28 mars 2019

Du tourisme de masse et des avions réunis


Dans une superette où je faisais mes emplettes, j'entendais une causerie à la radio sur le vacances et les déplacements. J'ignore de quel poste il s'agissait ni qui étaient les protagonistes de cette discussion.

L'un d'eux, après avoir vanté les charmes d'une région du Québec, a dévié sur le tourisme de masse et ses retombées économiques et écologiques. Il expliquait qu'à une époque, seule une élite de gens fortunés pouvaient prendre l'avion, et que maintenant, avec les low cost, n'importe qui pouvait avoir envie de passer un week-end à Oslo pour quelques dizaines d'Euros, mais que ça avait un impact écologique très important vu la pollution engendrée par ce type de transport et le tourisme de masse qui s'ensuivait. Il ajoutait qu'il valait mieux prendre le train.

C'est très possible, mais il est quand même difficile de regretter que de plus en plus de gens puissent visiter le monde, c'est tellement enrichissant de voir ce qui se passe ailleurs ! Même si ça doit gêner ceux qui ont assez d'argent pour partir là où les autres ne vont pas... encore.

C'est sûr aussi que l'avion génère plus de pollution qu'un TGV, en transportant moins de personnes, mais, on ne peut pas prendre le train pour aller au bout du monde. Et même en Europe, ce n'est pas une évidence, en dehors de quelques destinations comme Londres, Bruxelles ou Amsterdam. Ayant voulu me rendre à Rome avec le train, j'ai renoncé devant le tarif demandé, le double de l'avion !! Sans oublier que ce que l'on fait en deux heures, avec le train il en faut... Beaucoup plus !

C'est vrai qu'on est mieux dans le train (en première classe tout du moins, dont les prix, avec les cartes de réduction, sont abordables, ce qui n'est pas le cas de la classe affaire en avion), que l'on peut voir le paysage, qu'il arrive et repart du centre ville (encore que les gares TGV sont souvent au milieu de nulle part), qu'il n'y a pas d'attente pour diverses formalités comme dans les aéroports, sans oublier qu'il faut s'y rendre à l'aéroport, mais pour le prendre, il faut du temps libre, des dates de départ non impératives (il n'y a sans doute pas de Paris-Oslo tous les jours) et... De l'argent, comme vu plus haut !

La causerie se terminait sur l'injonction d'un des interlocuteurs de ne se déplacer qu'en France, où de Paris, on est à quelques heures de Bordeaux ou de Marseille, et de renoncer aux voyages plus lointains, même sans sortir d'Europe, ajoutant que c'est ce qui se passera forcément dans les années à venir.

Eh bien si c'est ça, je suis rudement contente d'avoir pu aller à Fairbanks, Ushuaïa ou Capetown avant ces restrictions !! Ceci dit, il y a un autre moyen de transport qu'il aurait pu évoquer : le car. Il y a d'intéressantes liaisons dans toute l'Europe, avec des prix abordables et un confort tout à fait correct. Mais évidemment, il faut du temps, beaucoup de temps, de Cracovie à la Normandie, il m'avait fallu 23h ! Même avec le trajet domicile-aéroport, et l'attente sur place pour les contrôles, on n'arrive pas à une telle durée ! Par contre, on traverse plusieurs pays, on voit du paysage, on s'arrête toutes les trois heures (à la grande joie des fumeurs), n'est-ce pas l'idéal ? Pour un retraité ou un étudiant....

Navrant

Un enseignant rédige ou fait rédiger par ses étudiants un article sur Wikipédia, mais pas un véritable article, un texte totalement inventé, et ceci dans le cadre d'un projet scolaire sur une "expérience sociale".... Bien entendu, l'article est immédiatement supprimé, et l'enseignant en demande la restauration, juste pour 24h, son projet se terminant le lendemain.

On avait déjà vu des journalistes qui écrivaient un article bidon et chronomètraient son temps de survie sur l'encyclopédie afin de pouvoir dire : "Pfff c'est pas sérieux, faut pas se fier à ce qui est écrit là-dedans, on vous l'avait bien dit" si l'article n'est pas supprimé dans l'heure qui suit. On avait vu aussi un enseignant qui laissait ses écoliers vandaliser l'encyclopédie à grand renfort de tupuducunictamer et gamineries semblables. Quand ça lui a été reproché, il a répondu doctement qu'il fallait laisser les enfants exprimer leur créativité..... Je me souviens lui avoir demandé s'il leur conseillait aussi de faire des avions en papier avec les pages des livres de la bibliothèque scolaire..

Déjà que l'on passe beaucoup de temps à expliquer que Wikipédia est une encyclopédie, pas un réseau social, ni un blog personnel, et que l'entreprise machin qui veut profiter de son bon recensement (en coutant moins cher qu'un prestataire de site web, puisque c'est gratuit), ou le chanteur en devenir qui voudrait bien se faire connaître, n'y ont pas leur place, il faut se battre aussi contre l'éducation nationale qui ne sait plus quoi inventer pour moderniser un enseignement qui est loin de valoir ce qu'il était autrefois.

Tout ça est navrant, navrant de ne pas réaliser le travail que représente le maintien de la qualité de cet énorme vaisseau qu'est Wikipédia, de s'en moquer ouvertement alors que c'est le premier site que les élèves vont aller voir pour faire leurs devoirs. D'ailleurs les élèves ne valent pas mieux, j'ai souvent vu un article "vandalisé" par un gamin pour que le petit copain qui va le copier/coller (*) rende une copie truffée d'erreurs et ait une mauvaise note.

On se demande vraiment comment, par quel miracle, tout ça tient encore debout, surtout quand on réalise que tout repose sur des bénévoles qui ne sont pas si nombreux que ça en plus. Jusqu'à quand ??

(*) Lui a bien pris garde de copier/coller la bonne version avant bien sûr !

17 mars 2019

GPS or not ?

L'excellente agence de voyage Voyageurs du Monde a l'habitude d'offrir à ses clients une superbe brochure sur différents lieux de la planète où l'on pourrait avoir envie de se rendre, sur leurs paysages, leur gastronomie, etc. avec en plus des articles de fond concernant le voyage bien évidemment. Sur la dernière, il y avait un article sur les inconvénients des GPS et sur leur influence sur le sens humain de l'orientation.

Effectivement, suivre aveuglément les indications fournies par l'écran et se retrouver à 200 kms de sa destination parce qu'au départ il y a eu une erreur dans la saisie du nom du village où on allait, ou se perdre dans la Vallée de la Mort (en plein été, sinon, c'est pas drôle) parce que le GPS a perdu son signal ou parce qu'il s'est trompé.

J'ai eu quelques rares fois l'occasion de me servir de celui qui se trouve dans une appli du smartphone : pour retrouver la sortie d'un grand lotissement où toutes les rues se ressemblent, pour me rendre à un rendez-vous dans une banlieue de la préfecture,  quartier où je n'avais jamais mis les pieds, ou surtout pour rejoindre Etretat depuis le pont de Tancarville, au milieu de l'entrelacs de routes rurales du Pays de Caux sans la moindre indication sauf celle du bled le plus proche. Donc, la plupart du temps, je n'ai pas l'usage régulier de ce genre d'objet.

Mais justement Voyageurs du Monde offre un GPS à ses clients qui font un voyage individuel en auto, avec la carte du pays visité (oui, on le garde quand on est rentré (*)). Celui emporté pour aller dans le Dakota et le Montana est resté dans la valise quand j'ai découvert qu'il fallait le charger avant de s'en servir et que je n'avais rien pour le faire (**). De toutes façons aux USA il y a d'excellentes cartes routières, et des indications précises de direction sur les highways, donc, pas vraiment indispensable. L'autre était pour l'Afrique du Sud. Là, je l'avais chargé avant, et ai voulu m'en servir pour voir, parce qu'en fait, on savait où on allait et quelle route il fallait prendre...

Heureusement parce que là, c'était du n'importe quoi. A un moment, sur la route qui mène à Cape Point, il dit de tourner à droite. Ah bon ? Les autres années, il fallait rester sur la route qui longe la mer... On tourne à droite, on monte sur une colline qui dominait Simon's Bay, au milieu d'arbres et de rochers. "Dans 200m tournez à droite". Bien m'dame, sauf qu'il n'y avait pas la moindre route à droite, on continue... "Faites demi-tour, et dans 200m tournez à gauche"... Mais s'il n'y avait pas de route à l'aller, il n'y en avait pas plus quelques minutes après ! On éteint l'outil, et on repart dans la bonne direction, celle que l'on connaissait. Pas de problème alors ? Pour nous, non, mais quelqu'un qui serait passé par là pour la première fois, ne risquait pas d'arriver à sa destination en l'écoutant !!

On se dit qu'on est en Afrique, que la cartographie n'était peut-être pas très fiable à cet endroit, et on essaye de lui donner au retour l'adresse de l'hôtel. Et là, on rigole bien, parce qu'on allait passer tout droit devant l'hôtel sans s'arrêter et qu'il nous emmenait Dieu sait où, bien plus loin, si on l'avait écouté. Inutile de dire que le GPS est retourné immédiatement dans la valise ! Sans oublier que son accent était rigolo mais déroutant. La ville de Sea Point (que l'on prononce si poïnt en anglais) était devenue c'est à point, et Capetown s'était transformée en cappeton (***)!

Donc, un GPS c'est bien, jusqu'à un certain point, et ça n'empêche pas d'apprendre à lire et à utiliser une carte routière, déjà pour ne pas oublier donc ne pas dépendre entièrement de la technique, et puis, parce que, pour citer Voyageurs du Monde : "à trop l'utiliser, le GPS pourrait nous faire perdre la boussole".

(*) J'ai donc dans un coin deux Tom-Tom avec les cartes d'Afrique du Sud dans l'un et des USA dans l'autre !
(**) Pas de cordon secteur, et rien pour utiliser la prise usb.
(**) En fait il prononçait les mots anglais avec l'accent de Jacques Bodoin, dans i vrite one ze blaqueboard...

14 mars 2019

Panne et panique

En ce mercredi 13 mars, depuis 17h environ (heure française), il est impossible d'accéder aux jeux sur Facebook. Alors, on vide le cache, on reboote, on essaye avec un autre navigateur, rien, nada, une phrase laconique disant Error, we try to solve..... On allume le second ordinateur de la maison, on lance Firefox puis Facebook, mais il faut s'y connecter, et là, on avance un peu, il est dit qu'on ne peut pas se connecter parce que Facebook est en maintenance. Soulagement, une maintenance, ce n'est jamais bien long, quelques heures au maximum, ce n'est pas une attaque des extra-terrestres.

Comme le mur d'actualité de Facebook était normal -- seuls les jeux ne voulaient pas se lancer -- je découvre que tout le monde se lamente ! Pouvant utiliser Messenger, je lance un message à mes copines de jeux pour lesquelles tout allait bien, sauf pour une d'entre elle habitant étrangement à une trentaine de kilomètres de chez moi.. On se console mutuellement en se disant que nous étions sur un mauvais serveur, où la maintenance n'était pas terminée.

En fouillant sur Google, j'apprends que Facebook est victime d'une énorme panne touchant des usagers du monde entier, plus d'un million (sur 2,3 milliards d'abonnés) ! Mais ce qui était curieux c'est que tous n'avaient pas la même panne. Certains ne pouvaient plus poster ni commenter, mais leurs jeux fonctionnaient. D'autres avaient perdu l'usage de Messenger, et d'autres ne pouvaient pas jouer comme moi. En tous cas, ça a semé une certaine panique tant est forte l'addiction à ces réseaux sociaux chez tant de gens.

On fait confiance aux GAFA qui ont les reins solides, et effectivement, environ deux heures après, tout était rentré dans l'ordre, enfin, tout revenait petit à petit à la normale. Ouf ! Nous voilà soulagés !! Faut dire que Facebook, c'est une grosse machinerie, ça comprend aussi What's App et Instagram (qui ne marchaient pas non plus paraît-il), bien complexe (rançon de la facilité pour l'utilisateur lambda), et... C'est miracle que ça ne tombe pas en panne plus souvent !

D'après les spécialistes, la panne a toutes les caractéristiques d'un problème de serveur massif, à moins qu'il ne s'agisse d'un problème de maintenance. Facebook a affirmé qu'il de s'agissait pas d'une attaque DDoS. "We're focused on working to resolve the issue as soon as possible, but can confirm that the issue is not related to a DDoS attack". S'ils le disent....

Mais avec tout ça, j'ai pris du retard dans mes jeux moi !

13 mars 2019

Méconnaissable !


Si vous n'êtes pas allé au Musée Grévin depuis... un certain temps, vous aurez l'impression qu'un nouveau musée vient d'ouvrir tant tout a changé. Il est vrai que je n'y avais pas mis les pieds depuis quelques cinquante années, donc, l'impression de découvrir un nouvel endroit a été d'autant plus forte.


Et ces changements sont vraiment remarquables ! Terminé les zones sombres retraçant une Histoire de France poussiéreuse ; fini le côté fouillis pour ne pas dire foutoir qui avait certes son charme, mais rendait la visite un peu compliquée ; fini aussi le prestidigitateur qui se produisait au théâtre, lequel sert de décors aux personnages de la scène, du cinéma et de l'art lyrique dans des poses si naturelles qu'on croirait qu'ils sont venus là en personne.


A la place, on traverse des salles claires classées par thèmes, on peut s'approcher des personnalités en cire, et si on ne les reconnaît pas (j'avoue mon ignorance crasse des peoples de téléréalité), des petits ronds discrets vous donnent leur nom. On salue ainsi Nelson Mandela, le Pape François, les présidents de la Cinquième République et les sportifs (M'Bappé voisine avec Ronaldo et Messi.. la classe !!), et l'on peut s'asseoir sur un banc en compagnie de monsieur Obama.

Quelle finesse et quel travail pour réaliser des personnages aussi ressemblants et aussi... vivants ! Une partie est consacrée aux coulisses, si l'on peut dire, avec des explications précises sur la façon de fabriquer les têtes, les cheveux, les corps, pour leur donner les expressions désirées. Un travail de titan.

Comme on est autorisé à prendre toutes les photos que l'on veut, on ne s'en prive pas, un selfie avec Donald Trump ou Jean Gabin, pourquoi pas ?  


En conclusion, un musée parfaitement restauré, comme l'ont aussi été les dorures et autres statues des pièces d'origine, un accueil très aimable des personnels, un seul bémol, le prix d'entrée de 24 euros est un peu élevé, même si les seniors ont une réduction (légère..).

Une visite amusante, facile, distrayante à ne pas manquer.

25 févr. 2019

OMG !!

Un téléphone à.... 2299 euros !!! Certes, il est "pliable" et a certainement des fonctionnalités remarquables, mais tout de même, 2299 euros.... Pour ce prix là, on a un IMac 27 pouces, qui, je le reconnais, ne tient pas dans la poche et ne téléphone pas, mais c'est une machine aussi fiable que performante, qu'on ne risque pas de perdre, de casser, ni de se faire voler(*), alors qu'un téléphone...

Voilà le contenu de cet objet de luxe :

Le Huawei Mate X domine par sa taille d'abord, puisqu'une fois déplié, son écran OLED atteint les 8 pouces pour 5,4 millimètres d'épaisseur, ce qui le rend encore plus fin qu'un iPad et plus grand qu'un iPad mini. En position repliée, l'écran frontal dépasse aussi l'Iphone Xs Max et le Galaxy Fold replié: il s'étend sur 6,6 pouces. L'arrière est quant à lui légèrement inférieur (6.36 pouces) en raison de la présence de trois optiques Leica. Un choix du fabricant qui permet d'obtenir un plus grand aperçu des selfies que chez son rival, Samsung. Question performances, le Mate X revendique un temps de charge record: il récupère en 30 minutes près de 85% de sa batterie grâce à un système de charge de 55W. Il est également doté du processeur le plus puissant de la marque et doit être compatible avec la 5G(**).

Alors si je comprends bien, ça fait à la fois téléphone et tablette, et bien entendu APN, avec du matériel Leica en plus. Temps de charge record, processeur puissant, et tout et tout, mais 2299 euros....

Si on additionne le prix d'une tablette, plus celui d'un téléphone (je n'additionne pas l'APN qui est en voie d'extinction avec ces machines qui font tout), on n'arrive quand même pas à une somme pareille ! Il y a moins cher, dans le même genre, le Galaxy Fold, vendu à environ 2000 euros seulement, ce qui représente cette fois le prix d'un MacBook d'excellente facture....

Et je regarde d'un œil tout attendri mon vaillant LGD, dont le coût était d'une centaine d'Euros (pris en charge par mon opérateur), qui vient de fêter ses trois ans d'existence, et qui n'a jamais failli dans les tâches pour lesquelles je l'ai sollicité.


(*) Sauf en cas de cambriolage, mais faut des malfrats musclés, parce que ça pèse quand même son poids !
(**) Recopié depuis Le Figaro Tech & web

24 févr. 2019

A la recherche de l'introuvable

Aucun rapport avec ce qui suit, encore que j'ignore si Mars est un désert médical !!

Médecin généraliste local parti pour d'autres cieux, faut en trouver un autre, et dans le bourg le plus proche, il n'en reste que deux qui ne prennent plus de nouveaux clients. On regarde plus loin, il y en a un à 25 kms qui semble accepter lui, on y va, pas très sympathique, mais on fera avec, il dit de reprendre rendez-vous dans trois mois pour la suite du traitement.

Trois mois plus tard, on prend rendez-vous, mais, à 48h de celui-ci, le secrétariat téléphone pour l'annuler, et annonce qu'il faut attendre 15 jours le retour du médecin pour en reprendre un autre. Pourquoi pas avant ? Puisqu'il est absent 15 jours ? Pour dans 17 ou 20 jours ? Non, c'est pas possible. On abandonne...

Direction l'annuaire, à la rubrique médecins généralistes de la ville la plus proche. Trois essais, trois échecs, pas de nouveaux clients ! Tentative désespérée dans un village voisin, et là, Ô miracle, il y a le samedi matin une consultation sans rendez-vous de 9h à 11h ! Bon, d'accord, va falloir y arriver à 8 sauf à ne pas pouvoir entrer dans la salle d'attente, et là, il y a problème. Parce qu'en cette saison, à 8h il ne fait pas encore jour, et qu'il faut aller dans un endroit inconnu, avec pour couronner le tout, des déviations importantes pour travaux qui bloquent l'accès au centre bourg.... Se repérer de nuit ? Ne pas savoir où on va poser son auto ? C'est le coup à affoler le médecin par tension excessive ! Donc, déjà aller, de jour, repérer les lieux, c'est le plus sage. Et voir aussi s'il prend des rendez-vous, ce qui serait plus confortable qu'une consultation.

A suivre....

Décidément quand ça veut pas... Impossible de se rendre à ce bourg, les travaux compliquent trop le trajet et le stationnement, mais... En discutant avec une amie qui, elle, a un médecin généraliste dont elle est satisfaite, je récupère le numéro de téléphone et tente un appel ! Déjà, l'homme semble agréable(*), il me demande si c'est urgent parce qu'il est chargé en ce moment, je lui dis que non, alors, il me donne un rendez-vous... trois jours plus tard ! Miracle, maintenant, faudra voir s'il est de la trempe du premier, ou si ce sera lui le bon.

Et quand ça veut, ça veut dans tous les domaines... Un stationnement comme je les apprécie juste devant le cabinet médical, pourtant en pleine ville, un homme parfaitement ponctuel et fort sympathique, plein d'humour et assez bavard, qui me semble plein de bon sens et d'empathie, ça devrait être le bon. Je le revois dans trois mois(**) après quelques examens de routine. Ouf !

Quel parcours du combattant quand même !

(*) Oui, c'est lui même qui répond au téléphone pour prendre les rendez-vous, c'est inhabituel, la plupart du temps on passe par une plateforme externe.
(**) Il ne prend pas de rendez-vous d'avance, il suffit de téléphoner trois jours avant la date souhaitée, si c'est pressé, ce sera le jour même, sinon, trois jours après au plus tard, vraiment inhabituel comme comportement, mais pourquoi pas après tout ? On sait au moins que si on est malade, on attendra pas d'être mort ou guéri avant de pouvoir le voir !



4 févr. 2019

Pauvre jeune homme

Le candidat de la France pour le concours de l'Eurovision est connu, il s'agit de Bilal Hassani, un jeune chanteur.

Et aussitôt les réseaux sociaux se sont déchaînés contre lui : physique de carnaval, si c'est ça la France, voix de mauviette, homosexuel revendiqué, etc.

Sans doute n'en méritait-il pas autant mais toutefois quel choix bizarre. Ce jeune homme est certainement sympathique et plein de bonne volonté, mais s'afficher avec une longue perruque blonde et des sourcils à la Pompidou, c'est bien vilain. Ça aurait été une femme on aurait essayé de choisir quelqu'un de plus agréable à regarder !

Qu'il soit issu de la "diversité" n'est pas dérangeant, il n'est pas le premier ; qu'il soit homosexuel, c'est le problème de ses partenaires, pas de son public ; mais qu'il n'essaye pas d'améliorer un peu son aspect physique, ça, c'est de sa faute. Déjà, se faire arranger cette broussaille de sourcils qui lui fait deux barres noires au-dessus des yeux, et qu'il quitte ces perruques qui le rendent ridicule. Ceci fait, ça irait déjà mieux, il aurait un physique, sans doute moins original(*), mais qui ne donnerait pas d'emblée le fou rire ou n'entraînerait pas de sarcasmes désobligeants.

C'est un chanteur, alors, sa voix ? Fort ordinaire pour ce que j'en ai entendu, si on ôte micros et effets stroboscopiques, on peut juste dire qu'il chante juste, mais pas mieux ni plus mal que n'importe qui. Mais il n'est ni le premier, ni le seul dans ce cas.

D'accord, l'Eurovision c'est un truc ringard, avec des chansons sirupeuses ou stupides qui n'ont pas d'avenir(**), mais est-ce une raison pour choisir un candidat aussi atypique dans son apparence que banal dans sa chanson ?

En fait, Bilal est à plaindre plus qu'à blâmer, on se demande quel agent artistique pervers a eu l'idée saugrenue de le pousser sur le devant de la scène, c'est du sadisme, il risque bien plus de se ridiculiser que de recevoir des lauriers, et briser ainsi sa toute jeune carrière qui aurait peut-être mérité mieux.

Pauvre jeune homme !

(*) N'est pas David Bowie qui veut...
(**) Rares sont celles qui ont été chantées après le concours, et ça remonte à pas mal d'années.

1 févr. 2019

Ah si j'étais riche


Plus j'avance en âge, moins je supporte la période hivernale. Ce n'est pas à cause du froid, mais à cause de la clarté... En effet, on vit dans la nuit ou à la lumière électrique la plupart du temps, et c'est pénible. Je me demande comment font les habitants de Fairbanks qui n'ont que quelques petites heures de jour en janvier, le tout couplé à des températures de l'ordre de -30°, doivent pas vivre comme nous !

L'idéal serait de partir vers le 15 novembre, allez, je veux bien pousser jusqu'au 15 décembre, et ne revenir que vers le 15 février, pour aller dans l'autre hémisphère, dans un endroit où c'est l'été, mais où il ne fasse pas quand même des températures tropicales. Tiens, vers Le Cap par exemple, c'est tout à fait acceptable, il y fait beau, agréablement chaud, sans trop, et au moins, on y voit clair !

Ici, pendant cette période, on a les pieds dans la boue ou dans la neige, on n'y voit plus rien après 17h ou avant 8h, on a juste envie d'hiberner comme les ours, et ne se réveiller que quand les oiseaux commencent à chanter. On n'a pas d'énergie, on a envie de rien, même pas d'écrire des billets de blog !

Donc, si j'étais riche, j'aurais un pied à terre à Franschhoek, par exemple, il y a de belles montagnes et de jolies maisons, on y fait du très bon vin, il y fait 21° en ce moment, l'idéal non ? J'en profiterais pour améliorer my poor english, ce qui ne serait pas du luxe !

Et puis, au printemps, j'irai revoir ma Normandie !

10 janv. 2019

Mais où sont les pièces d'antan ?

Autrefois, quand on allait chez un commerçant faire un achat, on le payait avec des billets et des pièces, voire avec un chèque si la somme était importante, quelques rares personnes commençaient à utiliser leur carte bancaire, mais tous les marchands n'avaient pas de terminaux, et c'était encore confidentiel.

Et puis, les choses ont évolué, évolué tellement vite que l'on en vient à ne quasiment plus manipuler de monnaie sonnante et trébuchante. La carte bancaire a tout balayé sur son passage, qu'il s'agisse d'achats à distance sur Internet, ou de la simple baguette de pain que l'on peut régler sans contact en approchant seulement la carte du terminal. Les chèques, eux, résistent encore un peu, pour tout ce qui est envoi par courrier (enfin, ce qu'il en reste).

De la caisse du supermarché jusqu'au péage de l'autoroute en passant par les locations de voiture, tout passe par la carte bancaire, omniprésente et inévitable. A tel point que la grande angoisse est de perdre ce petit rectangle de plastique dur !

Il faudrait que l'on puisse se faire greffer la puce sur soi, sous la peau sur une partie du corps accessible, parce qu'on ne va quand même pas se déshabiller en public pour se poser le terminal sur le ventre ou sur les fesses, ça ferait désordre !!! Mais au moins, on l'aurait toujours sur soi sans risque de l'égarer ou de se le faire voler.

Il paraît qu'on peut aussi régler des achats avec son smartphone... J'ignore comment on procède, mais là, faut surtout pas oublier de le recharger sinon, on serait coupable de grivèlerie.

Avec tout ça nos jolis billets et nos pièces qui brillent voient leur avenir bien compromis. Dans quoi Onc' Picsou va-t-il pouvoir bien plonger maintenant ?


7 janv. 2019

Cahier de doléances

La mairie de mon village a interrogé les habitants afin d'établir un cahier de doléances (on se croirait sous Louis XVI...), certaines questions laissent perplexe, on n'a pas toujours une vue synthétique des problèmes, on a tendance à voir midi à sa porte uniquement.

Maintenant, restera à savoir combien de réponses seront apportées (on avait possibilité de répondre en ligne, ou d'aller en mairie écrire sur un cahier), qui va centraliser tout ça, le lire et l'analyser, en tirer des conclusions.....

Transition écologique

* Comment se loger ?

Oserait-on dire comme on peut en fonction de ses revenus ! Les loyers en ville surtout à Paris, sont exorbitants, et les achats d'appartements aussi. Les maisons en banlieue ou en zone rurale sont plus accessibles, mais imposent alors de longs trajets qui coutent cher sont peu écologiques pour se rendre au travail ou aux lieux de ravitaillement (voir ci-dessous) et obligent, pour peu qu'ils soient un peu anciens, à d'onéreux et longs travaux d'isolation. Un jeune ménage qui s'installe pour la première fois, aura de toutes façons, bien du mal à y parvenir, surtout s'il a des revenus aléatoires..

* Comment se déplacer ?

Si l'on comprend parfaitement qu'il soit impossible d'assurer un service de train ou de bus sur la totalité des zones rurales, encore ne faudrait-il pas stigmatiser en permanence ceux qui ne peuvent pas se passer de leur véhicule pour se ravitailler ou se soigner (tout le monde ne peut pas circuler en bicyclette soit qu'ils aient des enfants, soit qu'ils soient trop âgés, soit qu'ils soient trop chargés), en leur imposant hausses de carburants, limitations de vitesse souvent absconses, etc... Pourquoi pas une détaxe de l'essence pour les territoires isolés ? Et aussi, même si ce n'est pas politiquement correct, supprimer le droit de grève aux transports en commun pour ne pas pénaliser trop d'usagers au bénéfice d'une seule catégorie professionnelle...

* Comment se chauffer ?

Vouloir supprimer les chaudières à fuel à plus ou moins brève échéance dénote une méconnaissance profonde de l'habitat rural qui a rarement l'isolation parfaite souhaitée pour un chauffage électrique, ni l'accès au gaz de ville, sans oublier que si tout le monde se chauffait à l'électricité (et rechargeait ses voitures électriques) il faudrait ouvrir de nouvelles centrales nucléaires pour fournir tout le courant nécessaire, les quelques éoliennes n'y suffiraient pas et leur multiplications gâcherait irrémédiablement le paysage (on se demande pourquoi les écologistes ignorent systématiquement cette atteinte à l'intégrité des sites alors qu'ils sont censés défendre l'environnement) !


Fiscalité et dépenses publiques

* Quels sont les bons prélèvements ?

Les bons prélèvements doivent être équitables. Déjà il est anormal que plus de la moitié des foyers ne paient pas l'impôt. Tous devraient contribuer, même de façon symbolique pour les plus pauvres, pour que tout le monde participe à la vie du pays. Par ailleurs, taxes et TVA sont très lourds à porter, et devraient être repensés pour n'être payés que par les utilisateurs des produits.

* Quel est le bon niveau de dépense ?

Dépenses à quel niveau ? Celles de l'Etat ? Des communes ? Peut-être supprimer des instances inutiles et mal perçues, certains corps de l'Etat qui ne servent pas à grand chose qu'à faire des rapports inutiles ? Diminuer les avantages des ministres et députés, ce serait une goutte d'eau dans l'océan de la dette, mais ça ferait plaisir aux gens qui n'ont que des petits salaires...

* Qu'est-ce qu'une fiscalité efficace et compétitive aujourd'hui

Trop d'impôt tue l'impôt, une fiscalité efficace est une fiscalité acceptée comme étant juste. Ne pas matraquer les classes moyennes dans les successions, par exemple, ou ne pas freiner l'élan des entreprises en leur permettant d'embaucher à moindre coût.

* Comment la rendre plus simple, plus lisible

Juste un exemple : embaucher une femme de ménage, un jardinier, une aide à domicile est bien trop compliqué, d'autant plus que si l'on veut s'en séparer... Donc, le travail au noir est favorisé, ce qui n'est ni juste ni normal. Simplifier toutes les procédures, ne pas accumuler les lois, les contraintes, les procédures.


La démocratie et la citoyenneté

* Comment mieux associer les citoyens à la prise de décision ?

Déjà les informer avec un peu plus de pédagogie (pas de grands mots technocratiques incompréhensibles), mais sachant que les gens ne vont comprendre que ce qu'ils veulent, et s'arcbouter à ce qu'ils pensent sans imaginer qu'ils puissent se tromper, c'est un peu peine perdue. Un référendum ? Mais on va répondre à côté de la question, pour ou contre le gouvernement, quoi que l'on demande dans la question.. Sans illusion pour le résultat !

* Comment mieux représenter les sensibilités ?

En privilégiant la proportionnelle ? Ce qui éviterait une majorité écrasante mais rendrait le gouvernement plus instable. Le dosage est délicat. En tenant compte (sous quelle forme ?) du vote blanc qui a une signification.

* Comment répondre aux questions des français sur l'immigration ?

En luttant en permanence contre les idées reçues la plupart du temps fausses et idéologique (migrants mieux traités que les français, agressifs et dangereux, profiteurs, etc.), chantier vertigineux tant ce "prochain" qui vient d'ailleurs stigmatise toutes les haines.

* Comment mieux vivre ensemble et mener une politique d'intégration plus efficace et plus juste ?

En se connaissant mieux ? En tentant de s'enrichir de nos différences ? Vœu pieux... En aidant les associations caritatives (secours catholique, secours populaire, etc.) qui tentent de vider le tonneau des Danaïdes, et surtout en s'inspirant de ce qu'elles font : alphabétisation, formation, responsabilisation, aide d'urgence, etc.


L'organisation de l'état et des services publics

* Comment organiser la présence de l'état et des services publics sur le territoire national ?

En évitant de supprimer systématiquement les services de proximité, hôpitaux, juridictions, transports, etc. même s'ils ne sont pas rentables. Un service public n'a pas pour vocation d'être rentable et de faire du chiffre (tant mieux s'il en fait..) mais d'aider les citoyens à vivre mieux. Devoir faire 50 kms pour trouver un hôpital en devant prendre sa voiture pour s'y rendre est inadmissible dans nos pays qui ne sont plus "émergeants" depuis longtemps.

* Comment prendre en compte la révolution numérique dans cette organisation ?

En n'oubliant pas qu'il y a une frange de population qui ne peut pas utiliser un ordinateur et internet, parce que leur connexion est famélique ou parce qu'ils ne savent pas s'en servir. Tout dématérialiser (formulaires, factures, etc.) profite surtout aux organismes qui dématérialisent (économies de papier, de frais postaux) plus qu'à ceux qui le subissent. Donc, il faudrait compenser par, d'un côté des formations gratuites, de l'autre une diminution de coût, comme c'était le cas autrefois quand on déclarait ses impôts sur Internet...

* Comment lutter contre le réflexe de la concentration ?

En réalisant qu'en dehors des villes, il y a des français qui essayent de vivre ! Un député devrait systématiquement avoir été (ou être encore) un élu local d'un village ou d'une petite ville afin de mieux connaître les difficultés des territoires et mieux réfléchir aux lois qu'ils édictent. 

29 déc. 2018

Des jours tristes...

Cette période de l'année est déprimante. Passe encore pour Noël qui est une fête religieuse pleine d'espérance pour certains, et une fête de famille pour d'autres, mais ensuite, on passe vite au Nouvel An, et ça se gâte.

Déjà, les jours sont tellement courts qu'on a l'impression d'être dans une nuit permanente, surtout quand il fait gris et sombre comme c'est le cas la plupart du temps au nord de la Loire (*). Les seules lumières sont celles des décorations des rues, pas toujours du meilleur goût, sans parler de celles des maisons des particuliers où la dépense en électricité est proportionnelle à l'horreur des biches lumineuses et autres père Noël suspendus aux fenêtres.

On ne pense qu'à manger, festoyer, boire, se ruiner en denrées de luxe qui seront très vite avalées entre deux coupes de Champagne. Chance encore quand les convives dorment sur place et ne rentrent pas à toutes les heures plus ou moins avinés. Tout ça pour quoi ? Pour se réjouir d'avoir un an de plus....

On se souhaite la bonne année, on espère plein de bonnes choses, mais sans la moindre illusion, et sans trop de sincérité, c'est la coutume, l'habitude, la politesse, mais c'est tout. On s'embrasse sous le gui sur le coup de minuit, entre gens qui ne s'aiment pas beaucoup plus qu'entre les amis des réseaux sociaux, et on retourne à table finir le dessert et le café dans une euphorie et une gaîté plus ou moins feintes.

Bref, on aura compris que, personnellement, j'aimerais bien être un ours, hiberner, et n'ouvrir l'œil qu'avec les bourgeons. Ou alors, partir du 15 novembre au 15 janvier dans l'autre hémisphère, là, où c'est le début de l'été, et ne revenir en Europe qu'une fois les jours allongés.

On peut toujours rêver....

"On est parfois gai pour ne pas être triste, comme ces cultivateurs qui allument des feux de joie dans leur champ pour le défendre contre la gelée."
Citation de Victor Cherbuliez (**) ; Miss Rovel (1875)


(*) On se demande comment font les habitants de Fairbanks qui ont, en ce moment, droit à quelques heures de jour seulement, sans oublier les températures qui dépassent largement les -20°.
(**) Qui est ce monsieur ? Je l'ignore totalement ! Donc, direction Wikipédia qui dit : "(1829-1899). Il est l'auteur d'une trentaine de romans, dont la plupart sont aujourd'hui oubliés", ah ben voilà pourquoi il m'était inconnu !!

28 déc. 2018

Pour une fois que la SNCF....

...Fait quelque chose de vraiment bien.

Combien de fois s'est-on plaint de la SNCF, les trains bondés, en retard, supprimés, les grèves, les problèmes techniques qui entraînent des galères pour les usagers, etc......

Eh bien, il y a au moins un service à la SNCF qui fonctionne bien, très bien même, c'est le service Accès Plus pour les personnes handicapées.

Si l'on est soi-même handicapé, ou si l'on accompagne une personne qui ne peut se déplacer seule, il suffit de prendre contact, par téléphone, ou mail, avec le service accompagnement, 48h avant le départ. Là, on vous demande le jour et l'heure de votre train, on vous explique qu'il faut se rendre une demi-heure avant le départ, au lieu qu'on vous indique (*), muni des titres de transport.

Le jour du départ on s'y rend, on signale sa présence auprès de l'employée de l'accueil, et on s'installe dans la salle d'attente attenante. Une demi-heure avant le départ du train, un monsieur (ou une dame d'ailleurs), vous appelle, prend votre valise, installe la personne handicapée dans un fauteuil roulant, ou lui tient le bras pour la guider s'il s'agit d'un aveugle, et on part vers le quai du train, encore désert, puisque le numéro du quai n'est affiché que 20 minutes avant le départ. L'employé composte vos billets, vous conduit jusqu'à votre voiture, et jusqu'à votre place, il se charge de déposer vos bagages dans le lieu prévu à cet effet, et vous quitte avec un sourire. A l'arrivée, un autre préposé vient vous chercher dans le train, vous amène sur le quai et jusqu'à la sortie (**).

Ce service est entièrement gratuit ! Il s'adresse à toutes les personnes handicapées, visuels, moteurs, et même mentaux. Il s'adresse aussi aux personnes très âgées qui marchent avec des cannes et qui ont des difficultés pour entrer dans le train avec leurs bagages, il n'est pas nécessaire d'avoir une carte d'invalidité.

On rouspète assez quand on est victime des carences de la SNCF, donc, pour une fois qu'on est satisfait d'un excellent service, faut le signaler ! Félicitations pour cette initiative si bien organisée et si pratique pour faciliter la vie des gens (***).



(*) Par exemple, à l'espace accompagnement, hall 1 près du quai A pour la gare de Lyon à Paris.
(**) Ou devant le comptoir du loueur de voiture comme dans le cas vécu récemment.
(***) Guider une personne malvoyante, en tractant les valises, au milieu de la foule sur un quai de gare, et dans le TGV, où il faut monter des marches pour accéder aux places supérieures, est une entreprise épuisante...

10 déc. 2018

News et fake news

De nos jours, on vit dans un tourbillon d'informations, par la radio, la télévision, internet, et, pour les plus courageux ou les plus anciens, par la presse papier. Tout va si vite qu'on n'a plus le temps d'analyser ni de faire preuve d'esprit critique, une news chasse l'autre, une vidéo contredit l'autre, c'est un tsunami de propos divers dans lesquels on a bien du mal à se retrouver.

Dans la période actuelle, plutôt agitée, ça empire. Les réseaux sociaux sont bombardés d'opinions personnelles, de vidéos orientées par l'idéologie de celui qui les poste, sans le moindre esprit critique. Témoin ces images de lycéens mis à genoux par des CRS qui ont indigné ceux qui les regardaient en oubliant que ces innocents enfants étaient arrivés à l'école cagoulés avec des battes de baseball qui leur servaient à casser quelques voitures sur le chemin... On pourrait en citer beaucoup d'autres !

BFM TV émet en boucle repasse les mêmes choses en permanence aggravant l'anxiété générale, d'aucuns les accusent d'être à la solde du pouvoir, d'autres disent bien sûr le contraire. On sort des phrases de leur contexte et on les publie avec jouissance quand elles vont dans le sens de son opinion, et inversement, on oublie de partager ce qui ne plaît pas, quand on n'invente pas quelque chose qui conforte son avis personnel, et là, on arrive aux fameuses fake news que l'on stigmatise sans pouvoir réellement faire la part des choses.

En mai 68, il n'y avait pas internet, les téléphones portables et leur caméra n'existaient pas, c'était la radio, en particulier  Europe N°1 qui servait de coordonnateur des actions, un transistor, c'était facile à transporter, et comme la télé était en grève (*), on ne pouvait pas s'y informer. Maintenant, c'est tout le monde qui est connecté, chacun y allant de sa vidéo, de ses commentaires, des récits de ses exploits révolutionnaires (ou imaginés comme tels). On ne peut plus rester dans sa bulle, tout sollicite et bouscule.

Et donc, à l'époque où tout quidam dégaine son smartphone en se prenant pour un grand reporter et publie partout ses œuvres, on a bien du mal à savoir qui a tort, qui a raison, qui est objectif, qui est partisan... Je crains qu'il ne faille, comme le disait un ancien président de la République, laisser le temps au temps pour y voir clair, ou alors avoir une bonne dose d'esprit critique et de bon sens réunis.

(*) Il n'existait pas encore de chaînes privées

8 déc. 2018

De la vraie musique

Quand on aime la musique (j'entends de la musique classique) on l'écoute à la radio, en voiture par exemple, ou celle qui est sur une clé usb, ou un CD. On peut aussi écouter en streaming sur internet, via l'ordinateur, la tablette ou le smartphone, mais tout ça, c'est quand même de la "musique en conserve" !

Alors quel plaisir a-t-on quand on a l'occasion d'aller à un concert, dans une vraie salle, avec de vrais musiciens qui utilisent de vrais instruments, et de vrais chanteurs qui n'ont pas besoin de micro ni de sono pour exprimer leur art, là, on est aux anges, et on jouit à fond de la joie de retrouver des airs connus, ou d'en découvrir d'autres, on apprécie le jeu des violonistes et les tonalités de la clarinette, et on voudrait que ça ne s'arrête pas.....

Assister à un festival l'été, ou à une série de concerts, retourner à l'Opéra, voilà qui est séduisant, alors, pourquoi pas ?

Un calendrier de l'Avent

Oui, c'est la période, on achète (ou on fabrique) un calendrier qui compte les jours jusqu'à Noël, et tous les jours, on ouvre une case dans laquelle on peut trouver des friandises, des images, des proverbes, des paroles sages, etc..

Il en existe des "commerciaux" vendus par des marques de parfumeries ou similaires, qui proposent pour chaque jour, un échantillon de produit différent, et il en existe d'autres, des virtuels ceux-là, qui offrent pour tous les jours de l'Avent, un morceau de musique à écouter. Par exemple, celui du Centre de Documentation pour l'Art Choral(*) qui, tous les jours, fait entendre des Noëls du monde entier et de toutes les époques, chantés par d'éminentes chorales. Et il y en a plein d'autres, y compris des applis pour smartphone et des qu'on peut fabriquer soi-même et que l'on envoie à ses amis.

Une coutume germanique, comme le sapin je crois, qui dure, à la grande joie des petits et des grands, et c'est tant mieux.

(*) Merci à France-Musiques qui en a parlé un matin, et m'a donné l'idée d'y aller voir, oh pardon, d'y aller entendre.

6 déc. 2018

C'est pas bientôt fini ??

4 appels téléphoniques en une demi-heure, appels bien entendu non sollicités, cette forme de harcèlement devient insupportable.

Avant, on avait affaire à des humains, plus ou moins francophones, qu'il fallait sans doute payer, même si c'était avec un lance-pierre, maintenant, ce sont carrément soit des voix synthétiques qui vous crient "Félicitations" (je ne sais pas la suite, j'ai raccroché avant), soit des messages pré-enregistrés traitant essentiellement d'économies d'énergie ("vous êtes éligible au programme de..."), qu'un robot informatique peut facilement distribuer à des centaines de gens dans un temps record, et sans être payé, lui, l'idéal pour les annonceurs, lesquels passent d'ailleurs par des numéros en 09, ce qui rend la chose encore moins onéreuse et encore moins reconnaissable.

Alors, il y a eu BlocTel, d'une inefficacité redoutable, et depuis, plus rien de prévu, on s'en fout en haut lieu, c'est vrai qu'ils ont d'autres chats à fouetter en ce moment, mais ce harcèlement n'aide pas à calmer une population déjà sur les nerfs.

Article 222-16 du Code pénal : « Les appels téléphoniques malveillants réitérés, les envois réitérés de messages malveillants émis par la voie des communications électroniques ou les agressions sonores en vue de troubler la tranquillité d'autrui sont punis d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende ». Ben voyons, on peut toujours le dire, ça ne mange pas de pain, mais j'aimerais savoir combien d'entreprises ont déjà été condamnées pour ces faits, m'est avis que ça doit être très vite compté... Parce qu'il faut relever le numéro, le noter, noter la date et l'heure de l'appel, aller à la gendarmerie, déposer une main courante... C'est tout ? Oui, mais sans la moindre garantie que les gendarmes, qui ont déjà tant à faire, se penchent sur votre cas, donc, inutile de gaspiller de l'essence pour y aller.

Donc, c'est insoluble, faut subir, comme on subit bien d'autres désagréments quotidiens. L'enfer c'est les autres qu'il a dit Jean-Paul Sartre il y a longtemps, pour une fois, il n'avait pas tort ! Surtout quand les autres sont des acharnés commerciaux !

Le temps que je rédige ce court billet, il y en a eu 3 de plus.....

28 nov. 2018

L'écologie punitive

Pourquoi les écologistes présentent-ils leurs projets de façon aussi rébarbative qu'incohérente ? N'y aurait-il pas une méthode plus pédagogique et plus attrayante qui permettrait de s'approprier leurs idées sans avoir l'impression de régresser ou de vivre un cauchemar kafkaien ?

Par exemple :
Prôner la voiture électrique pour une pollution moindre qu'avec essence ou gasoil, d'accord, mais quid des postes de recharge rapide rarissimes, et...
Quand on parle de supprimer les chaudières à fuel en dix ans, et que dans le même temps on veut fermer les centrales nucléaires, on le prendra où le courant pour chauffer toutes ces maisons, et recharger les voitures ? Déjà que EDF a du mal à fournir par temps de grand froid... Avec les éoliennes sans doute, lesquelles devront être multipliées vu leur rendement, et alors, adieu nos beaux paysages français avec ces mats incongrus qui vont se dresser partout !

Revenons aux voitures. En réduire drastiquement leur utilisation, c'est bien, pour les gens des villes certainement, mais en zone rurale, quand il faut faire 20 kms minimum pour aller chez le médecin et à peine moins pour acheter le pain, tandis qu'on supprime les services publics et les hôpitaux de proximité, un minimum de cohérence serait le bienvenu, ou alors, ce sont des gens qui ont métro et bus à leur porte pour aller où ils veulent et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Economiser l'énergie ? Evidemment, c'est ce que l'on fait tous, vu le prix que ça coûte, en tous cas les aînés qui ont été élevés dans ces principes (on éteint une pièce que l'on quitte, on ne laisse pas couler l'eau sans raison, etc.), et qui ont tenté avec plus ou moins de succès de les inculquer à leurs descendants, mais alors, pourquoi tant chauffer les lieux publics ? C'est "faites ce que je dis, pas ce que je fais" ?

Consommer fruits et légumes en saison et pas n'importe quand, les importations lointaines coûtent cher en transport donc, en énergie. C'est tout à fait vrai, c'est ce qu'on faisait autrefois, disons avant les Trente Glorieuses. Mais aussi, consommer local.. Là, pour une fois, les ruraux sont privilégiés, ils peuvent, s'ils en on la place et la possibilité physique, cultiver quelques légumes et planter quelques fruitiers. Ou sinon, s'adresser au maraîcher du village d'à-côté, par contre l'habitant du centre ville de Lyon ou de Paris, il fait comment ? A part quelques tomates sur son balcon s'il en a un ??

Pourquoi être aussi irréaliste et culpabilisant ? Tout citoyen ne peut pas forcément circuler en vélo, pourquoi le stigmatiser quand il est obligé de prendre sa voiture ? Même si la défense de la planète, qui est si importante, est l'affaire de tous et pas seulement de quelques chefs d'état, pourquoi compliquer la vie des gens en permanence, sans chercher au contraire, à les aider à protéger l'environnement, avec des transports en commun fréquents et nombreux, même à la campagne, en ressuscitant les commerçants ambulants, en laissant ouverts les services médicaux de proximité... ça coûte de l'argent ? C'est sûr, mais ça pourrait être au moins de l'argent bien employé pour protéger l'avenir !


Et que dire quand on préfère prendre le train pour un assez long trajet, mais qu'il faut quand même prendre sa voiture pour rejoindre la gare, et qu'on se retrouve avec un PV de 35 euros parce que tout autour de la gare, ce n'est que zone de stationnement de 4h ou parking payant.... 

26 nov. 2018

Faut-il abandonner Facebook ?

Voilà la question posée dans un article (trop court à mon gré) du denier numéro de la revue 01.Net. QUOI QUOI ? Quitter Facebook ? Et comment je vais faire pour jouer moi ? Hein ? Parce que Coral Isle, Cookie Jam et autres Ocean Quest, c'est sur Facebook et nulle part ailleurs, c'est d'ailleurs la raison qui m'a fait réactiver un compte créé lors d'un atelier pour apprendre comment ça marchait.

Mais les particuliers qui utilisent le réseau social pour se donner des nouvelles ? Et les institutionnels qui s'en servent pour communiquer sur leurs produits ou leurs activités ? Ou encore les officiels qui en ont besoin pour leurs différentes activités ? Euh... c'est leur problème !

Quand même, Messenger pour discuter avec sa famille et ses amis ? Instagram pour... (en fait là, je ne sais pas ce qu'on y fait) ? C'est leur problème !

Ils se plaignent qu'on récupère leurs données, qu'elles sont rendues publiques, qu'on y laisse des traces indélébiles, que c'est inadmissible, que c'est dangereux et tout et tout. Eh bien, qu'ils cessent d'utiliser un réseau social qui sera de toutes façons indiscret d'autant plus que beaucoup d'utilisateurs ne réalisent pas qu'internet (via Facebook, mais aussi Google et autres) a une mémoire eidétique.

Et si les jeux que j'aime ne sont QUE sur Facebook, qu'y puis-je ? Je veux bien aller sur d'autres sites, mais lesquels ? Qui fournissent des jeux superbes et gratuits.

Gratuits, gratuits, comme tu y vas, il y a des pubs partout... Même pas vrai, si on joue en plein écran, et pourquoi s'en priver, on ne voit plus les pubs sur le côté, d'ailleurs, quand je reviens en fenêtre normale, je n'ai que des pubs pour des jeux !! Evidemment, puisque je ne fais que ça sur Facebook.

Mes publications sur le réseau que tout le monde peut les voir, les garder, les archiver, etc. ? De temps en temps, des copies d'écran de jeu quand quelque chose m'amuse, que je partage avec les amis... De jeu justement ! Des "like" ? J'ai pas trop le réflexe, je parcours distraitement le fil d'actualité ne m'arrêtant que sur les images de chiens et de chats, parce que certaines sont marrantes. Pas de quoi fouetter un chat justement !

Tout de même, faut bien le reconnaître, comme il est dit dans l'article sus-cité : "les usagers des réseaux sociaux ont développé une dépendance psychologique qui les rends accros"... Y compris les joueurs impénitents qui n'utilisent les réseaux sociaux que pour ça. C'est vrai, j'assume !

18 nov. 2018

Monsieur le Président...


... Je vous fais une lettre... Que vous ne lirez pas, et l'évocation de Boris Vian s'arrêtera là !

Monsieur le Président,

Quelques conseils d'une vieille dame qui, si elle n'a pas connu la guerre, a connu Mai 68 :

* Suivez l'avis de votre prédécesseur, Georges Pompidou, cessez "d'emmerder" les Français, avec des mesurettes impopulaires qui ne vous apportent rien qu'une baisse dans les sondages (80 km/h qui n'a pas empêché une recrudescence des morts sur la route, 5 euros d'APL qui mécontentent sans renflouer les caisses de l'état, une hausse des taxes sur le carburant que les ruraux surtout, sont bien obligés de consommer, vu l'éloignement des hôpitaux et des services publics).

* Ne méprisez pas vos concitoyens : des phrases comme (à propos des gilets jaunes) : "ils s'arrêteront, de toutes façons, faudra bien qu'ils aillent bosser", ou quand vous dites des retraités qu'ils sont bien assez riches pour qu'on ne réévalue pas leur pension, alors que les retraités actuels ont travaillé 40 heures et plus pendant toute leur vie, en cotisant, ce qui n'en fait pas des richissimes pour autant. Même si vous le pensez, et c'est votre droit, on ne le dit pas, on tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, c'est la sagesse populaire qui le dit ! Parce que ça fait très mal d'entendre ça et augmente une colère latente dont vous vous seriez bien passé.

* Un petit dernier pour la route : sans aller jusqu'à imiter le Général de Gaulle qui payait son électricité et ses timbres, ça ferait plaisir aux français, surtout aux classes moyennes qui grognent, que vous pensiez à ne pas laisser les ministres augmenter leurs collaborateurs de plus de 20%... Voire, de décider que les ministres (et vous-même pourquoi pas ?), spontanément, acceptent de baisser leur salaire pour soutenir les finances du pays. Je sais, c'est une goutte d'eau dans l'océan de la dette, mais ce serait au moins une mesure populaire qui ne changerait pas beaucoup le train de vie du gouvernement. Non, rassurez-vous, on ne vous demandera pas de voyager en seconde dans un TER ni en classe éco pour vos déplacements à l'étranger !

En conclusion, faites en sorte que ceux qui ont voté pour vous, parce que vous étiez jeune, nouveau en politique et que votre programme était intéressant, ne soit pas si profondément déçus que leur prochain bulletin de vote aille ailleurs ou nulle part.