12 août 2011

Il m'a parlé !

Hier soir, alors que j'étais tranquillement devant mon écran, en face d'une page web ouverte sur Firefox, tout à coup, mon ordinateur m'a parlé ! Euh.. je ne sortais pas d'un repas bien arrosé... Stupefaction déjà, première fois qu'il m'adressait la parole depuis plus de quatre ans de vie commune intense. Il me parlait en anglais, et une fois le premier instant de surprise passé, j'ai compris, en l'entendant me dire "Firefox.. open... close window... " qu'il annonçait à haute voix tout ce que j'étais en train de faire. Bon, j'avais du enclencher une option d'accessibilité, mais comment ? En fait, je voulais purger le cache de mon navigateur, qui a tendance à oublier de le faire, et comme j'ai plus l'habitude d'utiliser les raccourcis clavier (les vieilles habitudes emacsiennes sont bien ancrées dans mes doigts), au lieu de taper CTRL-shift-R j'avais du faire autre chose... Mais quoi ? J'étais bien incapable donc de revenir en arrière en tapant une combinaison de touche que seuls mes doigts connaissaient !

Bon, direction Préférences Système --> Système --> Accès universel et effectivement, j'avais activé Voice Over par inadvertance. Un clic sur non, et le silence se fit. Mais tout de même, confondre CTRL-shift-R avec Pomme-F5, faut qu'il y ait un sacré problème d'interface chaise-clavier, ou une grave dyslexie dactyle !

J'avais déjà fait ce genre de dérapage il y a longtemps, et avais activé la loupe. J'avais mis d'autant plus de temps pour trouver la solution que faire scroller le bureau pour récupérer l'icône de préférence système dans le dock n'était pas évident, et pourtant la combinaison pomme - alt - ) faut vraiment la trouver... ou être atteinte de tremblements séniles..


On sélectionne ce texte dans Emacs, pomme-w puis CTRL-v dans la fenêtre d'édition de Blogger, bon, je n'ai pas mis en marche une machine infernale ? Alors c'est bon...

6 août 2011

L'art épistolaire au fil du temps

En cette période d'échanges de cartes postales, on se dit qu'il y a heureusement cette sympathique coutume qui perdure, parce que le courrier papier a complètement disparu. Je veux parler du courrier personnel, de celui qu'on écrivait à la main, à sa famille, à ses amis, à son amoureux, pas des missives tendrement dactylographiées par le Trésor Public, ou par ces messieurs d'ERDF, qui existent toujours.. Maintenant, il y a le téléphone pour communiquer, et tous les réseaux sociaux ou messageries instantanées, en passant par IRC et le courrier électronique qui font que si l'on communique toujours autant, on ne s'y prend pas de la même façon.

Que de missives ont été échangées depuis des siècles par ceux qui nous ont précédés ! On pense à Victor Hugo, certes pas en peine pour écrire, qui a échangé un millier de lettres avec Juliette Drouet, et autant avec son épouse, ses enfants, ses autres maîtresses, et tant d'autres avant ou après lui. Et Madame de Sévigné, qui, avec ses lettres à sa fille, écrivait en fait une chronique pleine de saveur de son époque.

Il est évident que la majeure partie de la population contemporaine de Madame de Sévigné, et même de Victor Hugo n'écrivait pas, et pour cause, les gens n'étaient pas encore aussi nombreux que ça à savoir lire et écrire, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui (encore que...). Ceux qui s'écrivaient, souvent plusieurs fois par jour, auraient peut-être utilisé le téléphone s'il avait existé (ce qui aurait été dommage pour la littérature). Tiens d'ailleurs, si on imaginait que Victor Hugo ait pu connaître Internet, les messageries et autres tchats, ça aurait pu donner quoi ? On peut seulement se dire qu'il aurait écrit "Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre" en bon français, sans fautes d'orthographe et pas non plus en SMS.... Bien qu'il aurait eu assez de talent et d'imagination pour ça ! Wesh ma juju je tm et lé zot osef ? Le plus dur pour lui aurait sans doute été de se limiter à 140 caractères sur Twitter !

Quant à la marquise de Sévigné, elle aurait fait une extraordinaire blogueuse dont les billets auraient été avidement attendus ! Tenez, en voilà un extrait, en date du 24 juin 1671 : "Je m'en vais vous narrer la chose la plus affreuse qu'on puisse imaginer, en attendant la réunion des États de Bretagne : Madame de Gison a été trouvée morte hier au soir. Quel moyen de vous décrire la chose sans partir de tristesse ? Je fus hier au service du soir et j'avais dessein ensuite de vous narrer quelque anecdote plaisante lorsque Vaillant me vint trouver et me dit que notre voisine, dont je vous ai déjà entretenu, est arrivée au dernier jour de sa vie. ".

Ça a quand même plus de gueule, pardon, d'allure que... ma prose.... :-(

4 août 2011

La mort d'Encarta et la suite

En mars 2009, Encarta est mort. Microsoft ayant décidé d'arrêter la production et la commercialisation de cette encyclopédie qui a tout de même été sinon la première, tout du moins la plus accessible au grand public, puisque présentée sur CD, et très facile à consulter.

En 1996, en vacances aux USA, j'en avais rapporté un exemplaire qui, là-bas, coûtait à l'époque moitié prix... Et qu'est-ce que j'ai pu le regarder, c'était magique, on y circulait par liens hypertexte, il y avait des images, des sons, tout un monde à découvrir, et tellement plus attrayant que d'aller fouiller dans les lourds tomes d'Universalis (j'ai la version de 1978... que l'on m'avait offerte), de passer par le thesaurus pour trouver l'info recherchée, le tout en posant le volume sur une table, vu son poids.

Et petit à petit, le monde a évolué. Le Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse a vu sa dernière version éditée en 1985, il y a plus de vingt ans... Le Quid a cessé de paraître en 2008, Universalis résiste, c'est vrai, mais pour qui ? Parce qu'à 3660 euros, ce n'est pas donné, la version numérique étant tout de même à 139 euros !

Donc, le papier ne fait plus recette, pour des tas de raisons, bien connues, côut, évolutivité réduite, mises à jour onéreuses et espacées, encombrement (30 volumes tout de même Universalis..), qu'est-ce qui reste ? Il reste Internet et les encyclopédies en ligne.

Larousse par exemple, qui produit aussi un DVD à un prix abordable. Les articles sont propres, bien écrits, pas mal illustrés, mais ils sont peu nombreux, certains sont très courts, et manquent cruellement de liens hypertexte pour approfondir une notion qui y figure (dans sa version en ligne tout du moins, je n'ai pas vu la version DVD).

Knol, l'encyclopédie de Google, n'est pas vraiment pratique à consulter et à utiliser (un comble pour un produit Google qui est plutôt bon en ce qui concerne l'ergonomie), et il est très difficile d'y retrouver quelque chose, si tant est qu'un article existe sur le sujet que l'on cherche... Les deux formules sont des encyclopédies collaboratives gratuites, mais avec vérification des contributeurs et des articles, et sans modification possible par n'importe qui, ce qui est un gage de stabilité et certainement de véracité de la chose écrite (à défaut de neutralité).

Et bien sûr, il y a Wikipédia et ses nombreuses versions linguistiques, ses millions d'articles sur tous sujets, dont la philosophie et l'élaboration sont diamétralement différentes.

De toutes façons, actuellement, quand on cherche quelque chose, un renseignement sur un lieu, des précisions concernant la vie d'une personne célèbre, un détail de géographie, un texte de loi, que fait-on ? On tape sa requête dans la barre de recherche de Google... Et on trouve habituellement assez vite ce que l'on souhaite. On peut tout aussi rapidement confronter et croiser les sources d'information, voir éventuellement des illustrations ou des schemas, et même aller plus loin en suivant divers liens, ce que ne permet pas, hélas, une encyclopédie ou un dictionnaire encyclopédique papier, même si on peut "butiner" en passant de page en page.

Seulement, il faut être connecté à Internet, avec son ordinateur, son téléphone ou autre tablette... Certes, mais surtout, on en prend si vite l'habitude, que l'on est tout désemparé quand on est loin de toute connexion. De toutes façons, on ne part pas en vacances avec Universalis dans sa valise non plus !

3 août 2011

Perles aoûtiennes

Deux billets sur Wikipédia à la suite, eh bien ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé... Vais-je faire une concurrence déloyale à Pierrot le Chroniqueur (*) ? Bon, on change de sujet, pour retrouver nos chers hommes politiques et leurs petites phrases.

Les membres de la Haute Autorité ne viendront pas de la politique. Ils seront choisis parmi les honnêtes citoyens.
Louis Mermaz

Chaque jour, un hectare en moins disparaît.
Brice Lalonde

Je n'ai jamais cherché à attirer l'attention des médias.
Rachida Dati

Oui, nous avons besoin d'un centre carré !
Pierre Méhaignerie

Il ne faut pas se presser et en même temps, on n'a pas trop le temps.
Nicolas Sarkozy

Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la franc-maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin.
François Fillon

L'avenir sera meilleur demain
George W. Bush

L'illustration de ce billet, comme tous les petits chats qui figurent sur ce blog, sont issus de ce site .

(*) On ne joue pas dans la même cour, je suis loin d'avoir la même audience !

2 août 2011

De la création d'articles

Une récente discussion sur le Bistro de Wikipédia parlait de la création à la chaîne d'articles ébauches d'une ligne du style "Machin" est une ville de "Truc" dans la région de "Bidule", point. Les contributeurs évoquaient l'intérêt encyclopédique de ce genre de créations automatisées, et leur avenir : ces ébauches seront-elles reprises et complétées un jour ou pas ? Je n'ai pas vraiment d'opinion sur l'opportunité de l'arrivée de ces articles dans l'encyclopédie, mais je m'interroge sur l'intérêt de celui qui lance ce genre de création automatique.

Ecrire un article doit avant tout être un plaisir, plaisir de la recherche de documentations, plaisir de la rédaction, plaisir de la recherche de liens internes qui permettent de relier l'article au reste de l'encyclopédie pour enrichir les recherches, et approfondir les sujets... Où est donc ce plaisir quand on se contente d'utiliser un programme informatique qui récupère trois données de base pour créer une page ?

J'ai aussi créé de nombreux articles sur des sujets identiques, comme les villes d'Alaska, ou les lacs du Yukon (et avant sur les saints et autres bienheureux), et, pour que la mise en forme ne soit pas trop fastidieuse, parce que la syntaxe wiki, avec ses infoboxes plus ou moins absconses, ses liens internes avec ou sans majuscules, ses références et autres notes de bas de page avec des ref qu'il ne faut pas oublier est souvent un peu longue à mettre en oeuvre. Je me créée un "squelette", avec les sections qui vont bien, l'infobox qu'il n'y a plus qu'à remplir, les interwikis et autres portails, et là, une fois ceci en place, il n'y a plus qu'à .... s'occuper de la partie intéressante de la chose ! Traduire depuis l'anglais, fouiller dans les différents sites officiels pour vérifier les chiffres, sortir le Milepost ou d'autres bouquins sur la région, se renseigner sur les Yupiks et autres Denai'nas afin de ne pas faire de confusion dans les populations "natives" (comme ils disent) locales, chercher des illustrations dans mes photos persos ou dans Commons (ce qui s'apparente à la chasse au trésor dans un labyrinthe obscur) et quand l'article est en ligne, on est tout content d'avoir apporté sa petite pierre à l'édifice tout en apprenant plein de choses nouvelles.

Je dois avoir une approche plus livresque, plus scolaire, plus "vieille école"... en tous cas moins moderne, moins rentable aussi en ce qui concerne la quantité, mais ça ne m'amuserait pas du tout de faire autrement ! Parce qu'après tout, ce genre de "travail" doit quand même être avant tout un plaisir...

La photo d'illustration qui représente McCarthy dans la Région de recensement de Valdez-Cordova, provient de Commons, comme quoi, il arrive que l'on y trouve quelque chose...

1 août 2011

Un auvergnat déchaîné

Voici la triste histoire d'un non moins triste sire qui avait décidé un beau jour de fin juillet d'aller vandaliser Wikipédia pour s'amuser. D'accord, il n'est pas le seul, ils sont nombreux, mais celui-là se croyait beaucoup plus intelligent que les autres. Il a commencé par quelques grossieretés sur de pauvres articles concernant la faune antarctique qui n'en demandaient pas tant. On supprime, bien entendu, et on le prévient de ne pas recommencer. Et là, il sort ce qu'il pense être un coup fourré en disant : "Je m'en fous de ton blocage connard je modifie mon adresse IP"... Au lieu de se tenir tranquille, il veut faire connaître au monde entier ce qu'il vient de découvrir, et publie un article intitulé "Comment modifier son IP et emmerder les administrateurs" en expliquant qu'il suffisait d'éteindre et de rallumer sa box pour changer d'IP. C'est vrai, personne ne le savait, et aucun habitué d'Internet n'avait encore découvert ça... On bloque à nouveau l'IP, évidemment, et la nuit arrive.

Le lendemain, étrange, on voit arriver un nouveau contributeur toujours sous IP, qui publie des articles sur la chasse truffés de sottises et de grossieretés, curieusement semblables à celles de la veille.... On surveille, on attend, et on finit par bloquer le quidam qui s'empresse de nous narguer en disant : "tu te rappelles du vandale d'hier ? et ben c'est moi ahahahahahahah espèce de naïf va ! ". Tout fiérot d'avoir su rebooter sa box, il avait seulement oublié qu'il était toujours chez le même fournisseur d'accès, avec le même hostname (*), et que c'était bien pour cette raison que nous prenions la peine de le surveiller...

Troisième jour, troisième acte. Cette histoire d'IP devant quand même le turlipiner un peu, malgré ses immenses connaissances en informatique, Wikipédia et internet réunis. Nous voyons donc arriver un nouveau compte inscrit qui s'empresse de publier des articles ineptes sur... la chasse, comme par hasard ! On laisse faire, parce que là, à notre niveau, on ne pouvait pas vérifier si c'était le même personnage qui se vengeait (**), on attend deux ou trois articles, tous de la même veine, que l'on supprime les uns derrière les autres, et on le bloque définitivement. Terminé les créations "vandalistiques", même en rebootant la box... L'a encore pas mal à apprendre le monsieur, et sa tactique de détérioration de l'encyclopédie n'est pas vraiment au point ! Peut mieux faire... Non non non, je ne vais pas lui donner des conseils, pas envie de susciter de nouvelles vocations, je fais partie de ceux qui font le ménage, et on a assez à faire comme ça !!

(*) Le nom de la ville figure dans l'hostname, d'où le titre du billet. (merci Argos)
(**) Mais ça a été confirmé peu de temps après par les personnes autorisées à ce genre de recherches.

30 juil. 2011

Paresse estivale

En cette fin juillet, on est dans le creux du creux de l'activité annuelle. Seuls les vacanciers de juillet qui "remontent" et ceux d'août qui "descendent" mettent un peu d'animation sur les routes désertées par les boulots qui se rendent au carbi en bagnole (*) et par les cars scolaires et autres maman-taxis qui sillonnent les campagnes pour conduire leurs chers petits à leurs multiples activités scolaires ou ludiques. Période où tout s'arrête, les dernières réunions se tiennent avant le 14 juillet, et ne reprendront qu'en septembre, les boulangeries ferment les unes après les autres pour congé annuel, les bibliothèques annoncent aussi leur fermeture annuelle, les associations tournent au ralenti, les mails se raréfient, les moissons s'achèvent et le Tour de France est arrivé.

C'est une période de l'année hors du temps, où celui-ci s'écoule lentement, différemment en tous cas, dans une douce torpeur sous les cocotiers pour ceux qui y sont, ou sous le parapluie avec la petite laine pour ceux qui sont partis dans des contrées plus nordiques (**) mais toujours dans un emploi du temps calme pour ceux qui restent chez eux.

On en profite pour faire des photos de fleurs, pour avancer les traductions d'articles sur les villes d'Alaska, pour lire les livres qui attendent sur la pile, pour méditer et flaner, parce que dès le 15 août, petit à petit, les activités vont reprendre, et tout le monde va s'agiter dans tous les sens ! Et Dieu sait pourtant que c'est si bon de ne rien faire quand tout s'agite autour de nous .


(*) En langage plus clair, mais l'argot est tellement plus pittoresque, les travailleurs qui se rendent à leur dur labeur avec leur automobile personnelle.
(**) Encore qu'en juillet, il faisait beaucoup plus chaud à Québec et à Montréal qu'en Normandie..

22 juil. 2011

Casse-brique suite

Dans un billet précédent, je parlais des casse-briques au fil du temps, et plus particulièrement de Mortanoïd. Mais il y en a d'autres, moins macabres et plus poétiques.

Il y a donc Bricks of Egypt2 dont je parlais plus bas, et dans le même genre Bricks of Atlantis, où l'on rencontre des poissons casseurs de briques, d'autres qui offrent des coeurs, des trésors, de la mousse qui fait des drôles de bruits, et de jolis graphismes.


Enfin, un petit dernier, parmi les plus réussis, Fairy Treasure : là, il y a des fées qui aident à casser les murs, mais aussi des sorcières qui en reconstruisent, des gnomes qui vous balançent des larmes de feu pour vous épuiser, des pièces d'or qu'il faut récupérer pour gagner des vies, et plein d'autres bonus/malus que l'on découvre petit à petit. En plus de ses graphismes très soignés, et de ses bruitages très bien faits (ah, le cri de la sorcière quand on parvient à la toucher..), il a la bonne idée de couper la musique de fond dès le début de la partie, ce qui est bien plus agréable que de subir l'habituelle rengaine.


Toutefois, ces petits jeux en flash ont un inconvénient. Ce ne sont, en ce qui concerne ces trois là tout du moins, que des versions courtes, avec plus ou moins de tableaux, donc, on arrive assez rapidement à la fin, et si on veut continuer il faut les télécharger, les payer environ 20 $ chacun ... Ils existent pour Mac et Pc, alors si ça vous tente... Mais toutefois, on peut déjà pas mal s'amuser avec la version flash. Vous les trouverez, ainsi que d'autres types de jeux :
mais il y a plein d'autres sites qui les proposent aussi.

D'autres types de jeux ? Oui, par exemple Heru, Zuma et autres Inca Balls, mais on ne peut pas jouer à tout le même jour. Il faut bien se laisser un peu de temps pour s'occuper des articles de Wikipédia sur les villes d'Alaska, n'est-ce pas ?

20 juil. 2011

Un bout du monde

Ayant entrepris la traduction systématique des articles sur les villes et villages d'Alaska et du Yukon depuis la wikipédia anglophone, j'ai d'abord commencé par les lieux que je connaissais, ce qui me permettait de retrouver quelques documentations supplémentaires, et des photos personnelles éventuellement aussi. Et puis, petit à petit, je suis partie plus loin, vers des endroits que les touristes ne visitent pas autrement que virtuellement, et me suis retrouvée dans la région de recensement de Bethel. Où c'est ? Loin... à l'ouest de l'Alaska, sur la mer de Béring, au sud de Nome, près du delta du Yukon et du Kuskokwim, les deux grands fleuves locaux. C'est une région assez plate, plus ou moins marécageuse, remplie de lacs, rivières et ruisseaux, où l'hiver est rude et long, comme dans le reste de cet état, certes, mais son isolement rend la vie des habitants encore plus difficile qu'ailleurs. En effet, il n'y a pas de routes (goudronnées ou pas) dans ce coin, on y circule en motoneige l'hiver, sur ce qu'ils appellent des ice roads, plus ou moins bien matérialisées. On utilise les rivières l'été comme voies navigables, sinon, il reste les petits avions et hydravions. Certains villages ont une piste d'aérodrome qui peut accueillir quelques appareils. Toutefois, cet éloignement rend le prix du carburant (qu'il faut acheminer difficilement) très élevé.

Qui sont les habitants de ce bout du monde ? Parce qu'il y a des habitants, répartis sur de nombreux petits villages allant de 10 à 500 personnes (ils sont 3000 à Bethel quand même). Ce sont en majorité des Yupiks, apparentés aux Inuits, qui vivent actuellement comme ils le font depuis des siècles, de chasse, de pêche, et de cueillette.. Ce sont des citoyens américains, exactement comme le buisness man de New-York, même s'ils ne se ressemblent pas, et s'ils dépendent administrativement plus de leur propre gouvernement tribal que des instances fédérales et parlent leur propre langue, l'anglais étant enseigné dans les écoles. Oui, il y a des écoles, et même des postes !

Aller là-bas ? Bien sûr c'est possible, et je ne doute pas de l'hospitalité des autochtones, mais c'est toute une aventure ! Prendre un avion depuis Anchorage qui n'est qu'à 650 kilomètres de Bethel, bien sûr à vol d'oiseau, de toutes façons, il n'y a pas de routes, pour environ 300 dollars, et ensuite, circuler en kayaks sur les nombreuses rivières. Par contre, il ne faut pas espérer trouver un motel ou un restaurant tous les cent mètres... Il y a aussi la solution du traineau à chiens l'hiver, mais il faut supporter les très grands froids (entre -15° et -40°), donc, à moins d'entreprendre une étude ethnologique sur les Yupiks, et être mandaté et subventionné par un musée, ce n'est vraiment pas une destination pour le "tourisme de masse" ni pour les voyages organisés des seniors !

Bon, et maintenant ? Si je me dirigeais un peu plus au nord, vers Nome ? On y a trouvé de l'or à la fin du XIXe siècle, il doit bien rester quelques villes fantômes....

Il n'est pas facile de trouver des photos de la région de Bethel, ce site en présente quelques unes, alors, si vous voulez avoir une idée des paysages et de la vie des habitants de ce bout du monde...



16 juil. 2011

Un casse-brique ? Plusieurs ?

Ah les jeux de casse-brique ! Qu'est-ce que j'ai pu jouer à ça ! Le tout premier, c'était bien avant l'ordinateur, au début des années quatre-vingt, un jeu en plastique rouge, qui fonctionnait avec des piles, où l'on faisait bouger la raquette avec un gros bouton à tourner, il y avait des sons, différents niveaux, mais pas de bonus particuliers, ni de détails graphiques. Et puis, un ordinateur est arrivé à la maison, et là, en fonction des différents OS utilisés, j'en ai essayé, des Arkanoïds like, et autres BreakOut divers. Des tout simples, des plus sophistiqués, des faciles, des très complets comme LBreakout2 que j'utilisais sous Linux. Ah, celui-là, qu'il était bien ! Imaginez : une multitude de tableaux, plein de bonus (et de malus aussi qu'il fallait à tous prix éviter), une possibilité de changer de tableau quand il ne restait plus qu'un petit pourcentage de briques (les plus inaccessibles, donc, les plus énervantes), on pouvait y jouer des heures sans se lasser. Il y en a eu plein d'autres, certains avaient des graphismes magnifiques, d'autres des bruitages évocateurs, on y usait sa souris et on y perdait joyeusement son temps ! J'en avais même installé un sur le Palm... addiction quand tu nous tiens...

Mortanoïd

Et maintenant ? Eh bien, j'y joue toujours... mais sur Internet, et même que j'en ai trouvé un tout à fait original, qui s'intitule "Mortanoïd". C'est toujours le même principe, mais là, au lieu de billes rondes pour casser les briques, on tire de petits crânes, tandis que la raquette est faite d'une rangée de crânes, lesquels s'agrémentent d'os de l'avant bras et des mains quand on tombe sur le bonus "enlarge". Les bords de l'écran sont faits de vertèbres. Bien sûr qu'il y a des bonus à récupérer quand on casse certaines briques, mais il y a aussi des bestioles qui passent sur l'écran et qu'il faut tuer avant qu'elles ne vous touchent sous peine de perdre de précieux points d'énergie. Elles meurent d'ailleurs avec des bruits inquiétants et tombent dans la fournaise du bas de l'écran... quand on arrive à les toucher ! Il faut donc à la fois ne pas perdre la bille (pardon, le crâne), et éviter ces bestioles, ce qui demande un certain entraînement. Il ne faut pas louper les bonus de potion magique, qui vont remplir une bouteille d'un liquide verdâtre, laquelle se vide un peu plus à chaque erreur.. Une bonne ergonomie de jeu, ce qui n'est pas toujours le cas dans les jeux en Flash (et croyez moi, j'ai une certaine expérience de la chose..), une atmosphère de film d'horreur bien rendue, on avance dans les tableaux sans être bloqué trop rapidement, c'est un très bon jeu dans le genre. En plus, on le trouve sur plein de sites, dont celui-là mais il y en a d'autres, le jeu n'étant certainement pas très récent, mais qu'est-ce qu'il est bien fait !

Bricks of Egypt2

Il y en a un autre qui n'est pas mal, on le trouve sur cette page , il s'intitule Bricks of Egypt2, il a de fort beaux graphismes, les pierres que l'on doit casser commencent par se fissurer... un bon bruitage (et pas de musique de fond), mais il est plus difficile, parce que beaucoup de choses tombent des briques cassées, et il n'est pas aisé de savoir ce qu'il faut récupérer et ce qu'il faut éviter, d'autant plus qu'on n'a pas beaucoup de vies au départ et qu'on confond facilement les pièces d'or avec sa propre balle, mais il vaut vraiment la peine de l'essayer ! Bon, je n'ai pas encore passé tous les tableaux, mais ça vient....

J'ai quel âge ? Euh..... physiquement ou mentalement ?

Pas facile de faire une copie d'écran d'un truc qui bouge tout le temps.

15 juil. 2011

Un visiteur

Depuis quelques jours, il y a un visiteur aux poils roux et aux oreilles pointues dans le jardin. Il se promène sous le tilleul, farfouille au sol pour trouver... quoi d'ailleurs ? Et en profite pour faire ses besoins, et puis il s'en retourne tranquillement vers des lieux moins à découvert. Dommage qu'au même moment, il n'y ait pas eu un corbeau sur la branche, sinon, on aurait pu illustrer une fable célèbre.





Mais il crie plutôt la nuit ...

14 juil. 2011

Un collier de perles

En ce jour de fête nationale, un grand merci à tous nos hommes (et femmes) politiques qui savent si bien nous faire rire, même si c'est involontairement !

Je suis pour le basisme qui vient de la base
Jean-Pierre Chevènement

Nous sommes en mesure de faire tout ce que nous pouvons faire
François Bayrou

Je vois dans vos yeux votre intelligence collective
Ségolène Royal

Si le nouveau gouvernement décide de gouverner, alors il doit gouverner
Valéry Giscard d'Estaing

L'avenir, ce n'est pas la fuite en avant dans le passé
Raymond Barre

C'est le résultat d'un débat entre moi et moi
Jacques Toubon

10 juil. 2011

Un petit train s'en va dans la campagne...

Il y a bien longtemps, au temps où Napoléon III régnait en France, qu'a été construite la ligne ferroviaire qui va de Rouen à Orléans. Elle devait relier les plaines de Beauce au port de Rouen, et transporter marchandises et passagers depuis la Normandie jusqu'au centre du pays. Elle aurait d'ailleurs pu s'appeler ligne Jeanne d'Arc vu l'histoire de la Pucelle et de ces deux villes !

C'était donc en 1863. Mais ce n'était peut-être pas une si bonne idée que ça puisque dès 1876 la ligne était largement déficitaire. Rachetée, d'abord par une compagnie locale, puis par la SNCF, elle a souffert des deux guerres qu'elle a connues, mais a quand même fait son travail, et a transporté des passagers jusqu'en 1951. Uniquement utilisée pour le frêt ensuite, son dernier tronçon survivant, qui allait de Bueil à la Croix-saint-Leuffroy, a vu passer deux fois par jour un train de marchandises jusqu'en 1989.

Depuis, les rails rouillaient, les maisons des gardes-barrières étaient rachetées et rénovés, l'herbe envahissait les traverses, les arbres s'y couchaient dessus et l'on n'entendait plus le tuuuut du petit train aux passages à niveau.

Départ en gare de Pacy-sur-Eure

C'est alors qu'en 1993, une association d'amateurs de vieux matériels ferroviaires a entrepris de faire des travaux pour réutiliser la voie, et de restaurer des motrices et autres voitures (les wagons, on ne dit ça que pour les marchandises, à ce qu'a dit le chef de gare), afin de créer un train touristique qui serpenterait en vallée d'Eure. Petit à petit, le parcours s'allonge, au fur et à mesure des restaurations effectuées. Actuellement, on peut aller de Pacy à Breuilpont dans un sens, et de Pacy à Chambray-Fontaine-sous-Jouy dans l'autre. Le voyage est pittoresque, on peut s'installer au choix dans une voiture de 1904, ou dans une autre, de troisième classe, ouverte, dans laquelle on s'assied sur des bancs de bois, ou encore dans une voiture à compartiments plus récente (ce qui est tout de même très relatif). Et on a largement le temps d'admirer le paysage, il cahote lentement, s'arrête aux passages à niveau pour laisser passer les voitures, on salue les gens dans leurs jardins, les promeneurs sur les chemins, on a une toute autre vision que celle qu'on a en prenant la départementale avec sa voiture.

Arrivée en gare de Chambray-Fontaine-sous-Jouy

Une jolie promenade donc, qui a beaucoup de succès si on en juge par le nombre de passagers qui attendaient sur le quai de la gare, en espérant que le parcours s'allongera encore au fil des années à venir.

Retour à la gare de Pacy

Un peu de publicité pour tous ces bénévoles qui font un sacré boulot : visitez leur site .

Entre rivière et étangs

Quelques vues prises depuis le train touristique dont il est question dans le billet ci-dessus.



8 juil. 2011

Les affres de la création

Soit un thème donné, pour la création d'images en 2D : la solitude. Plein d'idées qui arrivent, ce n'est pas très difficile d'avoir des idées, il suffit d'avoir un peu d'imagination, mais c'est ensuite que ça se corse. Parce que contrairement aux images de synthèse où une scène est créée ex nihilo, et où on fabrique au fur et à mesure les objets qui la composent, là, il faut partir d'un existant, de photos que l'on a ou que l'on trouve, et ça limite forcément la créativité, puisqu'on doit tenir compte de tas de paramètres que l'on ne peut pas modifier : existence ou non de l'image qu'on veut traiter, taille des différentes images, harmonie des couleurs, dimensions des différents personnages et décors, etc.. Donc, on rassemble tout ce dont on a besoin, des scans de trucs qu'on n'a pas en fichier numérique, des images accessoires diverses, on détoure ce qui doit l'être, et déjà, ça prend du temps, surtout quand il s'agit d'images anciennes en noir et blanc par exemple, et puis, on dispose les calques, on les redimensionne, on leur fait subir plein d'outrages divers, on fait des essais, on recommence, on reprend ses cours de Gimp parce qu'on a oublié justement ce truc, là, dont on aurait bien besoin, mais qu'on ne sait plus faire, on sauvegarde, en essayant de trouver des noms évocateurs à tous ces essais, on peaufine un détail et.... eh bien non, ça ne va pas du tout, c'est pas ce qu'on espérait, c'est trop.. pas assez.. en un mot, c'est pas ça.

Alors, on recommence, en partant d'autre chose, dans une autre optique, tiens, ça, ça rend bien, faut que je m'en souvienne, et que je me le garde sous le coude, faudrait piocher plus avant dans cette direction. Mais du coup, ça devient quasi obsessionnel, et ça trotte dans la tête presque en permanence, même si on sait par expérience qu'il vaut mieux penser à autre chose, et y revenir ultérieurement, parce que ça stimule l'imagination..

Enfin, il y a encore quelques mois avant de rendre sa copie, et même qu'on va pouvoir piquer les idées et les trucs de réalisation des copains/copines dès qu'ils/elles auront commencé à s'y mettre !

Des idées ?
  • Un saint stylite au milieu du désert
  • Une petite fille perdue au milieu de la foule d'une gare
  • Un arbre tout seul au milieu d'un champ
  • Un poussin noir au milieu des jaunes, ou un mouton vert, ou une grenouille dans le Sahara
  • Une maison isolée dans la montagne
  • Un bald eagle volant au abord du Mac Kinley
En voilà des idées qu'elles sont bonnes non ? Mais pour trouver/faire la/les photos qui va/vont bien, là, c'est pas joué !

5 juil. 2011

Tourisme à Paris

Même s'il faut se frayer un passage au milieu des nombreux touristes étrangers qui visitaient la capitale, il est toujours aussi agréable de retrouver quelques lieux exceptionnels comme ces témoins du Paris du Moyen-Âge. Un petit détail découvert par hasard, si on souhaite visiter à la fois la Conciergerie et la Sainte Chapelle, il est plus intéressant de prendre ses billets au guichet de la Conciergerie. Là, il n'y a pas trop de monde, on passe vite et on commence la visite par là. Le billet jumelé sert de coupe-file pour entrer dans la Sainte Chapelle où la queue, sans être aussi longue que pour la Chapelle Sixtine, est quand même assez conséquente, surtout en plein soleil... Donc, on sort de la Conciergerie, on fait quelques mètres, et on entre directement à la Sainte Chapelle en passant devant tout le monde, bon à savoir !






Par contre, dans un autre lieu d'une toute autre époque, il y a des interdictions étranges. Pourquoi les photos sont-elles interdites à l'intérieur du Sacré-Coeur ? Vous me direz que pour ce que c'est beau.... Le mieux à faire dans ce coin, c'est de tourner le dos à cet édifice, et d'admirer la vue sur Paris, après avoir pris le funiculaire pour y accéder, sinon on est mort avant d'être en haut (220 marches..) ! Et pour redescendre vers une station de métro, il y a le Montmartrobus qui circule dans les ruelles étroites et pentues de ce coin de Paris et offre une jolie promenade point trop fatigante.

3 juil. 2011

Sommes-nous dans le nuage ?

Non, je n'ai pas dit dans LES nuages, ça, ça nous arrive à tous, j'en sais quelque chose, je veux parler du cloud computing en bon français.. de l'informatique dans les nuages si vous préférez. On nous parle depuis un certain temps de cette super-dématérialisation de nos programmes et de nos fichiers qui ne seraient plus bien au chaud sur nos disques durs, mais quelque part sur l'immense toile. Google lance bien un ordinateur vide, avec lequel tout se fait via Internet, l'utilisation des logiciels autant que la sauvegarde des données qui en proviennent, textes, images, etc... Et on commence à s'inquiéter. Déjà, il a fallu quelques années pour admettre que ses précieux écrits, ses chefs d'oeuvre photo ne soient plus gravés dans la pierre, ou calligraphiés sur des parchemins, mais soient devenus des suites de 01001, invisibles et impalpables. Mais encore, on les avait là, près de soi, sur sa machine, sur un CD. Alors, quand on vous dit que ces mêmes fichiers se trouvent quelque part, mais sans que l'on sache où, et qu'on ne peut même pas toucher le support sur lequel ils sont stockés, ça peut devenir très très inquiétant. Sont où mes fichiers ? Au bout du monde ? Et la sécurité ? Qui veille sur ces serveurs ? Qui y a accès ? Méfiance qu'on se dit, méfiance...

Et pourtant, est-ce que l'on n'utiliserait pas déjà plein d'applications qui font exactement la même chose sans que l'on ne se sente angoissé ? Par exemple la messagerie Gmail, qui est fort pratique, très bien faite, consultable de partout, loin de son matériel perso, sur son téléphone, et son agenda pas mal fait, synchronisable aussi avec son smartphone ? Ou encore les organisations de rendez-vous sur Doodle, ou l'application Dropbox qui permet d'accéder à ses données, de partout, et de les partager avec qui on souhaite tandis qu'elles sont mise à jour automatiquement à chaque modification. On dépose ses images sur Flickr, ses élucubrations bloguestes sur Blogger, Wordpress ou ailleurs, ses travaux de programmation sur un serveur distant, etc... Certes, pour la majorité de ces cas, on garde toujours un "original" chez soi, c'est vrai, et pour l'instant, à part la messagerie, on a encore les logiciels qui génèrent images, sons, et autres textes sur sa machine (et les originaux de ses productions), mais jusqu'à quand ? Quand Monsieur Google s'insère dans la toile, on sait qu'il est aussi insidieux que tenace et séduisant, comme... tiens, par exemple, un certain Bill Gates, dans les années quatre-vingt-dix, qui a réussi l'exploit de créer en quelque sorte un standard longtemps incontournable de l'informatique. Mais c'est une autre histoire....

Donc, sommes-nous déjà dans le nuage ? Sommes-nous seulement en train d'y entrer ? Est-ce un progrès ? Est-ce dangereux ? Peut-être est-il encore un peu tôt pour avoir des réponses précises et savoir si l'avenir sera radieux ou si cette forme de mondialisation fera les délices d'un quelconque Big Brother !

29 juin 2011

Quand il fait (trop) chaud

Pourquoi dans un lieu où se trouvent plusieurs personnes, trains, bureaux, ateliers, ou autre, ce sont ceux qui ont froid qui ont toujours raison ? Il suffit que dans une salle de réunion dont les fenêtres sont fermées et où la température commence à s'élever, que quelqu'un demande à donner un peu d'air et de fraîcheur pour qu'un autre s'insurge et que la fenêtre soit immédiatement fermée, au grand désespoir de celui qui commence à ne pas se sentir à son aise. On observe la même chose quand on parle climatisation, quelle horreur que ce truc, voyons, on va tous "attraper froid", c'est quand même bien plus sain de transpirer à grosses gouttes et de cuire dans son jus en supportant des températures supérieures à 30° ! Tiens, c'est étrange quand même, après la canicule de l'été 2003, il a été imposé aux maisons de retraite d'avoir au moins une pièce climatisée pour que les personnes âgées puisse s'y rafraîchir... C'était donc pour les tuer plus vite, afin qu'elles coûtent moins cher à la société ? Ou est-ce que par le plus grand des hasards, on aurait découvert que la chaleur tuait plus que le froid ?

Je sais, je sais, les clochards souffrent des rigueurs de l'hiver quand ils dorment sous les ponts, et certains en meurent, mais il s'agit de conditions extrêmes et là, je parle de vie quotidienne. Les services d'urgence des hôpitaux savent bien le nombre de cas d'hyperthermie et de déshydratation qu'ils reçoivent les jours de pics de chaleur, en provenance du monde du travail, des bureaux et des chantiers par exemple.

Alors, pourquoi ceux qui ont chaud ont-ils toujours tort ? Alors que si on est frileux, on peut toujours se couvrir un peu plus, ce qui n'est pas possible en sens inverse.. Pourquoi celui qui craint de s'enrhumer serait-il l'objet de toutes les attentions alors que celui qui se sent mal avec la chaleur serait l'objet de l'indifférence, voire de l'ostracisme général ? Pourquoi toujours dans le même sens ? Un qui a froid, cinq qui ont chaud, c'est toujours celui qui a froid qui gagne !

Je sais aussi que certaines climatisations sont réglées trop bas, et que le contraste avec l'extérieur est trop grand, mais est-ce mieux de se trouver enfermé dans une voiture qui vient de passer plusieurs heures en plein soleil et où la température est très élevée, ou dans une pièce où tentent de respirer trente personnes par 30° ? Nous ne sommes plus à l'époque où l'homme vivait dans sa caverne (naturellement climatisée, fraîche l'été et à l'abri du froid l'hiver) ou dans sa maison en pierre ou torchis à la campagne, les hlm en béton, les maisons industrielles sont peut-être des aberrations écologiques mais elles existent hélas, et il faut bien tenir compte de l'existant sauf à faire du passé récent table rase.

En conclusion, en tant que minorité opprimée, victime de ceux qui ont toujours froid, je vais songer à m'expatrier au nord du Yukon ou de l'Alaska (quoi que.. il faisait faisait une trentaine de degrés à Glennallen l'été où je m'y trouvais..), ou au sud de l'Afrique pendant nos mois d'été, voire à Ushuaïa ou, pourquoi pas, sur Mars si le réchauffement climatique s'intensifie d'ici à ma mort ? Là au moins, je ne risquerai pas d'avoir trop chaud !!

23 juin 2011

A tous les nostalgiques de K-Shisen

Vous savez bien, ce mah-jong auquel on jouait sous Linux. Ah, que de parties faites dans le but de battre son propre record et d'aller le plus vite possible. Hélas, ce programme faisant partie de l'environnement KDE n'est pas trop disponible dans cette version sur d'autres OS et les autres mah-jongs testés n'avaient pas ses qualités, donc, on restait sur ses souvenirs, et sur sa frustration.

Mais....Après en avoir essayé plusieurs, j'ai fini par trouver un mah-jong tout à fait remarquable sur ce site . D'accord, il y a une page de publicité avant, mais c'est assez rapide, et on peut en profiter pour se concentrer !! Parce qu'ensuite, on est parti pour vingt niveaux tous différents, certains faciles, d'autres bien plus ardus, avec de plus en plus de tuiles à grouper deux par deux, sur des tableaux qui non seulement ont des formes diverses mais des comportements parfois "erratiques". On a quand même quelques aides, déjà au départ, dans les cases à droite de l'écran, des outils qui trouvent deux tuiles identiques, ou, donnent du temps supplémentaire, cassent plusieurs tuiles en une seule fois, ce qui "dégage le terrain", ou changent la disposition du damier, ce qui peut être rudement utile quand on est coincé. Entre chaque niveau, il y a un tirage au sort permettant de gagner des aides supplémentaires ou des points. Attention à bien regarder le smiley qui change quand les "lots" défilent, s'il a un grand sourire, il faut immédiatement cliquer, sinon, on risque de gagner "nothing"...Il faut être concentré (pas papoter sur IRC en même temps..), sinon, dès le troisième tableau, on confond toutes les tuiles et on ne voit plus rien. Il faut utiliser ses outils-aide avec parcimonie, et voir s'il vaut mieux perdre du temps ou gaspiller ses "munitions", il ne faut pas hésiter à utiliser le bouton "pause" pour aller se prendre un café et revenir ensuite, et, avec un peu d'entraînement, on peut avancer assez vite dans la partie.

Il y a en plus tout un système de mot de passe pour participer à une compétition entre joueurs (à qui fera le meilleur score), mais je ne l'ai pas testé, n'étant pas enregistrée sur le site. Alors, si vous aimez jouer, et particulièrement au mah-jong, je vous recommande celui-là qui est agréable, varié, et fort distrayant. Ne laissez pas quelques chose sur le feu si vous commencez une partie !

20 juin 2011

Création de panoramas

Quand, à la suite d'un atelier fort intéressant sur le sujet, on a envie de se mettre à créer des panoramas qui vont permettre d'embrasser sur une seule photo la vision d'une large scène, chose impossible à faire avec un seul cliché, que fait-on ? On fait d'abord le check up de ce qui est nécessaire pour ces réalisations. Que faut-il ? Un logiciel qui se charge d'assembler plusieurs images de la façon la plus naturelle possible (ou originale, selon le choix). Donc, trouver une version gratuite, pour les premiers essais et l'installer. Difficile ? Absolument pas pour ceux qui n'ont pas un OS obsolète obligeant à récupérer quelques binaires manquants et à indiquer au soft où il doit les trouver à l'aide de paramètres abscons... D'accord, il y a des tutos qui l'expliquent, à condition de lire l'anglais informatique, même grossièrement. Ceci fait, il faut apprendre à se servir du dit logiciel, là aussi, il faut lire les tutos (en français cette fois, c'est quand même plus confortable), souris d'une main, papier de l'autre, et faire de nombreux essais pour tout appréhender et tout explorer.

Pour s'entraîner, il faut avoir des photos à assembler, donc battre la campagne (ou la ville..) pour en prendre et pour ça, il vaut mieux utiliser un pied, donc comprendre comment on le déplie, quand il est télescopique, comment on fixe et on stabilise l'APN dessus, et comment on peut lui faire effectuer une rotation sur son axe sans tout faire tomber... D'accord, y en qui ne sont pas doués dès qu'il s'agit de se servir de dix doigts pour manipuler un objet mécanique... Mais surtout, il faut aller les faire ces photos, et là, on est tributaire du climat local. Si c'était l'été en Normandie en avril-mai, le mois de juin ressemble à un début de mars, entre giboulées, rafales de vent et ciel tout gris. Pas vraiment l'idéal pour ce genre d'exercice !

Donc, en attendant des jours meilleurs, on récupère des photos via Google dans les tutoriaux sur le sujet, lesquels ne manquent pas, ce qui permet au moins d'apprendre, de s'exercer, de mieux comprendre avant de réaliser.... un chef d'oeuvre pour le moins !! Et qui sait, ensuite, se lancer dans des créations nouvelles, des trucs à 360°, des machins inimaginables sauf à avoir abusé de certains liquides. Alors en avant pour les projections équirectangulaires, azimutales équivalentes de Lambert, cylindriques de Miller et autres trucs aux noms si savants que je devrais devenir nettement plus intelligente si je réussis à tout comprendre !



L'horizon est bizarre...


On dirait que c'est mieux...

Photos d'origine récupérées sur cette page .

15 juin 2011

Pauvre Monsieur Le Vern !

Voilà un monsieur qui ne semble pas avoir de passé ou de présent tumultueux, qui ne fait guère parler de lui dans les rubriques people des magazines, ni dans les pages à scandales des journaux. Il est le président du Conseil Régional de Haute-Normandie depuis 1998, et sénateur de Seine-Maritime. Donc, à ce titre, il a sa page sur Wikipédia, ce qui est tout à fait normal. Mais... depuis le mois de mars dernier, un petit malin s'amuse à changer sa photo (*) pour y mettre celle d'un cochon , ou d'un poulet rôti , selon les jours...

Que fait-on dans ce cas, on semi-protège l'article, le temps que cet "opposant" se calme et passe à autre chose, ce que j'ai fait... déjà cinq fois !! Dès le lendemain du jour de la fin de protection, c'est reparti. Enfin, il y a de l'amélioration tout de même, la dernière image n'était pas "culinaire" mais était celle de Clara Morgane qui a, c'est évident, des arguments physiques supérieurs à ceux de Monsieur Le Vern !! Cette fois, j'ai semi-protégé l'article pendant trois mois, histoire de ne pas avoir à pister en permanence ce contributeur facétieux. Mais le 16 septembre au matin, en quoi sera transformé notre Conseiller Régional ? ....


(*) Pas terrible la photo, je sais... mais ce n'est pas toujours facile d'avoir la bonne place, et la bonne lumière pendant une inauguration, je ferai mieux la prochaine fois... tiens, je me souviens du buffet somptueux de ce jour-là... :-)

Nos hommes (et femmes) politiques et leurs turpitudes

Ante scriptum : il ne s'agit pas de DSK

Dans le genre je cause pour ne rien dire :

Ce n'est pas parce que les caisses sont vides qu'elles sont inépuisables
Philippe Seguin

De plus en plus, nos importations viennent de l'étranger
George W.Bush

Face à un problème, il n'y a pas 36 solutions : il faut lui trouver une solution.
Edith Cresson

Dans le genre Oh shocking !

Je veux que chaque Français sorte son instrument, le prenne en main et descende dans la rue pour montrer à ses voisins ce dont il est capable.
Jack Lang

Avec le premier ministre (Laurent Fabius), nous avons des rapports tous les matins.
Georgina Dufoix

9 juin 2011

On dématérialise !

L'illustration de ce billet n'a pas grand rapport avec la dématérialisation, ces somptueux pavots ne sont pas virtuels, mais qu'ils étaient beaux !

Non, il ne s'agit pas d'un nouveau concept de science-fiction, mais d'une réalité tangible au sein de la Communauté d'Agglomération locale. En effet, pour chaque réunion du Conseil Communautaire, pour chaque réunion des différentes Commissions, les élus reçoivent une convocation papier, mais aussi, le compte-rendu de la précédente réunion, et les documents qui se rapportent au sujet de la suivante. Et tout ça représente un monceau de papiers imprimés recto-verso, de plusieurs centimètres d'épaisseur parfois. Donc, dans un souci à la fois d'écologie (éviter ces monceaux de papier) et d'économies (les frais d'affranchissement ne sont pas négligeables), il a été décidé de fournir, à ceux qui le souhaitent, tous ces documents sous forme de fichiers .pdf à télécharger.

Une réunion d'information a eu lieu pour expliquer le fonctionnement de cette nouveauté, et tout a semblé limpide enfin, tout du moins pour ceux qui savaient ce qu'était un .pdf, et ce que signifiait le mot télécharger... Certains se sont demandé si ça n'allait pas encombrer leur disque dur... moins que les films pornos a murmuré un autre uniquement entendu par ses voisins.. oui, on se marre aussi pendant ces sérieuses instances !

Le lendemain, on recevait ses identifiant et mot de passe, et le surlendemain, un lien pour récupérer les documents habituels, lesquels sont depuis rangés dans le répertoire idoine en vue des prochaines réunions. Tout va donc très bien dans le meilleur des mondes des instances locales ?

Oui, mais.. ces fameux documents, non seulement il faut les avoir lus avant les réunions, mais on en a aussi besoin pendant, pour se référer à certains chapitres dont on discute, pour vérifier un chiffre sur un bilan, donc, il faut pouvoir les avoir sous la main pendant les dites réunions. Comment ? En les imprimant chez soi ? Certainement pas, ce n'est pas à l'élu local bénévole d'assurer ce travail avec son encre et son papier (et ce n'est pas plus écologique). Donc, en le regardant sur son écran d'ordinateur ? Bien sûr, c'est un des buts de la manoeuvre. Donc, apporter son ordinateur portable en réunion (on ne va quand même pas demander à la Communauté d'en mettre un à la disposition de chaque délégué.. en ces périodes de pénurie budgetaires) est une bonne solution non ? Sauf que... et il n'y en a qu'une, moi, qui ai posé la question, quid des prises de courant dans la salle du conseil ? Parce que, à part quelques unes, disséminées aux quatre coins, il n'y a pas grand chose pour alimenter des machines dont les batteries ont peu de chance de résister à des réunions fleuve qui démarrent à 18h et se termine parfois aux alentours de minuit.

Du coup, tout le monde m'a suivi sur cette requête, en tous cas tous ceux qui veulent bien transporter leur ordi portable, y compris le vice-président qui animait cette session, qui a dit qu'effectivement, il allait falloir pendant l'été, songer à effectuer quelques travaux d'électricité... Faut pas non plus se faire d'illusion, les lenteurs administratives étant ce qu'elles sont, ce n'est sans doute pas demain la veille qu'on verra des prises de courant partout, ni d'ailleurs de nombreux délégués arrivant avec leur portable sous le bras, mais c'est un début. Et d'ailleurs, mes collègues de la Commune et moi avons l'habitude de nous asseoir près des fenêtres, justement à côté d'une des rares prises de courant, je sais déjà que le Mac assistera à la prochaine réunion... Faut donner l'exemple !! Tiens, juste à côté, il y a une prise réseau... quelle bonne idée que voilà... parce que pendant certaines péroraisons de certains idéologues, plutôt que de somnoler.... Non, non, je n'ai rien dit !!


7 juin 2011

Photos et impressions

Avec l'arrivée des appareils photo numériques, on n'hésite plus à mitrailler tout et n'importe quoi, tant c'est facile et peu onéreux, par rapport à la photo argentique avec lesquelles on évitait de gâcher de la pellicule, donc, on trie, et on conserve les clichés que l'on souhaite. Et après ? Qu'est-ce qu'on en fait ?

On les pose sur un blog, ou sur Flickr, pour que d'autres puissent en profiter. On les regarde sur son ordinateur, ou sur son écran télé, d'accord, on peut aussi créer des diaporamas, mais si on veut les conserver sur papier, pour faire un album comme autrefois ?

Trois solutions : on les imprime sur son imprimante, on les uploaode sur un site internet qui se chargera de les imprimer et vous les renverra ensuite, à l'état brut, ou présentées sur un album, ou on va chez le photographe local pour les faire imprimer à partir de la carte, d'une clé usb, ou d'un CD que l'on a gravé au préalable. Quelle est la meilleure solution ? La plus simple, la moins onéreuse ?

Si on met à part les sites qui proposent la créations d'albums photos avec décoration et présentation personnelle, donc si on veut ses photos uniquement imprimées sur papier ? Le faire chez soi est long, surtout qu'il est rare qu'une centaine de photos puissent s'imprimer sans que le papier ne parte dans le mauvais sens, que l'imprimante renâcle, que les cartouches soient vides au bon milieu du travail, donc, on s'énerve, on dit des mots d'oiseau à son matériel, on peste, et ... on dépense un maximum d'argent ! Une étude parue sur le dernier numéro de l'Ordinateur Individuel indique qu'avec la plus économique des imprimantes multi-fonctions actuelle, le coût à la photo va de 35 cts d'euro à 70, compte tenu du prix des cartouches couleur et du papier photo, alors qu'un tirage en ligne coûte de 8 à 20 centimes selon les sites et la quantité... Y a pas photo donc ! Mais... faut quand même avoir du temps devant soi, une connexion internet pas trop poussive, parce qu'uploader une centaine de fichiers pesant 2 ou 3 mega chacun, ben, faut être patient, et prier sainte Rita (*) qu'il n'y ait pas de coupure sur le serveur distant ou lors de la tranmission.

Alors, pourquoi ne pas s'adresser au photographe le plus proche ? Ses tarifs (**) sont plus près de ceux des prestataires internet que de l'impression domestique et sont aussi degressifs. On apporte son CD (ou sa clé, ou sa carte mémoire) et il peut même faire ça pendant qu'on fait d'autres courses si sa machine est disponible, ou alors pour le lendemain au plus tard, c'est simple et rapide, et puis, ça fait travailler le commerce local, non ?

(*) ou plutôt Saint Isidore de Séville qui est le saint patron d'Internet.
(**) ils dépendent bien entendu du commerçant, et des éventuelles promotions ponctuelles qu'il fait, ainsi que du nombre de photos, disons en gros, de 15 à 30 centimes et souvent moins.

4 juin 2011

Ah le beau phishing !

Reçu sur une de mes boîtes aux lettres "poubelle", ce bel exemple de phishing raté ! Il était adressé à un "membre utilisateur Yahoo" :

En raison de la congestion de tous les utilisateurs de Yahoo BEITA et l'enlèvement de tous les comptes inutilisés, Microsoft serait obligé de fermer votre compte, vous devrez confirmer votre e-mail en remplissant vos informations de connexion ci-dessous au cas où le formulaire n'est pas totalement rempli votre compte sera suspendu pour des raisons de sécurité.

I - Confirmation de votre identité.

Nom:.......
Prénom:.....
Pays:......
N° de tel:.....

II - Vérification de votre compte Yahoo!.

Identifiant E-Mail Yahoo!:....
Mot de passe:.....
E-Mail alternatif:.....

Cordialement,
Yahoo Beita! Member Services

Beita ?? Il n'y aurait-il pas un i de trop ? Congestion ? Ah c'est de la traduction automatique, donc, en raison de l'encombrement... Et qu'est-ce que Microsoft vient faire là ? Ah, parce que la grande majorité des ordinateurs fonctionnent sous Windows ? Je n'ai pas de produits Microsoft sur ma machine.. raté ! Quant au reste du formulaire, c'est quand même très gros comme ficelle. En plus, il n'y a pas le moindre lien pour l'envoyer, donc, faut répondre ? Ce n'est même pas précisé...

Devant un tel amateurisme, on sait au moins que ce ne sont pas eux qui ont piraté les serveurs de Sony ! P'tits joueurs va !

2 juin 2011

Le train rendrait fou ?

Au début du 19ème siècle, quand les premiers chemins de fer sont arrivés, les populations ont été partagées, certains voyaient dans cette invention un extraordinaire progrès, quelque chose de merveilleux, qui allait permettre de sillonner le pays à grande vitesse (par rapport à l'existant), de rapprocher les familles et les amis, et de découvrir des régions inconnues. D'autres y voyaient plutôt une invention soit diabolique, soit totalement inutile. Adolphe Thiers parlait de "jouet pour l'amusement public"...

De toutes façons, c'était forcément dangereux (puisqu'inconnu), et les détracteurs y allaient de toutes les prédictions possibles sur les dégats que cette invention allait faire sur la santé publique :

Arago, à propos de la construction du tunnel ferroviaire des Batignolles disait : "les personnes sujettes à la transpiration gagneront des fluxions de poitrine". Et Michelet ajoutait : "L'extrême rapidité des voyages est une chose anti-médicale. Aller, comme on le fait, en vingt heures de Paris à la Méditerranée en traversant d'heure en heure des climats différents, c'est la chose la plus impruente pour une personne nerveuse : elle arrive ivre à Marseille, pleine d'agitation, de vertiges.".

D'autres annonçaient que "les poumons seront écrasés, le sang jaillira du nez, de la bouche, des oreilles et des yeux", tandis que le très docte Institut Médical de Bavière préconisait de prohiber le transport des personnes par chemin de fer, dans l'intérêt de la santé publique, puisque l'on constatait des troubles sérieux dans le cerveau des voyageurs.

Par contre, cette remarque de Louis Veuillot disant que : "Le chemin de fer, l'image même de la démocratie : je ne suis plus un homme, je suis un colis, je ne voyage plus, je suis expédié" est toujours d'actualité quand on voit l'inconfort, la saleté et la promiscuité de certains convois de banlieue ou autres...

Au passage, le panneau de signalisation indiquant "Passage à niveau" semble toujours dater des grandes heures de la traction vapeur que les plus jeunes n'ont pas connue... Bientôt, on se demandera quel est ce drôle d'engin qui figure sur ce panneau triangulaire, et qu'est-ce qu'il peut bien signifier.

28 mai 2011

Naufrage et musique

Le SS Klondike est en cale sèche à Whitehorse, sur le bord du fleuve Yukon, transformé en musée. Ce n'est pas l'A.J. Goddard, mais c'est l'un de ses cousins..

En octobre 1901, pendant la ruée vers l'or du Klondike, un steamer, l'A.J. Goddard transportant des prospecteurs et des fournitures a sombré dans le lac Laberge , au nord de Whitehorse, au Yukon lors d'un gros orage. Il n'y eut que deux survivants.

En 2009, une expédition archéologique s'est rendue sur le site du naufrage pour faire des recherches dans l'épave. Ils y ont trouvé un gramophone et des enregistrements, dont l'un était encore posé sur l'appareil. C'est ainsi qu'on a pu découvrir ce qu'écoutaient les chercheurs d'or du début du XXe siècle : des airs entraînants qui leur permettaient de chanter en même temps, voire de les jouer eux-mêmes, comme par exemple Ma Onliest One ou encore Rendezvous Waltz.

Ainsi, on pense à ces hommes rudes dans leurs log cabins, quand le long hiver recouvrait de neige les lieux de prospection et gelait les rivières où ils dénichaient les précieuses pépites, écoutant cette musique en attendant de pouvoir continuer à chercher fortune en rêvant à la bonne amie qu'ils avaient laissée bien des miles plus loin !

Sur ce site cette histoire est racontée (en anglais, mais ce n'est pas difficile à lire quand même), et on peut entendre un enregistrement d'époque de l'une des deux chansons.

En écoutant la musique ci-dessous, l'une de celles qui ont été retrouvées lors des fouilles, on s'imagine sur l'A.J. Goddard, remontant le fleuve Yukon, traversant le lac Laberge, au milieu de somptueux paysages, rêvant du filon qui va vous rendre riche, oubliant le froid, le vent, la neige, la faim, les yeux brillants à l'idée de la fortune qui s'annonce, songeant au saloon de Whitehorse où les femmes sont accueillantes, et le Bourbon réconfortant. Mais, le vent se lève, la pluie commence à tomber en rafales glacées, le bateau à aubes se penche et commence à zigzaguer, et le drame survient ...

Un tout bête stylo à bille

En faisant quelque rangement, j'ai trouvé chez moi plus de 50 stylos à bille, dont aucun acheté chez le marchand ! Tous étaient des stylos publicitaires, d'hôtels, d'organismes divers, venant de stands d'exposition, offerts par les offices du tourisme, ou récupérés dans des envois promotionnels... Tous fonctionnent parfaitement en plus.

Que faire de tout ça ? Surtout à une époque où l'on écrit de moins en moins avec un stylo et un papier. En effet, rares sont maintenant les personnes qui prennent leur plus belle plume (ou leur stylo à bille) pour écrire à leur tata ou à leur percepteur, Word est passé par là, (ou OOo ou LaTeX, encore qu'utiliser LaTeX pour écrire au percepteur, c'est un peu dommage...), les SMS aussi, les différents moyens de communiquer via Internet de même. Alors, à part prendre des notes dans un lieu où on ne peut pas utiliser un ordinateur, ou écrire des cartes postales, l'écriture manuscrite devient de plus en plus obsolète, sauf peut-être en milieu scolaire, mais je l'ai quitté il y a trop longtemps pour le savoir, et en plus de mon temps le stylo à bille était plus ou moins interdit pour rédiger les dissertations...

Quand on va au Maroc, il est fréquent de rencontrer dans les campagnes des gamins qui réclament un stylo. Il est recommandé de ne pas leur en donner, parce qu'ils le revendent, et qu'en plus, ça les incite à ne pas aller à l'école. Il paraît qu'il est préférable de les donner aux instituteurs des petites écoles rurales, qui manquent de fournitures. Encore faut-il y penser avant de partir...

Sinon, on peut démarrer une collection. Si ça se trouve, d'ici quelques siècles, l'objet prendra une grande valeur d'autant plus qu'il n'existera plus, et que les musées s'arracheront les exemplaires qui auront survécu et n'auront pas fini leurs jours à la poubelle. Sauf que d'ici là, l'encre aura largement eu le temps de sécher, et on ne pourra même plus montrer aux jeunes des temps futurs comment on s'en servait !