Moscou
Saint Petersbourg

Des idées qui me passent par la tête, des choses vues, observées, enfin, de tout..

Attention, c'est un des quatre seuls mots que je connaisse en russe ! Donc, on va essayer d'en apprendre deux ou trois autres... après demain le départ. Valise prête ? Oui, pour si peu de temps, ce n'est guère compliqué, appareil photo prêt à l'emploi, mais pas d'ordinateur ! Et là, ça va être très dur de se séparer, enfin pour moi, parce que lui, ça va lui faire des vacances. Mais je ne pars pas bien longtemps, d'abord, et ne suis pas du tout sûre de trouver dans les hôtels russes les mêmes prestations que dans les motels américains (bon, il y en a qui font de l'anti-américanisme primaire, moi, ça semble plutôt être l'inverse). Donc, pas de billet de blog avec photos mises en direct live... ni de chat le soir avec les copains ! Là, on va vivre IRL* ce qui va changer un peu !
Dans les années 84-85, au moment de l'explosion de la micro-informatique domestique, des tas de machines naissaient presque chaque jour, du Sinclair Spectrum, à l'Aquarius, en passant par l'Alice de Matra, le TO7 de Thomson, l'Oric Atmos, l'Amstrad, l'Amiga, l'Atari (et ses déclinaisons), etc... la liste est bien longue. Les heureux possesseurs de l'une ou l'autre de ces machines estimait que, bien entendu, son choix était de loin le meilleur, que son ordinateur était performant, que son Basic était le plus élaboré de tous, que son affichage (sur télé) était parfait, et tous de s'empoigner joyeusement dans les colonnes du courrier des lecteurs des revues de l'époque. Tout ça tandis que, drapé dans son orgueil de machine professionnelle, avec laquelle on ne jouait pas, l'IBM PC trônait au-dessus de la mêlée, isolé dans sa superbe, attendant, du haut de son piedestal, que son heure vint...
Ecouter de la musique sans avoir à se déplacer pour aller au concert, ça a toujours existé, mais quand il fallait absolument des humains pour jouer d'un instrument, il fallait aussi une certaine fortune pour se les attacher, et un certain niveau social pour avoir un orchestre à sa disposition. Donc, afin que le bon peuple puisse accéder aux privilèges des hautes castes, fallait mettre la musique en conserve afin de la distribuer au plus grand nombre.
Avec la prochaine rentrée des classes, les boîtes aux lettres (métalliques, celles que l'on a devant sa porte, oui, ce truc qui date, vous voyez ?) commencent à se remplir de prospectus pour inciter les enfants à consommer et les parents à payer. Et comme on ne saurait concevoir de scolarité réussie sans un ordinateur, les offres dans ce domaine sont légion. L'offre logicielle qui va avec ces machines est, par contre, de plus en plus maigre au fil des années.
J'avais parlé il y a peu de temps de saint Agile, saint Calimero et saint Pantaléon, trouvant qu'ils avaient des noms qui prêtaient à sourire, mais que dire de cette pauvre Eustochium ! Oui, elle a existé, et elle était de sexe féminin, comme son prénom ne l'indique pas.. Tout de même, donner un tel prénom à une enfant ! Enfin, c'était peut-être très à la mode à l'époque (en 368), ou alors, sa mère, qui était une sainte aussi (sainte Paule) était enrhumée et a éternué, le jour du baptême de l'enfant, au moment où le prêtre lui a demandé quel prénom elle voulait lui donner. Il fait pourtant plutôt beau à Rome, et sainte Paule était quelqu'un de sérieux, elle n'aurait pas oublié son kleenex dans son char tout de même. Cette sainte au prénom disons, non usuel, savait le latin et le grec, et lisait la Bible en hébreu, ce qui n'était pas le cas de grand monde dans ces temps-là (actuellement non plus d'ailleurs). Elle était grande admiratrice (et fort admirée aussi par lui) de saint Jérôme, qui n'était pas n'importe qui , donc, c'était quelqu'un de fort respectable, mais tout de même, s'appeler ainsi...


A force de fréquenter les saints de toutes les époques, on rencontre des tas de personnalités différentes, de la jeune fille martyrisée sous Dioclétien (qu'est-ce qu'il a pu nous en massacrer celui-là), à l'austère inquisiteur, drapé dans ses vertus, en passant par le missionnaire en Chine (fallait y aller en Chine, au 18ème siècle, déjà le voyage..), et la fondatrice d'ordres religieux divers. On tombe aussi sur des personnalités pittoresques, comme ce brave Joseph de Cupertino. Déjà, il y a des doutes sur son nom. Cupertino ou Copertino ? En fait, c'est Copertino, la ville italienne de sa naissance, mais la tradition et l'habitude font dire Cupertino, certainement parce que la ville de Cupertino, en Californie, est plus connue que la précédente.
A beaucoup fréquenter Internet, on croise des gens étranges, comme dans la vraie vie, c'est vrai, mais avec une dimension d'anonymat qui leur donne l'impression de pouvoir tout se permettre et de ne pas être ridicules. Deux exemples récents :
Quand on change de machine, et d'OS, il y a des choses qui suivent dans le déménagement. Emacs, bien entendu, mais aussi POVray, parce que c'est indispensable. Mais si Emacs est pareil partout, ce n'est pas le cas de POV (plutôt d'ailleurs de MegaPov, puisque POVray 3.6 ne fonctionne pas sur les Mac Intel). Là, on se retrouve avec une superbe interface, encore plus belle que sous Windows, avec plein d'aides en tous genre : des menus dans lesquels il suffit d'indiquer les options souhaitées (objet, coordonnées, etc..) pour que la syntaxe s'affiche directement dans la fenêtre d'édition, des tas de trucs que je ne les ai pas encore tous compris, et même des raccourcis clavier... De quoi se plaint-on ? Que la mariée est trop belle ?
Bientôt trois mois que j'attendais le moment propice pour aller voir et photographier la tombe de Saint Mauxe dans la forêt de Vernon ! Ou il pleuvait, ou il avait plu, ou il allait pleuvoir, ou il y avait du vent, ou il faisait trop sombre pour faire des photos en sous-bois, ou il faisait froid, ou aussi, j'avais la flemme de sortir.. enfin, ce matin, il faisait beau, du soleil, du ciel bleu, une chance sous nos climats océaniques, donc, direction... ce cher Mauxe et sa supposée tombe.
Voilà une anecdote tirée de l'excellent petit livre intitulé "Pourquoi la tartine tombe toujours du côté du beurre", que je vais essayer de vous raconter, en paraphrasant pour ne pas avoir d'ennuis avec les parangons du droit d'auteur.
La preuve, c'est que les enfants savent parfaitement se servir d'un ordinateur... ça, on l'a déjà entendu bien souvent, et ça fait sourire ceux qui essayent plus ou moins péniblement d'apprivoiser leurs machines. Utiliser un ordinateur est loin d'être une tâche triviale, ça s'apprend, comme tout le reste, avec des livres, des documentations, des "professeurs". Mais parfois, on se dit que ce serait moins difficile si c'était plus clairement expliqué, et surtout si l'auteur d'une explication pour grand public (tutorial, notice, mode d'emploi, etc..) parvenait à se mettre à la portée et à la place de son interlocuteur qui n'a pas forcément le même niveau dans le domaine.
Peut-être pas pour tout de suite mais... j'ai comme l'impression que l'édifice incontournable est en train de vaciller.
Pari réussi, avec même quelques minutes d'avance ! J'ai atteint les 1000 contributions sur Wikipédia ce matin, à 10h45, alors que la première remonte au 24 janvier (à 12h48..). Donc, six mois presque exactement. Certes, ça va de la plus minime contribution possible (correction d'une faute de frappe ou de syntaxe) à l'article créé ex nihilo, en passant par des compléments sur des pages existantes, des discussions constructives sur le portail catholicisme, des questions posées et réponses données sur le Bistrot, des mises à jour de ma page utilisateur, des illustrations ajoutées, des pladoyers sur Commons, etc...
Bon, ce n'est pas un scoop, tout le monde sait que, sans Emacs, et quel que soit le système d'exploitation, je ne sais plus me servir d'un ordinateur, mais tout de même, cet extraordinaire programme me surprendra toujours ! Ne voilà-t-il pas qu'hier, en zonant sur le Bistrot (celui de Wikipédia), je vois que quelqu'un demande s'il n'existait pas un logiciel d'aide à l'édition des pages Wikipédia. Un autre lui répond : mais si, il y a un mode d'Emacs pour ça... Je dresse l'oreille (l'oeil en réalité), fonce vers le lien fourni, récupère un fichier intitulé wikipedia-mode.el, le range soigneusement dans mon home (pas le temps d'aller chercher où Mac OS rangeait les .el... en fait, j'ai vu plus tard que c'est exactement comme sous Linux..), le temps de taper deux lignes dans mon .emacs pour lui dire où aller lire ce fichier, et comment il devait se comporter quand il rencontrait un .wiki, et c'était opérationnel ! Une très belle et fort utile coloration syntaxique (quasi wysiwyg, les gras sont gras, par exemple..), des menus dédiés, une sympathique gestion des accolades et autres crochets ouvrants et fermants, enfin, quelque chose de bien pratique, et de bien utile ! Toute contente j'étais ! C'est trop génial comme diraient les jeunes... Comment peut-on vivre sans Emacs ?
Voilà une invention fantastique ! Une feature indispensable à tout utilisateur d'ordinateur ! Pouvoir transférer un texte de Firefox à Emacs (qui a parlé d'exemples tendancieux ?) par appui sur deux touches du clavier.. On s'en sert en permanence, de façon totalement automatique, en oubliant que c'est quelque chose d'indispensable et de remarquable.
C'est quoi ça ? Tous ces petits accessoires marrants que l'on peut avoir sur son ordinateur, vous savez, la pendule en forme de marguerite que vous voyez sur l'écran de Vista, ou la mini station météo. Il y en a plein, des indispensables et des inutiles, des qui ne peuvent servir qu'à un public particulier (américain par exemple), d'autres qui sont géniaux et fort utiles. Mac OSX en a un certain nombre d'origine et on peut en installer plein d'autres. Une horloge, donc, ou plusieurs pour avoir instantanément les heures partout dans le monde, des petits jeux, les cours de la Bourse en temps réel, des programmes de screenshot, divers calendriers, des agendas, des trucs pour la musique, pour les films, tout un lot de calculettes, des livres de recettes de cuisine, des post-it virtuels, et plein d'autres aussi variés les uns que les autres.




On connaissait la toute bête clé usb, simplement fonctionnelle, d'une couleur et d'une texture indéterminées, qui faisait son travail, et se portait autour du cou ou se perdait au fond du sac ou de la poche. On a connu aussi des clés usb en forme de chien animé, ou incluse dans un couteau suisse, dans un stylo ou tout autre objet utilitaire. Maintenant, on a le bijou usb, la clé incrustée de cristaux Swarovski, que l'on peut porter comme un élégant pendentif, ou accrochée à son sac Vuitton ou Lancel (sac de Prisunic s'abstenir..). Elle brillera de tous ses feux, et quand on la sortira pour récupérer son fichier, ce sera d'un chic !!

De quoi a-t-on besoin sur un nouvel ordinateur ? Je veux dire, au niveau soft ? D'un navigateur, d'un client mail et news, d'un client IRC, de logiciels de dessin (bitmap et vectoriel), de POV évidemment, et quoi d'autre encore ? De LaTeX ! ça c'est totalement indispensable ! Comment peut-on faire des éditions papier belles, typographiquement correctes, d'aspect professionnel sans cet outil ? Utiliser un traitement de texte ? Pffff... aucun rapport, comme de comparer Paint à The Gimp... Il suffit d'ailleurs de mettre côte à côte deux feuilles éditées l'une avec LaTeX, l'autre avec un traitement de texte pour que la différence saute immédiatement aux yeux. Ceux qui ne la verraient pas (la différence), sont soit aveugles, soit de mauvaise foi (dans le genre : bof.. tant d'efforts d'apprentissage pour ça.. je fais pareil avec Word !). C'est vrai que la "belle" typographie est un choix, un plaisir des yeux, et que ça peut laisser indifférentes certaines personnes.

"Les plus belles ruines de France" a dit Victor Hugo, et c'est vrai que les restes de ce monument sont à la fois imposantes et magnifiques. Ces pierres blanches qui ont vu défiler les siècles, se détachant sur le ciel bleu de Normandie (qui a dit que ces deux mots sont incompatibles ??) forment une vision inoubliable.
Voulez-vous vous évader un moment ? Partir en randonnée dans les terres septentrionales ? Circuler entre le Labrador, Terre-Neuve, l'hiver, l'été ? Découvrir nos cousins d'outre-Atlantique ? Eh bien, allez faire un tour sur le blog de mon amie Bodha qui a, non seulement la chance de vivre dans un pays fantastique, mais aussi le talent de faire de splendides photos, de savoir jouer avec la lumière et les formes, et ne nous régaler régulièrement de ses magnifiques productions. C'est ICI , allez-y, vous aurez immédiatement envie de sauter dans le premier avion en partance pous cet endroit exceptionnel.
Mais non, mais non, il ne s'agit pas d'amours humaines mais informatiques. C'était exactement il y a huit jours que nous avons commencé à vivre ensemble, le Mac Book et moi. Rapporté mercredi dernier de Levallois, allumé pour la première fois jeudi matin, depuis, nous coulons des jours heureux tous les deux. Un vrai plaisir de découvrir une telle facilité d'utilisation. C'est convivial et intuitif, autrement plus que Windows, surtout avec Vista ! Rien à configurer, Internet fonctionne naturellement, les réglages des préférences d'écran sont aisés, et l'installation des logiciels que l'on souhaite est fabuleusement simple, les clés usb, l'appareil photo, tout ça est immédiatement reconnu et opérationnel, rien à configurer avant. Quant au "dock", là où on range les icônes des applications préférées, j'apprécie, comme j'appréciais la discrétion et l'ergonomie du panel d'XFCE. Cerise sur le gâteau, Mac OS étant un Unix (FreeBSD), on se sent en sécurité quand on regarde comment tout ça est agencé (avec le mode Dired d'Emacs, of course !!).

Qu'elles sont pénibles ces pages Web qui n'en finissent plus de s'afficher ! Et tout ça parce qu'elles font appel à d'autres url (commerciales et publicitaires), ce qui fait qu'il ne suffit plus d'attendre la réponse d'un serveur, mais de plusieurs, plus ou moins surchargés, plus ou moins efficaces, il suffit de regarder la barre d'état de Firefox pour les énumérer.. Si on rajoute à ça les images volumineuses, les animations flash, et autres joyeusetés "modernes", on en vient à pester, même avec une connexion haut débit.
Quand on veut visiter une ville, étrangère ou française, et qu'on y arrive par le train (ou l'avion) sans voiture sur place, on utilise ses pieds, d'abord, et aussi les transports en commun qui s'y trouvent. C'est ainsi que, répugnant à conduire, surtout dans des endroits inconnus, j'ai fait connaissance avec le métro de Boston, celui de Marseille, les bus de Clermont-Ferrand et les tramways de Lisbonne... A genève, les TPG (transports publics genevois) ont eu une agréable initiative à l'égard des touristes : l'hôtel (mais aussi les auberges de jeunesse et autres B&B) fournissent une carte qui permet l'utilisation gratuite et illimitée des différents transports en commun, autobus, tramways, trolleys et bateaux qui traversent le lac. Ce n'est pas que la dépense soit énorme, un ticket de métro ou de tram coûte moins cher qu'un taxi, mais c'est surtout qu'il faut comprendre comment marche la billeterie, les différents automates, parfois c'est un ticket pour un parcours, parfois pour plusieurs, parfois c'est un jeton, parfois faut la monnaie exacte... alors, emprunter n'importe quel transport avec une seule carte qui marche pour tout, quel que soit le véhicule, et quelle que soit la distance, c'est rudement commode.

La loi anti-tabac s'applique progressivement partout, excellente chose pour les non-fumeurs. Elle oblige les encore-fumeurs à quelques acrobaties, par exemple, faire plusieurs fois le tour du pâté de maison pour s'en griller une quand on est à l'hôtel ou dans un lieu public ! Mais c'est véniel et pas très contraignant. Quant aux non-fumeurs intégristes, ils ne sont pas encore tout à fait satisfaits. Témoin cette anecdote récente : je me trouvais dans le hall de l'hôtel Ibis de la Timone, à Marseille, où je venais d'arriver, j'y avais une chambre non-fumeur (il ne m'est même pas venu à l'idée d'en réclamer une autre, persuadée que la chose n'existait plus). Un couple est arrivé un peu plus tard pour prendre une chambre, sans réservation, la réceptionniste leur annonce qu'elle n'a plus que des chambres fumeur, et la dame monte sur ses grands chevaux ! Quoi, éructe-t-elle, mais je ne vais pas pouvoir dormir, c'est inadmissible, je ne supporterai pas ! Son mari essaye de la calmer en lui disant que personne n'y fumant, elle ne serait pas gênée, d'autant plus que le système de climatisation laissait peu d'odeur persistante, mais elle rouspétait toujours, en disant « Ces fumeurs, il faudrait tous les tuer..». Son monsieur réussit à lui faire intégrer la chambre qui a du être, forcément, invivable.. tandis que la réceptionniste se faisait toute petite derrière son comptoir, et que je me marrais in petto. Je ne risquais pas de lui proposer d'échanger sa chambre avec la mienne.. d'abord, parce que ça ne me dérange pas de sortir quand j'ai envie d'une cigarette (quand on aime aller aux USA, on prend vite l'habitude de ce comportement), et aussi parce que, pour une fois qu'un non-fumeur était furieux (et impuissant) devant un des derniers si rares privilèges que leurs adversaires ont encore, ça me vengeait quelque part des efforts auxquels ils nous contraignent !!


