18 sept. 2007

Exposition de photos au Musée Américain de Giverny

Une vaste exposition, belle bien qu'austère, de photos de l'Ouest Américain pris par des photographes accompagnateurs des expéditions géographiques commanditées à l'époque par le Gouvernement, dont beaucoup ont été à l'origine de la création des Grands Parcs Nationaux. Beaucoup de plaisir à voir ces lieux magiques, qui n'ont pas changé depuis plus d'un siècle, ce qui est plutôt réconfortant, et beaucoup d'admiration aussi pour ces opérateurs qui partaient dans de pénibles excursions, se rendant dans des lieux fort difficiles d'accès (je me souviens encore de ma descente dans le Grand Canyon et des cinq heures de remontée en pente...), en transportant un lourd et fragile matériel. Ils n'avaient pas encore d'appareils numériques qui tiennent dans le creux de la main !
Dans une autre salle avait lieu une rafraîchissante exposition de tableaux sur le thème des loisirs, avec des peintures d'enfants fort réussies. Quelle que soit l'exposition d'ailleurs, visiter ce musée noyé dans la végétation fleurie est toujours un plaisir. Comme quoi, on va parfois chercher bien loin.....

Et comme on ne se change pas comme ça, j'en ai profité pour aller rendre visite à Sainte Radegonde, dans l'église de Giverny, ce qui fait qu'il y a maintenant un article sur cet édifice dans Wikipédia ! Sans oublier les autres saints statufiés dans l'église, les mémoires de masse de Commons sont vastes, heureusement !

17 sept. 2007

Internet et les arbres

Un écologiste, qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, aurait tendance à dire que ce qui avait de bien avec Internet, c'est qu'on ne sacrifiait pas des arbres pour faire du papier, donc, que c'était excellent pour la protection de l'environnement. Voire.. D'abord, l'informatique, en général, consomme du papier, bien plus que ce que l'on aurait cru dans les débuts de l'expansion de cet outil. On imprime souvent à tout va, parce que c'est simple, et rapide, et puis l'imprimante bourre, on recommence, on jette le papier, etc... Enfin.. donc Internet fait économiser du papier ? Oui, c'est vrai pour le courrier, un mail, ça n'a pas besoin de papier à lettre ni d'enveloppe, par contre, les docs que l'on trouve partout en pdf, et qu'il est plus confortable de lire n'importe où sans l'ordinateur allumé, faut bien les imprimer.

Mais surtout, l'informatique et Internet, non seulement n'aident guère à protéger l'environnement, mais peuvent aussi être néfastes. Que dire des matériaux utilisés ? Que faire des machines obsolètes et de leurs composants ? On en rajoute une couche ?? De doctes personnes ont calculé que le fonctionnement des ordinateurs a autant d'impact sur le réchauffement climatique que les lignes aériennes, soit 35 millions de tonnes de CO2 produits chaque année !

Quant aux serveurs informatiques, ceux qui assurent entre autre le bon fonctionnement d'Internet, leur consommation électrique serait équivalent à celui de la ville de Paris en un an....

Si on rajoute à ça la cafetière qui travaille beaucoup, consommant eau et courant électrique, le four pour réchauffer la pizza, le frigo pour rafraîchir le coca ou autre truc (tout l'arsenal du geek en fait), on va bientôt dire que les accros de l'ordinateur et d'Internet réunis sont de grands pollueurs !

En bonne wikipédienne soucieuse du dogme, qui veut entre autres que toute information soit "sourcée", je précise que les chiffres indiqués dans ce billet proviennent d'un article de la revue Avosmacs - numéro 76 - septembre 2007 - page 6 (vous ne voulez pas l'ISSN en plus ? 1296-3844 !)

13 sept. 2007

Créer un forum ?

Question posée sur l'Oracle : "je voudrais créer un forum, mais je ne sais même pas créer de site internet de base.... comment faut-il faire ?" Sagement, je réponds à l'interlocuteur qu'il existait plusieurs moteurs de forum, mais qu'il me semblait préférable d'avoir au moins quelques notions d'html, de css, voire de php, pour s'en sortir dans les paramétrages et la configuration. Un autre intervenant répond à son tour, expliquant qu'il existait des moteurs qui ne nécessitaient pas la moindre notion technique et qui étaient tout à fait à la portée des novices.. Et me voilà perplexe.. Il y a tellement d'outils maintenant qui permettent en trois clics de créer une page, mais est-ce vraiment l'idéal ? J'ai comme l'impression que l'on doit être réduit à ce qui est proposé, sans aucun moyen d'y toucher, encore heureux si l'on parvient à se servir d'un truc que l'on ne maîtrise absolument pas. Il est vrai que je ne connais pas ces outils, je peux juste dire que si, par exemple, on veut utiliser un script php tout fait, sans rien connaître à ce langage, c'est mission quasiment impossible.

Dans le genre "clé en mains", c'est vrai qu'il y a Blogger, que j'utilise ici même, et qui est d'une simplicité biblique (je ne sais pas l'origine de cette expression, la Bible, ce n'est pas toujours simple pourtant) à utiliser bien que... il faille parfois aller regarder dans l'HTML pour, par exemple, positionner textes et photos selon son désir, sinon, ça empile tout l'un sur l'autre dans l'ordre qu'il a décidé, donc, il faut au moins savoir "lire" l'html, à défaut de le "parler couramment".. Cette simplicité a aussi pour conséquence que l'on prend "ce qu'il y a de proposé", un choix de quelques interfaces graphiques aux couleurs prédéfinies, quelques polices de caractère, et c'est à peu près tout. Certes, on peut faire un peu mieux, mais là, faudra mettre les mains dans le cambouis (pardon dans le code), et ce n'est plus du tout fait pour quelqu'un qui "ne sait même pas créer de site internet de base"...

C'est vrai qu'entre utiliser Emacs (avec un manuel d'html et un autre de php sous le coude) et... créer un forum en trois clics comme ICI , il y a un univers qui laisse rêveur le dinosaure que je suis devenue... même que ça donne presque envie d'essayer !!

9 sept. 2007

Russie, le retour !

Mais non, Lénine n'est pas ressuscité.. le pauvre doit d'ailleurs se retourner dans son mausolée en voyant les Mac Do qui fleurissent partout ! Malgré ces poussées d'occidentalisme, les deux plus grandes villes de Russie, Moscou et Saint Petersbourg ne ressemblent pas encore aux métropoles d'Europe de l'Ouest ou des Etats-Unis, sauf pour la circulation automobile... leurs richesses architecturales, la somptuosité des multiples églises orthodoxes, le charme des palais et des canaux de St Petersbourg, les énigmes posées par l'écriture cyrillique, les couleurs de la Place Rouge, la babouchka qui vend ses quatre légumes au jeune cadre sortant de sa Mercedès, téléphone portable à l'oreille, les collections de l'Ermitage (où le contenant est aussi exceptionnel que le contenu), tout concourt à un dépaysement total. Quelques vues de ce pays qui ne ressemble qu'à lui-même :

Moscou

La Place Rouge, côté Musée de l'Histoire

La muraille du Kremlin

Les églises du Kremlin

Saint Petersbourg

Les canaux et les palais


Le Palais d'Hiver, musée de l'Ermitage

29 août 2007

Dasvidania !

Attention, c'est un des quatre seuls mots que je connaisse en russe ! Donc, on va essayer d'en apprendre deux ou trois autres... après demain le départ. Valise prête ? Oui, pour si peu de temps, ce n'est guère compliqué, appareil photo prêt à l'emploi, mais pas d'ordinateur ! Et là, ça va être très dur de se séparer, enfin pour moi, parce que lui, ça va lui faire des vacances. Mais je ne pars pas bien longtemps, d'abord, et ne suis pas du tout sûre de trouver dans les hôtels russes les mêmes prestations que dans les motels américains (bon, il y en a qui font de l'anti-américanisme primaire, moi, ça semble plutôt être l'inverse). Donc, pas de billet de blog avec photos mises en direct live... ni de chat le soir avec les copains ! Là, on va vivre IRL* ce qui va changer un peu !

En fait, ça ne me fera pas de mal de me désintoxiquer, de Wikipédia surtout, qui devient mon environnement de travail principal (Emacs d'un côté, Firefox de l'autre.. ouverts en permanence). Là-bas en plus, ce sont des saints orthodoxes, et j'ai déjà tant à faire avec les saints catholiques, que je ne vais pas m'occuper des autres en plus. On va essayer de voir des choses nouvelles, entre le métro de Moscou et le musée de l'Ermitage, ça devrait être dépaysant et intéressant. Donc, à bientôt ici, pour les fidèles lecteurs de ces élucubrations, dasvidania !

*IRL = In Real Life, c'est-à-dire pour les "pas encore accros" dans la vraie vie, tout simplement.

23 août 2007

Guerre informatique ?

Dans les années 84-85, au moment de l'explosion de la micro-informatique domestique, des tas de machines naissaient presque chaque jour, du Sinclair Spectrum, à l'Aquarius, en passant par l'Alice de Matra, le TO7 de Thomson, l'Oric Atmos, l'Amstrad, l'Amiga, l'Atari (et ses déclinaisons), etc... la liste est bien longue. Les heureux possesseurs de l'une ou l'autre de ces machines estimait que, bien entendu, son choix était de loin le meilleur, que son ordinateur était performant, que son Basic était le plus élaboré de tous, que son affichage (sur télé) était parfait, et tous de s'empoigner joyeusement dans les colonnes du courrier des lecteurs des revues de l'époque. Tout ça tandis que, drapé dans son orgueil de machine professionnelle, avec laquelle on ne jouait pas, l'IBM PC trônait au-dessus de la mêlée, isolé dans sa superbe, attendant, du haut de son piedestal, que son heure vint...

Et elle vint ! Maintenant, quel type d'ordinateur domestique trouvons-nous le plus fréquemment ? Un Thomson ? Un Amstrad sous CPM ? Pas du tout, un PC, comme on dit, ou comme on disait il y a quelques années, un Compatible PC, sous entendu, compatible IBM PC. Je vous concède qu'il y a Apple aussi, mais le gros du marché est tout de même détenu par les descendants de cet IBM PC, né lui en 1981.

Comme parallèlement les grandes marques Compaq, Hewlet Packard, Dell, Gateway, Nec, et les autres se sont regroupées, ont changé de nom, et fournissent à peu de choses près le même produit, il n'y a plus de raison de se disputer ? Oh que si... maintenant, c'est le choix du système d'exploitation qui alimente, non plus les colonnes du courrier des lecteurs, mais les forums de discussion sur Internet ! Windows domine largement le marché, mais il n'est pas tout seul, il y a Linux : le linuxien regardant le windowsien avec le petit air suffisant de celui qui connaît bien sa machine, qui n'est plus un débutant, qui n'est pas un mouton suivant les ukases des vendeurs, tandis que le windowsien, si tant est qu'il sache ce qu'est un système d'exploitation, argue que lui n'a pas eu à installer son système, que ses jeux tournent bien, et que son OS est un standard digne de confiance...

Affrontement à deux équipes ? Mais, si du côté des windowsiens, pour ce que j'en sais, il n'y a pas trop de dissidences internes (comment feraient-ils d'ailleurs, Monsieur Bill Gates imposant son autorité suprême..), chez les Linuxiens, il y a les purs et durs, qui ne jurent que par Gentoo, Debian ou autre Slackware, ligne de commande et console, environnement graphique inexistant ou à la rigueur très épuré, et puis il y a les utilisateurs des distributions dites "grand public", Mandriva ou Ubuntu, avec un environnement de bureau en 3D à ch*** partout ! Et les deux clans, s'ils collaborent la plupart du temps, au nom de la confraternité du Libre, peuvent aussi s'étriper vigoureusement !

Et Apple et Mac OS dans tout ça ? À part, comme d'habitude, en prenant le meilleur des autres, la stabilité d'Unix qui est à sa base, l'esthétique graphique avec Aqua, et un goût pour l'ouverture vers autrui, puisque depuis que le Mac intègre un processeur Intel, il peut se transformer en machine Linux ou en machine Windows, ou les deux à la fois (les trois en comptant son OS natif). Regardé avec une certaine indulgence par les Linuxiens qui voient en lui un lointain cousin, tout en lui reprochant son côté fermé et propriétaire, regardé avec un oeil étonné par les windowsiens qui se demandent quelle est cette nouvelle version de Vista qu'ils ne connaissent pas, il reste dans ses petits 15% de part de marché et suit son bonhomme de chemin tranquillement. Les utilisateurs de Mac engagent-ils de vigoureuses discussions avec les utilisateurs des autres système d'exploitation ? Je crois que c'est pire... j'ai bien peur qu'ils les ignorent totalement !

19 août 2007

Du cylindre au CD et même au delà...

Ecouter de la musique sans avoir à se déplacer pour aller au concert, ça a toujours existé, mais quand il fallait absolument des humains pour jouer d'un instrument, il fallait aussi une certaine fortune pour se les attacher, et un certain niveau social pour avoir un orchestre à sa disposition. Donc, afin que le bon peuple puisse accéder aux privilèges des hautes castes, fallait mettre la musique en conserve afin de la distribuer au plus grand nombre.

Au commencement fut le cylindre, au début du siècle dernier, avec le phono qui allait avec, ni l'un ni l'autre, de par leur prix, n'étant réellement à la portée de tout le monde. L'objet était fragile, le son était ce qu'il était, avec grésillements, et crachotis, mais on imagine fort bien l'émoi ressenti par les personnes qui écoutaient ça pour la première fois. Sans doute la même émotion que lors de la première émission de télé, avant guerre.

Puis, vint le 78 tours, lui aussi plutôt fragile, plutôt encombrant, avec sa pochette de méchant papier marron ou gris qui se déchirait (Oui, oui, j'ai connu..) 5 minutes d'enregistrement pour les plus grands, que l'on écoutait sur un phonographe à manivelle (pas besoin d'électricité, quelle régression maintenant, avec nos piles qui lâchent, nos batteries qu'il faut sans cesse recharger, et notre recherche permanente d'une prise de courant..!!!), avec ou sans pavillon. Mais si l'objet phono se transportait, il pesait un certain poids, et les disques aussi, quant au son qui sortait de là, il était bien loin d'être parfait.

Dans les années cinquante, on vit apparaître les premiers microsillons et les électrophones qui firent la joie des adolescents des années 60 : 33 tours, 45 tours, avoir un Teppaz était le fin du fin, disques et électrophones se généralisaient, le son était de qualité, enfin, si on avait l'appareil qui allait bien, et la musique se, comment dit-on ? Démocratisa ?

Vingt ans après, comme dirait Monsieur Dumas, on en était aux CD : que des avantages, son excellent, miniaturisation, pas fragile, rapidement, ils supplantèrent les vinyls et furent le "must" pour l'écoute musicale en conserve, jusqu'au XXIe siècle où là... l'ordinateur arriva (je sais, l'était déjà là avant, je parle de sa généralisation dans les foyers). Et voilà le CD audio qui bat de l'aile, copiable sans grandes connaissances techniques, encodable (ça se dit ça ?), et par ailleurs assez cher, battu en brêche par les musiques récupérables sur Internet, légalement ou pas, viré de son baladeur par la miniaturisation des lecteurs mp3, il tente de se protéger par des mesures anti-copie qui ont remué les amateurs de musique et les internautes pirates réunis, et ont peut-être accéléré sa fin à contrario, enfin, il semble tellement menacé qu'on se demande combien de temps il résistera.

Mais toutes ces musiques actuelles qui n'ont plus besoin de support, et ne nécessitent qu'un tout petit objet pas plus grand qu'un briquet pour être écoutées, qu'en est-il de leur qualité ? Un fichier mp3 est un fichier compressé, plus ou moins, certes, mais si on choisit un bitrate trop peu élevé, pour pouvoir engranger encore plus de musique on obtiendra un son altéré, qui, parasites mis à part, risque de finir par ressembler à ceux qu'offraient les 78 tours d'avant guerre ! Donc, ce qu'on gagne en encombrement, on va le perdre en qualité ? Rendez-vous donc, dans le futur où on aura peut-être un implant permettant d'écouter directement et télépathiquement, la Flûte Enchantée, jouée par l'orchestre de Salzbourg...

17 août 2007

Word or not Word, that is the question

Avec la prochaine rentrée des classes, les boîtes aux lettres (métalliques, celles que l'on a devant sa porte, oui, ce truc qui date, vous voyez ?) commencent à se remplir de prospectus pour inciter les enfants à consommer et les parents à payer. Et comme on ne saurait concevoir de scolarité réussie sans un ordinateur, les offres dans ce domaine sont légion. L'offre logicielle qui va avec ces machines est, par contre, de plus en plus maigre au fil des années.

Toutefois, dans une grande surface connue (dont je tairai le nom, au cas où Luis passerait par là.. non, c'est pas Darty), une publicité annonce la vente d'un portable avec en option, un logiciel bureautique, Word. Word ? Je regarde l'encart de plus près, il était exactement comme celui reproduit ci-dessus. Tout d'abord, je me demande quelle pouvait bien être cette nouvelle version de Word.. la "perfect office x3", j'en étais restée à la 2007. Et puis, ça fait tilt, et je me dis qu'il s'agissait de WordPerfect X3 ! Mais ça existe encore ce truc là ? Renseignements pris, ça existe bien, c'est Corel qui maintient et distribue, mais c'est fort peu utilisé en France si ça l'est encore ailleurs, laminé par le rouleau compresseur de Microsoft Word d'un côté, et par le trublion Open Office de l'autre..

Après tout, pourquoi pas, des logiciels de traitement de texte, il n'en manque pas, d'Iworks d'Apple, à la suite en ligne de Google, en passant par Abiword, mais j'imagine l'acquéreur de ce portable nanti de WordPerfect, quand il va vouloir échanger des fichiers textes avec quelqu'un. Je ne doute pas qu'il y ait des passerelles efficaces, mais un débutant va-t-il savoir les utiliser ? Ne va-t-il pas seulement voir Word écrit en gros, et dire, chouette, j'ai Word, comme tout le monde ? Mais aussi... pourquoi je n'arrive pas à lire mon fichier ailleurs que chez moi ?

Alors arnaque ? Pas vraiment, un tout petit peu seulement....

16 août 2007

Un prénom bien difficile à porter

J'avais parlé il y a peu de temps de saint Agile, saint Calimero et saint Pantaléon, trouvant qu'ils avaient des noms qui prêtaient à sourire, mais que dire de cette pauvre Eustochium ! Oui, elle a existé, et elle était de sexe féminin, comme son prénom ne l'indique pas.. Tout de même, donner un tel prénom à une enfant ! Enfin, c'était peut-être très à la mode à l'époque (en 368), ou alors, sa mère, qui était une sainte aussi (sainte Paule) était enrhumée et a éternué, le jour du baptême de l'enfant, au moment où le prêtre lui a demandé quel prénom elle voulait lui donner. Il fait pourtant plutôt beau à Rome, et sainte Paule était quelqu'un de sérieux, elle n'aurait pas oublié son kleenex dans son char tout de même. Cette sainte au prénom disons, non usuel, savait le latin et le grec, et lisait la Bible en hébreu, ce qui n'était pas le cas de grand monde dans ces temps-là (actuellement non plus d'ailleurs). Elle était grande admiratrice (et fort admirée aussi par lui) de saint Jérôme, qui n'était pas n'importe qui , donc, c'était quelqu'un de fort respectable, mais tout de même, s'appeler ainsi...

13 août 2007

Sur la route de Louviers

En fait, j'y habite sur la route de Louviers, donc, il suffit de continuer sur une petite trentaine de kilomètres vers l'ouest pour y arriver. Une ville qui fut industrieuse, à l'époque du textile, et qui ne manque pas de charmes, avec ses bras d'eau fleuris, son étrange cloître sur l'eau, ses maisons à pans de bois rescapées de la guerre, et son église dont une façade est une véritable dentelle de pierre. L'intérieur est en fort mauvais état, en réfection aussi : encombré de chaises, de statues, d'autels posés à des endroits inhabituels, le tout, joint à son architecture très particulière (plusieurs nefs parallèles, un transept quasi inexistant, un choeur plat) donnant une impression bizarre, on ne se croirait pas dans une église mais dans l'antre d'un brocanteur !



12 août 2007

Un saint volant !

A force de fréquenter les saints de toutes les époques, on rencontre des tas de personnalités différentes, de la jeune fille martyrisée sous Dioclétien (qu'est-ce qu'il a pu nous en massacrer celui-là), à l'austère inquisiteur, drapé dans ses vertus, en passant par le missionnaire en Chine (fallait y aller en Chine, au 18ème siècle, déjà le voyage..), et la fondatrice d'ordres religieux divers. On tombe aussi sur des personnalités pittoresques, comme ce brave Joseph de Cupertino. Déjà, il y a des doutes sur son nom. Cupertino ou Copertino ? En fait, c'est Copertino, la ville italienne de sa naissance, mais la tradition et l'habitude font dire Cupertino, certainement parce que la ville de Cupertino, en Californie, est plus connue que la précédente.

Or donc, Joseph, qui vivait en Italie au 17ème siècle, était un homme quasiment illettré, et fort maladroit de ses dix doigts ! Le premier couvent où il voulait aller n'a pas voulu de lui, le jugeant bien trop déficient dans tous les domaines. Ce n'est que le troisième qui a bien voulu l'accepter, mais juste pour s'occuper des mules... Seulement voilà, ce pauvre homme bien peu gâté par la nature, avait un don très particulier : quand il priait ou chantait les psaumes au monastère, il s'élevait dans les airs et planait ! Il fallait qu'un supérieur lui ordonne fermement de redescendre pour qu'il retrouve le sol, parfois brutalement, puisqu'un jour, il s'est retrouvé dans un arbre.

Etant d'un tempérament simple et toujours gai, Joseph n'était pas particulièrement satisfait d'être affligé d'un don pareil, d'autant plus que ça lui valut quelques ennuis avec l'Inquisition, ce qui n'était pas vraiment très drôle à l'époque, et des soucis avec ses supérieurs hiérarchiques parce que ça faisait désordre... Imaginez, se trouvant devant le Pape (Urbain VIII), en pleine audience pontificale, devant la curie rassemblée, quand vint son tour de baiser le pied du souverain pontife, Joseph, tellement ému de se trouver devant le successeur de Saint Pierre, s'envola au-dessus du trône pontifical, au grand dam du supérieur qui l'accompagnait...

Tout ça lui a valu de finir ses jours plus ou moins enfermé dans une cellule du monastère, avec interdiction de prier en public ou de chanter pendant l'Office ! Ce qui ne lui a pas ôté son sourire et sa bonne humeur.

Il est ainsi tout naturellement devenu patron des aviateurs et des personnes qui prennent l'avion ! Il est aussi le saint patron des étudiants qui passent des examens, surtout de ceux qui sont mauvais élèves, tout ça parce que le jour où il devait passer l'examen devant l'évêque pour devenir prêtre, alors qu'il était totalement incapable de répondre aux questions (il n'avait retenu qu'un seul verset de la Bible), il a eu la chance que ceux qui passaient avant lui aient si bien répondu que le docte évêque, qui avait peut-être d'autres choses plus importantes à faire ce jour-là, admit tout le monde indistinctement.

Donc, voilà un saint bien sympathique et fort original ! Je me demande d'ailleurs si le nom de la borne wi-fi d'Apple, Airport, n'aurait pas un rapport quelconque avec saint Joseph de Cupertino, sachant que Cupertino est la ville où se trouve le siège social d'Apple !!! Ce serait encore une facetie de ce bon saint joseph !

Au fait si vous voulez en savoir plus (et plus sérieusement surtout) vous pouvez aller LA

9 août 2007

Il y a des gens bizarres...

A beaucoup fréquenter Internet, on croise des gens étranges, comme dans la vraie vie, c'est vrai, mais avec une dimension d'anonymat qui leur donne l'impression de pouvoir tout se permettre et de ne pas être ridicules. Deux exemples récents :

Sur le forum Débats du site léa-linux, un individu est arrivé en demandant, fort tranquillement, s'il n'y aurait pas parmi les participants, quelqu'un susceptible de l'aider à cracker le mot de passe de la boîte hotmail de sa femme ! Parce qu'elle l'avait trompé et voulait savoir s'il pouvait lui faire confiance à nouveau... Il s'est bien évidemment ramassé une veste, et plusieurs lui ont expliqué que c'était pratique malsaine (au bas mot) d'ouvrir le courrier des autres, de quelque façon que ce soit. Et l'individu en question s'est mis à pleurnicher, qu'il croyait être sur un forum d'entraide (oui, mais pas dans ce domaine), que les informaticiens n'avaient pas de coeur, et qu'il nous souhaitait, aux jeunes gens que nous sommes (ça, ça fait plaisir..), de subir les mêmes chagrins que lui pour mieux le comprendre. Il s'est donc ramassé une seconde veste, par un tir groupé auquel j'ai participé, et est parti, avec ses problèmes conjugaux...

Ailleurs, cette fois, sur un forum Usenet, quelqu'un demandait si d'autres avaient fait l'expérience d'un abonnement à N*****câble qu'il voulait à tous prix souscrire, parce qu'il n'arrivait pas à s'inscrire en ligne où les frais d'ouverture de dossier étaient offerts, le site fonctionnant mal, et que les personnes au téléphone semblaient ignorer totalement le produit qu'elles étaient censées vendre.. Plusieurs lui ont répondu que quand un site ne répond pas, et qu'une hot-line commerciale ne connaît rien, il valait mieux s'enfuir avant que de souscrire. Mais non, il a réfuté ces sages arguments en disant que ça lui semblait une bonne affaire, que l'abonnement en ligne lui faisait économiser 60 €, et qu'il attendrait qu'on veuille bien réparer le site afin de pouvoir s'inscrire, parce qu'il n'avait aucune confiance dans les gens (en chair et en os) des bureaux de N*****câble, capables, eux, de perdre les papiers... ! En voilà un que l'on va retrouver sur le forum dans quelques temps pour dire qu'il n'a plus de connexion, que la hot-line ne répond pas, et... que dois-je faire ?? Aidez-moi !!

Laissons la conclusion de ces quelques réflexions à quelqu'un qui pense et parle infiniment mieux que je ne saurais le faire :

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes ; et ainsi que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. » René Descartes

6 août 2007

POVer sur Mac

Quand on change de machine, et d'OS, il y a des choses qui suivent dans le déménagement. Emacs, bien entendu, mais aussi POVray, parce que c'est indispensable. Mais si Emacs est pareil partout, ce n'est pas le cas de POV (plutôt d'ailleurs de MegaPov, puisque POVray 3.6 ne fonctionne pas sur les Mac Intel). Là, on se retrouve avec une superbe interface, encore plus belle que sous Windows, avec plein d'aides en tous genre : des menus dans lesquels il suffit d'indiquer les options souhaitées (objet, coordonnées, etc..) pour que la syntaxe s'affiche directement dans la fenêtre d'édition, des tas de trucs que je ne les ai pas encore tous compris, et même des raccourcis clavier... De quoi se plaint-on ? Que la mariée est trop belle ?

Il faut dire que quand, depuis pas mal d'années, on avait l'habitude de POVer avec plusieurs fenêtres d'Emacs (avec le pov-mode.el tout de même), l'une pour le script, l'autre pour le shell avec la ligne de commande qui allait bien, et plein d'autres pour le fichier d'aide, et les exemples, et qu'on tapait conscieusement ses scripts à la main, on se retrouve dans un tout autre monde.

Bon, je sais, je peux exactement faire comme avant, et taper mes habituels
sphere {<0,0,0>, 1 pigment {Red } translate <0,3,0>}
pire, lancer la commande de rendu dans le shell d'Emacs, mais je voudrais jouer le jeu aussi, utiliser les outils à ma disposition, histoire de ne pas m'encroûter dans mes antiques habitudes, et apprendre à utiliser cette nouvelle et séduisante interface.

Dans un premier temps, ça risque de nuire à ma productivité !!! Ce qui sera amèrement déploré par la terre entière (on se marre...), au moins, mais qui sait si ensuite, la rapidité du processeur aidant, elle ne sera pas considérablement améliorée en qualité et en quantité ? Rendez-vous d'ici quelques mois !!

1 août 2007

Ballade à Gisors

Dans l'Eure, nous avons quand même des endroits rudement beaux : témoin, la ville de Gisors, avec son donjon (non, je ne sais pas où se trouve le trésor des Templiers..), et son église Saint Gervais Saint Protais, qui dresse sa grosse tour au-dessus des vieux toits. A voir et à revoir !


30 juil. 2007

Saint Mauxe, enfin ....

Bientôt trois mois que j'attendais le moment propice pour aller voir et photographier la tombe de Saint Mauxe dans la forêt de Vernon ! Ou il pleuvait, ou il avait plu, ou il allait pleuvoir, ou il y avait du vent, ou il faisait trop sombre pour faire des photos en sous-bois, ou il faisait froid, ou aussi, j'avais la flemme de sortir.. enfin, ce matin, il faisait beau, du soleil, du ciel bleu, une chance sous nos climats océaniques, donc, direction... ce cher Mauxe et sa supposée tombe.

Malgré les patientes explications de mes petits camarades vernonnais de souche, je n'ai pas trouvé d'emblée, mais il y avait d'aimables promeneurs qui m'ont renseignée. Et j'ai enfin découvert cet antique sarcophage, perdu au milieu des arbres. On arrive à distinguer sur sa face avant la gravure de la crosse épiscopale, pas tout à fait effacée, emblême de ce saint homme d'évêque.

Et c'est ainsi que l'article sur Saint Mauxe comporte plus d'illustrations que de texte !! Et la forêt était bien agréable dans la fraîcheur matinale !

27 juil. 2007

Une histoire

Voilà une anecdote tirée de l'excellent petit livre intitulé "Pourquoi la tartine tombe toujours du côté du beurre", que je vais essayer de vous raconter, en paraphrasant pour ne pas avoir d'ennuis avec les parangons du droit d'auteur.

Il était une fois ... un homme, nommé Steve Jobs, qui, en l'an 1975, avait créé sa propre compagnie, l'Apple Computer Inc. Son entreprise était florissante, et, de sa Californie natale, gagnait de plus en plus vers l'est. Ailleurs, de l'autre côté de l'Atlantique, un groupe de musique, intitulé les Beatles, investissait leurs (immenses) revenus dans une compagnie musicale qu'ils nommèrent Apple Corps. Or, les deux entreprises comptaient bien traverser l'Atlantique, l'une depuis l'ouest, l'autre depuis l'est. Et alors ? Eh bien, les deux noms risquaient d'entrer en conflit, et un choc de pommes au milieu de l'océan allait se produire, immanquablement. Le tout avec des conséquences dramatiques.

Imaginez : vous achetez un CD de musique, et vous croyez y trouver de quoi écrire et compter. Ou alors, vous achetez un ordinateur, et vous vous étonnez qu'il ne se lance pas en chantant « It's a hard day's night »... Donc, les deux chefs d'entreprise se réunirent pour essayer de trouver un modus vivendi acceptable par les deux parties. Et ils parvinrent à un accord ! Steve Jobs promit de ne pas vendre de musique, et les Beatles assurèrent que jamais ils ne vendraient d'ordinateurs. Tout est bien qui finit bien ? Que nenni...

En fait, Steve Jobs s'aperçut qu'il aimerait bien mettre quelques sons dans son système, pour des messages d'alerte, par exemple, et un de ces sons était un accord, donc de la musique... Horreur ! Qu'allait dire la si pointilleuse législation américaine ? Et la docte administration britannique aussi ?? Plusieurs comités se réunirent, réfléchirent longtemps, se penchèrent sur la question.. s'y penchèrent tellement bien que Steve Jobs en eut assez et utilisa le son en question ! Et ce son, il existe toujours sur le Mac.. c'est "Sosumi", un bruitage dont le nom signifie "So, sue me" ou en french : "Traine moi en justice.. si tu l'oses". Et les Beatles n'ont rien dit ! Mais...

Beaucoup plus récemment, entre l'Ipod et Itunes, Apple a fait du chemin dans le domaine de la musique.. et si Sosumi était passé inaperçu, le reste avait peu de chance de ne pas se voir. Alors.. eh bien, il paraît que les avocats des deux parties sont en pleine réflexion, délibérations, tergiversations, admonestations, questions.. et pendant ce temps, on utilise Itunes pour encoder un CD des Beatles afin de mettre les mp3 résultants sur son Ipod !

26 juil. 2007

L'informatique, c'est facile !

La preuve, c'est que les enfants savent parfaitement se servir d'un ordinateur... ça, on l'a déjà entendu bien souvent, et ça fait sourire ceux qui essayent plus ou moins péniblement d'apprivoiser leurs machines. Utiliser un ordinateur est loin d'être une tâche triviale, ça s'apprend, comme tout le reste, avec des livres, des documentations, des "professeurs". Mais parfois, on se dit que ce serait moins difficile si c'était plus clairement expliqué, et surtout si l'auteur d'une explication pour grand public (tutorial, notice, mode d'emploi, etc..) parvenait à se mettre à la portée et à la place de son interlocuteur qui n'a pas forcément le même niveau dans le domaine.

A la recherche d'un logiciel, je suis tombée sur cette perle, qui vient en plus de mes copains de Framasoft ... je copie-colle : « L’installation est on ne peut plus simple : il suffit de décompresser l’archive dans le répertoire de votre choix, puis de définir une variable d’environnement indiquant le chemin de votre runtime Java. »... ça en bouche un coin, non ? Déjà, demandez à des débutants quels sont les mots qu'ils ne comprennent pas, il y en a plusieurs : décompresser, archive, voire répertoire (on dit dossier en windowsien..).. ensuite, définir une variable d'environnement ! Voilà certainement un truc que les enfants savent tous faire, puisque leurs (grands) parents, qui n'y comprennent rien, croient que eux, ils savent, bien sûr.. Donc, faut définir une variable d'environnement... élémentaire mon cher Watson ! Tout le monde passe son temps à définir ses variables d'environnement en utilisant Outlook Express et Word, non ??

Tout ça pour dire que certaines notices sont écrites en dépit du bon sens, ou tout du moins de la façon la plus anti-pédagogique possible. Pas parce que l'auteur méprise souverainement son auditoire, pas du tout.. parce qu'il n'imagine pas qu'on ne puisse pas comprendre, puisque pour lui, c'est d'une évidence limpide !

Voyons voir.. cette fameuse variable d'environnement, ce ne serait pas un truc dans le genre export PATH=$PATH:/usr/local/bin/javaruntime... ??? J'avais du faire ça, un jour lointain, pour faire comprendre à Linux que Prosper (un package LaTeX) se trouvait à un endroit particulier (export TEXINPUTS=$TEXINPUTS:$HOME/softs/prosper/), mais sous Windows, je serais bien infoutue de faire ça !! Euh.. si quelqu'un de compétent passe par là et qu'il veuille bien rectifier mes (éventuelles) inepties, qu'il ne se gène pas !

24 juil. 2007

La fin de la suprématie de Microsoft Word ?

Peut-être pas pour tout de suite mais... j'ai comme l'impression que l'édifice incontournable est en train de vaciller.

D'abord, il y a Google et son Google Document, qui séduit de plus en plus d'utilisateurs nomades, bien contents de trouver, où qu'ils soient dans le vaste monde, les fichiers sur lesquels ils travaillent, et de pouvoir les partager avec leur groupe de travail. Certes, ces usagers ne sont pas encore majoritaires, mais ils sont de plus en plus nombreux.

Et puis il y a Open Office, qui a été massivement déployé dans les administrations, Gendarmerie, Ministères, etc.. pour deux raisons : la gratuité, bien sûr, mais aussi la possibilité laissée aux programmeurs locaux d'adapter le produit à leurs besoins particuliers. Les particuliers eux, qui n'ont pas les compétences pour modifier le code source du programme, sont séduits par la gratuité du produit et ses multiples fonctionnalités, dont l'exportation en .pdf n'est pas des moindres (sans oublier sa capacité à lire et modifier les .ppt).

Déjà IE7 (victime des si nombreuses failles de sécurité de ses prédecesseurs) bat de l'aile, talonné de plus en plus près par Firefox, et Word, dont les multiples déclinaisons sont de moins en moins compatibles entr'elles, n'ont plus cette hégémonie qu'ils avaient il y a encore quelques temps. Il est encore bien trop tôt pour prétendre que Microsoft est en faillite, mais entre les concurrents qui se rapprochent de plus en plus, et les ventes de Vista qui ne sont pas ce que Bill Gates espérait, on est peut-être arrivé à un point où tout peut basculer dans un sens ou dans l'autre... L'avenir le dira. Mais sans la vente forcée d'IE 7 (intégré dans Windows) et de Microsoft Office avec un nouveau PC (les prix en OEM sont intéressants), et sans le piratage, il y a bien longtemps que la tendance se serait inversée.

1000 !

Pari réussi, avec même quelques minutes d'avance ! J'ai atteint les 1000 contributions sur Wikipédia ce matin, à 10h45, alors que la première remonte au 24 janvier (à 12h48..). Donc, six mois presque exactement. Certes, ça va de la plus minime contribution possible (correction d'une faute de frappe ou de syntaxe) à l'article créé ex nihilo, en passant par des compléments sur des pages existantes, des discussions constructives sur le portail catholicisme, des questions posées et réponses données sur le Bistrot, des mises à jour de ma page utilisateur, des illustrations ajoutées, des pladoyers sur Commons, etc...

Le plus gros du travail effectué a concerné les saints. Parmi les articles nouveaux, il y a 17 bienheureux et 44 saints ! Il y a eu aussi 25 contributions plus ou moins importantes à des articles existants sur ce genre de personnage, et 7 traductions d'articles à partir de pages en anglais (et une en italien... dur, dur).
En faisant des recherches sur le sujet, qu'est-ce que j'ai appris comme choses nouvelles ! Une canonisation équipollente* (rien à voir avec les mathématiques), un saint céphalophore** sans oublier tout un tas de tortures plus sophistiquées les unes que les autres*** !

Parmi les trois derniers étudiés, j'ai rencontré Saint Agile , Saint Calimero , et Saint Pantaléon . Je vous assure que, malgré leur prénom, c'étaient des saints très sérieux !

Bon, eh bien j'y retourne, il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin !


* La canonisation équipollente ou équivalente s'appuie sur une preuve de vénération immémoriale ... Dans ce cas, le pape peut prononcer immédiatement le décret de canonisation.

** Un saint céphalophore est un martyr qui après sa décapitation, prend sa tête dans ses mains et la porte jusqu’au lieu qu’il veut désigner pour sa sépulture, ou dont la tête séparée du corps parle encore. Saint Denis est l'exemple le plus connu.

*** Saint Olivier Plunket a été condamné à être pendu, vidé et démembré...

21 juil. 2007

Emacs est FANTASTIQUE !

Bon, ce n'est pas un scoop, tout le monde sait que, sans Emacs, et quel que soit le système d'exploitation, je ne sais plus me servir d'un ordinateur, mais tout de même, cet extraordinaire programme me surprendra toujours ! Ne voilà-t-il pas qu'hier, en zonant sur le Bistrot (celui de Wikipédia), je vois que quelqu'un demande s'il n'existait pas un logiciel d'aide à l'édition des pages Wikipédia. Un autre lui répond : mais si, il y a un mode d'Emacs pour ça... Je dresse l'oreille (l'oeil en réalité), fonce vers le lien fourni, récupère un fichier intitulé wikipedia-mode.el, le range soigneusement dans mon home (pas le temps d'aller chercher où Mac OS rangeait les .el... en fait, j'ai vu plus tard que c'est exactement comme sous Linux..), le temps de taper deux lignes dans mon .emacs pour lui dire où aller lire ce fichier, et comment il devait se comporter quand il rencontrait un .wiki, et c'était opérationnel ! Une très belle et fort utile coloration syntaxique (quasi wysiwyg, les gras sont gras, par exemple..), des menus dédiés, une sympathique gestion des accolades et autres crochets ouvrants et fermants, enfin, quelque chose de bien pratique, et de bien utile ! Toute contente j'étais ! C'est trop génial comme diraient les jeunes... Comment peut-on vivre sans Emacs ?

19 juil. 2007

Qui a inventé le copier/coller ?

Voilà une invention fantastique ! Une feature indispensable à tout utilisateur d'ordinateur ! Pouvoir transférer un texte de Firefox à Emacs (qui a parlé d'exemples tendancieux ?) par appui sur deux touches du clavier.. On s'en sert en permanence, de façon totalement automatique, en oubliant que c'est quelque chose d'indispensable et de remarquable.

C'est ainsi que dans la « vraie vie », on est tout désemparé quand on voudrait copier quelque chose d'intéressant sur un livre, un panneau d'affichage, ou tout autre objet physique. Déjà, il faut avoir un papier et un crayon, ce qu'on n'a pas toujours sous la main, et ensuite tenter d'écrire sur ses genoux, ou comme on le peut, en espérant pouvoir se relire... puis, recopier le tout ailleurs.. Dur labeur, dur et parfois aléatoire. Il y a aussi la solution de photographier le panneau (plus difficile pour un livre), et ensuite « recopier » ce qui est écrit sur l'image obtenue, mais ce n'est pas forcément toujours bien lisible, et c'est pénible..

Donc, que soit remercié le génial inventeur du copier/coller, du C-c C-v (Pomme-c, Pomme-v si vous préférez, ou de l'homologue sous Emacs, de toutes façons, c'est le même concept, seules les touches changent) qui nous facilite tant la vie !

Il paraît que ce fut inventé vers 1975 par le Xerox Palo Alto Research Center, à moins que ce ne soit l'oeuvre de J.C.R. Licklider, je n'ai pas poussé bien loin mes recherches, mais qui que ce soit, THANKS A LOT !

16 juil. 2007

Les widgets

C'est quoi ça ? Tous ces petits accessoires marrants que l'on peut avoir sur son ordinateur, vous savez, la pendule en forme de marguerite que vous voyez sur l'écran de Vista, ou la mini station météo. Il y en a plein, des indispensables et des inutiles, des qui ne peuvent servir qu'à un public particulier (américain par exemple), d'autres qui sont géniaux et fort utiles. Mac OSX en a un certain nombre d'origine et on peut en installer plein d'autres. Une horloge, donc, ou plusieurs pour avoir instantanément les heures partout dans le monde, des petits jeux, les cours de la Bourse en temps réel, des programmes de screenshot, divers calendriers, des agendas, des trucs pour la musique, pour les films, tout un lot de calculettes, des livres de recettes de cuisine, des post-it virtuels, et plein d'autres aussi variés les uns que les autres.

Il y en a un bien pratique, qui remplace un dictionnaire bilingue, c'est celui qui permet de traduire un mot, une phrase, d'une langue à une autre. Certes, ce n'est pas forcément mieux que Google translate et autres traducteurs en ligne, quand il s'agit de phrases complètes, mais quand on cherche la traduction d'un seul mot de l'anglais au français, ou d'une à une autre langue, c'est très commode, et c'est bien plus rapide que d'aller chercher le dico papier, ou de chercher sur le Web. Un autre aussi, très complet, qui permet de connaître la température du processeur, la vitesse de connexion Internet, la charge du CPU, celle de la batterie, la mémoire utilisée, etc... C'est peut-être du gadget, certes, mais du gadget souvent fort utile. Et bien sûr, ça s'installe en quelques secondes et un demi-clic !

Et où trouve-t-on tout ça ? Partout, enfin, je veux dire pour tous les OS. Comme il ne faut pas qu'il y ait de jaloux, voilà trois liens (par ordre alphabétique, pas ma faute si Windows arrive en dernier) où trouver votre bonheur :


Et pour plus d'information sur ces gadgets, une page à lire : ICI , et aussi LA (et cette dernière, c'est un bon copain qui l'a faite... !).

13 juil. 2007

Au temps où les cathédrales étaient polychromes

Quand les RMLL ont lieu à Amiens (voir billet précédent), il faut en profiter pour assister au fabuleux spectacle nocturne de la "colorisation" de la façade de la cathédrale. Une technique sophistiquée qui a suivi de minutieuses recherches historiques et dont le résultat est fabuleux. Imaginez les trois portails retrouvant les couleurs des statues d'origine, les bleus, les rouges, les ors, les plis des draperies retrouvant un réalisme étonnant, à tel point que l'on se demande si Saint Firmin, Sainte Ulphe et tous les autres n'allaient pas descendre de leurs niches pour venir marcher sur le parvis au milieu des spectateurs éblouis.

A moins d'avoir un appareil photo sophistiqué et un talent que je n'ai pas, il est fort difficile de faire des clichés, donc, pour avoir une petite idée de la chose, je vous renvoie vers le site officiel , et me contente de vous offrir quelques vues de cette merveille gothique, dans et devant laquelle on pourrait passer des jours et des heures sans se lasser (si, on finirait par avoir le torticolis...).



12 juil. 2007

Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre

Cette sympathique manifestation se tenait cette année à Amiens, dans les locaux de l'Université (faculté de mathématiques.. brrr...). Outre les stands des organismes et associations qui gravitent autour du Libre, il y avait un grand nombre de conférences variées et autres ateliers, dans lesquels il n'était pas trop difficile de trouver des sujets passionnants. Le plus difficile étant d'ailleurs le choix.. tant il était multiple, les conférences ayant lieu simultanément. En voici quelques images, quelques visions de ce mouvement :


Les stands, où on se retrouvait en pays de connaissance, Open Office, PLF, Wikipédia, etc...



Les conférences où l'on pouvait discuter longuement avec l'intervenant.



Et un nid de geek !
A quoi les reconnaît-on ? Agglutinés non loin d'une prise de courant, parce que les batteries des portables n'ont pas une charge éternelle, tapant furieusement sur le clavier, indifférents au brouhaha alentour...

7 juil. 2007

Diamants, cristaux et délires

On connaissait la toute bête clé usb, simplement fonctionnelle, d'une couleur et d'une texture indéterminées, qui faisait son travail, et se portait autour du cou ou se perdait au fond du sac ou de la poche. On a connu aussi des clés usb en forme de chien animé, ou incluse dans un couteau suisse, dans un stylo ou tout autre objet utilitaire. Maintenant, on a le bijou usb, la clé incrustée de cristaux Swarovski, que l'on peut porter comme un élégant pendentif, ou accrochée à son sac Vuitton ou Lancel (sac de Prisunic s'abstenir..). Elle brillera de tous ses feux, et quand on la sortira pour récupérer son fichier, ce sera d'un chic !!




Mais il n'y a pas que les clés usb. Que penseriez-vous d'une souris agrémentée d'une fine, distinguée et élégante incrustation de diamants ? C'est classe non ?
Quoi, 18 600 Euros c'est cher ? Pfff.. quelle mesquinerie tout de même.

4 juil. 2007

The last but not the least

De quoi a-t-on besoin sur un nouvel ordinateur ? Je veux dire, au niveau soft ? D'un navigateur, d'un client mail et news, d'un client IRC, de logiciels de dessin (bitmap et vectoriel), de POV évidemment, et quoi d'autre encore ? De LaTeX ! ça c'est totalement indispensable ! Comment peut-on faire des éditions papier belles, typographiquement correctes, d'aspect professionnel sans cet outil ? Utiliser un traitement de texte ? Pffff... aucun rapport, comme de comparer Paint à The Gimp... Il suffit d'ailleurs de mettre côte à côte deux feuilles éditées l'une avec LaTeX, l'autre avec un traitement de texte pour que la différence saute immédiatement aux yeux. Ceux qui ne la verraient pas (la différence), sont soit aveugles, soit de mauvaise foi (dans le genre : bof.. tant d'efforts d'apprentissage pour ça.. je fais pareil avec Word !). C'est vrai que la "belle" typographie est un choix, un plaisir des yeux, et que ça peut laisser indifférentes certaines personnes.

Donc, on installe LaTeX, ce qui ne présente pas de difficulté particulière, surtout quand on dispose d'une distribution (il y en a plusieurs) parfaitement adaptée à son système d'exploitation. Donc, une fois le choix effectué (c'est le plus long..), et le programme rapatrié sur son disque dur via un DVD ou par téléchargement, l'installation s'effectue rapidement et aisément. Pour s'en servir, on a le choix entre une interface graphique dédiée, avec icônes et boutons à cliquer, ou son éditeur de texte préféré accompagné de son fidèle AucTeX qui permet de tout faire sans en sortir (d'Emacs, mais avais-je besoin de le préciser ?).

Eh bien, on se sent mieux maintenant, il ne manquait plus que ça pour que le Mac Book soit parfaitement opérationnel. Ce fut le dernier installé (des logiciels indispensables de base), mais pas le moindre ni le moins utilisé. Tiens, ça me donne envie de me replonger avec gourmandise dans mes bouquins pour (re)découvrir des fonctionnalités ignorées ou oubliées...

1 juil. 2007

L'abbaye de Jumièges



"Les plus belles ruines de France" a dit Victor Hugo, et c'est vrai que les restes de ce monument sont à la fois imposantes et magnifiques. Ces pierres blanches qui ont vu défiler les siècles, se détachant sur le ciel bleu de Normandie (qui a dit que ces deux mots sont incompatibles ??) forment une vision inoubliable.

29 juin 2007

Magique !

Voulez-vous vous évader un moment ? Partir en randonnée dans les terres septentrionales ? Circuler entre le Labrador, Terre-Neuve, l'hiver, l'été ? Découvrir nos cousins d'outre-Atlantique ? Eh bien, allez faire un tour sur le blog de mon amie Bodha qui a, non seulement la chance de vivre dans un pays fantastique, mais aussi le talent de faire de splendides photos, de savoir jouer avec la lumière et les formes, et ne nous régaler régulièrement de ses magnifiques productions. C'est ICI , allez-y, vous aurez immédiatement envie de sauter dans le premier avion en partance pous cet endroit exceptionnel.

Au passage, vous nous trouverez aussi toutes les deux, avec nos meilleurs copains, sur le canal IRC #baroque-fr (serveur irc.creatixnet.com), vous y serez les bienvenus.

28 juin 2007

Une semaine ensemble et que du bonheur !

Mais non, mais non, il ne s'agit pas d'amours humaines mais informatiques. C'était exactement il y a huit jours que nous avons commencé à vivre ensemble, le Mac Book et moi. Rapporté mercredi dernier de Levallois, allumé pour la première fois jeudi matin, depuis, nous coulons des jours heureux tous les deux. Un vrai plaisir de découvrir une telle facilité d'utilisation. C'est convivial et intuitif, autrement plus que Windows, surtout avec Vista ! Rien à configurer, Internet fonctionne naturellement, les réglages des préférences d'écran sont aisés, et l'installation des logiciels que l'on souhaite est fabuleusement simple, les clés usb, l'appareil photo, tout ça est immédiatement reconnu et opérationnel, rien à configurer avant. Quant au "dock", là où on range les icônes des applications préférées, j'apprécie, comme j'appréciais la discrétion et l'ergonomie du panel d'XFCE. Cerise sur le gâteau, Mac OS étant un Unix (FreeBSD), on se sent en sécurité quand on regarde comment tout ça est agencé (avec le mode Dired d'Emacs, of course !!).

Après cette courte première expérience, je me demande pourquoi nos débutants du Club s'empoisonnent la vie avec Windows ! Tout serait tellement plus simple pour eux avec Mac OS... Par exemple, installer un logiciel sous Windows : suivant, suivant, ah, pas suivant mais "voulez-vous remplacer le fichier xxx.dll... pourrait entraîner un dysfonctionnement... OK ou annuler..." déjà on ne sait pas trop, on dit oui.. puis suivant, suivant, et enfin... reboot ! En priant le ciel que ça marche. Et je ne parle même pas sous Vista, avec ses fenêtres surgissantes et angoissantes... Quant aux clés usb qui, si elles se "montent" automatiquement, ont besoin que l'on réponde à deux ou trois (je ne me souviens plus) fenêtres pour être "démontées". Ne parlons pas non plus de l'hygiène windowsienne : anti-virus, scandisk, defrag, Windows Update, qui prennent tout de même un certain temps...

Tout ça pour dire que nos chers adhérents qui arrivent et veulent "faire" mais surtout pas apprendre les bases, et restent souvent perplexes devant le fonctionnement de leur machine, feraient mieux d'acheter un Mac qu'un PC sous Vista, ils auraient beaucoup moins de mal à s'en servir... ! Et ça nous aiderait aussi !!

Je sais, je sais, c'est pas le même budget (pour les portables, pas pour les machines de bureau), mais ce n'est pas la même qualité de matériel non plus... que de soucis en moins toutefois pour la majorité des gens.

24 juin 2007

Il suffit de passer le pont...


Pour traverser un fleuve avec sa voiture, il suffit de prendre un pont... quand il y en a un, et quand il n'y en a pas ? Eh bien, on prend le bac, comme à Jumièges, quand on arrive par l'autoroute A 13, depuis la rive gauche de la Seine. Et c'est très pittoresque, cette barge où peuvent prendre place huit véhicules et quelques passagers piétons. L'engin semble traverser en crabe, à vitesse lente, et quelques petites minutes après, on est de l'autre côté. La Seine, ce n'est tout de même pas le Mississippi !!

Que d'expériences nautiques récentes ! La navette du Frioul par temps de mistral, les "mouettes" genevoises pour traverser le lac Léman, le bac de Jumièges, je sens que nous sommes bien partis pour gagner la prochaine coupe de l'America !!

21 juin 2007

Il est là !


Qui ? Eh bien le Mac Book Pro ! Rêvé depuis plusieurs mois, récupéré hier chez le marchand, et allumé pour la première fois ce matin ! On regarde déjà le superbe écran, et on se familiarise avec le dock et les outils disponibles. Au passage, le wi-fi fonctionne sans qu'on ait à faire quoi que ce soit. Donc, on commence par regarder les outils Internet, grâce auxquels on va pouvoir télécharger softs et documentations. Mail ? Euh, ça m'emballait pas trop, j'installe Thunderbird, parce que lui, je le connais bien, et n'ai pas besoin des assistants pour le configurer. On s'habitue aux menus qui sont indépendants des fenêtres. Safari, ça roule, ma webradio préférée se lance avec Itunes, avec un son excellent, et les vidéos de Youtube démarrent sans qu'il y ait quoi que ce soit à rajouter, mais je crois que je vais toutefois revenir à Firefox, trop l'habitude.. Ensuite, eh bien X-chat, évidemment ! Histoire de se faire horriblement chambrer par mes copains Linuxiens purs et durs, horrifiés de me voir partie du côté obscur de la force ! Et surtout, the last but not the least, Emacs, Carbon Emacs d'ailleurs, le plus "pur".. le tout évidemment sans le moindre souci d'installation, puisqu'on se contente de déposer délicatement le fichier téléchargé dans le dossier applications et de se drag et dropper un raccourci dans le dock.

La souris sans fil (en bluetooth), fonctionne sans fil (normal), sans dongle non plus, le seul point noir rencontré en cette première journée de cohabitation, c'était le clavier ! Faut le faire ! En fait, tous les caractères disponibles n'apparaîssent pas sur les touches, parce qu'il est rétréci afin de laisser la place aux hauts-parleurs. Coup de fil au support Apple, un aimable monsieur répond immédiatement, explique, bavarde fort courtoisement, prend son temps, je comprends, j'applique, et ça roule parfaitement ! Utiliser des combinaisons de touches pour une Emacsienne ne présentant pas la moindre difficulté !!

Bon, eh bien il y a encore du boulot, d'installation d'autres softs indispensables, de découvertes de choses diverses, de toute la partie multimédia, de l'utilisation des clés usb et autres encodages et gravures de CD, de l'apprentissage de tout ce que je ne sais pas encore faire (et ça fait beaucoup) sans oublier le transfert des données qui sont sur les autres ordinateurs de la maison. Mais c'est séduisant ce genre de machine, agréable, simple, intuitif.. à conseiller à ceux qui ne s'en sortent pas sous Windows Vista !!!

17 juin 2007

Les lenteurs du Web

Qu'elles sont pénibles ces pages Web qui n'en finissent plus de s'afficher ! Et tout ça parce qu'elles font appel à d'autres url (commerciales et publicitaires), ce qui fait qu'il ne suffit plus d'attendre la réponse d'un serveur, mais de plusieurs, plus ou moins surchargés, plus ou moins efficaces, il suffit de regarder la barre d'état de Firefox pour les énumérer.. Si on rajoute à ça les images volumineuses, les animations flash, et autres joyeusetés "modernes", on en vient à pester, même avec une connexion haut débit.

Et les gens encore en RTC ? Mais oui, il y en a encore.. Hier, à cause des « (..) intempéries ayant causé de nombreuses pannes (..) que nos techniciens s'efforcent de réparer le plus rapidement possible (...) vous prions d'excuser le désagrément (...) » (réponse du 39 00 d'Orange), j'ai ressuscité la connexion RTC de secours, qui tourne sur un Pentium 233 MMX, chez Free, avec une vieille version d'Opera en tant que navigateur. Eh bien là, c'est l'horreur : si le webmail de Free, très sobre et très fonctionnel, ne posait aucun problème de lecture, il n'en était pas de même pour le portail d'Orange, ou du site Degrouptest sur lequel j'essayais en vain de trouver une information. Au bout de 5 minutes d'attente, j'ai abandonné, préférant attendre que l'ADSL revive, ce qui fut le cas peu de temps après, heureusement ! Mais comment font ceux qui sont encore en RTC, ils ne peuvent pas accéder au moindre site "marchand", ou au moindre portail un peu "gros", sauf à y lasser leur patience, en se ruinant en plus.

D'accord, ils n'ont qu'à boycotter ces sites infâmes, mais ils perdent ainsi l'accès de 80% du Web, parce que maintenant, le moindre site informatif, touristique ou similaire fait intervenir tant de choses si lourdes à charger ! Bon, il leur reste le mail, et l'IRC, là, c'est encore assez rustique pour passer sans peine sur une connexion lente. X-chat tourne parfaitement bien en 56k à condition de ne pas tenter de se DCC* quelque chose...

Donc, on savait déjà qu'il y avait une fracture numérique entre ceux qui ont accès aux nouvelles technologies et les autres, mais il y en a une autre, entre ceux qui bénéficient de haut débit, et les laissés-pour-compte, condamnés au RTC..



* direct client-to-client : protocole qui permet d'envoyer ou de recevoir des fichiers en IRC

15 juin 2007

C'est pu com' de mon temps !


Tout change ma pov'dame (rien à voir avec les POV dames du mardi), c'est pu comme avant, on s'y retrouve pu du tout... On pourrait penser que si quelque chose peut perdurer, c'est l'anatomie humaine, une constante, au moins sur quelques générations, un muscle, c'est un muscle, il a un nom, un emplacement, une fonction. Eh ben non ! S'il a toujours le même emplacement et la même fonction, il n'a plus le même nom entre la période (déjà lointaine, je vous l'accorde, mais qui ne remonte tout de même pas au Moyen-Âge ou à Rabelais), et je ne m'y retrouve plus ! Participant à une discussion sur l'Oracle, à propos de muscles des membres inférieurs, j'ai réalisé que ce que j'appelais Grand Couturier s'intitulait maintenant Sartorius, le Droit interne se nommait Gracile, et seul, le demi-tendineux avait conservé son nom, encore qu'on le trouve aussi nommé semi tendinosus, ce qui fait très latin à la Jean Yanne !

Il paraît que dans un grand souci de normalisation des appelations anatomiques pour les différents praticiens de la santé du monde (ou de l'Europe seulement, je ne sais pas), il fallait revenir au latin pour que tout le monde se comprenne... fi de la langue vernaculaire ! Pourquoi pas ? Mais pour quelqu'un qui a appris autrement, c'est rudement déroutant, déjà que mes notions d'anatomie commencent à se diluer fortement avec le temps, si en plus les noms changent..

Etonnant toutefois que dans ce souci de normalisation, on ne soit pas directement passé à l'anglais, comme pour tout le reste.. en fait, il me semble que les anglophones utilisaient déjà la terminaison latine, ceci expliquerait cela... ?

Finitatus billetum bloggæ for today folks !

12 juin 2007

Une excellente initiative

Quand on veut visiter une ville, étrangère ou française, et qu'on y arrive par le train (ou l'avion) sans voiture sur place, on utilise ses pieds, d'abord, et aussi les transports en commun qui s'y trouvent. C'est ainsi que, répugnant à conduire, surtout dans des endroits inconnus, j'ai fait connaissance avec le métro de Boston, celui de Marseille, les bus de Clermont-Ferrand et les tramways de Lisbonne... A genève, les TPG (transports publics genevois) ont eu une agréable initiative à l'égard des touristes : l'hôtel (mais aussi les auberges de jeunesse et autres B&B) fournissent une carte qui permet l'utilisation gratuite et illimitée des différents transports en commun, autobus, tramways, trolleys et bateaux qui traversent le lac. Ce n'est pas que la dépense soit énorme, un ticket de métro ou de tram coûte moins cher qu'un taxi, mais c'est surtout qu'il faut comprendre comment marche la billeterie, les différents automates, parfois c'est un ticket pour un parcours, parfois pour plusieurs, parfois c'est un jeton, parfois faut la monnaie exacte... alors, emprunter n'importe quel transport avec une seule carte qui marche pour tout, quel que soit le véhicule, et quelle que soit la distance, c'est rudement commode.

Il paraît que c'est payé par une augmentation de la taxe de séjour, certes, on sait bien que rien n'est gratuit en ce bas monde, mais quand on voit le prix du stationnement dans la belle ville de Genève, on se dit que on est forcément financièrement gagnant, en plus de la facilité d'utilisation. Belle initiative donc, récente (janvier 2007), ce qui fait que l'hôtelier qui doit remplir un cahier et tamponner la carte (il n'y a pas qu'en France que la lourdeur administrative existe..) ne fait pas trop d'effort pour promouvoir la chose, mais ne la refuse pas non plus, heureusement !