28 mai 2016

Communiquer

En Mai 68.... Mais non, on ne va pas parler politique, ça manquerait d'originalité en ce moment... Donc, en Mai 68, de très nombreux français n'avaient pas le téléphone, et ceux, les veinards, qui en bénéficiaient, n'avaient pas "l'automatique", ce qui veut dire que pour appeler quelqu'un il fallait passer par une demoiselle du téléphone : "Bonjour mademoiselle, je voudrais le 144 à Montauban", et attendre son bon vouloir. Et ceci, pas seulement chez les particuliers, les entreprises aussi, ce qui fait que quand les dites demoiselles étaient en grève, on ne pouvait plus téléphoner ou recevoir d'appels.

Quelque cinquante ans plus tard, on se ballade avec cent grammes de plastique dans la poche avec lesquels on peut joindre le monde entier et être appelé n'importe où et n'importe quand. Certains n'ont même plus de téléphone fixe à domicile, et quand ils en ont, il ne s'agit plus d'un lourd combiné en bakélite noire, mais d'objets légers que l'on déplace partout.

En Mai 68 (et longtemps après d'ailleurs), on écrivait des lettres, sur du papier, avec un stylo, on repliait le papier, on le mettait dans une enveloppe, on collait un timbre, et on allait déposer le tout à la poste ou dans la boîte aux lettres la plus proche. Ceci aussi bien pour la correspondance privée que pour les papiers administratifs divers dont on avait besoin.

Quelque cinquante ans plus tard, on envoie des mails, on y joint des photos en .jpg, on envoie le même courrier à un groupe de personnes, on récupère les formulaires administratifs sur Internet, on les remplit en ligne, on effectue les règlements par carte bancaire directement sur les sites, le tout assis chez soi devant son écran.

En Mai 68, pour organiser quelque chose, pas seulement une manifestation, on se retrouvait dans un café, on discutait, on se donnait rendez-vous quelque part où l'on se rendait en vélo ou en Solex.

Quelque cinquante ans plus tard, on s'envoie des SMS, on lance un appel sur Twitter ou sur Facebook, on discute avec son mobile.

En Mai 68, on dépavait les rues, on culbutait des voitures et on coupait les arbres du boulevard Saint-Michel pour élever des barricades, exactement comme le faisaient nos aïeux au XIXe siècle.

Quelque cent cinquante ans plus tard.... Les moyens pour se faire entendre sont bien différents !

Autres temps, autres moyens de communication.


26 mai 2016

Une profonde tristesse

Une jeune fille de 14 ans s'est suicidée à la suite d'harcèlements sur un réseau social. Non pas par un pédophile ou un adulte lubrique, mais par quelqu'un de son entourage scolaire.

Quand on apprend ce genre de nouvelle, on reste sans voix, on perd tous les mots qu'il faudrait dire, et on a le vertige. Qui savait ? Qui a laissé faire ? Qui a profité de la fragilité de cette petite pour lui faire si mal qu'elle n'avait plus d'issue ni d'espérance ?

Les jeunes savent-ils qu'Internet a une mémoire éidétique, que tout ce qui y est déposé y restera aussi longtemps que le réseau existera, et que ce qui, autrefois, était limité à la cour de l'école et à la rue voisine, est maintenant visible du monde entier ? Qu'il s'agisse de celui qui poste n'importe quelle image sur Facebook ou similaire sans réfléchir aux conséquences, ou de celui qui en profite pour assouvir une vengeance ou simplement et inconsciemment pour rigoler sans mesurer la portée de cette rigolade justement.

Et les parents, les pauvres parents ? En plus d'un immense chagrin, ils se sentent coupables : coupables d'avoir laissé leur fille trop longtemps sur son smartphone ou son ordinateur, de ne pas avoir assez parlé avec elle, de ne pas l'avoir mise en garde, et leur deuil en sera encore plus difficile.

Je me souviens d'un exposé sur les dangers des réseaux sociaux pour les jeunes, où l'on expliquait tout ce qu'il fallait justement expliquer aux jeunes. Une dame, mère d'adolescents, nous avait dit : "mais comment voulez-vous que je fasse ? Je n'y comprends rien à ces trucs !". J'avais suggéré qu'elle avait toujours la ressource de débrancher la box, si elle ne parvenait pas à faire entendre raison à son enfant. Et elle avait été très choquée de mes méthodes coercitives d'éducation...

Donc, il faudrait non seulement tenter d'éduquer les jeunes sur ce sujet, mais aussi les adultes qui les entourent, pour que tous comprennent où sont les dangers, et les risques encourus. Mais je suis bien consciente que c'est quasiment peine perdue... Fréquentant beaucoup Facebook, je vois bien que mes copines de jeu, adultes voire seniors, n'hésitent pas à étaler leur vie privée, à poster des photos de leurs enfants ou petits enfants, sans imaginer ce qu'un pédophile, par exemple, pourrait en faire.

De toutes façons, quelles que soient les causes, quels que soient les éventuels remèdes pour prévenir un tel drame, ça reste une profonde tristesse.

Pas d'illustration à ce billet, le chagrin ne s'illustre pas.

23 mai 2016

Nostalgie

Il y a cinquante ans existait un moyen de transport individuel formidable : peu gourmand en carburant, peu encombrant à stationner, solide, montant gaillardement les côtes sans faiblir, sans entretien coûteux, c'était....

Le Solex

J'en ai eu plusieurs, avec lesquels j'ai crapahuté entre Cévennes et garrigues, du Cirque de Navacelles aux gorges de l'Hérault, sans donner un coup de pédale. En Mai 68, alors qu'il n'y avait plus d'essence nulle part et que les pauvres automobilistes faisaient des queues de plusieurs heures pour récupérer quelques fonds de cuve, je circulais à l'aise avec mon Solex, dont un seul bidon de 2 litres de solexine permettait de faire 100 kilomètres. Un panier sur le porte-bagage, et hop, on faisait le marché sans perdre un temps fou à se garer et sans peiner à apporter des sacs pleins à la voiture. Aucun problème dans les côtes (*), ce qui n'est pas le cas d'un vélo électrique ordinaire (ceux qui sont aux alentours de 3000 euros doivent les monter, mais leur prix est rédhibitoire), beaucoup moins cher qu'un scooter ou une mobylette, et surtout bien plus léger à manipuler et à ranger, c'était l'idéal pour les déplacements de proximité, et évitait d'utiliser une voiture.

Mais ça ne se fait plus ! Et c'est bien dommage, surtout en ces périodes où un hoquet de la CGT suffit à empêcher les gens d'aller acheter leur pain faute d'essence et où la voiture est de plus en plus bannie des villes (rues interdites, parkings prohibitifs et rares, etc.).

Qu'est-ce que j'aimerais retrouver un Solex en état de marche quelque part... Quel dommage que ça ne se fasse plus ! C'est tout à fait ce qu'il me faudrait pour la plus grande partie des fois où je suis obligée de prendre ma voiture. Et s'il pleut ? Voyons, il ne pleut pas toujours en Normandie, parfois même, ça s'arrête quelques heures... Ce qui suffit pour aller acheter le pain ou le journal au bourg le plus proche !



(*) Peut-être pas le Tourmalet, mais je peux affirmer qu'il montait fort bien les pentes du col de l'Asclier, ou... La côte de Rolleboise ! 

19 mai 2016

Une grande découverte

Un tel arc-en-ciel, faut pas le louper ! Photo prise depuis la voiture (non, pas en conduisant... ) juste après l'ondée qui a laissé des gouttelettes sur le pare-brise.

Quand je pense que depuis le temps que j'utilise un téléphone portable, je n'avais jamais pris de photo avec ! En fait, j'avais un APN qui me suivait partout, parce qu'il n'était pas plus gros qu'un paquet de cigarette, et qu'il était donc toujours dans mon sac. Puis, quand j'en ai eu un autre, qui était déjà plus encombrant, je ne le prenais que quand je voulais faire des photos, en vacances, en visitant quelque chose, ou autre.

Seulement voilà, quand il y a quelque chose d'intéressant à photographier, l'APN n'était pas forcément dans le sac, et je ne pouvais donc pas prendre le cliché que je voulais. Et c'est là que je me suis dit que j'avais un téléphone qui faisait ça et que lui, il était tout le temps avec moi, alors, pourquoi ne pas l'utiliser ?

Mais, comment ça marche ce truc, sur quoi il faut appuyer ?? Les familiers des selfies auraient bien rigolé en me voyant ! Eh bien c'est très simple, bien plus qu'avec un compact qui a mille et un réglage, juste une icône marquée "appareil photo" (évidemment..) et un appui léger sur l'icône de prise de vue (non, pas un appui prolongé, sinon, on fait plein de photos identiques..). Vous savez pas ? Eh bien ça marche ! Ouais, et même que c'est plutôt réussi...

Mais c'est pas tout ça, où c'est qu'elles sont mes photos ?? Où me les a-t-il rangées ?? Dans Galerie bien sûr, c'est assez normal d'aller les chercher là. Parfait, seulement, je voudrais les avoir sur l'ordinateur, pas sur le téléphone, trop petit pour bien voir et pas très confortable pour y bricoler dessus si besoin est.

Là, on a plein de choix, envoyer par mail, mettre dans Google Drive, transférer en bluetooth.. Je choisis cette dernière option et hop, voilà deux photos arrivées sur le Mac !

Bon, maintenant que je sais faire des photos avec le tél et les transférer facilement, faudra que je regarde de plus près cet appareil photo inhabituel et ses éventuels réglages, mais tout de même, avoir mis tout ce temps pour m'y mettre, alors que tout le monde fait ça facilement depuis longtemps....

12 mai 2016

Proposition de vacances

Un lieu à découvrir, sa lumière, ses roches étranges, ses promenades dans les dunes et les éboulis.

On vous offre un véhicule tout terrain, l'assurance de l'absence totale de pluie pendant votre séjour, pas de promiscuité, du silence, et l'impression d'avoir perdu un grand nombre de kilos superflus.

Alors, si vous en avez assez du tourisme de masse, si vous ne supportez plus d'avoir les pieds mouillés en permanence, si vous appréciez les endroit originaux encore inexplorés, notre croisière est faite pour vous, n'hésitez pas !

Détails des prestations :

- Voyage (180 jours) compris,
- Séjour minimum de 6 mois en pension complète, nourriture garantie recyclée, 6 passagers maximum,
- Départ de Kourou en Guyane, le 3 janvier 2100 (*)
- Service de conciergerie effectué par des autochtones verts à votre entière disposition,
- Prix : nous consulter...



  • Soyez les premiers à profiter de cette offre découverte, 
  • Soyez les premiers à raconter vos exploits à vous amis, 
  • Soyez les premiers à avoir quitté la terre pour séjourner ailleurs pendant vos congés, 


N'hésitez surtout pas à vous inscrire, les places sont limitées.

Ce sera le voyage de votre vie ! 

Vous trouverez ci-dessous quelques vues de votre environnement là-bas.




(*) Date modifiable en fonction du calcul de la fenêtre optimale de tir

10 mai 2016

Keskifopasentendre

J'étais une cathédrale, je suis devenue le Palais du Peuple, puis une piscine, et suis redevenue une cathédrale, mais il est vrai que je ne suis pas en Europe... 

"L'Europe n'est pas chrétienne, je ne crois pas aux racines chrétiennes de l'Europe" a dit un homme politique (*)

Ah bon ? Alors on se demande d'où proviennent les cathédrales et les milliers d'églises chrétiennes qui émaillent la France et ses voisins européens depuis des siècles ; on se demande pourquoi tant de villes, de villages et de rues portent des noms de saints ; on se demande pourquoi les musées de France, d'Italie, d'Espagne et d'ailleurs exposent des tableaux représentant des scènes religieuses chrétiennes ; on se demande pourquoi tant de musiciens ont écrit des Messes, des oratorios, et autres Stabbat Mater...

Dans un souci de totale laïcité, il faudrait détruire les églises, ou les reconvertir en piscines ou en parking (tiens, c'est ce qu'avaient fait les Communistes à Moscou avec la cathédrale orthodoxe du Christ Sauveur, et, comme c'est étrange, ils l'ont entièrement reconstruite depuis...) ; il ne faudrait pas oublier d'en faire autant avec les synagogues et les mosquées (**), tant pis si pour ces dernières, on reçoit quelques bombes en guise de représailles, on n'a rien sans rien ; il faudrait rebaptiser rues et villes, on parlerait alors de l'équipe de foot d'Etienne, et du Paris-Germain ; il faudrait interdire l'exposition d'œuvres religieuses dans les musées (et en fermer la moitié, puisqu'ils n'auraient plus rien à montrer, ça ferait des économies, et on pourrait les convertir en logements sociaux) ; il faudrait brûler tous les CD de musique religieuse, interdire les concerts et la diffusion radiophonique de ce genre de morceaux.

Ah j'oubliais, faudrait supprimer les jours fériés comme Noël, l'Assomption, la Toussaint, et autres lundis de Pâques ou de Pentecôte, on les remplacerait, pour ne pas déplaire aux travailleurs, par des jours de fêtes républicains, genre fête des enfants, fête du printemps, fête de l'été, qui proviennent, c'est évident, d'une très longue tradition historique dont on ne peut (veut ?) plus se souvenir de l'origine.

Une révolution moi j'vous dis !! Au fait, ce personnage tellement englué dans son idéologie qu'il ne voit pas ce qu'il a devant ses yeux, peut-être habite-t-il rue Saint Dominique ou rue Saint Denis ?? On se marre....

(*) Non, je ne dirai pas son nom, il vaut mieux qu'on ne sache pas qu'il n'a jamais été à l'école, qu'il ne sait pas ce qui s'est passé en France en 732, qu'il n'a jamais écouté le Requiem de Mozart, et qu'il n'a jamais rien lu de sa vie !!
(**) Dommage pour les excellents loukoums de la Mosquée de Paris....

8 mai 2016

Vingt ans après


Il y a vingt ans déjà que je découvrais les États-Unis ! En fait, j'étais déjà allée à New-York, cinq ans auparavant, mais tout le monde sait que NY, ce n'est pas toute l'Amérique. Nous étions arrivés à San Francisco, après plus d'onze heures de vol. De là, nous avons parcouru plus de 7000 kilomètres du Grand Canyon à Yellowstone en passant par Monument Valley ; du Montana à l'Arizona en passant par les grandes plaines agricoles autour de Kansas City, et, plus on allait, plus je tombais amoureuse de cet immense pays.

D'autres voyages ont suivi, une bonne douzaine, de Boston à la Californie, du Texas à l'Upper Peninsula, de la Louisiane à l'Alaska, et l'amour n'a pas faibli, bien au contraire. Comme j'ai aimé revoir plusieurs fois des lieux extraordinaires comme le Grand Canyon et Yellowstone, découvrir des endroits insolites comme le Dakota du Sud, ou retrouver les grandes villes que j'aime, comme Chicago, qui sont devenues familières !

Vingt ans plus tard, pour finir de boucler la boucle, on envisage de retourner à San Francisco, revoir Lombard Street, admirer le Golden Gate au coucher du soleil (quand il y a du soleil...), prendre le Cable Car pour dévaler les rues. Mais... On a vingt ans de plus, sinon dans la tête tout du moins dans les jambes, et San Francisco est toute en pentes plus vertigineuses les unes que les autres avec des déclivités qui frôlent les 30%, sans parler des distances typiques des villes américaines qui demandent, même aidés par les Cable Cars, des heures de marche à pied (*). 

Tout ceci est-il encore possible ? Réaliste ? Sérieux ? L'avenir le dira....




(*) Non, il n'est pas question de louer une voiture, si on l'avait fait, évidemment, il y a 20 ans, les conditions de circulation et de parking sont devenues beaucoup plus délicates qu'à l'époque, sans oublier que le seul chauffeur possible de l'équipe ne se voit absolument pas circuler dans ce genre d'agglomération (à Paris non plus d'ailleurs... Ni même à Lyon ou Marseille). 

Les photos d'illustration viennent de Wikimedia Commons. Bien sûr que j'en ai aussi, mais à l'époque, les APN n'existaient pas, et que scanner des photos papier de 13x10 ne donne pas un résultat bien terrible... 

3 mai 2016

Sur la route de Louviers

Si vous avez résisté au parcours du combattant évoqué ci-dessous, vous aurez le plaisir de découvrir cette ravissante église.

Prendre son automobile pour se déplacer est vraiment devenu une aventure, un pensum, une source de stress et d'inconfort. Les maires et les DDR font un concours à celui qui mettra le plus de pièges sur leur territoire. C'est ainsi qu'en quelques kilomètres de départementale on trouve :

  • Des "coussins berlinois" aux arêtes vives, excellents pour les pneus,
  • Des chicanes et autres terre-pleins sinueux qui diminuent la largeur de la chaussée à tel point qu'on se croirait dans un manège ou un bateau (un coup de volant sur babord, un coup sur tribord, et on recommence),
  • Des "chaussées surélevées" tellement surélevées d'ailleurs que les voitures basses y laissent la peau du ventre,
  • Des "gendarmes couchés" bien plus rebondis que le moindre pandore même ventripotent qui malmènent la colonne vertébrale du conducteur, 
  • Des rétrécissements où l'on ne passe qu'à une voiture, mais à peine visibles, surtout de nuit ou par temps de pluie, quand ce n'est pas l'association des deux : la chaussée surélevée qui débouche sur la voie unique.
  • Des panneaux partout, si réfléchissants la nuit qu'on en est tout ébloui,
  • Des limitations de vitesse fantaisistes, du genre 50 à l'entrée de commune, alors qu'il y a encore 2 ou 3 kilomètres de champs ou de bois avant les premières maisons (*), ou alors un "fin de 70" suivi d'un "50 rappel"... Quand ce n'est pas "ralentir travaux 30km/h" alors que les travaux sont terminés depuis des mois et que l'ouvrier a seulement oublié de ranger le panneau dans le camion,
  • Des radars "pédagogiques" qui vous annoncent que vous roulez à 52 km/h, malheureux, alors que vous devriez être à 50 (le temps que vous le regardiez, et que vous regardiez votre compteur, vous avez le temps d'écraser la grand mère qui voulait traverser)


Sans oublier bien entendu, même si ce n'est pas très fréquent sur nos départementales rurales, la panoplie anti-chauffards, uniquement pour votre sécurité messieurs dames, absolument pas pour le fric comme vous faites la grossière erreur de le penser, à savoir le radar fixe ou embarqué, suivi un peu plus loin de la voiture bleue et des messieurs en uniforme.

Alors quand depuis cinquante ans vous respectez autant que faire se peut les limitations de vitesse, vous roulez à droite, vous vous arrêtez pour laisser les piétons traverser (vous leur faites même un sourire quand ils vous remercient), vous évitez les chiens et les ballons des enfants (les enfants aussi d'ailleurs..), vous n'insultez pas les cyclistes qui roulent à 3 de front là où il y a une ligne continue en devisant tranquillement, et que, par la faute d'une petite  minorité de contrevenants vous avez l'impression de faire le Paris-Dakar ou de découvrir une mauvaise piste africaine, alors que vous n'alliez que d'Autheuil-Autouillet à Acquigny (par la départementale 836), vous vous demandez si un jour on ne va pas arriver à la solution de Jean Yanne dans son livre "L'Apocalypse est pour demain" ! On n'en est pas encore à tuer un automobiliste sur 10, mais par contre, on multiplie les chausse-trapes pour rendre l'utilisation d'un véhicule, pourtant indispensable pour toute personne n'habitant pas en ville, aussi pénible qu'épuisante et dangereuse.

(*) Si toutes les communes faisaient ça, la vitesse limite en France serait de 50km/h partout puisque tout le territoire appartient aux 36000 communes !

26 avr. 2016

Bouger avec La Poste ?

Ah bon ? Il y aurait des gens qui se bougent à La Poste dans la France profonde ? On se prend à en douter.... Après 3 jours sans distribution de courrier, on finit par téléphoner à la plateforme de renseignements qui prend, avec une indifférence fort administrative, votre nom, prénom, adresse postale, adresse mail, téléphone et objet de votre réclamation et termine par un "on vous écrira"...

Déjà que le courrier arrive aux environs de 15h dans le meilleur des cas, et que l'été, pendant les vacances du personnel, la Poste annonce dans la presse comme si c'était tout à fait naturel que le courrier ne sera distribué que tous les trois ou quatre jours, là, on est en avril, il ne semble pas qu'il y ait de mouvements de grève, on voit circuler les véhicules jaunes dans les autres communes, alors pourquoi ne passent-ils plus ? Mystère..

Il est vrai que depuis l'arrivée d'Internet dans bon nombre de foyers, l'expansion du téléphone mobile et des SMS, l'avènement des transporteurs privés pour les colis, la quantité de courrier papier envoyé ou reçu a fortement diminué. Il reste quelques abonnements, des avis d'imposition et autres factures, des œuvres caritatives, tout se dématérialisant de plus en plus. Mais est-ce une raison pour ne plus assurer le service ? Ou alors, il faut le dire carrément, la Poste, c'est fini et les journaux, et autres envoyeurs se débrouilleront autrement, comme ils l'ont déjà fait en 1995,  après les longues grèves qui ont signé le début de l'agonie de ce vénérable service public.

Autrefois, dans les campagnes isolées, les facteurs, en plus de distribuer le courrier, rendaient des services aux personnes âgées qui pouvaient difficilement se déplacer au bourg le plus proche. Ils emportaient une ordonnance médicale chez le pharmacien et rapportaient les médicaments ; ils allaient même jusque chez le boucher pour acheter la viande commandée. Et ça leur a été interdit (même s'ils le faisaient quand même..). J'ai cru comprendre que, dans un souci humanitaire de maintien des seniors à leur domicile le plus longtemps possible, ce serait à nouveau autorisé ou tout du moins envisagé. Encore faudrait-il que l'organisation des tournées ne change pas en permanence ! Un type de rémunération pour ce genre de service pourrait être géré par les organismes d'aide à la personne, mais il est vrai que la Poste, c'est l'État et que dès que les technocrates gouvernementaux veulent mettre quelque chose sur pieds, c'est le plus souvent une usine à gaz inutilisable.

Pour l'instant, le facteur est passé tout à l'heure (vers 16h), on verra s'il passe demain ou pas !! Et je peux encore aller acheter mes médicaments et mon pain par mes propres moyens. 

25 avr. 2016

Oh la vilaine bestiole !

Un petit nouveau dans la famille des virus, ou plus précisément des rançongiciels, qui répond au doux nom de Locky (on dirait un nom de chien). Son rôle consiste à s'insérer dans l'ordinateur d'un quidam et de crypter ses fichiers afin qu'il ne puisse plus les relire et doive payer une somme rondelette pour les récupérer, sans garantie d'ailleurs, qu'une fois la somme réglée, il puisse relire les dits fichiers.

Et comment ça s'attrape ce truc ? Eh bien par inadvertance, habitude ou naïveté ! On reçoit par mail un récepissé d'achat sur Internet, ou une facture, ou un simple reçu de paiement. Il s'agit d'un apparemment fort innocent fichier .doc ou .pdf. On l'ouvre pour en prendre connaissance, et c'est la cata ! Il faut payer pour récupérer son bien, aux environs de 1500 euros, sans garantie.

Pour l'instant, malgré le travail des éditeurs d'anti-virus, le bougre n'a pas encore révélé toutes ses entrailles, donc, c'est en amont qu'il faut être vigilant. Déjà, ne pas pécher par ingénuité, en cliquant sur tout ce qui arrive sans la moindre vérification de la provenance, du type de fichier, ou des habitudes de l'expéditeur. Cliquer sur tout ce qui se présente sans discernement est toujours dangereux.

Ensuite, faire des sauvegardes de tout ce qui est important, sur un disque dur externe par exemple (s'il est installé en réseau, il peut être contaminé aussi), ou, pour des documents à archiver (photos, textes, etc.) sur des CD. Ceci étant valable même en dehors de toute atteinte virale, une panne irrémédiable de disque dur peut toujours arriver, un ordinateur hors d'usage aussi.

Et si un .pdf joint à un mail semble normal mais que l'on souhaite s'en assurer, il ne faut pas double cliquer dessus pour l'ouvrir directement avec Adobe Acrobat (ou Word pour un fichier .doc) mais utiliser plutôt la prévisualisation. Si le fichier est vide, si rien ne s'affiche, poubelle immédiatement.

Enfin, on peut aussi aller bricoler un truc imparable dans la base de registre de Windows, parce que, pour l'instant, il n'y a que les ordinateurs sous Windows qui sont vulnérables, Linux et MacOS sont épargnés..... On pourrait se poser la question du pourquoi mais ce serait un tout autre débat.

16 avr. 2016

Images insolites

Trois images ; deux d'entre elles ont été prises tout près de chez moi, la troisième beaucoup plus loin (et pas par moi !).

Non, ce n'est pas un incendie, juste les rayons de soleil lors de son coucher un soir où il ne pleuvait pas.

La surface de Mars, en fausses couleurs, mais si on ne voit pas d'emblée ce dont il s'agit, l'ensemble est fort artistique, n'est-ce pas ?

Vieille porte de la sacristie d'une vieille église qui a bien besoin d'être restaurée

14 avr. 2016

Que sont nos PCs devenus ?


Il paraît que la vente des PC est en berne, après l'année 2015 qui a été catastrophique pour les fabricants, l'année 2016 commence très mal avec un recul d'environ 10% des ventes, ce qui représente 7 millions d'ordinateurs de moins vendus en un an.

Quelles sont les raisons avancées par les analystes ? La hausse du dollar, la mise à jour gratuite de Windows 10 qui n'a pas demandé l'achat d'un nouvel équipement (*), le passage à la TNT HD en France qui a fait acheter un téléviseur plutôt qu'un ordinateur, et sans doute d'autres spécificités locales. Même Apple, qui jusqu'à présent parvenait à résister à la baisse générale, a vu ses ventes d'ordinateurs fléchir de 2,1%.

A qui la faute ? Au smartphone ! Qui permet de lire des documents et des vidéos, voire de jouer. Je veux bien, c'est vrai que c'est pratique d'avoir "internet dans sa poche", mais un écran de quelques pouces de diagonale, un clavier minuscule tout juste bon à envoyer des SMS, une autonomie très limitée, est-ce vraiment un progrès ? Au point d'abandonner un "vrai" ordinateur ?? Vous avez essayé de rédiger un document, de retoucher une photo, d'éditer Wikipédia, de faire votre déclaration de revenus, etc. sur votre smartphone ?? Quant aux jeux, à part Candy Crush Saga ou similaire, allez donc jouer à Supercity ou à Coral Isle, déjà que sur la tablette de 10 pouces c'est trop petit !!

Je ne dois pas avoir tout compris au sens de l'Histoire, parce que j'envisageais de changer ma tablette vieillissante pour un ordinateur ultra portable (Mac Book Air par exemple..) de poids et d'encombrement identiques qui me permettrait des saisies plus confortables que sur un clavier tactile, l'utilisation des logiciels auxquelles je suis habituée, et même la lecture de e-books au format e-pub pour lequel le Mac a un lecteur dédié plutôt bien fait. Quant aux jeux, n'en parlons pas, certains n'étant même pas conçus pour tablette, ce sera forcément nettement mieux. Enfin bon, pour l'instant, ce n'est qu'un projet, d'autant plus que ce genre d'objet ne servirait qu'en déplacement, puisque j'ai un confortable ordinateur de bureau à la maison.

Quant au smartphone, nonobstant le fait que la 3G est trop souvent balbutiante et faiblarde dans nos campagnes, et que, s'il faut se rapprocher d'une connexion wi-fi, tant vaut utiliser une tablette, tout de même plus ergonomique, je ne vois pas trop en quoi ça peut remplacer un ordinateur. Sans doute est-ce une question de génération. Quand on a découvert l'informatique sur un écran cathodique monochrome scintillant de 15 pouces, il y a plus de trente ans maintenant, on apprécie le confort actuel, même si ça ne tient pas dans la poche !

Sûr que lui ne tenait pas dans la poche !


(*) Quand on voit les soucis qu'ont les usagers qui ont installé cette version gratuite en lieu et place de leur Windows 7 ou 8 on comprend qu'ils n'ont quand même pas eu l'outrecuidance de faire payer ce truc !!!

10 avr. 2016

La grande saga des lessives


Si autrefois, on allait au lavoir avec son gros cube de savon de Marseille, avec les machines à laver de plus en plus répandues dans les foyers, on a acheté de la lessive. 

Au début, elle était en poudre, vendue en petits paquets, ou en gros baril de cinq kilos. On se souvient du cadeau Bonux, et du sketch de Coluche sur la dame qui refusait de donner son baril d'Ariel contre deux d'une autre marque. C'était lourd (pas le sketch, le baril..), et fort encombrant. Un lessivier plus futé que les autres a transformé le baril cylindrique en parallélépipède bien plus facile à ranger quelque part. Mais ça restait quand même difficile à déplacer à cause du poids.

Puis vinrent les lessives liquides, ah Vizir et sa fameuse Vizirette ! Les grands modèles étaient eux aussi lourds et encombrants, aussi bien à mettre sur le tapis de la caisse du supermarché, que depuis le caddie jusqu'au coffre de la voiture.

Un beau jour, un canadien a réfléchi et a créé de la lessive en feuilles : une petite feuille mince de produit à mettre dans la machine, un sachet tout léger d'une trentaine de feuilles, pas de phosphates, de parabène ou de colorants, c'était rudement pratique. Fini le gros baril encombrant, la bouteille plastique pesant plusieurs kilos à manipuler, juste un petit détail, il ne fallait pas oublier de soigneusement refermer le contenant, pour éviter l'humidification des feuilles dans une buanderie qui est, par définition, toujours en milieu humide.

Et maintenant, on peut acheter des petits berlingots de lessive concentrée, que l'on dépose au milieu du linge dans le tambour de la machine. Ils sont présentés dans des boîtes en plastique étanches, ou, pour les plus soucieux d'écologie, dans des petites poches en plastique recyclables. Pas lourd, pas encombrant, très pratique, peut-être faut-il tout de même faire attention à ce que les jeunes enfants ne prennent pas ça pour des friandises !

Que seront les prochaines évolutions de ce produit si courant ? Comment, comment, c'est un sujet sans aucun intérêt ? Tout juste bon pour des ménagères sans cervelle ? Et pourtant, faudrait aussi évoquer les assouplissants, Soupline, Cajoline et similaire, et ne pas oublier le Lénor pour les lainages, un véritable Soap Opera tout ça ! 

8 avr. 2016

On n'arrête pas le progrès !

Devant subir un examen médical je me rends dans la clinique préconisée par le médecin qui l'avait demandé pour prendre rendez-vous. Déjà, il n'y a "que" deux mois d'attente.... Le jour J, je m'y rends en taxi, puisqu'il était recommandé de ne surtout pas conduire soi-même au retour (*). Convoquée à midi, il m'était demandé d'arriver un quart d'heure plus tôt. J'arrive, par sécurité à 11h30. Et là, j'attends, j'attends, j'attends... Que mon tour arrive. Les médecins s'occupant à la fois des consultations externes, des examens des malades hospitalisés, et des urgences, il est évident qu'ils n'ont pas quinze bras.

Ah enfin, à 14h, on m'appelle ! Une fois l'examen passé, on me dit qu'il faut rester une demi-heure couchée, et on m'installe sur un brancard dans un couloir où stationnaient déjà pas mal de gens, bonjour la pudeur et la confidentialité... Je proteste que je vais très bien, qu'on m'attend, et finis par négocier avec le médecin pour ne rester que 5 minutes.

Affaires récupérées, tenue décente remise, je me rends à l'accueil pour récupérer ma carte vitale et mon dossier à remettre à mon médecin traitant. Ah mais non, faut attendre... Une demi-heure au moins que le compte-rendu soit rédigé ! Je proteste à nouveau en disant que je reviendrai le chercher, cette fois avec ma propre voiture, ce qui me coûtera quand même moins cher. La secrétaire qui devait trouver que j'étais vraiment une cliente chiante, me donne mon dossier sans le compte-rendu, me rend ma carte vitale, et je peux enfin rentrer chez moi. Quatre heures tout de même que j'étais là.....

Le lendemain matin, je regarde le dossier remis. En plus du CD qui contenait toutes les images de l'intervention il s'y trouvait une url, un identifiant et un mot de passe pour récupérer sur Internet le compte-rendu que je devais aller chercher. Et en trois clics, j'imprime le papier qui me manquait ! 30 kilomètres de voiture en moins ! On n'arrête pas le progrès....

M'enfin quand même, plusieurs mois d'attente pour un examen, plusieurs heures d'attente pour le passer, une lourde procédure pour constituer les dossiers administratifs ou les fiches de circulation, des personnels de santé surmenés (**), il y a quand même quelque chose qui ne va pas bien dans ce domaine, et on se demande ce qui se passerait en cas de maladie grave ou d'urgence impérative, disons que ce n'est pas très rassurant !

Eh non, hélas, je n'ai pas de solution aux interminables attentes dans les services hospitaliers : faire une réservation sur Internet, comme pour un musée et ses billets coupe-file ne servirait sans doute pas à grand chose et serait, comme on dit en politiquement correct, discriminatoire... Avoir plus de médecins ? Mais encore faut-il les trouver, les généralistes à la campagnes sont rares, et dans les hôpitaux il faut bien souvent faire appel à des praticiens (médecins et paramédicaux) venus des quatre coins du monde... Réorganiser les cliniques et autres centres hospitaliers pour bien séparer les heures de consultations externes des soins aux malades internes ? Mais on en revient au problème de manque de praticiens et surtout à l'argent, nerf de la guerre, celui qui manquera toujours.

Tous problèmes qui ne sont pas de mon ressort, ni en tant qu'ancien praticien de santé, ni en tant qu'usager des services hospitaliers, on ne peut que subir, de quelque côté que l'on soit de la barrière.

(*) Non remboursé le taxi, puisqu'il n'y avait pas de prescription de transport, tout le monde sait qu'on peut aller à pieds ou en bicyclette partout, n'est-ce pas ce que nous disent les écologistes qui n'ont jamais quitté Paris ?
(**) Je sais, j'en ai fait partie pendant 40 ans...

6 avr. 2016

Lyon

Nonobstant les incidents de parcours contés dans le post précédent, la ville de Lyon, malgré le temps gris et une certaine fraîcheur, est toujours aussi séduisante. On découvre à chaque visite de nouveaux endroits, on y retrouve les lieux que l'on connaît déjà, et on y mange si bien... Trop oui, mais entre la salade lyonnaise, les quenelles, tout le reste, sans oublier le Viognier bien frais ou le Beaujolais qui va avec puisque tout le monde sait que "Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le beaujolais" !

Quelques images de divers lieux, plus ou moins en nuances de gris en ce week-end fort peu ensoleillé.

Le confluent du Rhône et de la Saône

Le musée des Confluences à l'architecture audacieuse, au milieu d'un quartier en pleine rénovation, émaillé de chantiers, de grues et d'espaces en cours d'aménagement. A gauche, l'autoroute du Soleil qui traverse une partie de la ville.
 
Les quais du Rhône entre le pont Wilson et le pont de la Guillotière

5 avr. 2016

Incidents de parcours

Aller à Lyon n'est pas a priori une aventure exceptionnelle, et ne nécessite pas des talents de baroudeurs aguerris, d'autant plus que Lyon est à moins de 2h de Paris par le TGV. Oui, mais, quand on habite à la campagne, il faut déjà se rendre à Paris, et un jour de grève des transports, ce n'est pas évident, TER et autres Intercités étant les premiers touchés. Un ami chauffeur de taxi qui avait un client à récupérer dans la capitale propose de nous déposer à la gare de Lyon. Parfait, sauf que sur l'Autoroute de l'Ouest, un grave accident survenu dans la forêt de Marly nous fait perdre une demi-heure dans l'embouteillage qui a suivi. Pas de problèmes, on avait de l'avance..

Ah, une bonne nouvelle, le TGV n'est pas supprimé, part à l'heure, et arrive de même.

Par contre, à Lyon, le tramway T1 qui est pourtant le moyen le plus rapide et le plus pratique de rallier notre hôtel, ne fonctionne pas pour cause de grève. Il a fallu retrouver la bouche de métro, s'enfourner dans un wagon bondé, changer à Saxe-Gambetta en tractant les valises, et.. Ouf, on est arrivé !

Retour quelques jours plus tard, avec quelques kilos supplémentaires dus à l'excellente gastronomie locale, TGV qui part et arrive à l'heure à Paris, tout va bien, il n'y a plus qu'à rejoindre la gare St Lazare par la ligne 14, trajet court, en dix minutes on y est... Habituellement... Mais là, à la station Châtelet, la rame s'arrête. Une voix venant d'on ne sait où annonce qu'un problème technique est survenu et que le trafic est perturbé sur toute la ligne. Certains usagers sortent des voitures, mais on annonce ensuite qu'un colis suspect a interrompu le trafic de la ligne 3... La voix répète que "suite à un problème technique le trafic est perturbé..." et dans la foulée annonce que le trafic reprend normalement. Effectivement, on arrive à la gare St Lazare.

Le train de Rouen n'était pas encore affiché, mais comme il n'y avait qu'un seul train vide à quai côté grandes lignes, les voyageurs s'approchent du quai 18 où il se trouvait, et là... Une première annonce : "La personne qui a oublié son sac à dos sur le quai 18 est priée de venir le récupérer immédiatement". Puis une seconde, quelques minutes plus tard, puis une troisième.. On voit passer des employés du Chemin de Fer, des policiers, et on entend : "Suite à la découverte d'un sac à dos abandonné, l'affichage du quai de départ sera mis en place tardivement". Et on se dit que si le sac en question contient une bombe, avec tous les gens agglutinés devant le quai 18, il va y avoir un certain nombre de morts, puisqu'il n'y a eu aucune annonce d'évacuation ni d'éloignement... Effectivement, l'objet oublié ne devait pas être dangereux puisqu'un employé a finalement autorisé l'accès au fameux quai 18, où tous les voyageurs se sont précipités pour monter dans le train avant que l'annonce officielle soit faite.

Il ne restait plus qu'à arriver à destination, et à prendre un taxi pour rentrer à la maison. Mais enfin, on n'a pas besoin d'aller bien loin, ni de partir au bout du monde pour connaître quelques incidents de parcours ! Parce qu'entre les colis suspects, les problèmes techniques, les grèves, les pannes diverses, tout déplacement, aussi modeste soit-il, reste une aventure...

27 mars 2016

Google translate et Cie

Il y a bien longtemps qu'existent des logiciels de traduction automatique. J'ai le souvenir, avant les années 2000, d'avoir bien ri en voyant que San Francisco était desservi par des voitures de câbles (cable cars, of course)... On pourrait penser que depuis, ça s'est amélioré, eh bien pas vraiment.

Les jeux auxquels je joue sont créés par des anglophones, en grande majorité, et règles, avertissements, et aides sont traduits en français, sauf que ce n'est pas toujours clair, et parfois aussi plutôt amusant. Voilà quelques exemples :

* Un conseil avisé : "vous appuyez sur le bouton évasion pour sortir de cette scène" où tout le monde aura compris qu'en bon français la touche évasion se dit escape !

* Dans celui-là, le concepteur, voulant vanter l'intérêt d'avoir un nouveau bâtiment essaye d'expliquer que : "Vous aimerez aller à ce restaurant" (traduction normale de "you make love to go to this restaurant"),  a écrit : "vous faites l'amour pour aller à ce restaurant",  ce qui est quand même involontairement fort osé....

* Et celle-là ? "Leave your guess about coming event" qui devient "Laisse ton imagine sur cet événement"... Ah mon imagine, je n'ai pas assez d'imagination pour l'imaginer !!

* Une petite dernière qui a posé problèmes aux joueurs : quand on demande de récolter des "pierres à refus", on reste perplexe, que peuvent bien être ces pierres ?? C'était seulement qu'il fallait remplir en totalité un contenant, jusqu'à ce qu'il refuse d'en contenir une de plus....

Parfois on se demande si on ne ferait pas mieux de jouer en anglais, après tout, ce n'est pas de la grande littérature ni de la profond philosophie, un anglais touristique devrait être suffisant, sans oublier qu'on verrait moins les fautes d'orthographe, comme celle-ci qui m'arrache les yeux chaque fois : "la mission est accomplit"... 

17 mars 2016

Anglicismes


Lequel d'entre nous peut s'enorgueillir de ne jamais utiliser autre chose que des mots français pour s'exprimer ? Pas grand monde je suppose. Voilà quelques anglicismes d'utilisation courante dans la vie quotidienne.

Souvent il existe déjà un mot français, que l'on n'utilise pas, soit parce qu'on ne sait pas qu'il existe, soit parce que c'est plus court de s'exprimer en anglais, langue plus concise que le français. Deux exemples pour illustrer ces propos : le mot bankable qui signifie "ce qui est facilement négociable ou ce qui peut être escompté" existe en français, avec un c au lieu d'un k, depuis 1877 (*) ! Et bashing qui signifie "ternir la réputation d'une connaissance" peut se traduire de façon plus courte par dénigrement. A moins que dire d'un petit ton hautain : "Il fait du Machin bashing" ça fasse plus classe que de dire "Il calomnie, dénigre, déprécie, discrédite, rabaisse... Machin" !

Et le fameux burn-out, que l'on emploie dès que quelqu'un est épuisé par un travail trop intense ? En français, il faudrait dire "syndrome d'épuisement professionnel" ce qui est un peu longuet, ou en faire un sigle, SEP (mais ça fait sclérose en plaques ce qui n'est pas vraiment drôle non plus). Epuisé ? A bout de nerf ? Mais c'est moins précis, moins fort.

Check ? Voilà un mot que les américains utilisent à toutes les sauces, dans un hôtel on check in, on check out, ailleurs on check son bag, son bill, etc.. En France on peut vérifier, contrôler, récapituler, en évitant de fabriquer le mot checker !

Un flyer, on appelait ça de mon temps un prospectus, ou un tract, là on se demande pourquoi ces deux mots ont été oubliés, sans doute qu'ils sont devenus ringards avec le temps..

Enfin, être en stand-by signifie en français attendre. Alors que la traduction de l'anglais est "être à côté", donc, en passant le Channel (ou l'Atlantique) le sens a changé, à éviter quand on s'adresse à des anglophones dans leur langue, il pourrait y avoir des contresens.

Il y en a plein d'autres, que l'on utilise couramment sans même se souvenir qu'il s'agit d'anglicismes, mais les anglophones ne sont pas en reste non plus, avec leur Restaurant, et leur Rendez-vous sans parler des Boutiques et sans oublier la fameuse Route 66 !

Un livre vient de paraître à ce sujet : 100 anglicismes à ne plus jamais utiliser!, écrit par Jean Maillet, à l'occasion de la semaine de la langue française et de la francophonie, ça doit valoir la peine de le lire.



(*) On se demande d'ailleurs pourquoi, alors que le mot provient de banque avec le suffixe able, on l'écrit bancable, et non banquable ??? 






12 mars 2016

C'est trop injuste :-)

Surprise, au courrier, de recevoir un avis d'amende pour stationnement illicite et très gênant.. (*)

Illicite, c'est sûr, puisque c'était sur un large trottoir devant l'entrée de la gare SNCF, sauf que tout le monde s'y met pour attendre quelqu'un qui arrive au train, faute de pouvoir se mettre ailleurs. Il est bien connu qu'il ne faut pas prendre sa voiture, mais privilégier les transports en commun,  ce que je fais en prenant le train, mais il faut bien utiliser la voiture pour aller chercher le transport en commun puisque les campagnes n'ont aucun réseau d'autobus..

Très gênant, là, je ne vois pas, la voiture n'était pas sur la chaussée, n'empêchait pas les autos de circuler, ni même les poussettes et les fauteuils roulants de passer vu la largeur du trottoir, enfin, passons...

Plaie d'argent n'est pas mortelle c'est sûr, mais il y a mieux à faire avec 135 euros (c'est énorme pour un stationnement non ? "On" doit avoir besoin d'argent...). Et puis, quand on pense à tous ces gens qui voyagent sans billet, et qui ne se font pas prendre puisqu'il n'y a quasiment jamais de contrôleur (l'un d'eux se vantait d'ailleurs de faire des économies, puisque les rares fois où il avait une amende ça lui coûtait moins cher que de payer ses voyages), c'est un usager honnête, qui va chercher ses billets à la gare et les paye, qui récupère une amende !

Eh bien la prochaine fois, on se mettra plus loin, et tant pis pour les vieilles jambes qui ont du mal à fonctionner...

P.S. Oui, je sais, on pourrait prendre des billets et faire les réservations par Internet, alors, pourquoi se déplacer jusqu'à la gare ? Parce que les employés des guichets, oui, tous les employés, sont aimables, sympathiques, de bon conseil, et que c'est très agréable d'avoir affaire à eux plutôt qu'à une page web impersonnelle !

(*) Décret n°2015-808 relatif au plan d’actions pour les mobilités actives et au stationnement, paru au Journal officiel samedi 4 juillet 2015. Ceci s'appliquant uniquement aux automobiles, pas aux deux-roues motorisés (vais m'acheter un scooter moi... C'est l'idéal sous le climat normand, non ? )

Bescherelle au secours !

Copier/coller garanti sans trucage. 

* la verité si je ment moi je joue pour le plaisir et de plus cé gratis et je cherches des joueurs comme moi qui ce prenne pas la tète ; vous fêtes comme vous voulez je vous remercie d'avancent 

* je vais être rabbageoit

* merci les amis c'est grasse à vous

* Ce n'étais pas assez pressis

* je ne joue plus a sais jeux donc si vous voulez me supprimée pas de souci

* le jeu par lui même est pationnant

* je l est eu ce sacrée coffre met alors que de boulot

* PLEINS SE PLEIGNE DE PAS RECEVOIR DE CADEAUX


Les bras ment tombe !