10 août 2018

Ah les cloches !

Les réseaux sociaux s'enflamment parce que des Parisiens (tête de chien comme on disait autrefois), demandent que l'heure de l'angélus soit décalée dans le village où ils passent leur vacances, leur gîte étant tout près de l'église... Et le bon peuple de renchérir que si on veut aller à la campagne, on doit supporter les coqs, les cloches, les odeurs de fumier, etc.. Sinon, on reste à Paris.

L'angélus sonne normalement à 7h - 12h - 19h, trois fois trois coups, et une volée de cloches qui dure une minute ou deux. Les vacanciers se plaignaient qu'ils étaient réveillés tous les matins à 7h alors qu'ils étaient en vacances. C'est certainement vrai, mais qu'auraient-ils dit s'ils avaient habité comme moi, un bourg où l'église sonnait tous les quart d'heure ? Un coup pour le quart, 2 coups pour la demi, 3 coups pour les trois-quart, et quatre coups pour l'heure, suivi du nombre de coups de l'heure.. Pour empêcher de dormir, il n'y a pas mieux que d'être réveillé tous les quart d'heure, toute la nuit !

Je me souviens avoir demandé, à l'époque, à une dame qui habitait encore plus près de l'église que moi, pourquoi on n'éteignait pas cette cloche la nuit. Elle s'était indignée en me disant qu'elle avait toujours connu ça et qu'il n'était pas question d'en changer. Elle avait failli me taxer d'anticléricalisme primaire quand elle s'est rappelée qu'elle me voyait tous les dimanches à l'église !! Je lui ai demandé si elle, ça ne la gênait pas pour dormir. Réponse superbe : moi, non, je ne l'entends plus d'ailleurs ! Il a fallu que je me retienne pour ne pas lui dire que dans ce cas, l'éteindre ne devrait pas la déranger...

Depuis, les choses ont évolué, la cloche s'arrête après avoir sonné les 10 coups de 22h pour ne reprendre que le lendemain matin. Et je n'ai jamais entendu quelqu'un se plaindre !

Je me souviens dans le Midi, alors que l'été on dort toutes fenêtres ouvertes, d'entendre tous les soirs à minuit un véritable concert de cloches diverses : la pendule comtoise de la maison qui sonnait deux fois 12 coups, celle de la voisine qui en faisait autant, mais avec un léger décalage, l'église, la mairie.. Si on ne savait pas qu'il était minuit, c'est qu'on était sourd !

Tiens, et si ces vacanciers, au lieu de choisir un village français pour leur séjour étaient partis au Maroc par exemple, le muezzin chante sa première mélopée à 5h du matin, et si on est dans un endroit où il y a plusieurs mosquées, tous les muezzins ne sont pas forcément synchrones, d'où une certaine cacophonie... Se seraient-ils plaints à leur tour operator ou aux autorités de leur lieu de vacances ? M'étonnerait !!! Ils auraient trouvé que ça faisait couleur locale, authenticité, etc.. Alors, pourquoi ne le supportent-ils pas dans un village de la France profonde ? Du moment que l'église ne sonne pas tous les quart d'heure !

9 août 2018

Chaud et froid

- Il fait trop chaud ici, on ne peut pas ouvrir un peu la fenêtre ?
- Ah non, je ne supporte pas les courants d'air

- Il faut arrêter cette clim, ça va me donner une bronchite
- Certainement pas, il fera 30° dans la pièce sinon

- On ne peut pas baisser le chauffage ?
- Surtout pas, moi, il me faut 24° pour être bien

Ce genre de dialogue est banal dès qu'il y a quelques personnes rassemblées dans un même local : il y a ceux qui ont toujours trop chaud, et ceux qui ont toujours froid ! Certains se complaisent dans une atmosphère chaude refusant le moindre filet d'air frais, d'autres ne sont confortables que dans la fraîcheur et ne supportent pas de voir une fenêtre fermée quand il ne gèle pas.

Irréconciliables ? Tout à fait, mais... Avez-vous remarqué que dans toute assemblée, ce sont ceux qui ont froid qui ont toujours raison ? Il suffit qu'une seule personne se plaigne du froid pour que ceux qui ont trop chaud ravalent leur sueur et qu'on se précipite pour fermer la fenêtre, oubliant que le chaud tue bien plus que le froid (*), on pense à la canicule de 2003 par exemple, et qu'il est toujours possible de se couvrir, alors que ça ferait désordre d'assister à une réunion tout nu !

Quelques remarques pour conclure :

Est-ce que la mortalité est accrue dans les pays où la climatisation est de rigueur, je pense au sud des États-Unis, particulièrement au Texas où le thermomètre dépasse souvent les 40°C ?

A-t-on obligé les maisons de retraite à avoir au moins une pièce climatisée pour que les vieux meurent plus vite et coûtent moins cher à la société ?

Pourquoi les écolos qui nous bassinent avec les économies d'énergie n'ont jamais 19° dans leur bureau comme ils le préconisent ?


(*) On ne parle pas ici des SDF qui meurent de froid dehors l'hiver, c'est une toute autre histoire, et une toute autre température...

4 août 2018

Faites ce que je dis....


Quand on est là pour piéger et verbaliser les automobilistes, on commence par donner l'exemple en ne se garant pas n'importe où, à un endroit où c'est interdit... C'est vrai que c'est très dur de faire vingt mètres à pieds quand on s'arrête pour boire un coup ou acheter ses clopes ! 

2 août 2018

Transports sanitaires et Sécu

La Sécurité Sociale se plaint que les transports de malades coûtent bien trop cher et envisage des réductions drastiques. C'est vrai que trimballer les gens à l'hôpital, chez le kiné, ou le spécialiste est onéreux, mais que faire ?

Sachant qu'en zone rurale surtout, avec tous les petits hôpitaux fermés et les médecins qui désertent, il faut faire un grand nombre de kilomètres pour être soigné, et comment les faire ? En conduisant sa propre voiture ? Si c'est possible pour certains, quid des personnes âgées qui ne peuvent plus conduire, de ceux qui n'ont pas de permis et personne pour les accompagner, de ceux qui sortent d'une lourde intervention ou portent un plâtre leur interdisant la conduite ? Il faut bien qu'ils aillent là où on leur dit d'aller par un autre moyen...

Laissons tomber les transports en communs, inexistants à la campagne, et impossibles à utiliser en ville. Prendre le métro avec deux cannes béquilles et un plâtre, vous avez déjà essayé ? Prendre le train (quand il n'est pas en grève) puis l'autobus, puis ses pieds quand on est âgé ou qu'on sort d'une intervention chirurgicale (*) ?

Et même ceux qui peuvent conduire, il leur faut souvent faire une cinquantaine de kilomètres au bas mot pour rejoindre l'hôpital, et une fois sur place, quid de leur véhicule, il n'est jamais prévu de parking pour eux, ou alors ils sont tellement minuscules qu'avec une vingtaine de véhicules ils sont pleins (**). Comme, pour des raisons de rentabilité, on a regroupé les centres hospitaliers dans les grandes villes, le problème du stationnement a été rendu encore plus aigu !

Alors c'est insoluble ? Je le crains, hormis quelques cas d'abus qui sont l'arbre qui cache la forêt. Demander un forfait au chauffeur de taxi au lieu du paiement au kilomètre n'engagera pas ceux-ci à être conventionné pour ce service... Avoir des hôpitaux de proximité ? Ce n'est pas le souhait des gouvernements successifs qui, au contraire, les ont fermés à tour de bras. Avoir des médecins en zone rurale ? Là, c'est le souhait de tout élu, mais un médecin s'installe où il veut, et s'il n'a pas envie de vivre en Lozère ou dans un autre département sous-équipé, on ne peut pas le contraindre, et les incitations des municipalités restent vaines.

Donc pour conclure, vaut mieux être riche (pour pouvoir payer de sa poche le taxi) et en bonne santé (pour ne pas avoir besoin de fréquenter le monde médical), que pauvre et malade !

(*) Par exemple, pour aller au CHU de Rouen...
(**) Par exemple, le parking d'une clinique ébroicienne, en pente, minuscule et étroit, et aucune possibilité sauf chance inouïe de trouver une place dans les rues voisines. 

27 juil. 2018

RGPD

Sous ce sigle (règlement général sur la protection des données) se cache un règlement de l'Union Européenne sur la protection des données pour les individus, afin de protéger les particuliers de l'utilisation de leurs vie personnelle par les grands groupes qui régentent plus ou moins le web.

C'est bien mais... Ne faudrait-il pas avant toute chose instruire les "gens", leur expliquer qu'Internet a une mémoire édéidétique et que ce qui est publié au vu de tous sera toujours là, dans les tréfonds de la toile, donc, pour se prémunir d'un usage malveillant au pire, ou commercial dans le moins mauvais des cas, il faut commencer par ne pas publier n'importe quoi.

Les réseaux sociaux fourmillent de photos de famille, d'enfants, de bébés, de posts sur la santé, les interventions chirurgicales, les suites d'une maladie, de deuils et autres accidents de la vie. Parce que l'on veut communiquer, raconter tout ça à ses "amis" (qui sont totalement virtuels et que l'on ne connaîtra jamais en vrai), en oubliant totalement que tout est visible par tous, et que bien peu utilisent les paramétrages de leur réseau préféré (s'en foutent ou ne savent pas le faire).

Et pourtant, un employeur peut ainsi savoir que son employé, qui ne lui a rien dit, a de solides ennuis de santé ; un pédophile peut trouver ce jeune adolescent dont la maman, si fière, a publié la photo, tout à fait à son goût et lui faire des propositions scabreuses ; les propos malveillants écrits sur quelqu'un, sur sa famille ou sur une personne publique vont rester longtemps visibles... Et on pourrait trouver de nombreux autres exemples !

Alors à quoi peut bien servir une loi qui, déjà, aura bien du mal à s'appliquer à Facebook, Twitter, Amazon, et autres Google, et qui, à la base, ne pourra pas endiguer le mal tant que les gens qui voudront la faire appliquer ne commencent pas par s'amender eux-mêmes ?

Témoin un quidam sur Wikipédia qui a, pendant plusieurs jours, argumenté en pure perte pour la conservation de son article sur "son" entreprise, et qui, voyant que ça ne marchait toujours pas, menace de faire appliquer la RPDP (*), parce qu'il ne veut pas que les moteurs de recherche tombent sur une conversation qui n'est pas à son honneur et où son nom figure... Que n'y a-t-il pas pensé plus tôt !  (**)

Autrefois on disait, "les paroles s'envolent, les écrits restent", et aussi "avant de parler, faut tourner trois fois sa langue dans sa bouche"... Maintenant on pourrait dire qu'il faut tourner cinq fois (au moins !) ses doigts sur son clavier avant de taper, et que tout ce que l'on aura écrit, tout ce que l'on aura publié (photos, vidéos), restera, donc, méfiance et réflexion préalable doivent devenir des maîtres mots de toute communication sur Internet.



 (*) En oubliant que l'hébergeur de Wikipédia est américain, donc, en dehors des lois de l'Union Européenne
(**) Ça ne l'aurait sans doute pas dérangé, au contraire, si l'article avait été conservé.....

14 juil. 2018

Tour de France 2018

Quand le Tour de France passe à quelques kilomètres de chez soi, faut pas louper ça ! On arrive tout plein en avance, déjà pour garer son véhicule pas trop loin du point stratégique, et puis, pour se trouver une place à l'ombre. Parce qu'il y a du monde, beaucoup de monde. Et on attend... La caravane publicitaire.

Elle est précédée des vendeurs des produits "officiels" du Tour : casquettes, maillots jaune ou à pois, bidons, pliants, ombrelles, journaux de sport, etc... Et il y en a, ce qui fait que si l'un s'arrête trop loin, un autre arrive rapidement derrière pour héler les clients.

On voit aussi passer des voitures aux couleurs des équipes, d'autres plus banalisées, que les gendarmes laissent passer, donc, c'est qu'elles font partie de cette ville ambulante qui se déplace de ville en ville pendant trois semaines. (*)

Et voilà la caravane publicitaire, colorée, amusante, où les véhicules rivalisent d'imagination. On voit des frites Mac Cain, des biscuits, des coureurs gigantesques en carton pâte, des deux-chevaux à carreaux pour Cochonou, et tout ça arrive à grand bruit, tandis que la foule lève les bras et hurle pour recevoir les petits cadeaux lancés à la volée. Les speakers s'égosillent, les enfants sautent, les smartphones mitraillent.







Un grand temps mort après le passage de la caravane, on attend les coureurs ; une moto, deux, trois, et... Les voilà ! Enfin, trois flèches passent si vite qu'on ne voit même pas qu'il s'agit de coureurs ! A fortiori il est impossible de les reconnaître. Et puis, encore des motos, des voitures, des ambulances et autres véhicules médicaux, et le peloton passe au giratoire. Là, c'est une volée de flèches ! Disons honnêtement qu'on a le temps de rien voir, c'est tellement rapide.. Juste de prendre quelques photos à toute allure. Pour les voir de plus près, faudrait aller en montagne, là où ils ralentissent, et pour cause, parce que la montée sur le plateau, pour ces gaillard, c'est à peine un faux plat ! Mais on les encourage à grands cris tout de même.



Ça se termine par le ballet des voitures des directeurs sportifs, avec leur forêt de vélos sur le toit, et par la dernière voiture qui remercie les spectateurs.


Tout le monde repart, les trottoirs sont encombrés de piétons arborant casquette et T-shirt, et tous sont heureux d'avoir vu passer cet extraordinaire caravansérail.

(*) On imagine l'organisation que ça demande, c'est qu'il faut loger tout ce monde à chaque ville étape....

13 juil. 2018

Bluffée !

Ce matin, alors que j'étais fort occupée à discuter avec mes copines de team et à faire des bonbons à la figue pour la mission en cours (*), le jeu s'arrête ! Keskispass ??? Je commence par regarder si par hasard, ça ne viendrait pas de Facebook, puisque le jeu passe par là, plus de Facebook non plus, ni de Wikipédia, et l'IMac me dit qu'il n'a plus de connexion internet.

Et la LiveBox, elle dit quoi elle ? Elle montre un sablier avec connexion, mais le sablier ne se vide pas, et elle finit par dire "connexion perdue".. Premier réflexe, on reboote la dite box, et les symptômes perdurent. Donc, le 39.00 et son serveur vocal.

- Vous appelez pour le numéro de téléphone 02.xx.xx.xx.xx oui ou non ?
- Non
- Si vous appelez pour un autre numéro, merci de taper les 10 chiffres sur votre cadran
Je m'exécute
- Vous appelez pour le 02.xx.xx.xx.xx, oui ou non ?
- Oui
- Pouvez-vous en quelques mots indiquer le motif de votre appel ?
- Connexion perdue sur LiveBox
- J'ai compris que vous appeliez pour un problème internet. Effectivement, il y a des travaux sur votre secteur, si vous voulez suivre la progression de ces travaux par SMS, merci de taper le numéro de votre mobile.
Je m'exécute
- Vous allez recevoir un SMS sur le numéro 06.xx.xx.xx.xx. Merci de votre appel

J'entends la sonnerie de notification du téléphone mobile, et lis le SMS qui me confirme que des travaux sont en cours, et que je peux me connecter sur http://xxxxxxxSUIVIPANNE pour plus de renseignements.

Merci la 4G qui fonctionne beaucoup mieux qu'avant, je vais, via le smartphone, sur le site en question qui m'indique que des améliorations sont en cours dans mon secteur et que la fin des travaux est prévue pour 10h. Le texte indique aussi qu'il faut rebooter la box après l'heure de fin de l'incident.

Je débranche la Box et j'en profite pour aller faire une course, et au retour, à 10h15 (c'était peut-être rétabli avant..), tout refonctionnait normalement et je reprenais mes travaux sur les îles.

Tout de même, la technique, c'est bluffant ! Et même si ça fait plus de trente ans que je passe une bonne partie de mes loisirs devant un écran d'ordinateur (ou de tablette, plus récemment), je continue à être émerveillée des possibilités actuelles. Lors de cet incident, le seul humain, c'était moi ! L'interlocuteur est un robot, et j'ignore si les techniciens d'Orange se sont déplacés ou s'ils ont effectué leurs travaux à distance.

On pourrait imaginer que la Box, voyant qu'elle ne pouvait plus transmettre les habituels octets, communique avec Orange directement, et annonce sur son petit écran : travaux en cours, retour prévu d'internet à 10h, don't worry ! Ou alors, mieux encore, elle envoie le message sur l'écran de l'ordinateur.

Et je ne suis pas sûre que je sois dans une utopie lointaine, tout va si vite....

(*) D'accord, faut comprendre... Il s'agit de l'île de Corail, un jeu passionnant. 

11 juil. 2018

Joie !


Qu'elle est réconfortante, qu'elle fait plaisir à voir la joie de ces jeunes gens qui viennent de gagner un match important ! Un pisse-froid dirait que ce n'est qu'un jeu de ballon, qu'ils sont trop bien payés pour ce qu'ils font, que c'est de l'opium pour le peuple... Sans doute, un peu, mais pourquoi bouder cette joie communicative, qui fait exulter les joueurs, hurler de plaisir les supporters, et qui gagne tout le pays, du café du Commerce au canapé familial. A-t-on si souvent que ça des raisons d'être heureux ? Pourquoi faudrait-il bouder au nom de la raison, du sérieux, de l'utile ?

Quand je vois Killian Mbappé(*) chanter et danser dans l'avion du retour, avec sa casquette à l'envers comme les voyous dont il ne fait pas partie, parce que lui et ses potes ont tout donné pour réussir et ont gagné, ça me met en joie aussi, leur bonheur est si communicatif !

De plus, cette équipe est sympathique, ils n'ont pas la grosse tête, ne se prennent pas pour les rois du monde, ils ont l'air gentil, simples, on aurait bien envie d'aller prendre un verre en leur compagnie.... En attendant cette improbabilité, on les félicite, encore une marche à monter, et ce sera la consécration !

(*) Et puis, le jeune Killian est si adorable et talentueux, qu'il représente le petit fils dont toutes les grands mères rêvent.  

5 juil. 2018

80

Alors, depuis quelques jours, faut rouler à 80km/h maximum sur nos charmantes départementales, qualifiées honteusement de "secondaires", ceci dans l'unique but de diminuer le nombre de morts. Comment ça, ce n'est pas uniquement pour ça ? Qui pourrait penser qu'avec le nombre de contraventions qui va augmenter ça va surtout renflouer les caisses de l'État ? Voyons, voyons, comment notre Gouvernement pourrait faire ça, d'autant plus que le Premier Ministre a même promis que cet argent (celui des morts en moins ??) irait aux hôpitaux ! Oui, oui, tout comme la vignette automobile dont l'argent devait aller aux vieux. C'est vrai qu'ils n'ont encore rien vu arriver depuis 1956, mais c'est juste que l'Administration est lente....

Donc, faut rouler à 80 au lieu de 90. Bon, perso, ça ne me dérange pas plus que ça, surtout que certaines routes secondaires empruntées ne permettent pas, vu leur état, de faire beaucoup plus. Mais quand même, se faire gauler parce qu'on a l'habitude de circuler à une certaine vitesse et qu'on n'a pas toujours l'œil rivé sur le compteur, ce serait rageant. Ah mais, au fait, ma petite auto a un limiteur et un régulateur de vitesse, ça pourrait servir, mais comment ça marche ce truc ? Limiter la vitesse à 80, ne plus y penser, et se consacrer à la conduite et à la sécurité, ce serait bien non ?

On extirpe l'épaisse notice, on feuillette, on trouve comment fixer un siège bébé, comment régler la clim, et on finit par tomber sur le fonctionnement du limiteur. En fait, c'est tout simple. Mise en œuvre immédiate, on roule tranquille sans guetter les gendarmes et les radars (ce qui évite d'écraser  au passage la grand mère qui allait dans son champ, parce qu'on ne peut pas à la fois regarder la route, le compteur, les forces de l'ordre...).

Faudra quand même le désactiver pour prendre l'autoroute, sinon, on gênerait les camions sur la file de droite ! Mais ma mauvaise volonté va faire que les hôpitaux vont toujours manquer d'argent, et c'est pas bien ça !!

3 juil. 2018

Un hôpital à taille humaine


On a trop tendance à voir l'hôpital comme un grand machin, hébergeant des centaines de malades, avec, certes, des pôles techniques top niveau, mais comme corollaire à ce gigantisme, une déshumanisation souvent mal ressentie par les patients qui ont à y séjourner. De plus, ces immenses bâtiments ont été construits en périphérie de grandes villes, et tendent plus vers le fonctionnel que vers l'esthétique ! Pourtant, pour soigner, et bien soigner les malades, il ne suffit pas d'avoir une très haute technicité dans un environnement parfaitement rationnel, il faut un peu plus...

Mais ça existe ! Un établissement où l'environnement déjà est apaisant, où le personnel est aimable, souriant, dévoué, de très grande compétence, où, dès que l'on y entre et qu'on y est accueilli, on se sent déjà beaucoup plus serein et confiant. Je veux parler de l'hôpital de Meulan, dont le nom complet est Centre Hospitalier Intercommunal de Meulan Les Mureaux, situé sur l'île de Meulan, avec la Seine d'un côté, très large (*), et un bras mort de l'autre où les cygnes se complaisent, le tout entouré de grands peupliers, de verdure, avec la vue sur la colline de Meulan d'un côté, et sur la rive côté Les Mureaux de l'autre.

L'intérieur est classique, ce n'est pas évident d'innover dans ce domaine (**). Le personnel, tout aussi surbooké qu'ailleurs, on sait ce que c'est que la pénurie médicale actuelle, est toujours souriant, patient, et ne manque jamais de dire un mot aimable, ou d'avoir une attention personnelle pour les patients hospitalisé. Rien à dire non plus sur les compétences des médecins et autres personnels soignants, à la pointe du progrès, et que l'on n'a jamais l'impression de déranger, même pour des tâches triviales.

Une infirmière disait : "Nous sommes dans un hôpital à taille humaine", et c'est certainement ce qui fait l'intérêt de ce genre de structure, en plus, pour cet établissement en particulier, du cadre magnifique où il est situé.

Il ne s'agit pas de publicité !! D'autant plus qu'il s'agit de la Fonction Publique Hospitalière, pas d'une clinique privée pour riches, mais d'une constatation suite à un séjour... Fort agréable (***), oui oui oui !

Le petit bras, côté Meulan, et bien sûr, les cygnes s'étaient planqués !

Une péniche qui va passer sous le pont

Pas mal la vue de la chambre, quand on ouvre l'oeil le matin !


(*) Oui... Quand à certaines heures il faut une vingtaine de minutes pour passer le pont de Meulan au milieu des embouteillages, on voit bien que ce n'est pas une simple passerelle !
(**) L'hôpital de Mantes, situé pas très loin, a lui une architecture originale, mais qui a tendance à mal vieillir (ou alors, qui coûte une fortune à entretenir..)
(***) Nonobstant la cuisine que je n'ai pas du tout appréciée ! Faut bien qu'il y ait un point négatif dans tous ces éloges !!

9 juin 2018

Facteurs d'avant et d'après

Autrefois, dans les campagnes isolées, on attendait le facteur avec impatience. Déjà, il distribuait le courrier, si important avant l'ère du téléphone, des SMS et d'Internet ; puis, il apportait les journaux auxquels on était abonné, histoire que l'on sache ce qui se passe dans la région, et éventuellement dans le monde, la télé étant encore rare ; et surtout, il rendait plein de services : il allait chercher les médicaments à la pharmacie, il rapportait la viande commandée ou le pain qui manquait, il transportait les nouvelles d'une ferme à une autre, etc... On le faisait entrer, il buvait éventuellement un café sur la table de la cuisine, et il repartait continuer sa tournée.

Mais Dame Administration des PTT veillait, et voyait d'un si mauvais œil ces activités annexes qui n'avaient plus rien à voir avec la distribution des lettres, qu'elle a fini par l'interdire, et les facteurs ont du obtempérer sous peine de se faire taper sur les doigts.

Les habitants de ces fermes perdues, qui voyaient à peu près à la même époque, disparaître les commerçants ambulants, ont du dès lors prendre obligatoirement leur voiture pour "descendre" au bourg faire leurs courses. Non, pas leur vélo, vous avez déjà fait du vélo en Auvergne vous ? Avec côtes et virages ? Les champions cyclistes ne trimballent pas leurs emplettes sur leur porte-bagage, eux !

Actuellement, prendre sa voiture pour se déplacer est critiqué de partout, surtout par les gens des villes qui disposent des métros, bus et tramways pour aller d'un point à un autre de leur lieux de vie. Et La Poste a réfléchi (oui, pendant cinquante ans...), se disant que les facteurs pourraient faire autre chose que de simplement distribuer le courrier, lequel se raréfie au fur et à mesure que les communications numériques augmentent, par exemple, aider les gens isolés... En leur apportant des courses commandées ou des médicaments indispensables. Tiens.. Tiens... Il leur est demandé aussi de passer chez les personnes âgées seules ou vulnérables, pour voir si tout va bien, et si ce n'est pas le cas, alerter enfants ou secours.

Une postière a d'ailleurs dit : "Ces nouveaux services font partie de notre avenir, d'autant qu'ils sont basés sur la proximité et la relation humaine avec nos clients", c'est tout à fait vrai. Le facteur est connu des clients de sa tournée, et bénéficie d'un capital confiance qu'il est fort intéressant d'utiliser pour toute ces "aides à la personne".

Et pour une fois qu'on voit une entreprise s'adapter à de nouveaux modèles, pour déjà survivre et ensuite évoluer, ça fait plaisir ! Parce qu'hélas on voit beaucoup plus souvent des gens s'arcbouter sur d'anciennes structures pour que surtout rien ne change..... (*)


(*) Toute ressemblance avec des conflits actuels serait fortuite et de pure coïncidence 

6 juin 2018

Vivre ou survivre avec les génériques

Concernant les médicaments vendus sans prescription, l'ANSM (*) préconise : "pour mieux informer les patients, les industriels sont invités à les suivre lors de la conception de leurs conditionnements en rendant bien visibles sur la face principale de la boîte, le principe actif, le dosage et d'autres informations comme la voie d'administration (orale, nasale, à dissoudre sous la langue...), la population concernée (par exemple adulte ou enfant)". C'est bien, très bien, il faut informer les patients, même si le pharmacien s'y emploie aussi, ça évitera (peut-être) les erreurs de posologie et les confusions.

Mais qu'en est-il des médicaments prescrits par le médecin ? Le pharmacien, sauf avis contraire, vous donnera un médicament générique. Sur votre ordonnance il est indiqué : "prendre 2 comprimés de trucmuche au lever", vous regardez votre boîte, il n'y a pas écrit trucmuche, mais tartempion.... S'il n'y a qu'une boîte, ça va, mais s'il y a plusieurs médicaments ? Faut enfourcher ses lunettes, et éplucher les indications pour savoir que le principe actif de trucmuche, c'est bel et bien tartempion. Les personnes âgées un peu désorientées ou les malades malvoyants sont à la fête !

Mais c'est pas tout. Vous prenez donc du tartempion depuis un mois, vous faites renouveler votre ordonnance, et là, on vous donne du bidule, dans une boîte d'une couleur différente, lequel bidule n'est plus sous forme de comprimé blanc, mais de gélules roses... C'est la même chose, vous dit le pharmacien qui a, entre temps, changé de laboratoire pour avoir les meilleures conditions d'achat. Et voilà la grand mère qui confond tout, se trompe, et va plus mal qu'avant !

Utiliser, quand c'est possible, des médicaments génériques, c'est bien, ça fait faire des économies à la Sécu, mais il faudrait quand même essayer de simplifier la vie des gens : exiger des laboratoires que le principe actif qu'ils commercialisent soit toujours de même format (petit ou gros comprimé, rose ou blanc, mais pas tantôt l'un tantôt l'autre..), dans une boîte de même couleur, par exemple. Le pharmacien pourrait choisir le labo qui lui fait les meilleures conditions, et le malade n'y perdrait plus son latin.

La vie est bien assez compliquée comme ça quand on est malade, sans rajouter des détails matériels gênants qui pourraient aisément être améliorés.


(*) Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

5 juin 2018

Après la pluie

Avec ces temps instables, où les trombes d'eau se succèdent, entrecoupées d'orages plus ou moins violents, il ne reste plus qu'a admirer les fleurs encore constellées d'eau de pluie, au point que les plus grosses ont du mal à se relever !



Photos prises avec un smartphone tout ce qu'il y a de plus basique ! Les APN ont intérêt à bien se tenir s'ils veulent survivre !! 

1 juin 2018

Un établissement bien agréable


Faire un séjour dans une clinique ou un hôpital n'est jamais chose plaisante, mais certains endroits sont plus accueillants que d'autres. Voilà une clinique située à flanc de colline, avec une vue à 180° sur la vallée de la Seine, au milieu d'un grand jardin.

Des chambres, on jouit de cette superbe vue, et en plus, on peut y surveiller les moutons ! Parce qu'il y a un troupeau d'une dizaine de moutons qui paissent sous les fenêtres. En fait, c'est un groupement de bergers "écologiques" qui amène les animaux, et s'en occupe. Avantage pour la clinique, plus besoin de passer la tondeuse, et pour les patients et visiteurs, une distraction permanente, surtout quand les petits agneaux de l'année s'échappent en passant sous le grillage...




Disons que ce genre d'environnement rend le séjour beaucoup plus agréable que quand on est hospitalisé en ville et qu'on n'a qu'une rue (et ses voitures) comme horizon.

23 mai 2018

Enfer, horreur et damnation !

Ce matin, à 8h, alors que toutes les ménagères de plus de 50 ans se précipitaient sur leur ordinateur pour jouer à l'île de corail, le jeu était en panne, et affichait, en lieu et place de nos îles si amoureusement aménagées, cette image qui fait froid dans le dos.

On rafraîchit, on attend quelques minutes, on actualise, on attend, on regarde si ça fait pareil avec un autre navigateur, et rien, toujours rien, désespérément rien ! L'heure tournait, on songeait à toutes les tâches qui attendaient sur le jeu, on espérait, on se donnait des nouvelles : rien chez moi, et chez vous ? Rien non plus, ça ne marche pas. Toujours pas ? Idem chez moi....

Les plus pragmatiques annonçaient que, du coup, elles allaient faire leur ménage, ou commencer leur repassage, les plus râleuses fulminaient.

Une heure après, Ô miracle, le jeu fonctionne à nouveau, et, sur la page d'actualités de Facebook, ce n'était qu'un seul cri de triomphe : c'est reparti ! ça remarche ! Et tout le monde de se précipiter au risque de surcharger les serveurs qui, heureusement, ont bien résisté.

Mais tout de même, on a frôlé la catastrophe mondiale ! Si, si, je vous l'affirme !

10 mai 2018

La réalité dépasse la fiction


Il existait autrefois une série de bouquins qui compilaient des photos insolites, de choses mises côte à côte dont l'association prêtait à sourire. Je ne sais pas si cette collection existe encore, mais on pourrait y rajouter cette image qui n'est absolument pas truquée  !

Lamentable et pitoyable

C'est l'histoire d'un médecin, installé depuis plusieurs années dans un bourg sans histoires de province, dans une zone où l'on en manque, autant dire qu'elle avait beaucoup de travail, et qu'elle était fort appréciée de ses patients. De tous ? Eh bien non, elle en avait quelques uns qui, non seulement ne l'aimaient pas (mais qui restaient, parce qu'il y a très peu de généralistes, et qu'il ne faudrait pas que l'on manque de ses précieux médicaments..), mais qui l'insultaient quand elle ne leur donnait pas ce qu'ils exigeaient, ou lui faisaient remarquer qu'elle avait la peau noire (bien sûr elle est née à la Guadeloupe) et que donc, elle était incompétente et inhumaine, rien que ça..

Au lieu de les mettre à la porte séance tenante, ce que j'aurais fait (et que j'ai d'ailleurs fait), quand j'exerçais un métier de santé, sa gentillesse et son éthique médicale lui interdisant cette pratique, elle subissait, jusqu'à... Ce qu'elle craque et décide d'arrêter là, et de fermer son cabinet ne trouvant évidemment pas le moindre remplaçant.

C'est pas comme si on vivait en région parisienne ou en PACA, avec médecins et spécialistes à chaque porte... Chez nous, c'est 107 médecins généralistes et 73 spécialistes pour 100.000 habitants.

Alors merci messieurs, mesdames qui l'avaient fait fuir, merci à votre méchanceté, votre sottise (et je n'ose pas écrire exactement ce que je pense), on ne peut que vous souhaiter de retrouver un médecin traitant blond aux yeux bleus, qui vous prescrira tout ce que vous voulez, à votre demande, et vous recevra en priorité (le Noir, l'Arabe, dans la salle d'attente, il peut attendre, il est certainement au chômage, il n'a rien d'autre à faire) au jour et à l'heure qui vous conviennent, dès que vous avez le moindre bobo !

Comment ça, vous n'avez pas trouvé ? Il y en avait bien un mais il ne prenait plus de nouveau clients ? Ou alors celui qui voulait bien de vous était totalement incompétent ?

Oh, comme c'est dommage.....

8 mai 2018

Cyclistes et automobilistes

On recommande aux automobilistes de faire attention aux cyclistes, c'est bien normal, ces derniers sont bien plus vulnérables que les premiers. Mais est-ce politiquement correct de demander aux cyclistes de prendre garde aux autos ? Parce que ceux qui circulent en voiture ne sont pas forcément des flemmards ou des pollueurs, mais peuvent aussi être des personnes handicapées ou trop âgées pour pédaler.

On doit doubler un cycliste avec un espace d'un mètre cinquante, c'est normal, le frôler de trop près serait dangereux. Mais comment fait-on quand plusieurs vélos roulent de front en discutant, ceux les plus à gauche faisant des écarts inattendus pour parler à ceux de derrière ? On reste derrière le groupe.... Et tant pis si on est en retard, on n'avait qu'à partir plus tôt.

Il faut mettre ses feux de route quand il fait sombre, le matin en hiver par exemple, c'est normal, il faut être vu des autres automobilistes et des piétons. Mais pourquoi les parents n'apprennent plus à leurs enfants à mettre en route l'éclairage du vélo avec lequel ils vont à l'école le matin ? Parce qu'un écolier à bicyclette en tenue sombre au crépuscule on ne le voit que quand on y arrive dessus. Et on aura tous les torts si on le bouscule...

Partagez la route nous dit-on, c'est vrai, c'est normal, mais pourquoi a-t-on l'impression que ce sont toujours les mêmes qui doivent partager ? Peut-être que si chacun y mettait du sien... Avec sourire et bienveillance....


J'ai trouvé cette image qui se partageait sur un célèbre réseau social, certes, elle n'est pas très gentille pour les cyclistes, mais elle est marrante.

30 avr. 2018

Gaspillages

On nous serine à longueur de journée qu'il faut faire attention à l'environnement, qu'il ne faut pas gaspiller, qu'il faut "protéger la planète", mais hélas, si tout ça part d'une intention fort louable, c'est rarement mis en pratique. Trois exemples qui me viennent à l'esprit, dans des genres très différents.

Dans les hôtels, en France et à l'étranger, il y a, dans les salles de bains, une affichette indiquant : "si vous souhaitez conserver vos serviettes, afin d'économiser l'eau et la lessive, repliez-les sur les séchoirs. Si vous préférez qu'on les change, mettez-les en vrac dans la baignoire". Quand je reste plusieurs nuits dans le même hôtel, je replie soigneusement les serviettes, et les pose bien rangées sur le séchoir. Le lendemain, elles sont systématiquement changées ! Et ça, je l'ai observé PARTOUT ! A quoi sert cette pieuse affichette ? A rien !

Prenez un paquet de biscuit acheté dans n'importe quel magasin. Il y a un grand carton, et à l'intérieur du carton, des petits sachets de cellophane qui emballent les biscuits trois par trois (ou quatre, peu importe). Donc, quand on a fini le paquet, on doit jeter le gros emballage extérieur, et la kyrielle de petits sachets transparents. Où sont les économies d'ordures ménagères ?

Soit un traitement mensuel qui demande de mettre 6 gouttes de 2 collyres dans l'œil pendant une heure. Tous les mois, on achète deux flacons de collyre, dont on utilise moins du quart. Et comme il ne faut pas garder ce produit entamé plus d'un mois, on en rachète deux autres le mois suivant, et on jette celui qui a servi. Pourquoi ne pas vendre des unidoses que l'on achèterait à l'unité, seulement pour le traitement du mois en cours ? Où sont les économies de cette pauvre Sécurité Sociale déjà exangue ?

Dans le bureau d'une administration. Il y fait un peu chaud, le thermomètre de régularisation du chauffage indique 25°.... Certes, ce n'est pas un métier où l'on s'agite beaucoup, mais quand même, mettre un tricot léger si on est vraiment frileux et baisser à 21°, ce serait plus confortable pour les clients, et on économiserait l'énergie, non ?

20 avr. 2018

Rue Montgallet

Ah la rue Montgallet ! Un article de 01.Net lui est consacré, où l'on apprend que ce n'est plus ce que c'était, que beaucoup de boutiques sont fermées et qu'il n'y a plus la fièvre qu'il y avait autrefois dans cette artère parisienne bien connue des geeks.

C'était toute une époque, où les passionnés d'informatique n'hésitaient pas à aller choisir leurs composants chez les "chinois" (qui étaient peut-être coréens), et à manier le tournevis pour monter amoureusement "leur" machine. Ensuite, ils y installaient une distribution Linux, à grand coup de lignes de commandes absconses, et finissaient par savourer leur victoire de longues heures après.

Mais c'était dans les années 90, avant la déferlante d'Internet dans les foyers et les ordinateurs à prix abordables. Maintenant, tout le monde ou presque a un ordinateur à la maison, ne sait pas forcément bien s'en servir, mais s'en sert quand même sans avoir à mettre les mains dans le cambouis, parce que les interfaces se sont bien améliorées. Les fabricants d'ordinateurs proposent toute une gamme de produits, pour tous les besoins, on les achète chez But, la FNAC ou Darty, ou on les commande sur Internet, il ne reste plus qu'à se familiariser avec la version de Windows installée, ce qui n'est certes pas le plus facile !

Et voilà pourquoi les boutiques de Montgallet ferment les unes après les autres, les geeks d'avant ont vieilli, et peut-être que la nouvelle génération de fans est plus fan de smartphones et autres trucs plus actuels, que de tournevis et autres pâte de refroidissement ?

Je me souviens de Surcouf, qui n'était pas rue Montgallet mais avenue Daumesnil, après avoir été avenue Philippe Auguste ; on entrait là dedans comme dans la caverne d'Ali Baba, les yeux écarquillés, on pouvait y rester des heures à regarder, discuter, choisir, désirer... Terminé depuis novembre 2012 hélas...

Nostalgie ? Un peu certes, mais on doit beaucoup à cette période héroïque, des connaissances que l'on n'acquiert plus maintenant, et un terreau culturel informatique sur lequel toutes les nouveaux apprentissages se font beaucoup plus facilement.

Les MacUsers, qui ne font rien comme tout le monde, ont encore des boutiques dédiées, avec des vendeurs compétents, c'est rudement confortable