5 nov. 2015

Roissy-Charles de Gaulle - Terminal 2E


Il est fort joli et bien vaste le Terminal 2E de Roissy, maintenant qu'il est à nouveau solide, on y circule à l'aise et il y a même, à son extrémité, des fauteuils relax dans lesquels ils faut faire attention à ne pas s'endormir. Mais ceci, c'est quand on part, quand on revient, c'est une autre histoire...

Après une longue nuit passée dans l'avion, alors qu'on est encore un peu abruti, on commence par faire une sacré gymnastique ! Une fois sorti du tube de débarquement, on enfile un interminable couloir, ponctué ça et là de tapis roulant en état de marche (ou pas..) sensés faciliter cette pénible mise en jambes. Puis, au bout du couloir on prend une volée d'escaliers mécaniques, suivis d'un autre couloir, et on arrive sur le quai du train qui fait la navette entre les terminaux, parce qu'il faut aller récupérer les bagages à quelques kilomètres de là. On s'y entasse comme dans le métro aux heures d'affluence, on passe une station, et on s'arrête à l'autre. Là, on descend, encore un couloir, et le hall des tourniquets à bagages est au bas du dernier escalier roulant.

Une fois arrivés à la dernière étape, on cherche son tourniquet, celui qui correspond au vol que l'on vient d'effectuer, et... On attend.... Faut dire que quand un Airbus A 380 arrive, ça fait tout de suite plus de 500 personnes qui débarquent en même temps, sans compter les autres avions, donc, il y a du monde qui se bouscule ! Et là, on regarde les valises qui tournent sur un immense tapis roulant qui serpente tel un manège de fête foraine. Et on attend.... De voir enfin passer son bagage que l'on s'empresse de sortir de là. Ouf ! On peut alors regagner la sortie, pour respirer un peu d'air, retrouver ceux qui vous attendent éventuellement, ou tout simplement pour aller faire un tour aux toilettes !

On réalise alors qu'entre le moment où l'avion a atterri, et celui où on est enfin à l'extérieur de l'aéroport, il s'est écoulé nettement plus d'une heure, entre la sortie de l'appareil, la marche à pieds dans les couloirs, le passage à la douane/immigration/frontière, l'accès aux tourniquets et l'attente de ses bagages. Et ceci dans le meilleur des cas, si on n'était pas tout au fond de l'avion, si la queue devant l'entrée du pays n'était pas trop longue, si les bagages ne sont pas arrivés dans les derniers, parce sinon, ça peut faire nettement plus.

Certes, ce n'est pas typique de Roissy, c'est hélas la même chose dans les grands aéroports internationaux en plus ou moins bien organisé, Heathrow, O'Hare, etc.. Pourrait-on améliorer ? Peut-être en généralisant les tapis roulants pour faciliter la marche dans les si longs couloirs, en ouvrant plus de postes de douane pour le contrôle des passeports, surtout à l'arrivée des gros porteurs ? Mais c'est si compliqué le fonctionnement d'un grand aéroport !


3 nov. 2015

De retour....


... D'un voyage dans l'autre hémisphère, là où en ce moment, le printemps s'avance fermement, tout en bas de l'Afrique, dans un pays qui est toujours aussi attachant et varié. De la si belle ville du Cap, jusqu'à l'immense Johannesburg qui s'étend à perte de vue, en passant par la savane et sa faune, il y a tant de choses à voir, à découvrir, à comprendre, à apprécier, qu'on peut y retourner plusieurs fois sans se lasser.

Certes, il y a une mode de vie différent, une certaine indolence africaine, on y roule à gauche, ce qui ne poserait pas vraiment de problèmes s'il ne fallait en plus faire attention aux vaches qui traversent tranquillement les routes nationales, ou autre bétail paissant au ras du bitume ! Mais on y mange très bien, les vins sont excellents, et les gens très accueillants et serviables, même quand on a du mal à se comprendre.

Malgré les énormes progrès des vingt dernières années, tout est loin d'y être rose. On ne peut pas visiter le musée de l'Apartheid, ou le township d'Alexandra à Johannesburg en restant indifférent, sans parler de la criminalité endémique de certains endroits qu'il vaut mieux éviter.

De toutes façons, il est toujours intéressant de voir ce qui se passe ailleurs, comment les gens vivent, où ils habitent et travaillent, ça permet de relativiser nos rouspétances quotidiennes !


16 oct. 2015

Que c'est loin où tu t'en vas


En partance pour les antipodes, vous savez, là où les gens marchent la tête en bas, j'emprunte une illustration du guide Lonely Planet et un texte à José-Maria de Heredia qui montre bien la fascination qu'il y a à changer d'hémisphère et à découvrir d'autres étoiles.

[...] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

Non, je n'y vais pas en caravelle, mais plutôt en Airbus, pour retrouver un pays lointain qui m'est cher, un pays qui revient de loin, qui fait beaucoup d'efforts pour lutter contre l'exclusion, qui a été son lot pendant tant d'années, et contre la pauvreté et la délinquance, qui, hélas, sévissent encore.

Donc, direction Le Cap, d'abord, puis remontée vers le nord est pour rendre visite aux rhinocéros blancs de la réserve et à leurs congénères de la savane, à Hluhluwe, qui ne se prononce absolument pas comme ça s'écrit ! Et retour par Johannesburg dont, pour l'instant, je ne connais que l'aéroport et les voies rapides qui y mènent. Il sera intéressant d'en voir un peu plus.

D'accord, c'est loin, le voyage est long, on y parle anglais, entre autres, parce qu'il y a dix langues officielles, on y roule à gauche, mais les paysages sont magnifiques et la population très accueillante aux touristes, sans oublier les plantureux beakfasts et le vin de Paarl !

Une gentille dame avec laquelle je discutais en prenant le soleil sur un banc dans l'ancien quartier des convicts au Cap, lors de mon dernier voyage là-bas, apprenant que c'était la troisième fois que je venais, m'a demandé pourquoi je ne m'installerais pas définitivement là-bas... Pourquoi pas ? Mais ça fait quand même très loin de mes bases habituelles ! Bon, déjà faudrait que j'améliore mon anglais touristique basique...

So, see you soon


Pour expliquer le titre de ce billet, voir ICI

14 oct. 2015

Faut-il payer pour jouer ?

Les jeux sur Facebook sont gratuits. On peut donc y jouer autant qu'on veut sans sortir sa carte bancaire. Mais.. certains bonus, pas forcément bloquants d'ailleurs, ne peuvent s'acquérir qu'en payant quelques euros. Alors ?

Alors, il y a ceux qui sont farouchement contre, refusent de payer le moindre centime, estimant qu'un jeu gratuit doit l'être entièrement. Et il y a les autres qui pensent que tout travail mérite salaire, qu'on n'a rien sans rien, et qu'on peut bien sortir deux ou trois euros de son escarcelle pour se faire plaisir, et pour que le jeu perdure.

En fait, il faut bien payer les concepteurs et les développeurs, et ce n'est pas la publicité qui suffit, surtout quand on joue en plein écran et qu'on ne voit rien d'autre que le jeu. Les éditeurs fonctionnent avec le petit pourcentage de joueurs qui payent de temps en temps : 1 ou 2% seulement des joueurs donnant 1 ou 2 euros, sur les milliers, voire les millions de joueurs, ça fait une somme déjà rondelette.... Et ce sont ceux-là qui permettent à tous les autres de pouvoir jouer gratuitement à des jeux qui s'améliorent et s'enrichissent sans cesse de nouvelles fonctionnalités.

En fait, ça ne me choque pas. On paye pour aller au cinéma, on paye une redevance télé, on paye une cartouche ou un CD de jeux sur console ou sur PC, certains jeux sur le PlayStore, alors, il me semble normal de rétribuer ceux grâce auxquels on passe de si bons moments. A condition bien sûr que ça reste raisonnable, de l'ordre de moins de 10 euros par an, par exemple. Et les éditeurs  qui sont malins, money is money, font de temps à autres d'alléchantes promotions.... Reste à savoir si on va succomber, ou, stoïquement, continuer à jouer comme d'habitude !



Après, les paiements par carte bancaire sur Internet peuvent rebuter, mais là, c'est un tout autre problème, beaucoup plus général, même s'il paraît que l'e-commerce est de plus en plus pratiqué, pour toute sorte d'achat, du billet de train à la machine à laver.

10 oct. 2015

Etrange conduite étrangère

Là, pas besoin de panneau, ces messieurs dames ont de toutes façons priorité

Le code de la route n'est pas toujours identique d'un pays à l'autre. Déjà, il y a ceux qui roulent à gauche, et ceux qui roulent à droite, ce qui peut poser problème si on se rend, par exemple en Angleterre, avec sa propre voiture dont le volant est à gauche. Certains feux de signalisation ne sont pas placés au même endroit que chez nous : aux USA les feux, à un croisement, sont situés en face du conducteur (de l'autre côté de la rue transversale) et non à côté, ce qui est un gros avantage et évite de se tortiller pour voir si c'est rouge ou vert, surtout si un gros véhicule est arrêté sur la voie de droite. Dans ce même pays, on trouve des carrefours à quatre stops, et ça marche parfaitement, alors que dans un pays latin, il y aurait de la carrosserie froissée, des insultes voire des coups de poing !!

Mais il y a des trucs bien plus originaux. Par exemple :

- En Roumanie, il est illégal de conduire une voiture sale.
Pas évident ça, surtout si on habite une zone rurale où il pleut souvent, reste à savoir ce que l'on entend par sale.

- Au Danemark, il faut obligatoirement vérifier avant de démarrer qu'il n'y a pas un enfant couché sous la voiture.
Les petits Danois dorment dans la rue sous les voitures ??? Ils ne doivent pas avoir bien chaud en hiver là-bas, on n'est pas dans un pays tropical !

- A Chypre, il est interdit de boire au volant, je parle de boire de l'eau ou du coca.
Les Américains seraient malheureux, eux qui ont toujours leur coca dans leur porte-gobelet.

- A Singapour, il ne faut pas s'approcher d'un piéton à moins de 50 mètres quand on est en voiture.
Et comment on fait quand on circule dans la rue le long du trottoir où marchent les piétons ? 

Je sais par expérience qu'il est déconseillé, en Afrique du Sud, de rouler la nuit à cause des animaux qui traversent les rues. Sauf qu'ils traversent aussi le jour. Il n'est pas rare de rencontrer une famille de singes qui s'en va tranquillement de l'autre côté de la route... Sans oublier les autochtones qui franchissent les voies rapides en poussant leur vélo !

Un endroit où je ne risquerais pas de me risquer à conduire une automobile, c'est à Buenos-Aires, rien compris à leur façon de gérer la priorité à leurs carrefours, même qu'en tant que piéton, on se demandait toujours comment il fallait faire pour traverser de la façon la moins dangereuse, sans oublier les nombreux passages à niveau en pleine ville, tout à fait surprenants.

J'aimerais bien retourner en Ecosse, mais déjà ils roulent à gauche, les routes sont étroites, elles tournent tout le temps, sans oublier qu'aller là-bas sans boire de whisky est une hérésie, donc, faudrait trouver un chauffeur sobre et local !

L'idéal pour tout ça, c'est la voiture qui se conduit toute seule, les ingénieurs y travaillent, mais ce n'est quand même pas pour demain, et je serai morte quand ce sera opérationnel pour le grand public.....

Les quatre premiers exemples proviennent du dernier numéro du magazine Auto-Moto et non de mon expérience personnelle !

8 oct. 2015

C'est la fin !


Non, pas celle des haricots, mais celle d'un jeu auquel je m'adonne avec plaisir depuis maintenant environ un an et demi : Supercity, un jeu de construction de ville, où l'on s'entraide avec les amies pour réussir des missions, obtenir des bâtiments nouveaux et des bonus bien utiles pour la suite du jeu.

Mais voilà, il n'y a plus de mission à réaliser depuis quelques temps, et ceux, dont moi, qui sont arrivés au plus haut niveau, n'ont plus grand chose à faire. Certes, on peut toujours aller visiter et aider ses voisins, mais c'est vite fastidieux surtout quand il n'y a pas vraiment de but pour le faire. Alors, les "hauts niveaux" ne jouent plus autant, visitent de moins en moins, et donc, ceux qui ont encore des missions ou des bâtiments à construire, ou encore des zones à développer dans leur ville, n'avancent plus très vite non plus et se lamentent. 

Il y a toujours de nouveaux joueurs toutefois (environ un million en France) qui débutent le jeu et qui ont beaucoup de choses à faire pour avancer, mais les anciens, ceux qui sont là depuis longtemps, s'ennuient tandis qu'une partie a quitté le jeu. Il est difficile pour le concepteur de conserver les anciens joueurs, en leur donnant de nouvelles missions à accomplir (faut quand même le temps de les programmer et de créer les édifices, dont le design est particulièrement soigné), tout en appâtant les nouveaux pour qu'ils persistent, en leur permettant d'avancer sans trop de difficultés. 

Alors ça discute dans les groupes, j'arrête, pas moi, je ralentis, mais moi, j'ai pas fini, je joue plus, ça me saoule, etc... Tout a une fin, ces longs jeux qui s'étalent sur des mois finissent un jour par se terminer, ou tout simplement par lasser, j'ai joué presque deux ans à Pearl's Peril, et suis allée jusqu'à la fin en prenant toujours autant de plaisir. Et c'est vrai que ça fait toujours un peu drôle de changer ses habitudes...

Le choix est tellement vaste que, quand on en a assez de jouer à un truc, ou que le concepteur met du temps à renouveler les défis, on trouve toujours un autre amusement. Par exemple, l'excellent Coral Isle, où l'on doit survivre sur une île pas si déserte que ça, en construisant huttes et maisons, en cuisinant ce que l'on a fait pousser, en libérant des habitants, en échangeant des objets indispensables avec des amis... Tiens, d'ailleurs, on y retrouve souvent les mêmes personnes, comme quoi, le petit monde des joueurs, même s'ils sont des milliers, est ... Petit ! 



3 oct. 2015

Colis piégé

Un coup de téléphone, provenant d'un numéro en 09, annonçant que le colis attendu vient d'arriver et qu'on appelle le numéro suivant pour aller le récupérer.

De deux choses l'une, soit vous n'attendez pas de colis, vous flairez l'arnaque et raccrochez sans bien entendu noter le fameux numéro. Soit vous attendez un colis, ça peut arriver évidemment, et là, vous risquez... d'être victime de la-dite arnaque en téléphonant à un numéro lourdement surtaxé.

Vrai ou faux ? Les deux.... S'il y a eu il y a quelques années, une fraude similaire provenant du Bélize, le numéro utilisé alors n'existe plus, mais... Des petits malins ont repris le flambeau, l'idée était bonne, tandis que d'autres font circuler des informations indiquant qu'il ne faut pas faire ce numéro sous peine de payer... 315 euros !!

C'est un des problèmes de la circulation des informations sur la toile, elles se répandent à la vitesse de la lumière dans le monde entier et remontent aussi des tréfonds de la mémoire inépuisable de cet univers virtuel. Donc, les hoaxes se baladent, et des petits malins se disent, OK, ça, ça ne marche plus, mais si j'essayais un truc semblable ?

Parce que j'ai reçu ce genre de coup de fil encore aujourd'hui, et j'ai aussi reçu la mise en garde concernant l'escroquerie d'il y a plusieurs années !

Tout ça me fait penser à un air bien connu que je ne me hasarderai pas à vous fredonner..

C'est d'abord rumeur légère
Un petit vent rasant la Terre
Puis doucement, vous voyez calomnie
Se dresser, s'enfler, s'enfler en grandissant
[...]
Le mal est fait, il chemine, il s'avance
De bouche en bouche il est porté
[...]
Elle s'élance, tourbillonne
Étend son vol, éclate et tonne

2 oct. 2015

Déclarations sur Internet

Il y a déjà plusieurs années qu'il est possible de déclarer ses revenus en ligne. Au début, il y avait même un bonus à la clé, pour inciter les gens à le faire, mais il a rapidement disparu.

En 2014 40% des foyers fiscaux ont utilisé Internet pour cette déclaration, mais le Gouvernement trouve que c'est insuffisant. Donc, on va inciter (non, plutôt obliger) les français à passer par ce canal. Ceux qui ne voudront (ou ne pourront) pas le faire conserveront la possibilité de faire une déclaration papier jusqu'en.... 2019. Après, ce sera terminé.

L'obligation sera progressive, et dépendra du revenu fiscal, les plus riches d'abord (normal, ils ont un ordinateur, ont eu les moyens d'apprendre à s'en servir avec des cours particuliers, payent une connexion internet en haut débit, etc... on est sous un gouvernement de Gauche quand même...), les moins riches ensuite, et tout le monde enfin.

Donc, avoir une connexion Internet va devenir obligatoire, même pour ceux que ça n'intéresse pas, même pour les vieux qui n'y voient plus clair, même pour les pauvres... Euh, pardon, ceux-là n'ont pas d'impôt à payer...

Pour ceux qui pourraient mais qui ne veulent pas, il s'agit d'une mesure plutôt coercitive, on pourrait aussi rendre la télé obligatoire (pour faire rentrer des sous avec la redevance), ou le téléphone mobile, ou la montre connectée, pourquoi pas ? On avait bien envisagé à une époque de taxer les disques durs.

Et les autres, ceux qui ne peuvent pas ? Pour des raisons financières, mais aussi techniques. Qui dit avoir Internet dit avoir un ordinateur, et savoir s'en servir. Ou alors aller dans une bibliothèque municipale avec une aide, mais quid de la confidentialité des données dans un lieu public ? Et pour les encore trop nombreux français qui ont uniquement une connexion faiblarde avec peu d'espoir d'amélioration à court terme ? Utiliser un smartphone ? Vous avez déjà essayé de rédiger un formulaire sur un écran de mobile sans vous tromper ?? Et là aussi, en 2G ou 3G aléatoire à la campagne, seuls les habitants des grandes villes pourraient le faire.... Mais c'est vrai que ce sont des parisiens qui ont pondu cette loi ! Il leur faudrait de temps en temps visiter (non, pas avec l'escorte de police et le chauffeur, mais avec le TER bondé et le car qui passe deux fois par jour seulement) la France profonde, ils comprendraient mieux.

Et ce n'est peut-être pas fini, parce que de plus en plus, les grands organismes comme EDF ou Orange ou encore la Sécurité Sociale répugnent à envoyer des relevés et autres factures, et vous incitent lourdement à récupérer ces documents chez vous, et à les imprimer vous-même. Tout bénéfice pour eux, pas de frais de papier, d'affranchissement et de personnel pour le réaliser. Tout le mal est pour l'usager qui dépense son encre et son papier et, là aussi, DOIT impérativement avoir ordinateur et connexion internet inside.

Dématérialisons, dématérilisons, sous le prétexte fallacieux que c'est plus écologique, ça fait faire des économies à l'État et c'est le citoyen lambda, qui n'a pas son mot à dire, qui paiera à sa place ! Et filez vous acheter un ordinateur, et que ça saute !


P.S. Je ne prêche pas pour ma paroisse, mon foyer fiscal déclare ses revenus sur Internet depuis que ça a été mis en place...



30 sept. 2015

Almaviva

Le Figaro sort un nouveau magasine supplément gratuit intitulé Almaviva (vous savez, le comte Almaviva, dans Le mariage de Figaro.. C'est que chez ces gens-là, monsieur, on a de la culture !). On sort donc de la Maison de la Presse locale avec .... un énorme machin dans les mains qu'on ne sait pas comment le tenir.

Jugez-en donc : format 28 x 35 agrémenté d'un lourd papier sugrammé, ça n'entre bien sûr pas dans le sac et ça pèse dans les mains.

Bien posé sur une table (faut bien ça, pas question de le consulter assis dans un fauteuil) on ouvre la chose. Et là, on découvre des interviews de personnalités, ou des reportages, mais imprimés avec un corps si petit que c'est très difficile à lire. Un comble, un journal si grand et si lourd imprimé en corps 8 !

Quel est le but de cet OVNI ? La directrice de la rédaction, madame Anne-Sophie Von Claer précise que ce nouveau venu se veut « anti grisaille, hédoniste et optimiste dans les contenus », ajoutant « Nous avons fait le pari d’une singularité authentique ». Ah bon ? Pour une singularité, ça en est une, avec sa maquette illisible et son format intransportable !

Mais le fond, de quoi parle-t-il ? Laissons la parole à ses concepteurs : Almaviva n’est « ni un news, ni un féminin. Le contenu couvrira notamment les thèmes de la mode, du cinéma, de la littérature, du vin, de la gastronomie, de l’art contemporain, de la joaillerie, de la beauté, du design, des voyages ou encore de l’automobile».... Toussa ?????

J'avoue que je n'ai pas vraiment approfondi le contenu, noyé dans des photos de mode comme on en voit partout, trop difficile à lire avec ses colonnes étroites, et cette grande nouveauté a très vite fini dans la poubelle papier. La prochaine fois que ça sera donné avec le journal, ça a de gros risques de rester chez le marchand de journaux !

Alors que l'Equipe a (enfin) choisi un format pratique, que, dans le groupe, le Figaro Magazine est un hebdomadaire très intéressant, qu'on sacrifie trop d'arbres pour fabriquer des suppléments en papier glacé payés par la publicité qui occupe 90% du contenu, et que la presse écrite ne se porte pas si bien que ça, qui diable a eu l'idée saugrenue de concevoir une telle inutilité ? 

29 sept. 2015

En bon franssais

Je garantis le strict copier/coller de ces phrases relevées au hasard de mes pérégrinations facebookiennes et similaires...

* les gens sont salle et les même truc qui nous ecoeures....

Et ceux qui sont dans la salle sont-ils aussi sales ?

* je vais me reposer car avec ma siatic et mon artrosse dur dur 

C'est rosse d'avoir de l'arthrose

* bonsoir je vous met sais 2 image

C'est à toi ces deux images ou ce sont ses images à lui ?

* tu ne sé pas la voir au tremens

Un vrai delirium, ou alors c'est de l'accent québécois 

* un gros merci de ma voir accepter dans votre groupe

C'est quand même mieux que d'aller se faire voir

* ce n'est même plus un plaisir là .. ça devient une sinécure

D'après Larousse : Sinécure signifie emploi ou fonction bien payés pour un travail faible ou nul. 

* pouvais vous fair un clic sur ma maison de lux et le musè

Un lux, un lumen, tout ça c'est juste bon à aller muser au musée


Tout ça est écrit par des adultes francophones, pas par des enfants du primaire, ni par des personnes étrangères apprenant le français... Drôle, navrant ou édifiant ? 

27 sept. 2015

Que sont nos bébés devenus ?

Dans un journal très sérieux, il est rapporté une enquête de l'Einstein Medical Center de Philadelphie qui indique que :

36% des enfants de moins d'un an ont déjà utilisé un écran tactile..........

Un enfant de moins d'un an est un bébé au berceau, qui ne marche pas encore, qui a de toutes petites mains et qui n'a pas encore toutes ses fonctions intellectuelles et physique acquises, que pourrait-il faire d'un écran tactile ?? Oh si, je vois très bien ce qu'un bébé pourrait faire de l'Iphone de son papa que ce dernier a posé sur le berceau ou la chaise du petit... Le prendre et le jeter par terre le plus loin possible en riant beaucoup du bruit que ça a fait (non, je ne parle pas des gros mots proférés par le père imprudent, mais du son ineffable d'un écran brisé).

L'enquête précise ses résultats en affirmant que 14% de ces bébés de moins d'un an passent au moins une heure par jour devant un écran mobile...... Que fait-il donc avec sa tablette ? Il regarde des images qui défilent ? Il essaye d'attraper des points lumineux ? Il tape dessus pour voir si ça réagit ? Il fait ses dents sur les bords ? Parce que le mot "utilisé" me semble un peu présomptueux, "tripoté" aurait sans doute été plus adapté à cet âge ou alors les bébés de Philadelphie ne sont pas du même modèle que les notres !!

Toujours dans la même enquête, concernant la motivation des parents, 65% d'entre eux donnent un écran tactile à leur nourrisson "pour le calmer"..... Tu ne veux pas de Sophie la Girafe, ni de ton nounours, tiens, prends donc l'Ipad ...... !

Oui, je sais, il existe des tablettes pour enfants, certaines sans connexion internet, robustes, avec des jeux, des applications ludiques et instructives, de grandes icônes, etc. prévues pour des enfants de 3 à 9 ans, voire à partir de 18 mois, c'est sans doute de ça qu'il s'agit. Disons qu'elles sont plus proches du jouet que de l'objet qu'utilisent leurs parents. Pour moins de 30 euros, on peut faire jouer le petit à découvrir lettres, chiffres, météo, musique, comme autrefois avec les livres et autres jouets éducatifs, mais avec un écran pour faire comme les grands (pour mieux les préparer à leur avenir ?).

Est-ce un progrès ? Est-ce nocif ? Là, tous les avis se contredisent. D'un côté les troubles induits par la sédentarité, les ondes maléfiques, l'absence de sociabilité, et autres catastrophes annoncées dès que quelque chose de nouveau pointe son nez, et, de l'autre, par le souci d'un développement de plus en plus précoce, bien plus efficace que de poser l'enfant devant la télé pendant qu'on fait autre chose.

Quoi qu'il en soit, à un an, quand le petit est encore au berceau, ça me semble un peu prématuré (c'est une litote), après, pourquoi pas ? Mais, tant qu'à faire d'éveiller précocement  nos chers bambins, ne vaudrait-il pas mieux essayer de leur apprendre à lire plus tôt ? Ils pourraient au moins lire ce qui est écrit sur leur tablette, déjà, et, qui sait, se mettre à lire des e-books,  ce qui serait très positif pour leur orthographe et pour leur culture générale !

25 sept. 2015

Une très belle exposition

Le musée du Luxembourg

Fêtes galantes, érotisme, amours et libertinage, polissonneries en tous genre souvent très explicites, bergères et séducteurs, scènes d'alcove au milieu de remarquables effets de drapés, voilà une illustration d'un certain état d'esprit du siècle des Lumières évoqué par le talent de ce peintre qui savait si bien mélanger la poésie et le scabreux.

Une exposition d'une centaine d'œuvres, fort bien mises en valeur, où l'on découvre toute la finesse des nuances picturales, et toute la sensualité d'un très grand peintre.

A ne pas manquer... L'exposition se tient jusqu'en janvier.




22 sept. 2015

Ailleurs


Très belle la surface d'Encelade, on se demande s'il s'agit de glace à la menthe ou d'une substance inconnue, on voudrait tant s'approcher encore plus...


Ce paysage martien me fait penser au lit d'une rivière cévenole à sec (comme c'est fréquent, sauf quand les orages la font déborder), en un peu plus ocre,  mais c'est vrai que le soleil sur Mars éclaire moins que dans le Languedoc.


Pluton la mystérieuse, si lointaine et encore si mal connue, vivement qu'on en sache plus sur cette ex-planète.


Là, on est sur Terre, dans un des plus beaux paysages parmi tous ceux que j'ai pu apprécier lors de mes voyages : les rocheuses canadiennes. Ici, c'est le parc Jasper.

21 sept. 2015

Une immense maison de retraite virtuelle


Ah les mémés de Facebook (oui, j'en fais partie) qui passent leurs journées à s'éclater sur des jeux ! Et ça discute des missions à faire, de l'éditeur qu'il exagère parce que c'est trop difficile, des billets qui disparaissent... Le tout au milieu de nouvelles du chat qui était malade, ou des excuses parce qu'on ne peut pas jouer et aider ses amies à cause des petits enfants qui viennent d'arriver, d'ailleurs, il ne faudrait pas que ces petits jeunes qui n'y connaissent rien viennent mettre la pagaille dans mes jeux.

On se transmet des blagues entre deux jeux, des vidéos d'animaux, des souhaits de bonne journée ou de bonne nuit avec des images kitch, on râle après son ordinateur qui ne fait pas ce qu'on veut, on s'engueule aussi parce qu'on n'a pas cliqué où il fallait chez le voisin. Et on n'oublie pas de se refiler des astuces pour progresser dans le jeu, puisqu'on ne joue pas les uns contre les autres, mais les uns avec les autres. On partage d'ailleurs ses bons résultats, et on encourage ceux qui progressent.

Tout ça est très animé, très marrant. Certes, il faut être initié pour comprendre des phrases du type : "cliquez sur mes cosmétique svp, je suis à la bourre", ou "j'arrête mes visites, faut que je fasse à manger", ou encore "je n'arrive pas à récolter assez de freudium rose pour faire des cadeaux". Mais tous les joueurs saisissent immédiatement, eux ! Il n'y a pas que des mémés, il y a aussi quelques pépés, plus rares, qui se découragent plus rapidement que les mémés, beaucoup plus tenaces et acharnées.

Tout ce petit monde finit par se connaître, se donne des nouvelles, par delà l'Atlantique parce qu'il y a un certain nombre de québécoises, annonce qu'on part en vacances et qu'on veuille bien ne pas te supprimer. De temps en temps, des messages privés fusent pour une demande particulière, ou tout simplement pour un bonjour plus personnel.

En fait, c'est la version XXIe siècle du scrabble ou des petits chevaux pratiqués entre les résidents dans la salle de loisirs de la maison de retraite ! En tous cas, attention aux directeurs de ces établissements, dans quelques années, vos chers résidents n'accepteront de finir leur vie chez vous que si vous leur fournissez une connexion internet de bon niveau !! 

13 sept. 2015

Un sac à main

Attribut classique et évident de toute dame ou demoiselle, le sac à main ! Quand on est une femme, on ne peut pas s'en passer.. Faut dire que l'habillement féminin comporte très peu de poches, voire pas du tout : pas de poches sur les jupes ou les robes, des minuscules sur les pantalons (faut pas ajouter des bourrelets aux rondeurs existantes n'est-ce pas ?), une ou deux dans les vestes, jamais à l'intérieur, alors que les messieurs en ont partout (des poches..) sur leurs blousons, leurs pantalons, ce qui ne les empêche pas non plus d'utiliser le sac de leur femme !

Donc, que met-on dans ce sac (qui ne peut pas être mis dans les poches) ? Les clés déjà, de la maison, de la voiture, du bureau ou de tout autre local qu'on est amené à ouvrir. Puis les papiers, permis de conduire, carte grise, carte d'identité, puis le porte-monnaie, carte de crédit (et toute autre carte de fidélité sans oublier la carte vitale), le mouchoir, ou plutôt l'étui de mouchoirs en papier, un crayon, le téléphone mobile. Déjà tout ça n'entre pas dans un mini-sac ou une pochette comme celle que l'on voit dans les mains des mannequins sur le papier glacé des revues de mode...

A tout cet arsenal, on peut rajouter selon l'âge et les pratiques : un tube de rouge à lèvres, un poudrier, des lunettes de soleil, une boîte de médicamentse, un paquet de cigarettes et son briquet, des cachous, un chapelet ou des préservatifs, etc.

Pour les accros des news technologies, en plus du téléphone, faut emporter le chargeur et/ou la batterie annexe, on ne sait jamais... Ainsi que l'APN, parce que c'est plus pro que le seul mobile, voire la phablette (pas la tablette, là, une 10 pouces, ça n'entre pas dans un sac "normal" ou alors, sans rien d'autre avec).

Tout ça, ce sont des objets que l'on met volontairement dans son sac, mais il y a tout le reste... Les petites pièces tombées du porte-monnaie, les tickets de métro périmés, les factures des grandes surfaces froissées, les mouchoirs en papier qui traînent au fond depuis des lustres, le crayon que l'on cherchait partout, la pile usée gardée là pour penser à en acheter une autre, le... enfin, suffit de regarder dans le fond du sac que l'on utilise depuis plusieurs mois pour allonger cette liste !

Et tout ça, ça pèse sur l'épaule ou sur le bras, d'autant plus que si on va faire une course quelconque, ou si l'on a autre chose à transporter qui n'y entre pas, il faudra une annexe.

Ah qu'il serait bon de pouvoir marcher dans la rue les mains dans les poches ! Pas de lourdes clés, une empreinte digitale servirait à ouvrir les portes ; pas de papiers d'identité, on aurait une puce implantée sous la peau.... Mais même si on arrive à résoudre techniquement le transports de choses indispensables comme des clés ou des papiers, je crois que les bonnes femmes ne changeront jamais, et trimballeront toujours un sac à main plein de trucs aussi encombrants qu'irremplaçables !

L'image d'illustration ne représente pas le contenu de mon sac à main, je ne me fournis pas chez Chanel..... 

8 sept. 2015

N'importe quoi !

Les fabricants de matériel électronique ont observé que 25% des internautes français avaient plus de 55 ans, et se sont dit qu'il fallait concevoir du matériel pour eux, puisque, c'est bien connu, les seniors ne comprennent rien à tout ça, à peine s'ils savent utiliser leur mobile, et encore uniquement pour téléphoner aux numéros que leur petit fils a entré dans le répertoire.

Donc, il leur faut quoi aux vieux ? Une tablette simplissime d'emploi pour pouvoir échanger des messages et des photos avec leur famille, sans manœuvres complexes, ils pourraient tout détraquer, avec de gros boutons bien visibles : Internet, Messages, Photos, Actualités, parce qu'ils pourraient se tromper et ne plus savoir où chercher, avec quelques jeux simples pré-installés pour entretenir leur mémoire, et un dossier où toutes les photos automatiquement téléchargées seraient rangées. Et pour compléter le tout, certains fabricants proposent aussi une mise en service payante, et une assistance tout aussi payante ...

Ce qui veut dire, en résumant, que passé un "certain âge", on est totalement incapable d'utiliser seul du matériel ordinaire ! Oui je suis payée pour savoir que plus on vieillit, plus on apprend lentement, et moins vite on mémorise, mais tout de même, tous les gens de plus de 60 ans ne sont pas tous séniles ! Certains ont même utilisé l'informatique pendant de nombreuses années dans leur vie professionnelle, et d'autres, même, ont appris à utiliser un ordinateur quand leurs petits enfants, vous savez, ceux qui ont 14 ans et qui savent tout en informatique, n'étaient pas encore nés..

Et les plus jeunes, ceux qui n'ont soi-disant pas besoin de matériel adapté, vous croyez qu'ils ne patouillent pas aussi pendant quelques temps avant de bien comprendre le fonctionnement de leur tablette ? Ne serait-ce pas plutôt aux constructeurs et développeurs de système d'exploitation, de faire un effort pour améliorer l'ergonomie de leur système ? Pourquoi Apple a tant de succès dans ces objets pourtant bien plus chers que les autres ? Pourquoi Google a fait un tabac en adoptant Androïd alors que Microsoft rame encore derrière ?

Quand on veut vraiment faire quelque chose, on y arrive, même après 60 ans, même si c'est un peu plus long que quand on en avait 30.. Mes copines de jeu, qui ont entre 50 et 75 ans en moyenne, n'ont aucun mal à utiliser Facebook, même si elles ont parfois des soucis pour mettre à jour Flash Player, ou peinent avec une carte graphique insuffisante. Peut-être que justement, l'interface a été particulièrement bien conçue ? Ou qu'elles ont fait l'effort, pas bien grand, de s'y mettre ?

Le cerveau n'est jamais aussi performant que quand on le fait fonctionner, donc, apprendre quelque chose de nouveau, le mettre en pratique, n'est-ce pas utile à tout le monde et justement encore plus au seniors ? Ce serait en tous cas plus positif, et moins stigmatisant (mot très à la mode), que de partir du principe qu'ils sont trop vieux pour comprendre quoi que ce soit aux nouvelles technologies, et de leur faire acheter (bien plus cher que le matériel le plus courant) des outils soi-disant adaptés ?

Oui, je fais partie des seniors, plus près des 70 que des 50 d'ailleurs, pourquoi ?? :-) 

7 sept. 2015

Ombres et lumières

Le matin, quand il fait beau, à l'entrée de l'automne, il y a de beaux effets d'ombre et de lumière dans le jardin. Contraste important entre le soleil "cru" et la couleur sombre des branches et des feuilles. Avec en plus, l'herbe reverdie par la pluie, toute piquetée de petits cyclamens sauvages qui poussent tout seuls et essaiment partout.




3 sept. 2015

La tentation rôde


Il y a dans Paris, et dans d'autres grandes villes aussi, des lieux de perdition dans lesquels on entre l'œil brillant et les mains tremblantes. On arrive, on se faufile dans la foule de ceux qui sont déjà là, et on s'arrête, pour mieux voir tout ce qui entoure et qui fait déjà saliver de désir.

Puis, on regarde les affiches, les pancartes, et on se dirige doucement vers les objets de la convoitise, on s'approche et on tend le bras et on l'attrape ! Oui, le premier, celui qui a attiré l'œil en priorité. On l'ouvre délicatement, puis on le retourne, puis, on le regarde lentement avant de se le glisser sous le bras ou de le reposer sur sa pile. Mais pendant qu'on en tenait un, les autres attirent aussi l'attention, on tourne la tête, on en découvre encore, on ne sait plus où regarder...

Mais c'est que derrière il y en a d'autres, et en face aussi, et plus loin encore. Le bras gauche, coude fléchi, commence à peiner, tandis que la main droite s'affaire à en soulever un autre pour regarder le prix.. La tentation s'accroît tandis que dans le sac, la carte de crédit commence à trembler. Et là, celui-là que je cherchais depuis un moment... Allons, c'est pas trop gros, pas trop cher, on peut se laisser aller... Le biceps gauche se tétanise de plus en plus.

Un dernier regard, un tout dernier, des regrets plein les yeux, des volumes plein les bras, on se dirige vers la caisse (*). La carte bleue soupire en se glissant dans la fente, on détourne le regard des chiffres verts qui sont affichés, on tape son code les yeux baissés, on range le tout dans un sac et .... On ahane tout au long du chemin pour retourner à la gare St Lazare avec le métro (ou ses pieds si on a choisi la FNAC qui est juste en face), parce que les livres, qu'est-ce que c'est lourd !!

En plus de la FNAC qui est en point de mire quand on sort de la gare, il y a aussi Gibert Jeune près de la Seine et ses étalages extérieurs à si bas prix qu'on prendrait bien tout, ou encore La Procure, en face de Saint Sulpice où il n'y a pas que des livres religieux, loin de là, et tant d'autres encore... La tentation est partout !

(*) Maintenant, on trouve des caisses sans caissières : des automates sur lesquels on scanne les livres achetés, qui font le total et vous invitent à insérer votre carte de crédit. On n'arrête pas le progrès... Et le chômage non plus...

2 sept. 2015

Le château de Vincennes


Au bout du monde ? Pas tout à fait, mais tout au bout de la ligne 1 qui a la courtoisie de vous débarquer juste devant l'entrée. On passe sur le pont levis qui surplombe de profonds fossés, et on arrive... Sur une immense esplanade bordée de bâtiments militaires du siècle dernier (l'un d'eux est intitulé "harnachement" et est daté du XIXe siècle). C'est si grand que l'on a du mal à voir la pancarte indiquant la billetterie qui jouxte le magasin de souvenirs.

Ensuite, on continue la marche à pied jusqu'à la Sainte Chapelle, en cours de restauration, mais l'intérieur est tout à fait accessible, tout propre, tout blanc. Quand on pense qu'à l'époque, l'intérieur des églises, et l'extérieur aussi d'ailleurs, était polychrome... Pour ce qui concerne l'extérieur, il y a d'excellentes reconstitutions des couleurs d'avant par laser à Amiens, ou à Poitiers, par exemple. Mais revenons à Vincennes.

En face de la Sainte Chapelle, il y a le donjon, précédé du châtelet. On accède au donjon par un premier pont levis, et on circule dans les pièces qui ont servi tour à tout de salle du conseil, de chapelle, de salle des gardes et même, plus tard, de prison. Dans la tour du châtelet, il y a le cabinet de travail du roi, avec sa haute cheminée et ses ogives. Là, la préposée vous prête une tablette où a été reconstituée cet endroit en réalité augmentée, et, en la déplaçant le long des murs et en direction du plafond, on peut voir comment c'était au XIVe siècle : lambris sur les murs pour la chaleur, plafond polychrome à dominante de rouge et de bleu, meubles, etc. Belle idée qui mériterait d'être reprise dans bon nombre de lieux historiques !

De la terrasse du châtelet, on a une très belle vue sur Paris d'un côté, et le bois de Vincennes de l'autre.

L'endroit est paisible, les visiteurs ne se bousculent pas et ne font pas la queue, la boutique de souvenirs est riche d'excellents ouvrages sur le Moyen-Âge et autres, et en plus il n'y a pas de portiques ni de vigiles qui fouillent les sacs ! Donc, promenade reposante et intéressante.


Le chemin de ronde

Les ogives de la salle des gardes du donjon

Les vitraux de la Sainte Chapelle
L'oratoire de la reine dans la Sainte Chapelle


26 août 2015

Communautés et groupes


Non, ce n'est pas un sujet religieux, ni politique, il s'agit seulement des communautés de joueurs sur Facebook. La plupart des jeux proposés sont basés sur les "amis", avec lesquels on échange des objets pour avancer dans le jeu. Donc, il faut trouver des "amis" pour pouvoir jouer. Comment ? Le mieux est de s'abonner à des groupes de joueurs. Chaque jeu en comporte plusieurs, puisque leur création est tout à fait libre. Donc, un joueur particulièrement assidu va créer un groupe, auquel Facebook, toujours à l'affût de ce que vous faites, vous proposera de vous abonner.

On va sur la page du groupe qui intéresse, on regarde les gens qui en font partie, on y voit des personnes que l'on croise sur le jeu, on demande à s'abonner, et l'administrateur vous accepte (enfin, j'ai toujours été acceptée..). Une fois que vous en faites partie, vous avez accès à différentes rubriques, des trucs et astuces, des annonces sur l'évolution du jeu, des noms de gens qui recherchent des "amis", auxquels on peut se joindre.

Ensuite, on reçoit les notifications des membres du groupe, et celles des personnes qui vous ont demandé comme "ami" et dont vous avez confirmé la demande. Alors, on se dit bonjour le matin, bonne nuit le soir, on apprend qu'une telle est malade et ne peut pas jouer, qu'une autre est partie en vacances (on voit des photos), ou que sa fille a eu un bébé (on voit des photos aussi...), ou encore que son chien s'est blessé en promenade ! Si on fait partie de plusieurs groupes, on a de quoi lire !!

De son côté, on peut demander par ce biais aux "amis" des objets dont on a besoin, signaler une astuce qui n'a pas encore été vue, râler aussi après ceux qui ne font pas ce qu'on veut, ou plaisanter sur n'importe quel sujet si on le souhaite. La plupart des personnes qui jouent ensemble ne se connaissent pas et ne se rencontreront jamais, mais il se noue toutefois une certaine complicité ou familiarité avec quelques uns, ce qui humanise toute cette virtualité.

Récemment (*), j'ai découvert un nouveau jeu de survie sur une île déserte, Coral Island, où il faut fabriquer de la nourriture, ramasser des bananes, couper du bois, et j'ai vite vu que je n'avais pas assez d'amis pour pouvoir jouer confortablement. Je me suis donc abonnée à un groupe de joueurs francophones (plus pratique pour discuter), et ai demandé des "amis". En une soirée, j'en ai eu une cinquantaine, à tel point qu'il m'a fallu arrêter de confirmer les nouvelles demandes qui pleuvaient ! Et là, ça va bien, je récolte des objets chez eux, ils en récoltent chez moi, j'envoie des cadeaux, ils m'en envoient, et le jeu avance bien.

Tout est bien dans le meilleur des mondes ? Pas toujours... Il y a comme dans la vraie vie de somptueuses querelles, dans le genre "si tu ne cliques pas sur mes cœurs, je te supprime", ou encore "dix fois que je demande des lianes, et personne ne m'en donne, j'en ai marre, je me casse", des mauvais joueurs de mauvaise foi, des profiteurs, des gens qui jouent perso, mais le gros avantage c'est que quand quelqu'un vous déplaît, on peut le supprimer de la liste de ses amis, et on n'entendra plus jamais parler de lui.. Ce qui n'est pas possible IRL, n'est-ce pas ?

En tous cas, ce monde virtuel est distrayant, on ne le soupçonnait pas il y a 20 ans. C'est un autre monde, une autre sphère d'activités, une vie parallèle... Qui a une certaine tendance (perverse ?) à largement empiéter sur la vraie vie !

(*) Bien sûr que je joue toujours à Supercity, mais comme l'été, il n'y a pas de nouvelles missions, c'est moins prenant, et on a le temps d'aller voir ailleurs. 



18 août 2015

Longs courriers et vols longs

Cabine classe affaires

La compagnie aérienne Emirates a annoncé qu'elle ouvrait un vol direct entre Dubaï et Panama, et que ce serait le plus long vol sans escale du monde, soit 17 heures.

Actuellement, les vols les plus longs sont :
* Dallas (Texas) --> Sydney (Australie) = 16h 55
* Johannesburg (Afrique du Sud) --> Atlanta (USA) = 16h 40
* Dubaï --> Los Angeles = 16h 35

17h dans un avion..... Même si la compagnie Emirates est réputée pour le confort des passagers, ça fait quand même bien long, surtout en classe économique, si en plus on est au milieu d'une rangée ! Le tout sans bouger, ou alors a minima sous peine de cogner dans ses voisins. Sans doute est-ce un peu mieux dans les classes intermédiaires, genre "confort" ou "premium", mais ça doit quand même être interminable. Enfin, il faut se dire que pour aller de Dubaï à Panama, il faut être un homme d'affaire (quel touriste serait amené à faire ce périple ??) et que celui-ci peut voyager dans la classe du même nom, puisque c'est sa boîte qui paye, et qu'il pourra au moins déplier ses jambes !

Il avait été question à une époque, d'aménager l'Airbus A 380 avec des escaliers, des boutiques, des endroits pour se détendre et changer de position, mais j'ignore si une compagnie a choisi ces options. J'ai pris une fois un Airbus A 380 (d'Air France), que j'ai trouvé particulièrement silencieux, mais je n'ai rien vu qui pouvait ressembler à une zone de loisirs (*) !

Les vols les plus longs que j'ai pratiqués allaient à Buenos Aires (13h 30), ou en Afrique du Sud et à San Francisco (11h), le nombre d'heures passé dans l'avion sont d'ailleurs variables, parce que si le temps de vol est à peu près constant, entre les attentes au décollage où on fait la queue sur la piste, et l'atterrissage où il arrive qu'on tourne longuement avant de se poser, et que l'on attende ensuite qu'une porte de débarquement se libère. Donc, quand on sort de l'appareil, que l'on prend un "tuyau" pour arriver à la zone des bagages et des formalités douanières, on a les jambes à la fois raides et flageollantes !!

Quand c'est possible (ou quand c'est inévitable), c'est nettement plus agréable de scinder le vol en deux étapes, avec deux ou trois jours d'arrêt entre les deux. Pour l'Alaska, c'est bien d'arriver d'abord à Chicago (9h de vol), d'y rester quelques jours, et de repartir ensuite pour Anchorage (7h de vol), d'ailleurs, il n'y a plus de vol direct depuis qu'Aeroflot a cessé de les assurer (**). Mais pour Buenos Aires, par exemple, comme on ne peut pas se poser en plein Atlantique et repartir ensuite...

En fait, quand on voyage dans les autocars qui traversent l'Europe, on reste bien plus longtemps dedans, 23h pour aller de Cracovie à Paris... Mais c'est très différent. Déjà, on est très confortablement assis, avec repose pieds, et sièges larges, et surtout, pour des raisons de sécurité, on s'arrête 20 minutes toutes les 3 heures (c'est une obligation pour le chauffeur), ce qui permet de faire le tour du car en petite foulée, de bouger ses bras, ou de boire un coup sans éborgner le voisin. Mais le temps n'est pas le même, il faut à peine trois heures pour aller en avion de Cracovie à Paris... Là, il en faut 20 de plus...

Quant au train, avec les TGV on perd la notion des distances, tout du moins en France et dans le voisinage immédiat. Du coup, quand la liaison existe, le train est souvent préférable à l'avion, plus facile d'accès (faut y aller à Roissy, et même à Orly alors que la gare de Lyon est à une encablure de métro), et voyager en première classe quand on est senior (avec la carte qui va avec), ne grève pas le budget comme de choisir une classe affaire en avion ! (***).

D'aucuns diront qu'on peut aussi rester chez soi...

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

En remplaçant la douceur angevine par la douceur normande !


Cabine classe économique
(*) Si, justement Emirates propose un coin bar, des douches, et autre connexion wi-fi, mais pour les passagers en classe Affaire ou en Première seulement, en fait, ceux qui ont le moins besoin de changer de position.....
(**) C'est mieux pour la sécurité, parce qu'Aeroflot.... 
(***) Oui, je sais, le TGV ne va pas encore au Cap ou à Anchorage !

15 août 2015

Amazon..... Never more !

J'avais envie d'un livre et décide de le commander chez Amazon, oubliant qu'il y a quelques temps déjà, j'avais eu des soucis avec la livraison. Eh bien, bis repetita...

La commande se passe très bien, je reçois le mail de confirmation, puis, un autre mail m'annonçant la livraison pour le vendredi 14 août. Jusque là, tout allait bien.

Le matin du 14, je reçois un SMS du transporteur me disant qu'il ne m'avait pas trouvée et que je me mette en contact avec le service téléphonique de Colisprivé en charge de cette livraison. J'essaye le téléphone... Attente d'un minimum de 3 minutes, j'attends une minute ou deux, et à nouveau attente estimée à 3 minutes... Je raccroche et vais sur le site de colisprivé où je demande à ce que mon colis me soit livré au relais le plus proche de chez moi. J'enrage, après moi-même d'abord, j'aurais du avoir meilleure mémoire, et me souvenir qu'Amazon, contrairement à la FNAC, utilisait un réseau de transporteurs privés qui trouvent bien plus confortable de prétendre ne pas trouver l'acheteur et ne se donnent pas la moindre peine pour, ne serait-ce que téléphoner afin qu'on puisse les aiguiller ; et ensuite après Amazon qui continue à utiliser ces services défaillants.

J'envoie donc un mail fort mécontent à Amazon. Au passage, ce n'est pas évident à trouver l'endroit où on peut se plaindre sur leur site, c'est bien caché, et il faut en dérouler des menus avant d'y parvenir. Donc, j'envoie un mail en leur disant que c'est la dernière fois que je commande quelque chose chez eux, et que la prochaine fois, j'irai à la FNAC qui, elle, passe par La Poste. Il n'était pas loin de 19h.

Il ne s'était pas écoulé deux heures que je recevais la réponse d'Amazon ! Navrés, désolés, toussa... On m'annonce que mon colis sera déposé le lendemain même au relais (sauf que le lendemain du 14 août, c'est l'Assomption, et c'est jour férié, le surlendemain étant un dimanche...) et que si je ne voulais pas me déplacer, ils peuvent remplacer l'article (qui arrivera comment lui ?), ou rembourser la commande... Le tout avec une somptueuse faute de grammaire : "J'ai contacté colis privé et il nous a confirmé que votre colis va déposer demain en relais"..

Tout ça n'est pas gravissime, si le livre arrive trois ou quatre jours après la date prévue, je n'en mourrais pas, mais c'est le principe qui me déplaît. Quand on fait appel à un sous-traitant, on s'assure au moins que le dit sous-traitant ne fait pas son boulot n'importe comment, parce que le résultat peut être très mauvais pour les affaires si la clientèle est mécontente.

Tiens, j'ai lu quelque part qu'Amazon voulait utiliser des drones pour livrer ses commandes. Peut-être que ces derniers n'auront pas la flemme d'aller déposer les colis jusque dans les campagnes ? Ça ferait des chômeurs en plus ? Ben parfois on se demande si ce ne serait pas mérité quand on voit autant de manque de conscience professionnelle. Oui, je sais, pas leur faute, l'entreprise exige des cadences infernales, ils font ce qu'on leur dit de faire, etc. etc...... Donc, comme je n'ai pas l'ambition d'améliorer les conditions de travail des salariés de colisprivé ni d'en devenir le manager pour optimiser la qualité de service, la prochaine envie de bouquin passera par la FNAC (le facteur lui au moins sait où j'habite), ou par le libraire local qui le commandera et qui se débrouillera avec ses sous-traitants !

11 août 2015

Ressemblances

Voilà trois photos qui représentent des paysages très similaires, et pourtant, si une a été prise à 3000 kms de Paris, l'autre à 9000 kms, la troisième vient d'environ 225.000.000 kilomètres.

Qu'est-ce qui les différencie ? Le ciel, oui ! Tout le monde n'a pas la chance dans le Système Solaire d'avoir un beau ciel bleu. La température aussi, on n'a pas vraiment besoin d'une petite laine au sud du Maroc ou à la Réunion, alors que sur Mars, fait plutôt frisquet. Et certainement la géologie locale....

Sinon, la ressemblance est frappante, non ?

Mars

La plaine des Sables (Île de la Réunion)

Au sud de Ouarzazate (Maroc)

10 août 2015

C'est pas ma faute

Dans le monde des jeux online, quand quelque chose ne va pas, ce n'est jamais la faute du joueur, mais toujours un bug du jeu. Par exemple, on clique sans faire attention, on perd des objets indispensables, et on pleure qu'on n'a rien fait, qu'il y a eu un bug, et on ajoute, sans réaliser qu'on s'enferre, que ce n'est pas la première fois que ça se produit... Quand on a le malheur d'expliquer gentiment, qu'il faut faire attention, qu'on a vite fait un clic malencontreux, qu'on s'est trompé de bouton à cliquer ou de case à cocher, on n'est évidemment jamais cru, puisque ça ne peut PAS être de sa faute !

Quand le jeu ne marche pas bien, et qu'aucune maintenance est en cours, là aussi, faut commencer par regarder du côté de sa machine, se demander si la carte graphique supporte ce genre de truc, si Flash Player est installé correctement et à jour, essayer avec un autre navigateur, lancer d'autres jeux pour voir si c'est toujours pareil, avant de crier au bug que c'est une honte de ne pas pouvoir jouer à un jeu gratuit, qu'on se demande ce que font les développeurs !

Rien n'a changé depuis le temps de la réponse célèbre de l'Administration (n'importe laquelle d'ailleurs) : "c'est l'ordinateur qui s'est trompé". Ou aussi dans le cas où on essaye d'aider quelqu'un aux prises avec quelque chose qui ne fonctionne pas ou plus sur sa machine. A la question : "tu faisais quoi quand c'est arrivé ?" la réponse attendue était : "Moi, je ne faisais rien, et tout à coup, ça ne marche plus...". "Tu n'aurais pas, par hasard ou inadvertance fait..." "Oh non, pas du tout, j'ai juste voulu..." Et là, parfois, pas toujours, on arrive à comprendre l'erreur commise par l'interface chaise-clavier. La lui faire admettre est une autre paire de manches !!

Faut pas non plus tomber dans l'excès inverse et se dire que si "ça ne marche pas" (son ordinateur, sa voiture, sa machine à laver, etc.) c'est qu'on ne sait pas s'en servir, ou qu'on fait de mauvaises manœuvres, il arrive aussi que ces objets n'en fassent qu'à leur tête et prennent un malin plaisir à faire n'importe quoi ! Que celui qui n'a jamais été aux prises avec une imprimante rétive et capricieuse me contredise....

9 août 2015

Twitter est malade

Une progression d'à peine 2% du nombre de ses utilisateurs annoncée en juillet, soit 316 millions, alors que Facebook en a près d'un milliard et demi.. Le niveau le plus bas atteint des actions depuis son entrée en Bourse en 2013... 3,6% des recettes publicitaires seulement aux USA contre 18% pour Facebook et 36% pour Google... Un PDG qui démissionne et un ancien patron, co-fondateur, qui revient à sa place en attendant de trouver quelqu'un.. Enfin, toutes nouvelles pas très encourageantes pour la pérennité de ce réseau social si novateur à sa création.

Qui s'en sert actuellement ? Aux dires des observateurs, Twitter est surtout utilisé par les adolescents et les professionnels des media. Transmettre une réflexion plus ou moins profonde (plutôt moins que plus d'ailleurs, avec 140 caractères autorisés), un flash publicitaire, un lien vers une nouveauté de site, une actualité brûlante ? Oui, tout ça, mais d'autres le font aussi, qu'il s'agisse d'une sorte de communauté comme sur Facebook, ou d'interactions entre les membres comme dans d'autres réseaux semblables. Alors, quel modèle choisir pour se démarquer et retrouver l'aura d'antan ?

L'ogre Google lorgne sur Twitter, d'autant plus que son réseau Google+ a été un échec et qu'il aimerait bien lancer un harpon dans cette direction ; d'autres aussi sans doute auraient certainement l'envie, sinon les moyens, de se l'offrir.

Et l'utilisateur lambda ? Qu'est-ce qu'il va y chercher ? Qu'est-ce qu'il lui reproche ? Tout dépend des sources d'intérêt que l'on a. L'un voudra connaître les moindres détails de l'actualité quotidienne, et s'abonnera aux tweets des grands journaux par exemple. L'autre sera plus attiré par les programmes télé, les people, le sport. Et certains ne seront abonnés qu'aux tweets de leurs amis. Dans tous les cas, la limite des 140 caractères est pénalisante, le système des hashtags peu clair, et certains dysfonctionnements de l'interface web sont agaçants.

Alors, le petit oiseau bleu continuera-t-il encore longtemps à gazouiller ? Ces choses là évoluent si vite de nos jours... Perso, je pourrais facilement me passer de Twitter, alors que ce n'est pas le cas de Facebook, qui est ma cour de récré, mon terrain de jeu favori depuis (trop ?) longtemps ! 

8 août 2015

Grandeur et décadence


Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je fabriquais des sites web en HTML, avec un éditeur de texte d'une main, et un client FTP de l'autre, avec des CSS en plus.. Et maintenant, j'utilise des moteurs de blog tout faits d'avance, avec une préférence pour les plus simples d'entre eux, comme Blogger.

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je faisais affiches, textes, journaux associatifs en LaTeX et PsTricks... Et maintenant, pour les rares textes que je dois éditer, j'utilise Page, parce que c'est d'origine sur l'IMac, où j'ai même eu la flemme d'installer Open Office.

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je faisais de l'image de synthèse en 3D avec PoVRay, avec un script tout écrit à la main dans Emacs, et un rendu lancé en commande shell... Et maintenant, je ne fais plus du tout de 3D (tout oublié), et n'utilise The Gimp que pour améliorer quelques photos.

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, j'utilisais Emacs pour tout, gestion de fichiers, textes, scripts LaTeX et PoV, shell, et même IRC et musique... Et maintenant, c'est tout juste si je me souviens de C-x k et C-x C-c, les rares fois où je l'utilise, le trompant avec le basique TextWrangler (*).

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je prônais les logiciels libres, je participais à des forums sur le sujet, à des expositions... Et maintenant, bientôt 10 ans que j'utilise MacOS et que je ne suis pas prête d'en changer, les outils Google et autres vilenies vilipendées à une autre époque (**).

Alors ? Dans un peu plus de 10 ans ? On verra bien du moment qu'il y a du wi-fi à la maison de retraite !!!



Les images d'illustration représentent deux images de synthèse non figuratives, parmi les dernières créées il y a..... Presque 10 ans !

(*) J'ai quand même toujours besoin d'un éditeur de texte sous le coude, que ce soit sur la machine de bureau ou sur la tablette, ça, ça ne m'a pas passé... Ça me sert à tout, de brouillon, de post-it, d'anti-sèches, etc.
(**) Je ne suis quand même pas retournée sous Windows, faut pas pousser ! Mais après des années informatiquement enrichissantes mais fort stressantes passées sous Linux, je suis trop bien dans mes confortables pantoufles de Mac User pour les quitter.

7 août 2015

Du pain au mois d'août ?

Ah les boulangeries au mois d'août ! C'est toujours la course pour en trouver une d'ouverte. On la repère d'ailleurs en voyant une longue queue inhabituelle qui s'étire sur le trottoir. Quand sur tous les boulangers du bourg il en reste 2 d'ouverts aux environs du 15 août, on se pose des questions... Il est vrai qu'un commerçant local m'a dit que ses confrères ne lui communiquaient pas leurs dates de congé, ou s'ils les communiquaient, ils donnaient des dates fausses ou au mieux approximatives. Mauvaise langue ?? Je n'en sais rien, mais en attendant, faut calculer son coup pour trouver son pain quotidien !

Heureusement que les congélateurs existent, et qu'il suffit de deux minutes quinze secondes pour décongeler une demi-baguette, mais il faut prévoir, ou alors, faire comme tout le monde, partir en vacances au mois d'août !!

Avec tout ça, faut que j'aille acheter du pain....

4 août 2015

Les nouveaux rurbains

Un maire breton, du Finistère, pour enrayer la fuite des habitants de sa commune, a mis en vente à 1 euro le mètre carré, un pré communal qu'il a fait lotir. Et les offres d'achat ont afflué à tel point que l'école qui était menacée de fermeture va sans doute être sauvée, et que des petits commerces envisagent de s'y installer à nouveau. Quelles sont les motivations des acheteurs ? Qui viennent pour la plupart de grands centres urbains ou des périphéries des villes comme Marseille, Lyon, Paris ?

Une vie plus calme, moins agitée, moins polluée, une meilleure qualité de vie en un mot. Mais aussi les prix de l'immobilier qui atteignent des sommets dans les grandes villes et ne permettent plus aux classes moyennes de se loger convenablement. Enfin, l'attente d'une atmosphère plus chaleureuse, plus conviviale. Et sans doute de nombreuses autres raisons.

Toutefois, sans souffler sur l'enthousiasme de ces nouveaux ruraux, il faut qu'ils aient conscience de petits détails dans la vie quotidienne qui n'ont pas grand chose à voir avec les fleurs du jardin et les petits oiseaux le matin...

Déjà, il faut pouvoir se déplacer de façon autonome, les campagnes étant quasiment dépourvues de transports en commun, donc, il faut une voiture voire deux, selon le nombre d'habitants en âge de conduire. De toutes façons, comme il faut aller faire les courses au bourg le plus proche, et qu'on ne peut pas rapporter le contenu d'un caddie à pied (le vélo étant souvent impossible passé un certain âge), ou qu'il faut aller chercher le train pour aller travailler en ville parce que trouver du boulot dans un bled de moins de 1000 habitants est une gageure, sauf à être médecin... Justement, à ce propos, il faut prévoir au moins 15 jours à l'avance qu'on va être malade, compte tenu de la pénurie de généralistes en zone rurale, il faut attendre son tour ! Sauf à aller aux urgences, parfois à une trentaine de kilomètres, donc, on en revient à la case voiture.

Côté nouvelles technologies, le téléphone fixe va partout, certes, mais le mobile, c'est une autre histoire. Les fournisseurs d'accès se vantent de desservir 98% des habitants, mais ne pipent pas mot sur la desserte du territoire, où l'habitat est disséminé, et pour cause.. Quant à la 4G, c'est un doux rêve pour bon nombre de gens des campagnes, qui sont déjà si contents de capter, de temps en temps, la 3G. Pour Internet, ça s'est quand même amélioré depuis quelques années, il y a de moins en moins de gens qui ont un très faible débit, incompatible avec la majeure partie des applications, mais il en reste encore, ceux qui ont la malchance d'habiter loin du DSLAM, quant à la fibre optique, on rigole.... Qui va avoir envie d'équiper des petits villages ou des habitats isolés ? C'est pas rentable du tout !!

Donc, il ne faut pas se lancer à l'aveuglette. Habiter la campagne est un privilège, une chance, un plaisir, ce n'est pas moi qui ai fait ce choix il y a fort longtemps qui vais dire le contraire, mais il y a un surcoût non négligeable à prévoir, et quelques inconvénients aussi.. En plus, comme dans les nouveaux lotissements communaux, pour des raisons de prix mais aussi d'écologie (il ne faut plus gaspiller le terrain), les surfaces dépassent rarement les 1000 mètres carrés, on est quand même assez près les uns des autres, ce qui peut entraîner quelques nuisances, chiens, tondeuses, gamins qui braillent, lève-tôt ou couche-tard, etc.. pas très différentes de celles que l'on peut déplorer en ville.

Mais si les voisins sont loin, si on a encore la possibilité physique de conduire sa voiture, si on est à moins d'un kilomètre du DSLAM, si Internet sur mobile n'est pas une priorité, si on n'est pas hypocondriaque, alors faut pas hésiter, parce qu'on est rudement bien, et ça n'empêche pas d'aller faire du tourisme à Paris, Lyon ou Marseille quand on en a envie ! On est si content, le soir, en rentrant d'une exposition ou d'un trekking urbain, de retrouver la verdure et le calme de sa campagne.


N'est-elle pas belle ma campagne ? Même en automne ou en hiver !