2 avr. 2018

France-Loisirs, la fin ?

J'apprends avec peine que France-Loisirs est en redressement judiciaire depuis décembre 2017. Ils sont en sursis pendant 6 mois, laps de temps pendant lequel ils vont tenter de trouver de nouveaux partenaires et de nouveaux financements. La concurrence d'Amazon leur a été fatale, et leur chiffre d'affaire a lourdement chuté, la fin risque d'être très dure.

Très dure pour les 1800 salariés de l'entreprise, mais aussi pour les abonnés de cet organisme qui a pourtant contribué à faire lire des milliers de gens...

Abonnée à France-Loisirs depuis les années quatre-vingt, même si je n'y trouvais pas toujours ce qui correspondait à mes goûts de lecture (je ne lis jamais de romans, en dehors de ceux de science-fiction, et ne dévore que des "documentaires"), je n'ai strictement jamais eu à m'en plaindre.

Autrefois, on remplissait le bon de commande à la main, on y joignait un chèque, on le postait, et les livres arrivaient. Ensuite, il y a eu la commande en ligne, plus rapide, et les livres arrivaient toujours à la date prévue, par la Poste (pas de transporteur qui ne trouve jamais la maison, ni de déplacement vers un point relai), soigneusement emballés. De beaux livres, reliés pour la plupart, qui pouvaient être lus et relus sans devenir des bouts de papiers froissés, et qui pouvaient aisément se ranger dans une bibliothèque.

Même si, du fait de mon ancienneté (et surtout de la place qui commençait à manquer), je bénéficiais d'un statut particulier qui me permettait de commander quand je voulais, et pas obligatoirement tous les trimestres, je continuais à leur acheter plusieurs volumes par an, je n'ai jamais été déçue, tout fonctionnait parfaitement, livraison et qualité des ouvrages.

Peut-être est-il dommage qu'ils aient voulu se diversifier, avec des produits autres que le livre, comme des locations de vacances, des produits de beauté, des jouets (lesquels étaient pourtant fort intéressants), ce qui a un peu brouillé leur visibilité, mais sans doute ont-ils voulu faire feu de tout bois avant l'agonie finale ?

Encore quelques jours, et on saura si ce pan de la culture française s'effondre définitivement, ou pas... L'avenir le dira !

1 avr. 2018

Pâques fleuries

En ce premier jour d'avril, dimanche de Pâques, le printemps est encore bien timide : pas de feuilles aux arbres, les aubépines qui peinent à éclore, les bourgeons qui grossissent lentement. Mais l'église était bien fleurie, avec des compositions de toute beauté !



30 mars 2018

Hypocrites !

Une autre époque.....
je reçois un mail de la SNCF (en tant que carte senior, grand voyageur), m'indiquant :

Une période de grève est annoncée à compter du 2 avril 2018 à 19h, sur la base de 2 jours de grève tous les 5 jours.

Si la date de votre prochain voyage a lieu un jour de grève, nous vous invitons à privilégier l’annulation ou le report de votre voyage. À cet effet il vous est possible d’échanger ou de faire une demande de remboursement de vos billets TGV ou Intercités sans frais ni surcoût pour les voyages prévus jusqu'au 29 avril 2018, y compris pour des tarifs non échangeables / non remboursables. Ces échanges et demandes de remboursement peuvent être effectués sur vos canaux d’achat habituels.

Les équipes SNCF sont actuellement mobilisées pour limiter au maximum les désagréments que vous pourriez rencontrer durant cette période : chaque jour, à 17h au plus tard, vous trouverez sur l’application sncf et sur sncf.com la liste de tous les trains dont le départ est confirmé pour la journée du lendemain.

Vous pouvez compter sur notre engagement à vos côtés.

Quel engagement ?? Vous avez le droit de grève, certes, et vous faites partie des personnes qui ne risquent rien en le pratiquant (contrairement aux salariés du privés qui risquent de perdre leur emploi s'il ne peuvent pas rejoindre leur lieu de travail..), vous vous engagez à quoi ? A tenter de rendre populaires vos revendications ? Dans ce cas, il faut jouer le jeu en faveur de l'usager, et agir plutôt contre votre organime : par exemple, billets gratuits, trains allongés pour que les gens puissent voyager assis dans les TER et autres Intercités.. Faire comme les employés d'un péage autoroutier qui, en guise de manifestation de mécontentement envers leur direction avaient ouvert toutes les barrières de péage où l'on passait librement. Ça a été efficace, en trois jours ils avaient obtenu gain de cause !

Mais en rendant les trajets quotidiens difficiles et épuisants aux plus faibles que vous (je parle de la sécurité de l'emploi, mais aussi de la pénibilité), alors que le service est de plus en plus lamentable (trains en retard, supprimés, inconfort permanent, etc...), vous ne méritez pas les avantages que vous détenez, ni le nom de service public !

Alors, messieurs, s'il vous plaît, faites profil bas, soyez honnêtes, dites que vous faites grève pour défendre ce que certains considèrent comme votre statut privilégié et ne nous parlez pas d'engagement à vos côtés, ni de limiter au maximum les désagréments que vous mettez sciemment en place, parce que ça, c'est de l'hypocrisie. 

23 mars 2018

Le musée de la contrefaçon


Voilà un musée fort peu connu, qui mérite pourtant la visite. A quelques encablures du métro Porte Dauphine, tout près de l'avenue Foch, installé dans un fort bel hôtel particulier, il présente toutes sortes de produits et autres objets contrefaits, saisis par les douanes.

Certes, ce n'est pas bien grand, et on en aurait vite fait le tour s'il n'y avait, dans chaque vitrine, d'intéressants panneaux donnant beaucoup d'informations, parce que c'est quand même un phénomène très complexe, qui s'est encore intensifié avec les achats sur internet. Du téléphone portable à bas prix qui se prétend être un Samsung Sx, aux chaussures Loboutin, en passant par les sacs Longchamps et autres parfums soi-disant de grandes marques, on écarquille les yeux pour voir les différences qui ne sautent pas immédiatement aux yeux justement !

Quand c'est possible, il est bien de suivre une visite guidée, parce que la conférencière qui connaît parfaitement son sujet, donne d'amples explications et répond à toutes les interrogations des visiteurs. Il y a même, à la fin de la visite, des exercices pratiques, où l'on vous donne un produit authentique et le même contrefait, et l'on doit trouver les différences, ce qui n'est pas simple du tout !

Tout le monde peut être confronté à ce genre de pratique, même les acheteurs de bonne foi, trompés par des fabricants malins, même si on se méfie des prix trop bas pour être honnêtes, et c'est ainsi que l'on tombe dans l'illégalité, sans parler des risques (jouets non conformes, médicaments dangereux, batteries qui explosent, etc..).

Une visite instructive, durant laquelle les photos sont parfaitement autorisées, sauf que photographier des objets dans des vitrines avec les reflets sur les vitres n'est pas évident, d'où la mauvaise qualité de celles ci-dessous.



22 mars 2018

Le parc Monceau

Promenade au parc Monceau, le jour de l'arrivée du printemps 2018, avec un petit vent bien frisquet et un ciel tout gris. Pas une seule feuille aux arbres, et quelques jonquilles qui pointent courageusement leur nez, seuls les canards trouvent ce temps à leur goût !

Un joli jardin pourtant, avec rivières et ruines fausses ou vraies, de belles allées, et, tout autour, des immeubles et autres hôtels particuliers splendides dont on imagine même pas le prix au mètre carré....

Et une agréable promenade quand même, dans ce lieu inhabituel, un peu mystérieux, pas très grand, peuplé de joggers et de nounous promenant les petits enfants, à revoir quand le printemps se sera enfin décidé à arriver.





18 mars 2018

Attention réveil dangereux !

J'aurais du choisir ce modèle...
J'achète au supermarché un inoffensif réveil à trois francs six sous, en dépannage, à affichage numérique, dont le seul reproche est la complexité du réglage de l'heure et de la date (pas encore regardé comment on faisait pour l'alarme, qui pourtant, promet des chants d'oiseau ou de cascades).

Il y a une superbe notice, en excellent français, pour une fois, mais l'affichage est d'un côté, les boutons (minuscules) de l'autre, ce qui fait qu'on manipule les boutons à l'aveugle, parce que si on regarde le résultat des réglages, on n'a plus les boutons sous les doigts. Et comme il faut appuyer sur SET puis sur DOWN ou sur UP, puis sur autre chose, puis sur SET....

Ça, c'est habituel dans ce genre d'outil, on passe une bonne heure à le mettre en marche et à le régler. En plus, celui-là donne la date, et la température, on n'en demande pas tant à un malheureux réveil, d'autant plus que ça complique encore plus les manœuvres.

Le plus drôle n'est pas là, c'est dans les précautions d'emploi, parce que nul n'ignore qu'utiliser un réveil est terriblement dangereux et oblige à prendre des risques. Je recopie in-extenso ce qui est indiqué :

DANGERS POUR LES ENFANTS ET LES PERSONNES HANDICAPÉES
Cet appareil est conçu pour être utilisé par des enfants d'au moins huit ans ou par des personnes aux capacités physiques, sensorielles ou mentales limitées ou des personnes manquant d'expérience et/ou de connaissance, à la condition quelles soient sous surveillance ou qu'elles aient été initiées à la bonne utilisation de l'appareil et aux risques associés. Les enfants ne sont pas autorisés à jouer avec l'appareil. Le nettoyage et l'entretien usuel ne doivent pas être réalisés par des enfants sans surveillance.

Ça vaut son pesant de cacahuètes non ?

Donc, pour utiliser ce réveil, il faut avoir au moins 8 ans, mais surtout, avoir des capacités physiques parfaites, des capacités mentales illimités, et avoir une grande expérience (de quoi, on se le demande..). Faut pas jouer avec si on est un enfant, ni non plus le nettoyer, ou alors, sous le regard attentif d'un adulte ! On se demande ce qu'on risque, sinon qu'il soit hors d'usage rapidement !! On se croirait aux États-Unis où il est fréquent, devant une difficulté géographique (nombreux escaliers, altitude, passage étroit) de voir une pancarte indiquant qu'il faut aller voir son cardiologue et son pneumologue avant de descendre et de remonter les marches qui mènent à une cascade ou à une curiosité...

Je crois qu'il faut surtout avoir beaucoup de patience pour comprendre comment on le met en route, mais ça, ce n'est pas dit dans la notice ! 

17 mars 2018

Allergiques au numérique, passez votre chemin !

De plus en plus on dématérialise tout. La plupart des démarches administratives, factures,  documents divers, impôts, doivent se faire sur internet. Donc, obligation d'avoir un ordinateur, et de savoir s'en servir... (*)

Maintenant, on parle de supprimer le ticket de métro pour le remplacer par une application sur smartphone. Donc, obligation d'avoir un smartphone (pas un simple truc qui sert à téléphoner, hein !) et de payer bien sûr l'abonnement...

Déjà on n'a plus de relevé papier (électricité, gaz, banque, télécoms, etc..), ou alors en suppliant, et jusqu'à quand ? Ce qui impose de devoir se créer un compte sur un espace client, donc, posséder ordinateur et imprimante si on veut garder trace du document.

Sans parler des e-billets SNCF ou autres billets d'avion qui sont "déposés" sur le smartphone.

D'un côté, on reproche aux gens, aux plus jeunes, mais aux autres aussi, d'avoir le nez rivé sur un écran (smartphone, tablette, ordinateur) au détriment de la vie en société et de la convivialité humaine, de l'autre, on dématérialise tout en obligeant les mêmes gens à utiliser l'un ou l'autre de ces instruments pour tous les actes de la vie courante. Faudrait être logique non ?

Faudrait aussi organiser des sessions de formation ouvertes à tous pour étudier l'utilisation de ce matériel, configurer une adresse mail, installer les drivers d'une imprimante, utiliser une appli sur le téléphone, sans oublier une subvention pour l'achat des outils et les abonnements aux prestataires de service, sous la forme qu'on veut, tiens, par exemple, une diminution d'impôt pour celui qui déclare sur internet, ça s'est fait, au début, et ça a vite été supprimé ; ou un bonus sur la facture de gaz si on accepte qu'elle arrive par mail ! Oui, je sais, faut pas rêver, et faut vivre avec son temps.. Mais là, le temps va très vite, et la fracture entre ceux qui savent et qui peuvent et ceux qui ne savent pas et donc qui ne peuvent point, s'élargit. (**)


(*) Ayant animé un club d'informatique pendant 25 ans, je peux attester que l'utilisation d'un ordinateur n'est pas innée, loin s'en faut !
(**) Je ne prêche pas pour ma paroisse, depuis 1984 que je vis en symbiose avec mes ordinateurs successifs, depuis 1997 que j'ai un téléphone mobile dans mon sac et que je passe une grande partie de mon temps sur internet, ces pratiques ne me choquent pas, mais je sais par expérience que ce n'est pas le cas de tout le monde.

5 mars 2018

Anachronique ?




Non non, on n'est pas dans le Larzac, mais dans un village normand, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Paris. Ici, on n'est pas englué dans les embouteillages, mais dans les moutons ! C'est beaucoup plus amusant, mais question pollution, disons que ce n'est pas la même si j'en juge avec ce qu'ils ont laissé sur la chaussée !

Qualité des photos bien moyenne, j'en conviens, mais prises depuis la voiture, en extirpant l'APN du fond du sac où il réside en permanence. C'est vrai qu'il y a aussi le smartphone, mais j'ai pas le réflexe...

2 mars 2018

Notice diabolique

Quand vous revenez de chez le médecin et que vous rapportez des médicaments de la pharmacie, est-ce que vous lisez les notices incluses dans les boîtes ? J'espère bien que non, parce que si vous le faites, vous allez immédiatement les jeter !

Déjà, le papier fait 60cm de long sur 15cm de large (oui, j'ai mesuré), imprimé recto-verso en petits caractères, le tout plié en accordéon. On déplie et...

"Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament"

Oui, m'sieur...

Un long paragraphe décrit son usage, jusque là ça va encore ; ensuite, on vous parle des cas où il ne faut surtout PAS le prendre : grossesse, allergie, asthme, ulcères, maladie de foie, de rein, du cœur, des vaisseaux, du diabète, du cholestérol etc... Déjà ça en limite sérieusement l'usage ! Mais c'est pas tout, le médicament ne doit pas être utilisé si on prend déjà : de l'aspirine, des anticoagulants, des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'agiotensine (c'est quoi ça ?), des antidépresseurs, de la ciclosporine, mais aussi du pemetrexed, du tacrolimus, et du déférasirox.... Bigre !

Non non, c'est pas fini, parce que cette molécule peut avoir des effets indésirables : réactions allergiques, gêne respiratoire, œdème de Quincke, hémorragie disgestive, décollement de la peau, troubles digestifs, vomissements, diarrhée, constipation, inflammation de l'intestin, maux de tête, vertiges, insomnies, somnolence (faudrait savoir...) bourdonnements d'oreille, troubles de la vue, baisse de la fertilité, difficultés à la concentration (c'est vrai que c'est pas évident de se concentrer pour lire cette littérature).

Et pour finir, si par hasard vous ne vous sentez pas assez informé, vous pouvez trouver encore plus de détails sur le site internet de l'ANSM ! Ouf !

Alors, on regarde la boîte d'un œil torve, on sort un comprimé avec précaution (non, il n'est pas écrit qu'il allait s'auto-détruire dans une violente explosion), on l'avale, et on s'étonne d'être encore vivant ! 

28 févr. 2018

Ondes maléfiques

Nous sommes environnés d'ondes, de toutes sortes, radio, wi-fi, et bien d'autres, et ceci inquiète fortement bon nombre de nos contemporains.

Ceux placés près d'un émetteur téléphonique se plaignent de maux de tête, de malaises, de douleurs musculaires, mais, bizarrement, utilisent un téléphone mobile plaqué contre leur oreille, donc tout près du cerveau, à longueur de journée. Si, pour des raisons sanitaires, on le leur interdisait, ce serait le tollé général !

En 2007, le wi-fi ayant fait son entrée dans les bibliothèques municipales, la mairie de Paris a du le supprimer suite à de nombreuses plaintes des usagers qui ne voulaient pas subir un pareil préjudice. Dix ans plus tard, dans les bibliothèques, mais aussi les hôtels, les magasins, les immeubles, on baigne dans les ondes wi-fi et... tout le monde va bien et rouspète quand il n'y a pas d'accès !

Toujours à propos de wi-fi, pour protéger la santé de nos chers petits, une loi interdit, depuis 2015, l'installation de boitiers wi-fi dans les crèches et les garderies. Sauf que, quand ils rentrent chez eux, on n'éteint pas pour autant la box familiale (et a fortiori celle des voisins) sinon, ce serait la panique à bord !

Et les fameux compteurs Linky qui ont suscité tant de polémiques, sont-ils aussi dangereux pour la santé publique (on ne parle que de santé, pas du côté intrusif de la chose) que ce qu'il en a été dit ? Sachant qu'un compteur linky n'émet pas plus d'ondes qu'un téléviseur, il faudrait, toujours pour des raisons sanitaires, interdire tout téléviseur dans les foyers, ce qui provoquerait une révolution !

On se marre... Pour l'instant, aucune étude sérieuse n'a pu démontrer la nocivité de ces ondes, et si les symptômes d'électrosensibilité existent, l'OMS ne les attribue absolument pas à l'exposition aux champs électro-magnétiques. Donc, il faut être cohérent, ne pas considérer que le wi-fi de la crèche est plus nocif que celui de la maison, et ne pas être aussi ridicule que cette dame qui s'était plainte des maux occasionnés par un émetteur téléphonique voisin alors que celui-ci n'était pas en fonction !  

19 févr. 2018

Quelle honte !

Lundi 19 février, en gare de Vernon-Giverny, 7h. Un train supprimé, les gens s'agglutinent sur le quai dans l'attente du seul prévu, en provenance du Havre, qui a déjà 10 minutes de retard. Le haut-parleur indique que le train qui va arriver est déjà plein, et qu'il serait préférable de repousser son trajet vers Paris au train de 8h53 (quand on va à son travail, on explique comment à son patron qu'on aura deux heures de retard ???).

Le train arrive, effectivement bondé, de vieilles voitures grinçantes envahies de gens debout, à califourchon sur les casiers à bagage, par terre... A chaque arrêt, on perd plus de 5 minutes pour que ceux qui montent parviennent à s'insérer, à tel point qu'à Mantes, il a fallu empêcher des voyageurs de monter parce qu'on ne pouvait plus fermer les portes. Heureusement que Mantes, c'est la grande banlieue, et qu'il y avait un autre train un quart d'heure après. On finit par arriver, épuisés et en retard.

On se dit qu'en rentrant en milieu d'après-midi, il y aura moins de monde... Illusion ! Certes, la gare saint Lazare était plus calme que la semaine passée vers 18h, mais, comme il n'y a pas de train pour Rouen ou Le Havre entre midi et 16h30, tout le monde se précipite dans le 14h19 dès qu'il est affiché. Sans oublier que ces voitures ne sont pas prévues pour héberger des valises, donc, que les gens qui en ont doivent les poser sur leurs genoux pour ceux qui sont assis, ou dans l'étroit couloir entre les gens debout... Le train est parti à l'heure !!! Oui, ce sont des choses qui arrivent.

Mais quand même, on se demande si on est encore en France, ou si on est dans un pays du Tiers-Monde, et si on va bientôt voyager sur les marchepieds et sur les toits, comme aux Indes ou au Pérou, quelle honte pour un pays qui se prétend civilisé d'oser avoir un service soi-disant public aussi lamentable.

C'est bien joli de matraquer les automobilistes, avec des prix de parking prohibitifs, quand il y en a, une surveillance policière permanente, des amendes salées pour des fautes vénielles, une culpabilisation permanente sur la pollution engendrée, des embouteillages à faire frémir le plus calme des conducteurs, des routes encombrées d'obstacles ralentisseurs, quand on est infoutu de gérer correctement les transports en commun pourtant préconisés par nos édiles (qui eux, ont leurs motards, gyrophares, etc... et n'utilisent jamais le métro ou le train sinon dans des TGV qui leur sont réservés), qu'on s'effarouche des mauvaises conditions de transport des vaches vers l'abattoir, mais pas de celles des travailleurs qui prennent le train pour aller au boulot tous les jours.

Je n'ai pas pris souvent le train à l'étranger, donc, la comparaison est difficile. Aux États-Unis, le trajet New-York / Niagara, 600 kms environ, prend... 11h ! Mais dans des conditions de confort remarquables, avec un personnel attentionné, qui met un post-it devant chaque voyageur pour lui rappeler où il doit descendre, et qui apporte des petits bancs pour descendre du train parce que les quais en maçonnerie ne sont jamais aussi longs que les trains ! Au Canada, j'ai pris un train panoramique touristique, donc, rien à voir avec nos TER ou autres Intercités. Et en Russie, le wagon-lit de Moscou à St Petersbourg était très bien, si j'avais compris comment on ouvrait le robinet d'eau... Mais je ne parle pas le russe pour demander des explications à la préposée ! Donc, j'ignore comment ça se passe pour les trajets quotidiens de monsieur tout le monde. 

17 févr. 2018

I have a dream

Non, tout le monde n'est pas Martin Luther King, mais tout le monde rêve, ou devrait rêver. Il paraît que quand on n'a plus de projet, plus de but, plus de rêves à réaliser, c'est qu'on a déjà un pied dans la tombe et que l'autre est proche.

Attention, je ne veux pas parler des rêves humanistes que l'on fait tous, qu'il n'y ait plus de guerre, que tous les enfants du monde puissent aller à l'école etc... Bien sûr que tous on souhaite ça ! Non, je veux parler uniquement des rêves personnels, égoïstes si vous préférez.

Il y a plusieurs sortes de rêves, ceux que l'on peut réaliser et les autres. Les premiers demandent souvent du temps : temps de réunir l'argent nécessaire ou temps libre à y consacrer, mais malgré le temps qu'il faudra, on sait qu'avec la volonté d'y parvenir, on y parviendra ! Les autres relèvent de l'utopie, de l'irréalisable, comme aller faire une virée sur Mars, ou devenir président des États-Unis.

Alors, quels rêves ? Avoir une Ferrari ? Plein de diamants ? De l'argent à volonté ? Si une bonne fée passait par là.... Moi, je sais bien ce que je lui demanderais :

* Faire un long trajet (au moins 12h) en première classe sur un Airbus A380 d'Air France (entre 5000 et 10.000 euros selon les dates, les destinations, l'âge du capitaine..)
* Faire le tour du monde en avion privé (entre 20 et 50.000 euros par personne..)
* Faire une croisière du côté de l'Antarctique ou au-delà du cercle polaire arctique avec un bateau du Ponant (de l'ordre de 10.000 euros..)
* Retourner en Alaska, prendre le train panoramique d'Anchorage à Fairbanks, dormir au Kantishna Lodge de Denali Park, et au Marriott de Fairbanks.


Ce rêve là est plus réaliste, le budget est assez élevé mais pas comparable avec ce qui précède (on se contentera de la classe business d'Air France jusqu'à Chicago, n'est-ce pas ?..), mais est-il réalisable ? Peut-être, avec quelques sous de plus et surtout quelques années de moins ! Mais après tout... Seul l'avenir le dira.

16 févr. 2018

Il y a quand même des gens gentils

Ayant quelques soucis pour marcher, voire même pour tenir debout, j'utilise une canne de temps en temps. Quand j'ai l'occasion de prendre le métro, à Paris, j'ai la chance de voir très vite quelqu'un se lever de son siège pour me l'offrir. Je remercie beaucoup, parce que je trouve que c'est rudement gentil, surtout dans la période d'indifférence générale et d'égoïsme que nous vivons.

Autre remarque : ce sont très souvent des étrangers, asiatiques, africains, maghrébins, qui se lèvent spontanément pour me céder la place, touristes ou résidents, peu importe, comme par exemple, cette jeune femme musulmane (elle portait un voile fort élégant) qui, cette fois dans un train bondé, s'est immédiatement levée en me voyant, m'évitant ainsi de voyager une grosse heure debout. Sans doute que chez eux, les personnes âgées sont encore considérées..

D'accord, il y a aussi des européens, mais d'où que viennent ces gentillesses, elles sont très fréquentes, ce qui fait que je voyage exceptionnellement debout dans les transports en commun.

Donc, les gens ne sont pas aussi pourris qu'on voudrait bien le dire, d'une part, et, d'autre part, qu'est-ce que je dois être décrépite pour que l'on se précipite ainsi pour me rendre service !!!!

13 févr. 2018

Comment être si peu aimable quand on est commerçant ?

Il s'agit d'une concession automobile dans laquelle je souhaitais faire changer mes essuie-glaces mis à mal par le gel et autres intempéries.

Je m'adresse au secrétariat, la préposée téléphonait, n'a pas levé la tête, et encore moins fait un sourire. J'attends. Elle raccroche et lève la tête, je lui explique que je souhaite changer mes essuie-glaces, mais qu'ayant une voiture en leasing, je n'ai pas à les payer du moment que je vais chez un concessionnaire de la marque, et lui demande si elle se chargeait de ça.
- Euh oui.. Z'avez la carte grise ?
Elle la regarde et ajoute :
- Sont déjà usés ? Normalement on ne les change que tous les 20.000 ou tous les ans, elle n'a pas un an... Combien de kilomètres ?
Je réponds poliment. Bon me dit-elle, je fais une photocopie de votre document, revenez tout à l'heure, là je n'ai personne.

Je pars donc faire mes courses, et reviens, hélas, à midi 02 !

- C'est fermé qu'elle me dit toujours aussi aimable, faudra revenir (me prévenir qu'ils fermaient à midi, non ?)

OK, j'ai compris, je lui dis de tout annuler et que j'irai voir ailleurs. Et je me demande pourquoi je retourne encore dans cette concession, où on est mal reçu, et où les tarifs sont prohibitifs (je n'y fais plus jamais faire la moindre révision, par contre, pour des essuie-glaces... Je me disais...). En fait, c'est parce que c'était sur mon chemin, et qu'en ces temps de neige prévue ou existante, on essaye de minimiser les déplacements.

Je retournerai donc vers mon garagiste habituel, qui est aimable, lui, compétent, lui, accommodant, lui, son seul défaut est de ne pas être sur ma route quand je vais aux courses usuelles...

10 févr. 2018

Bien vu !

Trouvé sur mon fil d'actualité de Facebook cette "image" qui est bien trouvée n'est-ce pas ? En effet :

Quand il y a une panne de courant, due aux intempéries, ou tout simplement à des travaux sur les lignes, on ne peut plus :


  • Trouver des renseignements sur Wikipédia
  • Jouer sur Facebook
  • Relever son courrier sur Gmail ou faire des recherches avec Google


Si la box a un fonctionnement aléatoire, on ne peut plus aller sur Internet (*),

Mais sans électricité, ni la box ni l'ordinateur fonctionnent...

En dehors d'Internet, quand il n'y a plus de courant, il n'y a plus de chauffage, plus d'eau chaude, plus de lumière. Et si ça dure, il n'y a plus d'eau non plus, le château d'eau se vide et les pompes, arrêtées, ne peuvent plus le remplir. Sans parler de ceux qui ont une cuisinière électrique et qui sont dans l'impossibilité de réchauffer quoi que ce soit.

Conclusion, quand il n'y a plus de courant électrique, la vie quotidienne s'arrête !



(*) Voir un billet précédent. Maintenant tout va parfaitement bien, j'ai même eu droit à deux coups de fil à trois jours d'écart du SAV d'Orange pour voir si tout fonctionnait correctement, ce qui était le cas. 

5 févr. 2018

La première neige

ça commence doucement

Deux heures après, c'était fini !

Après un mois de décembre et un mois de janvier où ont alterné la pluie, le vent et la grisaille, le mois de février débute avec quelques flocons. Pour l'instant, il n'y a pas de mur de neige ni d'épaisses congères, et tant qu'on peut circuler sur les départementales, on se dit qu'un peu de froid, ça tue la vermine, et qu'un peu de neige, ça embellit le paysage !



1 févr. 2018

Orange, c'est presque très bien



Petits soucis d'internet la semaine dernière, des coupures, courtes, mais la box met quelques minutes à rebooter, puis plus rien pendant une heure, puis d'autres petites coupures. Vite le 3900 numéro de dépannage d'Orange. Un temps d'attente plutôt court et un technicien qui fait des tests à distance et annonce qu'il détecte des mauvais contacts, mais qu'il ne peut pas savoir s'ils étaient sur la ligne téléphonique ou dans la box, et qu'il nous envoyait un technicien sur place, trois jours plus tard.

Là, la box nous fait le coup du dentiste, vous savez, on n'a plus mal à partir de l'instant où on a pris rendez-vous... Et tout allait bien, sauf deux coupures minimes qui n'auraient pas été gênantes pour un usager normal, mais comme je passe ma vie devant mon écran, je les ai constatées.

Le technicien arrive au jour et à l'heure dits. Il teste la ligne téléphonique, RAS, il teste la box et nous dit que c'est elle la coupable. C'est vrai que ça fait un bon moment qu'elle fonctionne, pas loin de 10 ans.... Il décide de la changer, et apporte une livebox 4 d'un noir d'encre (moins bien pour la poussière que l'autre qui était beige clair) avec un affichage orange textuel, fini les diodes rouges ou vertes clignotantes. Il l'installe, l'allume et teste le tout. L'objet fait des mises à jour, puis se connecte et tout baigne. Le technicien indique qu'il ne faut surtout pas la débrancher pendant ses mises à jour, surveille, dit que cette mise à jour est terminée et s'en va.

Je fonce évidemment sur mes jeux favoris et... Ne voilà-t-il pas que la box toute neuve s'arrête en écrivant "Réseau orange non détecté"... Et repart, mais s'arrête à nouveau avant de repartir. J'attrape le téléphone et retourne au service dépannage. Là, je tombe sur une charmante dame qui me dit que c'est tout à fait normal, que les mises à jour durent au moins deux heures, par intermittences, et qu'elle me rappellera dans deux heures justement pour savoir si tout va bien.

Et tout a été bien... C'est ce que je lui ai dit quand elle a rappelé avec une ponctualité d'horloge ! Toutefois, elle continue de vérifier la ligne téléphonique au cas où.

En fait, il aurait suffi que le technicien qui s'est déplacé ait précisé qu'il y aurait plusieurs mises à jour successives pendant une heure ou deux qui en perturberaient le fonctionnement. Peut-être l'a-t-il dit ? Mais comme il avait un "putaing d'accent" de je ne sais quel pays du monde, mes oreilles amoindries de senior n'ont pas capté ! Pareil pour la charmante technicienne au bout du fil (enfin, dire ça quand on téléphone avec un mobile, c'est marrant...) fort aimable et compétente, mais qui était un peu difficile à comprendre.

Je reçois en parallèle un SMS m'indiquant que rien ne serait facturé puisqu'il s'agissait de leur propre matériel dont ils assurent gratuitement le SAV. Et une demi-heure après un autre coup de téléphone d'un autre service qui me demandait si tout s'était bien passé. De grands communicants chez Monsieur Orange !!

Donc, so far so good, isn't it ! Tout aurait été parfait si la communication orale avait été un petit peu plus aisée, hélas on connaît les méfaits de la décentralisation dans des pays où la main d'œuvre est mal payée... En tous cas, tous étaient aussi aimables que compétents, et c'est l'essentiel.

Maintenant, on va voir si la nouvelle Livebox se plaira à la maison !

31 janv. 2018

Fin janvier


Il est enfin fini ce sinistre mois de janvier où en 31 jours, on n'a pas vu de carré de ciel bleu plus de 3 jours ! Pluie, pluie, pluie, vent, ou les deux à la fois, il paraît qu'il n'avait pas autant plu en janvier depuis 1959. Quand il ne pleuvait pas, il faisait gris, ciel bas, luminosité diminuée, humidité qui transperçait. Un truc à hiberner à défaut de pouvoir changer d'hémisphère.

Le jardin transformé en bourbier glissant, les voitures dégueulasses, les sols aussi, chance encore, la rivière n'a que raisonnablement monté même si la nappe phréatique commençait à envahir les prairies. Pas de neige sous nos climats océaniques, mais l'impression désagréable que les jours n'augmentaient plus et qu'on était condamné à vivre dans un nuage permanent.

On se lève, il fait nuit, la pluie tombe, on n'a qu'une envie, se recoucher immédiatement, et faire comme les ours, attendre des jours meilleurs pour émerger.

Encore quelques jours, et on arrivera au 14 février, le moment où les jours sont assez longs pour que les oiseaux commencent à s'affairer, en espérant que d'ici là, les rivières auront baissé et les sols se seront un peu asséchés. Parce que là.....

Y EN A MARRE !

21 janv. 2018

C'est compliqué

Visite trimestrielle au médecin traitant, généraliste. Il demande un examen à faire pratiquer par un spécialiste. On prend rendez-vous, et on y va deux mois plus tard (comment, c'est long, mais pas du tout, c'est très rapide au contraire). Déjà, faut le trouver, perdu dans une zone pavillonnaire excentrée, merci Google maps et le GPS du téléphone. Examen pratiqué mais... Il faut approfondir un truc, donc, nouvelle ordonnance pour examen supplémentaire. Où le faire ? Au quatrième coup de téléphone on tombe sur un service qui le pratique, mais... Faut déjà apporter la prescription et prendre divers papiers (non, ça ne se fait pas par internet, faut se déplacer). On y va, cette fois au centre ville, dans une zone où il faut tournicoter des heures pour trouver une place pour sa petite auto. Une fois l'auto posée, on rejoint le service à pieds... Là, on vous donne une liasse de papiers : l'explication de l'examen à faire, un questionnaire de santé, une décharge où on accepte le dit examen... Plus, une ordonnance pour une prise de sang à faire avant, et une autre pour les produits et instruments qui seront utilisés (bientôt il faudra apporter ses compresses et ses draps). Le lendemain matin, direction le laboratoire, où il faudra retourner pour récupérer les résultats qu'il faut avoir avec soi le jour J, suivi de la pharmacie pour le reste...

Justement le jour J, faudra partir très très en avance compte tenu de l'impossibilité de stationner à proximité et de la marche à pieds qui s'ensuivra. De plus, il faut être à jeun 3h avant, donc, soit on se lève aux aurores pour avoir bu son café trois heures avant, soit on part sans le boire, et là, j'vous dis pas la mauvaise humeur qui s'ensuivra, surtout, comme si c'est probable, on attend une ou deux heures dans une salle d'attente inconfortable.

Sans doute faudra-t-il faire un troisième voyage pour aller chercher les résultats ? A moins qu'il ne faille faire encore quelque chose, ou consulter une autre personne qui se trouvera à une centaine de kilomètres ?

D'accord, on n'a qu'à habiter Paris ou la région PACA, en ville, où on n'aurait qu'à traverser la rue pour trouver généralistes, spécialistes, et autres outillages spéciaux, sans avoir besoin de prendre sa voiture voire le train pour s'y rendre.

16 janv. 2018

Le parc André Citroën

Vue depuis l'esplanade des serres, au fond, les immeubles du XVIe arrondissement, le pont du RER, et la Seine

Situé dans le XVe arrondissement de Paris, à l'emplacement des anciennes usines Citroën, c'est un vaste espace donnant sur la Seine, aménagé récemment. Alors ? Ben, bon, bof... D'accord, il y a de la place pour marcher, une vaste pelouse, des carrés d'arbres et de végétation, d'immenses serres à la forme originale (rien à voir avec celles du Jardin des Plantes), des jeux d'eau qui doivent être sympathiques quand ils fonctionnent, ce qui n'est pas le cas en janvier, mais il y a aussi et surtout du béton, du béton, et encore du béton ! Une large esplanade devant les serres, des bâtiments sur les côtés, dont on ne comprend pas vraiment l'usage, des allées cimentées. Disons que ça n'a strictement rien à voir avec un parc urbain comme les Buttes Chaumont, ou le Luxembourg. 

C'est vrai qu'aller visiter ce parc en hiver, dans le vent et la pluie (*), alors que les arbres n'ont pas de feuilles, qu'il n'y a pas une fleur, et que les jets d'eau ne marchent pas, que le ballon est en maintenance hivernale, ne favorise pas le coup de cœur ! Mais ça ressemble quand même beaucoup plus au jardin de la villa moderne du film Mon Oncle de Jacques Tati, qu'à ceux de Vaux-le-Vicomte ! C'est vrai aussi que tout est affaire de goût, mais j'avoue préférer, dans un genre très différent, le joyeux fouillis végétal du square Villemin près du canal Saint-Martin, ou même le Champ de Mars. Et, en allant un peu plus loin, le parc de la Tête d'Or à Lyon, ou Central Park à New-York...

La prochaine fois, j'irai au parc Monceau, ce sera plus champêtre ! Et pas loin, il y a le musée Nissim de Camondo qui semble bien séduisant à visiter. 

Les arbres sur l'eau, et une des serres

(*) J'ai pris ces deux photos durant une très courte éclaircie...