16 juin 2014

Retour aux USA (5) - Chicago

Chicago est la plus belle ville des États-Unis ! Voilà c'est dit ! En tous cas de celles que je connais (ensuite, viennent San Francisco et Santa Fe dans ma classification personnelle). En effet, le grand incendie de 1871 qui a détruit la totalité de la ville a permis l'émergence d'architectes de talent comme Sullivan , Wright ou encore Mies van der Rohe .

Bâtie autour de la Chicago River, au bord du lac Michigan, on y trouve de magnifiques buildings, originaux et très réussis. Certains, comme la tour du Chicago Tribune ressemblent au clocher d'une cathédrale gothique, d'autres sont très élégants comme le Wrigley ou tout en vitres bleues, comme la Trump Tower, sans oublier la Willis Tower (anciennement Sears Tower), le plus haut gratte-ciel du pays (avant l'achèvement de la Freedom Tower de New York), ou Hancock à la conception audacieuse.

C'est toujours un plaisir de marcher dans les rues de Chicago, ou le long de la Chicago River, en regardant les ponts se soulever pour laisser passer les bateaux, et, quand on est fatigué d'arpenter le Loop on peut prendre l'ineffable EL, le métro aérien, qui crapahute sur des poutrelles plus ou moins rouillées au raz des fenêtres des buildings.

Cette ville n'a qu'un seul défaut, son climat. Surnommée la Windy City, il y a presque toujours du vent, mais aussi de la pluie, du très chaud l'été, du très froid l'hiver, en un mot, c'est tout l'opposé d'un climat tempéré doux !

Voilà quelques vues de ma ville préférées, prises sur trois jours durant lesquels on a vu successivement du grand beau temps chaud, des trombes de pluie, et du brouillard qui donnait un air mystérieux au skyline de Downtown. 

Un des plus beaux quartiers, avec le Wrigley et la tour du Chicago Tribune

Au milieu, la rescapée de l'incendie, la Water Tower (un château d'eau, ça ne brûle pas facilement)

Au fond, on distingue la silhouette noire d'Hangcock

A gauche, les rails du EL, qui passe entre les immeubles, devant la Chicago River

Dowtown dans la brume, vu d'Hangcock, tout au fond à droite, la Willis Tower

15 juin 2014

Retour aux USA (4) Grand Teton National Park

Situé au sud de Yellowstone, en continuité avec ce dernier, c'est un endroit où l'on passe quand on sort du parc en direction de Jackson Hole, mais on s'y arrête rarement, et c'est un tort !

En effet, la Teton Range est une chaîne de montagne magnifique, dont on n'aperçoit que les sommets quand on reste sur la highway qui longe la Snake River. On y a déjà de fort belles perspective, mais, même en ne faisant pas de la randonnée dans les trails pentus, on peut en découvrir davantage en s'écartant un tant soit peu de la route principale, même s'il faut prendre pour ça quelques narrow roads (qui seraient pour nous d'honnêtes départementales) voire un peu défoncées, ça en vaut la peine. Ces paysages ressemblent beaucoup aux Rocheuses Canadiennes, qui ne sont pas bien loin d'ailleurs.

Attention toutefois, le Teton Pass, qui sépare le Wyoming de l'Idaho, au sud de la chaîne, est un endroit froid ; situé à 2500m d'altitude, il y a encore de la neige au bord de la route, même en juin !

L'habitat traditionnel des mooses (élans) qui aiment les herbes aquatiques.

Des sentiers faciles à emprunter pour s'approcher du pied des montagnes.

Jenny Lake

Promenade au milieu des fleurs et des conifères, dans un somptueux décor.

Retour aux USA (3) - Yellowstone

"I have wandered over a good part of the Territories and have seen much of the varied scenery of the Far West, but that of the Yellowstone retains its hold upon my imagination with a vividness as of yesterday. The impression then made upon me by the stupendous and remarkable manifestations of natures's forces will remain with me as long as memory lasts" - Thomas Moran 
 
Les bisons sont chez eux, c'est aux visiteurs de leur laisser la place !

Troisième visite à Yellowstone, dont on ne peut pas se lasser. D'abord, c'est grand comme la Corse, avec des paysages très variés : hautes montagnes, vallées verdoyantes, canyons, lacs, et évidemment toutes les formations volcaniques si étonnantes ! On trouve des geysers, réguliers comme le Old Faithfull ou majestueux comme Castle Geyser, qui éruptent ou éructent très haut entourés de ruisseaux d'eaux acides ou au milieu d'une prairie, mais aussi des lacs turquoise bouillonnants, des trous qui grondent où clapote de la boue rouge ou ocre, des jets de vapeur permanents énormes et bruyants, des terrasses de couleurs diverses où coulent des ruisseaux d'eau chaude, et bien sûr des bisons qui traversent lentement la route sans se préoccuper le moins du monde des autos !

C'est immense, on s'arrête partout, on emprunte des passages en bois pour circuler autour des geysers et autres marmites diaboliques de toutes les couleurs, ça sent le soufre, on reçoit des gouttes d'eau chaude, on est entouré de vapeurs diverses, et on a toujours envie d'aller plus loin, d'en voir davantage. Il n'y fait jamais chaud, c'est à plus de 2000m, la neige reste longtemps, mais les routes sont bien dégagées, les parkings vastes et nombreux, les points de vue magnifiques.

Un (tout) petit échantillon des curiosités locales :

Des geysers partout

Des couleurs surprenantes

Des lacs bouillants

Des terrasses et des cascades d'eau bien chaude !

14 juin 2014

Retour aux USA (2) - Les Badlands

Un coup d'aile, et on quitte New York pour cingler vers le Dakota du Sud, via Denver, arriver à Rapid City, et de là dans les Badlands. Là, on est ailleurs, dans un lieu indéterminé, avec des reliefs étranges, on dirait tantôt des amas de boue séchée, arrondis, ou au contraire pointus, formant des montagnes, des canyons, ou des aiguilles, tantôt des reliefs de plusieurs couleurs, le tout vierge de toute présence humaine, pas une maison, pas un poteau, pas une route sur des étendues infinies. Ça ressemble à une vue d'artiste imaginant une planète inconnue !

Et puis, il y a la Grande Prairie, cet océan vert qui s'étend à perte de vue... On comprend en le voyant où Microsoft a trouvé son inspiration pour un célèbre fond d'écran !

Endroit étonnant, où les orages sont dantesques, beaucoup moins connu que d'autres lieux comme le Grand Canyon ou Monument Valley, beaucoup moins fréquenté aussi, évidemment, mais qui mérite une longue visite, histoire d'être transporté dans un autre monde.

Quelques vues de cet endroit où les minéraux ont une couleur improbable et où l'herbe est d'un vert saisissant.

Formations étranges, couleurs improbables, horizon infini....

Quelques fleurs jaunes au milieu du vert intense

Mais oui, on est sur la Terre.....

La Grande Prairie, jusqu'à l'horizon

13 juin 2014

Retour aux USA (1) - New York

C'est toujours un plaisir de retourner dans ce pays si grand qu'il y a toujours un nouveau paysage à découvrir, une ville inconnue à explorer, une curiosité géologique stupéfiante à voir.

Mais c'est aussi un plaisir de revoir des lieux déjà visités, comme la ville de New York, vue pour la première fois il y a un peu moins de 25 ans, et revue pour la dernière fois en 2000. C'est toujours la même ville agitée, dans Times Square par exemple, où l'on se bouscule sur les trottoirs, avec les gratte-ciel de Manhattan si connus du monde entier tout du moins en image, mais aussi avec ses quartiers presque provinciaux, comme tout ce qui est à l'ouest de la 8ème avenue, sur les bords de l'Hudson, ou ce havre de paix, de verdure et de fraîcheur qu'est Central Park.

Les distances sont gigantesques, et le métro est le bienvenu pour aller d'un point à un autre, depuis la Freedom Tower, érigée sur l'emplacement du World Trade Center, avec le digne et émouvant mémorial des attentats du 11 septembre, jusqu'à Harlem, en passant par Broadway, ou la Cinquième Avenue.

Quelques vues de cette métropole, classiques ou plus inhabituelles.

Une vue bien classique, un carrefour, des travaux, de la vapeur qui monte des sous-sols, des maisons brunes et un gratte-ciel au fond.

Les deux pointes blanches sont celles des tours de la cathédrale Saint-Patrick, qui peinent à émerger des hauts immeubles voisins.

Panorama classique vers Downtown, avec au milieu, l'Empire State Building, et tout au fond, dans la brume, la Freedom Tower, qui remplace le World Trade Center, et qui est plus haute que son prédécesseur. (vue prise du haut du Rockfeller Center)

Un lac, des arbres, des fleurs, des promeneurs, on a l'impression d'être très loin de la ville, et pourtant... On en est juste au milieu !

25 mai 2014

Voilà une idée qu'elle est bonne !

D'après un article paru dans Le Figaro le 23 mai, monsieur Obama veut améliorer l'accueil des touristes étrangers qui débarquent aux États-Unis. Eh bien, tant mieux, parce que c'est effectivement pénible quand on a de nombreuses heures de vol dans les pattes, de devoir rester debout, pour faire la queue dans un endroit qui manque d'air, alors qu'on a tant envie d'aller respirer dehors ! Passe encore d'attendre, mais une fois devant le fonctionnaire, on se demande toujours si notre tête lui reviendra ou pas.... Donc, monsieur le Président "souhaite réduire le temps d'attente aux contrôles des passeports à l'arrivée : «Je veux que des 70 millions de touristes venus l'année dernière, nous passions à 100 millions chaque année d'ici au début de la prochaine décennie», a-t-il lancé, jeudi, lors d'un déplacement dans un célèbre lieu du tourisme, le Temple de la renommée («Hall of fame») du baseball, à Cooperstown, dans l'État de New York"

Déjà, quelques procédures ont été mises en place pour minimiser les temps d'attente sans diminuer la sécurité, et monsieur Obama était satisfait des premiers résultats obtenus : « Si les gens passent moins de temps dans les aéroports, ils reviendront plus volontiers. Et chez eux, ils diront à leurs amis que les États-Unis les ont bien reçus » a-t-il dit. C'est vrai que cet accueil froid et souvent inquiétant, quand il ne semble pas franchement hostile, donne une étrange image d'un pays qui n'est pas du tout comme ça dès qu'on a franchi les guichets de la police des frontières ; une image totalement fausse tant l'accueil des habitants, des hôteliers, des rangers des parcs nationaux, des commerçants est au contraire chaleureux et sympathique.

Dès janvier 2012, Barack Obama avait fixé l'objectif de faire des États-Unis la première destination touristique mondiale, une place détenue par la France.... Tiens d'ailleurs, comment, à Roissy par exemple, reçoit-on les touristes étrangers aux postes frontière de l'aéroport ? Strictement aucune idée, et pour cause ! Déjà qu'arriver dans cet univers kafkaïen et mal foutu qu'est Roissy est une rude épreuve, même pour des français, si en plus on stresse les touristes pas plutôt descendus d'avion, ce serait un comble !

On va voir si le président des États-Unis a été écouté, et comment, dans quelques heures maintenant, on sera reçu à l'entrée dans ce pays où l'on a toujours tant de plaisir à aller !

23 mai 2014

Une histoire de valises

Chaque fois qu'on part de chez soi pour aller visiter, pour deux ou trois semaines, un pays plus ou moins lointain, on réfléchit à quels bagages prendre. Voyons, il faut du linge de rechange, prévoir des températures différentes, une paire de chaussures de secours, divers impedimenta allant de la trousse de toilette aux chargeurs des diverses prothèses électroniques dont on ne saurait se passer, etc.. Doit-on prendre peu de vêtements que l'on lavera au fur et à mesure ? Oui, à condition qu'ils sèchent vite et qu'il ne faille pas les repasser (*), et quid de ce que l'on va évidemment rapporter ?

Des valises, je n'en manque pas ! En effet, j'ai la fâcheuse manie de partir avec le plus petit bagage possible, qui, bien entendu, au fur et à mesure des achats de souvenirs, vêtements, peluches et autres machins, finit par saturer et par imposer l'achat... D'un autre bagage pour tout rapporter. Rares sont les fois où j'ai pensé à glisser dans la valise un sac de voyage souple qui servira justement à ça au retour...

On trouve comme ça dans le grenier une valise achetée à New York, une à Anchorage, un sac de voyage qui vient de Capetown, sans parler de valises achetées sur un coup de cœur en France en passant devant un maroquinier local. Il y a le choix, de la plus grande (impossible à porter dans un escalier, même si sur terrain plat, elle a des roulettes), jusqu'à la plus petite, pratique pour un seul week-end, c'est un peu l'embarras du choix, en attendant qu'un beau jour je fasse une foire à tout pour faire du vide !

Quelques règles d'expérience déjà : si on prend l'avion, éviter les valises noires, parce que sur les tourniquets d'arrivée des bagages, 90% des valises sont noires, et à moins d'y avoir accroché un ruban de couleur, ce n'est pas facile à repérer dans le flot qui débarque. Dans le train, c'est différent, on garde ses bagages avec soi, en tous cas pas très loin (**) par contre, privilégier celles qui roulent bien (***) parce que les couloirs du métro sont longs, et les quais de gare aussi. En voiture, là, eh bien, on fait ce qu'on veut ! Attention toutefois s'il s'agit d'une voiture de location, parce que quand on va la rendre, on retombera dans les cas ci-dessus.

Bon, alors, en attendant, laquelle on emporte ?



(*) Encore que les hôtels américains qui offrent fer et table à repasser dans les chambres sont nombreux, d'ailleurs, la dite planche à repasser à toujours tendance à vous tomber sur le coin de la tronche dès qu'on ouvre le placard...
(**) Parfois même très près, sur ses genoux, puisque dans les TER qui vont à Rouen ou au Havre, il y a deux malheureuses places pour de toutes petites valises dans une zone qui héberge une douzaine d'individus, à croire qu'il n'y a que des gens qui ne prennent ces trains que pour aller au travail.
(***) Où est le temps des valises sans roulettes ? Qu'il fallait se coltiner à la main avec une poignée qui sciait les doigts ?

19 mai 2014

Grrrr suite ? ou Ouf début ?

A croire que j'ai le don de prémonition ! Dans le billet précédent, j'envisageais que mon vieux modem veuille faire valoir ses droits à la retraite, eh bien, c'est exactement ce qu'il a fait ce matin ! Le bougre a allumé quelques voyants rouge et orange, les a éteints, en a rallumé d'autres, tel un sapin de Noël clignotant, et a fini par s'éteindre définitivement sans un cri et sans un ultime râle d'agonie.

Vite foncer chez Orange pour récupérer une Livebox ! Pied de grue devant la boutique qui n'ouvre qu'à 14h, rejointe par plein d'autres clients, mais arrivée quand même en seconde position pour entrer dans le magasin, toujours bondé. Une dame charmante qui me reçoit, comprend ma demande, et me tend un carton noir que je transporte avec précaution et déballe, une fois arrivée, avec tout autant de soin :

Ça c'est un filtre, ça une alimentation, ça un câble réseau, faut mettre le bon machin dans le bon trou, et pas le fil bleu sur le bouton rouge. On allume, un œil vert me regarde fixement.... La notice fermement tenue en main, on passe au soft maintenant. Safari, adresse IP, écrans de configuration, rien de particulièrement stressant ni de bien compliqué, et en moins de cinq minutes, j'ai pu continuer mon jeu interrompu ce matin, ce qui était évidemment tout à fait indispensable !

Bon, pour l'instant, il y a des fils partout (les habitués des câbles ethernet qui n'utilisent le wi-fi que pour les appareils nomades comprendront...) et des emballages et sachets non rangés mais je ne suis plus coupée du vaste monde, c'est l'essentiel ! Une meilleure organisation peut attendre, du moment que je peux récupérer les sous pour continuer à construire ma ville dans Super City....

Le plus difficile dans cette aventure ? Réussir à lire la clé de sécurité qui figure sur la Livebox pour connecter en wi-fi tablette et téléphone ! C'est mal imprimé, on s'arrache les yeux, on a du mal à faire la différence entre le D et le 0, on s'y reprend à trois fois pour que les doigts ne ripent pas sur le clavier tout petit du téléphone, mais on y arrive à force de ténacité et de patience !

Alors, la prochaine panne, ce sera qui ou quoi ?

17 mai 2014

Quand les new technologies font des caprices

Il y a des jours où on se demande si nos outils chéris et omniprésents n'ont pas une vie propre indépendante de notre volonté, parce qu'on a l'impression qu'ils n'écoutent rien et n'en font qu'à leur tête. Ça commence par une connexion internet vasouillarde, qui se coupe, qui revient, se recoupe à nouveau, et bien sûr, on accuse le modem qui n'est plus tout jeune. Mais on téléphone quand même à Monsieur Orange, à 21h, et le technicien fait des essais sur la ligne pour obtenir un diagnostic différentiel. Pendant qu'il y travaillait, on tripote le filtre du téléphone (*), et youpi, ça remarche, on se dit qu'il y avait un mauvais contact..... On remercie le monsieur et on s'excuse de l'avoir dérangé. Il nous dit qu'il nous rappellera le lendemain pour voir si tout va bien.

Tout va bien.... Enfin, avec des coupures.... Que l'on signale au même monsieur qui rappelle à l'heure prévue. Il nous conseille de changer les filtres, ce que nous faisons, et propose de rappeler dans trois jours pour savoir comment ça s'est passé.

Filtres changés, tout baigne, tout roule, le modem allume ses yeux verts, clignote quand il faut, Internet pédale, on peut jouer tout son saoul, zoner sur Wikipédia, discuter sur IRC, envoyer des mails et de l'énergie aux copines de Facebook, quand....

Deux Imac(s) à la maison, l'un en ethernet, l'autre en wi-fi (parce que le câble ethernet qui le reliait au modem a du être rongé par les souris, vu qu'il passait dans un grenier, et il ne fonctionne plus). Et voilà que celui en wi-fi ne trouve plus le réseau, et annonce laconiquement "Vous n'êtes pas connecté à Internet".... Non mais, tu te fous de moi ? La tablette fonctionne parfaitement en wi-fi elle, et dans l'autre pièce, la machine en ethernet aussi, quelle mouche te pique ? Bon, allons jeter un œil dans Préférences Système, on précise qu'on voudrait bien se connecter en wi-fi, en DHCP, et on reboote le modem comme demandé. Parfait qu'il me répond, votre connexion est opérationnelle. Ah mais oui, tu as raison, tout marche impec ! Par contre, je ne saurais jamais pourquoi tout à coup, ça ne marchait plus. Faute à l'ordinateur ? Faute au modem ? Faute à la pleine lune ou à une invasion d'extra-terrestres invisibles ? Mystères de la technique aux yeux du pauvre béotien...

Alors, on a déjà eu un problème d'étanchéité du "sous-marin" (oui, c'est une sorte de boîte de raccordement de la ligne téléphonique qui s'appelle comme ça parce que, justement, elle est sensée ne pas prendre la flotte) qui a été réparée, puis, un souci de corrosion sur le fil téléphonique, réparé lui aussi (heureusement que les techniciens d'Orange sont réactifs et rapides dans leurs interventions), là, ce sont les filtres qui merdoient, puis l'Imac qui ne reconnaît plus le wi-fi (**), sauf si on le tance vertement, bientôt ce sera le modem qui voudra faire valoir ses droits à la retraite... En un mot, on n'est jamais tranquille avec ces diables d'outils !

Le téléphone mobile et la tablette ont l'air, eux, d'avoir un comportement normal.... So far so good !!! Mais au fait, comment faisait-on avant pour survivre ??



(*) Parce que dans les essais du technicien, il a remarqué que le téléphone fixe, celui de  la ligne adsl ne fonctionnait pas non plus.
(**) Oui, je sais, faudrait que je change le câble ethernet mais c'est compliqué, faut le faire passer sous ou sur les meubles, ou dans le grenier, et j'ai la flemme...

15 mai 2014

Les collections du musées (suite du billet précédent)

Après l'extérieur, voici l'intérieur. On a tout à fait le droit de faire des photos à l'intérieur du MUCEM, sans flash, mais ce n'est pas du tout indispensable. Voilà quelques exemples des collections présentées, traitant des civilisations de la Méditerranée : un antique Coran, des instruments de navigation, un dignitaire romain, et une miniature représentant le pape Alexandre III. Il y en a bien d'autres, évidemment...

Un Coran ancien

Le pape recevant le doge de Venise

Dignitaire romain

Instruments de navigation

14 mai 2014

Le MUCEM

à gauche le MUCEM, en face, le fort Saint-Jean

Un nouveau musée à Marseille qui vaut le détour ! Posé sur la mer, au bout d'une immense esplanade, le MUCEM est tout proche de la sortie du Vieux Port, au niveau du fort Saint-Jean, lui-même réhabilité avec beaucoup de goût. L'architecture du bâtiment est audacieuse mais s'intègre parfaitement avec les pierres claires des autres constructions, et le bleu de la mer.

Le musée lui même est fort bien fait, montrant l'évolution des civilisations et des peuples de Méditerranée.

Ensuite, en empruntant une passerelle qui enjambe un bras d'eau et depuis laquelle on jouit de splendides perspectives, on accède au fort Saint-Jean. De là, on se promène sur les coursives, et l'on a une vision d'ensemble de Notre-Dame de la Garde, du Vieux-Port et de l'autre fort de l'autre côté de l'entrée du port.

Une belle promenade, une belle découverte, si vous passez par Marseille, ne les manquez pas ! 

Le musée posé sur l'eau

La Major au fond, le MUCEM à droite

Depuis le fort Saint-Jean, vue sur Notre-Dame de la Garde

3 mai 2014

Au temps de la C.G.T.


Autrefois, et jusqu'aux années soixante du vingtième siècle, pour aller de Paris à New York, on partait de la gare Saint-Lazare. Là, on était accueilli par un employé de la CGT (Compagnie Générale Transatlantique) qui vous installait dans le compartiment qui vous était réservé dans le train Paris-Le Havre. La locomotive s'ébranlait dans un grand panache de fumée, et l'aventure commençait !

Quelques heures plus tard, les voyageurs embarquaient sur le paquebot SS Liberté qui, environ une semaine plus tard, arrivait en vue de la statue de la Liberté, et allait s'amarrer sur les quais de Manhattan.

On imagine l'arrivée de ce beau monde, dans la salle des pas perdus de la gare Saint-Lazare, avec des dames élégantes et de beaux messieurs, suivis par le porteur et son chariot sur lequel s'empilaient les bagages de luxe, puis gravissant le marchepied du train, arrivant dans le compartiment, et agitant leur mouchoir pour saluer leurs proches qui restaient en France et qui les accompagnaient jusqu'au bout (munis un ticket de quai je suppose, comme il était d'usage à l'époque)...

De nos jours, c'est bien moins romantique ! Si on veut aller de Paris à New York, on prend le métro, le RER, le Roissy bus ou un taxi en direction de Roissy-Charles-de-Gaulle (CDG pour les intimes), on circule entre deux et trois heures dans l'aéroport le temps de procéder à l'enregistrement et aux nombreux contrôles de sécurité, et une fois envolé, en moins de 8 heures, on arrive à Kennedy Airport, d'où on reprend métro ou taxi pour rejoindre Times Square. C'est évidemment plus rapide, mais on y perd en charme, en aventure, en plaisir de voyager.

Disons aussi pour être plus terre-à-terre que ce genre de périple nécessitait à l'époque une "certaine fortune", ce qui limitait le nombre de clients. Actuellement le billet de train Paris-Le Havre coûte environ 35 euros en seconde classe, et pour l'avion on peut trouver des vols directs à nettement moins de 500 euros.

Mais on peut toujours aller en Angleterre, à Southampton (*), pour embarquer sur le Queen Mary 2, ça ne coûte que la modique somme de 2000 à 4000 euros !

Quand on pense que le France n'est plus....

(*) Où il faut déjà se rendre... par avion par exemple ?

2 mai 2014

Sim City like


Qu'est-ce que j'ai pu jouer à ce jeu, y compris sur le Palm, avec le stylet pour construire des routes ! Et ceci depuis les toutes premières versions. On construisait une ville, il fallait penser à l'énergie, à l'adduction d'eau, aux déchets à éliminer, à la satisfaction des habitants qui sinon râlaient, à prévoir autoroutes, métro, train quand la ville grandissait, à lutter contre divers fléaux qui s'abattaient sur ses superbes constructions, à avoir assez d'argent pour faire tout ça sans voir sa ville sombrer dans le chaos.

A la sortie de Sim City 4 en 2003, je me suis précipitée pour l'acheter, mais le jeu était prévu pour des machines très puissantes qui n'existaient pas vraiment encore, et il m'a fallu attendre d'avoir un PC assez costaud pour pouvoir profiter de toute la richesse des graphismes et des animations. Toutefois, j'y ai quand même énormément joué. Dans cette version, on pouvait interconnecter ses villes dans un espace immense, choisir d'implanter des zones agricoles, des zones industrielles, des zones résidentielles dont les bâtiments grandissaient avec le temps, ajouter toutes sortes d'ornements, toutes sortes de bâtiments, s'enrichir ou au contraire sombrer dans la misère.

Déjà rien que de se promener dans "sa" ville était un plaisir, voir les habitants marcher dans les rues, les voitures s'arrêter au carrefour, la mer faire des vagues, le train passer, et imaginer tout ce que l'on pourrait rajouter pour que ce soit encore plus beau. Ce jeu avait suscité une floraison de forums et autres sites d'entraide, et c'est sur l'un d'eux que j'avais trouvé un petit programme à lancer avant le jeu pour avoir de l'argent illimité, alors, finies les stratégies compliquées pour passer de la centrale au charbon aux panneaux solaires en gérant la pollution, finies les limitations bassement matérielles, on pouvait faire tout ce qu'on voulait, y compris ajouter aéroport, opéra, buildings immenses, etc...

Et puis le temps a passé, le PC avec lequel je jouais était à la retraite depuis longtemps, et j'ai cessé d'y jouer jusqu'à ce que.... Je retrouve un jeu tout à fait similaire sur Facebook, intitulé Super City dans lequel le principe est le même, aménager un terrain vide, avec routes, maisons, commerces, industries, où les maisons construites rapportent des pièces qui serviront à en construire d'autres, où les habitants se promènent sur les sidewalks (oui, le jeu est en anglais, mais ce n'est pas vraiment un problème), où les industries et les fermes produisent des objets qui permettent d'améliorer le quotidien des habitants qui de ce fait, deviennent de plus en plus nombreux. Les graphismes sont très jolis, les animations de qualité, les sons aussi, et ce n'est pas un jeu stressant, on y progresse à sa vitesse, sans blocage (sinon le manque d'énergie, mais il suffit d'attendre quelques minutes pour qu'elle se régénère). Bref, on s'amuse bien !

28 avr. 2014

Rome ville ouverte... Mais bondée !


Rome, c'est un immense musée, où vivent des romains ! Ce qui fait qu'entre les touristes qui vont de leur hôtel aux grands sites historiques, les pèlerins qui affluent dans les 400 églises, et les habitants (trois millions environ), ça fait du monde au mètre carré. Si on rajoute à ça l'absence de transports en communs pratiques, les embouteillages permanents, et les ruelles étroites, les déplacements sont toujours compliqués. Il y faut beaucoup marcher, souvent en côte en plus (les collines de Rome sont célèbres), et tout le monde converge aux mêmes endroits en même temps !

Déjà en temps normal, il y a du monde partout, mais quand il y a une manifestation importante comme dimanche 27 avril, avec la canonisation de deux anciens papes, on imagine l'aspect que devait avoir la place saint Pierre et l'avenue de la Conciliation ! Une simple audience papale, un mercredi ordinaire, rassemble déjà de 2 à 300.000 personnes entassées entre la colonnade du Bernin et l'avenue, alors un jour comme celui-là.... Ils étaient entre 800.000 et un million paraît-il ! Les pèlerins arrivant à l'aube, après avoir dormi dans la rue pour arriver les premiers sur les lieux, la bousculade pour entrer et se placer le mieux possible, les groupes enthousiastes et bruyants, toutes les langues de la Terre parlées, mais aussi une intense ferveur, et une belle image de l'église universelle !

Et puis, une fois la cérémonie terminée, tout ce monde a du lentement s'évacuer dans les rues et les places, prenant d'assaut les restaurants voisins et cherchant désespérément les toilettes tandis que, je suppose parce qu'ils ne m'avaient pas invitée, les "huiles" quittaient le Vatican en hélicoptère !

Donc, ce n'était pas le moment d'aller visiter Rome ! Déjà il aurait fallu trouver une chambre d'hôtel, parce que dormir sur les pavés d'une église ouverte ou dans un jardin public, faut être jeune, même si le climat local n'est pas particulièrement difficile ! De toutes façons, il faut de bonnes jambes, les métros sont rares (deux lignes seulement, et impossible d'en créer d'autres, il y a trop de vestiges dans le sous-sol de cette ville), les autobus bondés et c'est une grande ville plutôt étalée. Mais il y a tant de choses à voir, de toutes les époques, tant d'églises remplies de chefs d'œuvre à visiter, tant de musées où l'on passerait ses journées... Sans oublier la pasta, le melone con proscuto, le vin blanc de Frascati et les gelati !!


Les photos d'illustration ont été prises durant une simple audience papale d'un mercredi d'avril en 2013.

26 avr. 2014

Un petit tour chez Pôle Emploi

Quand je parcours les offres d'emploi qui paraissent dans ma feuille de chou locale, j'en reste autant bouche bée que pantoise !

Sur 15 offres, allant de réceptionniste en hôtellerie, jusqu'à ouvrier des réseaux en passant par responsable technico-commercial, 12 demandent une expérience d'au moins trois ans dans le métier. Seules les infirmières et aide-soignantes peuvent être débutantes (sans doute un effet de la pénurie de personnel médical salarié ?).

Le pompon revient à un commerce de prêt-à-porter qui cherche quelqu'un en CDI (c'est déjà ça..), mais pour 20h, payé au SMIC horaire, et exige une expérience de.... 10 (j'ai bien dit dix) ans dans la profession ! Et quoi encore ? De là à ce que si une personne se présente on lui rétorque qu'elle est trop âgée pour le poste... Déjà payer quelqu'un d'experimenté au SMIC, c'est un peu douteux, mais demander autant d'années d'expérience alors que ce n'est quand même pas un métier qui exige un apprentissage aussi long.

On se demande comment font les jeunes qui sortent des études ou d'apprentissage pour réussir à trouver du travail dans ces conditions. S'il faut déjà avoir exercé pendant 2 à 5 années pour pouvoir trouver une place, comment fait-on pour trouver la première ? Puisque dans les offres de Pôle Emploi, 12 sur 15 demandent un minimum de 2 ans dans le métier ? Cherchez l'erreur....

Alors, à moins de souhaiter faire partie du personnel de santé salarié, infirmière, kinésithérapeute, aide-soignant où là, vous aurez même le choix du poste, dans tous les autres cas, vous risquez d'émarger au chômage pendant un certain temps, ce qui n'est évidemment pas le but recherché quand on démarre dans la vie professionnelle. Il n'y a pas mieux pour décourager les bonnes volontés et démotiver quelqu'un !

Quelques exemples de propositions de Pôle Emploi :

- Chef de rang dans l'hôtellerie : CDD de 6 mois payé 9,53 euros de l'heure, expérience 2 ans...
- Réceptionniste, toujours dans l'hôtellerie : CDD de 6 mois à 9,53 euros de l'heure, expérience 3 ans...
- Là, c'est déjà un peu mieux, vendeur en électroménager, CDI, 1450 euros/mois mais 2 ans d'expérience exigés...

Bon, eh bien tout ça, ça console de ne plus être en âge de chercher du travail ! Mais ça ne me console pas pour ceux qui nous suivent.....




25 avr. 2014

Tous ces vieux remèdes...

Une grande bouffée de nostalgie en lisant l'amusant bouquin intitulé : "La pharmacie des produits culte" (*) ! Tous ces vieux remèdes que tous les plus de cinquante ans ont pu connaître chez leurs parents, et chez eux ensuite ! Certains sont très anciens, comme l'Eau de Mélisse des Carmes-Boyer qui date de 1611, qui existe toujours, et dont j'ai toujours un petit flacon dans ma trousse de toilette (avec les sucres qui vont avec) parce que c'est souverain quand quelque chose ne passe pas bien ou qu'on a fait des abus alimentaires.

Ah l'Essence Algérienne quand on est fort enrhumé, il suffit de quelques gouttes sur un mouchoir, on le respire, et, tout va tout de suite mieux au niveau du nez. Quand on me l'avait conseillé (une vieille dame) j'avais cru à une plaisanterie, avec un nom pareil, faut dire.. et avais timidement demandé au pharmacien, prête à lui dire que c'était pour une personne âgée... vous savez... quand il m'a tendu la boîte où se trouve le petit flacon. Cette spécialité a été créée à la fin du XIXe siècle par un pharmacien du Pas-de-Calais (pas tout près de l'Algérie), et est toujours vendue plus d'un siècle plus tard.

La Jouvence de l'Abbé Soury, qui date de la fin du XVIIIe siècle, le sirop Euphon, beaucoup plus récent (1930 tout de même), le Pétrole Hahn, de 1885, les Dragées Fuca remises au goût du jour (si on peut dire) par Coluche en 1979 mais qui existaient depuis les années trente, et bien d'autres que l'on trouve toujours en pharmacie, que l'on utilise toujours et qui ont la même forme depuis leur création. Seule l'Aspirine Usine du Rhône, qui faisait elle-aussi partie de la réserve de tout ménage d'autrefois a plus ou moins changé d'apparence ou a été déclinée dans de nombreuses spécialités variées. Son homologue, la Kalmine, elle, a cessé d'être commercialisée en 1993.

Tous ces médicaments n'étaient pas bien chers, toute armoire à pharmacie familiale en contenait. Ils servaient à soulager fièvres, douleurs, indigestions, à l'instar de la tisane Boldoflorine ("la Boldoflorine, la Boldoflorine, la bonne tisane pour le foie" entendait-on au moment de la réclame à la radio dans les années cinquante et à la télé ensuite) ou des fameuses Pastilles Rennie (1920). C'est d'ailleurs toujours amusant de voir les vieilles affiches publicitaires et c'est là qu'on se dit que le monde a bien changé, et qu'on ne vanterait plus ces spécialités ainsi, même si on les consomme toujours.... Mais, ne font-elles pas partie du patrimoine ?

(*) Carole Hardoüin et Sabine Jaeannin - Editions France-Loisirs - mars 2014

23 avr. 2014

Chers américains !

Quand on veut aller passer quelques jours ou semaines de vacances aux États-Unis, ça a quelque chose du parcours du combattant. Je ne parle pas des réservations vols, hôtels, voiture, tout ça, c'est comme partout ailleurs, et ça ne présente pas de difficultés particulières. Mais pour poser le pied sur le territoire américain, là, c'est une autre histoire.

Il faut un passeport, ce qui est normal, et qui suffit à tout autre pays, mais pas chez eux. Il faut en plus remplir en ligne un formulaire nommé ESTA où il est demandé nom, prénom, numéro de passeport, dans lequel il faut donner des réponses à des questions étonnantes comme par exemple :

 - Souffrez-vous de maladies infectieuses (syphilis, tuberculose)  ou mentales ? Êtes-vous toxicomane ?

- Avez-vous autrefois été impliqué(e), ou êtes-vous maintenant impliqué(e), dans des activités d’espionnage ou de sabotage ; de terrorisme ; de génocide ; ou, entre 1933 et 1945, avez-vous participé, de quelque façon que ce soit, à des persécutions perpétrées au nom de l’Allemagne nazie ou de ses alliés ? (*)

- Avez-vous retenu, volontairement ou par la force, un enfant dont le droit de garde avait été confié à un ressortissant américain, ou avez-vous empêché ledit ressortissant d’exercer son droit de garde ?

- Demandez-vous l’admission aux Etats-Unis dans l’intention de vous livrer à des activités criminelles ou immorales ? (**)

On tire la langue pour ne pas se tromper en remplissant le formulaire, passeport d'une main, carte bancaire de l'autre (oui, ça coûte 14 euros par demande, y a pas de petit profit..). Et on finit par recevoir "demande acceptée, bon voyage". Mais c'est pas fini.. Cette autorisation est demandée à l'embarquement, dans l'avion, on vous remet le fameux formulaire I-94W qu'il faut remplir (***) sans se gourer d'un iota sous peine d'être refoulé par un agent de l'immigration souvent peu aimable, à la fin de la queue des passagers qui débarquent, avec ordre de refaire sa copie. Sur ce papier, il faudra répéter les mêmes choses, que l'on n'est pas toxicomane ni nazi, que l'on ne vient pas pour assassiner monsieur Obama, etc... Autrefois, il fallait aussi attester que l'on n'avait pas vécu dans un ranch depuis 18 mois, et qu'on n'était pas adhérent au Parti Communiste, mais ça, ils l'ont supprimé apparemment.

Parfois, le préposé à l'immigration demande si l'on vient pour des vacances ou pour travailler, et où on loge. Si le fonctionnaire a tous les papiers qu'il veut, il prend en plus les empreintes digitales et une photo. Quand enfin, il donne un violent coup de tampon sur un des feuillets du passeport, on peut dire ouf, le plus dur est fait. Le passage à la douane, lui, n'est qu'une formalité rapide.

Ayant eu l'occasion de voyager dans quelques pays étrangers hors de l'Europe, je n'ai jamais vu une administration aussi tatillonne, même pas en Russie (****) ! Mais parfois quand même, on tombe sur des fonctionnaires de bonne humeur, et même aimables, oui ils en ont quelques uns, qui vous disent en vous rendant votre passeport : have a good trip, au rivoirrr ! Avec un sourire en plus !

Par contre, une fois passé ce laborieux contrôle, on se retrouve totalement libres d'aller et de venir, de rouler en voiture, de prendre le métro, de se paumer dans l'Empire State Building et d'arriver dans un lieu non ouvert aux touristes sans se faire le moins du monde engueuler, de faire des photos dans les musées, de louper un embranchement et de faire une manœuvre sauvage sans recevoir des noms d'oiseau des autres usagers de la route, ce qui serait impensable en France, et surtout, surtout, de savourer les extraordinaires paysages et l'immensité de ce pays, la facilité de vie là-bas (pour des touristes en tous cas), et la fascination qu'il exerce au point qu'après une dizaine de voyages aux USA, j'ai toujours envie d'y retourner !



(*) Celui qui aurait eu l'âge à l'époque de perpétrer des persécutions au nom de l'Allemagne nazie, donc, qui aurait eu environ 20 ans en 1940, n'aurait plus guère l'âge de voyager....
(**) Ça me fait penser à mon tout premier voyage là-bas, en 1991, où un fonctionnaire nous avait demandé si nous transportions dans notre bagage à mains une grenade.... Certes, c'était pendant la Guerre du Golfe... Nous avions répondu non évidemment (une grenade, c'est bien trop lourd dans un sac à mains voyons...) et il nous avait répondu, all right, go ! Sans plus de vérifications... Mais c'était avant 2001 !
(***) Je ne sais plus si ESTA remplace I-94W ou s'il faut les deux, mon dernier voyage là-bas remontant à 2009, mais si c'est toujours le cas, il vaut mieux demander plusieurs formulaires à l'hôtesse, histoire de faire un brouillon, d'autant plus qu'elles vous refilent ça juste quand les manœuvres d'atterrissage débutent et que les oreilles commencent à se boucher, ce qui ne facilite pas la concentration.
(****) Qu'en est-il pour un étranger qui vient passer ses vacances en France ? Je n'en sais rien !



 

19 avr. 2014

Une aventure risquée

Y en a des qui prennent sans aucun souci le métro à Moscou ou à Buenos-Aires alors qu'ils ne parlent ni le russe ni l'espagnol, qui empruntent les lignes aériennes intérieures d'Afrique du Sud, ou le train dans l'ouest anglophone du Canada, mais quand il s'agit de prendre le RER pour se rendre de la gare d'Austerlitz dans une banlieue proche, là, c'est la panique !

Mais comment ça marche ce truc ? Ça n'existait pas de mon temps... Faut prendre les billets où ? Et quel est le bon quai pour attendre la rame ? Ah, il y a des écrans de télé qui annoncent les directions, lequel faut-il regarder ? Et c'est quoi ce truc, le résultat de l'union d'un train de banlieue et d'un métro ? Où voit-on les noms des gares ? Toutes interrogations métaphysiques qui plongent les imprudents voyageurs dans les affres de l'angoisse... Et pourtant, on s'était renseigné, sur Internet, pour savoir quel RER il fallait prendre, auprès des copains pour lesquels ce moyen de transport est une évidence, mais ça n'empêchait pas le pincement au cœur et l'inquiétude profonde en se demandant si on allait arriver à l'endroit souhaité et non pas aux confins de l'Antarctique !

Eh bien, on n'est pas mort ! On a pris le bon train après avoir trouvé le guichet de vente des billets, on est arrivé à la bonne gare, et on n'était pas peu fier ! Du coup, on a décidé de recommencer, de reprendre le RER C pour aller au sud de Paris, comme on faisait autrefois quand on prenait le train de banlieue, et même, suprême témérité, on se demande si on ne va pas essayer un jour de prendre le RER A ou B !! Là, ce serait une aventure rudement risquée, pleine de périls et d'angoisse, dont on se souviendrait, si jamais on n'en réchappe, comme d'un exploit impressionnant !

16 avr. 2014

De la vigne et du vin

Autrefois....

Aujourd'hui

Du vin, il s'en fait partout dans le monde, et depuis bien longtemps dans certaines régions, n'est-ce pas un des symboles du Christianisme ? On cultive la vigne dans une grande partie de l'Europe, au nord et au sud de l'Afrique, en Australie, en Amérique du nord et du sud, etc... Et si c'est en France qu'on fait le meilleur vin, particulièrement en Bourgogne (*), il y a de bons crus ailleurs aussi. J'ai ainsi pu me régaler d'un vin blanc très agréable élevé en Colombie-Britannique, d'un Malbeck plein de panache en Argentine, sans oublier les inoubliables vins de Paarl en Afrique du Sud.

Pour revenir en France, si actuellement la production de vin est cantonnée dans certaines régions bien connues, autrefois, jusqu'au XIXe siècle, il s'en cultivait partout, y compris en Normandie, qui est pourtant plutôt réputée pour son cidre que pour ses vignobles. Sur les coteaux de la Seine, aux Andelys, à Vernon, et ailleurs, la vigne poussait, c'était le cas aussi en Basse-Normandie, vers Avranches ou dans l'Orne. Ce n'étaient pas forcément de grands crus, la consommation devait être plus locale qu'internationale, mais ça produisait.... Seulement le phylloxéra a sévi, et le vignoble normand a vécu ! Il reste quand même un îlot de résistance aux environs de Saint-Pierre-sur-Dives, dans le Calvados (**) où un vigneron tenace a réussi, sur un terroir particulièrement bien adapté, à produire un vin de qualité, que l'on peut trouver sur place, mais aussi dans des boutiques de produits du terroir normand (***).

Je me souviens de mon grand père, vigneron dans le Languedoc, qui se refusait à admettre qu'on puisse faire du vin au Nord de la France (et pour lui, comme pour les joueurs de cartes de Pagnol, le Nord, ça commence à Lyon...), qu'aurait-il pensé si on lui avait appris qu'on faisait du vin au Canada (il est vrai que l'Ontario est à peine plus au nord que la Champagne) voire en Normandie ! "Mentèire" qu'il m'aurait dit !

Pasteur a dit : "le vin peut-être à bon droit considéré comme la plus saine, la plus hygiénique des boissons"

Le professeur Barnard a dit aussi : "Le vin rouge absorbé en petite quantité nous protège des problèmes cardio-vasculaires provoqués par le cholestérol et réduit le risque d'infarctus. La peau du raisin avec lequel il est fermenté contient un important pourcentage de substances qui empêchent le cholestérol de se déposer en plaques qui obstruent la circulation et provoquent infarctus et thromboses."

De façon générale, une consommation modérée de vin allonge l'espérance de vie d'une manière très significative, mais tout est dans le mot "modéré" ! Déguster quelques gorgées de Vosnes-Romanée est un plaisir rare (dans tous les sens du terme vu le prix que ça coûte..), boire un verre de Chablis avec un plateau de fruits de mer aussi (et déjà plus abordable), par contre, s'enfiler un litre de Gévéor avant de conduire sa voiture..... Là, pour sa santé et la survie des autres, ça ne le fait pas !

Avec tout ça, à la bonne vôtre !

Les deux illustrations représentent la mairie de Saint-Marcel (Eure), au début du XXe siècle, avec ses vignobles en échalas, et maintenant alors que les fleurs ont remplacé les ceps de vigne. 

(*) Avis totalement partial et tout à fait personnel :-)
(**) Un comble, faire du vin dans le Calvados.....
(***) Ou en commande sur leur site . Publicité gratuite, ils ne m'ont pas offert un carton de leur production :-(

15 avr. 2014

Opération SNCF Voisins à bord


Mais de quoi on se mêle ? Ne voilà-t-il pas que la SNCF veut instaurer la convivialité sur ses trains ! Aider une vieille dame à déplacer sa valise, dire bonjour et pardon au monsieur à côté duquel on s'assied en le bousculant involontairement, changer de place pour laisser deux amis ensemble, ça on le faisait déjà, c'est de la toute simple vie sociale que tout le monde pratique ou devrait pratiquer, c'est à l'école et à la maison que ça s'apprend, ou que ça devrait s'apprendre, mais qu'est-ce que c'est que ce "mieux vivre ensemble" que l'on veut rendre moralement obligatoire ?

Je vais devoir faire un sourire au démon en culottes courtes qui hurle, flanque ses jouets partout, et me donne des coups de pied dans les jambes chaque fois qu'il se déplace sous l'œil attendri de ses parents qui trouvent normal que leur chef d'œuvre puisse s'exprimer librement ? Je vais devoir faire la conversation à ma voisine qui tient à me faire part des moindres détails de ses déboires de santé ou des turpitudes de sa belle-fille que je vous le dis moi, Madame, que c'est une moins que rien qui ne méritait pas mon fils ? Que je me réjouisse à l'idée de partager les conversations téléphoniques interminables de mon voisin détaillant les turpitudes de son abruti de chef de service en compatissant avec un sourire de connivence qui se voudrait spontané ?

Et quoi encore ? Déjà qu'il faut subir les retards (si fréquents), l'inconfort (certes, on est mieux en première sur un TGV qu'en seconde dans un TER bondé), les odeurs (faut pas fumer, c'est interdit, mais si vous ne vous lavez pas, là, c'est normal et tout à fait toléré), les conversations à (très) haute voix entre deux mamies sourdes, les boum boum wah wah boum boum du baladeur de l'ado dont les écouteurs ne sont pas étanches, des pleurs du bébé énervé, en plus il faudrait faire des sourires, adresser des paroles aimables à tous ces gens qui se comportent dans un lieu public comme en terrain conquis ? Et quoi encore ?

Dans le train j'aime à écouter de la musique (oui, mes écouteurs sont étanches, et le concerto pour clarinette de Mozart fait moins de bruit qu'un rap endiablé), regarder un documentaire, lire tranquillement, somnoler, découvrir le paysage, mais pas forcément engager la conversation avec mon voisin et échanger des banalités sans le moindre intérêt parce que le dit voisin a oublié d'acheter un magazine avant de partir et qu'il s'ennuie.

Déjà, si tout le monde savait dire bonjour, merci, pardon, et avait assez de savoir-vivre pour tenir la porte à celui qui est encombré de bagages, ou pour ne pas importuner son prochain par son égoïsme et son impolitesse, on aurait fait un grand pas, et on ne serait pas obligé de prêcher une convivialité factice qui comme par enchantement, gommerait toute absence d'éducation.

Mais qu'ai-je dit là ? EDUCATION ??? C'est un gros mot n'est-ce pas ? Je vous demande pardon :-)

14 avr. 2014

Un dimanche à Fourvières

Sous un soleil estival, avec juste ce qu'il faut de brise pour se rafraîchir ! De l'esplanade, on a une très belle vue sur Lyon, et si le monument n'est pas d'une beauté architecturale remarquable (le Sacré-Cœur non plus d'ailleurs), il n'en demeure pas moins emblématique de cette belle ville de Lyon où il y a toujours quelque chose à découvrir.

Une tour de la basilique qui se détache sur le ciel tout bleu

Lyon dans la brume matinale, au premier plan la primatiale Saint Jean, plus loin, la place Bellecour

La tour Eiffel locale

9 avr. 2014

Retour au basique

Après quelques soucis avec un nouveau téléphone dont la batterie, au bout de trois mois d'existence, se déchargeait en quelques heures, et un peu effarée devant le prix de ces petites merveilles de technologie, je suis revenue à un appareil basique, d'un prix acceptable, et qui fait ce que je veux qu'il fasse, sans me proposer ce qui ne m'intéresse pas !

Un smartphone ça doit d'abord pouvoir téléphoner ! C'est quand même sa fonction première, et aussi envoyer et recevoir des SMS, parce que c'est bien pratique. Ça doit aussi synchroniser l'agenda, et recevoir/envoyer les mails. Enfin, ça doit avoir une autonomie de plusieurs jours sans que l'on soit obligé de courir après une prise de courant. Voilà, le cahier des charges était simple. Je ne prends pas de photos avec un smartphone, je préfère mon APN, et avoir une machine avec un processeur machin-bidule, un écran à ch*** partout, et devoir le recharger tous les soirs au minimum, non, j'ai déjà eu, et le rapport bénéfice/astreinte n'est pas en faveur du bénéfice. Quant à surfer sur Internet, encore faudrait-il que notre France profonde ait une 3g correcte partout, ce qui est bien loin d'être le cas, alors, at home, les 27 pouces de l'IMac sont quand même plus agréables que l'écran du smartphone et tant qu'à faire qu'à utiliser une connexion wi-fi lors d'un déplacement, tant vaut le faire sur la tablette, c'est quand même plus confortable.

Donc voilà un petit nouveau, aux yeux bridés, comme bon nombre de ses semblables, qui ne passe pas son temps à pleurer après des électrons, qui est tout simple d'emploi, facile à configurer et à paramétrer, orné d'une belle photo en fond d'écran transmise par bluetooth depuis l'ordinateur de bureau, en compagnie duquel j'espère faire un bon bout de chemin !