21 juil. 2012

Les hymnes nationaux

Les Jeux Olympiques ne vont pas tarder à commencer, et l'on va entendre les hymnes des pays dont les athlètes sont vainqueurs des épreuves. C'est toujours amusant d'écouter les différents hymnes des pays de la Terre (*). Le nôtre évidemment, dont la musique est remarquable, et les paroles.... enfin, elles sont historiques ! Mais certains autres aussi sont originaux. Par exemple, celui d'Afrique du Sud, dont la musique est émouvante ; les paroles sont successivement en xhosa, Zoulou, sotho, afrikaan et anglais.... à l'image de ce pays "arc en ciel" où il y a 10 langues officielles ! Les amateurs de rugby le connaissent forcément.

L'hymne américain, comme l'hymne allemand, sont aussi fort connus par les sportifs (et les autres aussi évidemment). Quant au "God save the Queen", je me souviens qu'autrefois, on le chantait en Angleterre au début des séances de cinéma, enfin, ça remonte à..... la préhistoire, donc, ce n'est peut-être plus vrai maintenant. J'avais aussi avoir appris l'hymne italien au lycée quand j'étudiais cette langue, mais je préfère l'hymne espagnol, même si je ne comprends pas les paroles, ou celui du Portugal qui est martial et harmonieux, ce qui n'est pas toujours le cas.

Plus au sud, l'hymne du Maroc est original, et celui d'israël a un air de "déjà entendu", que son histoire explique. Très belle mélodie en tous cas ! Vous pouvez l'écouter sur le lien ci-dessus.

 Comme on n'a plus Encarta pour écouter tous ces hymnes, on peut les trouver sur Youtube, avec de nombreuses interprétations, en attendant de les entendre à Londres, pour ceux qui suivront les Jeux. J'ignore si les athlètes belges vont monter sur le podium ou pas, mais au cas où ce ne serait pas le cas, voici leur hymne, la Brabançonne, aussi beau qu'entraînant.





(*) Pour l'instant, je n'ai pas encore pu récupérer l'hymne du pays d'Olympus Mount sur mars, mais ça ne saurait tarder...


Et au passage, une bizarrerie de la langue française, on parle d'hymne au féminin quand il s'agit de religion, tous les autres sont masculins. 

18 juil. 2012

Les homonymies sont un véritable cauchemar


Quand on parcourt l'état de l'Alaska, afin de créer des articles dans Wikipédia sur la géographie locale, on se heurte à une multitude d'homonymies, et c'est le cauchemar. Par exemple, la rivière Togiak prend sa source dans le lac Togiak , traverse le parc national Togiak , et se jette dans la baie Togiak laquelle est située près du village de Togiak ..... Je n'ai pas encore trouvé de glacier Togiak, et comme il n'y a pas de routes dans ce coin, je ne risque pas de rencontrer une route Togiak, coup de pot !

Alors, il faut commencer par répertorier tous les homonymes,  créer la page d'homonymie et choisir le titre d'article le plus pertinent afin de différencier les pages sans oublier d'apposer le modèle homonymie sur toutes les pages en question. Quand il y a plusieurs rivières qui portent le même nom, faut observer de quelle autre elles sont les affluents, parce que, par exemple, des rivières appelées North Fork, j'en connais au moins quatre... (et je ne parle pas de la douzaine de Birch Creek que j'ai, pour l'instant, renoncé à traiter, ni des Salmon Rivers qui sont légion). Il ne faut pas non plus oublier de faire une recherche sur le mot, parce qu'il ne faudrait pas qu'il y ait un homme, ou un film, ou je ne sais quoi d'autre qui porte le même nom. Et comme c'est pas joli de laisser trop de liens rouges dans une page d'homonymie, faut s'atteler à écrire ou traduire les articles manquants, le tout sans s'emmêler les pieds dans les noms, les redirections, et autres chausse-trappes syntaxiques wikipédiennes.

Je disais dans le billet précédent qu'il ne me restait qu'environ 200 rivières, mais si, pour chacune, je rencontre la baie, l'île ou le village homonyme, je serais morte avant d'avoir fini !! D'accord, nul n'est indispensable à l'avancement du projet....

L'image d'illustration provient de Wikimedia Commons, elle illustre l'article sur le village de Togiak, mais je l'ai améliorée, elle était un peu floue (encore quelqu'un qui a tort de ne pas suivre l'atelier du mardi de Microtel...), par contre, je ne l'ai pas uploadée à nouveau, parce que c'est encore plus ch**** euh, compliqué... que de gérer les homonymies !

Le pain quotidien

Une fois le 14 juillet passé, et jusqu'au 15 août, la France vit au ralenti. Tiens, par exemple, trouver du pain. Ce matin, première boulangerie fermée pour cause de vacances. C'est normal, tout le monde y a droit, je pousse un peu plus loin, au bourg d'à-côté. Ah, jour de fermeture... Bon, je n'avais qu'à le savoir. On reprend la voiture pour aller à un troisième endroit : travaux, le magasin profitant de cette période calme pour remettre la boutique à neuf, normal aussi, c'est le bon moment de faire ça. Plus question de retourner chercher la voiture pour aller plus loin, tant vaut prendre ses deux pieds, ça ira aussi vite.. Et là, miracle, la quatrième était la bonne ! Heureusement que les congélateurs existent, parce que j'f'rais pas ça tous les jours !!

Allez, je retourne à ma torpeur estivale, et à mes rivières nordiques ! Après tout, il doit m'en rester un peu moins de 200... seulement...

13 juil. 2012

Une belle promenade mélancolique

Le cimetière de Père lachaise, dans l'est de Paris, est un parc de plus de 40 hectares qui monte le long de l'ancienne butte Mont Louis. Ce lieu héberge, depuis le début du XIXe siècle, de vénérables tombes occupées aussi bien des gens connus que des inconnus voire des familles éteintes depuis des lustres. Un grand jardin, avec des allées pavées bordées d'étranges mausolées, d'immenses arbres dont les racines disputent l'espace avec des pierres tombales qu'elles brisent. Du silence aussi, même si les visiteurs sont nombreux, mais c'est si grand, et il y a tant de passages calmes.

Bien sûr qu'on y vient pour visiter les sépultures de personnages célèbres, Chopin, Piaf, Géricault, Bécaud, etc.. Mais l'essentiel n'est pas seulement là. Il est dans cette atmosphère paisible, dans l'infinie tristesse des vieilles tombes moussues que plus personne ne vient voir, dans le calme ambiant, dans le côté paisible des allées entre pavés et arbres, qui donnent à cet endroit un charme qui n'a rien de morbide.

On y rencontre de simples dalles de granit avec un ou plusieurs noms gravés, mais aussi des monuments funéraires pour lesquels on ne sait plus s'il s'agit d'une tombe, d'une oeuvre d'art, ou d'une véritable église, avec portes en bronze, pleureuses sculptées, cariatides, vitraux, etc... Et quand on lit les noms et les dates sur les tombes les plus anciennes, on se demande s'il existe encore des vivants qui se souviennent que leurs ancêtres reposent là.

Au fil des allées pavées


La tombe du peintre Géricault

Tombes abandonnées

Au fait, si vous voulez être enterré là, faut être riche, environ 10.000 euros pour deux mètres sur un... rien que pour l'emplacement, le reste (creusement, monument..) en supplément, bien sûr, et aux tarifs "parisiens" des marbriers et autres prestataires qui font payer le "privilège" d'avoir là sa dernière demeure.

10 juil. 2012

Mes chères voisines


Tiens, v'la l'humaine qui se promène, allez, venez les filles, on va la saluer, comme elle a peur de nous, ça va être marrant. Vous allez voir, elle va reculer si nous sommes trop près de la clôture...


Eh, c'est pas la peine de me marcher sur les sabots, y a de la place pour tout le monde ! 

Problème résolu

Dans un post précédent, je sollicitais l'aide de mes fidèles lecteurs pour trouver sur Internet, des films à acheter afin de les visionner sur la tablette. Je voulais pouvoir les lire sur l'ordinateur aussi, et les conserver pour les regarder ultérieurement, donc, la location ne me convenait pas. Je cherchais plutôt des documentaires, et tout particulièrement la fameuse série télévisée "Des trains pas comme les autres" parce que j'aime beaucoup les trains, et les voyages aussi.

Et mon appel a été entendu (c'est bien d'avoir de bon(ne)s copains/copines compétentes dans ces domaines..). Sur le site de l'INA, on peut acheter toutes sortes de films dématérialisés, dont mes fameux trains pas comme les autres. Il y a un grand choix, et les prix sont très modiques (2,99 euros, rarement plus). En plus, ils sont "garanti sans DRM" ! Allez, on y va, en commençant doucement tout de même, déjà voir si ça marche, et si tablette et ordinateur veulent bien les lire.

Choix rapide, paiement sécurisé classique, et voilà, les deux films sont bien commandés, il n'y a plus qu'à les télécharger.

Mais, l'interface chaise-clavier a ses faiblesses... et n'avait pas compris du premier coup qu'il ne suffisait pas de cliquer bêtement sur le lien "télécharger", mais de passer par un clic droit pour "enregistrer la cible sous"... Sauf que, elle ne savait pas non plus comment on pouvait faire un clic droit sur un clavier tactile.. Le flottement n'a pas duré bien longtemps, d'autant plus que le service client de l'INA répond par retour de mail avec des explications très précises, et en avant pour télécharger les deux films.

Et ça marche ! J'ai mes deux films, sur les deux machines. Quant à savoir s'il est mieux de télécharger directement sur la tablette, ou de transférer via clé, carte SD ou bluetooth, depuis l'ordinateur, ce sera vu à l'usage, et surtout aux circonstances. Ce n'est pas un problème, ce n'est qu'un choix à faire.

Voilà donc une tablette qui va pouvoir vivre en autarcie un bon moment, et un grand merci à tous ceux qui m'ont donné des liens aussi intéressants.

Bon, maintenant, il me faut trouver comment éviter les affreuses traces de doigts sur l'écran, parce que, même en se lavant et se séchant soigneusement les mains avant l'usage, un glisser déplacer dans le gestionnaire de fichiers laisse une abominable traînée.... Quoi... Qui ose dire que c'est bien une préoccupation de bonne femme ça ??

8 juil. 2012

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?

Une panne logicielle, à ce qu'il paraît, a privé pendant une journée (6 juillet), les clients d'Orange de téléphone et d'internet mobiles. J'ai appris ça par le nombreux tweets qui ont défilé tout au long de l'après-midi et de la soirée. Personnellement, je ne m'en serais pas aperçue sans ça, parce que l'ASDL maison via Orange fonctionnait parfaitement, et que mon téléphone dépend d'un autre opérateur. Mais, en dehors de toute considération personnelle, qui n'a aucun intérêt, ça m'a quand même fait réfléchir sur la place prise par ces deux moyens de communication dans la vie tant professionnelle que privée actuellement.

Deux choses jusqu'ici étaient prioritaires pour assurer la vie quotidienne de l'homme occidental du XXIe siècle : l'eau et l'éléctricité. Quand, à la suite de graves accidents comme des inondations ou des tempêtes, les personnes sinistrées en sont privées, ce sont les premières que les techniciens s'efforcent de remettre en place le plus rapidement possible. Sans électricité, on ne peut plus s'éclairer, se chauffer, éventuellement cuisiner. Sans eau, on ne peut plus utiliser les sanitaires, ni se laver, ni boire. On pourrait y rajouter l'essence, qui permet de se déplacer, en attendant l'avènement de la voiture électrique, mais à ce moment-là, on reviendra au cas précédent.

Et le téléphone ? On oublie que la ligne téléphonique dans toutes les maisons est chose récente à l'aune de l'Histoire. Le "22 à Asnières" ne date que des années 60. Tout juste après la Guerre, peu de gens disposaient du téléphone à domicile  en France, et pendant encore bien des années, "obtenir la tonalité" était quelque chose de long, d'hasardeux, et parfois d'impossible. Si la technologie existait depuis très longtemps (il y avait 1 abonné pour 183 habitants en 1912), l'ouverture à tout le monde n'a vraiment pris son essor que dans les années 1970, soit, une grosse quarantaine d'années seulement.

Quant à Internet, à la téléphonie mobile, et à l'association des deux, là, c'est très très récent, même si le nombre d'équipement des professionnels et des particuliers est exponentiel. Mais c'est devenu tellement indispensable, incontournable, qu'une panne de quelques heures plonge les usagers dans un traumatisme profond.

Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Internet mobile et téléphone intinérant sont-ils aussi vitaux que l'eau, le gaz et l'électricité ? Pour certains professionnels qui ont besoin d'être joints n'importe quand et n'importe où, certainement, mais pour de nombreux autres, j'ai quelques doutes... Un tweet ou une mise à jour de sa page Facebook n'ont jamais rien d'urgent, un SMS à sa copine non plus, d'autant plus que ni Internet via Orange, ni le téléphone via d'autres opérateurs n'était coupés, donc, il y avait certainement moyen, en cas d'absolue nécessité, de se dépanner.

Je n'ai pas dit "comment on faisait avant ?"... qui fait un peu trop "de mon temps...", mais on peut se demander quand même comment on pouvait vivre, tiens, par exemple en Auvergne, à la fin des années cinquante, quand de nombreuses maisons rurales n'avaient pas l'eau courante, ni l'électricité, et encore moins le téléphone.... Mais d'un autre côté, comment pourrais-je rédiger ce billet si je n'avait ni le courant électrique, ni Internet ??

Le progrès technologique nous rend-il dépendant ? J'en suis persuadée, mais est-ce entièrement de notre faute ? Nos ancêtres se passaient d'électricité, mais utilisaient d'autres moyens pour se chauffer, sauf que maintenant, aller chercher du bois, le fendre, le stocker et le brûler dans la cheminée n'est pas envisageable dans un appartement de ville... Et quand on voit que, des impôts que l'on déclare sur Internet, jusqu'aux relevés de sécu que l'on vous incite fermement à récupérer sur leur site plutôt que de réclamer un papier, en passant par les réservations de train ou similaires, on va avoir de plus en plus de mal à se passer d'Internet... Et quid quand on fera ses achats directement avec son téléphone, sans sortir sa carte bancaire ou son porte-monnaie ?

Alors, quand on "oblige" le consommateur à certaines pratiques, eh bien il faut "assumer" en amont, éviter autant que faire se peut, les pannes, et si elles se produisent, y remédier avec célérité, comme le font actuellement ERDF ou les syndicats d'adduction d'eau, mais c'est vrai qu'ils ont des décennies de pratique et d'expérience, eux !

5 juil. 2012

J'inaugure, tu inaugures, nous inaugurons

Avec l'approche des vacances, la vie politique locale s'accélère : trois inaugurations dans la même journée ! Alors, comment ça se passe ?

Tout le monde se rassemble, papote, s'embrasse, discute, se donne des nouvelles, puis, les notables s'approchent du ruban, et le coupent officiellement, avec distribution d'un morceau à chacun s'il le souhaite. Ensuite ce sont les discours, et chaque personnalité y va du sien : maire du lieu, président de la communauté d'agglomération, président du conseil général (qui est aussi député), président du conseil régional (qui est aussi sénateur), député de la circonscription, et parfois un des acteurs principaux de la réalisation que l'on inaugure. On applaudit, et.... on se rue sur le buffet !

Le ruban va être coupé

Chacun y va de son discours

Avant la ruée.....

Beau choix, non ?

Les premiers canapés, servis vers midi, sont très appréciés, le jus d'orange bien frais aussi, quand on est resté debout sous le soleil, mais il est vrai qu'à la troisième cérémonie, vers 17h, la ruée s'affaiblit... Et les discours semblent moins longs...

On se demande pourquoi en fin de journée on a mal aux jambes et pourquoi les jupes et pantalons du commerce sont toujours trop petits !!



Help !

Comment fait-on pour regarder un film sur la tablette ? Ou plutôt, où peut-on en trouver ? Non, non, je ne parle pas de piratage d'oeuvres numériques par des moyens détournés, je parle d'un achat comme on achèterait un DVD dans le commerce. Parce que les ultra-portables, et autres tablettes, n'ont pas de lecteur de DVD, donc, on ne peut pas emporter ses propres galettes.

J'avais tenté, quand j'utilisais l'eee, d'encoder mes DVDs, mais j'ai vite renoncé. Déjà, pour certains, c'était totalement impossible, parce que tout le monde sait que l'utilisateur honnête est la première victime des DRM (les autres savent les contourner) qui l'empêchent d'utiliser ce qu'il a déjà payé, souvent assez cher, comme il le souhaite, sur son ordi avec lecteur ou ailleurs. Quand il était possible d'encoder la manoeuvre était très longue, plusieurs heures souvent, fastidieuse, à tel point que j'y ai vite renoncé. Donc, je voudrais pouvoir trouver quelques films, des documentaires de préférence, que je puisse acheter et télécharger directement au bon format, en les payant, comme on le fait pour les livres numériques qui ne sont pas du domaine public.

Il existe sur l'Androïd Market (et ailleurs) des systèmes de location, peu onéreux, certes, mais qui ne permettent pas de conserver le film plus que x jours, et obligent à le visionner dans un laps de temps donné. Ce n'est pas du tout ça que je recherche. Un livre, on le lit, et il arrive qu'on le relise. Un film, ça doit être la même chose. Une musique, on l'achète, et ensuite, on l'écoute autant qu'on veut, ou on encode ses CDs pour les écouter depuis un baladeur, et on peut avoir ses mp3 sur plusieurs machines différentes.

Ah mais, vont me dire ces messieurs de l'HADOPI, mais ces musiques ou ces livres, voyons, si vous les prêtez à des amis, qui eux-même en feront autant, vous tuez les auteurs et les privez de leurs droits, on va vous envoyer la police !!

Ceci est un autre débat. Donc, je reviens à la question. Où peut-on acheter légalement un film dématérialisé ? La Fnac ne semble pas en offrir, Virgin offre une location, pas une vente. Il y a des sites qui en proposent... dont le nom ressemble étrangement à Megaupload... et quelque chose me dit que ce n'est pas tout à fait légal... Mais étant totalement novice, je suis peut-être trop soupçonneuse.

Donc, je cherche essentiellement des documentaires, du genre "des trains pas comme les autres", ou autres films de voyage ou de géographie, que je puisse télécharger en toute légalité, en les payant normalement (sur des sites de confiance tout de même), que je puisse regarder sur n'importe quel ordinateur (de même que je peux lire un livre dans le train, dans ma cuisine, ou... aux W-C, et le relire deux ans plus tard !). Alors, si vous passez par là et que vous ayez quelques idées sur le sujet, elles sont les bienvenues. Parce que, c'est quand même compliqué d'être honnête !

2 juil. 2012

Samsung Galaxy Tab ... Premiers pas

C'est pas tout d'avoir une belle tablette toute neuve, il y a quand même quelques trucs à faire ou à apprendre à faire. Changer le fond d'écran, organiser ses icônes des applications existantes, installer quelques indispensables (un éditeur de textes par exemple, hélas, pas Emacs, qui n'existe pas pour ce genre d'appareil..), ça c'est pas trop compliqué. Mais ensuite ? Comme cet outil est en fait un ordinateur qu'on emporte partout avec soi, il faut qu'il contienne quelques fichiers que l'on puisse consulter en dehors de toute connexion Internet, comme des e-books, des mp3, quelques images aussi, et autres documents utilitaires que l'on pourrait avoir à regarder. Donc, comment on transfère un fichier depuis l'ordinateur de la maison jusqu'à la tablette ?

Il y a plusieurs solutions : par usb, via un câble ; par dépot sur une clé usb et transfert ; par wi-fi ; par bluetooth, etc.. Allez, j'essaye cette dernière solution, avec d'autant plus de curiosité que je n'avais jamais auparavant utilisé ce type de liaison. J'avais juste une vague idée qu'il fallait que les deux machines fassent connaissance.... Donc regarder les entrailles du Mac déjà, dont l'OS, très ancien (5 ans en arrière, c'est la préhistoire pour l'informatique), me proposait plusieurs type d'appareils avec lesquels il voulait bien communiquer, un casque audio, une souris, un PDA, mais évidemment pas une tablette, dont l'existence lui est bien postérieure. Peu importe, on continue. Trouver dans les paramètres de la tablette où se trouve le bluetooth, l'activer (suffit d'un clic, non, pardon, d'une pression du doigt), et, après quelques tâtonnements de l'interface chaise - clavier tactile, les deux machines acceptent d'engager la conversation.

Maintenant, fallait comprendre comment on transférait un fichier. Et là, si j'ai sottement hésité parce que je cherchais bien plus compliqué, il suffit de ... cliquer sur transférer un fichier dans le menu bluetooth du Mac ! La tablette, de son côté, s'aperçoit que quelque chose lui arrive, bippe et me demande respectueusement si elle doit l'accepter. Oui, tu peux ! Fichier bien arrivé me disent les deux machines synchrones.

Parfait, mais où qu'il est mon fichier ? Parce que l'arborescence de ma tablette, je ne l'avais pas encore repérée... Comme il y a un truc qui s'appelle "mes fichiers", j'y vais, tiens, il y a justement un sous-répertoire intitulé Bluetooth, avec... mon fichier dedans, que je n'ai plus eu qu'à drag-et-dropper là où je voulais qu'il soit. A ce niveau, c'est pas trop compliqué, figurez-vous qu'on met les e-books dans le sous-répertoire déjà existant intitulé... e-books, par exemple !! Donc, voilà une méthode simple, qui ne nécessite pas d'accessoires.

J'ai donc transféré une de mes photos pour le fond d'écran, parce que ceux proposés ne me plaisaient pas, et quelques e-books en .pdf ou en .epub, lesquels sont apparus, avec leur couverture, sur une étagère de la bibliothèque en bois de merisier verni.... Et c'est là qu'on comprend qu'Apple ait intenté un procès pour contrefaçon à Samsung, parce que c'est tellement Ipad like....

La prochaine expérience concernera sans doute quelques transferts de mp3 qu'il faudra que je recherche dans les entrailles de l'arborescence d'Itunes, mais aussi l'utilisation de l'adaptateur pour clé usb, ce qui me permettra de lire, par exemple, le contenu d'une carte sd avec ma clé multi-cartes. En tous cas, comme on dit outre Atlantique, so far so good !


Comme on peut le voir sur l'image d'illustration, quand il n'y a pas encore trop de traces de doigts (inévitables..), l'écran peut aussi servir de miroir ....

30 juin 2012

Précautions d'utilisation


Dans le guide de prise en main rapide de ma nouvelle tablette, il y a quelques pages pour expliquer l'usage des boutons externes, et la façon d'assembler les câbles pour le rechargement de la batterie ou les transferts. Mais plus de la moitié du minuscule livret est consacrée aux précautions à prendre pour son utilisation. Si certaines sont évidentes et classiques, d'autres sont savoureuses :

- Ne posez pas votre appareil sur une surface inclinée, il pourrait tomber et être endommagé....
- Ne conservez pas votre appareil à l'intérieur de radiateurs, de fours à micro-onde ou d'équipements de cuisine chauffants.....
- Ne mordez pas et ne portez pas à votre bouche l'appareil ni la batterie...
- Ne peignez jamais votre appareil...
et aussi : ne transmettez pas d'éléments protégés par le droit d'auteur ! Aurait-on découvert un moyen nouveau pour éradiquer le piratage ? Tout élément récupéré ou transmis, s'il est protégé par un droit d'auteur, détruira immédiatement votre appareil ..... ?

On se marre ! Par contre, si on veut une notice détaillée, et un mode d'emploi complet, faut aller le chercher sur internet et se l'imprimer, comme d'habitude. C'est vrai que c'est assez intuitif pour qu'on puisse facilement s'en passer, surtout quand on a déjà un smartphone sous le même OS.

Donc, pour commencer, je sors la tablette du micro-onde, je la tiens à bout de bras pour ne pas être tentée de la mordre, je range les pots de peinture inutiles, et on va passer aux choses sérieuses !

29 juin 2012

Les oubliés de la téléphonie mobile

Quand un opérateur de téléphonie mobile annonce fièrement que ses installations couvrent 90 % de la population, il faut comprendre que ceux qui ne sont pas dans une agglomération n'en font pas partie.. Effectivement il se garde bien d'affirmer qu'il couvre 90 % du territoire, ce qui est très différent. Dans certains départements français, 90 % de la population habite dans des villes (grandes ou plus petites), et les 10 % qui restent, récoltent des miettes, quand ils en récoltent. On sait bien que la transparence et l'honnêteté ne sont pas les principales qualités de ces prestataires, mais si on n'est pas soi-même en campagne, loin de l'émetteur, on n'y prête pas attention.


Il y a en France, et pas au fin fond de la Lozère, des zones entièrement blanches, où toute communication par mobile est impossible. Certes, ça ne concerne que peu de monde, mais ce "peu de monde" trouve quand même un peu "gros" qu'on les balaye d'un revers de main comme étant quantité négligeable et qu'il soit tout à fait normal pour eux de chercher à grand peine le seul mètre carré à proximité où leur téléphone affichera une timide petite barre minuscule.

Pour les connexions internet, toujours avec les mobiles, c'est pareil. Proposer des forfaits à 1 Go mensuel à des gens qui ont, de temps en temps, quelques souffles de Edge faméliques à leur disposition, est quelque part un peu malhonnête. Avez-vous déjà essayé d'ouvrir une page web actuelle avec une connexion plus lente que ne l'était le 56 Ko d'antan ?

On peut rétorquer qu'un téléphone mobile, est, par définition "mobile", et qu'il n'est pas destiné à n'être utilisé qu'à la maison. Effectivement, dès qu'on s'écarte de ces zones maudites, et qu'on rejoint le bourg le plus proche, les pages s'affichent correctement, les tweets pleuvent, et les mails aussi. Mais faire plusieurs kilomètres en voiture pour utiliser pleinement son smartphone n'est pas vraiment écologique !! Certes, on peut toujours utiliser le wi-fi, parce que les connexions ADSL sont plus efficaces, même dans la France profonde (avec quelques exceptions, je le sais bien, mais c'est quand même plus fiable que la 3G rurale). Mais dans ce cas, si c'est uniquement pour utiliser Internet à la maison, tant vaut allumer l'ordinateur (ou la tablette), c'est plus confortable.

Donc, faudrait mettre les villes à la campagne, comme avait dit Alphonse Allais il y a bien longtemps, c'est la seule solution, les opérateurs téléphoniques n'étant pas des philantropes, ou des fonctionnaires des PTT ou d'EDF (de l'époque) obligés de desservir les fermes isolées en tant que service public, rien ne saurait les y forcer.



L'image d'illustration représente un paysage du Yukon, lieu tellement sauvage (et magnifique) qu'il n'y avait pas le moindre réseau téléphonique "captable" sur des dizaines de kilomètres. C'est sûr que les opérateurs canadiens, s'ils affirment couvrir 90 % de la population, ne mentent pas, puisque environ 90 % du peu d'habitants habite les deux seules villes qui s'y trouvent, Whitehorse et Dawson. Ils ne sont en tout que 31 000 sur 480 000 km2, dont 23 000 à Whitehorse et un peu moins de 2000 à Dawson. Faites le compte de ce qui reste et de la surface dont ils disposent !!

26 juin 2012

Fils de... Père de...

Il s'agit d'un homme, vivant au début du XVIIe siècle, qui était gentilhomme et soldat, comme beaucoup de ses semblables. Né en 1596, il meurt au combat, dans l'île de Ré, lors d'un affrontement avec les Anglais, en 1627, pendant le siège de La Rochelle. Mort héroïque, spectaculaire ? Même pas..

Alors pourquoi s'attarder sur cet individu qui ne semble pas avoir de notoriété particulière ? Il s'appelle Celse-Bénigne, ce qui n'est pas un prénom courant (*), mais les modes changent, et celui-là a été baptisé il y a quelques siècles. Pourquoi, alors qu'il semble être un parfait inconnu, le rencontre-t-on quand on lit des biographies de personnages célèbres de cette époque ?

Parce qu'il était fils d'une sainte, déjà ! Ce qui n'est pas si courant que ça. Il est le fils de Jeannne-Françoise de Rabutin-Chantal qui sera canonisée, bien après la naissance de cet héritier, sous de nom de sainte Jeanne de Chantal (**). Mais ce n'est pas tout...

Il est aussi le père de Madame de Sévigné, qui a quand même marqué la littérature française par ses lettres pleines d'observations piquantes sur la société de son temps.

Comme quoi, même quand soi-même, on n'a rien fait de rare, on peut passer à la postérité quand on est fils de... ou père de... !


(*) Bénigne est un prénom masculin, et n'est pas ici le féminin du mot bénin. C'est le patronyme d'un saint martyr du IIe siècle. La cathédrale Saint-Bénigne de Dijon est placée sous son vocable. 
(**) Se référer au billet précédent sur Annecy si vous voulez en savoir plus sur cette sainte.
(***) Quant à l'illustration, c'est le seul portrait du personnage que j'ai trouvé, et encore, il est tout rapiécé !! Vous me direz qu'avoir son portrait peint n'est pas le cas de tout le monde, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agissait d'un noble de haut lignage. Plus tard, quand nos descendants voudront parler d'illustres inconnus, ils auront Facebook pour illustrer leurs billets, ce sera plus facile !

22 juin 2012

Escapade savoyarde


Une bien jolie ville Annecy, au bout d'un TGV qui n'est pas TGV jusqu'au bout, mais ça permet d'admirer le paysage en longeant le lac du Bourget, située à l'extrémité d'un lac aux couleurs changeantes, bordé de montagnes et de beaux villages.

C'est une ville, fort prisée des touristes, on y entend parler toutes les langues. Dans la vieille ville, il y a quasiment un restaurant pour chaque pas de porte ! Quant aux marchands de glace, ils sont fort nombreux. L'un d'eux, avait toujours la queue devant son éventaire, j'y ai compté jusqu'à 20 personnes qui attendaient leur tour, alors qu'il y avait 4 commerces semblables à moins de 50m...

La vieille ville, avec le Thiou et les autres canaux est très pittoresque (même s'il y a énormément de monde), le château et le palais de l'Ile fort intéressants à visiter, et de nombreux bateaux permettent de longer les rives du lac tranquillement, sans la moindre vaguelette. On y rencontre aussi deux saints célèbres : sainte Jeanne de Chantal et saint François de Sales et plus prosaïquement, on y trouve d'excellents reblochons et autres tomes...

Quelques vues locales, sous un temps variable.


La vieille ville et le Thiou

Le palais de l'Ile

En arrivant à Talloires

Le château de Chateauvieux à Duingt



16 juin 2012

Les oreilles de nos ancêtres

Actuellement, dans toute salle de réunion, il y a des micros et des haut-parleurs, afin que l'auditoire puisse entendre ce que dit l'orateur, et éventuellement, participer, avec des micros baladeurs, à l'exposé. C'est devenu tout à fait habituel, on n'imagine pas une salle qui n'en serait pas équipée, et quand ça ne marche pas tout à fait bien, tout le monde est désemparé, on n'entend plus rien !


Mais comment faisait-on avant l'invention de ce matériel ? Comment Cesar faisait-il pour haranguer ses troupes ? Avait-il une voix de stentor ? Et Jésus quand il s'adressait aux foules ? Plus près de nous, Napoléon a bien du faire des discours et les tribuns du XIXe siècle aussi ! Alors, comment se faisaient-ils entendre ?

Il paraît que l'acoustique des théâtres antiques était justement conçue, dès la construction, pour que l'acteur qui murmurait soit entendu tout en haut des gradins. Je me souviens aussi des dames poinçonneuses dans le métro parisien qui discutaient de part et d'autre des quais et des voies, sans avoir vraiment à hausser le ton, les voûtes de la station leur renvoyant le son de leur conversation. Dans les églises aussi, autrefois, le prêtre était juché sur la chaire, au milieu de la nef, surmontée d'un abat-son, afin que son homélie soit entendue par tous les fidèles. C'est certainement ainsi que Boussuet prononçait ses fameux sermons. Maintenant, le curé a un micro-cravate et les paroissiens du fond de l'église l'entendent grâce aux haut-parleurs accrochés aux piliers...

Que l'architecture du lieu ait été conçue pour, ou que des aménagements aient été prévus, je veux bien, mais en dehors de tout lieu prévu habituellement pour ce genre de discours ? Jésus, sur sa barque, parlant aux gens qui l'écoutaient au bord du lac de Tibériade ? Camille Desmoulins haranguant les foules, grimpé sur une chaise dans les jardins du Palais Royal ? Les orateurs avaient-ils une voix particulièrement puissante et leurs auditeurs une oreille aiguisée ? Ou alors, seuls ceux qui étaient devant entendaient, et racontaient aux autres ?

Dans le Journal de Mickey de mon enfance, il y avait une bande dessinée qui revenait à chaque parution. Mickey était mystérieusement transporté dans une période historique passée, et changeait brutalement d'époque quand il recevait un coup sur la tête. Tiens, j'aimerais bien recevoir un coup sur la tête pour écouter Cicéron ou Du Guesclin en "direct live" et sans micro !

14 juin 2012

Comparaisons climatiques

C'est amusant de suivre la météo sur le téléphone, avec l'application de la chaîne météo par exemple. On peut y indiquer des villes que l'on connaît afin de voir en direct les températures, maximale et minimale, le sens du vent, les éventuels nuages, etc...

Tandis qu'il faisait entre 11° et 20° dans ma Normandie, ailleurs :

Fairbanks (Alaska) : 12°-28°
Chicago (Illinois) : 13°-24°
Vancouver (Colombie-Britannique) : 9°-13°
Ouarzazate (Maroc) : 18°-37°

Dans l'autre hémisphère, mais pour eux, c'est le début de l'hiver, il faisait de 13° à 20° à Capetown (Afrique du Sud).

Qu'est-ce qu'on constate ? Eh bien, qu'il fait nettement plus chaud au milieu de l'Alaska qu'à l'ouest de Paris..... Et comme je surveille tous les jours, je peux vous assurer que c'est la même chose depuis plus d'un mois. Un effet du réchauffement climatique ? Il faisait bien 30° à Québec hier, alors qu'on plafonnait péniblement à un petit 13° chez moi..

Au deux extrêmes, Vancouver, sur le Pacifique, c'est comme Cherbourg ou San Francisco, il n'y fait jamais chaud, mais jamais très froid non plus, et il y pleut énormément ; et Ouarzazate... là, il ne faut pas y aller de la mi-mai jusqu'à la mi-septembre, au moins, si on craint la chaleur, parce que s'il fait un peu moins de 40° en ce moment, ça va encore monter d'ici la fin de l'été. On comprend pourquoi à Tamgroute, qui n'en est pas très loin, mais encore plus près du désert, les anciens habitants vivaient dans des sortes de casbahs souterraines aux murs de pisé, pour se préserver de la chaleur accablante. Les actuels ont peut-être la climatisation ?

Quant à l'Alaska, la période estivale est courte, certes, mais elle peut être très chaude, j'y ai rencontré des températures supérieures à 30° les deux fois où j'y suis allée (en juillet), mais l'hiver est long et rude, -40° est fréquent, sans oublier qu'en janvier, il n'y a que 4h de jour....

En fait, le climat le plus agréable, dans ces exemples (non exhaustifs), c'est au Cap. Jamais trop chaud, comme ça peut être le cas plus au nord, vers le tropique, jamais vraiment froid, une pluviométrie normale, sans excès, un peu de vent (c'est au bord de la mer quand même) quelques journées de brume, mais ciel bleu la plupart du temps. L'été n'y est pas étouffant, et l'hiver n'est jamais rigoureux. C'est là qu'il faut aller !! En plus, il y a du bon vin ! Ils parlent anglais et ils roulent à gauche aussi, c'est sûr, mais nul n'est parfait.

Concernant Vancouver, eh bien, j'en saurai plus dans quelques mois..... Mais en attendant, l'appli de la chaîne météo est bien sympathique, claire et facile à consulter, avec des vidéos explicatives, des alertes détaillées, et de beaux graphismes. Oui, en plus, c'est une application gratuite !! (publicité gratuite aussi, hélas !)

11 juin 2012

La dure loi des élections

Il y avait 12 candidats aux élections législatives dans ma circonscription ! Que de volontaires.... pour un seul poste à pourvoir !

Certains sont des "enfants du pays", connus par leurs activités locales depuis longtemps, d'autres ont été "parachutés" au gré des mouvances politiques et sont de parfaits inconnus, eux-mêmes ne connaissant certainement pas la région qu'il leur a été demandé de représenter. D'autres enfin sont arrivés là, on ne sait comment, représentants de partis politiques confidentiels ou ne se représentant qu'eux-mêmes. Que peuvent espérer ces derniers ? Quand on voit les scores locaux, dans lesquels ils ont obtenu de 1 à 4 voix, ce qui représente nettement moins de 1% des suffrages, ont-ils voulu mettre en pratique l'adage bien connu : "il ne suffit pas s'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer" ? Je me demande quel effet ça doit faire de constater, le dimanche soir, que sur plus de 50000 suffrages exprimés dans la circonscription, on n'ait été apprécié que par 0,4 % des électeurs...

C'est sûr qu'un parfait inconnu, même tout à fait de bonne foi, dont on découvre l'existence en ouvrant l'enveloppe officielle des tracts de candidature, a peu de chance d'entraîner un grand nombre de votes. On comprend en tous cas pourquoi certains d'entre eux font le forcing pour avoir un article sur Wikipédia, ça coûte nettement moins cher qu'une campagne électorale, et ça touche beaucoup plus de gens.

En attendant, dimanche prochain, comme il n'en reste que deux, le dépouillement sera beaucoup plus rapide, puisqu'on n'aura pas une longue liste à cocher ! Et qui sait, dans de prochaines élections, on retrouvera peut-être ces courageux inconnus, à condition de ne pas avoir oublié leur nom d'ici là.

7 juin 2012

Un Pod ?

Kekseksa ? Non, pas un Ipod, un Pod tout court... C'est une petite maisonnette en bois, qui sert à l'hébergement de personnes qui veulent passer une nuit ou deux dans un terrain de camping mais qui n'ont pas le matériel adequat, tente, sacs de couchage, ou caravane. On peut donc réserver un Pod pour deux adultes lesquels peuvent être accompagnés d'un enfant, ou deux, s'ils sont petits. Mais si on y tient facilement debout, ce n'est quand même pas un mobilhome et il ne faut pas espérer y insérer toute une smala !

Donc, on peut y dormir, s'y reposer en mettant les matelas sous forme de canapé, y faire réchauffer son café, ou un plat, puisqu'il y a un micro-onde et un peu de vaisselle, et utiliser les tables et bancs dehors, mis à disposition (ainsi que les installations sanitaires du terrain de camping). Chaque Pod a sa petite allée personnelle, et sa terrasse, c'est joli et sympathique. C'est une excellente alternative à la tente qu'il faut transporter et monter, on y est à l'abri du vent et de la pluie aussi.

Enfin, ce n'est pas cher : 30 euros pour la nuitée, moins cher qu'un hôtel pas cher, et c'est à la campagne en plus... enfin, la nature dépend du terrain dans lequel ces Pods sont installés..

Un Pod vu de l'extérieur

L'intérieur pour le jour

L'intérieur pour la nuit

Alors ça vous tente ? Eh bien, je tiens une bonne adresse à votre disposition !

2 juin 2012

Comment les Romains parlaient-ils latin ?


Nous n'avons hélas pas d'enregistrement de Cesar haranguant ses troupes, ou de Virgile déclamant l'Enéïde, et pourtant, le latin est une langue qui s'utilise encore, et se parle. Mais quelle est la bonne prononciation ? Celle qu'aurait comprise les habitants de Rome et des états de l'Empire Romain ? Comment le savoir ?

En fait, les peuples soumis à l'Empire ont du comprendre et adapter le latin, lequel, au Moyen-Âge était la langue des clercs, des lettrés, de l'église aussi. Mais quand on voit les différences entre les accents dans la même langue, et dans les diverses provinces d'un pays, on peut se demander ce qui a été transmis, et comment la prononciation a pu évoluer entre gens du nord, du sud, ou d'ailleurs.

Actuellement, le latin est surtout employé en sciences naturelles (classifications des plantes et des animaux, et médecine), et par les religieux. Et déjà là, on voit une différence. Le médecin parlera du sacrum (en prononçant sacrom) et le moine psalmodiera credo in unum deum en disant ounoum deoum. Qui a raison ? Lequel est le plus proche de la façon dont César ou Auguste parlait ? Les centurions qui partaient à la guerre lançaient-ils "Ave Caesar, morituri te salutant" ou Ave Caesar moritouri té saloutant" ?

Peut-on envisager une hypothèse ? Les premiers papes, ceux des premiers siècles du Christianisme, qui étaient installés à Rome, devaient parler le latin comme les personnes qui les entouraient, donc, avec la même prononciation qu'eux, ce qui voudrait dire que c'est l'église qui parle le latin oral correctement ? Ou alors, pour mieux distinguer le profane du sacré, rendre à Cesar ce qui est à Cesar et à Dieu ce qui est à Dieu, ont-ils imaginé exprès une prononciation différente ?

N'ayant jamais fait de latin, je ne sais même pas comment on l'apprend à l'école ! Mais je regrette vivement que l'enregistrement du son (et le cinéma aussi d'ailleurs, qu'est-ce que ça aurait pu aider l'Histoire et les historiens) ait été découvert bien trop tard.

Voilà du latin chanté, par des hommes du XXe siècle !

1 juin 2012

Des gens ordinaires

Louis et Zélie Martin étaient des gens très ordinaires. Issus de la bourgeoisie de province, ils vivaient à Alençon, à la fin du XIXe siècle, lui était horloger, elle, dentellière. Ils menaient une vie laborieuse mais plutôt aisée, entre les ouvrières de Zélie, le commerce de Louis, leur famille et leurs enfants. Quand on voit des photos de l'époque, où toute la famille Guérin-Martin pose pour le photographe, on a l'impression de feuilleter l'album de ses propres grands parents : même costume, même sérieux devant l'objectif, même décor.

Ils ont eu neuf enfants, dont quatre sont morts en bas âge, ce qui n'avait rien de surprenant à l'époque. C'étaient des gens discrets, très pieux, ne manquant jamais la messe quotidienne du petit matin, visitant les pauvres et prenant soin des jeunes ouvrières inexpérimentée que Zélie accueillait dans son atelier de dentelle.

Zélie meurt d'un cancer du sein, alors que sa plus jeune fille, Thérèse, avait juste quatre ans. Son mari quitte Alençon pour Lisieux, et, vivant de ses rentes après avoir vendu commerce et atelier de dentelle, il s'occupe de ses enfants. Il voyage en leur compagnie, et visite une partie de l'Europe. Il continue à prendre soin des malheureux, à assister quotidiennement à l'office religieux, jusqu'à ce que la maladie le surprenne à son tour, maladie mentale insidieuse qui l'obligera à être souvent hospitalisé dans une maison de santé. C'est là qu'il mourra.

Leurs enfants ? Il leur restait cinq filles, toutes les cinq sont devenues religieuses. L'une d'elle, la plus jeune, mourra au carmel de Lisieux à l'âge de 24 ans, elle est universellement connue actuellement sous le nom de sainte Thérèse de l'Enfant jésus et, du far-west américain jusqu'au sud de l'Afrique, chaque église catholique possède sa statue ou sa photo.

Louis et Zélie Martin, un couple ordinaire donc, qui a eu une vie banale, semblable à celle de milliers d'autres couples de cette époque, dans leur milieu provincial sans relief particulier. Rien de spectaculaire dans leur vie, ni l'un ni l'autre n'est mort martyr, n'a été emprisonné ou torturé. Ils n'étaient pas de grands mystiques, n'ont pas eu de vision de la Vierge, n'ont pas reçu les stigmates, ils n'ont pas fondé de congrégation religieuse et n'ont pas, de leur vivant, accompli de miracle. Ils n'ont même pas su qu'ils étaient les parents d'une sainte, et pourtant...

Ils ont été tous les deux béatifiés le 19 octobre 2008 à la basilique de Lisieux. En tant que parents de cinq religieuses dont une grande sainte ? Pas du tout ! Ce n'est qu'en 1946 que leur cause a été acceptée par Monseigneur Roncalli, futur pape Jean XXIII, donc bien après la canonisation de sainte Thérèse, leur procès en béatification s'est déroulé jusqu'en 1994, et la guérison reconnue miraculeuse d'un enfant, attribuée à l'intercession de Louis et Zélie Martin a ouvert la voie à leur béatification.

C'était donc un couple de chrétiens normands tout à fait quelconque, pour lequel la ferveur religieuse et l'attention portée aux plus faibles, étaient primordiales, c'est tout....

Je suis très fière d'avoir initié sur Wikipédia l'article concernant Louis et Zélie Martin en juillet 2008, et toute contente de voir les progrès qu'il a fait depuis....