28 févr. 2007

Un grand moment de musique "Free" !

Tout le monde connaît la FSF (Free Software Foundation) et son fondateur Richard Stallman, RMS pour les intimes, créateur aussi de cet extraordinaire et incomparable programme qu'est Emacs... dont voilà le credo :

Il n'y a qu'un système : GNU, et Linux est son noyau.
Emacs est son église et son mode de vie, pour être Saint, il faut exorciser les systèmes propriétaires. Vive le Holly Free System !

En tant que Grand gourou de l'église Emacs et de la religion GNU, il se devait d'être le premier à entonner le cantique, que dis-je, l'hymne de cette communauté, et voilà ce que donne cette merveilleuse interprétation .

Bien entendu, le fichier est en .ogg, liberté oblige ! Pour rester dans une totale orthodoxie, il faut écouter ce "cantique" avec Emacs (et son mode mpg123)... et pour ceux qui n'utiliseraient pas (encore ?) Emacs, ou pour les pauvres Windowiens qui n'ont pas Rythmbox ou Xmms disponibles, sans doute existe-t-il autre chose ou alors il leur reste à installer VLC, Winamp, zinf ou similaire, pour apprécier la voix (fort peu) mélodieuse de RMS. (Je suppose que Mac OSX lit tout, y compris les formats libres...)

Et si vous voulez la vidéo en plus, elle est LA ! , et ça vaut son pesant de cacahuètes ! D'accord, la vidéo est en Flash, le comble pour un pur et dur comme l'est RMS, mais on va dire que ce n'est pas lui qui l'a créée....

Voici déjà ces inoubliables paroles, que vous pouvez reprendre en choeur... .

Join us now and share the software;
You'll be free, hackers, you'll be free.

Hoarders may get piles of money,
That is true, hackers, that is true.
But they cannot help their neighbors;
That's not good, hackers, that's not good.

When we have enough free software
At our call, hackers, at our call,
We'll throw out those dirty licenses
Ever more, hackers, ever more.

Join us now and share the software;
You'll be free, hackers, you'll be free.

Have fun !

25 févr. 2007

Ce qu'il ne faut PAS faire avec POV !

Une scène avec POV est constituée de différents objets disposés harmonieusement au milieu de décors qui les mettent en valeur ou donnent une signification précise à la scène. Pour créer les objets, on utilise toutes les fonctionnalités de notre logiciel préféré dans ce domaine, en leur appliquant des textures aussi compliquées (parfois) que réalistes. Et l'on obtient dans ce cas un chef d'oeuvre, digne de figurer dans le best-of ou le Hall Of Fame des créations Poviennes ! Enfin... on peut aussi tricher outrageusement, faire du n'importe quoi avec n'importe quoi -- je ne parle pas d'une image 2D, faite avec Pho.. que l'on fait passer pour de la 3D -- en voici un exemple :


Dans l'image que vous voyez, il y a quelques objets répandus dans une cour qui pourrait se situer au Bronx, éventuellement : une canette de coca, une vieille roue, un bidon bancal, un ballon crevé, une affiche décollée, des bouteilles de bière qui attendent d'être bues, une souris, etc... le tout au milieu de murs de brique rouge décroûtés et taggés, et de pavés disjoints. Et là dedans, il n'y a pas (*) d'objet POV... !

J'avoue : ce ne sont QUE des image_map ! Donc, absolument pas de la 3D ! (d'accord, faudrait pas bouger la caméra..), une tricherie complète ! Juste quelques box pour y déposer des image_map qu'on scale ensuite et translate à sa convenance.

Mais, faudrait pas croire, ce n'est pas aussi simple que ça.. d'abord, faut trouver l'image qui convienne, la détourer soigneusement, en faire un .png, en modifier éventuellement la couleur, la forme, puis, il faut la scaler harmonieusement, pour éviter trop de pixellisation, et enfin, l'insérer dans la scène à l'endroit que l'on veut sans oublier qu'il s'agit d'objets sans volume ! En fait, ce genre d'exercice fait beaucoup plus utiliser The Gimp que POV !!

Donc, voilà une image plus GIMPienne que POVienne, qu'il ne faut surtout pas imiter, c'est mal :-)

Les textures des murs et du sol proviennent de l'excellent site mayang.com et les images de Google image (très modifiées).
(*) un seul objet EST un véritable objet POV, lequel ?

23 févr. 2007

Le Temps

Quand on ne travaille plus, on gagne du temps, celui du temps de travail, du temps de trajet, du temps de récupération (c'est épuisant de travailler !). Et, "quand on a le temps, on a la liberté" (G.Apollinaire).

Pour en faire quoi de ce temps ? Sachant que "faire trop longtemps la même chose, au même endroit, à la même heure, cela rend vieux" (C.Bobin) ? Se donner le plaisir de prendre son temps en se disant que "Qui prend son temps n'en manque jamais" (M.Boulgarov), oublier sa montre en observant que "L'humanité s'ennuie, et elle a inventé la montre pour savoir combien de temps il restait avant d'aller se coucher" (G. Buisine), et méditer sur le passé en pensant que "L'âge mûr est le plus beau de tous. On est assez vieux pour reconnaître ses erreurs et encore assez jeune pour en commettre d'autres" (M.Chevallier) parce que "On peut avancer longtemps dans la vie sans y vieillir" (Joubert). De toutes façons, "Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l'esprit qu'au visage" (Montaigne).

Ainsi, "Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilatent le temps de vivre" (D.Pennac), tandis que "Le temps mène la vie dure à ceux qui veulent le tuer" (Prévert). Prendre le temps d'aimer, de lire, d'admirer, de découvrir, de créer, de réfléchir, de rêver et de dormir, pas comme "L'homme ordinaire (..qui..) ne se préoccupe que de passer le temps, l'homme de talent que de l'employer" (Schopenhauer).

Remontons le temps pour terminer : tiré du Roman de la Rose :

Le temps qui ne peut séjourner
Mais va toujours sans retourner
Comme l'eau qui s'écoule toute
Sans que n'en remonte une goutte
G. de Lorris

Ces citations sont extraites de l'excellent petit livre "Le temps mesuré par les sciences" de Patrick De Wever (529-WEV) que vous trouverez sur les rayons de la Médiathèque de Vernon (pour les autochtones !).

21 févr. 2007

Pauvres vendeurs, pauvres clients !

Quand on va dans une grande enseigne, comme Darty, Boulanger, But, ou similaires, pour acheter un nouvel appareil, la première chose à faire est déjà de savoir, exactement ce que l'on veut ! Il n'est pas question de demander son avis ou des détails techniques au vendeur qui s'approche en souriant de vous, parce que le pauvre garçon (ou la pauvre fille) n'y connaît strictement rien. Ils ont des fiches sur les produits, qui répètent ce que l'on trouve dans le manuel, mais c'est tout ce qu'ils savent.

Ce ne sont pas des techniciens, ce sont, pour la plupart, des petits jeunes embauchés là, et tout juste formés à leur logiciel de facturation, et leur salaire doit être bien loin de celui d'un professionnel qui a eu le temps et les moyens d'étudier les caractéristiques techniques précises des produits qu'il vend. Donc, je suis loin de leur jeter la pierre, je constate, seulement !

Récemment, je suis passée chez Darty, à Mantes-la-Jolie, pour acheter un Palm Tréo. Je savais exactement ce que je voulais, et je savais aussi que l'objet était en vente dans CE magasin là (merci Internet). Par contre, une fois la chose repérée dans la vitrine, j'ai vite compris que l'adorable jeune vendeuse ne m'en apprendrait pas plus que ce que je savais déjà ! C'est vrai qu'elle savait par contre fort bien faire la liaison avec mon opérateur téléphonique, et qu'elle était très aimable...

Ceci fait, l'outil arrivé à la maison, encore fallait-il apprendre à s'en servir, et là aussi, ce n'est pas du tout évident, parce que la documentation papier (sur un fort joli livret en papier glacé dans toutes les langues) est fort succincte. Heureusement, il y a, intégré à l'appareil, une aide avec un index bien pratique. Toutefois, s'il est assez facile de trouver les modalités de fonctionnement de la partie téléphone, heureusement que j'ai déjà eu deux Palms, parce que nulle part il n'y a d'indications pour utiliser calendrier, tâches, mémos, et pas non plus pour télécharger et installer de nouveaux programmes.

Donc, quand on quitte un Palm Vx ou M515, ou autre sans doute, pour passer au Tréo, on n'est pas dépaysé, pour peu qu'on ait une synchronisation qui ne date pas de l'an 40, on récupère toutes ses données, et l'installation de nouveaux logiciels suit la même procédure que celle que je connais depuis mon premier Palm, il doit y avoir pas loin de 10 ans.

Mais celui qui intègre cet univers pour la première fois, il fait comment ? Après, on s'étonne que les nouvelles technologies irritent tant de monde par leur complexité, et que nos appareils si perfectionnés ne soient utilisés qu'à 10% de leurs possibilités. Entre les vendeurs incompétents et les documentations de plus en plus "légères", ce n'est pas étonnant.

Au passage, le Palm Tréo 680 est né avec un gros défaut : suite à un bug logiciel, la batterie ne tient pas plus d'une journée... ! Heureusement, les concepteurs s'en sont aperçu, et on publié un correctif (on se croirait sous Windows), qu'il suffit de télécharger et d'installer. La manoeuvre est d'une simplicité enfantine (si toute installation logicielle était aussi limpide que sur un Palm...), et tout va beaucoup mieux ensuite, heureusement.

18 févr. 2007

Le hameau de Cocherel

Il ne comporte qu'une petite vingtaine de maisons, et se divise en deux parties, le Haut-Cocherel, avec la chapelle et le tombeau d'Aristide Briand, et le bas, le long de l'Eure, où on trouve le moulin, le lavoir, et l'excellent restaurant La Ferme de Cocherel (un peu de publicité pour des gens aussi sympathique que Mr et Mme Delton est autorisé !). Voici quelques vues prises par une belle journée de février, qui montre qu'il ne pleut pas toujours en Normandie...

La chapelle et le tombeau d'Aristide Briand

Le moulin de Cocherel

Le lavoir

16 févr. 2007

Un parcours du combattant... quand on se prend pour Diderot !

Dans un article précédent, je parlais de l'achat d'un livre sur Wikipédia. Une fois le livre lu, malgré les défauts d'édition stigmatisés dans l'article en question, il fallait mettre en pratique en contribuant à cette encyclopédie que tout le monde connait et utilise. Comment on fait ? En fait, si corriger quelques fautes d'orthographe et de typographie, ou rajouter trois lignes de précisions à un article existant, n'est pas bien compliqué, si on veut apporter une pierre un peu plus importante à l'édifice, là, ça se corse ! Déjà, il faut circuler dans toutes les pages à la recherche d'exemples, de fichiers d'aide, d'explications, et ça ne manque pas, à tel point qu'une fois que toute la barre d'onglets de Firefox est bien remplie, on ne sait plus où on en est !

Ensuite il faut réfléchir au fond et à la forme. La forme, ça va, ce n'est pas trop difficile, il y a une syntaxe à appliquer qui est, bien sûr différente d'html, de LaTeX, de celle utilisée dans Drupal, ou dans d'autres wikis, mais la fenêtre d'édition avec ses icônes claires, et surtout le copier (coller) sur son voisin aide beaucoup : on regarde comment "il" fait, et on fait pareil ! Mais le fond ? Là, c'est bien plus dur... Même si on a des compétences très pointues sur, par exemple, "la vie sexuelle des indigènes du nord ouest de la Mélanésie" (ce qui n'est pas mon cas !), encore faut-il savoir s'il faut ou non faire un nouvel article, et si c'est possible, où le mettre, sans oublier de tenir compte des éventuels droits d'auteur, de la pertinence des informations, du style "encyclopédique" à respecter... Et de nouveaux onglet apparaîssent dans Firefox ! A tel point qu'on se demande comment peuvent faire tous ces pauvres gens condamnés à utiliser IE6, qui n'a pas d'onglets !!

Donc, on se lance, après quelques hésitations, sur quoi ? Eh bien, en parcourant la page sur Liste de logiciels populaires sous Linux , à la rubrique jeu, il y avait un lien rouge sur le jeu Kshisen, ce qui signifie qu'il n'y avait pas encore d'article là-dessus, on suit le lien rouge... Et là, je me dis qu'il faudrait une capture d'écran, pour montrer la "tête" qu'a ce jeu. Ksnapshot y a pourvu, mais une fois l'image récupérée, il a fallu franchir une étape supplémentaire, aller du côté de Wikicommons, comprendre comment on uploadait une image, ainsi que saisir toutes les habituelles précautions de copyright qui s'y rattachent.

Et voilà, l'article est en place ! Pas bien sérieux tout de même de commencer ses contributions par quelque chose sur un jeu, mais j'y joue si souvent.. et puis, on a les compétences qu'on peut !!

En attendant, c'est rudement intéressant de découvrir tout ça, même si on patauge un peu au début. Je sais, je sais, d'aucuns me diront que j'aurais bien pu attendre la mi-mai, où nous avons justement un atelier sur ce sujet au Club, plutôt que de foncer tête baissée, avec une orgueilleuse solitude, mais tout le monde sait que la patience n'est pas ma principale qualité....

Si vous voulez lire cet article , allez-y, et surtout, n'hésitez pas à corriger tout ce qui vous semble mal dit/écrit/mis en page, etc. Il n'y a qu'avec les critiques des autres que l'on peut progresser.

12 févr. 2007

De la pérennité du support papier

Ayant du temps libre, je me suis dit que je pourrais l'utiliser à des choses plus constructives que de passer des heures à chatter sur IRC ! Le projet Wikipédia semblant fort intéressant, je pourrais y contribuer dans la mesure de mes faibles connaissances. D'abord, on se contente de corriger certaines fautes d'orthographe ou de typographie, puis, on rajoute quelques précisions à un article existant, et ensuite, on se dit qu'on pourrait aller plus loin..

J'ai la chance d'habiter le joli hameau qu'aimait tant Aristide Briand , où il est d'ailleurs enterré, et je m'étais longuement documentée sur ce grand homme du siècle dernier, dont on connaît le nom, tant il y a de rues, de places, d'écoles qui le portent, mais pas toujours l'oeuvre et les multiples actions. Des gens du village l'ont bien connu, il est mort en 1932, j'avais pu avoir accès aux documents d'un "ancien du pays", et y récupérer un certain nombre d'anecdotes sur sa vie à Cocherel. J'avais écrit deux articles sur ce sujet pour le Journal Communal à l'époque.

Donc, je souhaitais récupérer ce texte pour l'insérer dans Wikisource, par exemple, avec un lien qui y pointerait depuis les articles sur Briand ou sur Cocherel . Mais... ces textes ont été écrits à l'époque avec un Atari, et le logiciel de PAO Publishing Partner Master, je n'ai plus d'Atari depuis longtemps, et de toutes façons, aurais-je conservé les disquettes de sauvegarde que je n'aurais jamais pu les relire, quel format de texte exotique pouvait bien générer ce logiciel ? Heureusement, il me reste l'exemplaire imprimé du Journal Communal ! Je vais pouvoir récupérer ces textes. En les tapant ? Oui, ce sera sans doute bien plus rapide que de trouver un scanner avec un logiciel d'OCR, et d'apprendre à m'en servir !!

D'où le titre de cet article ! Tous nos supports magnétiques ou autres actuellement ont-ils la pérennité du support papier ? Pour ce dernier, il suffit de deux yeux pour le relire, et pour les autres ? Il faut l'outil qui sait lire le support et le format de fichier.. et ça, c'est une autre paire de manches ! Bien sûr, on pourrait idéalement quand on change de matériel, récupérer ses fichiers, les convertir au format suivant (ce qui n'est pas forcément évident), les sauvegarder sur un autre support, lisible par la machine suivante, etc.. Sans doute est-ce fait pour des données importantes et sensibles, mais pour un particulier... ? Alors qu'on peut toujours lire une édition du XVIIIe siècle. C'est vrai, le papier, ça brûle, mais les disquettes aussi !!

Enfin, il y a des formats plus pérennes que d'autres. Un fichier texte édité avec Emacs en 1985 est certainement beaucoup plus facile à récupérer qu'un fichier Word de la même époque, à condition qu'ils n'aient pas été enregistrés sur des disquettes 5 pouces 1/4, parce qu'alors, faudra retrouver un lecteur en état de marche !!

8 févr. 2007

Où l'honnêteté est bien mal récompensée


J'ai acheté un petit livre très intéressant sur Wikipedia, aux éditions Eyrolles, gage de qualité ! Sur une des premières pages, il y a un long avertissement concernant les dangers de la photocopie sur l'avenir de la production de livres, et l'éditeur a immédiatement mis en pratique cet avertissement, en fabriquant un ouvrage écrit en rose pale sur fond blanc, en caractères sans serif, avec des bandeaux violacés, et des copies d'écran en caractères au corps inférieur à 6... Certes, on va avoir du mal à photocopier ça, mais surtout... on a bien du mal à le lire !

Donc, une fois de plus, pour protéger un contenu de la copie, on pénalise l'utilisateur honnête, celui qui a acheté parfaitement légalement l'ouvrage. Ça me rappelle autre chose.. les DRM, qui avaient pour but d'empêcher le propriétaire, celui qui avait acheté son CD, de l'encoder afin d'en profiter sur son lecteur nomade, ou de le copier pour l'écouter dans sa voiture, alors que la même musique se trouvait en téléchargement libre (à défaut d'être légal) sur Internet.. ou encore, ces disquettes protégées (je vous parle d'une autre époque !) qui obligeaint l'éditeur à payer des employés uniquement pour répondre aux utilisateurs ayant payé la licence régulièrement, afin d'aider les gens à installer le produit dont les verrous étaient incompatibles avec certains matériels, alors que les pirates n'avaient eu aucun mal à faire sauter les dits verrous !

Tiens, ça me donne envie d'essayer de photocopier les pages de l'opuscule dont je parle, avec une bonne photocopieuse, qui peut régler les couleurs en les intensifiant, ça doit pouvoir se faire... grrr

5 févr. 2007

Une histoire aussi étonnante que triste....

Quand se produit un décès dans son entourage, on a l'habitude de recevoir par la poste un faire-part, immédiatement reconnaissable, avec sa bordure sombre et son texte tristement habituel. Si l'on assiste aux obsèques, il est de tradition, en sortant de l'église, de signer le registre de condoléances proposé par les employés des Pompes Funèbres, les condoléances orales aux affligés n'étant, heureusement plus de mise. Si l'on ne peut pas se rendre à la cérémonie, il est normal et humain d'envoyer une petite lettre de condoléances à la famille, en essayant le mieux possible d'exprimer sa peine et sa sympathie.

Aujourd'hui, j'ai appris un décès, pas du tout par un courrier envoyé par la poste, ni par un avis dans un journal, mais par la transmission d'un lien sur Internet... Ce lien menait à un site de Pompes Funèbres , où l'avis de décès figurait, avec un autre lien pour exprimer, dans un formulaire, ses condoléances. J'en ai été toute surprise, pas du tout choquée, mais fort étonnée ! Je ne savais pas que ce genre de chose existait... C'est très bien fait, très sobre, on peut fournir une adresse mail pour que la famille puisse répondre, et voir aussi tous les autres messages. Ceci se passe au Canada, au Québec, et j'ignore si ce type de service existe en France.

On connaissait déjà les cartes de voeux, d'anniversaire, de vacances envoyées par Internet, mais personnellement, je ne savais pas que ça existait aussi pour un faire-part de décès. Que penseraient de ça nos grands mères qui faisaient scrupuleusement (en se déplaçant) les visites de condoléances, ou nos mères qui écrivaient des lettres manuscrites parce que le téléphone était incorrect dans ces circonstances.... ?

2 févr. 2007

Retour du salon

Trois jours de salon, dont une nocturne qui nous a fait rester sur place de 9h30 à 20h non stop.. épuisant ! Mais tellement amusant, intéressant et sympathique. D'abord, on découvre beaucoup de choses, l'ambiance convivale, affectueuse et souvent débridée du Village des Associations, permet de voir déjà l'immense travail effectué par tous ces bénévoles qui gravitent autour de la notion et de la défense du Logiciel Libre, de poser des questions, d'obtenir tout plein de renseignements. Ensuite, c'est un lieu de rencontre et de retrouvailles.

Cette année, une partie des participants au canal IRC #framasoft se sont retrouvés entre le stand de Framasoft et celui de Léa Linux, et ont continué, cette fois dans la "vraie vie", les conversations qu'ils ont tous les jours entre eux dans leur cyber salon ! Amusant de mettre enfin une tête sur un pseudo !

Il y a eu aussi quelques moments forts, je ne veux pas parler du grand show médiatique de Microsoft, le mardi soir, sur l'esplanade, où le feu d'artifice tiré en l'honneur de la sortie de Vista était visible de tous les coins de Paris, mais plutôt des démonstrations aussi bruyantes que drôles de l'équipe GCU : déguisés en nettoyeurs avec combinaison anti-radiations, bombes désinfectantes et papier hygiénique, ils sont partis au milieu des stands professionnels stigmatiser (et désinfecter) ceux qui n'utilisaient pas que des produits "libres", le stand Microsoft (oui, oui, il y en avait un) était bien sûr visé, mais aussi celui de Novell, et d'autres.. Il y a eu aussi la visite de Monsieur Bayrou, en campagne électorale, traversant les stands au milieu d'une nuée de journalistes, curieux et autres gardes du corps, pour aller trinquer avec les gens de l'APRIL .

Il y a eu beaucoup de monde, le mercredi particulièrement, la foule était dense, et il était difficile de circuler ; les stands, bien rangés le mardi matin, essayaient de cacher un bazar de plus en plus envahissant : des bouteilles d'eau (ça assoiffe de parler..) ou de bière pour certains, des tracts des autres associations, des vêtements en tous genre, des sacs pleins de documentation, etc... Tout le monde se congratulait, s'embrassait, échangeait des pin's et autres gadgets, et les valeureux participants l'étaient de moins en moins (valeureux) au fur et à mesure que les heures tournaient.

Jeudi, en fin d'après-midi, on a tout remballé, ceux qui avaient installé le réseau pour tout le village des associations (merci à tuxfamily grâce à qui on a pu disposer d'une connexion Internet correcte) ont tout démonté, et tout le monde est rentré chez soi, la tête vide et les jambes lourdes... pour se retrouver quelques heures après sur IRC et commenter ces journées !

Bon, maintenant, faudra penser au RMLL , à Amiens cette année... mais c'est en juillet, d'ici là, on aura le temps de récupérer !

Vous voulez voir d'autres photos ? C'est LA

27 janv. 2007

Salon Solutions Linux



Tous les ans, à cheval entre janvier et février, se tient au CNIT, à la Défense, le Salon Solutions Linux où il est question d'un univers informatique alternatif à celui que connaîssent beaucoup de gens.

Ce salon comporte deux zones fort distinctes, la partie professionnelle, avec de beaux stands, bien décorés, où de jolies hôtesses vous accueillent, et où des techniciens en costard-cravate sont à votre disposition pour vous renseigner sur des sujets hautement spécialisés, mais il y a aussi le "Village des Associations", et là, ce n'est pas du tout la même ambiance.

Dans cette zone, c'est beaucoup plus débridé, tous les acteurs-sympathisants-promoteurs du Libre se retrouvent, montent leurs stands avec les moyens du bord, entassent leurs affaires dans le désordre, discutent, se congratulent, s'embrassent, se retrouvent, il y a du bruit, de l'animation, ce qui n'empêche absolument pas les compétences et la disponibilité des participants pour renseigner les visiteurs.

Certaines associations mettent de l'animation, les gens se déguisent, traversent les allées pour attirer l'attention sur la cause qu'ils défendent à grand bruit ! D'autres sont plus discrètes, et tentent d'expliquer et de renseigner les visiteurs qui s'approchent de leur stand.

Il y a aussi des éditeurs de livres d'informatique, Eyrolles, O'Reilly, et des éditeurs de journaux, on peut y trouver tout ce qu'on cherche au point de vue publications techniques. Puis, on trouve des marchands de goodies (d'accessoires, comme on devrait dire en français), avec peluches, T-shirts, pins.. sans oublier les stylos à billes et autres bricoles publicitaires. L'année dernière, IBM organisait une loterie où l'on pouvait gagner un énorme pingouin en peluche de plus d'un mètre de haut, objet particulièrement pratique à transporter dans le métro ou le RER au retour !

Donc, pour l'ambiance bon enfant du Village des Associations, pour toutes les compétences techniques réunies, pour soutenir aussi l'excellente cause qu'est la notion de "Libre", il faut venir... J'y serai sur le stand Léa, mais sans doute aussi sur celui de Framasoft (voilà ce que c'est que d'avoir deux casquettes !), sauf si je suis partie boire un café à la cafeteria, ou que je traîne chez Eyrolles.... mais normalement, je n'abandonne pas mes petits camarades trop longtemps !

Les photos ont été prises l'année dernière, elles sont forcément libres de droit, puisque ce sont les miennes !!

24 janv. 2007

De profundis !

Cette fois, il faut bien se rendre à l'évidence, l'IRTC est mort ! Depuis l'été dernier, on constatait que ce site était en mauvaise santé, les retards à proposer les images au vote et à donner les résultats étaient de plus en plus grands, le websubmission ne fonctionnait plus, et on sentait que la fin était proche. Et là, le dernier espoir s'est envolé. Le dernier concours, qui avait pour sujet "Complexity", est terminé depuis le 31 Décembre 2006, et rien ne va plus.. "The November-December 2006 stills round deadline was passed by 22 days, 23 hours, 51 minutes, and 43 seconds at the time this page was loaded" et il ne s'est rien passé, pas d'avis de clôture des envois, pas d'envoi de formulaire de vote, donc, pas de résultat ! Le site, qui existe toujours, semble être entré dans une longue léthargie.

Voilà, mes molécules ne connaitront jamais la gloire, fut-elle éphémère ! J'y participais depuis 2003 tout de même, et y ai envoyé 24 images en tout.. ma meilleure place ayant été 5ème, avec 12,45 de moyenne, en juin 2005, et j'aimais bien aussi faire partie du jury.

Donc, à moins d'un miracle, d'une résurrection (le site emacsfr est bien en train de renaître, lui..), de nouvelles bonnes volonté, nous venons d'assister à la mort d'un des hauts lieux de la production POVienne, c'est bien dommage !

22 janv. 2007

Le Musée des instruments de musique de La Couture Boussey


Mais c'est où ça ? Diront les gens qui n'habitent pas le coin.. effectivement, La Couture Boussey est un petit village de l'Eure, où se trouvent des fabriques renommées d'instruments de musique qui exportent leur production de clarinettes et hautbois pour plus de 80% de leur production (actuellement la France importe des instruments "ordinaires" et exporte du "haut de gamme", c'est le cas de Selmer ou de Buffet-Crampon à Mantes-la-Jolie). A la Couture Boussey, cette activité a débuté avec un certain Monsieur Hotteterre, natif de La Couture, musicien du roi Louis XIV de son état... les premiers instruments fabriqués dans les ateliers locaux, étaient en buis (un bois dense et étanche, parfait pour que l'air y soit canalisé) abondant dans les forêts alentour.

Et ce village héberge un musée remarquablement intéressant. J'ai eu la chance de le visiter seule, une charmante guide érudite rien que pour moi, j'y ai passé deux heures en apprenant énormément de choses sur la fabrication des hautbois et des clarinettes, sur l'historique de ces instruments, et sur toute la précision nécessaire pour les confectionner. On est toujours fasciné par la complexité de ces objets, et par leur beauté aussi.

Je suis sûre que je vais écouter le concerto pour clarinette de Mozart d'une autre oreille !

20 janv. 2007

Password et pagaille

Dès qu'on fréquente un tant soit peu un ordinateur, et pire, qu'on passe son temps à se ballader dans la galaxie Internet, on se retrouve avec une cargaison d'identifiants et de mots de passe divers qui finissent pas encombrer les pauvres cases mémoire d'un cerveau vieillissant.

D'abord, il y a son identifiant et son password sur l'ordinateur, sous Linux (mais avec plusieurs utilisateurs sous XP, c'est presque pareil), et quand on en fréquente plusieurs, avec des passwords différents, ça se complique : l'autre machine à la maison, le serveur du Club, la machine du travail... puis, il y a le mot de passe de messagerie pour relever son courrier, quand on se refuse à le laisser mémoriser par la machine (le meilleur moyen de l'oublier et d'être tout désemparé quand, hors de chez soi, on veut relever son courrier sur le webmail), et quand on a plusieurs boîtes aux lettres avec des passwords différents, ça se complique aussi.

Mais il y a aussi les identifiants et mots de passe des blogs, quand on en gère plusieurs, ceux des forums auxquels on participe, celui de wikipedia, des ventes en ligne... et je dois en oublier !

Bon, il y a des doublons, le même mot de passe pour deux choses, et/ou le même identifiant, mais même si ça réduit le nombre de "mots" dont il faut se souvenir, faut-il encore bien les "marier" l'un à l'autre. Si on a un id dupont avec pwd toto, et un autre id durand avec pwd tata, faut pas mettre dupont avec tata !! On peut aussi les laisser mémoriser par les sites visités, mais c'est un peu contraire à tous les principes de sécurité.

Alors, on les écrit dans le Palm, ou sur des bouts de papier (c'est moyen aussi pour la sécurité...), ou alors, on met la même chose strictement partout... Vous, vous faites comment ?

Parce que, si on ajoute à tout ça :
- le digicode de la maison, celui du portail qui n'est pas le même :-(
- le code secret de la carte de crédit
- le code pin du téléphone
- le code de la serrure de la valise
- le code d'accès sfr, sncf, filbanque, et autres....

On a le cerveau qui explose !

17 janv. 2007

Un jargon d'internaute

Toute communauté a un jargon. Le jargon est "Un parler du type sociolectal propre aux représentants d'une profession ou d'une activité" et sociolectal, pour les ignares dans mon genre qui ne connaissaient pas le sens de ce mot signifie : "En linguistique, un sociolecte est le parler d'un groupe social, d'une classe sociale, ou de toute catégorie se distinguant par une culture particulière". Donc, il existe plusieurs jargons, certains sont professionnels, celui des juristes, des médecins, et avec la communication sur Internet est né un autre jargon, particulièrement utilisé en messagerie instantanée et sur IRC. Là se retrouvent des gens qui prennent des habitudes d'écriture (il s'agit de communications en direct, mais de communications écrites, ce n'est pas du téléphone), lesquelles, par mimétisme, sont adoptées par les nouveaux arrivants, ce qui fait que tout le monde se comprend, en fin de compte.

Attention, il ne s'agit pas de langage SMS, kke je fé la, pkoi et autres abréviations existent aussi, mais ne sont pas forcément appréciées (en dehors des chans de djeunz !) mais la communication écrite, forcément concise, qui ne reflète pas les nuances du langage oral utilise, en plus du vocabulaire usuel, quelques expressions plus significatives. En voici un échantillon :

- atta : pour attends.. je te cherche un truc, je réfléchis...
- dsl : désolé, peut aussi s'écrire avec un smiley :-(
- bjr : bonjour, mais on peut dire lo pour hello, lu pour salut ou bonjour tout simplement ou encore bjr tlm mais c'est moins apprécié
- bn : bonne nuit, on dit aussi nenuit
- arf : onomatopée signifiant qu'on est contrarié, déçu, se dit aussi erf
- arghh : ou grrr indique qu'on est rudement en colère ! Ex : arghh j'ai foiré mon install ubuntu
- hu hu : ou ha ha ou hi hi ou mouah ha ha, signifie qu'on rigole franchement. Peut se traduire aussi par lol (lot of laughs) par mdr (mort de rire) ptdr (pété de rire) ou par le smiley :-D
- je re : ou jre signifie qu'on quitte temporairement le salon, mais qu'on compte revenir, donc, quand on revient, on ne dit pas bjr mais re évidemment !
- mici : pour merci
- nan : pour non - ces deux derniers ressemblent à la prononciation orale
- oki : au lieu d'ok, un des rares exemples de jargon plus long que l'original
- osef : on s'en fout (pas longtemps que je le connais celui-là)
- tkt : t'inquiètes
- vi : ou vi vi pour oui
- +1 : signifie qu'on est tout à fait d'accord avec ce qui vient de se dire, une forme d'incrémentation !
- a tte : à tout à l'heure, peut être remplacé par a+ @+ ou tout simplement par +++
- geta : plus rare, signifie Google est ton ami.. s'adresse à quelqu'un qui pose une question avant d'avoir cherché tout seul une réponse. On peut dire aussi, tu n'as qu'à googler.

Et il y en a d'autres ! Sachant que tout groupe humain se fabrique une sorte d'auto-langage, soit pour se cacher des autres (ce qui n'est pas le cas ici), soit pour se forger une sorte d'identité par un dialecte commun, les cyber bulles peuplées des pratiquants des chans IRC ou des messageries instantanées ont fabriqué le leur.

Les smileys en font partie aussi, et là le choix est vaste... Vous pouvez même en inventer, tiens en voilà un : (*)~(*) il veut dire quoi ? Cherchez...

14 janv. 2007

IE7 Grrrrrrr.........

Internet Explorer, le cauchemard des webmestres ! Ce diable de navigateur a deux caractéristiques inconciliables, celle d'être le moins conforme aux standards du Web, et celle d'être le plus utilisé. Donc, si vous faites un travail précis, bien léché, avec des feuilles de style tout à fait conformes aux recommandations du w3c, vous avez toutes les "chances" que IE les interprête à sa façon... tandis que Firefox, Konqueror, Safari, etc.. les comprendront aisément. Alors, que faut-il faire ? Coder "salement" son html et ses css pour convenir à Môssieur IE ? Ou ruser ?
On pourrait évidemment décider qu'on s'en fout, et que tout le monde n'a qu'à passer à Firefox, mais alors, la majorité des visiteurs, ceux qui ignorent qu'il existe d'autres mondes que celui que leur propose leur machine par défaut, verront des pages moins belles, voire illisibles dans certains cas. Donc, on fait avec, en grognant...
Puis, arriva Internet Explorer Septième du nom, précédé d'une réputation de convivialité, beauté, ergonomie, même que, vous ne savez pas, on peut ouvrir plusieurs onglets dans la même page !! Euh.. Firefox et Mozilla avant lui, font ça depuis longtemps.. ricanaient les autres, les ceusses qui ont bien compris qu'utiliser un navigateur moderne est tout de même mieux et plus "secure", comme on dit en engliche. En plus, il reconnaît la transparence des .png ! Oui, oui... Grande nouveauté, parce que jusqu'à IE6, quand vous insériez un .png, il était tout entouré de gris alors qu'il aurait du être transparent. Par contre, il digère mal certains .gif... on ne peut pas tout avoir ni trop lui demander. Pour le reste, les borders en css par exemple, c'est pas encore tout à fait ça.. allez, ça viendra, dans IE10 sans doute ! Quand Firefox version x en sera à fonctionner télépathiquement !

11 janv. 2007

Visite du GANIL à Caen

(Grand Accélérateur National d'Ions Lourds)
D'abord, un grand merci à René Brou, qui a permis cette visite détaillée, et à ses deux collègues qui ont accompagné les visiteurs en leur fournissant toutes les explications qu'ils souhaitaient.
Une visite impressionnante au milieu de ces gigantesques machines dont le but est de capter les secrets de l'infiniment petit. Quelle complexité ! Depuis la machine elle-même, dont les détails de fonctionnement vous sont clairement expliqués sur le site du GANIL , jusqu'aux salles d'expériences où l'informatique (Linux-Fedora) est omniprésente tant pour le pilotage et le réglage des différents processus, que pour l'analyse et la sauvegarde des données.
Les installations du GANIL reçoivent aussi des chercheurs étrangers, une maison d'hôtes est à leur disposition, et emploie 200 personnes pour son fonctionnement et sa maintenance.

Quelques photos :
De haut en bas :
- La salle de contrôle
- Le trajet du flux depuis la source et l'extérieur d'un des cyclotrons
- Les murs de neutrons





10 janv. 2007

Une journée bien remplie



Tant qu'à faire que d'aller à Paris du fond de ma province, faut rentabiliser son temps !

A la Cité des Sciences, il y a beaucoup de choses à voir et à faire, certes, mais il y a aussi la Géode, seule dans son genre depuis la fermeture de son homologue à la Défense. Quand on a un emploi du temps pas trop serré, il est préférable de faire des réservations d'avance, ce qui permet de choisir le ou les films qu'on veut voir aux heures qui conviennent. Sur place, on récupère les billets et il n'y a plus qu'à s'installer à la meilleure place : au milieu, juste au-dessus du trou central où se trouvent les ordinateurs de contrôle (conseil d'un employé de la Cité des Sciences que j'ai immédiatement suivi). Le premier film retraçait l'épopée de Spirit et Opportunity sur Mars, avec les images impressionnantes que la Nasa avait montrées à cette époque. Et le second, sur la descente du Nil bleu, depuis l'Ethiopie jusqu'à Alexandrie, avec ses rapides, ses chutes, et les paysages étranges traversés.

On sort de là un peu "sonnés" tant on est immergé dans l'image et le son.. mais la traversée dans sa longueur du Parc de la Villette remet les idées et le cerveau en place ! La Cité de la Musique ? Un bâtiment moderne, d'architecture un peu.. contournée (faut déjà trouver l'entrée), dans lequel se trouve un étonnant musée des instruments de musique fort riche. On y découvre des instruments rares, des cistres, des pochettes (minuscules violons), d'énormes archi-luths, et l'impayable octobasse dont actuellement une seule personne au monde sait jouer ! Pour tous les détails sur ces instruments, comme il était interdit de prendre des photos, référez-vous à Wikipedia ! On y voit aussi de merveilleux clavecins, des piano-forte, des clavicordes, et les doigts démangent... de les essayer ! Donc, sur plusieurs niveaux, beaucoup de choses à découvrir, en regrettant toutefois qu'on ne puisse pas entendre le son de ces instruments...

De la Porte de Pantin à Denfert-Rochereau, il y a... beaucoup de stations de métro, certes, mais ça permet aussi de récupérer ! On termine par la conférence mensuelle de l'Institut d'Astrophysique de Paris où Madame Frances Westall parle avec un délicieux accent anglais (elle est sud-africaine) de la recherche de l'origine de la vie, déplorant, en particulier, d'être trop "vieille" pour espérer aller sur Mars (tiens, j'en connais une autre..)

Donc, la boucle est bouclée : on commence la journée sur Mars, et on la termine aussi sur Mars...


A noter deux détails amusants : sur les images du film de la Géode, quand on voit la salle de contrôle de la Nasa, sur les écrans de certains ordinateurs, on voyait... le panel d'XFCE !! Et, à la billeterie de la Cité de la Musique, la pauvre employée était aux prises avec son ordinateur, planté, pour une sombre cause de carte graphique que Windows ne reconnaissait plus... Non, je n'en tire pas la moindre conclusion !!!

5 janv. 2007

Escapade à Dijon

Pourquoi Dijon ? A l'origine, pour visiter une remarquable exposition intitulée "Visions du déluge" au Musée Magnin . Très belle et très riche exposition, très riche musée aussi, rempli d'oeuvres fort intéressantes, dans un cadre magnifique. Mais il y a aussi le Musée des Beaux-Arts , installé dans une aile du palais Ducal, et là, il faudrait plusieurs jours pour tout découvrir et admirer ! La salle des gardes est remarquable, avec les tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, dont les pleurants en albâtre sont si expressifs, et trois retables exceptionnels devant lesquels on pourrait rester de nombreuses heures à observer tous les détails.

Le Palais Ducal, la cathédrale St Bénigne et son étonnante crypte, l'église St Michel, Notre-Dame, les quartiers anciens avec leurs maisons à colombages et leurs splendides hôtels particuliers, sans oublier le pain d'épice, la moutarde, la crême de cassis et... les vins de Bourgogne évidemment.

Donc, Dijon est une ville à découvrir, tout près de Paris par le TGV, et qui mériterait plus qu'une "escapade" !


1 janv. 2007

Les cartes de voeux

Autrefois, enfin, depuis l'invention de l'imprimerie et de la poste tout du moins, on envoyait des cartes de voeux, entre le 15 décembre et la fin janvier. Coutume immuable à laquelle il n'était pas de bon ton de déroger, la tata n'aurait pas du tout apprécié de ne pas avoir sa carte, il fallait répondre, et la "bonne éducation" de l'époque prétendait que c'était aux plus jeunes d'envoyer leurs voeux en premier aux aînés ! L'âge aidant, on répondait plus qu'on n'envoyait, mais tout de même, il fallait aller acheter des cartes, les rédiger, les mettre sous enveloppe, trouver un timbre, aller à la poste...

Petit à petit, les cartes disparaîssaient au profit du téléphone, plus facile, plus rapide, même s'il n'était pas vraiment utilisable entre ceux qui habitaient différents fuseaux horaires, mais le facteur avait moins de travail !

Et puis vinrent les nouvelles technologies... Les possesseurs de téléphones portables utilisèrent SMS, MMS, et autres voeux en vidéo et en visiophonie, et d'autres (les mêmes souvent) se servirent du mail, bien entendu, facile, rapide, pas cher, se jouant des heures et des distances, envoyé de n'importe où pour s'en aller n'importe où dans le monde, sans oublier les différents sites proposant l'envoi de cartes de voeux gratuitement à une ou plusieurs personnes, trois clics, et c'est parti !

Celle que je vous envoie à vous tous, qui avez la gentillesse de lire ces pages et de les commenter, vient de L'Internaute un site dédié à ce genre d'envoi. Donc, bonne et belle année Séverine, Olivier, Vincent-Xavier, Bodha, Antoine et les autres, et merci de votre fidélité et de votre amitié.