10 janv. 2019

Mais où sont les pièces d'antan ?

Autrefois, quand on allait chez un commerçant faire un achat, on le payait avec des billets et des pièces, voire avec un chèque si la somme était importante, quelques rares personnes commençaient à utiliser leur carte bancaire, mais tous les marchands n'avaient pas de terminaux, et c'était encore confidentiel.

Et puis, les choses ont évolué, évolué tellement vite que l'on en vient à ne quasiment plus manipuler de monnaie sonnante et trébuchante. La carte bancaire a tout balayé sur son passage, qu'il s'agisse d'achats à distance sur Internet, ou de la simple baguette de pain que l'on peut régler sans contact en approchant seulement la carte du terminal. Les chèques, eux, résistent encore un peu, pour tout ce qui est envoi par courrier (enfin, ce qu'il en reste).

De la caisse du supermarché jusqu'au péage de l'autoroute en passant par les locations de voiture, tout passe par la carte bancaire, omniprésente et inévitable. A tel point que la grande angoisse est de perdre ce petit rectangle de plastique dur !

Il faudrait que l'on puisse se faire greffer la puce sur soi, sous la peau sur une partie du corps accessible, parce qu'on ne va quand même pas se déshabiller en public pour se poser le terminal sur le ventre ou sur les fesses, ça ferait désordre !!! Mais au moins, on l'aurait toujours sur soi sans risque de l'égarer ou de se le faire voler.

Il paraît qu'on peut aussi régler des achats avec son smartphone... J'ignore comment on procède, mais là, faut surtout pas oublier de le recharger sinon, on serait coupable de grivèlerie.

Avec tout ça nos jolis billets et nos pièces qui brillent voient leur avenir bien compromis. Dans quoi Onc' Picsou va-t-il pouvoir bien plonger maintenant ?


7 janv. 2019

Cahier de doléances

La mairie de mon village a interrogé les habitants afin d'établir un cahier de doléances (on se croirait sous Louis XVI...), certaines questions laissent perplexe, on n'a pas toujours une vue synthétique des problèmes, on a tendance à voir midi à sa porte uniquement.

Maintenant, restera à savoir combien de réponses seront apportées (on avait possibilité de répondre en ligne, ou d'aller en mairie écrire sur un cahier), qui va centraliser tout ça, le lire et l'analyser, en tirer des conclusions.....

Transition écologique

* Comment se loger ?

Oserait-on dire comme on peut en fonction de ses revenus ! Les loyers en ville surtout à Paris, sont exorbitants, et les achats d'appartements aussi. Les maisons en banlieue ou en zone rurale sont plus accessibles, mais imposent alors de longs trajets qui coutent cher sont peu écologiques pour se rendre au travail ou aux lieux de ravitaillement (voir ci-dessous) et obligent, pour peu qu'ils soient un peu anciens, à d'onéreux et longs travaux d'isolation. Un jeune ménage qui s'installe pour la première fois, aura de toutes façons, bien du mal à y parvenir, surtout s'il a des revenus aléatoires..

* Comment se déplacer ?

Si l'on comprend parfaitement qu'il soit impossible d'assurer un service de train ou de bus sur la totalité des zones rurales, encore ne faudrait-il pas stigmatiser en permanence ceux qui ne peuvent pas se passer de leur véhicule pour se ravitailler ou se soigner (tout le monde ne peut pas circuler en bicyclette soit qu'ils aient des enfants, soit qu'ils soient trop âgés, soit qu'ils soient trop chargés), en leur imposant hausses de carburants, limitations de vitesse souvent absconses, etc... Pourquoi pas une détaxe de l'essence pour les territoires isolés ? Et aussi, même si ce n'est pas politiquement correct, supprimer le droit de grève aux transports en commun pour ne pas pénaliser trop d'usagers au bénéfice d'une seule catégorie professionnelle...

* Comment se chauffer ?

Vouloir supprimer les chaudières à fuel à plus ou moins brève échéance dénote une méconnaissance profonde de l'habitat rural qui a rarement l'isolation parfaite souhaitée pour un chauffage électrique, ni l'accès au gaz de ville, sans oublier que si tout le monde se chauffait à l'électricité (et rechargeait ses voitures électriques) il faudrait ouvrir de nouvelles centrales nucléaires pour fournir tout le courant nécessaire, les quelques éoliennes n'y suffiraient pas et leur multiplications gâcherait irrémédiablement le paysage (on se demande pourquoi les écologistes ignorent systématiquement cette atteinte à l'intégrité des sites alors qu'ils sont censés défendre l'environnement) !


Fiscalité et dépenses publiques

* Quels sont les bons prélèvements ?

Les bons prélèvements doivent être équitables. Déjà il est anormal que plus de la moitié des foyers ne paient pas l'impôt. Tous devraient contribuer, même de façon symbolique pour les plus pauvres, pour que tout le monde participe à la vie du pays. Par ailleurs, taxes et TVA sont très lourds à porter, et devraient être repensés pour n'être payés que par les utilisateurs des produits.

* Quel est le bon niveau de dépense ?

Dépenses à quel niveau ? Celles de l'Etat ? Des communes ? Peut-être supprimer des instances inutiles et mal perçues, certains corps de l'Etat qui ne servent pas à grand chose qu'à faire des rapports inutiles ? Diminuer les avantages des ministres et députés, ce serait une goutte d'eau dans l'océan de la dette, mais ça ferait plaisir aux gens qui n'ont que des petits salaires...

* Qu'est-ce qu'une fiscalité efficace et compétitive aujourd'hui

Trop d'impôt tue l'impôt, une fiscalité efficace est une fiscalité acceptée comme étant juste. Ne pas matraquer les classes moyennes dans les successions, par exemple, ou ne pas freiner l'élan des entreprises en leur permettant d'embaucher à moindre coût.

* Comment la rendre plus simple, plus lisible

Juste un exemple : embaucher une femme de ménage, un jardinier, une aide à domicile est bien trop compliqué, d'autant plus que si l'on veut s'en séparer... Donc, le travail au noir est favorisé, ce qui n'est ni juste ni normal. Simplifier toutes les procédures, ne pas accumuler les lois, les contraintes, les procédures.


La démocratie et la citoyenneté

* Comment mieux associer les citoyens à la prise de décision ?

Déjà les informer avec un peu plus de pédagogie (pas de grands mots technocratiques incompréhensibles), mais sachant que les gens ne vont comprendre que ce qu'ils veulent, et s'arcbouter à ce qu'ils pensent sans imaginer qu'ils puissent se tromper, c'est un peu peine perdue. Un référendum ? Mais on va répondre à côté de la question, pour ou contre le gouvernement, quoi que l'on demande dans la question.. Sans illusion pour le résultat !

* Comment mieux représenter les sensibilités ?

En privilégiant la proportionnelle ? Ce qui éviterait une majorité écrasante mais rendrait le gouvernement plus instable. Le dosage est délicat. En tenant compte (sous quelle forme ?) du vote blanc qui a une signification.

* Comment répondre aux questions des français sur l'immigration ?

En luttant en permanence contre les idées reçues la plupart du temps fausses et idéologique (migrants mieux traités que les français, agressifs et dangereux, profiteurs, etc.), chantier vertigineux tant ce "prochain" qui vient d'ailleurs stigmatise toutes les haines.

* Comment mieux vivre ensemble et mener une politique d'intégration plus efficace et plus juste ?

En se connaissant mieux ? En tentant de s'enrichir de nos différences ? Vœu pieux... En aidant les associations caritatives (secours catholique, secours populaire, etc.) qui tentent de vider le tonneau des Danaïdes, et surtout en s'inspirant de ce qu'elles font : alphabétisation, formation, responsabilisation, aide d'urgence, etc.


L'organisation de l'état et des services publics

* Comment organiser la présence de l'état et des services publics sur le territoire national ?

En évitant de supprimer systématiquement les services de proximité, hôpitaux, juridictions, transports, etc. même s'ils ne sont pas rentables. Un service public n'a pas pour vocation d'être rentable et de faire du chiffre (tant mieux s'il en fait..) mais d'aider les citoyens à vivre mieux. Devoir faire 50 kms pour trouver un hôpital en devant prendre sa voiture pour s'y rendre est inadmissible dans nos pays qui ne sont plus "émergeants" depuis longtemps.

* Comment prendre en compte la révolution numérique dans cette organisation ?

En n'oubliant pas qu'il y a une frange de population qui ne peut pas utiliser un ordinateur et internet, parce que leur connexion est famélique ou parce qu'ils ne savent pas s'en servir. Tout dématérialiser (formulaires, factures, etc.) profite surtout aux organismes qui dématérialisent (économies de papier, de frais postaux) plus qu'à ceux qui le subissent. Donc, il faudrait compenser par, d'un côté des formations gratuites, de l'autre une diminution de coût, comme c'était le cas autrefois quand on déclarait ses impôts sur Internet...

* Comment lutter contre le réflexe de la concentration ?

En réalisant qu'en dehors des villes, il y a des français qui essayent de vivre ! Un député devrait systématiquement avoir été (ou être encore) un élu local d'un village ou d'une petite ville afin de mieux connaître les difficultés des territoires et mieux réfléchir aux lois qu'ils édictent. 

29 déc. 2018

Des jours tristes...

Cette période de l'année est déprimante. Passe encore pour Noël qui est une fête religieuse pleine d'espérance pour certains, et une fête de famille pour d'autres, mais ensuite, on passe vite au Nouvel An, et ça se gâte.

Déjà, les jours sont tellement courts qu'on a l'impression d'être dans une nuit permanente, surtout quand il fait gris et sombre comme c'est le cas la plupart du temps au nord de la Loire (*). Les seules lumières sont celles des décorations des rues, pas toujours du meilleur goût, sans parler de celles des maisons des particuliers où la dépense en électricité est proportionnelle à l'horreur des biches lumineuses et autres père Noël suspendus aux fenêtres.

On ne pense qu'à manger, festoyer, boire, se ruiner en denrées de luxe qui seront très vite avalées entre deux coupes de Champagne. Chance encore quand les convives dorment sur place et ne rentrent pas à toutes les heures plus ou moins avinés. Tout ça pour quoi ? Pour se réjouir d'avoir un an de plus....

On se souhaite la bonne année, on espère plein de bonnes choses, mais sans la moindre illusion, et sans trop de sincérité, c'est la coutume, l'habitude, la politesse, mais c'est tout. On s'embrasse sous le gui sur le coup de minuit, entre gens qui ne s'aiment pas beaucoup plus qu'entre les amis des réseaux sociaux, et on retourne à table finir le dessert et le café dans une euphorie et une gaîté plus ou moins feintes.

Bref, on aura compris que, personnellement, j'aimerais bien être un ours, hiberner, et n'ouvrir l'œil qu'avec les bourgeons. Ou alors, partir du 15 novembre au 15 janvier dans l'autre hémisphère, là, où c'est le début de l'été, et ne revenir en Europe qu'une fois les jours allongés.

On peut toujours rêver....

"On est parfois gai pour ne pas être triste, comme ces cultivateurs qui allument des feux de joie dans leur champ pour le défendre contre la gelée."
Citation de Victor Cherbuliez (**) ; Miss Rovel (1875)


(*) On se demande comment font les habitants de Fairbanks qui ont, en ce moment, droit à quelques heures de jour seulement, sans oublier les températures qui dépassent largement les -20°.
(**) Qui est ce monsieur ? Je l'ignore totalement ! Donc, direction Wikipédia qui dit : "(1829-1899). Il est l'auteur d'une trentaine de romans, dont la plupart sont aujourd'hui oubliés", ah ben voilà pourquoi il m'était inconnu !!

28 déc. 2018

Pour une fois que la SNCF....

...Fait quelque chose de vraiment bien.

Combien de fois s'est-on plaint de la SNCF, les trains bondés, en retard, supprimés, les grèves, les problèmes techniques qui entraînent des galères pour les usagers, etc......

Eh bien, il y a au moins un service à la SNCF qui fonctionne bien, très bien même, c'est le service Accès Plus pour les personnes handicapées.

Si l'on est soi-même handicapé, ou si l'on accompagne une personne qui ne peut se déplacer seule, il suffit de prendre contact, par téléphone, ou mail, avec le service accompagnement, 48h avant le départ. Là, on vous demande le jour et l'heure de votre train, on vous explique qu'il faut se rendre une demi-heure avant le départ, au lieu qu'on vous indique (*), muni des titres de transport.

Le jour du départ on s'y rend, on signale sa présence auprès de l'employée de l'accueil, et on s'installe dans la salle d'attente attenante. Une demi-heure avant le départ du train, un monsieur (ou une dame d'ailleurs), vous appelle, prend votre valise, installe la personne handicapée dans un fauteuil roulant, ou lui tient le bras pour la guider s'il s'agit d'un aveugle, et on part vers le quai du train, encore désert, puisque le numéro du quai n'est affiché que 20 minutes avant le départ. L'employé composte vos billets, vous conduit jusqu'à votre voiture, et jusqu'à votre place, il se charge de déposer vos bagages dans le lieu prévu à cet effet, et vous quitte avec un sourire. A l'arrivée, un autre préposé vient vous chercher dans le train, vous amène sur le quai et jusqu'à la sortie (**).

Ce service est entièrement gratuit ! Il s'adresse à toutes les personnes handicapées, visuels, moteurs, et même mentaux. Il s'adresse aussi aux personnes très âgées qui marchent avec des cannes et qui ont des difficultés pour entrer dans le train avec leurs bagages, il n'est pas nécessaire d'avoir une carte d'invalidité.

On rouspète assez quand on est victime des carences de la SNCF, donc, pour une fois qu'on est satisfait d'un excellent service, faut le signaler ! Félicitations pour cette initiative si bien organisée et si pratique pour faciliter la vie des gens (***).



(*) Par exemple, à l'espace accompagnement, hall 1 près du quai A pour la gare de Lyon à Paris.
(**) Ou devant le comptoir du loueur de voiture comme dans le cas vécu récemment.
(***) Guider une personne malvoyante, en tractant les valises, au milieu de la foule sur un quai de gare, et dans le TGV, où il faut monter des marches pour accéder aux places supérieures, est une entreprise épuisante...

10 déc. 2018

News et fake news

De nos jours, on vit dans un tourbillon d'informations, par la radio, la télévision, internet, et, pour les plus courageux ou les plus anciens, par la presse papier. Tout va si vite qu'on n'a plus le temps d'analyser ni de faire preuve d'esprit critique, une news chasse l'autre, une vidéo contredit l'autre, c'est un tsunami de propos divers dans lesquels on a bien du mal à se retrouver.

Dans la période actuelle, plutôt agitée, ça empire. Les réseaux sociaux sont bombardés d'opinions personnelles, de vidéos orientées par l'idéologie de celui qui les poste, sans le moindre esprit critique. Témoin ces images de lycéens mis à genoux par des CRS qui ont indigné ceux qui les regardaient en oubliant que ces innocents enfants étaient arrivés à l'école cagoulés avec des battes de baseball qui leur servaient à casser quelques voitures sur le chemin... On pourrait en citer beaucoup d'autres !

BFM TV émet en boucle repasse les mêmes choses en permanence aggravant l'anxiété générale, d'aucuns les accusent d'être à la solde du pouvoir, d'autres disent bien sûr le contraire. On sort des phrases de leur contexte et on les publie avec jouissance quand elles vont dans le sens de son opinion, et inversement, on oublie de partager ce qui ne plaît pas, quand on n'invente pas quelque chose qui conforte son avis personnel, et là, on arrive aux fameuses fake news que l'on stigmatise sans pouvoir réellement faire la part des choses.

En mai 68, il n'y avait pas internet, les téléphones portables et leur caméra n'existaient pas, c'était la radio, en particulier  Europe N°1 qui servait de coordonnateur des actions, un transistor, c'était facile à transporter, et comme la télé était en grève (*), on ne pouvait pas s'y informer. Maintenant, c'est tout le monde qui est connecté, chacun y allant de sa vidéo, de ses commentaires, des récits de ses exploits révolutionnaires (ou imaginés comme tels). On ne peut plus rester dans sa bulle, tout sollicite et bouscule.

Et donc, à l'époque où tout quidam dégaine son smartphone en se prenant pour un grand reporter et publie partout ses œuvres, on a bien du mal à savoir qui a tort, qui a raison, qui est objectif, qui est partisan... Je crains qu'il ne faille, comme le disait un ancien président de la République, laisser le temps au temps pour y voir clair, ou alors avoir une bonne dose d'esprit critique et de bon sens réunis.

(*) Il n'existait pas encore de chaînes privées

8 déc. 2018

De la vraie musique

Quand on aime la musique (j'entends de la musique classique) on l'écoute à la radio, en voiture par exemple, ou celle qui est sur une clé usb, ou un CD. On peut aussi écouter en streaming sur internet, via l'ordinateur, la tablette ou le smartphone, mais tout ça, c'est quand même de la "musique en conserve" !

Alors quel plaisir a-t-on quand on a l'occasion d'aller à un concert, dans une vraie salle, avec de vrais musiciens qui utilisent de vrais instruments, et de vrais chanteurs qui n'ont pas besoin de micro ni de sono pour exprimer leur art, là, on est aux anges, et on jouit à fond de la joie de retrouver des airs connus, ou d'en découvrir d'autres, on apprécie le jeu des violonistes et les tonalités de la clarinette, et on voudrait que ça ne s'arrête pas.....

Assister à un festival l'été, ou à une série de concerts, retourner à l'Opéra, voilà qui est séduisant, alors, pourquoi pas ?

Un calendrier de l'Avent

Oui, c'est la période, on achète (ou on fabrique) un calendrier qui compte les jours jusqu'à Noël, et tous les jours, on ouvre une case dans laquelle on peut trouver des friandises, des images, des proverbes, des paroles sages, etc..

Il en existe des "commerciaux" vendus par des marques de parfumeries ou similaires, qui proposent pour chaque jour, un échantillon de produit différent, et il en existe d'autres, des virtuels ceux-là, qui offrent pour tous les jours de l'Avent, un morceau de musique à écouter. Par exemple, celui du Centre de Documentation pour l'Art Choral(*) qui, tous les jours, fait entendre des Noëls du monde entier et de toutes les époques, chantés par d'éminentes chorales. Et il y en a plein d'autres, y compris des applis pour smartphone et des qu'on peut fabriquer soi-même et que l'on envoie à ses amis.

Une coutume germanique, comme le sapin je crois, qui dure, à la grande joie des petits et des grands, et c'est tant mieux.

(*) Merci à France-Musiques qui en a parlé un matin, et m'a donné l'idée d'y aller voir, oh pardon, d'y aller entendre.

6 déc. 2018

C'est pas bientôt fini ??

4 appels téléphoniques en une demi-heure, appels bien entendu non sollicités, cette forme de harcèlement devient insupportable.

Avant, on avait affaire à des humains, plus ou moins francophones, qu'il fallait sans doute payer, même si c'était avec un lance-pierre, maintenant, ce sont carrément soit des voix synthétiques qui vous crient "Félicitations" (je ne sais pas la suite, j'ai raccroché avant), soit des messages pré-enregistrés traitant essentiellement d'économies d'énergie ("vous êtes éligible au programme de..."), qu'un robot informatique peut facilement distribuer à des centaines de gens dans un temps record, et sans être payé, lui, l'idéal pour les annonceurs, lesquels passent d'ailleurs par des numéros en 09, ce qui rend la chose encore moins onéreuse et encore moins reconnaissable.

Alors, il y a eu BlocTel, d'une inefficacité redoutable, et depuis, plus rien de prévu, on s'en fout en haut lieu, c'est vrai qu'ils ont d'autres chats à fouetter en ce moment, mais ce harcèlement n'aide pas à calmer une population déjà sur les nerfs.

Article 222-16 du Code pénal : « Les appels téléphoniques malveillants réitérés, les envois réitérés de messages malveillants émis par la voie des communications électroniques ou les agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d'autrui sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende ». Ben voyons, on peut toujours le dire, ça ne mange pas de pain, mais j'aimerais savoir combien d'entreprises ont déjà été condamnées pour ces faits, m'est avis que ça doit être très vite compté... Parce qu'il faut relever le numéro, le noter, noter la date et l'heure de l'appel, aller à la gendarmerie, déposer une main courante... C'est tout ? Oui, mais sans la moindre garantie que les gendarmes, qui ont déjà tant à faire, se penchent sur votre cas, donc, inutile de gaspiller de l'essence pour y aller.

Donc, c'est insoluble, faut subir, comme on subit bien d'autres désagréments quotidiens. L'enfer c'est les autres qu'il a dit Jean-Paul Sartre il y a longtemps, pour une fois, il n'avait pas tort ! Surtout quand les autres sont des acharnés commerciaux !

Le temps que je rédige ce court billet, il y en a eu 3 de plus.....

28 nov. 2018

L'écologie punitive

Pourquoi les écologistes présentent-ils leurs projets de façon aussi rébarbative qu'incohérente ? N'y aurait-il pas une méthode plus pédagogique et plus attrayante qui permettrait de s'approprier leurs idées sans avoir l'impression de régresser ou de vivre un cauchemar kafkaien ?

Par exemple :
Prôner la voiture électrique pour une pollution moindre qu'avec essence ou gasoil, d'accord, mais quid des postes de recharge rapide rarissimes, et...
Quand on parle de supprimer les chaudières à fuel en dix ans, et que dans le même temps on veut fermer les centrales nucléaires, on le prendra où le courant pour chauffer toutes ces maisons, et recharger les voitures ? Déjà que EDF a du mal à fournir par temps de grand froid... Avec les éoliennes sans doute, lesquelles devront être multipliées vu leur rendement, et alors, adieu nos beaux paysages français avec ces mats incongrus qui vont se dresser partout !

Revenons aux voitures. En réduire drastiquement leur utilisation, c'est bien, pour les gens des villes certainement, mais en zone rurale, quand il faut faire 20 kms minimum pour aller chez le médecin et à peine moins pour acheter le pain, tandis qu'on supprime les services publics et les hôpitaux de proximité, un minimum de cohérence serait le bienvenu, ou alors, ce sont des gens qui ont métro et bus à leur porte pour aller où ils veulent et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Economiser l'énergie ? Evidemment, c'est ce que l'on fait tous, vu le prix que ça coûte, en tous cas les aînés qui ont été élevés dans ces principes (on éteint une pièce que l'on quitte, on ne laisse pas couler l'eau sans raison, etc.), et qui ont tenté avec plus ou moins de succès de les inculquer à leurs descendants, mais alors, pourquoi tant chauffer les lieux publics ? C'est "faites ce que je dis, pas ce que je fais" ?

Consommer fruits et légumes en saison et pas n'importe quand, les importations lointaines coûtent cher en transport donc, en énergie. C'est tout à fait vrai, c'est ce qu'on faisait autrefois, disons avant les Trente Glorieuses. Mais aussi, consommer local.. Là, pour une fois, les ruraux sont privilégiés, ils peuvent, s'ils en on la place et la possibilité physique, cultiver quelques légumes et planter quelques fruitiers. Ou sinon, s'adresser au maraîcher du village d'à-côté, par contre l'habitant du centre ville de Lyon ou de Paris, il fait comment ? A part quelques tomates sur son balcon s'il en a un ??

Pourquoi être aussi irréaliste et culpabilisant ? Tout citoyen ne peut pas forcément circuler en vélo, pourquoi le stigmatiser quand il est obligé de prendre sa voiture ? Même si la défense de la planète, qui est si importante, est l'affaire de tous et pas seulement de quelques chefs d'état, pourquoi compliquer la vie des gens en permanence, sans chercher au contraire, à les aider à protéger l'environnement, avec des transports en commun fréquents et nombreux, même à la campagne, en ressuscitant les commerçants ambulants, en laissant ouverts les services médicaux de proximité... ça coûte de l'argent ? C'est sûr, mais ça pourrait être au moins de l'argent bien employé pour protéger l'avenir !


Et que dire quand on préfère prendre le train pour un assez long trajet, mais qu'il faut quand même prendre sa voiture pour rejoindre la gare, et qu'on se retrouve avec un PV de 35 euros parce que tout autour de la gare, ce n'est que zone de stationnement de 4h ou parking payant.... 

26 nov. 2018

Faut-il abandonner Facebook ?

Voilà la question posée dans un article (trop court à mon gré) du denier numéro de la revue 01.Net. QUOI QUOI ? Quitter Facebook ? Et comment je vais faire pour jouer moi ? Hein ? Parce que Coral Isle, Cookie Jam et autres Ocean Quest, c'est sur Facebook et nulle part ailleurs, c'est d'ailleurs la raison qui m'a fait réactiver un compte créé lors d'un atelier pour apprendre comment ça marchait.

Mais les particuliers qui utilisent le réseau social pour se donner des nouvelles ? Et les institutionnels qui s'en servent pour communiquer sur leurs produits ou leurs activités ? Ou encore les officiels qui en ont besoin pour leurs différentes activités ? Euh... c'est leur problème !

Quand même, Messenger pour discuter avec sa famille et ses amis ? Instagram pour... (en fait là, je ne sais pas ce qu'on y fait) ? C'est leur problème !

Ils se plaignent qu'on récupère leurs données, qu'elles sont rendues publiques, qu'on y laisse des traces indélébiles, que c'est inadmissible, que c'est dangereux et tout et tout. Eh bien, qu'ils cessent d'utiliser un réseau social qui sera de toutes façons indiscret d'autant plus que beaucoup d'utilisateurs ne réalisent pas qu'internet (via Facebook, mais aussi Google et autres) a une mémoire eidétique.

Et si les jeux que j'aime ne sont QUE sur Facebook, qu'y puis-je ? Je veux bien aller sur d'autres sites, mais lesquels ? Qui fournissent des jeux superbes et gratuits.

Gratuits, gratuits, comme tu y vas, il y a des pubs partout... Même pas vrai, si on joue en plein écran, et pourquoi s'en priver, on ne voit plus les pubs sur le côté, d'ailleurs, quand je reviens en fenêtre normale, je n'ai que des pubs pour des jeux !! Evidemment, puisque je ne fais que ça sur Facebook.

Mes publications sur le réseau que tout le monde peut les voir, les garder, les archiver, etc. ? De temps en temps, des copies d'écran de jeu quand quelque chose m'amuse, que je partage avec les amis... De jeu justement ! Des "like" ? J'ai pas trop le réflexe, je parcours distraitement le fil d'actualité ne m'arrêtant que sur les images de chiens et de chats, parce que certaines sont marrantes. Pas de quoi fouetter un chat justement !

Tout de même, faut bien le reconnaître, comme il est dit dans l'article sus-cité : "les usagers des réseaux sociaux ont développé une dépendance psychologique qui les rends accros"... Y compris les joueurs impénitents qui n'utilisent les réseaux sociaux que pour ça. C'est vrai, j'assume !

18 nov. 2018

Monsieur le Président...


... Je vous fais une lettre... Que vous ne lirez pas, et l'évocation de Boris Vian s'arrêtera là !

Monsieur le Président,

Quelques conseils d'une vieille dame qui, si elle n'a pas connu la guerre, a connu Mai 68 :

* Suivez l'avis de votre prédécesseur, Georges Pompidou, cessez "d'emmerder" les Français, avec des mesurettes impopulaires qui ne vous apportent rien qu'une baisse dans les sondages (80 km/h qui n'a pas empêché une recrudescence des morts sur la route, 5 euros d'APL qui mécontentent sans renflouer les caisses de l'état, une hausse des taxes sur le carburant que les ruraux surtout, sont bien obligés de consommer, vu l'éloignement des hôpitaux et des services publics).

* Ne méprisez pas vos concitoyens : des phrases comme (à propos des gilets jaunes) : "ils s'arrêteront, de toutes façons, faudra bien qu'ils aillent bosser", ou quand vous dites des retraités qu'ils sont bien assez riches pour qu'on ne réévalue pas leur pension, alors que les retraités actuels ont travaillé 40 heures et plus pendant toute leur vie, en cotisant, ce qui n'en fait pas des richissimes pour autant. Même si vous le pensez, et c'est votre droit, on ne le dit pas, on tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, c'est la sagesse populaire qui le dit ! Parce que ça fait très mal d'entendre ça et augmente une colère latente dont vous vous seriez bien passé.

* Un petit dernier pour la route : sans aller jusqu'à imiter le Général de Gaulle qui payait son électricité et ses timbres, ça ferait plaisir aux français, surtout aux classes moyennes qui grognent, que vous pensiez à ne pas laisser les ministres augmenter leurs collaborateurs de plus de 20%... Voire, de décider que les ministres (et vous-même pourquoi pas ?), spontanément, acceptent de baisser leur salaire pour soutenir les finances du pays. Je sais, c'est une goutte d'eau dans l'océan de la dette, mais ce serait au moins une mesure populaire qui ne changerait pas beaucoup le train de vie du gouvernement. Non, rassurez-vous, on ne vous demandera pas de voyager en seconde dans un TER ni en classe éco pour vos déplacements à l'étranger !

En conclusion, faites en sorte que ceux qui ont voté pour vous, parce que vous étiez jeune, nouveau en politique et que votre programme était intéressant, ne soit pas si profondément déçus que leur prochain bulletin de vote aille ailleurs ou nulle part.

17 nov. 2018

Venise grandeur et déclin

Allégorie de la foi

Le Grand Palais présente en ce moment une très belle exposition sur Venise au XVIIIe siècle, à son apogée, mais aussi tournée vers son déclin. On y trouve des tableaux des grands maîtres de cette époque, des sculptures, bas-reliefs, ornements, fort bien présentés et fort bien mis en valeur. Une (trop) petite partie est réservée à la musique avec un portrait de Farinelli, et des instruments, devant lesquels on peut entendre, en prêtant l'oreille, de la musique de Vivaldi et de ses contemporains.


Il y a donc une grande variété d'objets et d'œuvres, tous typiques de cette floraison artistique locale, qui, hélas, allait vite retomber, mais quel feu d'artifice en attendant ! Un régal des yeux en tous cas, pour une exposition où on ne se bousculait pas, ce qui est très rare, et où on pouvait prendre tout son temps pour détailler un tableau, admirer longuement une sculpture, et observer tous les détails d'une magnifique porte peinte.


Détails d'un Canaletto

Un petit bémol toutefois, l'entrée à 14 euros semble bien chère, sans tarif spécial pour les seniors ! L'exposition Caravage au musée Jacquemart André, est, elle, à 16 euros, et 15 pour les seniors, et c'est quasi pareil au Louvre, donc j'avais encore des illusions sur la démocratisation de la culture... 

16 nov. 2018

Le musée de la Franc-Maçonnerie


Situé dans l'immeuble du Grand Orient de France, rue Cadet à Paris, ce musée est très bien fait. Il renferme de nombreux objets maçonniques (service de table, ornements, documents) qui retracent tout l'historique de cette société secrète depuis son émergence au XVIIIe siècle. 


Peut-être un peu difficile à comprendre si l'on n'a pas la moindre notion de ce qu'est la Franc-Maçonnerie... Mais dans ce cas, il y a des visites guidées tout à fait passionnantes et fort explicatives. Dans les autres cas, on ne peut qu'admirer ces objets vénérables (sans jeu de mot), très bien mis en valeur.


Il faut aller visiter ce musée, histoire de démystifier ce qui n'est plus un mystère, et de mieux comprendre l'histoire fort complexe de cette société aux ramifications nombreuses et fort différentes les unes des autres. 

11 nov. 2018

Le désert


J'aime beaucoup cette image, trouvée sur Facebook. Elle montre parfaitement les soucis rencontrés par les ruraux pour trouver médecins ou hôpitaux.

Nous sommes un peu mieux dans ma campagne :

* Médecin généraliste : 25 kms. Il y en a plus près (10kms), mais ils sont surchargés et ne prennent pas de nouveaux clients. Aucun ne vient à domicile.
* Ophtalmologiste : 20 kms avec rendez-vous à prendre d'une fois sur l'autre, sinon, attente de 6 mois.
* Hôpital : 20kms. Mais ce peut être beaucoup plus s'ils n'assurent pas la spécialité que l'on cherche, de 60 à 80 kms selon l'établissement.
* Spécialistes (rhumatologue, cardiologue, etc..) : de 20 à 30 kms, mais avec attente entre 6 mois et 1 an.....

Donc, vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade comme disait Francis Blanche, parce que s'il faut payer de sa poche le taxi (la Sécu ne rembourse pas ce genre de visite) pour aller consulter, vaut mieux ne pas en avoir besoin ! Quant aux délais, c'est l'idéal pour faire faire, justement, des économies à la Sécu, parce que s'il faut attendre six mois pour voir le spécialiste, ou on est guéri, ou on est mort !!

2 nov. 2018

Sont-ils devenus fous ?

On se demande parfois si nos dirigeants ne marchent pas sur la tête ! Une parlementaire qui conseille de changer de mode de transport, et d'utiliser une trottinette.... Parfait pour la mère de famille qui conduit ses enfants à l'école ou qui va au supermarché, idéal de nuit sur une route de campagne, n'est-ce pas madame ?

Et cet autre, ministre je crois, qui estime que le voile musulman n'est pas pire que le voile catholique... Qu'il vient d'inventer, ou alors il confond avec les mantilles que les belles espagnoles mettaient pour aller à l'église... Avant guerre !

Et ce député qui pense qu'il faut interdire aux personnes de plus de 70 ans de conduire leur voiture... Evidemment, il y a le métro et les autobus qui desservent toutes les campagnes, même les plus isolées, on n'a qu'à les utiliser voyons, et si il n'y en a pas, eh bien on va à l'EPHAD à 3000 euros mensuels, les retraités sont bien assez riches pour ça !

Il faudrait quand même qu'avant de postuler à un poste donnant des responsabilités gouvernementales, chaque candidat aille vivre quelques mois en zone rurale, à 10kms du boulanger le plus proche, et 20kms du médecin. Allons, on n'est pas méchant, on lui laisse une voiture quand même, histoire qu'il réalise ce que coûte un plein d'essence.

Il serait bien aussi qu'en rentrant en Région Parisienne, il n'ait plus de voiture, et habite en banlieue, afin qu'il ait une petite idée de ce que sont les trajets en TER (même quand ils ne sont pas en grève), ou dans la ligne 13 du métro. Allons, on n'est pas méchant, on lui laisse sa trottinette !

Enfin, pour parfaire leurs connaissances sur la vie quotidienne de leurs concitoyens, ceux pour (contre ?) lesquels ils vont élaborer des lois, je suggère un stage d'au moins six mois dans une entreprise privée, tiens, par exemple, aide-soignant dans un hôpital, ou aux trois-huit dans la métallurgie (trajets transports en commun inclus), avec salaire à peine supérieur au SMIC. Allons, on n'est pas méchant, on n'ira pas au-delà des six mois !

Si nos dirigeants étaient un peu moins déconnectés de la réalité quotidienne de leurs administrés, peut-être qu'ils seraient moins ridicules dans leurs affirmations ? Et plus justes dans les lois qu'ils élaborent ?

25 oct. 2018

Kylian for ever

Kylian Mbappé explique pourquoi il a reversé toutes ses primes de la Coupe du Monde :

Je n'avais pas besoin d'être payé pour défendre les couleurs du pays. Je gagne assez d'argent, beaucoup d'argent. Donc je pense que c'est important d'aider ceux qui sont dans le besoin. Beaucoup de personnes souffrent, ont des maladies. Pour des gens comme nous, donner un coup de main, ce n'est pas grand chose. Ça ne change pas ma vie, mais ça change la leur. Et si c'est le cas, je le fais avec plaisir.

Ne pas oublier non plus qu'il a invité à ses frais une trentaine d'enfants du club de foot de Bondy, avec leurs accompagnateurs, en Russie pour suivre le match.

Alors, merci jeune homme, vous êtes un exemple pour ceux de votre âge (et les autres !), vous êtes le petit fils que toute grand mère rêve d'avoir, et en plus, vous jouez très bien au foot.

Oui, je sais, il n'a pas été formidable contre Naples, et alors ? C'est pas une machine non plus, c'est un humain !

19 oct. 2018

Mais ouskonva ?

Arrêt ce matin à la banque pour déposer un chèque. Ah personne au guichet d'accueil ?? Un monsieur sort d'un bureau et se précipite, non pas vers le guichet mais vers un automate que je n'avais pas vu. Il m'explique que dorénavant, il n'y aura personne au guichet, et que les chèques ou les espèces, seront à déposer là, et me montre la marche à suivre :

* Insérer sa carte bancaire
* Taper son code
* Regarder l'écran pour choisir l'option que l'on souhaite
* Taper le montant du chèque
* On récupère un premier reçu
* On signe son chèque au dos
* On le met dans une enveloppe
* On y joint le premier reçu, une trappe s'ouvre
* On y met l'enveloppe et..
* On récupère un second reçu !!

Bonjour l'accessibilité pour les malvoyants.... Je fais remarquer à l'employé que s'il n'y a plus de présence humaine à la banque on ne voit pas pourquoi on n'irait pas vers les banques en ligne, puisqu'ils suppriment une bonne partie de ce qui faisait leur intérêt.. Il balbutie que l'employé du guichet va devenir conseiller et qu'on aura un conseiller de plus, et que l'automate sera disponible même en dehors des heures d'ouverture de la banque. Je veux bien, mais déjà qu'il n'est pas évident de leur téléphoner, que ça ressemble, par le temps passé, à l'attente aux prises de rendez-vous dans les hôpitaux, si on ne peut même plus se rendre à l'agence et y être accueilli par un humain...

D'accord, je n'apporte pas souvent de chèques (hélas d'ailleurs !!), juste le temps d'oublier la manipulation de l'automate et pester ; et, comme tout le monde, j'ai l'habitude de prendre de l'argent liquide au distributeur, qui est un automate lui aussi, mais ça fait drôle quand même de voir tous ces pans de la société conviviale dégringoler les uns après les autres : les pompes à essence, les banques, les péages d'autoroute, les serveurs vocaux, etc.

On va bientôt sans doute être obligé de passer par Internet et le Drive pour faire ses courses au supermarché, et encore là, il y a un humain qui dépose les sacs dans la voiture, en attendant que ce soit un humanoïde robotisé qui le fasse, et par acheter son pain au distributeur à cartes bancaires sans contact (oui, voyons, c'est un progrès, même si la boulangerie est fermée, l'automate fonctionnera, n'est-ce pas ?).

Dieu sait que je ne suis pas technophobe, vivant en symbiose avec mon ordinateur depuis plus d'un quart de siècle ! Mais quand même, dans quelques temps, les humains finiront par ne plus parler qu'à leur smartphone, ou à leur enceinte connectée, jusqu'à ce que ces derniers soient aptes à lire dans leurs pensées ? Et alors, il n'y aura plus de communication entre individus, robots ou humains.....

16 oct. 2018

Les aidants

Il s'agit des personnes non professionnelles qui s'occupent d'un proche à temps complet, d'un père ou d'une mère, d'un conjoint ou d'un enfant, dont la maladie ou le handicap ne permet pas l'autonomie et qui nécessite une présence constante. On pense bien sûr à la maladie d'Alzheimer, mais il y a d'autres pathologies qui rendent un individu entièrement dépendant d'un autre.

Cet autre, justement, consacre tout son temps à son parent(*) au détriment de sa vie propre, de ses loisirs, et souvent aussi de sa santé. Il y a évidemment le plus visible, la fatigue physique due au fait que l'aidant doit prendre en charge de nombreuses tâches qui étaient auparavant assumées à deux (courses, ménage, soucis administratifs, etc.) en plus des soins à donner, comme si on demandait à une aide-soignante de travailler 18h par jour 365 jours par an. Mais il y a aussi la charge mentale qui est omniprésente : faire le deuil de ce que l'on faisait ensemble auparavant, vacances, voyages ; ne plus pouvoir avoir de conversation avec son malade ; être en permanence attentif à ses moindres gestes pour prévenir tout accident.

Si on rajoute la culpabilité latente, celle qui mine : en fait-on assez ? N'a-t-on pas eu un mouvement d'humeur que l'on se reproche ? Est-ce qu'on se plaint trop de son sort alors que c'est lui (ou elle) le plus à plaindre ?

Ces situations peuvent durer de nombreuses années, épuisant petit à petit l'aidant qui ne peut plus souffler ni changer d'air, comme l'a fort bien dit un membre de l'association France Alzheimer : "Etre aidant, c'est un cercle vicieux. On a besoin de répit, mais d'un vrai répit, d'être coupé de notre malade. Or, il ne peut pas vivre sans nous !"

Partir, s'éloigner, vivre un peu plus à son rythme, ne pas être aux aguets en permanence, ne plus subir rebuffades ou tâches usantes, un jour, deux jours, plusieurs jours.... Oui, mais, c'est impossible ! Qui va s'occuper de lui (d'elle) ? Il n'y a personne, ou alors le (la) mettre temporairement dans une institution où il (elle) sera désorienté et désemparé ? Et alors quid de la culpabilité qui interdira tout répit moral ? Où que l'on regarde, quoi que l'on imagine, immédiatement un mur infranchissable se dresse, comme si l'on était dans une immense rotonde bordée de portes ouvertes qui toutes se ferment quand on s'en approche.

Le taux de mortalité des aidants est supérieur de 63% à celui observé dans la population du même âge, et 50% décèdent AVANT le malade dont ils s'occupaient ! Dépression, suicide, épuisement...

Alors, comment faire ? Rejoindre des associations et en parler entre aidants, il paraît que ça facilite ? Laisser son malade aux bons soins d'autres personnes (quand on en trouve..) en faisant taire sa mauvaise conscience ? Facile à dire... Parce que la solution des amis ou de la famille qui prend le relais n'a qu'un temps, et que salarier une employée 24h/24 pour que l'aidant puisse s'évader "seul" n'est pas à la portée de toutes les bourses (**).

Aider les aidants est un sujet grave et fort pénible trop méconnu de ceux qui n'y sont pas confrontés.


(*) Quand l'aidant travaille, le problème est encore compliqué..
(**) Il existe depuis 2016 une loi sur le droit de répit qui peut financer une aide à domicile, ou en hébergement, mais plafonnée à 500 euros par an et sous réserve de conditions très restrictives, donc, inutile ! 

14 oct. 2018

Etretat

Une bien jolie bourgade au bord de la Manche, bien connue par ses falaises et les deux "portes" d'amont et d'aval qui l'encadrent. On y respire une brise légère, et on peut rester des heures à contempler la mer et le ciel dont les couleurs indéfinissables changent sans arrêt.

La porte d'aval, et la plage de galets

Il paraît qu'en saison, le monde se bouscule sur la digue promenade qui protège la ville des grandes marées, que les rues sont encombrées de voitures et de piétons qui tentent de cohabiter, et que les restaurants refusent des clients... Mais hors saison, si on entend encore parler toutes les langues, marcher tranquillement le long de la plage ou dans les rues reste un plaisir aussi tranquille que dépaysant. 

Coucher de soleil sur la falaise d'amont

Par contre, il faut y aller... En voiture obligatoirement, il n'y a plus de trains et les omnibus à chevaux qui amenaient les élégantes aux bains de mer au XIXe siècle ont disparu depuis bien longtemps. Si, venant de la rive gauche de la Seine, il est facile de rejoindre le pont de Tancarville, ensuite, l'entrelacs de petites routes étroites reliant de nombreux villages minuscules, dans cet endroit agricole du Pays de Caux, n'est pas du tout évident, et le GPS devient très vite indispensable. Ce n'est pas une nouveauté ! Déjà sous Napoléon III on stigmatisait les difficultés d'accès ! Alors qu'aller à Deauville ou Dieppe était beaucoup plus direct. 

La ville vue du haut de la falaise d'aval

Pour les plus sportifs, il y a au moins deux incontournables : prendre le sentier qui monte en pente plutôt raide et longe la falaise aval pour arriver tout en haut et découvrir l'étonnante "aiguille creuse" ; et, de l'autre côté, gravir un autre sentier, encore plus pentu, qui escalade la falaise amont jusqu'à la petite église qui domine la mer, d'où on découvre un magnifique panorama (on peut y arriver en voiture aussi). Très différente de Dieppe ou de Fécamp, ses proches voisines, Etretat se mérite !






7 oct. 2018

Partir loin ou près

Question bagages, que l'on parte trois semaines au bout du monde, ou huit jours à cent kilomètres de chez soi, ce n'est pas très différent. Entendons nous bien, il y a des incontournables, que l'on transporte même pour un court week-end : la tablette, l'APN et leurs chargeurs et accessoires, la trousse de toilette. Et pour les vêtements ?

Comme on ne peut pas emporter du linge de rechange pour plusieurs semaines, il faudra forcément faire des lessives intermédiaires. Quand on ne part que pour huit jours, on peut mettre dans la valise tout ce qu'il faut pour la semaine, sans prévoir de laver des trucs qui risquent de mettre un temps fou à sécher, c'est un avantage !

Et le climat ?? Certes, si l'on veut passer Noël à Fairbanks ou visiter le sud du Texas au mois de Juillet, il faudra dans le premier cas transporter un gros manteau bien chaud, et des bottes pareilles, dans le second... C'est le top léger et le chapeau de soleil qui seront de rigueur. Mais si on reste dans sa latitude ou dans des zones voisines, il suffira de se mettre sur le dos un anorak étanche (il ne pleut pas qu'en Bretagne ou en Normandie).

Si on part en avion ou en train, faudra réduire ses bagages : en avion parce qu'il est plus agréable de n'avoir qu'un bagage à main que l'on garde avec soi que d'attendre des plombes aux tourniquets en priant que les valises ne se soient pas égarées Dieu sait où ; et en train parce qu'il faut se les trimballer dans les gares, sachant que la place est toujours réservée à l'autre bout du TGV ! Par contre, en voiture, on peut emporter nettement plus de choses, et en rapporter aussi : la paire de chaussures supplémentaire ou le gros bouquin bien lourd ne seront plus un souci, les soucis sont ailleurs dans ce moyen de transport, tant les pauvres automobilistes sont guettés à tous les carrefours pour renflouer les caisses de l'État.

De toutes façons, qu'on s'y prenne huit jours avant, ou la veille d'un départ matinal, on oubliera toujours quelque chose ! Mais à moins de se rendre dans la brousse africaine ou dans les montagnes du Kurdistan, on trouvera toujours un commerce qui vendra l'indispensable laissé à la maison.