31 août 2014

Au trente-et-un du mois d'août


Alors il est fini ce mois d'août calamiteux côté météo ? Il a été le mois le plus pluvieux de l'année 2014 à Paris ! Certains jours, s'il n'y avait pas eu de feuilles aux arbres, on se serait cru en novembre avec ciel gris, vent froid, crachin ou averses. D'autres fois, on se disait qu'on était revenu en mars, avec alternance de soleil et de giboulées. Déjà que Juillet avait été limite été (on se souvient des coureurs du Tour de France pédalant sous des trombes d'eau), le mois suivant a été pire. Pauvres vacanciers du nord et de l'ouest de la France ! Pauvres touristes à Paris ! Heureusement qu'il y a pas mal de musées....

Alors même si l'on n'était pas spécialement en vacances, ce temps désagréable ôtait toute envie d'aller se promener dans la campagne, ou même de prendre sa voiture pour aller plus loin, visiter quelque chose par exemple. Quant aux dîners dehors dans le jardin, fallait oublier, ou il avait plu, ou il pleuvait, ou il allait pleuvoir, et de toutes façons, il aurait fallu mettre la petite laine parce que le vent n'était pas chaud.

Donc, on s'est replié sur la lecture, en ressortant de vieux ouvrages aimés, puisque les bibliothèques locales sont fermées deux ou trois semaines au mois d'août, sur la musique, sur les jeux aussi bien évidemment.

Il paraît qu'il va faire un temps magnifique au mois de septembre, ce qui va sans doute réjouir les écoliers et ceux qui ont repris le travail ! Comme quoi, en paraphrasant Philippe Bouvard, on peut dire que ce n'est pas parce qu'on n'a pas sué sur les plages qu'on ne va pas se faire suer au boulot !
On aurait pu aussi chanter cet air de matelots pour se consoler.

29 août 2014

Est-ce que l'Histoire bégaie ?

D'un autre italien aussi célèbre que très apprécié à la Renaissance

Si les rois de la Renaissance française n'étaient pas vraiment passionnés par le Nouveau Monde -- leurs successeurs non plus d'ailleurs -- ils étaient fort influencés par l'Italie, et pas seulement pour des raisons de conquêtes militaires, par la vie italienne, l'art, la cuisine, etc.. La civilisation italienne, héritière directe de l'Empire Romain, fascine les contemporains de Louis XII et de François 1er. Il s'en est suivi de nombreux emprunts et autres imitations.

Déjà dans le vocabulaire. Au XVIe siècle, le français s'est enrichi de 2000 mots italiens, par exemple casemate, tribune, postiche, mais l'influence italienne s'est fait aussi sentir dans l'architecture, la décoration : c'est un italien Le Boccador qui fait les plans de l'hôtel de ville, c'est à Benvenuto Cellini que François 1er s'adresse pour ses plus belles pièces d'orfèvrerie, c'est Alberto da Ripa, luthiste célèbre qui a ses entrées à la cour.

Mais cette fascination avait aussi ses détracteurs. En 1578, Henri Estienne dénonce dans un pamphlet virulent l'invasion de la langue française par des mots italiens, ajoutant que celle-ci va de pair avec une italianisation des mœurs. Il y a même une résurgence de xénophobie contre les marchands et autres banquiers italiens, accusés de lobbying (ah non, ça, c'est pour plus tard..), accusés donc de "sucer le sang du peuple".

Sautons quelques siècles...

D'où viennent Google, Microsoft et Mac Do ? D'où viennent tous ces mots que nous utilisons quotidiennement : marketing, mail, fast food ? Qui a inventé Facebook et Wikipédia ? Et tandis que certains sont fascinés par cet "american way of life", d'autres vilipendent cette intrusion de valeurs qui ne sont pas les nôtres.

Comme quoi, l'Histoire est un perpétuel recommencement !

22 août 2014

Mission impossible

Pearl's Peril où il est quand même possible d'avancer, mais il faut des semaines de patience.....

Les jeux sur Facebook reposent sur deux principes :
- Jouer avec des amis
- Payer pour avancer dans le jeu

Les deux étant évidemment liés, et pour le joueur et pour le concepteur. Le fait d'avoir besoin d'amis pour passer certains niveaux fait que le joueur va lancer des invitations et les amis ainsi recrutés augmenteront le nombre de joueurs et le nombre de gens susceptibles de débourser quelques euros pour pouvoir passer certains niveaux. Quelques euros par-ci, quelques euros par-là, avec, pour certains jeux, plus d'un million de joueurs, même s'il n'y en a que quelques uns qui payent, ça finit par faire des sommes rondelettes.

Peut-on jouer sans amis et sans payer ? Oui, mais on finira pas être bloqué d'une façon ou d'une autre. Concernant les amis, certains niveaux ne peuvent être passés qu'avec leur aide, et certains "ingrédients" ne peuvent être obtenus qu'en les leur demandant. Rares sont les jeux dans lesquels il suffit d'attendre un jour ou deux pour avancer, quand les amis ne répondent pas. Jouer sans sortir sa carte bleue ? Oui, c'est possible, mais là aussi jusqu'à un certain point. Certains jeux, comme Pearl's Peril permettent, en ayant la patience d'attendre plusieurs semaines, d'avoir rassemblé ce qu'il fallait pour rejoindre le niveau supérieur, d'autres, comme Super City imposent des requêtes impossibles, comme des défis durant 35 heures seulement, qui nécessitent 5 objets que l'on ne peut normalement obtenir qu'à raison d'un toutes les 10 heures, le calcul est vite fait, c'est mission impossible ! Et l'éditeur compte bien sur la frustration du joueur qui va se dire que 2 euros, ce n'est pas grand chose, et qu'il peut bien s'offrir ça... En oubliant que dans peu de temps, le processus insidieux recommencera !

Alors faut-il accepter de payer ? Oui, si l'on se place du point de vue commercial, en se disant que tout travail mérite salaire, et qu'il faut bien rétribuer les personnes qui programment et illustrent les jeux avec lesquels on passe de bons moments. Non, si l'on estime qu'il s'agit d'une arnaque, d'une manœuvre commerciale qui consiste à appâter les joueurs jusqu'au moment où ils seront tellement addicts qu'ils vont craquer.

Donc, si l'on refuse la spirale infernale du paiement, même de petites sommes à la fois, on abandonnera les jeux où l'appât du gain rend impossible toute progression, et on en cherchera d'autres (ça ne manque pas) auxquels on pourra jouer assez longtemps sans se retrouver dans une impasse.

Il y a d'autres impasses aussi, lesquelles sont rédhibitoires, parce que même en payant quelque chose, on n'avance plus. C'est le cas de jeux dont les premiers niveaux sont amusants à faire mais qui plus ou moins rapidement débouchent sur un palier que l'on a une chance sur 100 d'arriver à résoudre. Et comme on n'a pas forcément envie de se "prendre la tête" et de s'énerver (un jeu, ça doit rester amusant, ça ne doit pas exaspérer, ce n'est pas le but), on finit par arrêter et passer à autre chose.

Pas facile d'être éditeur de jeu, un jeu réussi, c'est un savant dosage entre la difficulté, (trop facile ce n'est pas amusant, trop difficile ça décourage et on abandonne), et les possibilités d'avancement dans les niveaux pour lesquels il faut soit donner de l'argent, soit prendre du temps (en comptant sur l'impatience du joueur pour augmenter son chiffre d'affaire, sans perdre des joueurs qui se refusent à payer).

Les éditeurs comme Playkots, Wooga et autre King ne m'ont sans doute pas attendue pour évaluer tous ces paramètres afin de gérer au mieux leur entreprise !!

20 août 2014

Pseudonyme et nom de plume

Nombreux sont les acteurs, chanteurs, écrivains dont on ne sait pas l'identité réelle et qui ne sont connus et célèbres que sous un nom qui n'est pas celui de l'état civil. La pratique n'est pas récente, elle va de Molière à Dick Rivers (avant et après eux aussi). Un personnage public préfère avoir un nom facile à retenir ou plus esthétique que celui de ses parents, voire plus moderne. Quant au citoyen lambda, lui, il n'a pas besoin de ça dans sa vie professionnelle ou quotidienne. Si ?

Nombreux sont les sites internet sur lesquels il faut s'enregistrer avec un pseudo et un mot de passe, sans parler des canaux IRC et autres forums. Certes, on peut utiliser son vrai nom, rien ne l'interdit, mais beaucoup ne le font pas dans un souci légitime d'anonymat. Donc, on choisit un pseudo, ou nickname en angliche. Et comment le choisit-on ?

Alors là, je ne pense pas qu'il y ait une règle générale. Certains vont prendre leur prénom, mais si c'est un prénom courant, il doit y avoir un certain nombre d'homonymes, donc, ça donnera Jean123456... D'autres partiront sur une autre idée, un acteur qu'ils aiment, ou une fleur, ou un lieu, ce qui pourrait donner JasminBlanc ou savoyardpourtoujours... D'autres enfin inventeront un nouveau mot ou utiliseront un anagramme comme evaporette ou etazazrauo.

On trouve même des pseudos qui ressemblent à des mots de passe, avec des chiffres, des signes, des lettres majuscules, à tel point qu'on se demande si l'utilisateur ne risque pas de se tromper en le tapant ou d'en oublier des morceaux.

Si on réfléchit à son pseudo un certain temps, il arrive aussi que l'on soit pris de court, et qu'il faille vite se décider. J'ai connu ça l'été 2005 quand j'ai découvert IRC, les serveurs Freenode et le chan Framasoft. Débutant totalement dans l'exercice, il m'a été immédiatement demandé quel était mon nick, et le premier nom qui me soit venu à l'idée a été Theoliane (sans accent sur le e parce qu'on m'avait appris que les identifiants comme les noms de fichiers n'avaient jamais d'accent.... Autres temps...) parce que c'était le nom d'un étrange animal vivant sur une étrange planète, dont je m'amusais à imaginer les aventures. Voilà un pseudo totalement inventé (*) qui aura fait de l'usage ! Puisqu'il me sert encore maintenant... La preuve, le nom de ce blog !

Est-ce que dans quelques lustres, décennies, siècles, de doctes sociologues ou psychologues se pencheront sur la signification consciente ou pas du choix d'un pseudonyme, ça pourrait être intéressant pour étudier les motivations profondes des humains du début du XXIe siècle !

Je n'ai pas pu résister à utiliser une illustration bien connue et pas très récente mais si savoureuse pour l'en-tête de ce billet.

(*) En réalité pas totalement inventé, puisqu'il avait été créé par un programme informatique qui générait une suite de lettres choisies qu'un ami m'avait écrit pour palier mon manque d'imagination à trouver les noms de mes personnages.

17 août 2014

Parlez-vous normand ?

Le traité de Saint-Clair-sur-Epte  (actuellement dans le département du Val d'Oise, en Île de France à la frontière de l'Eure en Haute-Normandie) passé en 911 entre Rollon, le chef viking et le roi de France Charles III, a octroyé les territoires situés entre l'Epte et la mer aux dits vikings en échange de l'arrêt des pillages et autres exactions perpétrées depuis qu'ils étaient arrivés sur leurs drakkars, par la Seine venant de leurs territoires nordiques. Cet endroit deviendra par la suite le duché de Normandie (*).

Quelle langue parlaient ces envahisseurs assagis ? Le norrois sans doute, mais on n'avait pas de quoi les enregistrer à l'époque, quant à lire les runes qu'ils écrivaient, c'est une affaire de spécialistes. D'ailleurs, aux dires justement des spécialistes, les Vikings, une fois installés, se sont si bien intégrés, comme on dirait aujourd'hui, qu'ils ont vite cessé de parler leur langue.

Il nous reste toutefois quelques souvenirs de cette langue oubliée dans les noms des villes et villages normands. Par exemple :

* Bec qui signifie ruisseau, et a donné Caudebec (le ruisseau froid), Bolbec (la ferme près du ruisseau), Houlbec (le grand ruisseau).

* Beuf qui signifie abri et a donné Elbeuf, Criquebeuf (abri près d'une église).

* Fleur qui signifie baie (fljot) d'où Honfleur (baie de Hun), Harfleur (baie haute) Barfleur (baie en angle).

* Mare et Mer désignant une étendue d'eau d'où Cambremer, Quatremare.

* Tot désignait une ferme (toft) donnant Criquetot (ferme près d'une église), Yvetot (domaine d'Yvar).

Comme quoi, si on avait pris certains des termes ci-dessus dans leur sens actuel, on aurait vu des becs (d'oiseau ?) à Bolbec, des bœufs à Elbeuf et des fleurs à Honfleur !

Ces exemples sont tirés du livre de Jean-Louis Beaucarnot intitulé "Laissez parler les noms !". Cet auteur, historien du langage (entre autres) et excellent conteur est toujours passionnant à lire. Et l'image provient de Wikimedia Commons.

(*) Ce qui montre clairement que la Normandie historique, c'est tout le territoire qui borde la Seine, donc, les actuels départements de l'Eure et de la Seine Maritime, c'est après seulement que ce qui est encore la Basse-Normandie (Calvados, Manche et Orne) sera considéré comme Normandie, mais Guillaume le Conquérant c'est un siècle après le traité de Saint-Clair-sur-Epte !

11 août 2014

Grosse tension pour cause de moyenne tension

le coupable
Un beau dimanche du mois d'août, enfin beau, c'est vite dit, entre grosses averses, rafales de vent, tonnerre au loin et quelques rares éclaircies... Or donc, en ce début d'après-midi de dimanche, première coupure de courant. Le temps que je m'en aperçoive, c'était revenu. Un quart d'heure après, seconde coupure, retour rapide aussi, mais troisième coupure dans la foulée, et là, le courant n'est plus revenu.

Il faisait assez jour pour lire, mais sans électricité on ne peut pas utiliser son ordinateur ni internet, et donc, on ne peut pas continuer sa partie de Super City ce qui est proprement dramatique n'est-ce pas ? On ne peut pas non plus se faire chauffer un café pour se consoler, quand on n'a pas le gaz. On se dit que c'est pire en hiver, quand le chauffage s'arrête et qu'il fait nuit de bonne heure. Ce qui n'empêche pas de râler, contre les intempéries, contre les arbres qui se précipitent sur fils et poteaux, et contre soi-même aussi, parce qu'on réalise que, quand on est privé d'internet, on est tout désemparé et aussi qu'on ne sait plus rien faire sans électricité dans une maison.

ERDF au téléphone (oui, on a toujours un vieil appareil téléphonique qui n'a pas besoin de courant pour fonctionner contrairement aux trucs sans fil) explique qu'il s'agit d'un problème sur une ligne moyenne tension qui touche plusieurs communes voisines, et que tout devrait rentrer dans l'ordre vers 19h30. Eh bien, rien que de savoir ça, on a déjà plus de patience !

Et à 18h 50, la lumière est revenue ! Première chose à faire, aller vite ouvrir le portail (électrique) au cas où, ensuite, se faire un café, et enfin, faire une recherche sur Google pour savoir quelle tête peut avoir une ligne moyenne tension. Pour ceux qui, comme moi, ne savait pas trop, voilà un petit schema explicatif.


Donc coupable identifié et réparé. Et on peut reprendre des activités normales, tandis que la pluie s'est arrêtée, que le vent est retombé, et que la pleine lune illumine le ciel.

Deux conclusions à retenir :

- J'ai appris comment le courant électrique était distribué, et la différence entre la THT, la HT, la MT et la BT !
- Quand on pense à toutes les catastrophes, guerres et calamités diverses que tant de gens subissent partout dans le monde, on se dit que ces derniers aimeraient bien n'avoir comme misère que quelques courtes heures de coupure de courant.....

9 août 2014

Les lolcats


Grande habituée du site I can has a cheesburger j'avoue aimer les vidéos marrantes d'animaux, même si je sais bien que c'est un meme récurrent d'internet qui ne vole pas toujours très haut.

Il y en a de délirantes, d'émouvantes, de très drôles, et d'autres plus banales.

Dans le genre, il y a aussi des vidéos sur Youtube dont  :

celle-ci qui est très connue,

et cette autre

ou encore celle-là

qui ne sont pas mal non plus.

Des jeux, des lolcats, tout ça ne fait pas très intello... Mais est-ce que j'ai une gueule d'intello ??

Wikipédia aurait moins de contributeurs qu'avant ?

Un nouveau contributeur s'inscrit sur Wikipédia, dans quel but ?

Pour créer des articles dans une encyclopédie sur des sujets qu'il connaît et qu'il aime, de la géographie, des mathématiques, de la botanique ? Que nenni !

- Il s'est inscrit parce qu'il pense que pour consulter les articles, il fallait obligatoirement être inscrit, mais il n'a pas la moindre intention de contribuer.

- Il vient pour parler de lui, au sens large du terme, ça va de son groupe de musique ou de sa chaîne Youtube, jusqu'à son entreprise ou son commerce, en passant par le club de football de son village. C'est une encyclopédie libre, non ? On peut y parler de ce qu'on veut !

- Il vient pour exposer ses propres idées, sur la politique du Hamas (ou celle d'Israël), sur sa religion, sur le racisme ou la pédophilie. Mes idées valent les vôtres môssieur, et vous n'avez aucun droit de me censurer, si vous persistez, je porte plainte....

- Il a vu sur Twitter un buzz quelconque, ou il a entendu à la radio qu'il y a eu un crime ou une catastrophe, et il se dépêche de créer un article à ce sujet. Ben quoi, il y a plusieurs pages Facebook qui en parlent, alors, pourquoi pas ici ?

- Il vient publier une ligne du genre "Tartempion est un écrivain roumain" et puis, il va faire autre chose et laisse le chantier en plan. Si vous croyez que j'ai le temps de faire des recherches bibliographiques, je travaille moi, d'autres le feront, vous devriez au contraire me remercier d'avoir participé !

- Il a une idée qu'il veut faire partager, ce qui donne (exemple d'un article proposé à la relecture sur la page d'aide) "La pauvreté , une cause principale qui entraine le térorisme. A la recherche de quoi survivre , l'on se voit parfois obligé de choisir le chemin le plus facile et c'est ainsi que les sectes , les terorismes et etc ne cessent de se multipliés". Quoi mon orthographe ? C'est pas ma faute si je ne suis pas allé à l'école...

- Il vient écrire un article sur son maire, son parti politique, sa formation syndicale, les élections approchent, ça coûte tellement moins cher que d'imprimer et de distribuer des tracts, et c'est tellement mieux référencé sur Google que notre site web que personne ne visite.

- Il vient pour donner son avis, émaillant les articles existants d'opinions personnelles, ou ajoutant le dernier scoop lu sur Voici ou Gala à propos d'une star qu'il aime bien ou pas. Puisqu'on peut écrire sur ce site comme sur un forum, pourquoi s'en priver ?

- Il voudrait bien contribuer, mais c'est fatigant et compliqué de rédiger, alors, il copie/colle le contenu d'un site web, sans la moindre structure, et s'indigne de se le voir reproché. Si c'est sur Internet, c'est à tout le monde pourtant !

- Il a fait des recherches en bibliothèque, est allé prendre des photos, et écrit un article sur une œuvre d'art ou sur un scientifique de grand renom. Oui, ça existe, j'en ai même rencontré des comme ça, mais pas plus d'une fois toutes les 500 inscriptions ! Et je dois être optimiste.

Donc Wikipédia pour la majorité des gens c'est :

- Un espace de libre expression, gratuit, c'est exactement comme Facebook ou Tumblr, d'ailleurs ça veut dire quoi encyclopédie, je ne connais pas ce mot là !

- Un site bien utile, qui ne coûte rien, pour faire la publicité de mon commerce ou y faire connaître mon association.

- Un site bien pratique quand on a un exposé ou un devoir à faire, il suffit de copier-coller, et même qu'on peut ensuite modifier une date, ou un fait, pour que le copain de collège qui fait pareil écrive des sottises dans son devoir, qu'est-ce qu'on se marre !

Alors, Wikipédia aurait de moins en moins de contributeurs ? Que nenni ! Elle en a de plus en plus au contraire, mais peut-on encore les appeler des contributeurs ou des opportunistes ? Viennent-ils pour enrichir une encyclopédie ou pour profiter de sa notoriété ? Voire pour s'y amuser ?


Merci à l'auteur de ce blog auquel j'ai emprunté l'image d'illustration.

7 août 2014

Jouer quand il pleut


Quand il fait aussi mauvais qu'en cet été 2014 et qu'il n'est possible d'aller dehors qu'entre deux averses, eh bien, on peut se consoler en jouant ! Il y a un grand choix de petits jeux en ligne fort distrayants ; on peut en essayer autant qu'on veut. Certains sont de courte durée, parce que ce n'est pas amusant, ou parce qu'on bute sur un niveau infranchissable et qu'on se décourage. D'autres font un beaucoup plus long usage et on peut y jouer des mois durant.

Il y a évidemment Pearl's Peril, jeu d'objets cachés, dans lequel il faut trouver des objets dans des scènes successives, lesquels rapporteront des pièces, lesquelles permettront d'acquérir des bâtiments et des ornements pour aménager une île. C'est long, très long, les bâtiments sont très lents à se construire (plusieurs jours), donc on attend pour avancer dans le jeu, et on en profite pour jouer à autre chose. A Monsters Busters par exemple, un jeu du type match-3 où l'on doit réaliser des combinaisons de trois "monstres" pour libérer des petits personnages. Il y faut de l'astuce, de la patience et un peu de chance aussi, mais on réussit toujours à passer le niveau supérieur, et à découvrir de nouveaux tableaux que l'on va essayer de résoudre.

Et puis, il y a Super City, qui n'est pas un jeu de dextérité ni d'astuce, puisqu'il s'agit de construire une ville (avec ses maisons d'habitation, ses commerces, ses infrastructures, ses routes). Il y a une certaine stratégie à respecter, par exemple, un bâtiment ne peut être achevé qu'en lui fournissant certains "ingrédients", qui ne peuvent se trouver que dans d'autres bâtiments qui les produisent. Le plus amusant dans ce jeu, qui est un Sim City like, c'est certainement de regarder vivre sa ville. Les animations sont remarquables : les petits personnages marchent dans les rues, entrent dans les magasins, s'amusent à faire du bateau sur la rivière, font du ski, bêchent leur jardin ; les usines tournent, le train passe, le maïs pousse, les gens se marient et dansent, les pizzas sont servies etc... On a hâte de voir un bâtiment fini, on fait des économies de pièces pour acheter du terrain et continuer à construire une ferme avec des vaches, un jardin zoologique, ou un aéroport (d'où les avions vont partir et les passagers y monter et en descendre). C'est très réussi, tant par les décors que par l'ergonomie. En plus, ils ont un service qui répond très rapidement aux questions que l'on se pose sur certains points  difficiles du jeu, et ça, c'est rare et précieux. (*)

Bien sûr ces jeux sont gratuits, mais si l'on veut pouvoir avancer, et ne pas payer quelque chose avec sa carte bancaire, il faut avoir des "amis" avec lesquels on pourra faire des échanges, ou qui viendront vous épauler pour passer au niveau supérieur. C'est le principe de base de tous les jeux Facebook. Donc, faut choisir des amis aussi joueurs que vous, mais ce n'est pas très difficile : régulièrement les éditeurs font des propositions et dans les commentaires, les joueurs peuvent demander à avoir de nouveaux "amis". D'ailleurs, on s'aperçoit ainsi que l'on joue souvent aux mêmes jeux, et que le (la) même ami(e) peut vous aider sur plusieurs jeux différents.


Tiens, à propos des amis sur Facebook, vous connaissez ce sketch ?

(*) Même si en ce moment je galère pour récupérer 7000 marchandises et une dizaine d'étoiles, mais ça viendra, suffit de prendre son temps !

1 août 2014

Les mystères des cartes des chambres d'hôtel

Autrefois, oui, je sais, il y a fort longtemps... Donc, autrefois, quand on arrivait dans un hôtel, quelqu'un prenait vos bagages en charge, et vous conduisait vers votre chambre qu'il ouvrait devant vous. Parfois même il (ou elle) en profitait pour vous expliquer la manipulation du chauffage ou de la climatisation, allumait les lumières et vous souhaitait un agréable séjour en attendant son pourboire.

Maintenant, on fait l'économie du pourboire ! Mais... On vous donne une carte à la réception, et on vous indique laconiquement que vous êtes à la chambre 312 et que les ascenseurs sont par là. A vous de vous débrouiller pour coltiner vos bagages, pour trouver la chambre et pour l'ouvrir. Et c'est là que ça se corse. Parce que si les toutes bêtes clés ont quasiment disparu de partout, avec les cartes magnétiques, ce n'est pas joué. En effet, il n'y a pas deux systèmes identiques : parfois il faut l'insérer dans une fente (en trouvant tout seul le bon sens) et la laisser pour ouvrir la porte, ou au contraire, la passer rapidement dans la dite fente en guettant une lumière verte qui va clignoter un court instant ; parfois, il n'y a pas de fente, il faut seulement approcher la carte de la "machine" et attendre qu'il se passe quelque chose, là aussi sans se tromper de sens pour la présenter. Il existe aussi des systèmes dans lesquels on doit glisser rapidement la carte avec la piste magnétique du bon côté, et là, tout dépend de la vitesse, non pas du vent, mais de la main qui effectue l'opération... Quand ça marche du premier coup, on crie alleluia et on essaye de se souvenir comment on avait fait.... En tournicotant la carte dans ses doigts pour espérer trouver un point de repère. Certaines cartes ont une flèche imprimée dessus, voire même un mode d'emploi sur la pochette dans laquelle elles ont été glissées, mais ce n'est pas toujours le cas, et on est tout désemparé devant un rectangle de plastique vide d'inscriptions hormis le nom de l'établissement, ce qui n'aide pas.

Il n'est pas rare de rencontrer des voyageurs aux prises avec leurs cartes d'ouverture de chambre errant dans les couloirs de l'hôtel à la recherche d'un client qui, lui, saurait, ou d'une soubrette qui a l'habitude et leur éviterait de redescendre à la réception pour demander de l'aide. Et que celui qui n'a jamais eu la moindre hésitation pour ouvrir la porte de sa chambre d'hôtel se dénonce immédiatement !

C'est sûr que ce système est moins encombrant que les clés, assorties d'un énorme porte-clé bien lourd (pour qu'on n'oublie pas de le rendre en partant), et que parfois les serrures étaient aussi rétives, mais si les cartes ont été un progrès, il faudrait tout de même qu'il y ait un minimum de standardisation, afin que ce ne soit pas une énigme à résoudre chaque fois qu'on est devant la porte. Ce n'est sans doute pas du tout l'avis des fabricants de ces mécanismes....

30 juil. 2014

Pourquoi l'électronique embarquée semble obsolète ?


Quand on pense à la sophistication et à la haute technicité qui doivent être mises en œuvre pour construire et diriger un engin spatial, un lanceur, un satellite, une sonde, un module, un satellite, et tous engins d'exploration scientifique, on se dit que tout ça doit être piloté par des ordinateurs très puissants, sans commune mesure avec ceux que nous avons sur nos bureaux.

Eh bien pas du tout ! Ce serait plutôt le contraire. Et pourquoi ? Comme l'explique très clairement Yaël Nazé dans son ouvrage "Voyager dans l'espace", nos ordinateurs sont très gourmands en énergie, et peu résistants, ce qui est rédhibitoire pour circuler dans le ciel lointain. Les composants électroniques chauffent, et là où il n'y a pas d'air, il n'y a pas de refroidissement possible, donc il faut trouver d'autres moyens, pas forcément triviaux à mettre en œuvre, diminuer la chaleur produite en écartant les composants, et en limitant leur puissance, par exemple. Ensuite, il y a dans l'espace un bombardement permanent de radiations diverses qui ne font pas du tout bon ménage avec le matériel électronique qui risque de planter mettant en péril la mission en cours, obligeant à utiliser ce que l'auteur appelle de l'électronique durcie.

Toutes ces contraintes expliquent que l'électronique spatiale est très en retard (si l'on peut dire) sur les technologies utilisées sur la Terre. Par exemple : la Station Spatiale Internationale utilisait en 2010 des bons vieux 386 (presque trente ans, tout de même) en version "renforcée" toutefois, et on se souvient des missions Apollo, dans les années 70, dont les ordinateurs avaient la puissance d'une calculatrice bas de gamme actuelle.

Et les petits robots martiens ? Voilà un tableau issu de l'ouvrage cité ci-dessus, qui est édifiant :

                                 
Sojourner (1996) :    CPU = 100khz ; RAM = 512kb ; DD = 176kb
 

Spirit &
Opportunity (2004) :   CPU = 20Mhz ; RAM = 128Mb ; DD = 256Mb


Curiosity (2011) :      CPU = 200Mhz ; RAM = 256Mb ; DD = 2Gb  


À titre de comparaison, l'ordinateur utilisé pour écrire ce billet a un processeur à 3,4 Ghz, 8 Gb de RAM et un disque dur d'1 To..... En fait, il ne pourrait être utilisé que dans de courtes missions où les contraintes obligeant à utiliser un matériel moins gourmand en énergie et pour lesquelles la longévité du matériel soumis aux difficultés d'un vol dans l'espace n'entrerait pas en ligne de compte.

Même si on comprend parfaitement pourquoi, on est quand même toujours surpris d'apprendre que nos chères machines sont bien plus perfectionnées que celles que l'on utilise dans le secteur de pointe qu'est l'espace, alors qu'un malheureux 386 ne pourrait plus du tout faire tourner nos logiciels favoris, et qu'on serait fort à l'étroit avec un disque dur de quelques gigas...

Aurions-nous des machines surdimensionnées pour l'usage que nous en avons ? Certainement que oui, sauf dans des cas bien particuliers, mais c'est une toute autre question !     

28 juil. 2014

Partir sans ses outil favoris

Un article dans Lonely Planet (annoncé sur Twitter) intitulé "Comment voyager sans smartphone ni ordinateur ?" m'interpelle, d'autant plus que dans les premières lignes, on peut lire : "il n’est pas question de ne rapporter aucun souvenir de voyage, et pour cela, la liste est simple : papier, crayon, livre, appareil-photo à pellicules". Un quoi ? Un appareil photo à pellicule ??? Et vous les trouvez où vous, les pellicules ?? Oui, je sais, ça existe encore, il s'en fabrique toujours, mais essayez donc d'en demander dans un general store américain, ou similaire, vous passerez beaucoup plus de temps à trouver ce que vous cherchez que d'aller dans n'importe quel Wallmart acheter une carte mémoire.

Voyons la suite de l'article. Prenez des cartes routières papier plutôt que de regarder votre itinéraire sur votre smartphone connecté à Google Maps, vous conseillent-ils, là, j'approuve, parce ... c'est ce que je fais !!! En fait, c'est plus une question d'habitude que de principe, n'ayant jamais utilisé de GPS, je suis plus familiarisée avec les cartes, que l'on trouve gratuitement partout, dans tous les visitors center (*), qui sont plus faciles à lire que l'écran d'un smartphone, sans parler de la ruine du "roaming" à l'étranger (**). Et puis, si on est perdu, on peut aussi demander son chemin à un quidam, à condition de parler (ou de baragouiner) sa langue.

On continue. "Emportez des livres papiers plutôt que votre liseuse"... Là, ça dépend de la boulimie de lecture. Si un seul livre suffit pour tout un voyage, transports compris, certes, c'est possible, mais si on est un lecteur compulsif (suivez mon regard..), transporter toute une cargaison de bouquins, ça alourdit considérablement plus les bagages que de prendre sa tablette dans laquelle on a téléchargé plein de volumes surtout qu'il n'est pas forcément possible de se réapprovisionner à l'étranger quand les librairies ne proposent que des livres dans une langue qu'on ne lit pas.

"N'envoyez pas de SMS, mais plutôt des lettres ou des cartes postales". Je dirais qu'on peut faire les deux, un SMS envoyé à un ami pour lui dire qu'on est bien arrivé, ou qu'on pense à lui, est aussi chaleureux qu'instantané, et ça n'empêche pas d'envoyer des cartes postales. Mais des lettres... Déjà qu'on n'en envoie plus du tout dans la vie quotidienne, pourquoi le ferait-on en voyage ? Sans parler qu'il faudra trouver du papier et des enveloppes, ce qui est moins évident que de trouver des cartes postales dans les lieux touristiques.

Ceci dit, je comprends parfaitement que quand on part découvrir de nouveaux horizons, on peut aussi en profiter pour se "déconnecter", ne pas sauter sur la première connexion wi-fi pour regarder ses mails ou continuer son jeu favori, n'utiliser son téléphone portable qu'en cas de nécessité (***), et ne pas visser ses écouteurs sur les oreilles quand on visite un lieu remarquable. Encore que... Écouter le Miserere d'Allegri en admirant les fresques de la Chapelle Sixtine, je l'ai fait !

Donc, entre celui qui, pas plutôt sorti de l'avion, en faisant la queue à l'entrée du pays, cherche fébrilement le réseau téléphonique, ou qui allume sa tablette dès qu'il voit écrit quelque part "wi-fi gratuit", et celui qui ne jure que par l'appareil photo qu'il a reçu à sa première communion il y a plus de cinquante ans et ne peut plus bouger sa valise remplie de livres, il y a sûrement un juste milieu ! Bénéficier des progrès technologiques sans pour autant être leur esclave ?



(*) Il n'y a pas que les USA dans le monde, il y a aussi des offices du tourisme ailleurs, les hôtels en donnent aussi, et on peut en acheter avant de partir dans les librairies spécialisées françaises comme Brentano's par exemple.
(**) En Europe, paraît qu'il y a des accords passés entre les opérateurs, pour rendre l'opération moins coûteuse, mais en dehors, ce n'est pas encore le cas.
(***) ... En oubliant d'une fois sur l'autre comment on fait pour appeler la France depuis l'étranger... Voyons, c'est +33 et quoi ensuite ? À moins que ce soit 0033 suivi du numéro sans le 0 ? Grrrr...

27 juil. 2014

La fin du Tour de France 2014

Quand le Tour de France se termine et arrive sur les Champs Elysées, ça a quelque chose de triste. D'abord, ça m'a toujours donné l'impression que l'été était fini, alors que ce n'est évidemment pas le cas, et puis, ce rendez-vous quotidien avec les coureurs et surtout les magnifiques paysages traversés vont manquer à l'emploi du temps de juillet.

On a tremblé avec les échappées, eu des courbatures rien que de les voir gravir le Tourmalet, on a frémi dans les descentes tant on avait l'impression qu'ils allaient filer tout droit dans le ravin, on a retenu son souffle aux arrivées pendant les sprints.

Bien sûr qu'on avait ses favoris, ses chouchous, un polonais par exemple, Rafał Majka, qui est si mignon (oui, il court très bien aussi...), et les jeunes (et moins jeunes) français qui se sont si bien débrouillés, mais le plus grand plaisir quand on suit cette épopée, c'est de visiter la France, la campagne, les paysages de montagne, les châteaux, les églises, avec de somptueuses vues d'hélicoptère comme on ne pourra jamais les voir en vrai. Traverser ainsi tout le pays, en découvrant d'exceptionnels paysages, mais aussi des villages, des villes inconnues, ceci vautré dans son canapé, quel plaisir !

Mais voilà, la fête est terminée pour cette année, tout le monde est arrivé, même le chinois qui avait plusieurs heures de retard sur les autres, ils vont pouvoir souffler un peu en attendant de reprendre entraînement et critériums divers, les spectateurs rangeront leurs déguisements, leurs drapeaux, remonteront dans leur camping car, et on attendra l'année prochaine pour repartir en promenade.

Donc, en 2015, on ira faire un tour au Pays-Bas, et puis, il y aura le mont Ventoux, et entre les deux, même un parcours en Normandie !

Je n'ai vu passer le Tour "en vrai" que deux fois : l'une il y a fort longtemps, dans le Midi, et l'autre, en 1993, alors qu'il passait juste à-côté de chez moi (200m à pieds), sur une route dont la pente était déjà pour moi infranchissable en bicyclette, où les coureurs passaient à toute allure en sifflotant... J'avais quand même pu apercevoir Indurain en un éclair !

Tant pis si la fête est finie ! On s'y est bien plu ! A l'année prochaine...

23 juil. 2014

Réflexions en des temps un peu trop chauds à mon goût


Trouvé dans l'excellent ouvrage "Éloge de l'énergie vagabonde" du non moins excellent Sylvain Tesson, cette citation que je fais mienne.

"Parfois l'âme, devant un paysage, se gonfle d'une émotion inexpliquée. Elle reconnaît un lieu comme si elle lui était prédestinée. Les lieux de mon âme sont les montagnes qux formes et aux couleurs pétries de gel. Le froid m'invite à vivre. Le chaud m'incite à fuir."

C'est sans doute pourquoi un paysage de montagne me semble plus exaltant qu'une plage sertie de cocotiers, il me suffit de suivre les étapes du Tour de France qui se déroulent dans les Alpes ou dans les Pyrénées pour avoir immédiatement envie d'y aller (*) !! Alors que les publicités pour les voyages aux Seychelles ou aux Antilles m'emballent nettement moins. Je n'ai pourtant jamais fait de ski de ma vie, et ai passé l'âge des randonnées en altitude, mais contempler un paysage de montagne me ravit toujours.

En illustration de ce court billet, une des plus belles montagnes que je connaisse, le Mont McKinley, en Alaska, cette photo provient de Wikimedia Commons, parce que quand je suis passée pour la première fois aux pieds de cette montagne, je n'avais pas d'APN et que je n'en ai que des photos papier. Et il y avait un peu trop de nuages (il y en a 360 jours par an là..) à ma visite suivante pour faire une aussi belle photo.

Va falloir songer à retourner à Chamonix, la Mer de Glace, l'Aiguille du Midi, le Brévent, c'est pas mal non plus et c'est quand même moins loin (**) !


(*) Non, pas en vélo !!!
(**) Même si ce n'est pas du tout une évidence de s'y rendre depuis Paris par le train, deux changements, quasiment une journée de transport... Ou 700 kms de voiture, ou avion jusqu'à Genève et car aléatoire ensuite...

20 juil. 2014

Tourisme à Paris

Le musée Rodin
Voici les chiffres officiels de la fréquentation des monuments de Paris avec leur nombre de visiteurs en 2013 (*):

1- Cathédrale Notre-Dame de Paris: 14.000.000 visiteurs

2- Basilique du Sacré Cœur: 10.500.000 visiteurs

3- Musée du Louvre: 9.201.157 visiteurs

4- Tour Eiffel: 6.740.000 visiteurs

5- Centre Pompidou: 3.745.000 visiteurs

6- Musée d'Orsay: 3.467 320 visiteurs

7- Cité des sciences et de l'industrie - Universcience: 2.642.255 visiteurs

8- Notre-Dame de la Chapelle miraculeuse: 2.000.000 visiteurs

9- Museum national d'Histoire naturelle: 1.937.308 visiteurs

10- Arc de Triomphe: 1.775.054 visiteurs

11- Grand Palais: 1.423.626 visiteurs

13- Musée de l'Armée: 1.375.014 visiteurs

12- Musée du quai Branly: 1.307.326 visiteurs

14- Montparnasse56: 1.168.640 visiteurs

15- Sainte Chapelle: 1.007.079 visiteurs

On remarque d'abord que ceux qui nient les racines chrétiennes de la France doivent être fort étonnés que la première chose que les touristes vont voir soit Notre-Dame (et la seconde le Sacré-cœur d'ailleurs). Ce qui m'étonne davantage, pour en rester dans cette idée, ce sont les deux millions de visiteurs de la chapelle de la médaille miraculeuse...

Le Louvre est paraît-il le musée le plus visité au monde, on comprend pourquoi il y a de telles queues aux abords de la Pyramide. Le Grand Palais doit sa fréquentation aux expositions qu'il héberge, pas au monument en lui-même je suppose. Quant au Musée de l'Armée, j'avoue à ma grande honte, n'y avoir jamais mis les pieds.

La Cité des Sciences, de même que le Musée du Quai Branly, sont, à mon humble avis, des musées très mal foutus, dans lesquels on a beaucoup de mal à se diriger et quelques difficultés quand on veut voir quelque chose de précis.

Quel serait mon hit-parade des monuments et musées parisiens ?

* Le Musée Rodin, en premier, pour ses collections et pour son jardin.
* Le Musée de Cluny pour le contenu et le contenant, à l'atmosphère moyenâgeuse remarquable.
* Le Jardin des Plantes avec en particulier la galerie de paléontologie qui m'a tant fait rêver à une époque où les dinosaures n'étaient pas encore à la mode.
* Le Palais de la Découverte, avec ses expériences amusantes.

Et tant d'autres.... Même si j'aime partir au bout du monde pour y découvrir des paysages inconnus et de riches musées (ah le Musée des beaux-Arts de Chicago ou celui de l'Ermitage à Saint-Petersbourg..) une virée touristique à Paris, ville la plus visitée au monde, est plus proche et toujours aussi variée et instructive.


(*) Source : Office du Tourisme et des Congrès de Paris, données relayées par Le Figaro .

19 juil. 2014

L'agonie d'un géant ?

Qui ne se souvient (à part les plus jeunes) de l'arrivée de Windows sur les ordinateurs aussi bien professionnels que familiaux ? C'était le temps glorieux de la prédominance tous azimuts de Microsoft. Une véritable hégémonie s'était installée grâce à un marketing pugnace, avec Windows pré-installé obligatoirement sur tous les ordinateurs en vente, avec l'obligation d'utiliser Internet Explorer, qui n'était pourtant  pas le meilleur navigateur du marché, avec le standard imposé de Microsoft Word. Ce qui fait qu'à cette époque, avoir un ordinateur et faire de l'informatique revenait à travailler sous Windows avec la suite bureautique Microsoft Office.

Il y avait quelques dissidents, marginaux toutefois : Apple qui continuait à vendre des machines différentes avec un OS qui ne l'était pas moins, les deux séduisant une petite frange de la société ; et Linux qui tentait de s'imposer, en luttant contre la vente forcée de Windows sur les nouvelles machines, et en passionnant quelques geeks qui n'hésitaient pas à mettre les mains dans le cambouis. Mais Microsoft était là et bien là, et était très largement majoritaire dans toutes les sphères de la société.

Quelques lézardes sont toutefois apparues dans ce bel édifice. Déjà la sortie de Vista, prématurée puisqu'elle réclamait des machines que personne n'avait encore obligeant à changer le matériel acquis, puis différents procès obligeant Microsoft à proposer autre chose qu'Internet Explorer, ce qui a vu baisser l'hégémonie de ce dernier, et surtout, il y a eu plus récemment un changement important du mode de consommation des nouvelles technologies que Steve Balmer n'a pas su anticiper. Les smartphones puis les tablettes ont relégué les ordinateurs de bureau à une place moins primordiale qu'avant. Androïd est arrivé, boosté par Google, inondant le marché, tandis qu'Apple sortait de splendides machines comme l'Iphone et l'Ipad.

Et de premier de la classe, Microsoft s'est vu relégué en dehors du podium. Il a essayé de prendre le train en marche, avec Windows 8, qui n'a eu comme effet que de dérouter complètement les anciens utilisateurs de Windows sans pour autant réussir à s'imposer sur les tablettes ou les smartphones. Et pour la première fois, on a vu Microsoft ramer en tentant de rejoindre ses adversaires qui à eux deux raflent 93% du marché (3% seulement pour Microsoft) !

Alors, si l'OS ne fait pas un succès (et c'est une litote), la firme peut-elle rattraper son retard avec Office ? Eh bien pas vraiment, parce que si le format .doc est effectivement devenu un standard, tous les logiciels de traitement de texte savent le lire et sauvegarder dans ce format, qu'il s'agisse de Libre Office dans la catégorie "libre" ou de Pages sur Mac, sans oublier que Word a été le dernier à proposer une sauvegarde en .pdf ce qu'Open Office faisait depuis longtemps.

Espérons que le nouveau patron de Microsoft, Satya Nadella saura redresser la barre, ne serait-ce déjà que pour l'avenir professionnel des employés de la firme (en attendant que Google ou Apple ne les récupèrent), puis parce que c'est toujours triste de voir un géant à l'agonie, enfin, parce qu'il faut de la concurrence pour avancer, sinon on s'endort sur ses lauriers et on ne voit plus le monde évoluer, ce qui peut être fatal, la preuve !

"Nous autres, systèmes d'exploitation, savons maintenant que nous sommes mortels" (pardon monsieur Paul Valery)

13 juil. 2014

Voilà où l'addiction peut vous mener

Pas plutôt publié le dernier billet sur l'addiction, l'excellente revue 01.net, a raconté l'histoire que voici :

Un cambrioleur, du nom de Nicholas Wig, habitant le Minnesota s'est introduit dans une propriété dans le but de faire main basse sur ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant. Une fois son forfait effectué, il a avisé un ordinateur, et s'est immédiatement connecté sur son compte Facebook, pour y faire quoi ? L'histoire ne le précise pas, mais il s'est connecté, avec ses identifiants habituels. Une fois fini, il est parti, en oubliant de se déconnecter.

C'est ainsi que la police a pu le retrouver, sans la moindre difficulté, et l'arrêter avant qu'il ne commette d'autres vols !

Moralité : si vous êtes accro à Facebook, ET si vous vous lancez dans les cambriolages, n'allumez pas l'ordinateur que vous trouverez (volez le plutôt, sauf si c'est un vieux coucou), et si vous l'allumez, n'oubliez surtout pas de vous déconnecter et d'effacer vos traces en repartant !!!

10 juil. 2014

Addictions ?

L'hôpital Marmottan à Paris a été le premier, sous l'égide du Dr Claude Olivenstein, à s'occuper des toxicomanies, et par là des addictions. Si, dans les années 70 on pensait essentiellement à la drogue, maintenant, on a découvert qu'il existe un certain nombre d'addictions (en dehors de l'alcool et du tabac) dont les effets pervers sont beaucoup plus redoutables que ce que l'on imaginait. En voici quelques unes, étudiées dans un long article du Nouvel Observateur :

* L'addiction aux jeux d'argent. Mais ce n'est pas une nouveauté ça, les casinos existent depuis longtemps, et il y a des habitués qui y ont laissé leur chemise, et ont du se faire interdire pour éviter la ruine totale. Sauf que là, il ne s'agit pas de casino, mais de jeux d'argent sur Internet. Beaucoup plus simple, pas de déplacements, de tenue adequat, de "mise en scène", c'est quand on veut, comme on veut, où on veut. Certains joueurs ne peuvent pas s'empêcher d'aller sur ces sites et d'y laisser des plumes (voire tout leur plumage).

* L'addiction aux sites pornographiques. Il paraît que ça ne concerne pas du tout des malades (mentaux ou sexuels, comme on veut), mais des gens parfaitement ordinaires, des hommes adultes tout à fait normaux, bons époux et bons pères. Ça a au moins l'avantage d'éviter les MST et coûte moins cher que d'entretenir une danseuse (et moins grave que de sauter sur les femmes de chambre), mais le plus pernicieux est, paraît-il, la culpabilité ressentie qui taraude le voyeur de remords lancinants !

* L'addiction au téléphone mobile. Là, on connaît, il suffit de prendre de temps en temps les transports en commun, ou de se retrouver dans un lieu public quelconque pour voir tous les doigts de 90% des gens, agités sur leurs claviers tactiles. Certains ne peuvent pas rester plus d'une demi-heure sans consulter leur écran, sous peine de manque épouvantable. Les priver de cet outil, c'est leur ôter un membre vital (non, je ne préciserai pas lequel).

* L'addiction aux séries télévisées. On peut regarder 24h d'affilée la télé (ou son écran d'ordinateur) pour visionner tous les épisodes d'une série ? Oui, ça existe ! Et où est le problème ? C'est que les gens qui les regardent ne peuvent pas s'empêcher quand ils ont commencé, de continuer jusqu'à la fin, comme ceux qui mettent le nez dans une boîte de chocolat et la terminent. En quoi est-ce pathologique (de regarder autant de séries, pas de finir le chocolat) ? Parce que toute vie sociale s'arrête, que l'on ne s'occupe plus de rien, on ne travaille plus (on ne peut pas faire deux choses à la fois non plus), et que c'est socialement tout à fait pervers.

* L'addition aux jeux sur Internet. Là, je sais de quoi je parle !! L'exemple donné est celui d'une accro à Candy Crush Saga (le seul jeu auquel je ne joue pas..) qui interrompt ce qu'elle fait toutes les demi-heures, temps nécessaire à la régénération de l'énergie, pour continuer à assembler des bonbons colorés qui éclatent, où qu'elle se trouve, sur son téléphone, sa tablette, enfin partout et en toutes circonstances. Et ce n'est pas un exemple isolé, ils sont des dizaines de millions à ainsi rythmer leur journée sur leurs jeux favoris, avant même le café du matin, et souvent dans leur lit le soir. Et, tandis que l'énergie (ou les vies, selon le jeu) se renfloue, ils pensent aux prochaines combinaisons et aux stratégies qu'ils vont adopter.

Tout ça est moins nocif que l'alcool, le tabac ou la cocaïne ? Bien sûr, dans un sens, mais ça a d'autres effets sur la vie quotidienne, la vie sociale, l'état mental qui ne sont pas neutres non plus.

Bon, c'est pas tout ça, mais je dois maintenant avoir récupéré assez d'énergie dans Monsters Busters pour pouvoir recommencer à jouer, alors, faut pas traîner !


8 juil. 2014

Absurdités technologiques et autres nuisances

Si vous ne parvenez pas à vous connecter sur Internet, si votre box ne fonctionne pas correctement, allez sur le site http://xxxxx où vous trouverez toutes les aides et explications nécessaires. Et je fais comment ? C'est comme si on disait à une personne handicapée des jambes qui ne peut plus conduire une voiture, eh bien prenez un vélo !

Donc, si on n'a plus accès à Internet, pour se dépanner, faut télécharger une aide.. Sur le téléphone sans doute, pour les bénéficiaires de la 4g uniquement, parce que les autres risquent d'avoir quelques soucis, ou alors, avec une tablette sur un point d'accès wi-fi ? Simplissime tout ça n'est-il pas ?

Quand on est en panne de chaudière, on appelle le plombier, et il vient(*) réparer, on n'a qu'à attendre qu'il fasse le travail. Quand la voiture a des ratés, on va voir le garagiste, et il se débrouille pour trouver la panne et faire le nécessaire. Tout le monde n'a pas les compétences requises pour s'occuper de ça, c'est normal, à chacun son métier. Par contre, quand on a une panne d'internet, là, faut non seulement connaître le vocabulaire, pour expliquer au monsieur, mais en plus, faut tenir son téléphone d'une main, et réparer soi-même de l'autre (vous allez chercher un cure-dents, vous trouvez le bouton reset à l'arrière de la box, vous appuyez, vous attendez que ça reboote) ! On imagine la grand-mère ouvrant tout grand ses vieux yeux.... (**). Vous me direz que si sa voiture est en panne, et que le garagiste lui dit de télécharger un tutoriel qui lui explique la méthode pour réparer elle-même, ce ne sera pas mieux !!

Enfin bon, c'est le monde moderne, on achète ses billets de train ou d'avion par internet, et on les imprime chez soi (avec son papier et son encre), sans passer par un guichet ; on remplit son réservoir d'essence en suivant les indications d'un écran, sans voir personne, on configure sa box soi-même, ça fait des économies de personnel partout, est-ce le mieux à faire ? Des chômeurs en plus, l'absence de contact humain ? On s'en contrefiche. Et les serveurs vocaux, où l'on doit répondre à une voix déshumanisée sensée vous diriger dans le bon couloir ? Efficace et rapide, peut-être, agréable, ? Pas vraiment !

C'est un peu comme quand les grands organismes comme Orange ou EDF nous font la leçon en disant que s'ils envoient des factures papier, c'est bon pour la planète. Quelle hypocrisie ! Il serait plus honnête de dire que ça leur fait à eux des économies de papier et d'affranchissement, puisque c'est le consommateur qui lui, va dépenser du papier et de l'encre, s'il veut garder une trace de sa facture ailleurs que dans le cloud.

Ça doit être le temps maussade qui me rend aussi grognon !

(*) enfin parfois au troisième coup de fil, parfois pas, ça dépend de l'organisation de l'artisan que l'on a sollicité ;
(**) Ouais, je sais que toutes les vieilles ne sont pas comme ça, et pour cause...


7 juil. 2014

Encore un nouveau jeu

Ghost Tales, l'intérieur du magasin

Quand on en a marre d'attendre des jours et des jours dans Pearl's Peril pour récupérer des pièces afin de pouvoir acheter des ornements et passer des niveaux ; quand on en a assez d'assembler des diamants rétifs ; quand on est lassé des petits jeux de billes à réunir par trois qui se ressemblent tous.... Eh bien, on peut jouer à Ghost Tales (qui est en français, comme son nom ne l'indique pas). Voilà une histoire paisible, enfin, c'est une façon de parler, puisqu'il s'agit d'un lieu hanté par des fantômes qui détruisent et souillent les maison, perturbent les habitants, et remplissent les lieux d'une noirceur dramatique !

Il s'agit donc de lutter contre cette invasion, de rétablir la lumière, d'aider les habitants transformés en zombies. Le joueur est matérialisé par une jeune fille qui doit effectuer certaines tâches comme nettoyer des tas d'immondices pour y trouver des objets lesquels lui permettront d'effectuer d'autres tâches qui feront retrouver des couleurs aux maisons et à leurs propriétaires.

Les graphismes sont réussis, la musique est parfaite, l'ergonomie est toute simple, on n'est jamais bloqué parce que l'énergie est facile à acquérir, et que les différentes quêtes permettent de varier les plaisirs, et la vision en pseudo 3D rappelle tant de "vieux" jeux....

Ghost Tales, le village dans les ténèbres

En fait, là, depuis que le staff du jeu Super City m'a expliqué (oui, oui, ils répondent aux mails..) comment récupérer assez de matériaux pour pouvoir construire des bâtiments et ainsi pouvoir agrandir ma ville, je passe plus de temps dessus, parce que vraiment, les animations sont remarquables, les graphismes d'une grande finesse, et j'ai la satisfaction de progresser, même si je n'ai pas beaucoup d'amies qui y jouent....

Quant à Pearl's Peril, j'y mets nettement moins d'ardeur, les exigences en pièces et les attentes sont vraiment décourageantes, et comme il y a plein d'autres jeux...

Super City, ma ville actulle