6 mars 2007

Un GEEK ?

Un geek est un stéréotype décrivant une personne passionnée, voire obsédée, par un domaine précis, généralement l'informatique. Les geeks sont les premiers de la classe, à profil scientifique, férus de superhéros et de science-fiction. Ça, c'est la définition résumée (tiens, il faudra que je corrige les fautes de français dans cet article..) de Wikipédia !

En voilà une autre, trouvée sur bashfr : "Un geek est, au même titre qu'une imprimante ou un scanner, un périphérique relié à l'ordinateur". Pas mal, non ?

Donc un geek est un homme (le féminin n'est mentionné nulle part..), vivant en symbiose avec son ordinateur, mangeant des pizzas en buvant de la bière et/ou du coca, au milieu d'un désordre de câbles, de poussières, de post-it, de bouquins de chez O'Reilly, totalement indifférent à ce qui se passe autour de lui, ne s'interrompant que pour lire Philip K. Dick, pensant en C++, ne communiquant avec autrui que par IRC ou IM, mais le faisant intensément, lançant d'énormes trolls plus poilus les uns que les autres, n'imaginant pas que la vie puisse exister en dehors d'un circuit imprimé et d'une connexion Internet !

A-t-il des copines ? Euh.. c'est quoi une fille ? Encore que certains jouent aux Sims, à Second Life, voire, pour les moins atteints, chassent sur Meetic.. mais ils retournent vite à leurs écrans, parce que la "vraie vie", c'est tout de même bien là ! D'ailleurs, si on leur demande leur couleur préférée, ils sont capables de répondre #ff4d60, et vous ne les verrez jamais dans leur jardin à la fois tout GNU et tout bronzés !

Le geek sort toutefois de sa chambre, mais c'est pour aller dans les rencontres du logiciel libre, par exemple, ou dans un lug où il va jongler avec des instructions absconses sur un écran noir. Parce que, bien entendu, le geek n'est pas un utilisateur de Windows, ou alors juste pour dépanner les copains, fallait-il le préciser ? Il préférera passer ses nuits avec LFS, bien entendu !

Donc, le geek femelle n'existe pas ? Il n'y a que des copines de geek ? Eh bien si, la geekette commence à faire son apparition ce qui a permis de faire quelques premières observations sur cette espèce encore mal connue : elle passe des heures scotchée à son écran, se configure des alarmes sonores pour ne pas rater l'arrivée des mails ou les highlights sur IRC, ne se déplace pas à plus de 20kms sans emporter ordinateur, Palm, et câbles divers, préfère s'acheter un Mac Book pro que de refaire sa cuisine, court après les hot-spots wi-fi, fait passer les tâches ménagères bien loin derrière la création d'une image POV, et ne quitte sa machine que pour se plonger dans un bouquin de SF.

Tiens, je me demande bien qui j'ai pu décrire là ?

28 févr. 2007

Un grand moment de musique "Free" !

Tout le monde connaît la FSF (Free Software Foundation) et son fondateur Richard Stallman, RMS pour les intimes, créateur aussi de cet extraordinaire et incomparable programme qu'est Emacs... dont voilà le credo :

Il n'y a qu'un système : GNU, et Linux est son noyau.
Emacs est son église et son mode de vie, pour être Saint, il faut exorciser les systèmes propriétaires. Vive le Holly Free System !

En tant que Grand gourou de l'église Emacs et de la religion GNU, il se devait d'être le premier à entonner le cantique, que dis-je, l'hymne de cette communauté, et voilà ce que donne cette merveilleuse interprétation .

Bien entendu, le fichier est en .ogg, liberté oblige ! Pour rester dans une totale orthodoxie, il faut écouter ce "cantique" avec Emacs (et son mode mpg123)... et pour ceux qui n'utiliseraient pas (encore ?) Emacs, ou pour les pauvres Windowiens qui n'ont pas Rythmbox ou Xmms disponibles, sans doute existe-t-il autre chose ou alors il leur reste à installer VLC, Winamp, zinf ou similaire, pour apprécier la voix (fort peu) mélodieuse de RMS. (Je suppose que Mac OSX lit tout, y compris les formats libres...)

Et si vous voulez la vidéo en plus, elle est LA ! , et ça vaut son pesant de cacahuètes ! D'accord, la vidéo est en Flash, le comble pour un pur et dur comme l'est RMS, mais on va dire que ce n'est pas lui qui l'a créée....

Voici déjà ces inoubliables paroles, que vous pouvez reprendre en choeur... .

Join us now and share the software;
You'll be free, hackers, you'll be free.

Hoarders may get piles of money,
That is true, hackers, that is true.
But they cannot help their neighbors;
That's not good, hackers, that's not good.

When we have enough free software
At our call, hackers, at our call,
We'll throw out those dirty licenses
Ever more, hackers, ever more.

Join us now and share the software;
You'll be free, hackers, you'll be free.

Have fun !

25 févr. 2007

Ce qu'il ne faut PAS faire avec POV !

Une scène avec POV est constituée de différents objets disposés harmonieusement au milieu de décors qui les mettent en valeur ou donnent une signification précise à la scène. Pour créer les objets, on utilise toutes les fonctionnalités de notre logiciel préféré dans ce domaine, en leur appliquant des textures aussi compliquées (parfois) que réalistes. Et l'on obtient dans ce cas un chef d'oeuvre, digne de figurer dans le best-of ou le Hall Of Fame des créations Poviennes ! Enfin... on peut aussi tricher outrageusement, faire du n'importe quoi avec n'importe quoi -- je ne parle pas d'une image 2D, faite avec Pho.. que l'on fait passer pour de la 3D -- en voici un exemple :


Dans l'image que vous voyez, il y a quelques objets répandus dans une cour qui pourrait se situer au Bronx, éventuellement : une canette de coca, une vieille roue, un bidon bancal, un ballon crevé, une affiche décollée, des bouteilles de bière qui attendent d'être bues, une souris, etc... le tout au milieu de murs de brique rouge décroûtés et taggés, et de pavés disjoints. Et là dedans, il n'y a pas (*) d'objet POV... !

J'avoue : ce ne sont QUE des image_map ! Donc, absolument pas de la 3D ! (d'accord, faudrait pas bouger la caméra..), une tricherie complète ! Juste quelques box pour y déposer des image_map qu'on scale ensuite et translate à sa convenance.

Mais, faudrait pas croire, ce n'est pas aussi simple que ça.. d'abord, faut trouver l'image qui convienne, la détourer soigneusement, en faire un .png, en modifier éventuellement la couleur, la forme, puis, il faut la scaler harmonieusement, pour éviter trop de pixellisation, et enfin, l'insérer dans la scène à l'endroit que l'on veut sans oublier qu'il s'agit d'objets sans volume ! En fait, ce genre d'exercice fait beaucoup plus utiliser The Gimp que POV !!

Donc, voilà une image plus GIMPienne que POVienne, qu'il ne faut surtout pas imiter, c'est mal :-)

Les textures des murs et du sol proviennent de l'excellent site mayang.com et les images de Google image (très modifiées).
(*) un seul objet EST un véritable objet POV, lequel ?

23 févr. 2007

Le Temps

Quand on ne travaille plus, on gagne du temps, celui du temps de travail, du temps de trajet, du temps de récupération (c'est épuisant de travailler !). Et, "quand on a le temps, on a la liberté" (G.Apollinaire).

Pour en faire quoi de ce temps ? Sachant que "faire trop longtemps la même chose, au même endroit, à la même heure, cela rend vieux" (C.Bobin) ? Se donner le plaisir de prendre son temps en se disant que "Qui prend son temps n'en manque jamais" (M.Boulgarov), oublier sa montre en observant que "L'humanité s'ennuie, et elle a inventé la montre pour savoir combien de temps il restait avant d'aller se coucher" (G. Buisine), et méditer sur le passé en pensant que "L'âge mûr est le plus beau de tous. On est assez vieux pour reconnaître ses erreurs et encore assez jeune pour en commettre d'autres" (M.Chevallier) parce que "On peut avancer longtemps dans la vie sans y vieillir" (Joubert). De toutes façons, "Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l'esprit qu'au visage" (Montaigne).

Ainsi, "Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre" (D.Pennac), tandis que "Le temps mène la vie dure à ceux qui veulent le tuer" (Prévert). Prendre le temps d'aimer, de lire, d'admirer, de découvrir, de créer, de réfléchir, de rêver et de dormir, pas comme "L'homme ordinaire (..qui..) ne se préoccupe que de passer le temps, l'homme de talent que de l'employer" (Schopenhauer).

Remontons le temps pour terminer : tiré du Roman de la Rose :

Le temps qui ne peut séjourner
Mais va toujours sans retourner
Comme l'eau qui s'écoule toute
Sans que n'en remonte une goutte
G. de Lorris

Ces citations sont extraites de l'excellent petit livre "Le temps mesuré par les sciences" de Patrick De Wever (529-WEV) que vous trouverez sur les rayons de la Médiathèque de Vernon (pour les autochtones !).

21 févr. 2007

Pauvres vendeurs, pauvres clients !

Quand on va dans une grande enseigne, comme Darty, Boulanger, But, ou similaires, pour acheter un nouvel appareil, la première chose à faire est déjà de savoir, exactement ce que l'on veut ! Il n'est pas question de demander son avis ou des détails techniques au vendeur qui s'approche en souriant de vous, parce que le pauvre garçon (ou la pauvre fille) n'y connaît strictement rien. Ils ont des fiches sur les produits, qui répètent ce que l'on trouve dans le manuel, mais c'est tout ce qu'ils savent.

Ce ne sont pas des techniciens, ce sont, pour la plupart, des petits jeunes embauchés là, et tout juste formés à leur logiciel de facturation, et leur salaire doit être bien loin de celui d'un professionnel qui a eu le temps et les moyens d'étudier les caractéristiques techniques précises des produits qu'il vend. Donc, je suis loin de leur jeter la pierre, je constate, seulement !

Récemment, je suis passée chez Darty, à Mantes-la-Jolie, pour acheter un Palm Tréo. Je savais exactement ce que je voulais, et je savais aussi que l'objet était en vente dans CE magasin là (merci Internet). Par contre, une fois la chose repérée dans la vitrine, j'ai vite compris que l'adorable jeune vendeuse ne m'en apprendrait pas plus que ce que je savais déjà ! C'est vrai qu'elle savait par contre fort bien faire la liaison avec mon opérateur téléphonique, et qu'elle était très aimable...

Ceci fait, l'outil arrivé à la maison, encore fallait-il apprendre à s'en servir, et là aussi, ce n'est pas du tout évident, parce que la documentation papier (sur un fort joli livret en papier glacé dans toutes les langues) est fort succincte. Heureusement, il y a, intégré à l'appareil, une aide avec un index bien pratique. Toutefois, s'il est assez facile de trouver les modalités de fonctionnement de la partie téléphone, heureusement que j'ai déjà eu deux Palms, parce que nulle part il n'y a d'indications pour utiliser calendrier, tâches, mémos, et pas non plus pour télécharger et installer de nouveaux programmes.

Donc, quand on quitte un Palm Vx ou M515, ou autre sans doute, pour passer au Tréo, on n'est pas dépaysé, pour peu qu'on ait une synchronisation qui ne date pas de l'an 40, on récupère toutes ses données, et l'installation de nouveaux logiciels suit la même procédure que celle que je connais depuis mon premier Palm, il doit y avoir pas loin de 10 ans.

Mais celui qui intègre cet univers pour la première fois, il fait comment ? Après, on s'étonne que les nouvelles technologies irritent tant de monde par leur complexité, et que nos appareils si perfectionnés ne soient utilisés qu'à 10% de leurs possibilités. Entre les vendeurs incompétents et les documentations de plus en plus "légères", ce n'est pas étonnant.

Au passage, le Palm Tréo 680 est né avec un gros défaut : suite à un bug logiciel, la batterie ne tient pas plus d'une journée... ! Heureusement, les concepteurs s'en sont aperçu, et on publié un correctif (on se croirait sous Windows), qu'il suffit de télécharger et d'installer. La manoeuvre est d'une simplicité enfantine (si toute installation logicielle était aussi limpide que sur un Palm...), et tout va beaucoup mieux ensuite, heureusement.

18 févr. 2007

Le hameau de Cocherel

Il ne comporte qu'une petite vingtaine de maisons, et se divise en deux parties, le Haut-Cocherel, avec la chapelle et le tombeau d'Aristide Briand, et le bas, le long de l'Eure, où on trouve le moulin, le lavoir, et l'excellent restaurant La Ferme de Cocherel (un peu de publicité pour des gens aussi sympathique que Mr et Mme Delton est autorisé !). Voici quelques vues prises par une belle journée de février, qui montre qu'il ne pleut pas toujours en Normandie...

La chapelle et le tombeau d'Aristide Briand

Le moulin de Cocherel

Le lavoir

16 févr. 2007

Un parcours du combattant... quand on se prend pour Diderot !

Dans un article précédent, je parlais de l'achat d'un livre sur Wikipédia. Une fois le livre lu, malgré les défauts d'édition stigmatisés dans l'article en question, il fallait mettre en pratique en contribuant à cette encyclopédie que tout le monde connait et utilise. Comment on fait ? En fait, si corriger quelques fautes d'orthographe et de typographie, ou rajouter trois lignes de précisions à un article existant, n'est pas bien compliqué, si on veut apporter une pierre un peu plus importante à l'édifice, là, ça se corse ! Déjà, il faut circuler dans toutes les pages à la recherche d'exemples, de fichiers d'aide, d'explications, et ça ne manque pas, à tel point qu'une fois que toute la barre d'onglets de Firefox est bien remplie, on ne sait plus où on en est !

Ensuite il faut réfléchir au fond et à la forme. La forme, ça va, ce n'est pas trop difficile, il y a une syntaxe à appliquer qui est, bien sûr différente d'html, de LaTeX, de celle utilisée dans Drupal, ou dans d'autres wikis, mais la fenêtre d'édition avec ses icônes claires, et surtout le copier (coller) sur son voisin aide beaucoup : on regarde comment "il" fait, et on fait pareil ! Mais le fond ? Là, c'est bien plus dur... Même si on a des compétences très pointues sur, par exemple, "la vie sexuelle des indigènes du nord ouest de la Mélanésie" (ce qui n'est pas mon cas !), encore faut-il savoir s'il faut ou non faire un nouvel article, et si c'est possible, où le mettre, sans oublier de tenir compte des éventuels droits d'auteur, de la pertinence des informations, du style "encyclopédique" à respecter... Et de nouveaux onglet apparaîssent dans Firefox ! A tel point qu'on se demande comment peuvent faire tous ces pauvres gens condamnés à utiliser IE6, qui n'a pas d'onglets !!

Donc, on se lance, après quelques hésitations, sur quoi ? Eh bien, en parcourant la page sur Liste de logiciels populaires sous Linux , à la rubrique jeu, il y avait un lien rouge sur le jeu Kshisen, ce qui signifie qu'il n'y avait pas encore d'article là-dessus, on suit le lien rouge... Et là, je me dis qu'il faudrait une capture d'écran, pour montrer la "tête" qu'a ce jeu. Ksnapshot y a pourvu, mais une fois l'image récupérée, il a fallu franchir une étape supplémentaire, aller du côté de Wikicommons, comprendre comment on uploadait une image, ainsi que saisir toutes les habituelles précautions de copyright qui s'y rattachent.

Et voilà, l'article est en place ! Pas bien sérieux tout de même de commencer ses contributions par quelque chose sur un jeu, mais j'y joue si souvent.. et puis, on a les compétences qu'on peut !!

En attendant, c'est rudement intéressant de découvrir tout ça, même si on patauge un peu au début. Je sais, je sais, d'aucuns me diront que j'aurais bien pu attendre la mi-mai, où nous avons justement un atelier sur ce sujet au Club, plutôt que de foncer tête baissée, avec une orgueilleuse solitude, mais tout le monde sait que la patience n'est pas ma principale qualité....

Si vous voulez lire cet article , allez-y, et surtout, n'hésitez pas à corriger tout ce qui vous semble mal dit/écrit/mis en page, etc. Il n'y a qu'avec les critiques des autres que l'on peut progresser.

12 févr. 2007

De la pérennité du support papier

Ayant du temps libre, je me suis dit que je pourrais l'utiliser à des choses plus constructives que de passer des heures à chatter sur IRC ! Le projet Wikipédia semblant fort intéressant, je pourrais y contribuer dans la mesure de mes faibles connaissances. D'abord, on se contente de corriger certaines fautes d'orthographe ou de typographie, puis, on rajoute quelques précisions à un article existant, et ensuite, on se dit qu'on pourrait aller plus loin..

J'ai la chance d'habiter le joli hameau qu'aimait tant Aristide Briand , où il est d'ailleurs enterré, et je m'étais longuement documentée sur ce grand homme du siècle dernier, dont on connaît le nom, tant il y a de rues, de places, d'écoles qui le portent, mais pas toujours l'oeuvre et les multiples actions. Des gens du village l'ont bien connu, il est mort en 1932, j'avais pu avoir accès aux documents d'un "ancien du pays", et y récupérer un certain nombre d'anecdotes sur sa vie à Cocherel. J'avais écrit deux articles sur ce sujet pour le Journal Communal à l'époque.

Donc, je souhaitais récupérer ce texte pour l'insérer dans Wikisource, par exemple, avec un lien qui y pointerait depuis les articles sur Briand ou sur Cocherel . Mais... ces textes ont été écrits à l'époque avec un Atari, et le logiciel de PAO Publishing Partner Master, je n'ai plus d'Atari depuis longtemps, et de toutes façons, aurais-je conservé les disquettes de sauvegarde que je n'aurais jamais pu les relire, quel format de texte exotique pouvait bien générer ce logiciel ? Heureusement, il me reste l'exemplaire imprimé du Journal Communal ! Je vais pouvoir récupérer ces textes. En les tapant ? Oui, ce sera sans doute bien plus rapide que de trouver un scanner avec un logiciel d'OCR, et d'apprendre à m'en servir !!

D'où le titre de cet article ! Tous nos supports magnétiques ou autres actuellement ont-ils la pérennité du support papier ? Pour ce dernier, il suffit de deux yeux pour le relire, et pour les autres ? Il faut l'outil qui sait lire le support et le format de fichier.. et ça, c'est une autre paire de manches ! Bien sûr, on pourrait idéalement quand on change de matériel, récupérer ses fichiers, les convertir au format suivant (ce qui n'est pas forcément évident), les sauvegarder sur un autre support, lisible par la machine suivante, etc.. Sans doute est-ce fait pour des données importantes et sensibles, mais pour un particulier... ? Alors qu'on peut toujours lire une édition du XVIIIe siècle. C'est vrai, le papier, ça brûle, mais les disquettes aussi !!

Enfin, il y a des formats plus pérennes que d'autres. Un fichier texte édité avec Emacs en 1985 est certainement beaucoup plus facile à récupérer qu'un fichier Word de la même époque, à condition qu'ils n'aient pas été enregistrés sur des disquettes 5 pouces 1/4, parce qu'alors, faudra retrouver un lecteur en état de marche !!

8 févr. 2007

Où l'honnêteté est bien mal récompensée


J'ai acheté un petit livre très intéressant sur Wikipedia, aux éditions Eyrolles, gage de qualité ! Sur une des premières pages, il y a un long avertissement concernant les dangers de la photocopie sur l'avenir de la production de livres, et l'éditeur a immédiatement mis en pratique cet avertissement, en fabriquant un ouvrage écrit en rose pale sur fond blanc, en caractères sans serif, avec des bandeaux violacés, et des copies d'écran en caractères au corps inférieur à 6... Certes, on va avoir du mal à photocopier ça, mais surtout... on a bien du mal à le lire !

Donc, une fois de plus, pour protéger un contenu de la copie, on pénalise l'utilisateur honnête, celui qui a acheté parfaitement légalement l'ouvrage. Ça me rappelle autre chose.. les DRM, qui avaient pour but d'empêcher le propriétaire, celui qui avait acheté son CD, de l'encoder afin d'en profiter sur son lecteur nomade, ou de le copier pour l'écouter dans sa voiture, alors que la même musique se trouvait en téléchargement libre (à défaut d'être légal) sur Internet.. ou encore, ces disquettes protégées (je vous parle d'une autre époque !) qui obligeaint l'éditeur à payer des employés uniquement pour répondre aux utilisateurs ayant payé la licence régulièrement, afin d'aider les gens à installer le produit dont les verrous étaient incompatibles avec certains matériels, alors que les pirates n'avaient eu aucun mal à faire sauter les dits verrous !

Tiens, ça me donne envie d'essayer de photocopier les pages de l'opuscule dont je parle, avec une bonne photocopieuse, qui peut régler les couleurs en les intensifiant, ça doit pouvoir se faire... grrr

5 févr. 2007

Une histoire aussi étonnante que triste....

Quand se produit un décès dans son entourage, on a l'habitude de recevoir par la poste un faire-part, immédiatement reconnaissable, avec sa bordure sombre et son texte tristement habituel. Si l'on assiste aux obsèques, il est de tradition, en sortant de l'église, de signer le registre de condoléances proposé par les employés des Pompes Funèbres, les condoléances orales aux affligés n'étant, heureusement plus de mise. Si l'on ne peut pas se rendre à la cérémonie, il est normal et humain d'envoyer une petite lettre de condoléances à la famille, en essayant le mieux possible d'exprimer sa peine et sa sympathie.

Aujourd'hui, j'ai appris un décès, pas du tout par un courrier envoyé par la poste, ni par un avis dans un journal, mais par la transmission d'un lien sur Internet... Ce lien menait à un site de Pompes Funèbres , où l'avis de décès figurait, avec un autre lien pour exprimer, dans un formulaire, ses condoléances. J'en ai été toute surprise, pas du tout choquée, mais fort étonnée ! Je ne savais pas que ce genre de chose existait... C'est très bien fait, très sobre, on peut fournir une adresse mail pour que la famille puisse répondre, et voir aussi tous les autres messages. Ceci se passe au Canada, au Québec, et j'ignore si ce type de service existe en France.

On connaissait déjà les cartes de voeux, d'anniversaire, de vacances envoyées par Internet, mais personnellement, je ne savais pas que ça existait aussi pour un faire-part de décès. Que penseraient de ça nos grands mères qui faisaient scrupuleusement (en se déplaçant) les visites de condoléances, ou nos mères qui écrivaient des lettres manuscrites parce que le téléphone était incorrect dans ces circonstances.... ?

2 févr. 2007

Retour du salon

Trois jours de salon, dont une nocturne qui nous a fait rester sur place de 9h30 à 20h non stop.. épuisant ! Mais tellement amusant, intéressant et sympathique. D'abord, on découvre beaucoup de choses, l'ambiance convivale, affectueuse et souvent débridée du Village des Associations, permet de voir déjà l'immense travail effectué par tous ces bénévoles qui gravitent autour de la notion et de la défense du Logiciel Libre, de poser des questions, d'obtenir tout plein de renseignements. Ensuite, c'est un lieu de rencontre et de retrouvailles.

Cette année, une partie des participants au canal IRC #framasoft se sont retrouvés entre le stand de Framasoft et celui de Léa Linux, et ont continué, cette fois dans la "vraie vie", les conversations qu'ils ont tous les jours entre eux dans leur cyber salon ! Amusant de mettre enfin une tête sur un pseudo !

Il y a eu aussi quelques moments forts, je ne veux pas parler du grand show médiatique de Microsoft, le mardi soir, sur l'esplanade, où le feu d'artifice tiré en l'honneur de la sortie de Vista était visible de tous les coins de Paris, mais plutôt des démonstrations aussi bruyantes que drôles de l'équipe GCU : déguisés en nettoyeurs avec combinaison anti-radiations, bombes désinfectantes et papier hygiénique, ils sont partis au milieu des stands professionnels stigmatiser (et désinfecter) ceux qui n'utilisaient pas que des produits "libres", le stand Microsoft (oui, oui, il y en avait un) était bien sûr visé, mais aussi celui de Novell, et d'autres.. Il y a eu aussi la visite de Monsieur Bayrou, en campagne électorale, traversant les stands au milieu d'une nuée de journalistes, curieux et autres gardes du corps, pour aller trinquer avec les gens de l'APRIL .

Il y a eu beaucoup de monde, le mercredi particulièrement, la foule était dense, et il était difficile de circuler ; les stands, bien rangés le mardi matin, essayaient de cacher un bazar de plus en plus envahissant : des bouteilles d'eau (ça assoiffe de parler..) ou de bière pour certains, des tracts des autres associations, des vêtements en tous genre, des sacs pleins de documentation, etc... Tout le monde se congratulait, s'embrassait, échangeait des pin's et autres gadgets, et les valeureux participants l'étaient de moins en moins (valeureux) au fur et à mesure que les heures tournaient.

Jeudi, en fin d'après-midi, on a tout remballé, ceux qui avaient installé le réseau pour tout le village des associations (merci à tuxfamily grâce à qui on a pu disposer d'une connexion Internet correcte) ont tout démonté, et tout le monde est rentré chez soi, la tête vide et les jambes lourdes... pour se retrouver quelques heures après sur IRC et commenter ces journées !

Bon, maintenant, faudra penser au RMLL , à Amiens cette année... mais c'est en juillet, d'ici là, on aura le temps de récupérer !

Vous voulez voir d'autres photos ? C'est LA

27 janv. 2007

Salon Solutions Linux



Tous les ans, à cheval entre janvier et février, se tient au CNIT, à la Défense, le Salon Solutions Linux où il est question d'un univers informatique alternatif à celui que connaîssent beaucoup de gens.

Ce salon comporte deux zones fort distinctes, la partie professionnelle, avec de beaux stands, bien décorés, où de jolies hôtesses vous accueillent, et où des techniciens en costard-cravate sont à votre disposition pour vous renseigner sur des sujets hautement spécialisés, mais il y a aussi le "Village des Associations", et là, ce n'est pas du tout la même ambiance.

Dans cette zone, c'est beaucoup plus débridé, tous les acteurs-sympathisants-promoteurs du Libre se retrouvent, montent leurs stands avec les moyens du bord, entassent leurs affaires dans le désordre, discutent, se congratulent, s'embrassent, se retrouvent, il y a du bruit, de l'animation, ce qui n'empêche absolument pas les compétences et la disponibilité des participants pour renseigner les visiteurs.

Certaines associations mettent de l'animation, les gens se déguisent, traversent les allées pour attirer l'attention sur la cause qu'ils défendent à grand bruit ! D'autres sont plus discrètes, et tentent d'expliquer et de renseigner les visiteurs qui s'approchent de leur stand.

Il y a aussi des éditeurs de livres d'informatique, Eyrolles, O'Reilly, et des éditeurs de journaux, on peut y trouver tout ce qu'on cherche au point de vue publications techniques. Puis, on trouve des marchands de goodies (d'accessoires, comme on devrait dire en français), avec peluches, T-shirts, pins.. sans oublier les stylos à billes et autres bricoles publicitaires. L'année dernière, IBM organisait une loterie où l'on pouvait gagner un énorme pingouin en peluche de plus d'un mètre de haut, objet particulièrement pratique à transporter dans le métro ou le RER au retour !

Donc, pour l'ambiance bon enfant du Village des Associations, pour toutes les compétences techniques réunies, pour soutenir aussi l'excellente cause qu'est la notion de "Libre", il faut venir... J'y serai sur le stand Léa, mais sans doute aussi sur celui de Framasoft (voilà ce que c'est que d'avoir deux casquettes !), sauf si je suis partie boire un café à la cafeteria, ou que je traîne chez Eyrolles.... mais normalement, je n'abandonne pas mes petits camarades trop longtemps !

Les photos ont été prises l'année dernière, elles sont forcément libres de droit, puisque ce sont les miennes !!

24 janv. 2007

De profundis !

Cette fois, il faut bien se rendre à l'évidence, l'IRTC est mort ! Depuis l'été dernier, on constatait que ce site était en mauvaise santé, les retards à proposer les images au vote et à donner les résultats étaient de plus en plus grands, le websubmission ne fonctionnait plus, et on sentait que la fin était proche. Et là, le dernier espoir s'est envolé. Le dernier concours, qui avait pour sujet "Complexity", est terminé depuis le 31 Décembre 2006, et rien ne va plus.. "The November-December 2006 stills round deadline was passed by 22 days, 23 hours, 51 minutes, and 43 seconds at the time this page was loaded" et il ne s'est rien passé, pas d'avis de clôture des envois, pas d'envoi de formulaire de vote, donc, pas de résultat ! Le site, qui existe toujours, semble être entré dans une longue léthargie.

Voilà, mes molécules ne connaitront jamais la gloire, fut-elle éphémère ! J'y participais depuis 2003 tout de même, et y ai envoyé 24 images en tout.. ma meilleure place ayant été 5ème, avec 12,45 de moyenne, en juin 2005, et j'aimais bien aussi faire partie du jury.

Donc, à moins d'un miracle, d'une résurrection (le site emacsfr est bien en train de renaître, lui..), de nouvelles bonnes volonté, nous venons d'assister à la mort d'un des hauts lieux de la production POVienne, c'est bien dommage !

22 janv. 2007

Le Musée des instruments de musique de La Couture Boussey


Mais c'est où ça ? Diront les gens qui n'habitent pas le coin.. effectivement, La Couture Boussey est un petit village de l'Eure, où se trouvent des fabriques renommées d'instruments de musique qui exportent leur production de clarinettes et hautbois pour plus de 80% de leur production (actuellement la France importe des instruments "ordinaires" et exporte du "haut de gamme", c'est le cas de Selmer ou de Buffet-Crampon à Mantes-la-Jolie). A la Couture Boussey, cette activité a débuté avec un certain Monsieur Hotteterre, natif de La Couture, musicien du roi Louis XIV de son état... les premiers instruments fabriqués dans les ateliers locaux, étaient en buis (un bois dense et étanche, parfait pour que l'air y soit canalisé) abondant dans les forêts alentour.

Et ce village héberge un musée remarquablement intéressant. J'ai eu la chance de le visiter seule, une charmante guide érudite rien que pour moi, j'y ai passé deux heures en apprenant énormément de choses sur la fabrication des hautbois et des clarinettes, sur l'historique de ces instruments, et sur toute la précision nécessaire pour les confectionner. On est toujours fasciné par la complexité de ces objets, et par leur beauté aussi.

Je suis sûre que je vais écouter le concerto pour clarinette de Mozart d'une autre oreille !

20 janv. 2007

Password et pagaille

Dès qu'on fréquente un tant soit peu un ordinateur, et pire, qu'on passe son temps à se ballader dans la galaxie Internet, on se retrouve avec une cargaison d'identifiants et de mots de passe divers qui finissent pas encombrer les pauvres cases mémoire d'un cerveau vieillissant.

D'abord, il y a son identifiant et son password sur l'ordinateur, sous Linux (mais avec plusieurs utilisateurs sous XP, c'est presque pareil), et quand on en fréquente plusieurs, avec des passwords différents, ça se complique : l'autre machine à la maison, le serveur du Club, la machine du travail... puis, il y a le mot de passe de messagerie pour relever son courrier, quand on se refuse à le laisser mémoriser par la machine (le meilleur moyen de l'oublier et d'être tout désemparé quand, hors de chez soi, on veut relever son courrier sur le webmail), et quand on a plusieurs boîtes aux lettres avec des passwords différents, ça se complique aussi.

Mais il y a aussi les identifiants et mots de passe des blogs, quand on en gère plusieurs, ceux des forums auxquels on participe, celui de wikipedia, des ventes en ligne... et je dois en oublier !

Bon, il y a des doublons, le même mot de passe pour deux choses, et/ou le même identifiant, mais même si ça réduit le nombre de "mots" dont il faut se souvenir, faut-il encore bien les "marier" l'un à l'autre. Si on a un id dupont avec pwd toto, et un autre id durand avec pwd tata, faut pas mettre dupont avec tata !! On peut aussi les laisser mémoriser par les sites visités, mais c'est un peu contraire à tous les principes de sécurité.

Alors, on les écrit dans le Palm, ou sur des bouts de papier (c'est moyen aussi pour la sécurité...), ou alors, on met la même chose strictement partout... Vous, vous faites comment ?

Parce que, si on ajoute à tout ça :
- le digicode de la maison, celui du portail qui n'est pas le même :-(
- le code secret de la carte de crédit
- le code pin du téléphone
- le code de la serrure de la valise
- le code d'accès sfr, sncf, filbanque, et autres....

On a le cerveau qui explose !

17 janv. 2007

Un jargon d'internaute

Toute communauté a un jargon. Le jargon est "Un parler du type sociolectal propre aux représentants d'une profession ou d'une activité" et sociolectal, pour les ignares dans mon genre qui ne connaissaient pas le sens de ce mot signifie : "En linguistique, un sociolecte est le parler d'un groupe social, d'une classe sociale, ou de toute catégorie se distinguant par une culture particulière". Donc, il existe plusieurs jargons, certains sont professionnels, celui des juristes, des médecins, et avec la communication sur Internet est né un autre jargon, particulièrement utilisé en messagerie instantanée et sur IRC. Là se retrouvent des gens qui prennent des habitudes d'écriture (il s'agit de communications en direct, mais de communications écrites, ce n'est pas du téléphone), lesquelles, par mimétisme, sont adoptées par les nouveaux arrivants, ce qui fait que tout le monde se comprend, en fin de compte.

Attention, il ne s'agit pas de langage SMS, kke je fé la, pkoi et autres abréviations existent aussi, mais ne sont pas forcément appréciées (en dehors des chans de djeunz !) mais la communication écrite, forcément concise, qui ne reflète pas les nuances du langage oral utilise, en plus du vocabulaire usuel, quelques expressions plus significatives. En voici un échantillon :

- atta : pour attends.. je te cherche un truc, je réfléchis...
- dsl : désolé, peut aussi s'écrire avec un smiley :-(
- bjr : bonjour, mais on peut dire lo pour hello, lu pour salut ou bonjour tout simplement ou encore bjr tlm mais c'est moins apprécié
- bn : bonne nuit, on dit aussi nenuit
- arf : onomatopée signifiant qu'on est contrarié, déçu, se dit aussi erf
- arghh : ou grrr indique qu'on est rudement en colère ! Ex : arghh j'ai foiré mon install ubuntu
- hu hu : ou ha ha ou hi hi ou mouah ha ha, signifie qu'on rigole franchement. Peut se traduire aussi par lol (lot of laughs) par mdr (mort de rire) ptdr (pété de rire) ou par le smiley :-D
- je re : ou jre signifie qu'on quitte temporairement le salon, mais qu'on compte revenir, donc, quand on revient, on ne dit pas bjr mais re évidemment !
- mici : pour merci
- nan : pour non - ces deux derniers ressemblent à la prononciation orale
- oki : au lieu d'ok, un des rares exemples de jargon plus long que l'original
- osef : on s'en fout (pas longtemps que je le connais celui-là)
- tkt : t'inquiètes
- vi : ou vi vi pour oui
- +1 : signifie qu'on est tout à fait d'accord avec ce qui vient de se dire, une forme d'incrémentation !
- a tte : à tout à l'heure, peut être remplacé par a+ @+ ou tout simplement par +++
- geta : plus rare, signifie Google est ton ami.. s'adresse à quelqu'un qui pose une question avant d'avoir cherché tout seul une réponse. On peut dire aussi, tu n'as qu'à googler.

Et il y en a d'autres ! Sachant que tout groupe humain se fabrique une sorte d'auto-langage, soit pour se cacher des autres (ce qui n'est pas le cas ici), soit pour se forger une sorte d'identité par un dialecte commun, les cyber bulles peuplées des pratiquants des chans IRC ou des messageries instantanées ont fabriqué le leur.

Les smileys en font partie aussi, et là le choix est vaste... Vous pouvez même en inventer, tiens en voilà un : (*)~(*) il veut dire quoi ? Cherchez...

14 janv. 2007

IE7 Grrrrrrr.........

Internet Explorer, le cauchemard des webmestres ! Ce diable de navigateur a deux caractéristiques inconciliables, celle d'être le moins conforme aux standards du Web, et celle d'être le plus utilisé. Donc, si vous faites un travail précis, bien léché, avec des feuilles de style tout à fait conformes aux recommandations du w3c, vous avez toutes les "chances" que IE les interprête à sa façon... tandis que Firefox, Konqueror, Safari, etc.. les comprendront aisément. Alors, que faut-il faire ? Coder "salement" son html et ses css pour convenir à Môssieur IE ? Ou ruser ?
On pourrait évidemment décider qu'on s'en fout, et que tout le monde n'a qu'à passer à Firefox, mais alors, la majorité des visiteurs, ceux qui ignorent qu'il existe d'autres mondes que celui que leur propose leur machine par défaut, verront des pages moins belles, voire illisibles dans certains cas. Donc, on fait avec, en grognant...
Puis, arriva Internet Explorer Septième du nom, précédé d'une réputation de convivialité, beauté, ergonomie, même que, vous ne savez pas, on peut ouvrir plusieurs onglets dans la même page !! Euh.. Firefox et Mozilla avant lui, font ça depuis longtemps.. ricanaient les autres, les ceusses qui ont bien compris qu'utiliser un navigateur moderne est tout de même mieux et plus "secure", comme on dit en engliche. En plus, il reconnaît la transparence des .png ! Oui, oui... Grande nouveauté, parce que jusqu'à IE6, quand vous insériez un .png, il était tout entouré de gris alors qu'il aurait du être transparent. Par contre, il digère mal certains .gif... on ne peut pas tout avoir ni trop lui demander. Pour le reste, les borders en css par exemple, c'est pas encore tout à fait ça.. allez, ça viendra, dans IE10 sans doute ! Quand Firefox version x en sera à fonctionner télépathiquement !

11 janv. 2007

Visite du GANIL à Caen

(Grand Accélérateur National d'Ions Lourds)
D'abord, un grand merci à René Brou, qui a permis cette visite détaillée, et à ses deux collègues qui ont accompagné les visiteurs en leur fournissant toutes les explications qu'ils souhaitaient.
Une visite impressionnante au milieu de ces gigantesques machines dont le but est de capter les secrets de l'infiniment petit. Quelle complexité ! Depuis la machine elle-même, dont les détails de fonctionnement vous sont clairement expliqués sur le site du GANIL , jusqu'aux salles d'expériences où l'informatique (Linux-Fedora) est omniprésente tant pour le pilotage et le réglage des différents processus, que pour l'analyse et la sauvegarde des données.
Les installations du GANIL reçoivent aussi des chercheurs étrangers, une maison d'hôtes est à leur disposition, et emploie 200 personnes pour son fonctionnement et sa maintenance.

Quelques photos :
De haut en bas :
- La salle de contrôle
- Le trajet du flux depuis la source et l'extérieur d'un des cyclotrons
- Les murs de neutrons





10 janv. 2007

Une journée bien remplie



Tant qu'à faire que d'aller à Paris du fond de ma province, faut rentabiliser son temps !

A la Cité des Sciences, il y a beaucoup de choses à voir et à faire, certes, mais il y a aussi la Géode, seule dans son genre depuis la fermeture de son homologue à la Défense. Quand on a un emploi du temps pas trop serré, il est préférable de faire des réservations d'avance, ce qui permet de choisir le ou les films qu'on veut voir aux heures qui conviennent. Sur place, on récupère les billets et il n'y a plus qu'à s'installer à la meilleure place : au milieu, juste au-dessus du trou central où se trouvent les ordinateurs de contrôle (conseil d'un employé de la Cité des Sciences que j'ai immédiatement suivi). Le premier film retraçait l'épopée de Spirit et Opportunity sur Mars, avec les images impressionnantes que la Nasa avait montrées à cette époque. Et le second, sur la descente du Nil bleu, depuis l'Ethiopie jusqu'à Alexandrie, avec ses rapides, ses chutes, et les paysages étranges traversés.

On sort de là un peu "sonnés" tant on est immergé dans l'image et le son.. mais la traversée dans sa longueur du Parc de la Villette remet les idées et le cerveau en place ! La Cité de la Musique ? Un bâtiment moderne, d'architecture un peu.. contournée (faut déjà trouver l'entrée), dans lequel se trouve un étonnant musée des instruments de musique fort riche. On y découvre des instruments rares, des cistres, des pochettes (minuscules violons), d'énormes archi-luths, et l'impayable octobasse dont actuellement une seule personne au monde sait jouer ! Pour tous les détails sur ces instruments, comme il était interdit de prendre des photos, référez-vous à Wikipedia ! On y voit aussi de merveilleux clavecins, des piano-forte, des clavicordes, et les doigts démangent... de les essayer ! Donc, sur plusieurs niveaux, beaucoup de choses à découvrir, en regrettant toutefois qu'on ne puisse pas entendre le son de ces instruments...

De la Porte de Pantin à Denfert-Rochereau, il y a... beaucoup de stations de métro, certes, mais ça permet aussi de récupérer ! On termine par la conférence mensuelle de l'Institut d'Astrophysique de Paris où Madame Frances Westall parle avec un délicieux accent anglais (elle est sud-africaine) de la recherche de l'origine de la vie, déplorant, en particulier, d'être trop "vieille" pour espérer aller sur Mars (tiens, j'en connais une autre..)

Donc, la boucle est bouclée : on commence la journée sur Mars, et on la termine aussi sur Mars...


A noter deux détails amusants : sur les images du film de la Géode, quand on voit la salle de contrôle de la Nasa, sur les écrans de certains ordinateurs, on voyait... le panel d'XFCE !! Et, à la billeterie de la Cité de la Musique, la pauvre employée était aux prises avec son ordinateur, planté, pour une sombre cause de carte graphique que Windows ne reconnaissait plus... Non, je n'en tire pas la moindre conclusion !!!

5 janv. 2007

Escapade à Dijon

Pourquoi Dijon ? A l'origine, pour visiter une remarquable exposition intitulée "Visions du déluge" au Musée Magnin . Très belle et très riche exposition, très riche musée aussi, rempli d'oeuvres fort intéressantes, dans un cadre magnifique. Mais il y a aussi le Musée des Beaux-Arts , installé dans une aile du palais Ducal, et là, il faudrait plusieurs jours pour tout découvrir et admirer ! La salle des gardes est remarquable, avec les tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, dont les pleurants en albâtre sont si expressifs, et trois retables exceptionnels devant lesquels on pourrait rester de nombreuses heures à observer tous les détails.

Le Palais Ducal, la cathédrale St Bénigne et son étonnante crypte, l'église St Michel, Notre-Dame, les quartiers anciens avec leurs maisons à colombages et leurs splendides hôtels particuliers, sans oublier le pain d'épice, la moutarde, la crême de cassis et... les vins de Bourgogne évidemment.

Donc, Dijon est une ville à découvrir, tout près de Paris par le TGV, et qui mériterait plus qu'une "escapade" !


1 janv. 2007

Les cartes de voeux

Autrefois, enfin, depuis l'invention de l'imprimerie et de la poste tout du moins, on envoyait des cartes de voeux, entre le 15 décembre et la fin janvier. Coutume immuable à laquelle il n'était pas de bon ton de déroger, la tata n'aurait pas du tout apprécié de ne pas avoir sa carte, il fallait répondre, et la "bonne éducation" de l'époque prétendait que c'était aux plus jeunes d'envoyer leurs voeux en premier aux aînés ! L'âge aidant, on répondait plus qu'on n'envoyait, mais tout de même, il fallait aller acheter des cartes, les rédiger, les mettre sous enveloppe, trouver un timbre, aller à la poste...

Petit à petit, les cartes disparaîssaient au profit du téléphone, plus facile, plus rapide, même s'il n'était pas vraiment utilisable entre ceux qui habitaient différents fuseaux horaires, mais le facteur avait moins de travail !

Et puis vinrent les nouvelles technologies... Les possesseurs de téléphones portables utilisèrent SMS, MMS, et autres voeux en vidéo et en visiophonie, et d'autres (les mêmes souvent) se servirent du mail, bien entendu, facile, rapide, pas cher, se jouant des heures et des distances, envoyé de n'importe où pour s'en aller n'importe où dans le monde, sans oublier les différents sites proposant l'envoi de cartes de voeux gratuitement à une ou plusieurs personnes, trois clics, et c'est parti !

Celle que je vous envoie à vous tous, qui avez la gentillesse de lire ces pages et de les commenter, vient de L'Internaute un site dédié à ce genre d'envoi. Donc, bonne et belle année Séverine, Olivier, Vincent-Xavier, Bodha, Antoine et les autres, et merci de votre fidélité et de votre amitié.

31 déc. 2006

Souvenirs, souvenirs...

Tout en faisant, un peu machinalement, la mise à jour de mon site de lecture ce matin, je me souviens de ma première connexion Internet, en RTC bien entendu, sous Windows 95, un soir de la fin août 1997, le téléphone d'une main, en communication avec le fort aimable technicien d'Infonie, la souris de l'autre, toute tremblante, et fort désemparée devant les réactions bizarres d'un OS qui n'avait pas vraiment été conçu pour ce genre de communications, et soudain... alors qu'il était 21h passées (la hot-line de l'époque ne rechignait pas aux heures supplémentaires) après avoir tapé une url dans... Internet Explorer 3.x, j'ai vu apparaître.. le Système Solaire (enfin, le site a du changer depuis...). Ah, la joie ! Et qu'importait la rapidité de connexion, c'était déjà si merveilleux ! D'ailleurs, on ne connaissait pas autre chose, donc on trouvait déjà ça fabuleux ! Ensuite, le mail (avec le système propriétaire d'Infonie), puis les newsgroups, puis... (l'IRC est venu beaucoup, beaucoup plus tard : été 2005), et enfin, quelques semaines après "je veux faire mon site web" !!

A cette époque (vous avez noté le ton "ancien combattant" ?), il n'existait ni blogs, ni CMS, ni même de logiciel d'aide, ou ils étaient encore confidentiels, le seul moyen était de "mettre les mains dans le cambouis", d'acheter un bouquin d'html, et de s'y plonger dedans. Ce que je fis, avec un éditeur de texte dédié, qui n'était pas encore Emacs, s'appelant TextPad, il me semble, lequel permettait entre autres de créer des macros, pour, par exemple, codifier les entités automatiquement, histoire de ne pas s'emmêler les pieds dans les & plus ou moins acute; et autres, les navigateurs de l'époque étaient pointilleux là-dessus. Et c'est ainsi qu'en octobre 1997, mon premier site de lecture est né, à la sueur de mes doigts sur le clavier !

Quelques années plus tard, il s'est "amélioré", enfin, à l'aune des moeurs de l'époque, avec des frames... brr... voilà bien un truc dont je ne saurais plus me servir ! Et plein de gifs animés.. Eh oui, c'était la mode ! Il avait aussi quelques lignes d'utilitaires en javascript bien commodes, mais tout à fait obscures pour moi, donc, je les respectais hautement, sans oser en déplacer une lettre.

Puis vint l'apprentissage de php ! Et là, plein d'idées me sont venues, sauf que pour les mettre en oeuvre, il m'aurait fallu un autre cerveau, enfin, en s'acharnant, et avec beaucoup d'aide (merci Antoine), toute une série d'utilitaires bien pratiques sont venus se greffer sur l'ensemble : un compteur de visite, qui m'évitait de passer par un prestataire externe, des citations qui changeaient avec l'heure, un journal de log, un test de navigateurs, etc... tandis que des pages étaient supprimées, ne servant plus à rien, et que le design général était... euh... allégé.

Toutefois, il n'y avait pas vraiment d'unité dans ces pages, assemblées les unes aux autres au fil du temps, chacune répondant à une logique différente de l'autre, ce qui ne facilitait pas la mise à jour.. Donc, quand le webmestre lui-même ne s'y retrouve plus, faut faire quelque chose ! Et vinrent les css... Ah, les feuilles de style, déjà faut apprendre comment ça marche, et au début, entre les div, les span, les margin left ou right, on ne sait plus où on en est. Pour ça, le côté wysiwyg de nvu est bien pratique, pour corriger et peaufiner en "direct live", mais ensuite, il faut ruser pour que les styles utilisés soient lus par tous les navigateurs (et le plus utilisé d'entre eux est de loin le pire dans ce domaine). Et puis, on bascule de l'ancien au nouveau et on uploade les fichiers avec tout de même un léger serrement de coeur.. Ouf, ça marche, la sobriété était le but recherché, ainsi que la simplicité de navigation. Quant aux mises à jour, depuis, quelques rajouts dans un éditeur de texte (cette fois, c'est évidemment Emacs), quelques fichiers à uploader, et ça roule !

Donc, en octobre 2007, faudra que je rajoute un gâteau d'anniversaire, avec 10 bougies dessus !

27 déc. 2006

Des nouvelles des Luniens

Voilà, le décor était planté, il ne manquait plus que les habitants. J'ai l'honneur de vous présenter une famille de Luniens. Je reconnais qu'ils ont quelques points communs avec certains Martiens d'une ancienne image.. sans doute qu'il y a eu des échanges entre les astres du système solaire, et des chromosomes qui sont arrivés avec les météorites !
Et pour les ceusses qui me feraient remarquer qu'il y en a deux qui flottent, je me permets de faire observer qu'ils sont en train de sauter, d'ailleurs, il y a du motion_blur dans ressort podal, ah mais..
Alors, qu'est-ce qu'ils font ces Luniens ? Ils regardent partir la soucoupe, ou ils attendent son arrivée ? Je n'en sais rien, ne parlant pas (encore) le Lunien, je n'ai pas compris ce qu'ils se disaient !

26 déc. 2006

Tiziano Vecellio, dit Titien

Une intéressante exposition se déroule en ce moment au Musée du Luxembourg à Paris : intitulée Titien, "le pouvoir en face" , elle regroupe de nombreuses oeuvres de Titien, évidemment, mais aussi d'autres portraits, réalisés par des artistes de son temps, afin d'avoir une vision différente et parallèle de ce genre d'oeuvre.

On a donc à la fois une vision "artistique" et une vision "historique" en rencontrant tous ces personnages, Charles Quint, François 1er, Isabelle d'Este, Franceso Della Rovere, le Doge Nicolo Marcello, l'Aretin (reproduction ci-dessus) etc... Ce dernier portrait, criant de vérité et de naturel, n'a paraît-il pas été apprécié de son modèle, qui lui reprochait, justement, sa trop grande ressemblance !

Vous en saurez plus sur le site du Sénat , et ça vous donnera peut-être envie d'aller vous promener dans le Cinquecento vénitien ! Et si vous voulez en savoir plus sur Titien, il suffit d'aller sur Wikipedia bien entendu !

24 déc. 2006

La création d'une image par association d'idées

Ça a commencé par une fonction, offerte un soir sur le chan #povray-fr, par l'ami gRRosminet (qui s'appelle Thierry pour l'état civil), simulant un sol neigeux. On essaye, ça marche bien et on se dit : tiens, mais, ça pourrait faire une image "nordique" ça... Comme le ciel était noir pour l'essai (pas mis le moindre ciel, évidemment), ça fait penser à quoi, ce sol blanc avec ce ciel noir ? Eh bien, à la Lune bien entendu ! Sur la lune, il y a des reliefs, donc, en avant les height_fields faits avec Gimp. Bon, d'accord, les cratères du premier plan, ce sont de "vieux" height_fields recyclés, qui ont sans doute été créés avec HFLab, autrefois, du temps où je savais encore m'en servir...
La Terre vue de la Lune ? Pas très compliqué, il ne manque pas d'images de notre planète sur Internet, et une image_map fera l'affaire. Le ciel ? Il restera noir bien entendu, mais n'est-ce pas là une excellente occasion de mettre en pratique les boucles de répartition aléatoire d'objets étudiées en atelier POV ? Facile (une fois qu'on a pigé le truc) ! Quel objet ? Un glow ? Non, ce genre de truc est assez rétif.. j'ai choisi un dodécahèdre (include shapes.inc), même que, de si loin (ah, les distances galactiques), autre chose aurait pu aussi bien faire l'affaire, avec tout de même pas mal d'ambient, une étoile, faut que ça brille !
Le décor est planté. Alors, on y met quoi dedans ? La fusée de Tintin, j'y ai bien pensé, mais ai buté sur le damier rouge et blanc avec lequel elle est peinte. En fait, scaler un checker sur une surface courbe fait des choses étranges, qui ne me convenaient pas. Le LEM ? Euh.. un peu trop compliqué à modéliser, donc, une toute bête soucoupe volante ! Avec pour les hublots... une boucle tournant sur l'axe y bien entendu ! C'est que, faut bien mettre en pratique ce qu'Olivier prend la peine de nous enseigner.
Un éclairage dans la soucoupe ? C'est ce que j'avais fait en premier, avec une sphère hollow, des cylinders open, et une light_source à l'intérieur, ça le faisait, mais ça faisait aussi des ronds colorés sur les montagnes, qu'on se demandait ce que c'était... et les area_lights n'arrangeaient rien. Tant que je n'ai pas encore compris comment fonctionne scattering, pour "matérialiser" les rayons lumineux.. les cylinders avec un ambient maximum ne me convenaient pas non plus, donc, on supprime cet éclairage, et on prend un glow pour faire une lueur (pléonasme ?) sous la soucoupe. Pas de problème, sinon que le glow est un truc rétif, je l'ai déjà dit, il refuse d'intégrer une "union" (Fabien l'explique très bien sur son site) donc, il faut lui donner une position "absolue", comme on dirait en Excel, et si on bouge l'objet dont il dépend, faut le bouger aussi... Pas grave, il n'y en a qu'un.
Voilà, on en est là, mais c'est loin d'être achevé. Maintenant, faut que je fasse des Luniens, j'ai une petite idée... Donc, à suivre !

21 déc. 2006

Mozart addiction

Quand on aime, on ne compte pas, dit-on, et quand un Père Noël avec quelques jours d'avance apporte l'intégrale de la musique de Mozart, on jubile !

Il y a déjà un peu plus d'un an, un éditeur de musique, Brilliant sortait un coffret de 170 CD à un prix défiant toute concurrence, moins de 100 Euros. Ce qui faisait le CD à environ 0.50 Euros ! Appréciable, quand on connaît le prix du moindre CD de musique classique. Mais, qu'en est-il des orchestres, des interprêtes, de la qualité technique ? Au rabais, comme le prix ? Pas du tout, excellente qualité, remarquable en tout points. J'ignore comment Brilliant a négocié ça, à une époque où droits d'auteur, et autres DRM sont choses qui suscitent polémiques et arguties juridiques, mais je constate que le résultat est une réussite : excellents musiciens, et parfaite qualité acoustique.

Alors, depuis... c'est le nirvana ! Des journées entières passées en compagnie de Wolfgang et de son immense talent. On se régale de réécouter des airs connus, de somptueux arias, des pièces si belles qu'on ne s'en lasse pas, mais aussi, on découvre des pièces inconnues (qui peut se targuer de tout connaître de cet inépuisable musicien ?), fort séduisantes aussi. Par contre, avant de tout découvrir, faudra du temps : à raison d'environ une heure d'écoute par CD, combien d'heures faut-il pour avoir tout entendu ? Euh... ça, je le laisse à ceux qui savent compter !

Donc, si votre lettre au Père Noël n'est pas encore partie, et que vous aimiez la musique de Mozart, n'hésitez pas.. sinon, il y a la même chose qui vient de sortir, pour l'intégrale de Bach, chez le même éditeur, 155 CD, au même tarif. C'est quand mon anniversaire ??

18 déc. 2006

Résurrection !

Mais non, je ne confonds pas Noël et Pâques ! Mais si hier, on observait une poignée de Poviens désemparés, errant dans les méandres du cyber espace à la recherche d'un toit, d'une étable, d'un appentis... Ce soir, tous ces pauvres hères abattus sous le poids de la fatalité ont relevé la tête ! Grâce à qui ? A Luis... notre Gandalf !

Tout de même, il y a des gens doués : concevoir, installer, configurer, mettre en service un serveur de newsgroups en une nuit, faut le faire ! Et ça marche du tonnerre en plus. Donc, nous voilà à nouveau hébergés, et même qu'il y en a des qui savent où se trouve physiquement (géographiquement si vous voulez) notre "maison".

Donc, si vous voulez avoir des nouvelles de la petite communauté POVienne, il suffit de configurer Thunderbird avec un nouveau serveur de newsgroups (même qu'il y a un assistant pour ça, comme Outlook, oui, oui..*) avec www.lightning-generator.org et s'abonner au forum Povray. Deux groupes sont ouverts, l'un pour les communications textuelles, l'autre pour les images. Donc, on va pouvoir continuer à commenter les images du calendrier de l'Avent, il en reste encore quelques unes, ce sera qui (quoi) demain matin à 0h01 minute ?

* En fait, n'ayant pas utilisé Outlook Express depuis de nombreux lustres, je n'en suis pas si sûre que ça...

Les POViens sont à la rue !

Tristesse... nous avons appris ce matin, que notre forum, sur zoo-logique, allait fermer à midi, définitivement, son concepteur-créateur-mainteneur jetant l'éponge devant quelques attitudes nauséabondes qui l'ont découragé. Bon, c'est pas nous, bien sûr, mais tout le monde, coupables et innocents mélangés, se retrouve à la rue ! Sauf que sur Internet, il n'y a pas beaucoup de rues, et même pas de ponts sous lesquels s'abriter !

Voilà la poignée de POViens francophones se retrouvant tout désemparés, essayant de se rejoindre et de trouver une solution à leur solitude et leur éparpillement. Bien sûr, il y a le chan #povray sur Undernet, mais peu le fréquentent, et ce n'est pas le moyen le plus pratique pour se transmettre nos créations. C'est tout de même sur ce canal que les premières réactions se sont fait entendre. D'abord, il fallait prévenir les webmestres des deux portails les plus importants de la communauté, le pov-monde de Martial, et le site de Luis , afin qu'ils fassent une annonce pour avertir ceux qui arriveraient sur le newsgroup et le trouveraient fermé, et puis, c'est là aussi que les premières idées pour une alternative sont nées.

Un newsgroup sur Usenet ? Oui, mais la procédure est lente et rigide, il faut une proposition, des votes, et ça peut demander de longues semaines.

Un serveur mis à la disposition par un des POViens ? Déjà il faut que ce soit techniquement possible (machine configurée pour ça, allumée 24h/24, bande passante large, etc..) et puis, il faut s'en occuper, et pour ça, savoir le faire, tout le monde n'est pas né administrateur de serveur Web.

Passer par un hébergeur ? Les problèmes quant à la compétence du futur administrateur sont les mêmes que dans le cas d'un serveur personnel, avec en plus un coût qui est, certes, modique, mais qui va le payer ?

Effectivement, la communauté francophone des utilisateurs de Povray n'est pas une association, au sens loi 1901, mais une communauté totalement virtuelle, faite de gens venus d'un peu partout, qui pour la plupart ne se sont jamais vus.. Pas facile de constituer un bureau, de faire une assemblée générale, etc..

Donc, pour l'instant, quelques heures après l'annonce, Luis Gomes fait le forcing, pour essayer d'installer un serveur NNTP sur son propre serveur, en dépannage et en attendant de trouver une solution plus confortable, mais ce n'est pas facile, d'autant plus que, comme c'est bien souvent le cas, ce ne sont pas les mêmes qui ont à la fois les compétences et le temps pour les utiliser !

Voilà où on en est, une poignée de Pov'gars et filles transformés en SDF de la toile ! En attendant qu'on ait retrouvé un hébergement bien au chaud, au fond d'un disque dur confortable, le seul moyen que nous ayons pour se réconforter mutuellement est le canal IRC, donc, c'est là que vous retrouverez le noyau errant des POViens tout tristes... (Serveur Undernet canal #povray-fr).

12 déc. 2006

Sur la musique

Une nouvelle musique ? Quelque chose entendu à la radio, ou un CD emprunté à la Médiathèque, quelque chose qu'on n'a encore jamais écouté, comment le reçoit-on ?

Première réaction, primaire, épidermique, physique presque : on tourne le bouton, ces sonorités agressent l'oreille, crispent, font un effet très désagréable ; c'est le cas (pour mes oreilles) de certaines compositions du XXe siècle, dans lesquelles, au bout de cinq minutes, on se demande si les musiciens vont bientôt avoir fini d'accorder leurs instruments, quand on réalise qu'en fait, le morceau est déjà commencé !

Seconde réaction, plus calme : on n'entend rien, ou plutôt on n'écoute pas, on pense à autre chose, l'attention se retire de l'appareil auditif pour s'épanouir ailleurs, la musique n'existe plus, elle a disparu.. c'est le cas de pièces ennuyeuses, qu'aucun trait ne fait ressortir, quelque chose d'indifférent, d'insipide. On serait parfaitement incapable de dire de quoi il s'agissait tant l'air est passé comme un souffle sans éveiller le moindre intérêt.

Et puis, parfois, c'est l'inverse qui se produit, la musique prend le pas sur tout le reste, devient omniprésente, presque addictive, on ne peut pas s'empêcher d'écouter, elle pénètre partout, dans les moindres pores de la peau et c'est, comme qui dirait, une révélation. Là, il faut de toute urgence se procurer ce morceau, pour se le garder comme un trésor, pour l'écouter, le savourer, en jouir, pour... l'emporter sur une île déserte ! En se demandant comment on a pu faire pour vivre sans connaître ça avant !

Quelques exemples ?
- Le miserere d'Allegri
- L'aria de Zaïde de Mozart (à peu près tout Mozart en fait...)
- Les concertos Polonais de Telemann
- La petite messe solennelle de Rossini
Mais il y en a bien d'autres !

7 déc. 2006

Trois musées sinon rien !

Intéressante exposition au musée Rodin à Paris , sur "Les figures d'Eros - Dessins et aquarelles érotiques". Déjà, rien que le bâtiment dans lequel est installé ce musée vaut la visite. L'hôtel Biron, aux pieds du dôme des Invalides est superbe, et les immenses jardins où l'on peut admirer la Porte de l'Enfer, et d'autres sculptures de ce maître valent le détour. Et l'exposition ? Riche et étrange tout à la fois : des dessins, au coup de crayon sûr, avec des touches d'aquarelle, des femmes alanguies, dans des positions presque plus gynécologiques qu'artistiques, un monde saphique et impudique tout à fait étonnant. Il y a un tel relief dans ces coups de crayon géniaux qu'on dirait... des dessins en trois dimensions ! Ce qui est normal, après tout, pour les oeuvres d'un sculpteur !

Autre présentation, à la Bibliothèque historique de Paris située dans l'hôtel d'Angoulême Lamoignon, en plein coeur du Marais, tout près de la Place des Vosges et du musée Carnavalet. L'exposition, riche de très nombreuses photographie, évoque "Les parisiens du temps de la Commune, 1871", vue au travers de l'objectif d'un photographe amateur de l'époque, Hyppolite Blancard. D'intéressants panneaux racontent l'histoire, du siège de Paris, de la naissance de la Commune, et de sa fin tragique. De bien belles photos, surtout quand on voit le matériel qui a servi à les faire ! Beaucoup de ruines, bien sûr, mais aussi des visages de contemporains, et tout un pan de l'histoire de France souvent bien oublié, qui réapparaît à nos yeux. Une bonne idée aussi, en sourdine, l'audition des chants de l'époque.

Enfin, quand on est à deux pas de la Place des Vosges, il ne faut pas manquer d'aller saluer Monsieur Victor Hugo , dans l'appartement qu'il loua de 1832 à 1848. Si le premier étage de la maison est consacré à des expositions temporaires, actuellement, sur Juliette Drouet, le second étage, où il habitait réellement, est libre d'accès. Un peu moins "pire" qu'Hautville House à Guernesey, quant à la lourde décoration d'époque, on y voit des réalisations étonnantes de cet homme qui savait tout faire, et pas seulement écrire de la façon qu'on sait.

3 déc. 2006

La vie des POVeurs francophones

Les participants du forum 3D.Pov-Ray (sur zoo-logique) qui sont aussi, pour la plupart, des fidèles du chan #pov-ray (serveur undernet.org) ont décidé cette année, de faire un calendrier de l'Avent, sur le modèle de ceux qu'on achète aux enfants, où l'on ouvre une petite fenêtre pour faire apparaître un objet, un chocolat, ou une image, et ceci du 1er au 25 décembre.

Bien sûr qu'ici, il ne s'agit pas d'un morceau de carton imprimé, avec une encoche pour chaque jour, il s'agit de pages Web, conçues par Thierry et François (gRRosminet et Wozzeck si vous préférez). Et on n'y découpe pas des petits carrés de carton pour trouver des friandises, on cherche sur un ciel étoilé quelle étoile correspond au jour, on clique sur l'étoile en question, et on découvre... des images POV bien entendu, ou des "cadeaux" comme des scripts, des macros, donc, des "friandises" pour POViens.

Ce calendrier se trouve ICI . Promenez votre souris sur toutes ces étoiles, certaines ne seront accessibles qu'au jour J... A l'heure où j'écris ces lignes, deux images ont été vues (dont une de celles que j'ai faites celle qui illustre ces lignes), et un script a été offert par Gilles Tran. On attend fébrilement la suite !


Juste à signaler que la navigation en plein écran, choisie par le concepteur des pages ne me semble pas très confortable... mais c'est que je ne suis pas très douée (dans les touches de fonction de Firefox)!

Au passage, les POVeurs ne font pas que POVer, et alimenter des calendriers de l'Avent avec le fruit de leur travail, ils s'alimentent aussi eux-mêmes, et dans la joie en plus. Tous les ans, rassemblement des POVeurs francophones, dans l'habituel restaurant de la rue Mouffetard à Paris : cette année, 12 personnes s'étaient retrouvées, dont un Suisse qui avait fait le voyage de Genève exprès pour ça ! Vous voulez voir des photos de nos agapes ? c'est ICI