27 juin 2016

Les entrailles de la bête

L'orgue est un instrument fascinant, par sa puissance sonore, ses possibilités harmoniques, et sa complexité pour coordonner mains et pieds, tout en modifiant les registres en fonction du morceau interprété. Si les orgues de fabrication récente ont vu leurs systèmes de registration modernisés avec l'électronique (on ne "tire" plus sur un registre, on appuie sur un bouton), les claviers et les tuyaux restent identiques à ce qui se faisait dans les siècles précédents, à part l'arrivée d'air dont la pompe est électrique et non plus manuelle.

Si l'on peut admirer de l'extérieur certains buffets d'orgue historiques à la décoration recherchée, si on peut, à condition de connaître l'organiste, monter jusqu'à la tribune et voir claviers, pédalier, tirants des registres, pédale d'accouplement ou tirasses, ce n'est pas courant de voir de près les entrailles de la bête !

Alors, quand vient le facteur d'orgue pour accorder les anches et effectuer les révisions nécessaires, il faut vite faire des photos !

L'instrument que l'on voit ici ouvert et désossé date du XIXe siècle, il comporte deux claviers, un pédalier et 20 registres. Il est entièrement mécanique (hormis le sommier auquel l'air est fourni par une soufflerie électrique). En dehors de la forêt de tuyaux de toutes les tailles, il possède un si grand nombre d'organes des plus minuscules aux plus volumineux qu'on se demande comment tout ça peut fonctionner sans casser, se fendre ou se coincer. On comprend beaucoup mieux le minutieux et hautement technique travail du facteur d'orgue et on imagine la complexité d'instruments comme les grandes orgues de Saint Sulpice ou de Saint Séverin !



À l'intérieur, une forêt de tuyaux

Le buffet d'orgue, côté droit, avec les tirants des registres en haut

Le buffet d'orgue vu de face, avec la machinerie des pédales

25 juin 2016

Du miel !

Une dame d'un certain âge, affligée d'une hémiplégie droite, va au bureau de tabac pour faire des jeux. Au moment de partir, avant de payer pour ses achats, elle se ravise et demande à la commerçante : "Donnez-moi aussi un carnet de miel"... Étant juste derrière elle, j'ouvre grand mes oreilles, parce que d'habitude, je n'achète pas du miel chez le buraliste, et quand j'en achète, c'est en pot et pas en carnet. La marchande comprend parfaitement, elle, et tend un paquet de cartes à gratter en annonçant : "Ça vous fera 150 euros". La dame tend sa carte bancaire, mais elle ne fonctionnait pas. On recommence deux fois, et ça ne fonctionnait toujours pas. Elle entreprend alors de sortir son porte-monnaie de son sac ce qui n'est pas forcément facile quand on n'a qu'une seule main valide, et finit par en sortir des billets...

Elle avait 150 euros en argent liquide sur elle, au moins, parce que je n'ai pas vu le restant du contenu de sa bourse.

Elle remet le porte-monnaie dans le sac qui ne fermait pas et sort du magasin. Je me suis dit que si un malfrat quelconque avait vu ça, il n'aurait pas eu grand mal à prendre le sac de la dame sans avoir à lutter !

Espérons pour elle qu'elle va gagner plein de sous avec son carnet de miel et... Qu'elle ne les transportera pas tous dans la rue et dans son sac ouvert tenu par sa seule main utilisable.

20 juin 2016

Economie ludique

Alors qu'on discutait dans un groupe de joueurs sur Facebook de l'opportunité ou pas d'acheter (avec sa carte bancaire) certains bonus, les avis divergeaient, comme c'est toujours le cas quand ce sujet est abordé. Certains disant que jamais ils ne paieraient pour des jeux gratuits, d'autres étaient plus nuancés expliquant qu'ils acceptaient de donner quelques sous, déjà parce que ça les arrange pour le jeu, et aussi pour rétribuer les développeurs grâce auxquels on passe de bien agréables moments. Quelqu'un est alors arrivé dans la conversation et a expliqué (je le cite intégralement) :

"En reversant 2,8 milliards de dollars aux développeurs, Facebook rémunère une activité qui touche 20% des utilisateurs du réseau social.

Le jeu est en passe de devenir une activité très lucrative sur Facebook. En effet, le réseau social vient d’annoncer qu’il a versé 2,8 milliards de dollars aux développeurs des jeux conçus pour son site. Pourtant, cela ne concerne que 200 jeux disponibles. Créer un jeu pour Facebook est donc très rentable !

Le jeu sur Facebook est une tendance qui se développe avec désormais quelque 250 millions de joueurs, soit 20% des utilisateurs du réseau social. D’ailleurs, Facebook a tout à gagner dans le développement de ce créneau, car cela pousse les utilisateurs à rester encore plus longtemps connectés."

Voilà un éclairage intéressant, qui explique bien des choses. Déjà se dire qu'il y a 250 millions de joueurs (sur environ 200 jeux), rend son addiction personnelle infiniment moins grave ! Mais plus sérieusement, les éditeurs de jeu sont tributaires de leur succès : un jeu qui marche "fait marcher" Facebook qui engrange donc de nouveaux adhérents donc de nouvelles recettes publicitaires, donc la rétribution des concepteurs augmente. D'où leur intérêt à se démarquer de la concurrence en offrant des jeux intéressants, amusants, bien réalisés, sans bugs, qui tiennent en haleine le joueur longtemps, et qui l'inciteront à inviter de nouveaux amis.

Par contre, un jeu qui ne marche pas, qui ne fait pas le plein de joueurs pour diverses raisons, trop difficile ou pas assez, mal foutu ou qui plante trop souvent sera vite abandonné des joueurs qui l'ont essayé, et sera supprimé puisqu'il ne sera pas rentable, ni pour l'éditeur, ni pour Facebook.

Intéressante la nouvelle économie des nouvelles technologies, n'est-ce pas ?

17 juin 2016

Lola

Ce matin, j'ai décidé d'aller faire mes courses au bourg voisin. C'est très bien les commandes par internet livrées à domicile, mais parfois on a envie de voir fruits, légumes et viandes en vrai, pour mieux choisir. Le bourg étant distant d'une dizaine de kilomètres, j'utilise mon égo-mobile pour m'y rendre. Elle est là, devant ma porte, et elle connaît très bien ma voix ; je n'ai qu'à lui dire "Bonjour Lola" (oui, elle s'appelle Lola) pour qu'elle ouvre immédiatement ses portes.

Je m'installe dans un siège confortable, Lola ferme la portière. Je lui indique ma destination et lui précise de m'emmener au plus près de la rue principale. Elle me répond OK, avance et lance un rayon invisible pour ouvrir le portail.

Sur l'écran qui est devant moi, je choisis d'écouter le concerto pour clarinette de Mozart d'une simple pression sur la liste de mes œuvres préférées qu'elle a l'habitude de me présenter. Son habitacle est tout à fait isolé des bruits extérieurs, et comme son moteur est totalement silencieux, c'est un vrai bonheur de profiter de la quadriphonie quand on est aussi bien installé.

On arrive très rapidement. Lola s'arrête, ouvre la portière, je sors et lui dit "Au revoir". Elle referme la portière et s'en va se garer au parking le plus proche. Je n'ai plus qu'à musarder dans la rue, regarder les boutiques, faire mes courses, prendre mon temps. Une fois ceci fait, je pose mon sac à mes pieds, et sors de ma poche mon mini-terminal. Il suffit d'appuyer sur un bouton et Lola revient me chercher là où je me trouve.

En revenant, je pense à ce que me racontaient mes parents, qui vivaient au début du XXIe siècle : ils devaient "conduire" eux-même leur voiture, avec trois pédales, un volant et des clignotants pour tourner ; ils devaient faire attention aux autres véhicules, aux piétons, aux vélos ; ils devaient régulièrement mettre un liquide malodorant dans le réservoir de leur auto en allant le chercher à une pompe loin de chez eux ; ils devaient tourner plusieurs fois dans les rues afin de trouver une place pour garer leur véhicule, quand ils ne recevaient pas une amende pour s'être arrêté là où il ne fallait pas....

Je me demande s'ils n'exagéraient pas un peu quand même, parce que ça paraît totalement invraisemblable tout ça ! 

9 juin 2016

"Il se peut que tu aimes la marine française, mais la marine française te dit m..."

Les îles du Frioul et le château d'If, vus depuis Notre-Dame de la Garde
Ah Marseille ! Grand beau temps, chaleur (un peu trop à mon goût), excellente bouillabaisse, chauffeurs de taxi marrants, de belles perspectives, la mer toute bleue, le ferry boat qui est maintenant électrique, même qu'Escartefigue en aurait avalé son dentier, les belles demeures du Roucas Blanc, et la Bonne Mère qui regarde tout ce petit monde s'agiter et faire du bruit, du haut de son haut clocher. 

Suite du billet précédent

A l'aller, pas de rhinocéros sur la voie, mais train retenu à Rouen pour attente d'une correspondance, puis un peu plus loin, à Sotteville, par des grévistes qui faisaient un sitting sur les rails. Une demi-heure de retard au départ, mais ce fut bien rattrapé et il n'y avait plus qu'un quart d'heure à l'arrivée.

Au retour, rien à signaler jusqu'à Versailles, mais là, une belle association d'inondations, de coulées de boues sur la voie, et de "régulation du traffic" ont fait que le TGV s'est transformé en TPV (train à petite vitesse), et qu'il y a eu une heure de retard à l'arrivée.

Une indemnisation ? Mais oui, c'est possible, si le train a plus de 30 minutes de retard, mais il faut aller à l'accueil de la gare d'arrivée et faire la queue pendant.... Comme on a déjà une heure de retard, on ne va pas en rajouter une seconde, et on ne va pas chercher son enveloppe...

Quand on vous dit que de nos jours, il est inutile d'aller au bout du monde chercher l'aventure et les péripéties de voyage, il suffit de prendre le train, odyssée garantie !

5 juin 2016

Contretemps

Voyage à Marseille prévu de longue date, billets de TGV pris, hôtel réservé, il ne reste plus qu'à prévenir le taxi qui doit nous conduire à la gare, à 40 kms de notre domicile.

Oui mais, c'était sans compter sur les soubresauts syndicaux. Grève illimitée aux Chemins de Fer, avec prévision d'un tiers de TGV, ou de la moitié, ou de moins, ou de plus, parce que le problème est qu'on n'en sait rien... La loi dit que tout gréviste doit se déclarer comme tel 48h à l'avance pour que l'on puisse indiquer aux usagers les trains qui roulent et ceux qui sont supprimés.

La Loi ? Quelle loi ? Qu'est-ce qu'on en a à faire de la loi ? On fait la révolution pour le bien des autres, nous, pas pour nous, puisque nous avons un travail assuré, et la sécurité de l'emploi, pour votre bien voyons... On fait grève POUR tout le monde ! Ou contre tout le monde ???..... Ah non, c'est vrai, c'est contre le Gouvernement... J'oubliais, ah je plains les pauvres ministres qui subissent les grèves de train ou de métro, et qui n'ont ni avions ni essence dans leur voiture pour se déplacer, on se demande comment ils font....

Donc, la veille du départ, on ne sait toujours rien, on le saura peut-être en se déplaçant jusqu'à la gare la plus proche, au plus tôt vers 18h, soit quelques heures avant le départ, c'est très pratique pour prévenir un taxi ou annuler l'hôtel (qu'il faudra payer de toutes façons, puisqu'on aura dépassé les délais d'annulation). Le site Internet n'est pas à jour, le serveur vocal non plus, ce sont les employés administratifs de la SNCF qui le disent eux-mêmes, la seule solution pour savoir est de prendre sa voiture (heureusement que l'essence est à peu près revenue) et d'aller au guichet. Mais le plus sûr serait d'aller à l'heure dite à la gare de départ et de voir s'il y a ou non un TGV qui s'arrête. Et s'il n'y en a pas ? Eh bien vous rentrez chez vous ! Comment ? Ah ça, c'est pas notre problème, il y aura bien un TER qui passera dans la journée pour vous ramener plus près de chez vous, que diable....

On imagine un service hospitalier qui fonctionnerait comme ça : vous arrivez aux urgences avec un AVC ou une crise cardiaque, ou même seulement une douleur incoercible ; nous sommes en grève, une infirmière sur trois en moyenne, un médecin sur trois en moyenne, mais on ne peut pas vous dire, là, pour l'instant, s'il y en aura de disponible, peut-être tout de suite, peut-être dans quelques heures, on ne peut rien vous promettre, vous verrez bien...

.............

Passage à la gare le plus proche, l'employée confirme et affirme que le train que nous devons prendre n'est pas supprimé, donc... Il n'y a plus qu'à attendre demain matin pour en être tout à fait sûr, et là on pourra souffler... En espérant qu'il n'y aura pas un éléphant sur la voie, une caténaire en rideau, une panne d'aiguillage, des gens qui se promènent sur les rails, etc.

Quid du train du retour ??

On verra bien, avec la SNCF, c'est le suspens et l'aventure assurés !

2 juin 2016

Et une arnaque de plus !

Je reçois un mail en provenance d'une amie que je connais bien me disant :

J'aimerais te parler, es-tu disponible par mail?  En attente de te lire 
au plus vite.

Je lui réponds immédiatement en lui disant que je peux lui parler par mail quand elle voudra, d'autant plus que nous avions quelques détails à régler pour la semaine prochaine.

Message suivant :

Merci pour ton courriel. Je vais très mal après avoir oublié mes affaires (mon téléphone,carte de crédit, argent) dans un taxi ici où je suis actuellement pour 4 jours .  je souhaite également que tu gardes ce mail pour toi uniquement pour ne pas inquiète mon entourage. Y'a t'il un buraliste non loin de toi?

Elle doit quand même être bien remuée, parce que pas même un bisou final comme d'habitude... Et si on oublie son sac dans un taxi, le chauffeur s'en aperçoit normalement, surtout qu'il a bien fallu sortir l'argent pour le payer, c'est louche ça.. Elle sait bien qu'habitant la campagne, je n'ai pas de buraliste sous la main, c'est très louche ça... Tiens, pourquoi signer de son nom de famille et pas de son prénom comme d'habitude ? C'est vraiment très très louche...

Je réponds en lui disant que je n'ai pas de buraliste sous la main, et lui demande ce qu'elle veut chez ce commerçant. J'insiste, j'attends la faille.

Troisième message :

Je voudrais urgemment recharger ma carte afin de pouvoir régler  mes frais de déplacement et assurer mon retour . J'aimerais s'il te plaît, que  tu  me  viennes en aide en  m'achetant chez le buraliste juste 8 coupons de rechargement PCS MASTER CARD de 250 € puis transmets moi les codes RECH de chaque  coupon de rechargement ,je te rembourserais dès mon retour
Je reste dans l'attente de tes nouvelles.

Et la faille s'est ouverte ! Je n'ai évidemment pas répondu, et, comme par miracle, les mails ont cessé d'arriver !

En tous cas, elle les attendra les nouvelles, enfin, pas mon amie que je vais mettre au courant rapidement du piratage d'adresse mail dont elle a sans doute été victime, mais l'individu qui a n'a pas su réussir son arnaque jusqu'au bout. "Juste 8 coupons de 250 euros....". Là, c'est l'erreur, parce que demander 2000 euros pour survivre, c'est beaucoup trop et c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ou qui met le feu aux poudres, comme vous voulez.

Mauvaise pioche mon gaillard, la prochaine fois, faudra pas avoir les yeux plus gros que le ventre ! Et être plus subtil aussi, mais n'est pas Arsène Lupin qui veut !

28 mai 2016

Communiquer

En Mai 68.... Mais non, on ne va pas parler politique, ça manquerait d'originalité en ce moment... Donc, en Mai 68, de très nombreux français n'avaient pas le téléphone, et ceux, les veinards, qui en bénéficiaient, n'avaient pas "l'automatique", ce qui veut dire que pour appeler quelqu'un il fallait passer par une demoiselle du téléphone : "Bonjour mademoiselle, je voudrais le 144 à Montauban", et attendre son bon vouloir. Et ceci, pas seulement chez les particuliers, les entreprises aussi, ce qui fait que quand les dites demoiselles étaient en grève, on ne pouvait plus téléphoner ou recevoir d'appels.

Quelque cinquante ans plus tard, on se ballade avec cent grammes de plastique dans la poche avec lesquels on peut joindre le monde entier et être appelé n'importe où et n'importe quand. Certains n'ont même plus de téléphone fixe à domicile, et quand ils en ont, il ne s'agit plus d'un lourd combiné en bakélite noire, mais d'objets légers que l'on déplace partout.

En Mai 68 (et longtemps après d'ailleurs), on écrivait des lettres, sur du papier, avec un stylo, on repliait le papier, on le mettait dans une enveloppe, on collait un timbre, et on allait déposer le tout à la poste ou dans la boîte aux lettres la plus proche. Ceci aussi bien pour la correspondance privée que pour les papiers administratifs divers dont on avait besoin.

Quelque cinquante ans plus tard, on envoie des mails, on y joint des photos en .jpg, on envoie le même courrier à un groupe de personnes, on récupère les formulaires administratifs sur Internet, on les remplit en ligne, on effectue les règlements par carte bancaire directement sur les sites, le tout assis chez soi devant son écran.

En Mai 68, pour organiser quelque chose, pas seulement une manifestation, on se retrouvait dans un café, on discutait, on se donnait rendez-vous quelque part où l'on se rendait en vélo ou en Solex.

Quelque cinquante ans plus tard, on s'envoie des SMS, on lance un appel sur Twitter ou sur Facebook, on discute avec son mobile.

En Mai 68, on dépavait les rues, on culbutait des voitures et on coupait les arbres du boulevard Saint-Michel pour élever des barricades, exactement comme le faisaient nos aïeux au XIXe siècle.

Quelque cent cinquante ans plus tard.... Les moyens pour se faire entendre sont bien différents !

Autres temps, autres moyens de communication.


26 mai 2016

Une profonde tristesse

Une jeune fille de 14 ans s'est suicidée à la suite d'harcèlements sur un réseau social. Non pas par un pédophile ou un adulte lubrique, mais par quelqu'un de son entourage scolaire.

Quand on apprend ce genre de nouvelle, on reste sans voix, on perd tous les mots qu'il faudrait dire, et on a le vertige. Qui savait ? Qui a laissé faire ? Qui a profité de la fragilité de cette petite pour lui faire si mal qu'elle n'avait plus d'issue ni d'espérance ?

Les jeunes savent-ils qu'Internet a une mémoire éidétique, que tout ce qui y est déposé y restera aussi longtemps que le réseau existera, et que ce qui, autrefois, était limité à la cour de l'école et à la rue voisine, est maintenant visible du monde entier ? Qu'il s'agisse de celui qui poste n'importe quelle image sur Facebook ou similaire sans réfléchir aux conséquences, ou de celui qui en profite pour assouvir une vengeance ou simplement et inconsciemment pour rigoler sans mesurer la portée de cette rigolade justement.

Et les parents, les pauvres parents ? En plus d'un immense chagrin, ils se sentent coupables : coupables d'avoir laissé leur fille trop longtemps sur son smartphone ou son ordinateur, de ne pas avoir assez parlé avec elle, de ne pas l'avoir mise en garde, et leur deuil en sera encore plus difficile.

Je me souviens d'un exposé sur les dangers des réseaux sociaux pour les jeunes, où l'on expliquait tout ce qu'il fallait justement expliquer aux jeunes. Une dame, mère d'adolescents, nous avait dit : "mais comment voulez-vous que je fasse ? Je n'y comprends rien à ces trucs !". J'avais suggéré qu'elle avait toujours la ressource de débrancher la box, si elle ne parvenait pas à faire entendre raison à son enfant. Et elle avait été très choquée de mes méthodes coercitives d'éducation...

Donc, il faudrait non seulement tenter d'éduquer les jeunes sur ce sujet, mais aussi les adultes qui les entourent, pour que tous comprennent où sont les dangers, et les risques encourus. Mais je suis bien consciente que c'est quasiment peine perdue... Fréquentant beaucoup Facebook, je vois bien que mes copines de jeu, adultes voire seniors, n'hésitent pas à étaler leur vie privée, à poster des photos de leurs enfants ou petits enfants, sans imaginer ce qu'un pédophile, par exemple, pourrait en faire.

De toutes façons, quelles que soient les causes, quels que soient les éventuels remèdes pour prévenir un tel drame, ça reste une profonde tristesse.

Pas d'illustration à ce billet, le chagrin ne s'illustre pas.

23 mai 2016

Nostalgie

Il y a cinquante ans existait un moyen de transport individuel formidable : peu gourmand en carburant, peu encombrant à stationner, solide, montant gaillardement les côtes sans faiblir, sans entretien coûteux, c'était....

Le Solex

J'en ai eu plusieurs, avec lesquels j'ai crapahuté entre Cévennes et garrigues, du Cirque de Navacelles aux gorges de l'Hérault, sans donner un coup de pédale. En Mai 68, alors qu'il n'y avait plus d'essence nulle part et que les pauvres automobilistes faisaient des queues de plusieurs heures pour récupérer quelques fonds de cuve, je circulais à l'aise avec mon Solex, dont un seul bidon de 2 litres de solexine permettait de faire 100 kilomètres. Un panier sur le porte-bagage, et hop, on faisait le marché sans perdre un temps fou à se garer et sans peiner à apporter des sacs pleins à la voiture. Aucun problème dans les côtes (*), ce qui n'est pas le cas d'un vélo électrique ordinaire (ceux qui sont aux alentours de 3000 euros doivent les monter, mais leur prix est rédhibitoire), beaucoup moins cher qu'un scooter ou une mobylette, et surtout bien plus léger à manipuler et à ranger, c'était l'idéal pour les déplacements de proximité, et évitait d'utiliser une voiture.

Mais ça ne se fait plus ! Et c'est bien dommage, surtout en ces périodes où un hoquet de la CGT suffit à empêcher les gens d'aller acheter leur pain faute d'essence et où la voiture est de plus en plus bannie des villes (rues interdites, parkings prohibitifs et rares, etc.).

Qu'est-ce que j'aimerais retrouver un Solex en état de marche quelque part... Quel dommage que ça ne se fasse plus ! C'est tout à fait ce qu'il me faudrait pour la plus grande partie des fois où je suis obligée de prendre ma voiture. Et s'il pleut ? Voyons, il ne pleut pas toujours en Normandie, parfois même, ça s'arrête quelques heures... Ce qui suffit pour aller acheter le pain ou le journal au bourg le plus proche !



(*) Peut-être pas le Tourmalet, mais je peux affirmer qu'il montait fort bien les pentes du col de l'Asclier, ou... La côte de Rolleboise ! 

19 mai 2016

Une grande découverte

Un tel arc-en-ciel, faut pas le louper ! Photo prise depuis la voiture (non, pas en conduisant... ) juste après l'ondée qui a laissé des gouttelettes sur le pare-brise.

Quand je pense que depuis le temps que j'utilise un téléphone portable, je n'avais jamais pris de photo avec ! En fait, j'avais un APN qui me suivait partout, parce qu'il n'était pas plus gros qu'un paquet de cigarette, et qu'il était donc toujours dans mon sac. Puis, quand j'en ai eu un autre, qui était déjà plus encombrant, je ne le prenais que quand je voulais faire des photos, en vacances, en visitant quelque chose, ou autre.

Seulement voilà, quand il y a quelque chose d'intéressant à photographier, l'APN n'était pas forcément dans le sac, et je ne pouvais donc pas prendre le cliché que je voulais. Et c'est là que je me suis dit que j'avais un téléphone qui faisait ça et que lui, il était tout le temps avec moi, alors, pourquoi ne pas l'utiliser ?

Mais, comment ça marche ce truc, sur quoi il faut appuyer ?? Les familiers des selfies auraient bien rigolé en me voyant ! Eh bien c'est très simple, bien plus qu'avec un compact qui a mille et un réglage, juste une icône marquée "appareil photo" (évidemment..) et un appui léger sur l'icône de prise de vue (non, pas un appui prolongé, sinon, on fait plein de photos identiques..). Vous savez pas ? Eh bien ça marche ! Ouais, et même que c'est plutôt réussi...

Mais c'est pas tout ça, où c'est qu'elles sont mes photos ?? Où me les a-t-il rangées ?? Dans Galerie bien sûr, c'est assez normal d'aller les chercher là. Parfait, seulement, je voudrais les avoir sur l'ordinateur, pas sur le téléphone, trop petit pour bien voir et pas très confortable pour y bricoler dessus si besoin est.

Là, on a plein de choix, envoyer par mail, mettre dans Google Drive, transférer en bluetooth.. Je choisis cette dernière option et hop, voilà deux photos arrivées sur le Mac !

Bon, maintenant que je sais faire des photos avec le tél et les transférer facilement, faudra que je regarde de plus près cet appareil photo inhabituel et ses éventuels réglages, mais tout de même, avoir mis tout ce temps pour m'y mettre, alors que tout le monde fait ça facilement depuis longtemps....

12 mai 2016

Proposition de vacances

Un lieu à découvrir, sa lumière, ses roches étranges, ses promenades dans les dunes et les éboulis.

On vous offre un véhicule tout terrain, l'assurance de l'absence totale de pluie pendant votre séjour, pas de promiscuité, du silence, et l'impression d'avoir perdu un grand nombre de kilos superflus.

Alors, si vous en avez assez du tourisme de masse, si vous ne supportez plus d'avoir les pieds mouillés en permanence, si vous appréciez les endroit originaux encore inexplorés, notre croisière est faite pour vous, n'hésitez pas !

Détails des prestations :

- Voyage (180 jours) compris,
- Séjour minimum de 6 mois en pension complète, nourriture garantie recyclée, 6 passagers maximum,
- Départ de Kourou en Guyane, le 3 janvier 2100 (*)
- Service de conciergerie effectué par des autochtones verts à votre entière disposition,
- Prix : nous consulter...



  • Soyez les premiers à profiter de cette offre découverte, 
  • Soyez les premiers à raconter vos exploits à vous amis, 
  • Soyez les premiers à avoir quitté la terre pour séjourner ailleurs pendant vos congés, 


N'hésitez surtout pas à vous inscrire, les places sont limitées.

Ce sera le voyage de votre vie ! 

Vous trouverez ci-dessous quelques vues de votre environnement là-bas.




(*) Date modifiable en fonction du calcul de la fenêtre optimale de tir

10 mai 2016

Keskifopasentendre

J'étais une cathédrale, je suis devenue le Palais du Peuple, puis une piscine, et suis redevenue une cathédrale, mais il est vrai que je ne suis pas en Europe... 

"L'Europe n'est pas chrétienne, je ne crois pas aux racines chrétiennes de l'Europe" a dit un homme politique (*)

Ah bon ? Alors on se demande d'où proviennent les cathédrales et les milliers d'églises chrétiennes qui émaillent la France et ses voisins européens depuis des siècles ; on se demande pourquoi tant de villes, de villages et de rues portent des noms de saints ; on se demande pourquoi les musées de France, d'Italie, d'Espagne et d'ailleurs exposent des tableaux représentant des scènes religieuses chrétiennes ; on se demande pourquoi tant de musiciens ont écrit des Messes, des oratorios, et autres Stabbat Mater...

Dans un souci de totale laïcité, il faudrait détruire les églises, ou les reconvertir en piscines ou en parking (tiens, c'est ce qu'avaient fait les Communistes à Moscou avec la cathédrale orthodoxe du Christ Sauveur, et, comme c'est étrange, ils l'ont entièrement reconstruite depuis...) ; il ne faudrait pas oublier d'en faire autant avec les synagogues et les mosquées (**), tant pis si pour ces dernières, on reçoit quelques bombes en guise de représailles, on n'a rien sans rien ; il faudrait rebaptiser rues et villes, on parlerait alors de l'équipe de foot d'Etienne, et du Paris-Germain ; il faudrait interdire l'exposition d'œuvres religieuses dans les musées (et en fermer la moitié, puisqu'ils n'auraient plus rien à montrer, ça ferait des économies, et on pourrait les convertir en logements sociaux) ; il faudrait brûler tous les CD de musique religieuse, interdire les concerts et la diffusion radiophonique de ce genre de morceaux.

Ah j'oubliais, faudrait supprimer les jours fériés comme Noël, l'Assomption, la Toussaint, et autres lundis de Pâques ou de Pentecôte, on les remplacerait, pour ne pas déplaire aux travailleurs, par des jours de fêtes républicains, genre fête des enfants, fête du printemps, fête de l'été, qui proviennent, c'est évident, d'une très longue tradition historique dont on ne peut (veut ?) plus se souvenir de l'origine.

Une révolution moi j'vous dis !! Au fait, ce personnage tellement englué dans son idéologie qu'il ne voit pas ce qu'il a devant ses yeux, peut-être habite-t-il rue Saint Dominique ou rue Saint Denis ?? On se marre....

(*) Non, je ne dirai pas son nom, il vaut mieux qu'on ne sache pas qu'il n'a jamais été à l'école, qu'il ne sait pas ce qui s'est passé en France en 732, qu'il n'a jamais écouté le Requiem de Mozart, et qu'il n'a jamais rien lu de sa vie !!
(**) Dommage pour les excellents loukoums de la Mosquée de Paris....

8 mai 2016

Vingt ans après


Il y a vingt ans déjà que je découvrais les États-Unis ! En fait, j'étais déjà allée à New-York, cinq ans auparavant, mais tout le monde sait que NY, ce n'est pas toute l'Amérique. Nous étions arrivés à San Francisco, après plus d'onze heures de vol. De là, nous avons parcouru plus de 7000 kilomètres du Grand Canyon à Yellowstone en passant par Monument Valley ; du Montana à l'Arizona en passant par les grandes plaines agricoles autour de Kansas City, et, plus on allait, plus je tombais amoureuse de cet immense pays.

D'autres voyages ont suivi, une bonne douzaine, de Boston à la Californie, du Texas à l'Upper Peninsula, de la Louisiane à l'Alaska, et l'amour n'a pas faibli, bien au contraire. Comme j'ai aimé revoir plusieurs fois des lieux extraordinaires comme le Grand Canyon et Yellowstone, découvrir des endroits insolites comme le Dakota du Sud, ou retrouver les grandes villes que j'aime, comme Chicago, qui sont devenues familières !

Vingt ans plus tard, pour finir de boucler la boucle, on envisage de retourner à San Francisco, revoir Lombard Street, admirer le Golden Gate au coucher du soleil (quand il y a du soleil...), prendre le Cable Car pour dévaler les rues. Mais... On a vingt ans de plus, sinon dans la tête tout du moins dans les jambes, et San Francisco est toute en pentes plus vertigineuses les unes que les autres avec des déclivités qui frôlent les 30%, sans parler des distances typiques des villes américaines qui demandent, même aidés par les Cable Cars, des heures de marche à pied (*). 

Tout ceci est-il encore possible ? Réaliste ? Sérieux ? L'avenir le dira....




(*) Non, il n'est pas question de louer une voiture, si on l'avait fait, évidemment, il y a 20 ans, les conditions de circulation et de parking sont devenues beaucoup plus délicates qu'à l'époque, sans oublier que le seul chauffeur possible de l'équipe ne se voit absolument pas circuler dans ce genre d'agglomération (à Paris non plus d'ailleurs... Ni même à Lyon ou Marseille). 

Les photos d'illustration viennent de Wikimedia Commons. Bien sûr que j'en ai aussi, mais à l'époque, les APN n'existaient pas, et que scanner des photos papier de 13x10 ne donne pas un résultat bien terrible... 

3 mai 2016

Sur la route de Louviers

Si vous avez résisté au parcours du combattant évoqué ci-dessous, vous aurez le plaisir de découvrir cette ravissante église.

Prendre son automobile pour se déplacer est vraiment devenu une aventure, un pensum, une source de stress et d'inconfort. Les maires et les DDR font un concours à celui qui mettra le plus de pièges sur leur territoire. C'est ainsi qu'en quelques kilomètres de départementale on trouve :

  • Des "coussins berlinois" aux arêtes vives, excellents pour les pneus,
  • Des chicanes et autres terre-pleins sinueux qui diminuent la largeur de la chaussée à tel point qu'on se croirait dans un manège ou un bateau (un coup de volant sur babord, un coup sur tribord, et on recommence),
  • Des "chaussées surélevées" tellement surélevées d'ailleurs que les voitures basses y laissent la peau du ventre,
  • Des "gendarmes couchés" bien plus rebondis que le moindre pandore même ventripotent qui malmènent la colonne vertébrale du conducteur, 
  • Des rétrécissements où l'on ne passe qu'à une voiture, mais à peine visibles, surtout de nuit ou par temps de pluie, quand ce n'est pas l'association des deux : la chaussée surélevée qui débouche sur la voie unique.
  • Des panneaux partout, si réfléchissants la nuit qu'on en est tout ébloui,
  • Des limitations de vitesse fantaisistes, du genre 50 à l'entrée de commune, alors qu'il y a encore 2 ou 3 kilomètres de champs ou de bois avant les premières maisons (*), ou alors un "fin de 70" suivi d'un "50 rappel"... Quand ce n'est pas "ralentir travaux 30km/h" alors que les travaux sont terminés depuis des mois et que l'ouvrier a seulement oublié de ranger le panneau dans le camion,
  • Des radars "pédagogiques" qui vous annoncent que vous roulez à 52 km/h, malheureux, alors que vous devriez être à 50 (le temps que vous le regardiez, et que vous regardiez votre compteur, vous avez le temps d'écraser la grand mère qui voulait traverser)


Sans oublier bien entendu, même si ce n'est pas très fréquent sur nos départementales rurales, la panoplie anti-chauffards, uniquement pour votre sécurité messieurs dames, absolument pas pour le fric comme vous faites la grossière erreur de le penser, à savoir le radar fixe ou embarqué, suivi un peu plus loin de la voiture bleue et des messieurs en uniforme.

Alors quand depuis cinquante ans vous respectez autant que faire se peut les limitations de vitesse, vous roulez à droite, vous vous arrêtez pour laisser les piétons traverser (vous leur faites même un sourire quand ils vous remercient), vous évitez les chiens et les ballons des enfants (les enfants aussi d'ailleurs..), vous n'insultez pas les cyclistes qui roulent à 3 de front là où il y a une ligne continue en devisant tranquillement, et que, par la faute d'une petite  minorité de contrevenants vous avez l'impression de faire le Paris-Dakar ou de découvrir une mauvaise piste africaine, alors que vous n'alliez que d'Autheuil-Autouillet à Acquigny (par la départementale 836), vous vous demandez si un jour on ne va pas arriver à la solution de Jean Yanne dans son livre "L'Apocalypse est pour demain" ! On n'en est pas encore à tuer un automobiliste sur 10, mais par contre, on multiplie les chausse-trapes pour rendre l'utilisation d'un véhicule, pourtant indispensable pour toute personne n'habitant pas en ville, aussi pénible qu'épuisante et dangereuse.

(*) Si toutes les communes faisaient ça, la vitesse limite en France serait de 50km/h partout puisque tout le territoire appartient aux 36000 communes !

26 avr. 2016

Bouger avec La Poste ?

Ah bon ? Il y aurait des gens qui se bougent à La Poste dans la France profonde ? On se prend à en douter.... Après 3 jours sans distribution de courrier, on finit par téléphoner à la plateforme de renseignements qui prend, avec une indifférence fort administrative, votre nom, prénom, adresse postale, adresse mail, téléphone et objet de votre réclamation et termine par un "on vous écrira"...

Déjà que le courrier arrive aux environs de 15h dans le meilleur des cas, et que l'été, pendant les vacances du personnel, la Poste annonce dans la presse comme si c'était tout à fait naturel que le courrier ne sera distribué que tous les trois ou quatre jours, là, on est en avril, il ne semble pas qu'il y ait de mouvements de grève, on voit circuler les véhicules jaunes dans les autres communes, alors pourquoi ne passent-ils plus ? Mystère..

Il est vrai que depuis l'arrivée d'Internet dans bon nombre de foyers, l'expansion du téléphone mobile et des SMS, l'avènement des transporteurs privés pour les colis, la quantité de courrier papier envoyé ou reçu a fortement diminué. Il reste quelques abonnements, des avis d'imposition et autres factures, des œuvres caritatives, tout se dématérialisant de plus en plus. Mais est-ce une raison pour ne plus assurer le service ? Ou alors, il faut le dire carrément, la Poste, c'est fini et les journaux, et autres envoyeurs se débrouilleront autrement, comme ils l'ont déjà fait en 1995,  après les longues grèves qui ont signé le début de l'agonie de ce vénérable service public.

Autrefois, dans les campagnes isolées, les facteurs, en plus de distribuer le courrier, rendaient des services aux personnes âgées qui pouvaient difficilement se déplacer au bourg le plus proche. Ils emportaient une ordonnance médicale chez le pharmacien et rapportaient les médicaments ; ils allaient même jusque chez le boucher pour acheter la viande commandée. Et ça leur a été interdit (même s'ils le faisaient quand même..). J'ai cru comprendre que, dans un souci humanitaire de maintien des seniors à leur domicile le plus longtemps possible, ce serait à nouveau autorisé ou tout du moins envisagé. Encore faudrait-il que l'organisation des tournées ne change pas en permanence ! Un type de rémunération pour ce genre de service pourrait être géré par les organismes d'aide à la personne, mais il est vrai que la Poste, c'est l'État et que dès que les technocrates gouvernementaux veulent mettre quelque chose sur pieds, c'est le plus souvent une usine à gaz inutilisable.

Pour l'instant, le facteur est passé tout à l'heure (vers 16h), on verra s'il passe demain ou pas !! Et je peux encore aller acheter mes médicaments et mon pain par mes propres moyens. 

25 avr. 2016

Oh la vilaine bestiole !

Un petit nouveau dans la famille des virus, ou plus précisément des rançongiciels, qui répond au doux nom de Locky (on dirait un nom de chien). Son rôle consiste à s'insérer dans l'ordinateur d'un quidam et de crypter ses fichiers afin qu'il ne puisse plus les relire et doive payer une somme rondelette pour les récupérer, sans garantie d'ailleurs, qu'une fois la somme réglée, il puisse relire les dits fichiers.

Et comment ça s'attrape ce truc ? Eh bien par inadvertance, habitude ou naïveté ! On reçoit par mail un récepissé d'achat sur Internet, ou une facture, ou un simple reçu de paiement. Il s'agit d'un apparemment fort innocent fichier .doc ou .pdf. On l'ouvre pour en prendre connaissance, et c'est la cata ! Il faut payer pour récupérer son bien, aux environs de 1500 euros, sans garantie.

Pour l'instant, malgré le travail des éditeurs d'anti-virus, le bougre n'a pas encore révélé toutes ses entrailles, donc, c'est en amont qu'il faut être vigilant. Déjà, ne pas pécher par ingénuité, en cliquant sur tout ce qui arrive sans la moindre vérification de la provenance, du type de fichier, ou des habitudes de l'expéditeur. Cliquer sur tout ce qui se présente sans discernement est toujours dangereux.

Ensuite, faire des sauvegardes de tout ce qui est important, sur un disque dur externe par exemple (s'il est installé en réseau, il peut être contaminé aussi), ou, pour des documents à archiver (photos, textes, etc.) sur des CD. Ceci étant valable même en dehors de toute atteinte virale, une panne irrémédiable de disque dur peut toujours arriver, un ordinateur hors d'usage aussi.

Et si un .pdf joint à un mail semble normal mais que l'on souhaite s'en assurer, il ne faut pas double cliquer dessus pour l'ouvrir directement avec Adobe Acrobat (ou Word pour un fichier .doc) mais utiliser plutôt la prévisualisation. Si le fichier est vide, si rien ne s'affiche, poubelle immédiatement.

Enfin, on peut aussi aller bricoler un truc imparable dans la base de registre de Windows, parce que, pour l'instant, il n'y a que les ordinateurs sous Windows qui sont vulnérables, Linux et MacOS sont épargnés..... On pourrait se poser la question du pourquoi mais ce serait un tout autre débat.

16 avr. 2016

Images insolites

Trois images ; deux d'entre elles ont été prises tout près de chez moi, la troisième beaucoup plus loin (et pas par moi !).

Non, ce n'est pas un incendie, juste les rayons de soleil lors de son coucher un soir où il ne pleuvait pas.

La surface de Mars, en fausses couleurs, mais si on ne voit pas d'emblée ce dont il s'agit, l'ensemble est fort artistique, n'est-ce pas ?

Vieille porte de la sacristie d'une vieille église qui a bien besoin d'être restaurée

14 avr. 2016

Que sont nos PCs devenus ?


Il paraît que la vente des PC est en berne, après l'année 2015 qui a été catastrophique pour les fabricants, l'année 2016 commence très mal avec un recul d'environ 10% des ventes, ce qui représente 7 millions d'ordinateurs de moins vendus en un an.

Quelles sont les raisons avancées par les analystes ? La hausse du dollar, la mise à jour gratuite de Windows 10 qui n'a pas demandé l'achat d'un nouvel équipement (*), le passage à la TNT HD en France qui a fait acheter un téléviseur plutôt qu'un ordinateur, et sans doute d'autres spécificités locales. Même Apple, qui jusqu'à présent parvenait à résister à la baisse générale, a vu ses ventes d'ordinateurs fléchir de 2,1%.

A qui la faute ? Au smartphone ! Qui permet de lire des documents et des vidéos, voire de jouer. Je veux bien, c'est vrai que c'est pratique d'avoir "internet dans sa poche", mais un écran de quelques pouces de diagonale, un clavier minuscule tout juste bon à envoyer des SMS, une autonomie très limitée, est-ce vraiment un progrès ? Au point d'abandonner un "vrai" ordinateur ?? Vous avez essayé de rédiger un document, de retoucher une photo, d'éditer Wikipédia, de faire votre déclaration de revenus, etc. sur votre smartphone ?? Quant aux jeux, à part Candy Crush Saga ou similaire, allez donc jouer à Supercity ou à Coral Isle, déjà que sur la tablette de 10 pouces c'est trop petit !!

Je ne dois pas avoir tout compris au sens de l'Histoire, parce que j'envisageais de changer ma tablette vieillissante pour un ordinateur ultra portable (Mac Book Air par exemple..) de poids et d'encombrement identiques qui me permettrait des saisies plus confortables que sur un clavier tactile, l'utilisation des logiciels auxquelles je suis habituée, et même la lecture de e-books au format e-pub pour lequel le Mac a un lecteur dédié plutôt bien fait. Quant aux jeux, n'en parlons pas, certains n'étant même pas conçus pour tablette, ce sera forcément nettement mieux. Enfin bon, pour l'instant, ce n'est qu'un projet, d'autant plus que ce genre d'objet ne servirait qu'en déplacement, puisque j'ai un confortable ordinateur de bureau à la maison.

Quant au smartphone, nonobstant le fait que la 3G est trop souvent balbutiante et faiblarde dans nos campagnes, et que, s'il faut se rapprocher d'une connexion wi-fi, tant vaut utiliser une tablette, tout de même plus ergonomique, je ne vois pas trop en quoi ça peut remplacer un ordinateur. Sans doute est-ce une question de génération. Quand on a découvert l'informatique sur un écran cathodique monochrome scintillant de 15 pouces, il y a plus de trente ans maintenant, on apprécie le confort actuel, même si ça ne tient pas dans la poche !

Sûr que lui ne tenait pas dans la poche !


(*) Quand on voit les soucis qu'ont les usagers qui ont installé cette version gratuite en lieu et place de leur Windows 7 ou 8 on comprend qu'ils n'ont quand même pas eu l'outrecuidance de faire payer ce truc !!!