24 juin 2013

Fraîcheur estivale


Tout le monde déplore ce mois de novembre qui s'éternise dans nos contrées de l'Europe de l'Ouest, avec ses pluies constantes, ses températures "en-dessous des normes saisonnières", et ce ciel gris omniprésent qui détériore le moral des professionnels du tourisme, de ceux de la mode, mais aussi des simples citoyens.

Comme il y a pléthore d'applications météo sur nos smartphones, il est facile de voir où il fait meilleur. Par exemple, cette semaine, à Fairbanks en Alaska, il fait entre 19 et 37° avec grand soleil et grand beau temps. Si vous trouvez que c'est un peu loin, il y a aussi Ouarzazate, dans le sud marocain, où il fait entre 21 et 38° avec aussi un beau soleil et grand ciel bleu. Par contre, on vous déconseille Vancouver où le climat ressemble à celui de la Normandie, soit entre 12 et 18° avec pluie permanente et ciel gris foncé.

Remarquons au passage que si le climat estival du centre de l'Alaska se met à ressembler à celui des confins du Sahara, il y a quelque chose d'anormal... Quoi qu'il en soit, c'est toujours intéressant de voir ce qui se passe ailleurs, et si facile depuis un simple terminal qu'on a dans sa poche, même si on n'a pas toujours, question d'argent et de temps, la possibilité d'aller le vérifier !

Comme de toutes façons, on ne peut pas grand chose pour ou contre le climat, faut s'en accomoder, et on peut toujours contempler les infinies nuances de vert d'une campagne qui ne souffre pas de la sècheresse ni de la trop grosse chaleur !

22 juin 2013

Si on pouvait voyager dans le temps

Les historiens nous disent toujours que ce qui nous surprendrait le plus, nous autres occidentaux du XXe et XXIe siècle, si nous pouvions voyager dans le temps et revenir en arrière dans l'Histoire, ce seraient les odeurs. Certes, de nos jours, les rues de Paris ne sont pas inodores, ne serait-ce que par la pollution automobile, mais elles ne sentent pas les immondices diverses (en dehors des grèves des éboueurs..), pas plus que les escaliers du château de Versaille ne sentent les déjections humaines (faut dire qu'ils manquaient sérieusement de sanitaires à l'époque). Quant aux humains, si on ne s'approche pas trop du clochard qui cuve son vin sous les ponts, dans l'ensemble, les salles de bain ont permis une hygiène supérieure à celle que connaissait le bon roi Henri IV, réputé pour sa saleté corporelle et son haleine fétide.

Les bruits aussi nous étonneraient. Non qu'il y en ait moins, mais parce qu'ils étaient différents. Des attelages de chevaux avec cocher qui ferraillent sur les pavés devaient faire autant de bruit que nos modernes véhicules. Quant aux cathédrales aux façades multicolores, elles nous stupéfieraient autant que quand Mr Malraux a entrepris de leur rendre leur blancheur noircie par les fumées et autres pollutions sous les huées des parisiens mécontents.... qu'on leur change ainsi leur patrimoine !

Une autre chose nous surprendrait aussi certainement, c'est la taille des gens. Habitués que nous sommes à nos jeunes qui grimpent au-delà d'1.80 pour bon nombre d'entre eux. Quant on visite des châteaux, par exemple, et qu'on voit costumes ou armures, on se dit que la race a rudement grandi en quelques siècles !

Il est vrai que pour ceux qui vivaient avant la Révolution et le système métrique, les tailles rapportées sont fluctuantes, les mesures de longueur étaient régionales et pouvaient varier selon leur origine. Donc, les spécialistes se battent à grand coup de centimètres. Henri IV faisait 1.65m. Louis XIV était aux environs d'1.62m ou 1.65 (sans parler des talons de 10cm et de la perruque en hauteur), et Napoléon, sans son chapeau, faisait de 1.64 à 1.70 selon les mesures.

Certes, il y a des exceptions, François Ier avoisinnait les 2m, ce qui surprenait fort ses contemporains, et Rollon aussi, bien que pour lui, vue son époque, on puisse avoir quelques doutes sur cette mesure. Mais, plus près de nous, Balzac ne faisait qu'1.58 (selon ses papiers militaires).

Nos deux derniers présidents de la république ne sont pas de la grande race non plus, 1.69m pour Nicolas Sarkozy et 1.73 pour François Hollande, leurs épouses n'ont pas intérêt à porter des escarpins à talons aiguille de 15cm de haut !

A part pour ces deux derniers personnages, contemporains eux, il est hélas impossible d'aller serrer la main de François 1er, en vérifiant s'il était si grand que ça ou d'aller humer l'air de Paris sous Henri IV ! C'est rudement dommage ... De ne pas pouvoir se transformer en Mickey à travers les siècles...

20 juin 2013

La patience est-elle l'art d'espérer ?

La bibliothèque se construit, lentement....

En ce moment, comme ça ne peut pas échapper à mon entourage proche que je bassinne quotidiennement avec ça, je joue à Pearl's Peril, un jeu d'images cachées, sur fond d'enquête policière, où l'avancement dans le jeu permet d'aménager et d'améliorer une île, avec divers bâtiments et ornements.

Ce jeu n'est pas difficile, n'est pas bloquant, mais... C'est un jeu Facebook quand même, avec tout ce que ça comporte, par exemple l'interraction avec des "amis", ou l'éventuel "achat" de bonus divers. On peut se passer de tout ça, et jouer en solitaire qui de dégainera jamais sa carte de crédit, heureusement.

Les points d'énergie sont en quantité limitée, ils ne se régénèrent qu'à raison d'un point toutes les 20 minutes, donc, on ne peut pas jouer longtemps chaque partie. Mais pour pouvoir acheter des bâtiments, ou divers ornements pour son île, ou améliorer l'existant, il faut des pièces, des badges et/ou des fleurs, lesquels ne peuvent s'acquérir qu'en collectant les pièces et les matériaux récoltés à chaque tableau réussi... Sachant qu'il faut plusieurs heures pour qu'un ornement soit finalisé, et 22h environ pour qu'un bâtiment soit construit ou amélioré, il faut donc attendre tout ce temps-là pour pouvoir récolter de quoi faire autre chose, et c'est là que ce jeu devient une véritable école de patience !

En fait, c'est le jeu idéal du retraité qui allume son ordinateur le matin et ne l'éteint que le soir, et qui peut y jouer de temps en temps tout au long de la journée, entre deux autres tâches pas forcément informatiques d'ailleurs. On peut aussi profiter de cette attente pour tirer des plans sur les aménagements futurs de l'île, parce que c'est certainement la partie la plus amusante du jeu.

Très très différent des petits jeux en flash habituels, du type bubbles, zuma, bejeweld, et similaires. Il a au moins l'avantage de ne jamais bloquer le joueur sur un niveau infranchissable, et de permettre aussi de continuer à jouer même si on n'a pas le moindre ami ou qu'on ne veuille pas payer quoi que ce soit. Donc, on peut continuer longtemps, longtemps..... Jusqu'à ce qu'on en ait marre ou qu'on en découvre un autre encore plus amusant !!

19 juin 2013

Vue d'en haut


Quand il fait beau, et qu'on est placé dans un avion près du hublot, on a une vision souvent extraordinaire du lieu où l'on se rend. Ce site en montre quelques unes, particulièrement réussies, qui donnent vraiment envie...

Mais on peut signaler aussi l'arrivée à las Vegas la nuit, quand on atterrit au milieu d'un océan de lumières dorées, ou la vue du Golden Gate, à San Francisco, qu'on a peu l'occasion d'admirer depuis le ciel. Certains atterrissages sont impressionnants, surtout quand la piste est tout au bord de la mer, on se demande toujours si l'avion ne va pas tomber dans l'océan avant de toucher terre, ou  va pouvoir s'arrêter à temps ! On pense par exemple à Saint Denis de la Réunion où la piste est parallèle à l'océan Indien, faut pas se gourer...

Parfois le paysage n'a rien d'exceptionnel, ou il fait nuit, ou il y a trop de nuages, ou on s'y prend trop tard au moment où il faut ranger ses electronical devices, mais quand on le peut, faut pas hésiter, même si le hublot est sale, ça ne se verra pas sur la photo. L'idéal étant d'être placé un peu derrière l'aile, afin qu'elle servent de premier plan. Et puis, maintenant, avec les appareils photo numériques, on peut en prendre une grande quantité sans gaspiller de la pellicule, alors, pourquoi se priver ?

L'image d'illustration provient de Wikimedia Commons et représente un avion sur la piste d'atterrissage de l'aéroport Roland Garros à Saint-Denis de la Réunion.

15 juin 2013

Que sont nos PCs devenus ?

Autrefois, non, pas avant la guerre, bien après plutôt, on a vu arriver dans les années quatre-vingt, l'IBM PC, ancêtre de nos ordinateurs individuels. Une unité centrale posée sur le bureau, avec un gros moniteur cathodique dessus, et devant, un clavier. Le tout relié par plusieurs épais cordons, vers le clavier, vers la prise de courant, allant de l'UC au moniteur, etc... et le tout aussi de couleur beigeasse ! Et ça a duré... Un certain temps, en ce qui concerne tout du moins le matériel de bureau, l'ordinateur domestique ayant eu de son côté de nombreux avatars comme l'Alice, tout rouge, l'Oric bicolore, mais si cette vague a donné un certain goût de l'informatique à beaucoup de gens, tout a été balayé par l'arrivée de Windows, sur PC évidemment (*).

De la forme desktop, qui fut la première, l'unité centrale de l'ordinateur a pris ensuite la forme d'une tour, plus ou moins encombrante, qui se logeait autant que faire se peut sous le bureau, laissant toute la place à l'écran, toujours cathodique, et au clavier (et à la souris accompagnée de son tapis). Cette forme de tour était pratique pour rajouter facilement un lecteur de CD quand ceux-ci sont arrivés sur le marché, ou une nouvelle carte graphique, ou de la RAM quand on en manquait. Elle est restée longtemps de couleur beige, avant de passer au noir, plus classe peut-être mais où toute la poussière se voyait immédiatement.

Plus tard, l'écran cathodique dont le tube était fort encombrant, s'est vu relégué au grenier (ou à la déchetterie) au bénéfice de l'écran plat, mais la "tour" demeura jusqu'à l'arrivée des "tout en un", où les composants étaient regroupés dans l'écran, lequel arborait un fort élégant pied, tandis que le clavier, sans fil maintenant, était aussi discret que plat. Apple avec l'Imac avait tout à fait bien réussi son design, mais d'autres aussi. L'ordinateur devenait un objet présentable, faisant "bien" sur un bureau, et l'ancêtre beige à écran cathodique et à haute tour était regardé comme un dinosaure !

Et puis, petit à petit, les ordinateurs portables sont arrivés et ont fait leur trou, leurs performances étaient identiques à celles de leurs grands frères, ils n'étaient pas encombrants, pouvaient se trimballer partout si bien qu'actuellement il s'en vend plus que des ordinateurs de bureau, mais.... ils ont été doublés par leur gauche (ou leur droite d'ailleurs) d'abord par les ultra-portables qui tenaient dans le sac et permettaient de se connecter à Internet de partout et d'effectuer les tâches les plus courantes, lesquels se sont vus doubler à leur tour par la déferlante des tablettes qui faisaient la même chose en encore moins lourd, et tout autant performant, proposant en plus une foule d'applications gratuites ou d'un prix très modique envoyant ad patres les logiciels fort onéreux utilisés auparavant.

Il suffit de feuilleter un journal d'informatique et de regarder les essais comparatifs et les publicités pour voir l'évolution du marché des ordinateurs domestiques (**). Une seule page propose une unité centrale sous forme de tour, mais à l'usage quasi exclusif des gamers, afin qu'ils puissent loger l'imposante carte graphique obligatoire pour satisfaire leur besoin personnel, tout le reste concerne les portables ou les tablettes. Il paraît même que les constructeurs d'ordinateurs, portables ou de bureau, sont fort inquiets de leur avenir et voient l'arrivée massive des tablettes comme une menace sérieuse !

Où est le temps où l'on allait à Montgallet (plus tard sur TopAchat ou similaire) acheter minitieusement (et le moins cher possible) des composants afin de fabriquer son propre PC au meilleur coût, de le monter chez soi, d'y installer une distribution Linux, de passer de longues soirées à en peaufiner la configuration... Tout ça paraît si loin alors qu'entre l'IBM PC et l'Ipad, il s'est écoulé une petite trentaine d'années seulement !

(*) C'est un résumé, il y avait des ordinateurs avant l'IBM PC, et d'autres OS, mais il y avait le DOS sur celui-ci, vous savez c:\, mais une fois l'explosion de la micro-informatique domestique retombée, morte de ses incompatibilités entre machines, le "compatible PC" a pris le dessus, et.... Bill Gates est arrivé !

(**) Je ne parle ici que d'informatique personnelle, et pas de l'équipement des entreprises.

14 juin 2013

A tous les futurs bacheliers

A quelques jours du Bac, j'ai une pensée émue pour tous ces jeunes qui vont passer les épreuves, une pensée émue mais aussi attristée, parce qu'on ne leur facilite pas la vie, ni l'avenir. En effet, ballottés de droite à gauche par les élucubrations des ministres successifs, ils n'ont même pas eu la chance d'apprendre les fondamentaux : la langue française, la culture générale, l'Histoire, les mathématiques, etc... C'est ainsi qu'après un certain nombre d'années d'études secondaires, ils sont si nombreux à confondre le participe passé avec l'infinitif, à n'avoir qu'un nombre fort restreint de mots de vocabulaire, et à ne plus savoir qui était Henri IV ou La Fayette. Et ce n'est pas leur faute, loin de là, l'Education Nationale a voulu évoluer, ce qui n'est pas un mal en soi, certes, mais l'a-t-elle fait dans le bon sens ? Là, j'ai de gros doutes...

Chaque ministre a voulu que, pendant son mandat, il y ait un fort pourcentage de réussite à l'examen, c'est ainsi que maintenant on en arrive à plus de 80% de reçus, voire 90%, ce qui est plus un score d'attestation de fin d'études que celui d'un examen, lequel ne veut plus rien dire du tout. Il est très facile de remonter les notes au fur et à mesure que le niveau baisse.... Mais c'est au détriment du jeune qui, tout content, diplôme en poche, va aller frapper à la porte d'une grande école où, soit il sera immédiatement refusé (une mention Bien au moins est requise, Très Bien est préférable), soit il va galérer pendant des mois en réalisant qu'il n'est pas au niveau, et aura perdu du temps et de l'espoir tout à la fois. Est-ce bien honnête d'entuber (passez moi l'expression..) les jeunes en leur faisant croire qu'ils sont beaucoup plus intelligents que leurs parents ou grands parents puisqu'ils ont eu leur Bac, eux, alors qu'on le leur a donné ? Est-ce le meilleur moyen de démarrer sa vie professionnelle, laquelle est de plus en plus longue, en les incitant à prendre une voie qui se terminera en impasse ?

Que je plains toute cette jeunesse, et leurs parents aussi, et combien je réalise la chance que j'ai eue de poursuivre des études secondaires à une époque où l'école apprenait non seulement les fondamentaux, mais donnait envie d'en apprendre davantage ! Certes, tout n'était pas parfait, la discipline pratiquée à l'époque ferait immédiatement descendre les lycéens dans la rue aujourd'hui, les programmes étaient plus culturels que tournés vers la vie quotidienne, mais on ne s'ennuyait pas (même dans les cours de maths, déjà l'effort pour essayer de comprendre les arcanes de la trigonométrie occupait bien l'esprit !!) et on n'avait pas l'impression d'être épuisé alors qu'on avait beaucoup moins de vacances.

Comme quoi, il y a des fois où l'on est bien content d'être vieux !


J'ai passé mon second bac (oui, il y en avait deux, autant généralistes l'un que l'autre) il y a exactement 50 ans cette année.....

11 juin 2013

Quand le Midi ressemble à la Bretagne

Il paraît que c'est le mois de novembre depuis six mois au moins, qu'il pleut beaucoup, qu'il fait trop frais pour la saison (vous savez bien, en-dessous des moyennes saisonnières qu'ils disent à la météo), et qu'on n'arrive pas vraiment à s'extirper de la grisaille ambiante. Eh bien, c'est partout pareil, si tant est que ce soit une consolation.

Regardez ce paysage maritime : la photo n'a pas été prise le 8 juin dans les côtes d'Armor, mais sur la côte Bleue, à Carro, entre Martigues et Marseille, au bord de la Méditerranée..... quand la pluie a bien voulu s'arrêter de tomber...


Quant à la Montagne Sainte Victoire, qui domine tout le pays d'Aix de sa falaise blanche, se découpant habituellement sur le bleu intense du ciel, il a fallu toutes les possibilités d'HDRtist pour lui rendre un semblant de couleur méridionale !



Alors, une conclusion s'impose, frappée au coin du bon sens de madame Michu : ma bonne dame, ya pu d'saisons ! Et le Midi, c'est pu c'que c'était !!

3 juin 2013

Au fil de l'eau

Pour fêter la Normandie Impressionniste, sur le thème de l'eau, une mini-croisière était organisée sur la Seine au départ de Vernon (Eure), en direction de l'aval, sur une péniche aménagée pour l'occasion. Le but était d'observer les changements de lumière au fil des berges du fleuve, comme l'avaient fait les peintres impressionnistes, et de réaliser soit des photos, soit des peintures ou aquarelles. Les apprentis photographes se tenaient sur le pont supérieur, et pouvaient demander des conseils et poser des questions à deux "pro" de la chose, tandis qu'à l'intérieur, une artiste peintre expliquait aux participants comment rendre la transparence de l'eau et les couleurs des arbres avec leurs pinceaux.

C'est toujours tout à fait surprenant de suivre un trajet sur l'eau alors qu'on a l'habitude de faire le même par la route, on ne reconnaît plus rien, tout prend une autre perspective, une autre dimension, ce n'est plus le même monde. La lumière du soleil couchant (la croisière partait à 19h), est changeante, elle dépend des nuages, des rayons du soleil, des couleurs de la végétation des berges, de celle de l'eau. Et c'est là qu'on réalise le talent des artistes qui ont su retranscrire avec leur palette ces impressions lumineuses aussi étranges que fugaces.

Du coup, ça donne envie de faire une croisière fluviale plus longue, en allant plus loin sur la Seine, et pourquoi pas jusqu'au Havre ? Ou en sens inverse, jusqu'à Paris ?




Inutile de préciser que je ne risquais pas de tenir un pinceau, l'art mondial en eut été fort affligé.....

31 mai 2013

L'aquarium de la Porte Dorée


Le poisson licorne 

Il est installé dans les sous-sols du seul bâtiment conservé de l'Exposition Coloniale de 1930, au métro Porte Dorée à Paris (tout près du Bois de Vincennes). Déjà, le bâtiment vaut le détour, même si on n'est pas très sensible à l'Art Déco, mais il représente toute une époque artistique, avec ses bas-reliefs et ses colonnades. Il héberge aussi le Musée de l'Immigration.

Un bel aquarium, où l'on peut se promener facilement (*), entre de larges bassins peuplés d'espèces tropicales aux splendides couleurs, poissons de mer ou de rivière, classés par pays d'origine. Beaucoup de panneaux explicatifs très clairs, même si on renonce vite à se souvenir des noms de tous ces animaux ! A noter parmi les nombreux pensionnaires, une étonnante raie tâchetée, tout à fait impossible à photographier, la bougresse bougeant et ondulant tout le temps, et un poisson licorne à la forme étrange qui est arrivé à l'aquarium alors qu'il n'était encore qu'une minuscule larve et qui est devenu un individu assez imposant (et très calme lui au moins...).

On y voit aussi un "écosystème" pour crocodiles et alligators, avec végétation locale, eau, cascades, rochers, que l'on regarde grâce à une sorte de chemin de ronde qui en fait le tour, et un autre concernant les tortues, séparé en une partie aqueuse pour les tortues d'eau, et une partie rocheuse et sableuse pour les tortues de terre qui avaient l'air en pleine forme.

Un aquarium fort intéressant donc, un peu plus loin du centre de Paris que celui du Trocadéro, mais beaucoup plus près du métro ! Voici quelques spécimens parmi ceux qui ont bien voulu ne pas gigoter au moment de prendre la photo.

Une symphonie en bleu

Superbe rascasse






(*) Malgré les nuées de petits écoliers émerveillés !

28 mai 2013

Les lunettes de Google

Vous savez, le dernier truc de Google, qui permet de vivre en "réalité augmentée" avec une sorte d'appendice oculaire qui répond à la voix, et qui affiche sur un écran se superposant avec ce que l'on verrait normalement, le chemin à suivre, les copains proches, les renseignements sur le monument devant lequel on se trouve, qui permettent aussi de prendre des photos, de traduire une phrase en direct, etc... En dehors de tout soupçon d'atteinte à la vie privée, et autres impacts des ondes sur le cerveau, plusieurs choses m'interpellent.

D'abord, ce n'est pas très esthétique, cette sorte de prothèse, et quid de ceux qui ont déjà des lunettes, et qui sont fort nombreux ? Un truc de plus qui pèsera sur le nez ? Ah il paraît que c'est prévu, que le dispositif pourra s'intégrer sur des lunettes classiques, voire dans un futur proche, à l'intérieur d'une lentille.... Rien que d'y penser, j'en frémis d'avance, à la limite, je préfèrerais une sorte de puce sous-cutanée... Donc, on va tous se déplacer avec un machin sur l'oeil que l'on commandera soit par une molette sur la branche, soit à la voix.

Déjà qu'on croise des gens qui parlent seuls dans la rue.. Enfin, pas comme autrefois, quand on croisait un simple d'esprit, ou quelqu'un qui pensait tout haut, mais des gens qui discutent au téléphone en bluetooth, et qui font les gestes qui vont avec la conversation alors qu'ils sont seuls sur le trottoir, là, faudra qu'on s'habitue à voir des humains en faire autant tandis que leur main droite sera agitée d'un tremblement épileptoïde sur la tempe. Faudra s'y faire !

Mais en plus... Imaginez que vous marchez dans une rue et que vous sollicitiez votre prothèse pour vous indiquer le chemin à suivre, si vous vous concentrez sur votre écran virtuel, je crains que le premier platane ou le premier réverbère ne se précipite sur vous entraînant une bosse voire la détérioration du précieux instrument !

Précieux, oui, parce qu'à 1500 $ ce n'est pas donné, enfin, pour ceux qui peuvent et souhaitent acquérir cet objet. En plus, on ne peut pas dire que ça améliore l'esthétique du visage ! Mais comme tout est relatif, qui sait si ce genre de truc ne deviendra pas aussi habituel que porter des lunettes ?

Donc, on a le casque vissé sur les oreilles, duquel sortent à la fois de la musique et des messages vocaux, le smartphone dans la main, l'ordi portable ou la tablette sur les genoux, avec quel organe va-t-on pouvoir admirer le coucher de soleil ou la petite pâquerette dans l'herbe ?

25 mai 2013

Le tourisme de masse


Avec la démocratisation des transports aériens, et la hausse du niveau de vie (tout du moins dans certains pays), tout le monde sillonne la planète, et tout le monde se retrouve aux mêmes endroits, en foules compactes. C'est ainsi qu'il y a plus de gens déambulant sur le Forum de Rome que du temps des Romains, et que pour approcher de la fontaine de Trevi, il faut jouer des coudes et bousculer son voisin. C'est aussi pourquoi il faut faire trois heures de queue pour accéder aux catacombes de Paris et que la pyramide du Louvre atteint la densité du métro à 6h du soir. Il paraît que l'afflux de touristes commence à détériorer les abords des temples d'Angkor et ceux des ruines du Machu Pichu. Même dans les grands espaces comme les parcs nationaux des Etats-Unis ou du Canada, on commence à ne plus pouvoir trouver de places de parking, pourtant dimensionnés à l'échelle du continent.

Dans tous les lieux touristiques, on voit débouler des cars d'où jaillissent des hordes de gens de toutes ethnies, parlant toutes les langues, appareils photos brandis, s'agglutinant autour de leur guide comme des brebis autour du berger, l'oeil rivé sur le fanion du guide, et l'oreille collée à l'écouteur pour ne pas perdre une miette des explications. Les boutiques de souvenirs sont prises d'assaut, et les restaurants se font de l'or.

Pour pouvoir admirer une oeuvre architecturale ou picturale, il faut une grande faculté de concentration, et si on veut faire une photo, il y a intérêt à savoir se servir de l'outil de clonage de Gimp pour faire disparaître le personnage qui s'est glissé devant vous ! Certes, dans les grands espaces naturels, il suffit la plupart du temps de s'écarter des parkings et autres visitors centers pour pouvoir encore jouir d'une vue sauvage, et photographier la petite fleur encore épargnée par les pas pressés des clients des tours operators, mais ça devient de plus en plus difficile.

Mais mais mais ... Si on fait ce genre d'observation, si on déplore d'être compressé dans la Chapelle Sixtine ou de devoir aller visiter le Mont St Michel fin novembre, c'est qu'on y était ! Donc, que l'on fait partie des hordes contre lesquelles on rouspète ! On sait depuis un demi-siècle que "l'enfer c'est les autres", mais on est toujours l'autre de quelqu'un.. Et, comme les autres habitants de la planète, on profite de la facilité actuelle à voyager et à visiter, donc, on ne va pas cracher dans la soupe en râlant après son semblable qui a eu la même idée ! On ne va tout de même pas déplorer que les merveilles du monde ne soient plus réservée à une élite fortunée, surtout quand on n'en fait pas partie..

Alors, ou on accepte de ne pas être tout seul à admirer la Pietà de Michel-Ange, ou on reste chez soi ! Et on relit du Bellay :

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.



L'image d'illustration représente le Turnagain Arm, bras du golfe d'Alaska, tout près d'Anchorage, lieu pour l'instant encore loin des foules, mais comme ce coin du monde est quand même très vaste, il y a encore de la place pour plein de touristes.

23 mai 2013

Internet = ou > Encyclopédie ?

Dans un excellent bouquin de Sylvain Tesson, intitulé "Géographie de l'instant", j'ai relevé ce paragraphe dans un chapitre traitant des bouleversements supposés de notre temps :

"Mais Internet n'est rien d'autre que l'amélioration poussée à un degré extrême d'un principe existant déjà : celui de l'encyclopédie ou plus exactement de la bibliothèque. Il n'est pas certain que l'invention de l'imprimerie n'entraînât pas dans l'humanité occidentale une onde de choc supérieure à celle provoquée par Internet aujourd'hui dans le monde."

Il est évident que l'invention de l'imprimerie a été un grand bouleversement, dans la transmission des connaissances, dans l'expansion de la culture générale, dans la vulgarisation du savoir. Internet aussi, certes, d'autant plus qu'il y a plus de gens qui savent lire actuellement que du temps de Gutenberg. Que l'on ait à chercher une quelconque documentation sur un saint oublié du IIIe siècle, sur l'architecture d'un bâtiment, que l'on veuille retrouver une citation, ou une recette de cuisine, ou comment on insère une vidéo dans un billet de blog avec Blogger (*), on va immédiatement chercher sur Internet, parce que c'est rapide, facile, qu'on n'a pas à se déplacer pour fouiller dans une bibliothèque, ni remuer des tonnes de bouquins chez soi, lesquels n'ont même pas de liens hypertexte !

Donc, le principe de l'encyclopédie ou de la bibliothèque est tout à fait accompli avec Internet. Avec Internet ? Non, plus précisément avec le Web, qui est loin d'être tout Internet. Parce que justement, le réseau permet bien d'autres choses. Par exemple, la communication. Internet a rendu la planète "communicante", en permettant la transmission de messages, d'images, de sons d'un bout à l'autre de la Terre en s'affranchissant des distances. Et ça, c'est un réel bouleversement. Initié par les progrès des transports et aussi par le téléphone, il s'est élargi actuellement à toute sorte de documents, depuis l'envoi d'un manuscrit jusqu'à la conversation visiophonique, sans oublier les discussions par écrit en temps réel à l'aide de différents protocoles de messagerie instantanée.

Sommes-nous devenus trop blasés devant le progrès scientifique et technologique pour ne pas trouver magique le fait de pouvoir discuter sans contrainte aucune avec un ami situé à 10.000 kms et lui envoyer au fur et à mesure musiques, textes et vidéos ?

Mais il y a un revers à la médaille, cette facilité tient à peu de choses, un ordinateur en état de marche, une connexion internet fiable, et ce peu de chose est très très fragile. Un câble rompu, un OS défaillant, une barette de RAM refusant tout service, une simple panne de courant... Et le savoir n'est plus accessible, à tel point qu'on ne sait plus où trouver l'information et comment régler les petits problèmes de vie quotidienne ! Alors, Internet est-il une révolution comme l'imprimerie l'avait été ?  Ou une révolution asservissante comme d'autres innovations technologiques ont pu l'être ?

N'ayant hélas pas la faculté de voyager dans le temps, ni pour me téléporter à la Renaissance afin d'étudier l'impact de l'imprimerie sur les habitants de l'époque, ni, dans l'autre sens, d'ici quelques siècles, pour savoir si la révolution internet en a été une ou pas, je laisse la question de Monsieur Tesson en suspens... Tout en vous recommandant la lecture de son ouvrage !

(*) Voir billet précédent

20 mai 2013

Concert à l'église de Pacy



Passer presque deux heures avec Mozart est un plaisir suave, surtout quand les interprètes sont de qualité, et c'était le cas de l'orchestre Royal de Chambre de Wallonie, de son sémillant chef d'orchestre et virtuose au violon, Augustin Dumay, et de tous les musiciens ! On a goûté du concerto pour violon N°3, puis, du concerto pour piano N°17 avec une délicieuse pianiste, qui joue avec autant de sûreté que d'émotion, pour finir par la célèbre symphonie N°29, que l'on connaît par coeur, mais qui est toujours aussi jubilatoire.

Un grand moment rare pour un provincial, loin des grands orchestres des grandes métropoles, joie d'écouter de la musique autrement qu'en "conserve", et surtout du Mozart dont on ne se lasse jamais tant il est varié dans son imagination musicale et tellement universel qu'il pourrait représenter la Musique à lui tout seul.

Une petite vidéo prise de la tribune, pendant la prestation au piano de Valentina Igoshina, et merci à nos amis belges d'être venus jusqu'à nous !

Au passage, l'insertion d'une vidéo sur Blogger n'est pas d'une simplicité biblique, l'upload direct depuis le fichier sur le disque dur est bien trop long, il vaut mieux passer par Youtube, mais le résultat n'est pas très satisfaisant non plus.... L'image est tronquée et floue (conversion depuis un .mov ?) enfin, il y a au moins le son ! 

Pearl's peril suite

Le plus difficile dans ce jeu n'est pas de trouver les objets cachés, mais de bien gérer son patrimoine et sa progression.

Quand on joue (bien de préférence) dans un niveau on obtient plusieurs types de récompenses :
- Des badges, il en faut cinq pour finir un niveau,
- Des pièces qui s'accumulent dans son escarcelle,
- Des matériaux de construction pour améliorer ses bâtiments.

Dans l'écran d'aménagement du jardin :
- Les nouveaux bâtiments ne sont disponibles qu'à partir d'un certain nombre de badges. Mais une fois construits, ils s'améliorent sans cesse grâce aux matériaux récupérés, et apportent des pièces, ainsi que des fleurs.
- On peut utiliser ses pièces pour acheter des ornements à placer dans le jardin, lesquels apportent aussi des fleurs, mais demandent un certain temps pour être opérationnels (plusieurs heures), donc il faut être patient.
- Et il faut un certain nombre de fleurs pour pouvoir débloquer le niveau suivant...

Donc,
- Il faut dépenser ses pièces pour acheter des bâtiments ou des ornements, mais pas trop, sinon, on n'a plus de pièces, et il faut rejouer d'anciennes parties pour en récupérer.
- Il faut réfléchir si on attend ou pas pour pouvoir acheter un "gros truc cher" mais qui rapportera plein de fleurs, donc, qui débloquera rapidement des niveaux.
- Mais il faut aussi investir si on ne veut pas se trouver coincé, sans pouvoir avancer dans le jeu et connaître la suite de l'aventure...

Et c'est là la difficulté, trouver le bon équilibre entre les dépenses et les recettes pour pouvoir à la fois avancer dans le jeu, ne pas être en faillite, et aménager le plus rationnellement possible le jardin.

Quant à l'énergie, on en a que cinq petites unités à chaque partie, et on consomme une unité par tableau réussi (ou pas).. Donc, on ne peut pas jouer plus de cinq fois d'affilée, parce qu'il faut attendre que l'énergie se régénère (elle le fait toute seule, heureusement, mais avec du temps), ou alors il faut en acheter avec les billets, lesquels ne se trouvent pas facilement (l'éditeur du jeu en offre de temps en temps, et on en récupère en terminant certains puzzles). Donc, on attend, et ainsi on peut réfléchir à sa statégie !

Et le jardin s'améliore doucement, avec des buis taillés, des fleurs, un réverbère, de nouvelles constructions, en attendant de pouvoir débloquer d'autres emplacements, mais pour ça, il faut plus de badges, donc, passer plus de niveaux, donc avoir plus de fleurs, donc avoir pu acheter des bâtiments ou des ornements... Quand je vous dis que c'est un jeu à tiroirs ! En tous cas, il a au moins l'avantage de ne pas exiger que l'on achète (avec sa carte bancaire) des objets indispensables pour y jouer, ni que l'on soit obligé de faire appel à ses "amis" pour pouvoir continuer.

19 mai 2013

Progrès ferroviaires et comparaisons

Le 4 mai 1843, à huit heures moins le quart, les ducs de Nemours et de Montpensier, deux fils du roi Louis-Philippe, arrivent à la gare Saint Lazare pour inaugurer la ligne de chemin de fer Paris-Rouen. Ils arrivent (sains et saufs) à Rouen 4 heures 10 minutes plus tard.

170 ans après, le même trajet s'effectue en 1h 30 en moyenne (ça dépend si le train est direct ou pas). Nonobstant évidemment les arrêts de travail d'une certaine catégorie de personnels et les incidents sur la ligne, si fréquents...

Sachant qu'on a gagné 3 heures environ de temps de trajet en 170 ans, combien de temps faudra-t-il pour aller de Paris à Rouen dans 20 ans ? En tenant compte aussi que c'est une des lignes les plus saturées du réseau, et que le goulot d'étranglement du pont de l'Europe et les denses banlieues traversées n'aident pas non plus.

Allons plus loin....

Le 25 septembre 1986, à huit heures, Jean Lecanuet, sénateur-maire de Rouen, François Loncle, député de l'Eure, et Philippe Essig, président de la SNCF, effectuent le premier trajet en TGV entre Rouen et Lyon en 4 heures.

27 ans après, le même trajet demande 3h 45 (d'après le site de la SNCF). Tout petit progrès qui n'est sans doute pas près de s'améliorer. Si la partie Paris-Lyon est effectivement une ligne TGV, ce n'est pas le cas de la partie Rouen-Paris et du contournement de Paris par Massy-Palaiseau. Or, les projets de ligne à grande vitesse se heurtent aux dissenssions politiques locales (je la veux chez moi, non, chez moi, nous on n'en veut pas, etc...) et surtout à l'absence de financement possible à court et même à moyen terme.

Encore plus loin...

Prenons le cas de quelqu'un qui veut se rendre du centre ville du Havre au centre ville de Marseille. Sachant qu'il faut en TGV, pour faire ce trajet, seulement 6h 24 (*), que la gare du Havre ainsi que celle de Marseille sont en centre ville (ce qui n'est jamais le cas des aéroports, heureusement d'ailleurs..), on comprend déjà que le train est intéressant. L'avion ? Un peu plus de 3h (**) dans le meilleur des cas, avec escale à Lyon, sans parler des trajets de l'aéroport jusqu'au centre ville (6 kms et 15 minutes de trajet pour aller de la mairie du Havre à l'aéroport Le Havre-Octeville et Marignane, c'est pas tout près du Vieux Port, une vingtaine de kms), quant à la voiture.... 8h 33 par autoroute d'après Mappy. Sans doute sans avoir faim et envie de faire pipi trop souvent, et sans embouteillage !

Je n'ai tenu compte que du temps, pas du coût.. Parce que la SNCF, c'est tarif variable en fonction du jour, de l'heure, de l'âge du voyageur et sans doute aussi de celui du conducteur ! (coût : entre 70 et 100 euros en seconde classe mais comme ça dépend des jours et des cartes de réduction...). Les compagnies aériennes, ce n'est pas beaucoup plus limpide ; ça varie selon la période de réservation, le jour du départ, le nombre d'escales  etc... (coût : de 250 à ... 450 euros !) Quant à la voiture, entre l'essence et les péages, il y a intérêt à voyager à plusieurs, là, ça devient déjà beaucoup plus intéressant, pour qui ne rechigne pas à conduire sur près de 1000 kms. (coût du trajet : environ 200 euros, essence + péages)

De toutes façons, tout ça va plus vite que la dilligence d'autrefois ! Et c'est certainement plus confortable aussi... 


Merci à Michel de Decker et à son excellent ouvrage "Mille ans normands" où j'ai trouvé de précieuses indications sur l'arrivée du train en Normandie.

(*) Un seul train par jour, mais c'est déjà ça ! Sinon, faut changer de gare à Paris, ce qui n'est pas vraiment pratique, même si avec la ligne 14, le trajet entre St Lazare et la gare de Lyon ne prend plus que 10 minutes
(**) En fait c'est très variable, selon qu'il y a une escale ou deux, voire plus...

14 mai 2013

Un beau jeu d'objets cachés


Un jeu d'objets cachés ? Ce n'est ni nouveau ni rare. Le but du jeu est de trouver des objets précis disséminés dans un paysage ou une pièce fort encombrée. Une liste d'objets à trouver se trouve au bas de l'écran, dès que l'on en repère un on clique dessus, et il est effacé de la ligne du bas, jusqu'au dernier. Plus on va vite, moins on hésite, plus on gagne de points, évidemment. Les objets sont souvent très bien cachés, et ce n'est pas toujours facile de les dénicher. Il y a toujours une possibilité d'avoir une aide, mais elle est ponctuelle, et coûte en temps et en points.

Il y en a un qui est particulièrement intéressant, c'est Pearl's Peril. En fait, c'est un jeu à tiroirs, plus facile à jouer qu'à expliquer. On part d'une intrigue policière, dans laquelle une jeune femme doit retrouver le meurtrier de son père, afin de pouvoir hériter de l'île qu'il lui a léguée. Elle mène son enquête et on la suit, en passant d'un niveau (d'une pièce, d'un lieu) à l'autre, en retrouvant le maximum d'objet cachés le plus rapidement possible. Au fur et à mesure se la progression, on gagne des pièces d'or tandis que les indices s'accumulent plus ou moins rapidement, en fonction de la découverte plus ou moins rapide et facile des objets. Mais il y a une autre facette au jeu. Avec les pièces d'or que l'on récolte, et autres matériaux que l'on a eu en récompense pour un bon score, on peut construire des bâtiments sur l'île (du genre Sim City like), les agrandir, les décorer, améliorer le paysage, et à chaque amélioration, on gagne des fleurs, lesquelles permettent de débloquer de nouveaux niveaux.... Vous me suivez toujours ? Bravo ! On voit ainsi d'un côté l'enquête progresser, de l'autre, l'île se couvrir de végétation et de bâtiments magnifiques.

Les graphismes sont soignés, de très bon goût et la musique très discrète. On peut y jouer en plein écran, ce qui facilite la recherche des objets. Le jeu est prenant tout en n'étant pas trop difficile, et il n'est pas nécessaire d'acheter (avec de vrais sous) quoi que ce soit, ou de faire appel à des amis (on est sur Facebook...) pour avancer. Il suffit de "bien" jouer pour progresser. A chaque partie, on a un quota d'énergie, et quand on l'épuise, il suffit d'attendre une heure environ pour en récupérer la totalité, donc, pas d'addiction pendant des heures !

Ce type de jeu a des avantages. Il permet d'entraîner l'esprit d'observation et la mémoire visuelle. Parce que, quand on recommence un niveau, si on se souvient où on a déjà vu des objets, c'est plus facile de cliquer directement dessus. Il faut aussi être attentif et bien regarder son écran, donc, se concentrer, parce que l'on perd des points si on clique sur autre chose, ou si on va trop lentement. Il existe aussi des jeux d'objets cachés en anglais, intéressants pour améliorer son vocabulaire ! Ce sont toujours des jeux calmes, pas stressants, qui changent des jeux de bulles, de zuma et autres arkanoïds like. Et certains, comme Pearl's Peril, en plus, sont très beaux et agréables à jouer, ce qui n'est pas le cas de tous, quand les images sont laides, ou quand il y a un tel fouillis dans le tableau où il faut rechercher les objets que c'est quasiment mission impossible. Alors, si vous aimez ce genre de jeu, je vous assure que celui-là est très bien fait !

Une petite vue de l'île en cours de construction-élaboration, les zones avec un sablier sont en cours d'amélioration, et le sont automatiquement quand on récolte des récompenses, les zones avec des "nuages" ne pourront être utilisées que dans la suite du jeu.

Bien mieux qu'un jeu similaire "Threads of Mystery" qui est en français comme son nom ne l'indique pas, où on ne comprend pas très bien la progression, où il n'est pas évident de revenir en arrière, et où le décompte des points est d'une lenteur désespérante et le gain de points beaucoup trop lent pour qu'on ait envie d'y jouer longtemps.

12 mai 2013

Ralentir... Enfants... Et les vieux ?

On voit très souvent à l'entrée des villages un panneau incitant les automobilistes à ralentir pour éviter d'écraser les petits enfants qui traversent la rue. C'est bien, c'est très bien, on sait que les gamins sont tout à fait capables de courir après leur ballon sans faire attention et d'échapper à la vigilance de leurs parents. Mais pourquoi uniquement les enfants ? Ce ne sont pas eux qui craignent le plus pour leur vie d'après les statistiques. En effet, 50% des piétons victimes d'un accident de la circulation sont... les seniors de plus de 75 ans (*) ! Et c'est normal. La grand mère qui traverse n'y voit pas toujours très clair, n'entend pas forcément très bien, et quand elle finit par voir le danger, elle est dans l'incapacité de piquer un sprint pour l'éviter. L'enfant lui court vite, voit clair et a de meilleurs réflexes. En plus, une grand mère, c'est fragile, ça casse facilement, et quand ça commence à se détraquer, ça coûte de plus en plus cher à la collectivité !

Il est de bon ton de nos jours de ne pas faire de discrimination, ni sur l'état des gens, ni sur leur sexe ou leur âge. On parle de "personnes en situation de handicap" et non plus d'handicapés, ou pire, d'infirmes. On marie hommes, femmes, les deux indifférement, le sexe et l'usage qu'on en fait est au libre choix de l'individu, quant au roman d'Agatha Christie "Dix petits nègres" il aurait du être immédiatement renommé en "Dix personnes de couleur" (pas de nègre ni de petit, hein, c'est raciste et méprisant !), alors pourquoi ne demander à ralentir QUE pour les enfants, c'est furieusement discriminatoire pour les autres et surtout pour les vieux auxquels on doit le respect.

Alors Madame Taubira en tant que ministre de la Justice, et vous Monsieur Valls, en tant que ministre de l'Intérieur, vous n'avez pas honte de cautionner une telle ségrégation ?

(*) Chiffres donnés dans le magazine Auto-Moto de mai 2013

11 mai 2013

Ah ça me manquait !


Depuis quelques mois, je ne pouvais plus suivre ce qui se passait sur la 1st avenue de Fairbanks, parce que je ne pouvais plus accéder à la webcam. Module manquant que c'était indiqué sur la page web où elle se trouve. Comme les webcams, ce n'est pas toujours très constant, j'ai attendu, en me disant qu'ils avaient certainement du l'arrêter temporairement, mais ça ne revenait toujours pas, et ça me manquait cette petite visite quasi quotidienne à un lieu que j'aime bien.

Et c'est au moment où j'allais me faire une raison, que, lors d'une mise à jour du système et des softs du Mac, je vois qu'on me propose une mise à jour de Java. Java ? Mais que voulez-vous que je fasse de ça ? M'en fous moi de Java... Et je refuse. Avec la lenteur d'esprit qui me caractérise, il m'a fallu plusieurs jours pour me souvenir que la webcam de Fairbanks avait besoin de Java, que j'avais forcément d'origine, mais avec l'upgrade de l'OS je ne devais plus avoir la bonne version, et du coup, j'accepte la mise à jour. Bingo ! Je retrouve les gens qui marchent entre l'hôtel Marriott et l'office du tourisme, sous le soleil, parce qu'il n'y a plus de neige, et d'ailleurs, il y faisait aujourd'hui la même température que dans ma Normandie... Cherchez l'erreur !

D'aucuns me diront qu'avoir Java uniquement pour visionner les images d'une webcam située à 10000 kms c'est un peu... surdimensionné. J'ignore si ça sert à autre chose, il n'y a que sur cette page que j'avais constaté un dysfonctionnement avec l'ancienne version. Peu importe, ça marche, et je peux continuer à aller virtuellement là-bas. C'est l'essentiel, non ?

En fait il y a deux webcams sur ce site, l'une qui pointe sur la 1st Avenue, l'autre sur la place Golden Heart, toute proche, donc, l'image d'illustration provient de la seconde, pour changer un peu (et merci au Festival de Fairbanks).

10 mai 2013

Tel est pris qui croyait prendre

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Je m'appelle Pierre Miquelon (*), je suis photographe professionnel, je travaille à mon compte et ai déjà eu quelques commandes de diverses entreprises pour la création de leur page de publicité. J'ai même un agent qui s'occupe de me trouver des contrats, et ce n'est pas facile, parce que ce sont toujours les plus connus qui sont choisis, et les autres ne ramassent que les miettes.

C'est moi qui ai demandé un jour à mon agent de rédiger un article à mon sujet sur Wikipédia, quand j'ai appris que ce site était fort bien référencé, et que ça ne coûtait rien. Mais c'est un homme pusillanime, je le lui reproche souvent, il manque d'audace, et là, vous ne savez pas ce qu'il m'a dit ? Que je n'étais sans doute pas encore assez célèbre pour figurer sur une encyclopédie. Une encyclopédie ? De quoi il parle lui ? Wikipédia est un truc où tout le monde peut écrire, non ? J'ai regardé leur première page, c'est bien marqué Libre, alors pourquoi je n'y figurerais pas ? Ce serait beaucoup moins cher, et pour cause, que de mener une campagne de promotion, et ça ferait rudement sérieux de figurer sur une soi-disant encyclopédie ! Allez, au boulot.... Et voilà, j'ai un article à mon nom, ça fait rudement classe, au même niveau qu'Arthus Bertrand ou que Doisneau, ça, ça pose non ? J'étais très satisfait et attendais tranquillement les retombées et les nouveaux contrats qui n'allaient pas manquer d'arriver.

Et quelle ne fut pas mon indignation quand j'ai vu que "mon" article était proposé à la suppression. Supprimer "mon" article ? Et quoi encore ? Et par qui, je vous le demande ? Par des gamins qui ne connaissent rien à la photo, des inconnus qui se permettent de juger de la qualité de mon travail, et qui me demandent des sources... Des QUOI ?? Des publications sur moi-même, comme si ça existait ça, voyons. Je suis sur Facebook, et j'ai un site web, ce n'est pas rien quand même, et ça ne leur suffit pas... Alors je proteste vigoureusement, traitant ces galopins d'ignares, d'être pitoyables, de malades mentaux même, tant que j'y suis. Mais de quoi ils se mêlent, ils ne me connaissent pas, et se permettent de juger que je ne suis pas, comment disent-ils déjà... Admissible ! Un comble.

Mais en plus, maintenant, quand on fait une recherche sur Google sur mon nom, on tombe sur l'article avec cet horrible bandeau indiquant que la suppression de cet article est demandée, alors là, ça ne va plus du tout, que vont penser mes éventuels futurs clients, ils vont se moquer de moi et aller voir ailleurs, c'est la catastrophe... Je demande alors fermement que cet article soit immédiatement retiré, parce qu'il me fait grand tort, et nuit fortement à ma carrière. Et... On me le refuse ! Il paraît qu'en publiant un article, on accepte les conditions de publication, lesquelles hein ? Comme si j'avais le temps de lire tout ça moi, le fonctionnement de votre site, je m'en contrefiche, je voulais seulement y figurer parce que ça m'arrangeait, mais le reste... Je menace, je supplie, j'engueule ceux qui veulent supprimer mon article, pour qui se prennent ces freluquets ? Ils vont bien m'obéir non ? Et non seulement ils ne m'obéissent pas, mais, je ne sais pas comment ils ont fait, mais je ne peux plus écrire quoi que ce soit sur ce site, et cette page infâmante est toujours là... Tiens d'ailleurs, mon agent, je viens de le virer, parce que, vous ne savez pas ce qu'il m'a dit ? Qu'il m'avait prévenu et que j'aurais du l'écouter....


(*) Nom tout à fait inventé, parce que j'avais sous les yeux une carte postale envoyée de St Pierre et Miquelon !



7 mai 2013

Paul Signac (1863-1935)


Une fort belle exposition a lieu en ce moment au Musée des impressionnismes de Giverny en hommage à Paul Signac, peintre paysagiste pointilliste, dont les toiles ont une exceptionnelle luminosité. Entre Rotterdam et ses brumes, Venise et son soleil, Saint-Tropez et Port-en-Bessin, ce grand voyageur, amoureux de la mer et des côtes, en bon héritier des Impressionnistes, dissèque et assemble couleurs et lumières avec une technique qui lui est propre, et qui donne vie et atmosphère à sa vision d'artiste.

On sort de là les yeux remplis de tâches colorées qui s'assemblent et se séparent dans un fabuleux tourbillon de lumière, un peu comme si on revenait d'un autre monde !

Donc, si vous n'êtes pas trop loin de Giverny, allez voir l'exposition Paul Signac, elle vaut le déplacement, et en sortant, vous pourrez admirer les fleurs des jardins du musée, dont vous trouverez quelques specimens sur cette page .