24 janv. 2016

Un matin dans la brume


Par une fraîche et belle matinée de janvier, une vision de la tour dans la brume matinale, émergeant au-dessus des jardins du Trocadéro, depuis les fenêtres du Musée de l'Homme, sis au Palais de Chaillot. 

Il ne faut pas s'étonner si Paris (et toute la France d'ailleurs) est encore cette année la plus appréciée des destinations touristiques par les étrangers. 


23 janv. 2016

Le Musée de l'Homme


Récemment entièrement rénové, ses collections sont exposées sur plusieurs niveaux, avec des paliers clairs, de vastes espaces, de larges escaliers. Il ne ressemble plus du tout à ce qu'il était avant, d'autant plus qu'il se veut un musée moderne, avec images et sons, écrans interactifs et immersion sensorielle. L'ensemble est plutôt réussi quant à la présentation, certaines trouvailles sont originales, comme les langues que l'on tire pour entendre différents dialectes parlés sur la Terre, on a de la place pour circuler entre les vitrines, et les films comme celui qui montre les fresques de Lascaux et de la grotte Chauvet sont intéressants.


Mais... On a bien du mal à trouver un fil conducteur à cette histoire de l'Homme, le concepteur oscillant sans cesse entre ethnologie, écologie, mondialisation et morale (du genre tous les hommes sont semblables malgré leur diversité apparente..), ce qui fait qu'un crâne d'australopithèque voisine avec un étui de téléphone portable et qu'une reconstitution sonore de l'univers des hommes préhistoriques en Asie est tout près de la bande sonore de la Reine de la Nuit de Mozart !


A trop vouloir faire dans le moderne, le synthétique, l'original, on perd le sens du message que le musée veut faire passer et on est bien en peine de faire un résumé de la visite. En un mot, c'est beau mais c'est trop superficiel et trop dispersé pour qu'on ait l'impression, quand on en sort, d'avoir appris quelque chose. 

19 janv. 2016

Déception !


Les joueurs de SuperCity sont déçus : ils attendaient une nouvelle mission pour pimenter le jeu, et elle se faisait attendre, Noël était passé depuis un certain temps, l'équipe de Playkot était en vacances et ne reprenait ses activités qu'à la mi-janvier. Enfin une mission arrive, en trois parties de 5 étapes chacune mais... Il fallait déjà payer 18 billets pour un magasin de chapeaux et 10 pour une bijouterie, tous deux indispensables pour la suite (et encore, il valait mieux en avoir plusieurs pour être tranquille). Ensuite, les étapes étaient longues et fastidieuses, puisqu'il y avait plusieurs bâtiments à récolter de 5 à 10 fois, mais qui ne se rechargeaient que toutes les 6 heures. Enfin, comme gain final, en plus d'une petite décoration sans intérêt et de quelques hochets de verres inutiles, on ne recevait que 10 billets et une minuscule fontaine ! Dix billets alors qu'on avait du en dépenser 3 ou 4 fois plus pour achever la mission... Deux petites décorations alors qu'on aurait pu espérer un bâtiment plus utile. Là, vraiment, les concepteurs ont raté leur coup, et les joueurs vont y regarder à deux fois avant de commencer une nouvelle mission, s'ils ne s'écartent pas du jeu avant.

A trop vouloir gagner, on risque de perdre plus qu'on ne croit ! Mais je reconnais que pour l'éditeur, la frontière est difficile à cerner. Entre une trop grande largesse qui fera que personne n'aura besoin de sortir sa carte bancaire pour continuer, et un calcul trop serré qui découragera et fera partir les joueurs, surtout que la concurrence est rude, ce n'est pas évident à évaluer !

Pas facile d'être éditeur de jeu. Déjà, en dehors de toute compétence technique indispensable en programmation, il faut une sacrée imagination, et de solides talents de graphiste pour créer tout un monde virtuel dans lequel les joueurs vivront pendant plusieurs mois (voire plusieurs années). Et puis, il faut animer le jeu, imaginer des quêtes différentes, des évolutions qui tiendront les joueurs en haleine, des bonus pour les encourager. Il ne faut pas que le jeu soit trop lent, sinon, la lassitude arrive vite, mais pas trop rapide non plus pour maintenir le suspens. Enfin, il faut que l'ergonomie soit parfaite et les serveurs solides ! Rien de plus frustrant qu'un clic de souris qui ne répond pas, qu'un scrolling saccadé, qu'une série de bugs, ou qu'une longue panne.

Alors quand même, chapeau messieurs, et la prochaine fois, essayez de nous pondre un truc un peu moins décevant !

18 janv. 2016

Autrefois... Maintenant

Autrefois, on avait un ordinateur imposant, une tour que l'on glissait sous le bureau, et un écran cathodique dont certains grands modèles approchaient les 30 kgs. On y faisait de la bureautique, un peu d'infographie, de la programmation pour certains, et des jeux que l'on achetait. On s'extasiait devant les premières interfaces graphiques et les couleurs qui changeaient du c:\ vert fluo sur fond noir. On était tout content quand on pouvait acquérir un disque dur de quelques mégas de capacité pour remplacer les disquettes et Bill Gates pensait encore que 512 Ko de RAM seraient bien suffisants pour bien longtemps...

Maintenant, on a des écrans plats, avec l'UC à l'intérieur, et juste un clavier sans fil devant, ou un portable tout fin, voire une tablette. On ne sait plus se passer d'Internet pour discuter avec les copains, se tenir au courant des actualités, on s'exprime, on gère son ou ses blogs hébergés dans le Cloud, on retouche ses photos, on les poste sur la toile, et toutes les machines ont plusieurs gigas de RAM et des disques durs énormes.

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Autrefois, dès Noël et jusqu'à fin janvier, on achetait des cartes de vœux que l'on rédigeait avec un stylo plume, et que l'on envoyait. On en recevait aussi, on y répondait le plus vite possible et on partait la mettre à la Poste.

Maintenant, on envoie des mails ou des cartes virtuelles, on lance des SMS, on téléphone aussi..

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Autrefois, on partait faire ses courses après avoir rempli son porte-monnaie et vérifié sa liste sur un bout de papier, et on faisait la tournée de l'épicier au boucher en passant par le boulanger.

Maintenant, on vérifie que l'on a sa carte bancaire dans son sac, on file en voiture au supermarché en prenant soin de ne pas oublier son téléphone mobile sur lequel figure la liste des courses, et puis, sortir de chez soi sans son smartphone est bien trop angoissant, c'est même impensable, on ne sait jamais...

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Autrefois, on roulait sur les belles routes de France bordées d'arbres, que les Ponts et Chaussées s'efforçaient de rendre les plus droites et les plus lisses possibles en surveillant si un piéton ou un animal ne traversait pas, ou s'il n'y avait pas un croisement peu visible.

Maintenant, on saute sur chaque gendarme couché et autre coussin berlinois, on zigzague entre les ilots directionnels et autres rétrécissements de chaussée, on a l'œil en permanence sur les bas-côtés pour voir si un panneau de limitation de vitesse ne surgit pas et si un radar ne guette pas le malencontreux 75 au lieu des 70 règlementaires.


Progrès ou pas ? Eh bien ça dépend... P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non, comme on dit chez nous !


14 janv. 2016

Quand le mode d'emploi n'aide pas l'emploi

Ah les notices... Quand on achète un truc, qui ne semble pourtant pas bien compliqué à utiliser, on essaye quand même de lire le mode d'emploi, et là, la galère commence. Déjà, faut trouver la page en français, et même arrivé là, on n'est pas au bout de ses peines. Comme l'objet n'a pas toujours été fabriqué en France (et parfois aussi dans ce cas), la notice est le résultat d'un Google translate souvent fort sybillin. Un mot utilisé à la place d'un autre, un contresens, une tournure grammaticale bizarre, et on ne comprend plus rien !

Alors, on lit, on relit, on regarde l'objet d'un œil torve, on essaye de saisir ce qu'a voulu dire l'auteur quand il parle d'abaisser une languette (laquelle ? Où ?), on se demande à quoi sert ce bouton dont il n'est question nulle part, on tente de lire le texte en anglais en se disant que peut être ça ira mieux (non, pas en japonais tout de même...), et on reste perplexe un certain temps.

De tâtonnements en tâtonnements, de réflexion en réflexion, d'essais manqués en essais réussis, on finit par y arriver en se demandant toutefois si on saura le refaire quand ce sera nécessaire. Celui qui s'est battu avec la notice d'une montre digitale, d'une station météo ou d'un tout bête programmateur de prise de courant comprendra....

Et encore, il ne s'agit là que de faire fonctionner un objet. Quand il faut monter un meuble en kit, avec juste le nombre de vis qu'il faut et pas une de plus, qu'il faut comprendre qui va où, et qui se cloue sur quoi, là, faut, en plus des indispensables outils, une boîte entière d'aspirine !

11 janv. 2016

Qui veut de la galette ?

Il est de tradition, pendant tout le mois de janvier, que l'on partage la galette des rois, même ceux qui rejettent toute tradition chrétienne ou qui seraient bien en peine de donner la signification du mot Epiphanie, et de savoir pourquoi ils se régalent avec cette pâtisserie. On partage la galette (ou on tire les rois comme on dit) en famille, entre amis, au travail, dans les associations, etc.

Et c'est bon une bonne galette !! Mais que c'est cher, en tous cas pour ce que c'est... Quelques centimètres carrés de pâte feuilletée, de la frangipane ou tout autre ingrédient à mettre dedans, le tout est proposé chez le boulanger-pâtissier du coin entre 10 et 20 euros, selon la taille, ce n'est pas donné !

Pourtant, ce n'est pas très compliqué à faire une galette des rois. Bien sûr il faut acheter la pâte feuilletée toute faite, surgelée ou pas, sinon, c'est long et fastidieux à faire soi-même ; on trouve dans les grandes surfaces des préparations pour frangipane auxquelles il suffit de rajouter du beurre, un œuf et un peu de lait selon la consistance souhaitée ; une demi-heure au four et le tour est joué, pour moins de 5 euros, on a une superbe galette pour 8 personnes, au prix de la galette individuelle chez le marchand.

On peut dire aussi que l'on n'en mange qu'une fois par an, et qu'il faut bien que les artisans boulangers gagnent leur vie, alors, alors régalons nous avec une petite pensée pour Gaspard, Melchior et Balthazar qui ont suivi l'étoile et ont apporté l'or (d'où la galette dorée), l'encens et la myrrhe à l'enfant Jésus. 

10 janv. 2016

C'est la gloire !

Eh bien, je suis rudement fière, un de mes textes publiés ici, le 14 avril 2015 a été repris par une copine de jeu sur Facebook, laquelle ignorait évidemment que Theoliane, c'était moi !


Il s'agit de celui-là , qu'elle a publié sur son mur et que d'autres ont liké, ou plutôt apprécié, en bon français.

Alors, merci Marie-Laure, Kydine, Patricia, Mirjana et les autres, ça prouve qu'il y a des gens qui me lisent ! Et qu'il va peut-être y en avoir d'autres... Alors, va falloir assumer !!

3 janv. 2016

Des lois bizarres ou stupides

Certaines lois, encore en vigueur, bien que non appliquées pour beaucoup, ont un côté absurde ou totalement décalé par rapport à la vie des citoyens qu'elles régentent. Tout le monde connaît l'ordonnance de 1800 qui interdisait aux femmes françaises de porter un pantalon et qui n'a été abrogée officiellement que le 6 février 2013.... Quelques autres exemples :

* En suisse, il est illégal de tirer la chasse d’eau dans les toilettes après 22 heures pour toute personne vivant dans un appartement.

* En Écosse, si quelqu’un frappe à votre porte pour utiliser vos toilettes, vous devez le laisser entrer : c’est la loi.

* En Alabama, il est formellement interdit de conduire les yeux bandés.

* En Californie, il est illégal de tirer au fusil quoi que ce soit depuis sa voiture, sauf si c'est une baleine.

* En France, il est interdit d’appeler son cochon Napoléon.

* À Toronto, il est interdit de prendre les transports en commun le dimanche, si vous avez mangé de l’ail.

* Dans la ville d’Ashville, il est interdit d’éternuer dans la rue.

* En Floride, vous ne pouvez pas chanter en maillot de bain.

* En Israël, on ne peut pas faire de vélo sans permis.

* En Suisse, la prostitution est légale mais il est illégal d’utiliser les services d’une prostituée.

* À York, il est formellement interdit de mourir dans l’enceinte du Parlement.

* Au Pays-Bas, Fumer une cigarette dans un coffee shop est interdit mais vous pourrez y fumer un joint.

2 janv. 2016

En panne


Trois heures de panne de courant ce matin, due à un problème de ligne à haute tension malmenée par les vents violents qui sévissent sur les côtes de la Manche. Chance, il ne faisait pas froid, et il y avait même un rayon de soleil qui permettait d'y voir clair pour lire en attendant que cette indispensable source de vie revienne.

Comme on est désemparé ! Plus d'ordinateur, plus d'internet, plus de chauffage, plus de lumière, plus de téléphone (sauf à avoir sous la main un ancien combiné qui, contrairement à ses successeurs sans fil, n'a pas besoin d'électricité pour fonctionner), plus de micro-onde pour réchauffer le café, et j'en passe.

Pendant ce temps, histoire de rester dans l'ambiance sans doute, je lisais l'excellent bouquin de Johan Heliot intitulé "CIEL 01 - L'hiver des machines" qui raconte une histoire se déroulant dans un futur proche où le monde entier est géré par une sorte de super internet, une intelligence artificielle qui régit tout : l'énergie, les communications, enfin tous les réseaux. Un beau jour, celle-ci décide de devenir indépendante et de supprimer de la Terre tout ce qui la pollue et l'abime, à commencer par les humains. Donc, à la fois les humains sont privés de tout moyen de communication (téléphone, télé, radio, internet) mais en plus, ils sont pourchassés par les machines chargées des tâches que les humains ne font plus (culture, constructions, nettoyage). Je ne vous dirai pas la suite parce que... Le courant est revenu et que j'ai posé le livre !

Saurait-on encore vivre comme le faisaient nos ancêtres ? Le pourrait-on d'ailleurs ? Quand on voit que le ministère des finances va exiger d'ici peu de temps que toute déclaration de revenus soit faite sur Internet, par exemple, ou, plus prosaïquement, que tout chauffage central même au fuel ou au gaz a besoin d'électricité pour fonctionner, que les vieux combinés téléphoniques sont tous ou presque partis à la déchèterie, que les villes ne peuvent faire vivre leurs habitants qu'avec ce qui est transporté par trains ou camions ? J'en doute fort...

Quant aux machines qui prennent le pouvoir, quand je vois mon imprimante, quand elle sent que je suis pressée, et qu'elle prend tout son temps pour s'ébrouer et nettoyer ses têtes, je commence là aussi à avoir des doutes !! Parce que ce n'est peut-être qu'un début...

29 déc. 2015

Biver


Biver est un hameau de Provence, dans les Bouches du Rhône. Là où de nouvelles maisons ont poussé se trouvaient des mines de charbon exploitées jusqu'en 2003. Maintenant, à la place des mineurs, il y a d'autres habitants, qui vivent au pied des anciens crassiers sur lesquels la végétation a repris ses droits et où poussent des conifères.

Quand on pense à la Provence, on voit de la lavande, des cyprès, des routes bordées de vénérables platanes, des toits rouges en tuiles canal, des oliviers, et on oublie son passé industriel (et son présent, dans une moindre mesure).

Une belle région, entre mer et montagne, avec du beau ciel bleu et du soleil, mais hélas trop peuplée, trop dense en constructions, trop de voitures, trop d'agitation sauf dans certains villages escarpés peu faciles d'accès, avec à la fois de petites routes bien trop étroites pour la circulation actuelle, et des voies rapides qui lacèrent le paysage et sont source de pollution.

Très accessible par l'autoroute, le TGV ou l'avion, c'est un lieu sympathique pour y passer quelques jours, mais pas pour y vivre toute l'année....


27 déc. 2015

La préhistoire a 25 ans


Il y a 25 ans que, quelques jours avant Noël, un chercheur du CERN à Genève, Tim Berners-Lee, mettait au monde le Web sur Internet. Parce que, pour ceux qui l'auraient oublié, ou les plus jeunes qui ne le savent pas encore, Internet existait bien avant 1990 !

Quand on utilise actuellement, notre navigateur favori avec ses images, ses animations, ses vidéos, ses pages remplies de liens hypertexte sur lesquels on clique d'un doigt habitué pour passer d'un endroit à l'autre, on a bien du mal à imaginer ce qu'était ce premier site web, avec des mots écrits en vert sur fond noir, sur lequel on "naviguait" en tapant chiffre ou lettre au clavier suivi de Return, parce qu'on ne connaissait que la ligne de commande pour ce genre de sport !

Le World Wide Web ne comptait que 200 sites trois ans après son lancement, consultables d'abord en ligne de commande, puis par le tout premier navigateur "graphique" qui fonctionnait sous NeXTSTEP. Ensuite, il y a eu d'autres sites, maintenant on parle en milliard... et bien d'autres navigateurs.

Mozaic (1992), Netscape (1994) ont suivi, et Internet Explorer est arrivé, laminant tout sur son passage, jusqu'à être à son tour laminé par ceux qui étaient plus sécurisés et mieux adaptés que lui (tiens, exactement comme dans l'évolution des espèces !!!). Mais là, c'est de l'histoire actuelle, plus de la préhistoire.

Aujourd'hui, si vous jouez sur Facebook, si vous regardez des vidéos sur Youtube, si vous chassez le vandale sur Wikipédia, si vous achetez vos billets de train en ligne, si vous cherchez un itinéraire sur Google street map, si vous maintenez un blog, si... C'est à Monsieur Tim Berners-Lee que vous le devez. Alors, qu'est-ce qu'on dit ? 

17 déc. 2015

Vieillir ou conduire ? Il faut choisir...

Vous avez remarqué le regard du chien ?
Dans les campagnes, il y a de plus en plus de dames d'un certain âge qui conduisent leur automobile. Il faut dire qu'il n'y a plus de commerçants ambulants, que tout le nécessaire est regroupé dans le bourg le plus proche, et qu'il n'y a évidemment pas le moindre autobus pour s'y rendre. Prendre un vélo ? Il arrive un moment dans la vie où les articulations ne le permettent plus, sans parler du danger au milieu des voitures. Donc, il faut bien utiliser son propre moyen de transport pour aller acheter le pain et le reste. Certaines sont veuves, et ont du reprendre le volant au décès de leur conjoint, d'autres ont encore leur mari, mais celui-ci a des soucis de santé (ou de vue ou d'audition) lui interdisant de prendre le volant, et ce sont leurs épouses qui s'y collent, par nécessité.

Encore heureux que depuis un demi-siècle, les femmes ont appris à conduire. Parce qu'avant... Deux exemples : dans les années 30, une jeune fille qui venait d'avoir son bac a demandé comme récompense à ses parents de passer le permis de conduire. Son père l'a regardée avec stupefaction et lui a répondu : "Mais quelle idée ma fille, jamais les femmes ne conduiront, on va t'acheter un bijou"... Les années passent, au début des années 60, une dame d'une quarante d'années qui aimait passer ses vacances dans sa maison de famille en province a suggéré qu'elle pourrait apprendre à conduire pour y aller. Son mari lui a répondu : "Ah bon, mais pourquoi ? Je suis là, je t'emmène où tu veux" sans penser un seul instant qu'il pourrait un jour ne plus être là ou ne plus être apte.

Autre temps, autres mœurs, les femmes, même devenues des mémés, ont pris leur indépendance et vont au marché, par exemple, par leurs propres moyens, transportant éventuellement une copine qui ne conduit pas ou dont le mari n'est pas très chaud pour ce genre de sortie.

Alors, mesdames, n'hésitez surtout pas à apprendre à conduire, même si c'est cher, c'est un investissement rentable, surtout si vous souhaitez habiter la campagne, même si vous n'êtes pas des championnes du stationnement (je sais de quoi je parle...), on n'est pas à Paris ou à Marseille, et ça vous permettra au moins d'aller chercher le train à la gare la plus proche pour aller plus loin.

Comment ça, vous avez passé l'âge ? Tiens, je connais une dame de 80 ans, qui vient de passer son permis (et l'a eu du premier coup), son mari ne pouvant plus conduire pour raison de santé. Là, je lui tire mon chapeau ! Et... Non, non, elle ne se traîne pas et n'emm**** pas les autres sur la route, en tous cas pas plus que certains jeunes messieurs excités au volant !!!

16 déc. 2015

Le musée Rodin

Voilà un musée où le contenant est aussi beau que le contenu, comme le musée Jacquemart André, ou, plus loin, le musée de l'Ermitage à saint Petersbourg. Donc, dans un lieu magnifique, l'hôtel Biron, lui-même au milieu d'un parc immense et splendide, se trouve le musée Rodin. Récemment rénové, il a rouvert en novembre dernier, et c'est une réussite : parcours de visite clair et bien documenté, œuvres parfaitement mises en valeur, grande richesse et diversité dans les pièces présentées, vraiment, un plaisir de revoir les grands classiques de ce sculpteur, Le Baiser, Les Bourgeois de Calais, Balzac, ainsi que d'autres sculptures moins connues, sans oublier la salle consacrée à sa muse Camille Claudel, les collections de l'artiste, et des tableaux offerts par ses amis, dont Monet qu'il allait visiter à Giverny.

Les salles du musée

Vue des fenêtres de l'hôtel Biron, sur le dôme des Invalides

Une visite calme et paisible, durant laquelle on a tout le temps de détailler les sculptures, d'admirer les talents si divers de Rodin, allant du buste de jeune fille tout en finesse aux immenses créations très réalistes.

En voici quelques exemples :

Une œuvre si connue !

Bustes de jeunes filles

Victor Hugo

La sculpture est un art techniquement très difficile, dégrossir la pierre, effectuer des moulages, couler le bronze, etc. Un des meilleurs endroits pour comprendre tout ça, et se familiariser avec les différentes étapes de la création d'une œuvre est le musée Bourdelle, à Montparnasse, où une salle entière est consacrée à ces explications techniques d'une façon très pédagogique. 

7 déc. 2015

Mon beau sapin

Faites-vous un sapin pour Noël ? S'il y a des petits enfants à la maison, c'est incontournable, sinon.. On peut bien entendu faire le sapin traditionnel, un vrai arbre, avec des guirlandes brillantes, des boules de couleur, des lumières qui clignotent etc. mais on peut aussi être un peu plus original.

Pour avoir longtemps fait un sapin de Noël avec un caoutchouc (Ficus Elastica) qui avait l'envergure d'un petit arbre, j'apprécie l'imagination de certains.

Pour ceux qui apprécient la rive bouteille

Pas évident à faire !


Dédié aux amateurs de livres

Tout en rubans

4 déc. 2015

Des cadeaux

C'est la saison !

Selon un sondage, les cadeaux reçus à Noël ne sont pas toujours une bonne surprise, ou une réponse agréable à une envie.

Quels sont les cadeaux les plus redoutés ?

1/ Un fer à repasser (45%)
2/ Une centrale vapeur (39%)
3/ Une perche à selfie (35%)

Surprenant non ? En tous cas pour la perche à selfie, quand on voit, dans les lieux touristiques, le nombre de personnes qui l'utilisent... Par contre, pourquoi le fer à repasser plutôt que la cafetière ou le robot ménager ? Mystère !

Les plus appréciés ?

1/ Un parfum ou des produits de beauté (33%)
2/ Un voyage (29%)
3/ Une sortie, restaurant ou spectacle (25%)
Ordinateur et tablette arrivent en 4ème et 5ème position

Est-ce que ce sondage s'adressait seulement aux dames ? Est-ce que les messieurs veulent aussi des produits de beauté ? C'est vrai que le monde change et que les vieux schemas deviennent tout à fait obsolètes. J'ai besoin d'un solide recyclage !! Voyage, sortie, restaurant, ça, c'est pas mal, à condition qu'il ne s'agisse pas d'un truc genre smartbox qui coûte plus cher à celui qui le reçoit qu'à celui qui l'offre (voir ce billet ) .

Quant à un ordinateur ou une tablette, pourquoi pas pour renouveler du matériel ancien, mais il faut bien se renseigner avant pour ne pas décevoir, par exemple offrir une tablette Surface de chez Microsoft à quelqu'un qui ne jure que par Apple !!

Avec tout ça, je n'ai pas encore fait ma lettre au Père Noël (ni d'ailleurs acheté le moindre cadeau..). Tiens, je sais ce que je voudrais : une voiture qui se conduise toute seule (et se gare toute seule au plus près aussi bien sûr), comment ça, c'est pas encore possible ? Ben quoi, on ne peut plus rêver ?

1 déc. 2015

Cartes postales qui voyagent à pieds...


Soit un lot de cartes postales postées le 24 octobre de Capetown. Soit un second lot de cartes postales postées, elles, le 31 octobre de Johannesburg. Toutes sont arrivées en France le 28 novembre, donc, un mois après.

Comment fonctionne la poste sud-africaine ? Eh bien je pense que les cartes postales destinées à la France sont mises dans un sac pour être acheminées par avion postal, lequel ne part que tous les mois !!! Alors, si vous mettez votre carte dans la boîte aux lettres, mettons le 1er du mois, et que l'avion est parti la veille, elle partira le premier du mois suivant...

En fait, je n'en sais rien, je n'ai fait que constater que toutes les cartes sont arrivées en même temps, et que les dernières postées ont quand même mis presque un mois pour être reçues. Oui, je sais, c'est pire dans d'autres pays où les cartes postales n'arrivent jamais, il paraît qu'il y a un trafic illicite sur les timbres qui sont récupérés avant d'être oblitérés.

C'est toujours un peu aléatoire avec les pays étrangers, on le sait, mais là, c'était quand même pas mal ! Pourquoi d'ailleurs s'acharner à envoyer des cartes postales à ses amis ? Alors qu'on peut envoyer un MMS via le smartphone avec une photo, voire un selfie, ça fait encore plus djeunz ou un mail avec une photo prise avec la tablette ? Ce qui est quand même plus moderne qu'un bout de carton avec un timbre dessus ?

Peut-être parce qu'on est de la vieille école ??? Ça va avec les photos imprimées et rangées dans un album....

28 nov. 2015

La dinde était toujours vivante (*)

Il était une fois une dinde..... Qui a fait couler beaucoup d'encre, ou plutôt beaucoup d'octets. En effet, dans le jeu SuperCity, il y a eu une mission intitulée Thanksgiving, dans laquelle, il fallait effectuer quatre quêtes et les terminer en 4 jours pour obtenir un superbe parc d'automne, lequel devait ensuite rapporter des billets. Voilà le challenge proposé. Mais, si la plupart des quêtes étaient tout à fait faisables dans le temps imparti, il suffisait d'être patient et de jouer souvent, il y en avait une particulièrement ardue, puisque les bâtiments sur lesquels il fallait cliquer pour obtenir une dinde mettaient plusieurs heures à se remplir, et surtout, parce que l'arrivée du volatile était tout à fait aléatoire. On pouvait cliquer toute la journée sans rien recevoir alors que le temps imparti diminuait drastiquement.

Alors ça a été l'affolement pour les joueurs, ceux qui l'avaient pavoisaient et l'annonçaient à leurs amis avec de grands YESssss ! ou YoupIIII ! Et les autres, qui ne l'avaient toujours pas, se rongeaient les sangs, au bord de la crise de nerfs voire du suicide, délaissant toutes les tâches quotidiennes pour se ruer sur leur ordinateur et cliquer frénétiquement. Certains donnaient des tuyaux, pas vraiment efficaces, d'autres encourageaient les joueurs malchanceux, il y avait une activité débordante et fébrile. Certains sortaient leur carte bancaire d'autant plus que l'éditeur, malin, faisait "justement" une promotion pour l'achat de billets, d'autres s'y refusaient vertement et regardaient d'un œil torve le compteur du temps qui leur restait.

Quelques uns l'ont eue dans la première journée de la mission, d'autres un peu plus tard, d'autres enfin ont fini par l'avoir, mais n'avaient pas les moyens de terminer les autres quêtes, ce qui faisait évidemment enrager ceux qui avaient tout fini sauf ça, enfin, c'était la panique générale. Du coup, on ne voyait plus de photos des petits enfants, du chat ou du chien, ou encore du plat que l'on allait déguster, il ne s'agissait plus que de cette diablesse de dinde qui ressemblait beaucoup à l'Arlésienne !

Petit à petit le nombre de possesseurs de la fameuse dinde augmentait, parallèlement à la frustration de ceux qui ne l'avaient pas encore. Certains le prenaient avec philosophie, indiquant qu'après tout ce n'était qu'un jeu parmi tant d'autres, d'autres rouspétaient en disant que, puisque c'était comme ça, ils ne joueraient plus.

A l'aube du dernier jour, alors que ceux qui "l'avaient" commençaient avec délectation à récupérer les premiers billets, les abandonnés de la dinde remâchaient leur frustration avec un œil sur la pendule, et l'autre sur leur écran, vouant les concepteurs sadiques aux gémonies, rageant de louper la mission (et les cadeaux qui vont avec) pour un vulgaire volatile.

Ainsi va la vie des communautés de joueurs sur Facebook, donc, suite au prochain numéro !


(*) Allusion à un sketch de Robert Lamoureux, dans les années cinquante : la chasse au canard

27 nov. 2015

En vrac


L'Histoire est un perpétuel recommencement... (Hélas...)

Les massacres de la Saint Barthélémy (à partir du 24 août 1572) perpétrés pour des raisons religieuses et politiques, ont fait 3000 morts à Paris et de 5 à 10.000 dans toute la France. Et pourtant, ils n'avaient que des épées, poignards et arquebuses....

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 Ça se passe dans un des pays les plus modernes du monde...

Dans l’État de Vermont, beaucoup de maisons possèdent une curiosité architecturale : des fenêtres inclinées. En réalité, elles ont été construites pour garder les sorcières hors des maisons. En effet, avec des fenêtres inclinées, elles ne pouvaient pas y entrer quand elles volaient dans les airs, à cheval sur leurs balais.

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 Moi y en a bien parlé la France

* moi aussi je fait beaucoup de faut en écriture sa ne me pause auqu'un problème on écrit comme le mot se prononce

* Moi je suis handicap et je ne le fait pas espère putin

* vous vous avez un coeur un servo vous m'avez pas juje
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De l'eau sur Mars ? En tous cas une bien belle image

24 nov. 2015

Blogger ou Wordpress ?


Quand on a envie d'avoir un blog, pour son plaisir personnel plus que pour viser une audience internationale, si l'on n'a pas le courage de se plonger dans les arcanes de la programmation, ou que ça dépasse nettement son seuil d'incompétence, on peut aisément utiliser des moteurs gratuits, ils ne manquent pas : du plus simple au plus sophistiqué, de celui dédié plus particulièrement aux images, au plus généraliste, on a largement le choix.

Quand j'ai voulu refondre mon site de lecture , parce que j'avais perdu l'envie de me casser la tête avec l'html et les css, et n'avais pas non plus envie de me perdre dans les dédales de Joomla et similaires, j'ai voulu essayer WordPress, parce que j'avais déjà un blog sur Blogger, et que je voulais voir la différence. J'ai utilisé bien évidemment la version en ligne, pas celle que l'on doit installer et pour laquelle il faut trouver un hébergeur, et.... Eh bien, ça irait si.... Ils ne changeaient pas l'interface administrateur sans arrêt. Pour peu que l'on reste un mois ou à peine plus sans mettre à jour ses pages, on ne s'y retrouve plus. On ne sait plus d'une fois sur l'autre comment rajouter un article, ni gérer les images. Avant, il y avait un truc bien pratique, pour justement mettre les images à la taille qu'on voulait... Supprimé ! Maintenant, ça se fait en cliquant sur l'image, et en choisissant plus gros ou plus petit... Avant il y avait un tout bête bouton publier, maintenant, il a disparu et on cherche où est son équivalent.

On finit quand même par s'adapter, et, avec l'habitude, on arrive même à apprécier sauf que... Le mois suivant, il y aura encore autre chose de changé, ce qui fait qu'on passe son temps à se familiariser avec la nouvelle interface !

Avec Blogger, rien de tout ça, tel que c'était à l'ouverture de ce blog, tel c'est maintenant, ça n'évolue pas. D'aucuns diront que ce n'est vraiment pas un progrès, mais c'est en tous cas une facilité, même si je reconnais que c'est très basique, très limité, qu'il faut parfois utiliser les vieux souvenirs d'HTML, et que les plus exigeants, les plus compétents hausseront les épaules en disant que vraiment, c'est ringard et trop simpliste. Mais justement, quand on a passé des années à tenter de comprendre quelques bribes de php, à potasser les CSS, à utiliser un client FTP pour mettre à jour ses pages, à se creuser la tête pour trouver pourquoi ce truc ne marche pas comme on veut, eh bien, ça repose d'entrer dans ses pantoufles et de mettre à jour en un copier/coller et en deux clics !

Régression mentale ou sagesse ?? 

14 nov. 2015

Contrôles aux frontières


On parle beaucoup hélas en ce moment du contrôle aux frontières. Or, quand on voyage, on ne peut pas ne pas remarquer un certain nombre d'incohérences concernant la sécurité dans le transport aérien. Un portique va sonner à cause d'une simple barrette à cheveux, mais un briquet oublié dans un sac passera aisément au scanner. Un petit aéroport régional qui n'assure que des vols intérieurs d'un pays d'Afrique exige une fouille des bagages des passagers, et un passage au détecteur à main (je ne sais pas comment ça s'appelle ni d'ailleurs ce que c'est sensé détecter) de tout le monde, y compris du personnel qui va et vient. Par contre, un vol tout aussi intérieur en Argentine laisse passer tout le monde à toute allure aux mêmes portiques. J'ai vu des clous sur un jean faire sonner l'engin, dans un aéroport, mais pas dans un autre...

Quant aux contrôles des passeports, j'ose espérer que les fonctionnaires connaissent les noms des individus douteux, parce que sinon, on pourrait avoir quelques doutes sur le passage des voyageurs, et même avoir la désagréable impression qu'un individu honnête est plus "épluché" que certains qui le sont moins...

Quant au transport ferroviaire, on voit mal comment on pourrait contrôler les milliers de gens qui transitent quotidiennement par les grandes gares parisiennes par exemple, sans créer des embouteillages gigantesques et ferments d'émeutes d'usagers exaspérés. Les trains internationaux ? Je n'ai que l'expérience du Lyria qui mène à Genève, où l'on tendait son passeport à un fonctionnaire suisse qui ne le regardait même pas, et pourtant, la Suisse n'est pas dans l'espace Schengen ! Et je n'ai pas le souvenir qu'il y ait eu le moindre contrôle dans le Thalys qui allait à Bruxelles.

Tout ça fait un peu incohérent, un peu aléatoire, un peu tributaire du matériel, de l'intérêt ou de la fatigue des contrôleurs, et ce n'est pas vraiment rassurant.

Sans doute que les contrôles aux frontières sont bien plus rigides et exigeants en Corée du Nord, mais qui a envie d'y entrer ??

L'image d'illustration représente le mouvement de solidarité des membres d'un grand réseau social qui consistait à mettre un drapeau français en surimpression de son avatar, mouvement largement suivi, y compris par les Belges, les Suisses, les Québécois, etc. 

13 novembre 2015


Solidarité internationale

13 nov. 2015

Un essai.... Non transformé !


Ah les GPS ! Certains ne jurent que par ça, paraît que ça permet d'aller partout sans se perdre, qu'on n'a plus besoin d'avoir tout un lot de cartes routières en papier, qui se déchirent ou refusent de se replier, enfin que c'est le progrès ! Je veux bien, mais comme je ne fais que des trajets autour de chez moi, je n'en avais jamais eu besoin, puisque dès que je vais un peu plus loin, je prends le train.

Mais justement, lors d'un voyage récent, un GPS était fourni, avec les cartes d'Afrique du Sud où j'étais. Cette fois, j'avais compris, contrairement au voyage précédent (*) qu'il fallait le charger avant de partir, sur le port USB de l'ordinateur. Une fois arrivée sur place, j'ai voulu m'en servir, évidemment, la curiosité pour les objets nouveaux... Déjà, je n'ai pas tout compris du premier coup pour le fixer quelque part dans la voiture, mais ce n'est pas grave, il y avait la place de l'installer ailleurs que sur le pare-brise. Et ensuite, j'ai écouté attentivement ce que me disait le monsieur dans l'objet pour me diriger.

Faut comprendre, quand on n'a pas l'habitude, ce que signifie "tenez la droite et tournez à gauche", ou encore sa prononciation à la Jacques Bodoin (**) des mots anglais, Sea Point étant devenu séapoint.... On s'y fait, et on l'écoute : "tournez à droite....." on s'exécute, il ne dit plus rien, alors qu'on circule sur une route déserte et tortueuse au milieu des eucalyptus. A un moment, il se réveille : "dans 400 mètres, tournez à droite". Je ralentis, scrute le bord droit de la route, et..... Rien ! Il s'énerve et recommence : "dans 400 mètres, tournez à droite"... Pas la moindre route à droite, même pas un chemin de terre, alors ? "Faites demi-tour dès que possible".. Ah bon, j'aurais loupé la route ? Je fais demi-tour, et entends : "Dans 400 mètres, tournez à gauche". Il est logique, mais... Toujours pas la moindre route à gauche, juste l'entrée d'une propriété privée dont le portail était d'ailleurs fermé. Et il insiste : "Faites demi-tour dès que possible". Cette fois, ça suffit, je lui coupe le sifflet d'un appui rageur sur le bouton marche-arrêt, et reviens sur mes pas pour regagner la route côtière que je n'aurais jamais du quitter. Oui, on est arrivé exactement où on voulait... Sans lui !

Une autre fois, même si on connaissait le parcours, on lui a demandé de nous y conduire, juste pour voir. Ben, on a vu... Si on l'avait écouté, on faisait 50 kilomètres de plus, en traversant une ville où on ne voulait pas aller !

Je reconnais que mon manque de pratique de cet outil n'a sans doute pas arrangé les choses, que l'Afrique, ce n'est pas l'Europe et que la cartographie n'est sans doute pas aussi précise (***), que peut-être cette marque de GPS n'est pas la plus performante, qu'il ne faut pas juger de l'intérêt sur si peu d'exemples, mais quand même.... Disons que ça ne donne pas envie d'abandonner de sitôt les bonnes vieilles cartes Michelin !



(*) C'était aux États-Unis, mais là, les indications routières sont claires, il n'y a jamais d'ambiguité, et on n'a jamais eu le moindre problème pour aller d'un point à un autre, donc, pas besoin de GPS, seulement de quelques cartes, faciles à trouver.

(**) voir ce vieux sketch qui ne peut parler qu'aux plus de 60 ans 

(***) Il y a 15 ans, en Afrique du Sud, il fallait avoir au moins 3 cartes pour en faire la synthèse. Par exemple, les villages Noirs n'y figuraient pas toujours, et les panneaux indicateurs étaient aléatoires. Maintenant, ce n'est plus le cas, heureusement, ça s'est grandement amélioré. Même que, sans GPS, on ne se perd plus !!

10 nov. 2015

Il était une fois.....



... Un groupe de mémés qui aimaient bien se retrouver sur Facebook pour jouer ensemble. Dès potron minet, elles étaient toutes là, devant leur écran, pour récolter pièces et autres objets dans leurs jeux, pour répondre aux demandes des autres, pour se réjouir de leur progression, pour réclamer des ingrédients qui leur manquaient.

Elles en profitent pour se souhaiter une bonne journée, pour donner des nouvelles des petits enfants, pour montrer ce qu'entre deux parties elles préparaient à manger, ou encore pour poster une photo du ciel prise de leur balcon afin de discuter du temps qu'il fait chez elles.

Elles disent du mal du Gouvernement, Belge, Français ou Québecois, même combat, et se régalent aussi d'engueuler virtuellement les concepteurs de leur jeu préféré parce qu'il y a des bugs ou qu'il ne fait pas ce qu'elles veulent.

Elles rigolent bien ensemble, s'envoient des blagues, échangent des plaisanteries sur leurs maris ou sur leurs chats, ou se refilent des astuces sur les jeux.

Elles n'oublient pas de souhaiter bon courage à celles qui travaillent encore, surtout le lundi matin, parce qu'il y a quand même quelques personnes qui ont moins de 65 ans, et quelques messieurs aussi pas forcément tout neufs non plus !

Certes, ce ne sont pas des geeks, faire une copie d'écran sous Windows ou mettre à jour Adobe Flash Player ne leur semble pas évident, mais il y en a toujours une, plus aguerrie ou plus habituée qui les dépanne. En tous cas, elles se sont approprié ce nouveau moyen de communication avec jubilation !

C'est pas tout ça mais faut que j'y retourne, voir si Marcelle a réussi à encaisser toutes ses boutiques de mode et si Monique a besoin de clous pour sa barque de pêche ! 

5 nov. 2015

Roissy-Charles de Gaulle - Terminal 2E


Il est fort joli et bien vaste le Terminal 2E de Roissy, maintenant qu'il est à nouveau solide, on y circule à l'aise et il y a même, à son extrémité, des fauteuils relax dans lesquels ils faut faire attention à ne pas s'endormir. Mais ceci, c'est quand on part, quand on revient, c'est une autre histoire...

Après une longue nuit passée dans l'avion, alors qu'on est encore un peu abruti, on commence par faire une sacré gymnastique ! Une fois sorti du tube de débarquement, on enfile un interminable couloir, ponctué ça et là de tapis roulant en état de marche (ou pas..) sensés faciliter cette pénible mise en jambes. Puis, au bout du couloir on prend une volée d'escaliers mécaniques, suivis d'un autre couloir, et on arrive sur le quai du train qui fait la navette entre les terminaux, parce qu'il faut aller récupérer les bagages à quelques kilomètres de là. On s'y entasse comme dans le métro aux heures d'affluence, on passe une station, et on s'arrête à l'autre. Là, on descend, encore un couloir, et le hall des tourniquets à bagages est au bas du dernier escalier roulant.

Une fois arrivés à la dernière étape, on cherche son tourniquet, celui qui correspond au vol que l'on vient d'effectuer, et... On attend.... Faut dire que quand un Airbus A 380 arrive, ça fait tout de suite plus de 500 personnes qui débarquent en même temps, sans compter les autres avions, donc, il y a du monde qui se bouscule ! Et là, on regarde les valises qui tournent sur un immense tapis roulant qui serpente tel un manège de fête foraine. Et on attend.... De voir enfin passer son bagage que l'on s'empresse de sortir de là. Ouf ! On peut alors regagner la sortie, pour respirer un peu d'air, retrouver ceux qui vous attendent éventuellement, ou tout simplement pour aller faire un tour aux toilettes !

On réalise alors qu'entre le moment où l'avion a atterri, et celui où on est enfin à l'extérieur de l'aéroport, il s'est écoulé nettement plus d'une heure, entre la sortie de l'appareil, la marche à pieds dans les couloirs, le passage à la douane/immigration/frontière, l'accès aux tourniquets et l'attente de ses bagages. Et ceci dans le meilleur des cas, si on n'était pas tout au fond de l'avion, si la queue devant l'entrée du pays n'était pas trop longue, si les bagages ne sont pas arrivés dans les derniers, parce sinon, ça peut faire nettement plus.

Certes, ce n'est pas typique de Roissy, c'est hélas la même chose dans les grands aéroports internationaux en plus ou moins bien organisé, Heathrow, O'Hare, etc.. Pourrait-on améliorer ? Peut-être en généralisant les tapis roulants pour faciliter la marche dans les si longs couloirs, en ouvrant plus de postes de douane pour le contrôle des passeports, surtout à l'arrivée des gros porteurs ? Mais c'est si compliqué le fonctionnement d'un grand aéroport !


3 nov. 2015

De retour....


... D'un voyage dans l'autre hémisphère, là où en ce moment, le printemps s'avance fermement, tout en bas de l'Afrique, dans un pays qui est toujours aussi attachant et varié. De la si belle ville du Cap, jusqu'à l'immense Johannesburg qui s'étend à perte de vue, en passant par la savane et sa faune, il y a tant de choses à voir, à découvrir, à comprendre, à apprécier, qu'on peut y retourner plusieurs fois sans se lasser.

Certes, il y a une mode de vie différent, une certaine indolence africaine, on y roule à gauche, ce qui ne poserait pas vraiment de problèmes s'il ne fallait en plus faire attention aux vaches qui traversent tranquillement les routes nationales, ou autre bétail paissant au ras du bitume ! Mais on y mange très bien, les vins sont excellents, et les gens très accueillants et serviables, même quand on a du mal à se comprendre.

Malgré les énormes progrès des vingt dernières années, tout est loin d'y être rose. On ne peut pas visiter le musée de l'Apartheid, ou le township d'Alexandra à Johannesburg en restant indifférent, sans parler de la criminalité endémique de certains endroits qu'il vaut mieux éviter.

De toutes façons, il est toujours intéressant de voir ce qui se passe ailleurs, comment les gens vivent, où ils habitent et travaillent, ça permet de relativiser nos rouspétances quotidiennes !


16 oct. 2015

Que c'est loin où tu t'en vas


En partance pour les antipodes, vous savez, là où les gens marchent la tête en bas, j'emprunte une illustration du guide Lonely Planet et un texte à José-Maria de Heredia qui montre bien la fascination qu'il y a à changer d'hémisphère et à découvrir d'autres étoiles.

[...] Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

Non, je n'y vais pas en caravelle, mais plutôt en Airbus, pour retrouver un pays lointain qui m'est cher, un pays qui revient de loin, qui fait beaucoup d'efforts pour lutter contre l'exclusion, qui a été son lot pendant tant d'années, et contre la pauvreté et la délinquance, qui, hélas, sévissent encore.

Donc, direction Le Cap, d'abord, puis remontée vers le nord est pour rendre visite aux rhinocéros blancs de la réserve et à leurs congénères de la savane, à Hluhluwe, qui ne se prononce absolument pas comme ça s'écrit ! Et retour par Johannesburg dont, pour l'instant, je ne connais que l'aéroport et les voies rapides qui y mènent. Il sera intéressant d'en voir un peu plus.

D'accord, c'est loin, le voyage est long, on y parle anglais, entre autres, parce qu'il y a dix langues officielles, on y roule à gauche, mais les paysages sont magnifiques et la population très accueillante aux touristes, sans oublier les plantureux beakfasts et le vin de Paarl !

Une gentille dame avec laquelle je discutais en prenant le soleil sur un banc dans l'ancien quartier des convicts au Cap, lors de mon dernier voyage là-bas, apprenant que c'était la troisième fois que je venais, m'a demandé pourquoi je ne m'installerais pas définitivement là-bas... Pourquoi pas ? Mais ça fait quand même très loin de mes bases habituelles ! Bon, déjà faudrait que j'améliore mon anglais touristique basique...

So, see you soon


Pour expliquer le titre de ce billet, voir ICI

14 oct. 2015

Faut-il payer pour jouer ?

Les jeux sur Facebook sont gratuits. On peut donc y jouer autant qu'on veut sans sortir sa carte bancaire. Mais.. certains bonus, pas forcément bloquants d'ailleurs, ne peuvent s'acquérir qu'en payant quelques euros. Alors ?

Alors, il y a ceux qui sont farouchement contre, refusent de payer le moindre centime, estimant qu'un jeu gratuit doit l'être entièrement. Et il y a les autres qui pensent que tout travail mérite salaire, qu'on n'a rien sans rien, et qu'on peut bien sortir deux ou trois euros de son escarcelle pour se faire plaisir, et pour que le jeu perdure.

En fait, il faut bien payer les concepteurs et les développeurs, et ce n'est pas la publicité qui suffit, surtout quand on joue en plein écran et qu'on ne voit rien d'autre que le jeu. Les éditeurs fonctionnent avec le petit pourcentage de joueurs qui payent de temps en temps : 1 ou 2% seulement des joueurs donnant 1 ou 2 euros, sur les milliers, voire les millions de joueurs, ça fait une somme déjà rondelette.... Et ce sont ceux-là qui permettent à tous les autres de pouvoir jouer gratuitement à des jeux qui s'améliorent et s'enrichissent sans cesse de nouvelles fonctionnalités.

En fait, ça ne me choque pas. On paye pour aller au cinéma, on paye une redevance télé, on paye une cartouche ou un CD de jeux sur console ou sur PC, certains jeux sur le PlayStore, alors, il me semble normal de rétribuer ceux grâce auxquels on passe de si bons moments. A condition bien sûr que ça reste raisonnable, de l'ordre de moins de 10 euros par an, par exemple. Et les éditeurs  qui sont malins, money is money, font de temps à autres d'alléchantes promotions.... Reste à savoir si on va succomber, ou, stoïquement, continuer à jouer comme d'habitude !



Après, les paiements par carte bancaire sur Internet peuvent rebuter, mais là, c'est un tout autre problème, beaucoup plus général, même s'il paraît que l'e-commerce est de plus en plus pratiqué, pour toute sorte d'achat, du billet de train à la machine à laver.

10 oct. 2015

Etrange conduite étrangère

Là, pas besoin de panneau, ces messieurs dames ont de toutes façons priorité

Le code de la route n'est pas toujours identique d'un pays à l'autre. Déjà, il y a ceux qui roulent à gauche, et ceux qui roulent à droite, ce qui peut poser problème si on se rend, par exemple en Angleterre, avec sa propre voiture dont le volant est à gauche. Certains feux de signalisation ne sont pas placés au même endroit que chez nous : aux USA les feux, à un croisement, sont situés en face du conducteur (de l'autre côté de la rue transversale) et non à côté, ce qui est un gros avantage et évite de se tortiller pour voir si c'est rouge ou vert, surtout si un gros véhicule est arrêté sur la voie de droite. Dans ce même pays, on trouve des carrefours à quatre stops, et ça marche parfaitement, alors que dans un pays latin, il y aurait de la carrosserie froissée, des insultes voire des coups de poing !!

Mais il y a des trucs bien plus originaux. Par exemple :

- En Roumanie, il est illégal de conduire une voiture sale.
Pas évident ça, surtout si on habite une zone rurale où il pleut souvent, reste à savoir ce que l'on entend par sale.

- Au Danemark, il faut obligatoirement vérifier avant de démarrer qu'il n'y a pas un enfant couché sous la voiture.
Les petits Danois dorment dans la rue sous les voitures ??? Ils ne doivent pas avoir bien chaud en hiver là-bas, on n'est pas dans un pays tropical !

- A Chypre, il est interdit de boire au volant, je parle de boire de l'eau ou du coca.
Les Américains seraient malheureux, eux qui ont toujours leur coca dans leur porte-gobelet.

- A Singapour, il ne faut pas s'approcher d'un piéton à moins de 50 mètres quand on est en voiture.
Et comment on fait quand on circule dans la rue le long du trottoir où marchent les piétons ? 

Je sais par expérience qu'il est déconseillé, en Afrique du Sud, de rouler la nuit à cause des animaux qui traversent les rues. Sauf qu'ils traversent aussi le jour. Il n'est pas rare de rencontrer une famille de singes qui s'en va tranquillement de l'autre côté de la route... Sans oublier les autochtones qui franchissent les voies rapides en poussant leur vélo !

Un endroit où je ne risquerais pas de me risquer à conduire une automobile, c'est à Buenos-Aires, rien compris à leur façon de gérer la priorité à leurs carrefours, même qu'en tant que piéton, on se demandait toujours comment il fallait faire pour traverser de la façon la moins dangereuse, sans oublier les nombreux passages à niveau en pleine ville, tout à fait surprenants.

J'aimerais bien retourner en Ecosse, mais déjà ils roulent à gauche, les routes sont étroites, elles tournent tout le temps, sans oublier qu'aller là-bas sans boire de whisky est une hérésie, donc, faudrait trouver un chauffeur sobre et local !

L'idéal pour tout ça, c'est la voiture qui se conduit toute seule, les ingénieurs y travaillent, mais ce n'est quand même pas pour demain, et je serai morte quand ce sera opérationnel pour le grand public.....

Les quatre premiers exemples proviennent du dernier numéro du magazine Auto-Moto et non de mon expérience personnelle !

8 oct. 2015

C'est la fin !


Non, pas celle des haricots, mais celle d'un jeu auquel je m'adonne avec plaisir depuis maintenant environ un an et demi : Supercity, un jeu de construction de ville, où l'on s'entraide avec les amies pour réussir des missions, obtenir des bâtiments nouveaux et des bonus bien utiles pour la suite du jeu.

Mais voilà, il n'y a plus de mission à réaliser depuis quelques temps, et ceux, dont moi, qui sont arrivés au plus haut niveau, n'ont plus grand chose à faire. Certes, on peut toujours aller visiter et aider ses voisins, mais c'est vite fastidieux surtout quand il n'y a pas vraiment de but pour le faire. Alors, les "hauts niveaux" ne jouent plus autant, visitent de moins en moins, et donc, ceux qui ont encore des missions ou des bâtiments à construire, ou encore des zones à développer dans leur ville, n'avancent plus très vite non plus et se lamentent. 

Il y a toujours de nouveaux joueurs toutefois (environ un million en France) qui débutent le jeu et qui ont beaucoup de choses à faire pour avancer, mais les anciens, ceux qui sont là depuis longtemps, s'ennuient tandis qu'une partie a quitté le jeu. Il est difficile pour le concepteur de conserver les anciens joueurs, en leur donnant de nouvelles missions à accomplir (faut quand même le temps de les programmer et de créer les édifices, dont le design est particulièrement soigné), tout en appâtant les nouveaux pour qu'ils persistent, en leur permettant d'avancer sans trop de difficultés. 

Alors ça discute dans les groupes, j'arrête, pas moi, je ralentis, mais moi, j'ai pas fini, je joue plus, ça me saoule, etc... Tout a une fin, ces longs jeux qui s'étalent sur des mois finissent un jour par se terminer, ou tout simplement par lasser, j'ai joué presque deux ans à Pearl's Peril, et suis allée jusqu'à la fin en prenant toujours autant de plaisir. Et c'est vrai que ça fait toujours un peu drôle de changer ses habitudes...

Le choix est tellement vaste que, quand on en a assez de jouer à un truc, ou que le concepteur met du temps à renouveler les défis, on trouve toujours un autre amusement. Par exemple, l'excellent Coral Isle, où l'on doit survivre sur une île pas si déserte que ça, en construisant huttes et maisons, en cuisinant ce que l'on a fait pousser, en libérant des habitants, en échangeant des objets indispensables avec des amis... Tiens, d'ailleurs, on y retrouve souvent les mêmes personnes, comme quoi, le petit monde des joueurs, même s'ils sont des milliers, est ... Petit ! 



3 oct. 2015

Colis piégé

Un coup de téléphone, provenant d'un numéro en 09, annonçant que le colis attendu vient d'arriver et qu'on appelle le numéro suivant pour aller le récupérer.

De deux choses l'une, soit vous n'attendez pas de colis, vous flairez l'arnaque et raccrochez sans bien entendu noter le fameux numéro. Soit vous attendez un colis, ça peut arriver évidemment, et là, vous risquez... d'être victime de la-dite arnaque en téléphonant à un numéro lourdement surtaxé.

Vrai ou faux ? Les deux.... S'il y a eu il y a quelques années, une fraude similaire provenant du Bélize, le numéro utilisé alors n'existe plus, mais... Des petits malins ont repris le flambeau, l'idée était bonne, tandis que d'autres font circuler des informations indiquant qu'il ne faut pas faire ce numéro sous peine de payer... 315 euros !!

C'est un des problèmes de la circulation des informations sur la toile, elles se répandent à la vitesse de la lumière dans le monde entier et remontent aussi des tréfonds de la mémoire inépuisable de cet univers virtuel. Donc, les hoaxes se baladent, et des petits malins se disent, OK, ça, ça ne marche plus, mais si j'essayais un truc semblable ?

Parce que j'ai reçu ce genre de coup de fil encore aujourd'hui, et j'ai aussi reçu la mise en garde concernant l'escroquerie d'il y a plusieurs années !

Tout ça me fait penser à un air bien connu que je ne me hasarderai pas à vous fredonner..

C'est d'abord rumeur légère
Un petit vent rasant la Terre
Puis doucement, vous voyez calomnie
Se dresser, s'enfler, s'enfler en grandissant
[...]
Le mal est fait, il chemine, il s'avance
De bouche en bouche il est porté
[...]
Elle s'élance, tourbillonne
Étend son vol, éclate et tonne

2 oct. 2015

Déclarations sur Internet

Il y a déjà plusieurs années qu'il est possible de déclarer ses revenus en ligne. Au début, il y avait même un bonus à la clé, pour inciter les gens à le faire, mais il a rapidement disparu.

En 2014 40% des foyers fiscaux ont utilisé Internet pour cette déclaration, mais le Gouvernement trouve que c'est insuffisant. Donc, on va inciter (non, plutôt obliger) les français à passer par ce canal. Ceux qui ne voudront (ou ne pourront) pas le faire conserveront la possibilité de faire une déclaration papier jusqu'en.... 2019. Après, ce sera terminé.

L'obligation sera progressive, et dépendra du revenu fiscal, les plus riches d'abord (normal, ils ont un ordinateur, ont eu les moyens d'apprendre à s'en servir avec des cours particuliers, payent une connexion internet en haut débit, etc... on est sous un gouvernement de Gauche quand même...), les moins riches ensuite, et tout le monde enfin.

Donc, avoir une connexion Internet va devenir obligatoire, même pour ceux que ça n'intéresse pas, même pour les vieux qui n'y voient plus clair, même pour les pauvres... Euh, pardon, ceux-là n'ont pas d'impôt à payer...

Pour ceux qui pourraient mais qui ne veulent pas, il s'agit d'une mesure plutôt coercitive, on pourrait aussi rendre la télé obligatoire (pour faire rentrer des sous avec la redevance), ou le téléphone mobile, ou la montre connectée, pourquoi pas ? On avait bien envisagé à une époque de taxer les disques durs.

Et les autres, ceux qui ne peuvent pas ? Pour des raisons financières, mais aussi techniques. Qui dit avoir Internet dit avoir un ordinateur, et savoir s'en servir. Ou alors aller dans une bibliothèque municipale avec une aide, mais quid de la confidentialité des données dans un lieu public ? Et pour les encore trop nombreux français qui ont uniquement une connexion faiblarde avec peu d'espoir d'amélioration à court terme ? Utiliser un smartphone ? Vous avez déjà essayé de rédiger un formulaire sur un écran de mobile sans vous tromper ?? Et là aussi, en 2G ou 3G aléatoire à la campagne, seuls les habitants des grandes villes pourraient le faire.... Mais c'est vrai que ce sont des parisiens qui ont pondu cette loi ! Il leur faudrait de temps en temps visiter (non, pas avec l'escorte de police et le chauffeur, mais avec le TER bondé et le car qui passe deux fois par jour seulement) la France profonde, ils comprendraient mieux.

Et ce n'est peut-être pas fini, parce que de plus en plus, les grands organismes comme EDF ou Orange ou encore la Sécurité Sociale répugnent à envoyer des relevés et autres factures, et vous incitent lourdement à récupérer ces documents chez vous, et à les imprimer vous-même. Tout bénéfice pour eux, pas de frais de papier, d'affranchissement et de personnel pour le réaliser. Tout le mal est pour l'usager qui dépense son encre et son papier et, là aussi, DOIT impérativement avoir ordinateur et connexion internet inside.

Dématérialisons, dématérilisons, sous le prétexte fallacieux que c'est plus écologique, ça fait faire des économies à l'État et c'est le citoyen lambda, qui n'a pas son mot à dire, qui paiera à sa place ! Et filez vous acheter un ordinateur, et que ça saute !


P.S. Je ne prêche pas pour ma paroisse, mon foyer fiscal déclare ses revenus sur Internet depuis que ça a été mis en place...