inondation maintenant que les habitudes du web interactif sont acquises. Il va devenir de plus en plus difficile et chronophage de séparer le bon grain de l'ivraie, et de faire admettre à certaines personnes (y compris de fort anciens wikipédiens... hélas), qu'il faudrait préciser "n'hésitez pas.... à lire le mode d'emploi du site auquel vous souhaitez participer" ! Et enfin, refaire ce mode d'emploi avec des termes plus clairs et une formulation plus concise et moins éparpillée qu'il ne l'est actuellement.


(*) Combien de fois ai-je du expliquer le sens du mot "libre" en ce qui concerne Wikipédia, mais cette notion de libre, qu'il s'agisse de l'encyclopédie ou de logiciels est très mal comprise du grand public.

20 août 2011

Dans la série....

Des petits jeux en flash que j'aime bien, il y a les jeux type Zuma (ou Heru), dans lesquels, un train de boules colorées défile sur l'écran, en empruntant des chemins tortueux, le jeu consistant à lancer de nouvelles boules qui arrivent afin de former des groupes de trois au minimum, et de les voir ainsi éliminées, jusqu'à ce que tout le serpent soit anéanti avant qu'il n'arrive au bout de son trajet. Des jeux sur ce thème, il y en a des quantités, plus ou moins jolis, plus ou moins faciles, avec plus ou moins d'effets, de bonus, de pièges, mais tous partent du même principe.

Il faut être vif, réfléchir rapidement à l'endroit où on veut lancer la bille qui arrive, essayer de réaliser des combinaisons intéressantes (plusieurs séries consécutives de balles) pour récupérer encore plus de points, ne pas tirer n'importe où, on prend vite les réflexes, et on peut passer ainsi de bons moments de détente.

Le but et l'ergonomie étant semblables dans les nombreuses déclinaisons de ce jeu, il faut en essayer plusieurs (et ça ne manque pas) afin de trouver celui ou ceux qui vous amuseront le plus, les thèmes sont très variés, les bruitages aussi, la difficulté augmentant évidemment au fur et à mesure qu'on passe les niveaux, mais dans tous les cas, entre deux tâches plus sérieuses et plus absorbantes, se faire une petite partie d' Inca Ball , ou de Honey Trouble , ça fait toujours du bien !

Mon préféré ? Honey Trouble, même que j'en suis au troisième niveau, et que j'ai passé les 300.000 points ! Et que c'est pas fini...

Anecdote footeuse

Il était une fois un jeune supporter de foot qui voulait insérer sur Wikipédia un article pour présenter le calendrier de la saison 2011-2012 des matchs des équipes locales du côté d'Aurillac et de Montsalvy. Bien entendu, son article, fort loin des fameux critères d'admissibilité en vigueur, a été supprimé, par deux fois. Et le jeune homme de s'indigner vertement, dans des termes plus habituels sans doute sur un terrain de foot que sur une encyclopédie, ça commençait d'ailleurs par "Ah le con !" et ça continuait par "Ah mon gars, tu l'auras voulu, Vous allez m'expliquer pourquoi vous voulez pas de mon article OUI ou NON ?????? C'est français là ????"... Alors, j'explique, longuement, calmement, pourquoi ces sympathiques équipes locales, celle de Montsalvy justement, mais aussi celle de Giou-de-Mamou (joli nom n'est-ce pas ?) et leur championnat local n'avaient pas encore la notoriété des équipes de la Coupe du Monde, et demandais aussi à l'auteur si j'étais devenue moins "con" après lui avoir donné ces explications...

Eh bien, à ma grande surprise, ça a marché ! La réponse du jeune supporter a été aussi claire que spontanée : "Ah ben là au moins c'est clair ! mais tu sais l'ami mon club est connu au niveau national ;) non je déconne bon allez t'as gagné j'arrête allez salut l'ami (et te vexe pas pour tout à l'heure)".

Je lui ai donc répondu en lui disant que non seulement je ne me vexais pas, mais que je connaissais et appréciais cette belle région, et que je souhaitais une bonne chance et une belle saison à toutes ces équipes. Et l'ultime réponse a suivi : "Merci bien et vive le cantal ! allez tchao".

Et voilà, comme quoi les suppressions de page n'entraînent pas toujours des drames et peuvent même déboucher sur une chaleureuse poignée de main (virtuelle). Alors, vive le Cantal et ses vaillantes équipes de foot ! Et à bientôt au stade de France !

En fait, faut pas être trop crédule non plus, parce que ce contributeur, je l'ai déjà rencontré, dans de moins bonnes dispositions, alors, wait and see....

18 août 2011

Une grande sainte

Hélène, qui vivait au IVe siècle dans ce qui est actuellement la Turquie, a été une grande sainte. Mère de l'empereur Constantin, celui qui a favorisé l'expansion du christianisme dans l'empire romain, elle a retrouvé les restes de la Vraie Croix à Jérusalem, a restauré les lieux saints, et donné une grande impulsion aux pèlerinages en Terre Sainte. Elle figure en costume d'impératrice, portant une croix sur ses nombreuses statues et autres représentations picturales.

Une immense statue de marbre de cette sainte se trouve dans la basilique Saint-Pierre à Rome, juste à droite du baldaquin où se tient le pape, on ne peut pas être mieux placé !!

Elle est depuis toujours fêtée le 18 août chez les catholiques (le 21 mai chez les orthodoxes). Pourquoi je vous raconte tout ça aujourd'hui ? Devinez.....

17 août 2011

Ballade virtuelle at The Last Frontier

Depuis quelque temps, j'ai entrepris la rédaction d'articles sur Wikipédia concernant l'Alaska et le Yukon, j'en ai déjà parlé ici. En ce moment, j'essaye de reprendre les découpages administratifs de l'état de l'Alaska (régions de recensement, et boroughs) et d'y répertorier, en vue de créer un article sur chacune, toutes les localités qui en dépendent. Un travail de Titan ? Pas vraiment, parce que, même s'il y en a beaucoup, il n'y a pas grand chose à dire sur chacune. L'histoire de cette région du monde est jeune... Enfin, l'histoire écrite, parce que sinon, les "Natives", Yupiks, Athabascans, Eskimos et autres Dena'inas étaient là depuis longtemps, plus ou moins nomades, poursuivant le caribou et pêchant le saumon en fonction de leurs migrations pour s'alimenter et commercer entre eux. Les premiers "européens" n'ont mis les pieds là-bas qu'au début du XIXe siècle pour les plus aventureux d'entre eux : des Russes, évidemment, il ne faut pas oublier que l'Alaska, qui était possession russe, a été vendu aux Etats-Unis en 1867 (pour une poignée de dollars..). Et puis, d'autres sont arrivés, les cohortes de chercheurs d'or, et, moins d'un siècle plus tard, les militaires, pendant la Seconde Guerre Mondiale, auxquels on doit souvent les quelques rares routes existantes.

Donc, soit on construit une route, et le camp qui héberge les ouvriers sera la base d'un village, c'est valable aussi pour le chemin de fer. Soit il y a un endroit intéressant, un passage de migrations d'animaux déjà connu des Natives, donc, ils s'y rassemblent et se sédentarisent, l'école arrive, la poste aussi... Soit enfin, il y a de l'or, ou autre métal, et tout le monde accourt, des magasins s'ouvrent, des roadhouses aussi, et ... si le village résiste il continue à vivre quand le filon est épuisé, sinon, il devient une ville fantôme.

L'Alaska est un état avec très peu d'axes routiers, certaines régions, pourtant immenses, n'ont pas la moindre route pour les relier entre elles et ne peuvent être rejointes que par avion (et pas des Aribus A 380 non plus..). Il y a quand même quelques grandes villes comme Anchorage , Valdez , Palmer ou Fairbanks , des localités plus petites, comme Talkeetna ou Glennallen et une multitude de villages indiens vivant encore de la chasse, de la pêche, d'un petit artisanat, gérés pour beaucoup par le conseil tribal local, avec quelques rares activités touristiques s'ils se trouvent dans une zone fréquentée par les randonneurs (les randonneurs riches, parce que se déplacer en avion pour aller d'un point à un autre reste encore très onéreux).

Donc, j'ai circulé (et je suis loin d'avoir fini) virtuellement au milieu des villages de la région de Bethel, à l'extrême sud-ouest de l'Alaska, dans le borough de Matanuska-Susitna, nettement plus urbanisé, dans l'immense région de recensement du Yukon-Koyukuk, etc... au milieu de ces populations locales, qui, pour certains villages éloignés de tout, n'ont eu l'eau courante dans les maisons qu'en 1972, alors que dans d'autres, la vente et la consommation d'alcool est interdite... Certains ont une vingtaine d'habitants, d'autres atteignent presque les 300, d'autres enfin ont du être déménagés plusieurs fois à cause des inondations des grands fleuves et rivières qui leur permettaient, certes, de se nourrir et de se déplacer, mais qui, dans certaines zones, détruisaient aussi les habitations. Sommes-nous encore aux USA ? Mais oui... Même si Washington est bien loin !

J'ai un peu circulé, pour de vrai cette fois, dans cet état, mais bien entendu pas dans la grande majorité de ces villages, surtout ceux qui sont si éloignés des grands axes, qui n'ont qu'une méchante piste gravillonnée d'aérodrome pour les relier au reste du monde (ou des traineaux à chiens et autres motoneige l'hiver) et qui n'offrent pas plus d'hébergements que d'approvisionnements pour le touriste itinérant que j'étais. Tiens, à propos d'hiver, en janvier, dans le petit village de Tanana (voir illustration en haut de ce billet), il peut faire jusqu'à -44°C...... et il y a pire !! Sans oublier qu'à ces latitudes, il n'y a pas beaucoup d'heures de jour en janvier (*)... Il y a intérêt à avoir ses réserves de bouquins et de viande de caribou !

Evansville et Bettles
Ce n'est pas le fleuve Yukon, c'est le Koyukuk que l'on voit ici

(*) C'est nettement mieux en juillet, où il ne fait quasiment pas nuit, et où le thermomètre peut monter jusqu'à 30°.

Les illustrations proviennent de Wikimedia Commons, vous les trouverez avec leurs mentions légales sur les articles éponymes (Tanana, Evansville et Bettles), je ne vais quand même pas tout recopier ici...

12 août 2011

Il m'a parlé !

Hier soir, alors que j'étais tranquillement devant mon écran, en face d'une page web ouverte sur Firefox, tout à coup, mon ordinateur m'a parlé ! Euh.. je ne sortais pas d'un repas bien arrosé... Stupefaction déjà, première fois qu'il m'adressait la parole depuis plus de quatre ans de vie commune intense. Il me parlait en anglais, et une fois le premier instant de surprise passé, j'ai compris, en l'entendant me dire "Firefox.. open... close window... " qu'il annonçait à haute voix tout ce que j'étais en train de faire. Bon, j'avais du enclencher une option d'accessibilité, mais comment ? En fait, je voulais purger le cache de mon navigateur, qui a tendance à oublier de le faire, et comme j'ai plus l'habitude d'utiliser les raccourcis clavier (les vieilles habitudes emacsiennes sont bien ancrées dans mes doigts), au lieu de taper CTRL-shift-R j'avais du faire autre chose... Mais quoi ? J'étais bien incapable donc de revenir en arrière en tapant une combinaison de touche que seuls mes doigts connaissaient !

Bon, direction Préférences Système --> Système --> Accès universel et effectivement, j'avais activé Voice Over par inadvertance. Un clic sur non, et le silence se fit. Mais tout de même, confondre CTRL-shift-R avec Pomme-F5, faut qu'il y ait un sacré problème d'interface chaise-clavier, ou une grave dyslexie dactyle !

J'avais déjà fait ce genre de dérapage il y a longtemps, et avais activé la loupe. J'avais mis d'autant plus de temps pour trouver la solution que faire scroller le bureau pour récupérer l'icône de préférence système dans le dock n'était pas évident, et pourtant la combinaison pomme - alt - ) faut vraiment la trouver... ou être atteinte de tremblements séniles..


On sélectionne ce texte dans Emacs, pomme-w puis CTRL-v dans la fenêtre d'édition de Blogger, bon, je n'ai pas mis en marche une machine infernale ? Alors c'est bon...

6 août 2011

L'art épistolaire au fil du temps

En cette période d'échanges de cartes postales, on se dit qu'il y a heureusement cette sympathique coutume qui perdure, parce que le courrier papier a complètement disparu. Je veux parler du courrier personnel, de celui qu'on écrivait à la main, à sa famille, à ses amis, à son amoureux, pas des missives tendrement dactylographiées par le Trésor Public, ou par ces messieurs d'ERDF, qui existent toujours.. Maintenant, il y a le téléphone pour communiquer, et tous les réseaux sociaux ou messageries instantanées, en passant par IRC et le courrier électronique qui font que si l'on communique toujours autant, on ne s'y prend pas de la même façon.

Que de missives ont été échangées depuis des siècles par ceux qui nous ont précédés ! On pense à Victor Hugo, certes pas en peine pour écrire, qui a échangé un millier de lettres avec Juliette Drouet, et autant avec son épouse, ses enfants, ses autres maîtresses, et tant d'autres avant ou après lui. Et Madame de Sévigné, qui, avec ses lettres à sa fille, écrivait en fait une chronique pleine de saveur de son époque.

Il est évident que la majeure partie de la population contemporaine de Madame de Sévigné, et même de Victor Hugo n'écrivait pas, et pour cause, les gens n'étaient pas encore aussi nombreux que ça à savoir lire et écrire, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (encore que...). Ceux qui s'écrivaient, souvent plusieurs fois par jour, auraient peut-être utilisé le téléphone s'il avait existé (ce qui aurait été dommage pour la littérature). Tiens d'ailleurs, si on imaginait que Victor Hugo ait pu connaître Internet, les messageries et autres tchats, ça aurait pu donner quoi ? On peut seulement se dire qu'il aurait écrit "Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre" en bon français, sans fautes d'orthographe et pas non plus en SMS.... Bien qu'il aurait eu assez de talent et d'imagination pour ça ! Wesh ma juju je tm et lé zot osef ? Le plus dur pour lui aurait sans doute été de se limiter à 140 caractères sur Twitter !

Quant à la marquise de Sévigné, elle aurait fait une extraordinaire blogueuse dont les billets auraient été avidement attendus ! Tenez, en voilà un extrait, en date du 24 juin 1671 : "Je m'en vais vous narrer la chose la plus affreuse qu'on puisse imaginer, en attendant la réunion des États de Bretagne : Madame de Gison a été trouvée morte hier au soir. Quel moyen de vous décrire la chose sans partir de tristesse ? Je fus hier au service du soir et j'avais dessein ensuite de vous narrer quelque anecdote plaisante lorsque Vaillant me vint trouver et me dit que notre voisine, dont je vous ai déjà entretenu, est arrivée au dernier jour de sa vie. ".

Ça a quand même plus de gueule, pardon, d'allure que... ma prose.... :-(

4 août 2011

La mort d'Encarta et la suite

En mars 2009, Encarta est mort. Microsoft ayant décidé d'arrêter la production et la commercialisation de cette encyclopédie qui a tout de même été sinon la première, tout du moins la plus accessible au grand public, puisque présentée sur CD, et très facile à consulter.

En 1996, en vacances aux USA, j'en avais rapporté un exemplaire qui, là-bas, coûtait à l'époque moitié prix... Et qu'est-ce que j'ai pu le regarder, c'était magique, on y circulait par liens hypertexte, il y avait des images, des sons, tout un monde à découvrir, et tellement plus attrayant que d'aller fouiller dans les lourds tomes d'Universalis (j'ai la version de 1978... que l'on m'avait offerte), de passer par le thesaurus pour trouver l'info recherchée, le tout en posant le volume sur une table, vu son poids.

Et petit à petit, le monde a évolué. Le Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse a vu sa dernière version éditée en 1985, il y a plus de vingt ans... Le Quid a cessé de paraître en 2008, Universalis résiste, c'est vrai, mais pour qui ? Parce qu'à 3660 euros, ce n'est pas donné, la version numérique étant tout de même à 139 euros !

Donc, le papier ne fait plus recette, pour des tas de raisons, bien connues, côut, évolutivité réduite, mises à jour onéreuses et espacées, encombrement (30 volumes tout de même Universalis..), qu'est-ce qui reste ? Il reste Internet et les encyclopédies en ligne.

Larousse par exemple, qui produit aussi un DVD à un prix abordable. Les articles sont propres, bien écrits, pas mal illustrés, mais ils sont peu nombreux, certains sont très courts, et manquent cruellement de liens hypertexte pour approfondir une notion qui y figure (dans sa version en ligne tout du moins, je n'ai pas vu la version DVD).

Knol, l'encyclopédie de Google, n'est pas vraiment pratique à consulter et à utiliser (un comble pour un produit Google qui est plutôt bon en ce qui concerne l'ergonomie), et il est très difficile d'y retrouver quelque chose, si tant est qu'un article existe sur le sujet que l'on cherche... Les deux formules sont des encyclopédies collaboratives gratuites, mais avec vérification des contributeurs et des articles, et sans modification possible par n'importe qui, ce qui est un gage de stabilité et certainement de véracité de la chose écrite (à défaut de neutralité).

Et bien sûr, il y a Wikipédia et ses nombreuses versions linguistiques, ses millions d'articles sur tous sujets, dont la philosophie et l'élaboration sont diamétralement différentes.

De toutes façons, actuellement, quand on cherche quelque chose, un renseignement sur un lieu, des précisions concernant la vie d'une personne célèbre, un détail de géographie, un texte de loi, que fait-on ? On tape sa requête dans la barre de recherche de Google... Et on trouve habituellement assez vite ce que l'on souhaite. On peut tout aussi rapidement confronter et croiser les sources d'information, voir éventuellement des illustrations ou des schemas, et même aller plus loin en suivant divers liens, ce que ne permet pas, hélas, une encyclopédie ou un dictionnaire encyclopédique papier, même si on peut "butiner" en passant de page en page.

Seulement, il faut être connecté à Internet, avec son ordinateur, son téléphone ou autre tablette... Certes, mais surtout, on en prend si vite l'habitude, que l'on est tout désemparé quand on est loin de toute connexion. De toutes façons, on ne part pas en vacances avec Universalis dans sa valise non plus !

3 août 2011

Perles aoûtiennes

Deux billets sur Wikipédia à la suite, eh bien ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé... Vais-je faire une concurrence déloyale à Pierrot le Chroniqueur (*) ? Bon, on change de sujet, pour retrouver nos chers hommes politiques et leurs petites phrases.

Les membres de la Haute Autorité ne viendront pas de la politique. Ils seront choisis parmi les honnêtes citoyens.
Louis Mermaz

Chaque jour, un hectare en moins disparaît.
Brice Lalonde

Je n'ai jamais cherché à attirer l'attention des médias.
Rachida Dati

Oui, nous avons besoin d'un centre carré !
Pierre Méhaignerie

Il ne faut pas se presser et en même temps, on n'a pas trop le temps.
Nicolas Sarkozy

Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la franc-maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin.
François Fillon

L'avenir sera meilleur demain
George W. Bush

L'illustration de ce billet, comme tous les petits chats qui figurent sur ce blog, sont issus de ce site .

(*) On ne joue pas dans la même cour, je suis loin d'avoir la même audience !

2 août 2011

De la création d'articles

Une récente discussion sur le Bistro de Wikipédia parlait de la création à la chaîne d'articles ébauches d'une ligne du style "Machin" est une ville de "Truc" dans la région de "Bidule", point. Les contributeurs évoquaient l'intérêt encyclopédique de ce genre de créations automatisées, et leur avenir : ces ébauches seront-elles reprises et complétées un jour ou pas ? Je n'ai pas vraiment d'opinion sur l'opportunité de l'arrivée de ces articles dans l'encyclopédie, mais je m'interroge sur l'intérêt de celui qui lance ce genre de création automatique.

Ecrire un article doit avant tout être un plaisir, plaisir de la recherche de documentations, plaisir de la rédaction, plaisir de la recherche de liens internes qui permettent de relier l'article au reste de l'encyclopédie pour enrichir les recherches, et approfondir les sujets... Où est donc ce plaisir quand on se contente d'utiliser un programme informatique qui récupère trois données de base pour créer une page ?

J'ai aussi créé de nombreux articles sur des sujets identiques, comme les villes d'Alaska, ou les lacs du Yukon (et avant sur les saints et autres bienheureux), et, pour que la mise en forme ne soit pas trop fastidieuse, parce que la syntaxe wiki, avec ses infoboxes plus ou moins absconses, ses liens internes avec ou sans majuscules, ses références et autres notes de bas de page avec des ref qu'il ne faut pas oublier est souvent un peu longue à mettre en oeuvre. Je me créée un "squelette", avec les sections qui vont bien, l'infobox qu'il n'y a plus qu'à remplir, les interwikis et autres portails, et là, une fois ceci en place, il n'y a plus qu'à .... s'occuper de la partie intéressante de la chose ! Traduire depuis l'anglais, fouiller dans les différents sites officiels pour vérifier les chiffres, sortir le Milepost ou d'autres bouquins sur la région, se renseigner sur les Yupiks et autres Denai'nas afin de ne pas faire de confusion dans les populations "natives" (comme ils disent) locales, chercher des illustrations dans mes photos persos ou dans Commons (ce qui s'apparente à la chasse au trésor dans un labyrinthe obscur) et quand l'article est en ligne, on est tout content d'avoir apporté sa petite pierre à l'édifice tout en apprenant plein de choses nouvelles.

Je dois avoir une approche plus livresque, plus scolaire, plus "vieille école"... en tous cas moins moderne, moins rentable aussi en ce qui concerne la quantité, mais ça ne m'amuserait pas du tout de faire autrement ! Parce qu'après tout, ce genre de "travail" doit quand même être avant tout un plaisir...

La photo d'illustration qui représente McCarthy dans la Région de recensement de Valdez-Cordova, provient de Commons, comme quoi, il arrive que l'on y trouve quelque chose...

1 août 2011

Un auvergnat déchaîné

Voici la triste histoire d'un non moins triste sire qui avait décidé un beau jour de fin juillet d'aller vandaliser Wikipédia pour s'amuser. D'accord, il n'est pas le seul, ils sont nombreux, mais celui-là se croyait beaucoup plus intelligent que les autres. Il a commencé par quelques grossieretés sur de pauvres articles concernant la faune antarctique qui n'en demandaient pas tant. On supprime, bien entendu, et on le prévient de ne pas recommencer. Et là, il sort ce qu'il pense être un coup fourré en disant : "Je m'en fous de ton blocage connard je modifie mon adresse IP"... Au lieu de se tenir tranquille, il veut faire connaître au monde entier ce qu'il vient de découvrir, et publie un article intitulé "Comment modifier son IP et emmerder les administrateurs" en expliquant qu'il suffisait d'éteindre et de rallumer sa box pour changer d'IP. C'est vrai, personne ne le savait, et aucun habitué d'Internet n'avait encore découvert ça... On bloque à nouveau l'IP, évidemment, et la nuit arrive.

Le lendemain, étrange, on voit arriver un nouveau contributeur toujours sous IP, qui publie des articles sur la chasse truffés de sottises et de grossieretés, curieusement semblables à celles de la veille.... On surveille, on attend, et on finit par bloquer le quidam qui s'empresse de nous narguer en disant : "tu te rappelles du vandale d'hier ? et ben c'est moi ahahahahahahah espèce de naïf va ! ". Tout fiérot d'avoir su rebooter sa box, il avait seulement oublié qu'il était toujours chez le même fournisseur d'accès, avec le même hostname (*), et que c'était bien pour cette raison que nous prenions la peine de le surveiller...

Troisième jour, troisième acte. Cette histoire d'IP devant quand même le turlipiner un peu, malgré ses immenses connaissances en informatique, Wikipédia et internet réunis. Nous voyons donc arriver un nouveau compte inscrit qui s'empresse de publier des articles ineptes sur... la chasse, comme par hasard ! On laisse faire, parce que là, à notre niveau, on ne pouvait pas vérifier si c'était le même personnage qui se vengeait (**), on attend deux ou trois articles, tous de la même veine, que l'on supprime les uns derrière les autres, et on le bloque définitivement. Terminé les créations "vandalistiques", même en rebootant la box... L'a encore pas mal à apprendre le monsieur, et sa tactique de détérioration de l'encyclopédie n'est pas vraiment au point ! Peut mieux faire... Non non non, je ne vais pas lui donner des conseils, pas envie de susciter de nouvelles vocations, je fais partie de ceux qui font le ménage, et on a assez à faire comme ça !!

(*) Le nom de la ville figure dans l'hostname, d'où le titre du billet. (merci Argos)
(**) Mais ça a été confirmé peu de temps après par les personnes autorisées à ce genre de recherches.

30 juil. 2011

Paresse estivale

En cette fin juillet, on est dans le creux du creux de l'activité annuelle. Seuls les vacanciers de juillet qui "remontent" et ceux d'août qui "descendent" mettent un peu d'animation sur les routes désertées par les boulots qui se rendent au carbi en bagnole (*) et par les cars scolaires et autres maman-taxis qui sillonnent les campagnes pour conduire leurs chers petits à leurs multiples activités scolaires ou ludiques. Période où tout s'arrête, les dernières réunions se tiennent avant le 14 juillet, et ne reprendront qu'en septembre, les boulangeries ferment les unes après les autres pour congé annuel, les bibliothèques annoncent aussi leur fermeture annuelle, les associations tournent au ralenti, les mails se raréfient, les moissons s'achèvent et le Tour de France est arrivé.

C'est une période de l'année hors du temps, où celui-ci s'écoule lentement, différemment en tous cas, dans une douce torpeur sous les cocotiers pour ceux qui y sont, ou sous le parapluie avec la petite laine pour ceux qui sont partis dans des contrées plus nordiques (**) mais toujours dans un emploi du temps calme pour ceux qui restent chez eux.

On en profite pour faire des photos de fleurs, pour avancer les traductions d'articles sur les villes d'Alaska, pour lire les livres qui attendent sur la pile, pour méditer et flaner, parce que dès le 15 août, petit à petit, les activités vont reprendre, et tout le monde va s'agiter dans tous les sens ! Et Dieu sait pourtant que c'est si bon de ne rien faire quand tout s'agite autour de nous .


(*) En langage plus clair, mais l'argot est tellement plus pittoresque, les travailleurs qui se rendent à leur dur labeur avec leur automobile personnelle.
(**) Encore qu'en juillet, il faisait beaucoup plus chaud à Québec et à Montréal qu'en Normandie..

22 juil. 2011

Casse-brique suite

Dans un billet précédent, je parlais des casse-briques au fil du temps, et plus particulièrement de Mortanoïd. Mais il y en a d'autres, moins macabres et plus poétiques.

Il y a donc Bricks of Egypt2 dont je parlais plus bas, et dans le même genre Bricks of Atlantis, où l'on rencontre des poissons casseurs de briques, d'autres qui offrent des coeurs, des trésors, de la mousse qui fait des drôles de bruits, et de jolis graphismes.


Enfin, un petit dernier, parmi les plus réussis, Fairy Treasure : là, il y a des fées qui aident à casser les murs, mais aussi des sorcières qui en reconstruisent, des gnomes qui vous balançent des larmes de feu pour vous épuiser, des pièces d'or qu'il faut récupérer pour gagner des vies, et plein d'autres bonus/malus que l'on découvre petit à petit. En plus de ses graphismes très soignés, et de ses bruitages très bien faits (ah, le cri de la sorcière quand on parvient à la toucher..), il a la bonne idée de couper la musique de fond dès le début de la partie, ce qui est bien plus agréable que de subir l'habituelle rengaine.


Toutefois, ces petits jeux en flash ont un inconvénient. Ce ne sont, en ce qui concerne ces trois là tout du moins, que des versions courtes, avec plus ou moins de tableaux, donc, on arrive assez rapidement à la fin, et si on veut continuer il faut les télécharger, les payer environ 20 $ chacun ... Ils existent pour Mac et Pc, alors si ça vous tente... Mais toutefois, on peut déjà pas mal s'amuser avec la version flash. Vous les trouverez, ainsi que d'autres types de jeux :
mais il y a plein d'autres sites qui les proposent aussi.

D'autres types de jeux ? Oui, par exemple Heru, Zuma et autres Inca Balls, mais on ne peut pas jouer à tout le même jour. Il faut bien se laisser un peu de temps pour s'occuper des articles de Wikipédia sur les villes d'Alaska, n'est-ce pas ?

20 juil. 2011

Un bout du monde

Ayant entrepris la traduction systématique des articles sur les villes et villages d'Alaska et du Yukon depuis la wikipédia anglophone, j'ai d'abord commencé par les lieux que je connaissais, ce qui me permettait de retrouver quelques documentations supplémentaires, et des photos personnelles éventuellement aussi. Et puis, petit à petit, je suis partie plus loin, vers des endroits que les touristes ne visitent pas autrement que virtuellement, et me suis retrouvée dans la région de recensement de Bethel. Où c'est ? Loin... à l'ouest de l'Alaska, sur la mer de Béring, au sud de Nome, près du delta du Yukon et du Kuskokwim, les deux grands fleuves locaux. C'est une région assez plate, plus ou moins marécageuse, remplie de lacs, rivières et ruisseaux, où l'hiver est rude et long, comme dans le reste de cet état, certes, mais son isolement rend la vie des habitants encore plus difficile qu'ailleurs. En effet, il n'y a pas de routes (goudronnées ou pas) dans ce coin, on y circule en motoneige l'hiver, sur ce qu'ils appellent des ice roads, plus ou moins bien matérialisées. On utilise les rivières l'été comme voies navigables, sinon, il reste les petits avions et hydravions. Certains villages ont une piste d'aérodrome qui peut accueillir quelques appareils. Toutefois, cet éloignement rend le prix du carburant (qu'il faut acheminer difficilement) très élevé.

Qui sont les habitants de ce bout du monde ? Parce qu'il y a des habitants, répartis sur de nombreux petits villages allant de 10 à 500 personnes (ils sont 3000 à Bethel quand même). Ce sont en majorité des Yupiks, apparentés aux Inuits, qui vivent actuellement comme ils le font depuis des siècles, de chasse, de pêche, et de cueillette.. Ce sont des citoyens américains, exactement comme le buisness man de New-York, même s'ils ne se ressemblent pas, et s'ils dépendent administrativement plus de leur propre gouvernement tribal que des instances fédérales et parlent leur propre langue, l'anglais étant enseigné dans les écoles. Oui, il y a des écoles, et même des postes !

Aller là-bas ? Bien sûr c'est possible, et je ne doute pas de l'hospitalité des autochtones, mais c'est toute une aventure ! Prendre un avion depuis Anchorage qui n'est qu'à 650 kilomètres de Bethel, bien sûr à vol d'oiseau, de toutes façons, il n'y a pas de routes, pour environ 300 dollars, et ensuite, circuler en kayaks sur les nombreuses rivières. Par contre, il ne faut pas espérer trouver un motel ou un restaurant tous les cent mètres... Il y a aussi la solution du traineau à chiens l'hiver, mais il faut supporter les très grands froids (entre -15° et -40°), donc, à moins d'entreprendre une étude ethnologique sur les Yupiks, et être mandaté et subventionné par un musée, ce n'est vraiment pas une destination pour le "tourisme de masse" ni pour les voyages organisés des seniors !

Bon, et maintenant ? Si je me dirigeais un peu plus au nord, vers Nome ? On y a trouvé de l'or à la fin du XIXe siècle, il doit bien rester quelques villes fantômes....

Il n'est pas facile de trouver des photos de la région de Bethel, ce site en présente quelques unes, alors, si vous voulez avoir une idée des paysages et de la vie des habitants de ce bout du monde...



16 juil. 2011

Un casse-brique ? Plusieurs ?

Ah les jeux de casse-brique ! Qu'est-ce que j'ai pu jouer à ça ! Le tout premier, c'était bien avant l'ordinateur, au début des années quatre-vingt, un jeu en plastique rouge, qui fonctionnait avec des piles, où l'on faisait bouger la raquette avec un gros bouton à tourner, il y avait des sons, différents niveaux, mais pas de bonus particuliers, ni de détails graphiques. Et puis, un ordinateur est arrivé à la maison, et là, en fonction des différents OS utilisés, j'en ai essayé, des Arkanoïds like, et autres BreakOut divers. Des tout simples, des plus sophistiqués, des faciles, des très complets comme LBreakout2 que j'utilisais sous Linux. Ah, celui-là, qu'il était bien ! Imaginez : une multitude de tableaux, plein de bonus (et de malus aussi qu'il fallait à tous prix éviter), une possibilité de changer de tableau quand il ne restait plus qu'un petit pourcentage de briques (les plus inaccessibles, donc, les plus énervantes), on pouvait y jouer des heures sans se lasser. Il y en a eu plein d'autres, certains avaient des graphismes magnifiques, d'autres des bruitages évocateurs, on y usait sa souris et on y perdait joyeusement son temps ! J'en avais même installé un sur le Palm... addiction quand tu nous tiens...

Mortanoïd

Et maintenant ? Eh bien, j'y joue toujours... mais sur Internet, et même que j'en ai trouvé un tout à fait original, qui s'intitule "Mortanoïd". C'est toujours le même principe, mais là, au lieu de billes rondes pour casser les briques, on tire de petits crânes, tandis que la raquette est faite d'une rangée de crânes, lesquels s'agrémentent d'os de l'avant bras et des mains quand on tombe sur le bonus "enlarge". Les bords de l'écran sont faits de vertèbres. Bien sûr qu'il y a des bonus à récupérer quand on casse certaines briques, mais il y a aussi des bestioles qui passent sur l'écran et qu'il faut tuer avant qu'elles ne vous touchent sous peine de perdre de précieux points d'énergie. Elles meurent d'ailleurs avec des bruits inquiétants et tombent dans la fournaise du bas de l'écran... quand on arrive à les toucher ! Il faut donc à la fois ne pas perdre la bille (pardon, le crâne), et éviter ces bestioles, ce qui demande un certain entraînement. Il ne faut pas louper les bonus de potion magique, qui vont remplir une bouteille d'un liquide verdâtre, laquelle se vide un peu plus à chaque erreur.. Une bonne ergonomie de jeu, ce qui n'est pas toujours le cas dans les jeux en Flash (et croyez moi, j'ai une certaine expérience de la chose..), une atmosphère de film d'horreur bien rendue, on avance dans les tableaux sans être bloqué trop rapidement, c'est un très bon jeu dans le genre. En plus, on le trouve sur plein de sites, dont celui-là mais il y en a d'autres, le jeu n'étant certainement pas très récent, mais qu'est-ce qu'il est bien fait !

Bricks of Egypt2

Il y en a un autre qui n'est pas mal, on le trouve sur cette page , il s'intitule Bricks of Egypt2, il a de fort beaux graphismes, les pierres que l'on doit casser commencent par se fissurer... un bon bruitage (et pas de musique de fond), mais il est plus difficile, parce que beaucoup de choses tombent des briques cassées, et il n'est pas aisé de savoir ce qu'il faut récupérer et ce qu'il faut éviter, d'autant plus qu'on n'a pas beaucoup de vies au départ et qu'on confond facilement les pièces d'or avec sa propre balle, mais il vaut vraiment la peine de l'essayer ! Bon, je n'ai pas encore passé tous les tableaux, mais ça vient....

J'ai quel âge ? Euh..... physiquement ou mentalement ?

Pas facile de faire une copie d'écran d'un truc qui bouge tout le temps.

15 juil. 2011

Un visiteur

Depuis quelques jours, il y a un visiteur aux poils roux et aux oreilles pointues dans le jardin. Il se promène sous le tilleul, farfouille au sol pour trouver... quoi d'ailleurs ? Et en profite pour faire ses besoins, et puis il s'en retourne tranquillement vers des lieux moins à découvert. Dommage qu'au même moment, il n'y ait pas eu un corbeau sur la branche, sinon, on aurait pu illustrer une fable célèbre.





Mais il crie plutôt la nuit ...

14 juil. 2011

Un collier de perles

En ce jour de fête nationale, un grand merci à tous nos hommes (et femmes) politiques qui savent si bien nous faire rire, même si c'est involontairement !

Je suis pour le basisme qui vient de la base
Jean-Pierre Chevènement

Nous sommes en mesure de faire tout ce que nous pouvons faire
François Bayrou

Je vois dans vos yeux votre intelligence collective
Ségolène Royal

Si le nouveau gouvernement décide de gouverner, alors il doit gouverner
Valéry Giscard d'Estaing

L'avenir, ce n'est pas la fuite en avant dans le passé
Raymond Barre

C'est le résultat d'un débat entre moi et moi
Jacques Toubon

10 juil. 2011

Un petit train s'en va dans la campagne...

Il y a bien longtemps, au temps où Napoléon III régnait en France, qu'a été construite la ligne ferroviaire qui va de Rouen à Orléans. Elle devait relier les plaines de Beauce au port de Rouen, et transporter marchandises et passagers depuis la Normandie jusqu'au centre du pays. Elle aurait d'ailleurs pu s'appeler ligne Jeanne d'Arc vu l'histoire de la Pucelle et de ces deux villes !

C'était donc en 1863. Mais ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça puisque dès 1876 la ligne était largement déficitaire. Rachetée, d'abord par une compagnie locale, puis par la SNCF, elle a souffert des deux guerres qu'elle a connues, mais a quand même fait son travail, et a transporté des passagers jusqu'en 1951. Uniquement utilisée pour le frêt ensuite, son dernier tronçon survivant, qui allait de Bueil à la Croix-saint-Leuffroy, a vu passer deux fois par jour un train de marchandises jusqu'en 1989.

Depuis, les rails rouillaient, les maisons des gardes-barrières étaient rachetées et rénovés, l'herbe envahissait les traverses, les arbres s'y couchaient dessus et l'on n'entendait plus le tuuuut du petit train aux passages à niveau.

Départ en gare de Pacy-sur-Eure

C'est alors qu'en 1993, une association d'amateurs de vieux matériels ferroviaires a entrepris de faire des travaux pour réutiliser la voie, et de restaurer des motrices et autres voitures (les wagons, on ne dit ça que pour les marchandises, à ce qu'a dit le chef de gare), afin de créer un train touristique qui serpenterait en vallée d'Eure. Petit à petit, le parcours s'allonge, au fur et à mesure des restaurations effectuées. Actuellement, on peut aller de Pacy à Breuilpont dans un sens, et de Pacy à Chambray-Fontaine-sous-Jouy dans l'autre. Le voyage est pittoresque, on peut s'installer au choix dans une voiture de 1904, ou dans une autre, de troisième classe, ouverte, dans laquelle on s'assied sur des bancs de bois, ou encore dans une voiture à compartiments plus récente (ce qui est tout de même très relatif). Et on a largement le temps d'admirer le paysage, il cahote lentement, s'arrête aux passages à niveau pour laisser passer les voitures, on salue les gens dans leurs jardins, les promeneurs sur les chemins, on a une toute autre vision que celle qu'on a en prenant la départementale avec sa voiture.

Arrivée en gare de Chambray-Fontaine-sous-Jouy

Une jolie promenade donc, qui a beaucoup de succès si on en juge par le nombre de passagers qui attendaient sur le quai de la gare, en espérant que le parcours s'allongera encore au fil des années à venir.

Retour à la gare de Pacy

Un peu de publicité pour tous ces bénévoles qui font un sacré boulot : visitez leur site .

Entre rivière et étangs

Quelques vues prises depuis le train touristique dont il est question dans le billet ci-dessus.