21 mars 2012

C'est le printemps !

Chatons de saule sur la Seine à Meulan

Les fleurs, les petits oiseaux, les élections, toussa... On ressort les vêtements plus légers (et on chope la crève parce qu'il ne fait pas encore bien chaud), on retrouve le plaisir de se promener le nez en l'air pour guetter les bourgeons des arbres, en faisant attention où on pose les pieds pour ne pas abimer l'épanouissement des premières violettes. 

Les merles s'excitent dans l'herbe pour trouver leur déjeuner, les pinsons s'égosillent en chantant toujours le même air, et les lapins se frottent les pattes en se disant que la chasse ne reprendra qu'à l'automne. 

Jusqu'au petit train qui circule lentement dans la campagne pour dérouiller ses essieux engourdis avant de commencer sa saison de promenades au fil des rails.

Bientôt les aubépines, les forsythias et les prunus mettront leurs fleurs, qu'ils ont la bonne idée de déployer avant leur feuilles, pour qu'on puisse les contempler, ça dure si peu de temps.. Et c'est comme ça chaque année, tout du moins sous nos climats. 

Une amie, il y a fort longtemps, m'avait dit concernant son pays : Au Canada, il y a l'hiver et le mois de juillet (*) et à Chicago, c'est un chauffeur de taxi qui nous disait que dans cette ville, il y avait l'hiver et la saison des travaux. 

Alors nous ici, bien assis sur notre 49ème parallèle, sous influence océanique douce, nous avons la chance d'avoir quatre saisons (**), on a plutôt de la chance non ?



(*) Arf.... j'y pars en septembre..... 
(**) Encore qu'il y ait des mois de juillet qui ressemblent à des mois de novembre et des mois d'avril aussi chauds que certains mois d'août !

18 mars 2012

Dans la série "nocturnes"

Donc, après les étoiles, on revient sur terre, mais toujours avec l'APN pas loin, parce que cette ruelle, j'aime bien y passer, surtout avec ses éclairages nocturnes. Comme quoi, parfois il ne faut pas aller bien loin pour découvrir des coins pittoresques... Même si du coup, on manque d'arriver en retard à ses rendez-vous, le temps de trouver l'angle de vue qu'on souhaite et le règlage optimum !

Et je ne sais même pas le nom de cette ruelle, ni si elle en a un d'ailleurs.....

16 mars 2012

Quand Jupiter et Vénus se promènent ensemble dans le ciel



Photos prises le 15 mars à 20h10 environ, en rouspétant après ce *%£grr* de pied d'appareil photo qui ne voulait pas tenir en place, et dont je ne retrouvais pas les molettes de réglage dans le noir, et en proférant plusieurs grossieretés pour ne pas avoir pensé à utiliser un déclencheur souple.... Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre quelques jours, pour la suite du spectacle, mais cette fois, en préparant tout d'avance, pour ne pas avoir à s'énerver bêtement contre un pied rétif ! En espérant qu'il n'y aura pas de nuages....

14 mars 2012

Faire de la géographie par plaisir

Soleil levant sur la rivière Aniak

Depuis quelques mois, j'ai entrepris de traduire/rédiger des articles pour Wikipédia depuis la version anglophone, sur l'Alaska. J'ai ainsi sillonné la région de recensement de Bethel, le borough de Denali, la région de recensement du Yukon-Koyokuk, et toutes les autres subdivisions administratives locales, sans oublier les villes fantôme évidemment qui s'y trouvent. La collection s'est petit à petit enrichie, même si certains articles sont minuscules, mais il n'est pas toujours facile de trouver de la documentation sur une bourgade de quelques âmes perdues dans la région de recensement des Aléoutiennes occidentales. D'autres articles sont plus conséquents, et certains même sont illustrés.

J'avais d'ailleurs commencé, non par les villes, mais par les routes. Sauf que là, on en a vite fait le tour, il y en a si peu. Une grande partie de l'état n'en comporte point, et les gens qui veulent aller d'un endroit à un autre utilisent de petits avions. Donc, en allant de ville en ville, je rencontrais à l'occasion, un lac, une montagne, une île (ça ne manque pas), et traversais quelques refuges fauniques. Là, c'était plus difficile, parce que par définition, ces parcs hébergent des espèces animales pour lesquelles il me fallait trouver la bonne traduction, et quand on sait le nombre de canards différents qui puisse exister....

En ce moment, je donne dans les cours d'eau, et ça ne manque pas, de la petite rivière d'une petite centaine de kilomètres au fleuve Yukon et ses 3187 kilomètres de long, en passant par quelques respectables voies d'eau qui approchent les 1000 kms, on en dénombre 350 !! J'ai donc de quoi faire, sachant que je n'en suis qu'à une petite soixantaine.... et qu'heureusement certains articles existaient déjà. 

Le problème pour les rivières, c'est que la Wikipédia anglophone n'est pas bien riche, que beaucoup d'articles n'existent pas ou ne consistent qu'en une ligne disant : "La rivière xxx est un cours d'eau d'Alaska, aux Etats-Unis" un point c'est tout... Alors pour trouver des docs, ce n'est pas facile. Il y a heureusement l'excellent site gouvernemental USGS (Geographic Names Information System dans le texte) qui permet d'avoir les indications de base, géolocalisation, longueur, source et embouchure, c'est un minimum, ça permet de démarrer une ébauche. Est-ce qu'ensuite quelqu'un complètera ? Les anciens Wikipédiens se souviennent que l'article Pomme a commencé par contenir : "la pomme est un fruit". La seule différence est qu'il y a plus de gens qui cultivent/mangent des pommes que des gens qui font du canoé sur les rivière d'Alaska (ou du patin à glace selon la saison) !

Bon, je ne pense pas que j'irai au bout des quelque 300 articles sur les rivières qui restent à écrire, j'en aurai certainement marre avant et irai voir du côté des glaciers, des baies ou autres. En tous cas, je crois que depuis quelques temps, je connais mieux la géographie de cet état lointain que celle de mon pays natal !!

Les deux illustrations proviennent de Wikimedia Commons, je ne vous indique pas les liens vers les articles d'où elles proviennent, ils sont par trop indigents... 
La rivière Canning

10 mars 2012

Un étrange comportement

Pourquoi les petits oiseaux, qui commencent à se réveiller en mars, viennent-ils picorer le mastic qui maintient les carreaux de mes fenêtres ? Qu'est-ce qu'il peut y avoir dans ce produit (ancien et bien dur) qui leur manque dans leur alimentation pour qu'ils aient ce comportement ?

Il s'agit essentiellement des merles et des pinsons. Ils s'installent sur le rebord extérieur de la fenêtre, et donnent de grands coups de bec dans l'entourage des vitres, ce qui fait d'abord un certain bruit (surtout au lever du soleil quand on dort encore) et qui ensuite écaille le dit mastic rendant le maintient des vitres de plus en plus précaire.

Les faire fuir ? Oui, bien sûr, on s'approche de la vitre et ils s'en vont, en protestant d'ailleurs vigoureusement. Mais dès qu'on a le dos tourné, ils reviennent, et ils sont tenaces, ils essayeront jusqu'à ce qu'on ait soit fermé les volets, soit ouvert la fenêtre.

Il y a bien des années que j'ai pu observer ce phénomène, dans deux maisons différentes, et n'en ai jamais eu l'explication. Dans le mastic, à ce que j'en sais, il y a de la craie naturelle pilée, et de l'huile de lin. Lequel de ces deux composants est-il indispensable à ces petites bêtes pour qu'elles soient tellement insistantes ? Comme les oiseaux n'ont pas ce comportement tous les ans, peut-être leur a-t-il manqué quelque chose dans leur alimentation certaines années ?

Je n'en sais absolument rien, je constate (et éventuellement rouspète) mais je n'ai aucune explication scientifique/sociologique/ornithologique/masticologique à proposer.....

7 mars 2012

Quel client IRC choisir ?

C'était l'été 2005, alors que j'utilisais Mozilla comme navigateur, que j'ai vu, en bas à gauche de la fenêtre, un truc qui s'intitulait ChatZilla.. C'est quoi ça ? Et ce jour-là, le ver était entré dans le fruit, le péché dans le monde, la bouteille chez l'ivrogne. Donc, j'ai découvert IRC avec ce client, parce que je l'avais sous la main, et j'y ai pris goût, à tel point que, quand je n'ai plus utilisé Mozilla, j'ai cherché autre chose. Certes, il y avait l'excellent ERC d'Emacs, tout en texte, sans fioritures inutiles, très emacsien mais... J'ai toutefois préféré X-chat, qui avait en plus la bonne idée de fonctionner sur toutes plateformes, Windows, Linux et Mac. Donc, pas dépaysée quand je changeais de machine. Facile à configurer, pratique d'emploi, je l'appréciais beaucoup.

Je lui faisais quelques infidélités, en particulier sur l'eee où j'utilisais le Pidgin d'origine (ne pouvant plus rien installer sur cette petite machine, mais ça, c'est une autre histoire), quand j'étais hors de mes bases, mais, ne m'en servant que très ponctuellement, je n'ai jamais vraiment compris comment il fonctionnait, et avais grand peine à le configurer comme je souhaitais. Sur le smartphone, j'utilise Yaaic, très simple, très intuitif, le plus dur sur cet outil étant d'arriver à chatter avec un écran tactile et deux doigts, mais ça n'a rien à voir avec le client utilisé.

Je ronronnais donc tranquillement avec X-chat quand, suite à une modification des paramètres d'un canal que je fréquentais avec assiduité, l'auto-join était devenu inopérant (*). Perplexité du founder (**), perplexité perso aussi, je n'avais rien changé à mes paramètres. Mystères de la technique ? Pour en avoir le coeur net, je cherche un nouveau client, utilisable sur le Mac avec mon OS obsolète. Premier test : j'essaye Conversation. Bof, pas terrible, il ne m'inspirait pas vraiment, disons qu'il ne correspondait pas à mes attentes. J'essaye alors Colloquy. Là, je suis en phase immédiatement, joli, bien fait, facile à configurer et à utiliser, en plus, avec plein de petits bruitages rigolos (oui, on peut les désactiver) et, miracle, l'auto-join fonctionne parfaitement. Un jour ou deux pour bien saisir quelques finesses, et je divorçais d'X-chat pour épouser Colloquy.
J'aurais pu aussi essayer Irssi, mais dans ce cas, si c'est pour ouvrir un terminal et renoncer à un client graphique, tant valait utiliser ERC, qu'au moins, je connaissais.  Je sais bien aussi que Freenode a une interface web, mais là, c'est vraiment le tout dernier recours, quand on est loin de toute machine perso.

Et c'est reparti pour de longues heures de bavardages avec les petits copains et copines du monde francophone. Chronophage ? Addictif ? Certes.... Mais on y fait des connaissances intéressantes (***), et cet échange d'idées ouvre bien souvent de nouveaux horizons. Alors, vive la socialisation virtuelle, avec un bon client IRC of course !


(*) pour les non habitués, l'auto-join est un paramètre de configuration qui permet d'indiquer au client IRC le ou les canaux que l'on souhaite rejoindre automatiquement au lancement du programme. Ça évite d'avoir à taper /join #machintruc pour chacun des canaux où l'on va. 
(**) Celui qui a créé le canal, qui en est le "patron" en quelque sorte, et qui a dessus des droits spécifiques d'administration. 
(***) Et ce n'est pas une des habituées de ces pages qui me contredira... (private joke).

3 mars 2012

Un petit nouveau


Il y avait déjà à la maison deux ordinateurs en état de marche, plus la génération précédente, éteinte et inutile, mais dont on ne parvient pas à se débarasser, deux smartphones qui tentent, surtout pour l'un des deux, de capter un réseau bien peu vigoureux dans notre France profonde, et quelques autres gadgets dits "high tech" et maintenant, il y a un petit dernier, destiné à faire du travail ancillaire, libérant ainsi les humains de tâches peu gratifiantes, je veux parler du robot aspirateur.

Un moment que ça me tentait, d'autant plus que mon aspirateur devenait de plus en plus lourd, autant à remonter du sous-sol où il habite, qu'à tirer dans les pièces où on voulait le passer (qui a dit que c'était moi qui faiblissait ?), en plus, il faisait un boucan d'enfer, comme bon nombre de ses congénères d'ailleurs. Un truc qui fait tout tout seul, c'est possible ? Eh oui, ça existe, ça ressemble à un cylindre aplati de quelques centimètres de hauteur, sur une trentaine de diamètre, ça a un gros oeil vert au centre, et fonctionne sur des batteries qui se rechargent automatiquement sur sa station d'accueil (non, on dit sa base, ce n'est pas un ordi portable).

La première fois qu'on le met en marche, on le regarde faire, en essayant de comprendre à quelle logique obéit sa trajectoire par rapport à celle que l'on aurait prise avec son grand frère à la main. Et ce n'est absolument pas évident, parce que, justement, ce n'est pas un humain, et qu'un composant électronique, eh bien, ça n'a pas la même psychologie que nous !! On sait bien qu'il arrive encore assez souvent qu'on soit perplexe devant les réactions de nos ordinateurs (*)...

On le regarde contourner les pieds de table, s'activer sur le bas des plinthes, traverser la pièce en diagonale à toute allure pour aller s'enfourner sous le lit où il reste un bon moment à tourner, escalader le tapis, s'enfiler derrière la porte, et.... se coincer entre un pied de lampadaire et un coin de meuble, d'où il appelle au secours (oui, il parle, en plusieurs langues au choix) afin qu'on le délivre, pour enfin, fourbu, retourner lentement tout seul sur sa base afin d'y aller prendre quelque nourriture ou se reposer jusqu'à sa prochaine session de travail.

Petit à petit, on découvre d'autres fonctionnalités, on comprend aussi comment l'aider à travailler au mieux, en installant des "murs virtuels" (**) aux endroits dangereux pour lui, ou que l'on ne veut pas qu'il visite, ou en débarassant le sol des fils électriques et autres papiers qui pourraient le rendre perplexe. Et ensuite, on le laisse bosser tout seul, après tout, c'est pour ça qu'il est là !

Bon, et maintenant, un robot-plumeau pour la poussière ? Un ordinateur-laveur de carreaux ? Les ouvriers taïwannais ou coréens en plein emploi tandis que la femme de ménage locale est au chômage ? La mort de la civilisation occidentale ? Toussa ???


(*) Sous Windows bien entendu, voyons.... Le Mac a un cerveau dont le fonctionnement est beaucoup plus proche du nôtre n'est-ce pas ? <mode troll inside>
(**) Euh, ce ne sont pas des sortes de champs de force comme on en voit dans les romans de SF, c'est plus prosaïquement des petits boitiers de quelques centimètres cube qu'on pose par terre. 



1 mars 2012

Valises, sacs et autres impedimenta

Voilà des valises facilement reconnaissables sur un tourniquet. À condition que tout le monde ne se précipite pas chez Carrefour, où elles sont en vente, pour les acheter !


Vu dans un tweet de National Geographic, à propos des règles de base pour l'organisation des bagages d'un voyageur, et des choses à faire ou à éviter, quelques réflexions, en libre traduction, et mes commentaires...


1/ Prenez la moitié des vêtements que vous souhaitez emporter et le double d'argent que ce que vous aviez prévu.
- Pour les vêtements, ce n'est pas faux, on prend souvent trop de choses. De toutes façons, si on part plus qu'une semaine, on ne peut pas emporter tout le rechange nécessaire, donc, il faudra bien faire quelques lessives intermédiaires. Privilégier les articles qui se lavent dans un lavabo, sèchent vite et ne se repassent pas (surtout pas de T-shirts en coton, qui sont longs à sécher et doivent être repassés). 
- Pour l'argent, avec les ATM qui poussent partout dans le monde.....


2/ Portez sur vous vos habits de "première nécessité", en cas de perte de bagages, ou de retard à leur arrivée.
- La mésaventure ne m'est jamais encore arrivée, mais j'y pense, m'habillant de trucs peu fragiles, et peu salissants pour voyager, que je pourrais garder quelques jours au cas où.....


3/ Mettez sur vos valises un sticker indiquant "fragile" : elles seront déposées sur le haut de la pile, et arriveront donc en premier sur le tourniquet.
- Eh bien là, j'ai de gros doutes, dans les avions, les bagages sont manipulés n'importe comment, et j'ai bien peur qu'une simple mention "fragile" ne fasse pas vraiment réagir le préposé à la manutention. Les objets fagiles, s'ils doivent rester en soute, doivent être très soigneusement emballés (ou, s'ils ne sont pas trop gros, gardés avec soi) ; quant à l'ordre d'arrivée sur le tourniquet.... Je n'ai jamais compris à quelle subtile organisation aléatoire ça obéissait ! 


4/ Apposez un signe distinctif sur votre valise, sachant que 90% des bagages sont noirs, vous les retrouverez plus facilement au déchargement de l'avion.
- C'est vrai qu'attraper un bagage, le retourner, et s'aperçevoir que ce n'est pas le sien, c'est vite fatigant. Choisir des couleurs de valise inhabituelles (dans la mesure du possible), j'en ai une bleu canard que l'on voit de très loin !!


5/ Prenez avec vous trois "hauts" et trois "bas" (pantalon, jupe, T-shirt, cheminse..), ça vous fera 9 tenues différentes.
- Oui, tout à fait, c'est du bon sens.


6/ N'emportez pas de livre, c'est lourd, privilégiez votre liseuse. 
- Là, je plussoie !!


7/ A part le cas où vous iriez dans le Grand Nord en plein hiver, n'emportez pas de gros manteau/veste, plusieurs vêtements plus légers superposés feront aussi bien (layers work just as well).
- Certes, mais quand on flashe sur justement la/les vestes chaudes qui sera/ont si confortables l'hiver de retour à la maison... alors qu'on visite un pays nordique en été... Ben, sauf à les porter sur son dos en rentrant au risque de prendre un coup de chaleur, faut acheter sur place une valise ou un sac pour les rapatrier ! (*)


8/ N'emportez pas de jeans, c'est encombrant et ça sèche mal.
- Tout à fait exact, ça tient bien plus de place qu'un pantalon plus léger dans une valise. Le seul jean que j'emporte ne me sert qu'aux voyages, justement, pas pendant le séjour.


9/ Tous les pays du monde vendent du shampooing et du savon, ce que vous aurez oublié, vous pourrez l'acheter sur place.  
- Les hôtels en fournissent aussi, la plupart du temps, sinon, effectivement, il y a le drugstore ou le general store local. Et dans les endroits reculés, on peut toujours avoir un petit échantillon dans sa trousse de toilette. A condition qu'il y ait aussi de l'eau..... Sinon, ben, on attend des jours meilleurs !


Voilà, quelques principes de bon sens. En ce qui concerne les bagages, je n'ai encore pas réussi, pour un voyage lointain, à éviter d'avoir à acheter une valise ou un sac pour transporter tout ce que j'aime à rapporter au retour....

(*) Ça me rappelle mon superbe Stetson rapporté de Tombstone en Arizona, que je ne pouvais pas mettre dans la valise. Il a donc voyagé sur ma tête, ce qui ne choquait absolument personne à l'aéroport de Tucson, par contre à Roissy, à la fin du mois d'octobre, sous un ciel tout gris, ça faisait un peu incongru !

27 févr. 2012

Un livre

Citation issue d'un livre de Bernard Pivot (*) :

"Les livres sont d'implacables envahisseurs. Mine de rien, avec une patience infinie et toujours plus nombreux, ils se rendent maîtres des lieux. Ils ont tôt fait de déborder des bibliothèques où ils sont assignés à résidence [..] ils escaladent les murs, poussent jusqu'aux plafonds, s'installent sur les cheminées, les tables, les guéridons, se fixent dans les encoignures, pénètrent dans les armoires, les commodes et les coffres, et, quand ils demeurent à terre, ils prolifèrent sur la moquette ou sur le carrelage en piles instables et arrogantes. [...] Au fil du temps, les livres sont devenus de féroces colonisateurs. Ils bouffent sans cesse de l'espace ; et leur voracité se révèle d'autant plus efficace qu'elle est silencieuse et que leurs mouvances lentes et usurpatrices se font sous le couvert rassurant de la culture... La vraie ambition des livres est de chasser les hommes des bibliothèques et de leurs maisons et d'en occuper tout le territoire pour une grandiose et solitaire jouissance."

Des livres ? Même si je ne suis pas "liseur professionnel" comme pouvait l'être Bernard Pivot, j'en ai une pleine maison. Il y en a partout, ils prolifèrent, sortent des rayonnages prévus pour eux pour investir d'autres étagères et s'y empilent en ordre plus ou moins régulier. Et pourtant... J'en lis bien plus que je n'en achète, donc que je n'en garde, et fréquente avec assiduité les deux bibliothèques locales qui sont plutôt bien pourvues. Mais ça n'empêche pas, je ne peux pas passer devant une librairie sans y entrer... et en ressortir les bras chargés et la carte de crédit déchargée. Les différentes FNAC croisées, Gibert et autres, sont des lieux de perdition (et avec les commandes sur Internet, c'est presque pire, on n'a même plus à se déplacer, il faut donc être héroïque pour résister à la tentation). Il faut toujours aussi que j'en ai une pile sur la table de nuit, c'est comme l'alcoolique avec sa réserve de vin, ou le fumeur avec sa cartouche de cigarettes, quand le niveau diminue, faut faire quelque chose !!

En plus, je déteste jeter un livre, même un vulgaire livre de poche acheté dans une foire à tout, même si je ne pense pas le relire un jour, alors, ça s'accumule... et il est de plus en plus difficile de retrouver un titre au milieu des diverses stratifications de papier. Ce n'est donc pas étonnant que mon tout premier site web publié, en octobre 97, ait eu comme sujet les livres que je lisais.

Parce qu'au fond, lire, c'est une addiction. Je ne peux pas rester sans lire et ça va de la lecture des affiches dehors, ou dans le métro, jusqu'au journal qui traîne, en passant par tous les panneaux que je peux rencontrer, une véritable maladie... Rester immobile quelque part, attendre quelque chose ou quelqu'un, manger seule au restaurant, c'est totalement impossible si je n'ai pas quelque chose à lire. J'arrive même à lire l'Equipe si je n'ai rien d'autre ! Pire, l'annuaire des postes (les pages jaunes quand même...), oui, ça m'est déjà arrivé.

Quant aux livres, j'en ai toujours vu autour de moi, du plus loin que je m'en souvienne, d'autant plus qu'ayant appris à lire très jeune, j'ai très tôt commencé à "consommer". Quand je me déplace, j'en emporte toujours une provision, on ne sait jamais, si je ne trouvais rien sur place, ce serait l'angoisse garantie ! Bon, d'accord, maintenant, avec la liseuse toujours dans mon sac, je ne suis plus jamais en manque dans le train, ou dans un endroit où il n'y aurait pas la moindre ligne imprimée, et surtout, c'est nettement moins lourd à porter.

En conclusion, quand on ne peut pas plus se passer de lire que se passer de respirer, il faut : avoir de la place chez soi, déjà, quelques sous pour assouvir son vice ensuite, une ou plusieurs bibliothèques de prêt pas trop loin enfin. Tout ça plus une liseuse en secours, et on est paré !


(*) Bernard Pivot - Le métier de lire - réponses à Pierre Nora - Editions Gallimard - 1990 - Page 155 et suivantes.

25 févr. 2012

Où on se bat avec Blogger...

La petite dernière

... Mais en finissant quand même par gagner !

J'aime bien prendre des photos de fleurs, de branches, de fruits, de feuilles aussi, et tous autres végétaux. Celles que je préfère, je les range dans une galerie sur Flickr. Avant, sur ce blog, j'avais un gadget qui permettait d'en afficher quelques unes, directement issues de cette galerie, mais un beau jour, le gadget en question a cessé de fonctionner. Mystères googléens ?? J'ai donc cherché autre chose, fouillant dans les sites qui parlent (en anglais souvent) des différents gadgets proposés. J'en ai essayé plusieurs, des "prêts à l'emploi", et ne trouvais pas ce que je recherchais : ou les vignettes étaient trop petites, ou ce n'était pas du tout le résultat que je souhaitais, enfin, ça ne me plaisait pas. Les seules possibilités qui me convenaient passaient par l'html, et me semblaient compliquées, d'autant plus que la mise en page est quelque chose d'assez rigide.

 Je m'y reprends en plusieurs fois, affine mes recherches, et trouve quelque chose qui me semblait intéressant. Il fallait partir de Flickr, trouver un lien qui allait vers flickrSLiDR, remplir le formulaire en indiquant le "set" (*) de la galerie que je voulais montrer, et en appuyant sur un bouton, un code html apparaîssait. Bon, et j'en fais quoi de ces lignes de code ? A part les copier/coller dans Emacs en attendant ?

Retour vers un tutorial plutôt bien fait. J'y apprends qu'il faut aller dans l'interface admin de blogger, et ajouter un gadget qui s'appelle HTML/JavaScript.. Déjà faut le trouver au milieu des centaines d'autres, et ensuite ? Eh bien, il suffit de lui donner un nom, et de copier/coller le code ! En changeant éventuellement le width et le height de l'image si on veut. Après, il faut quand même le déposer dans les trois seuls endroits où il est autorisé de le mettre... Pas sur la colonne de droite avec les autres gadgets, il n'y a pas la largeur nécessaire, donc, au bas de la page, en en profitant pour diminuer le nombre d'articles affichés par page afin de ne pas avoir à scroller trop bas. Enfin, il faut ajouter un autre gadget, qui est un simple texte, posé avec les autres, dans la colonne de droite, afin d'avertir le lecteur qu'il y a quelque chose de nouveau tout en bas de la page.

Et voilà un diaporama qui fonctionne plutôt bien non ? Un peu lent à charger, certes, mais il faut qu'il aille sur un autre site pour trouver ce qu'il faut afficher, en tous cas, plutôt ergonomique, puisqu'on peut régler la vitesse de défilement, l'arrêter, le faire repartir, le faire commencer où on veut.. Les deux bandes noires en haut et en bas proposent tous ces réglages juste en passant la souris dessus.

Evidemment que ça ne sert à rien, puisqu'il y a déjà Flickr qui propose lui aussi tout seul comme un grand, un diaporama de bonne facture, mais je m'étais habituée à voir mes photos de fleur sur le blog, et la défaillance de l'ancien gadget me chagrinait.... Et surtout, fallait que j'arrive à faire faire à Blogger ce que je voulais, voilà !

Voilà les deux adresses utilisées :
- Pour l'explication et la marche à suivre 
- La page de Flickr qui permet d'obtenir le code à insérer dans le nouveau gadget 

(*) m'a fallu un certain temps pour comprendre de quoi il s'agissait...

22 févr. 2012

Oukvaton ?

Ma bonne dame, la religion, c'est pu comme avant ! V'là t'y pas que la paroisse est sur Facebook.... Ben oui, comme j'vous l'dis !

Déjà depuis un bon moment, les transmissions se faisaient par mail, en ce qui concerne les annonces, les correspondances entre les différents organisateurs liturgiques et autres, les textes intéressants à lire, etc.. Et là, on va pouvoir rejoindre la paroisse sur Facebook en plus.

Oui, mais, pour ça il faut déjà avoir un compte facebook, et je me demande si c'est le cas de beaucoup de paroissiens... Qui sait ? Parce qu'en fouillant un peu sur la-dite page, j'ai trouvé quelques "amis" que je connaissais... Sauf que pour faire ça, il m'a fallu retrouver un vieux compte créé par curiosité, jamais utilisé depuis (je préfère Twitter de loin) et pour lequel il m'a fallu secouer mes vieux neurones pour retrouver le password. Bien entendu, comme je ne m'y étais pas inscrite sous ma véritable identité, je me suis bien gardée de me signaler comme éventuelle "amie"...

Alors, à quand les homélies via skype, les confessions sur IRC, et les psaumes sur Youtube ?

En fait, je blague, mais ayant été une des premières, il y a quinze ans, à mettre en page les feuilles des messes sur ordinateur, et à organiser l'accompagnement musical par mail, ce n'est pas moi qui vais critiquer, au contraire, tous les moyens actuels doivent être utilisés pour toucher le plus grand nombre de gens possible. Donc, bon vent à cette nouvelle page, à celle de notre curé aussi (qui ne manque pas d'un certain humour dans sa présentation sur son profil), même si je me doute que beaucoup diront mais ouskonva OMG (ce qui est le cas de le dire) !!

18 févr. 2012

Les webcams

La First Avenue à Fairbanks, le 18 février à 11h du matin. Beau soleil isn't it ?

C'est bien les webcams, je veux parler de celles qui permettent, depuis chez soi, de voir ce qui se passe ailleurs. Par exemple, quand j'ai visité une région du monde que j'ai appréciée, j'aime bien, au retour, y retourner par webcam interposée, pour voir le temps qu'il fait, l'animation, les changements de paysages à chaque saison.

Par contre, toutes les régions du monde ne sont pas logées à la même enseigne. Il est évident que trouver une webcam qui montre une rue de Boston est plus facile (on a même le choix de l'emplacement) qu'une qui serait à Zagora ou à M'Hamid, alors que l équipement Internet local est encore balbutiant.

Hélas, ce moyen de communication n'est pas toujours pérenne, une webcam, surtout en dehors de celle d'une institution, est souvent éphémère et dépend du bon vouloir de l'émetteur. L'url change, et on ne la retrouve plus, ou elle cesse de fonctionner sans que l'on sache pourquoi, et on ne peut plus aller voir ce que font les bisons de Yellowstone ou s'il y a des visiteurs à Fort Alamo, sauf à entreprendre une longue recherche sur Google, souvent infructueuse.

Celles qui fonctionnent ont des qualités très variables. Certaines ne se voient que sur de petites images, avec une résolution très moyenne, et ne sont rafraîchies que toutes les 10 minutes ou plus. D'autres par contre sont en temps presque réel, et on peut voir les gens marcher dans la rue, les drapeaux flotter, et les voitures rouler. D'autres enfin ne tournent pas la nuit, donc, il faut tenir compte du décalage horaire pour voir quelque chose.

Ma préférée, celle que je visite quasiment tous les jours, est celle animée par le Festival de Fairbanks . En fait, il y en a deux, l'une qui pointe vers la 1ère avenue, et l'autre vers la place Gold Heart et l'église. Elles fonctionnent jour et nuit (heureusement, parce que compte-tenu du décalage horaire avec l'Alaska...) et permettent de voir les gens marcher sur le trottoir ou garer leur pick-up. J'en ai repéré quelques unes aussi, sur Jasper et Banff (en Alberta au Canada) où on peut en plus, depuis chez soi, zoomer et tourner l'objectif, magique ! Je sens que, si elles ne se sont pas déplacées d'ici là, j'y retournerais souvent dans quelques mois.

17 févr. 2012

La dure vie de l'élue locale


Certes, il y a les cocktails, buffets et autres vins d'honneur, où l'on s'empiffre de canapés et petits fours dans le plus complet mépris pour l'élargissement subséquent de son tour de taille. Il y a aussi les nombreuses réunions, plus ou moins intéressantes ou constructives, les travaux des diverses commissions toujours passionnantes, et aussi les conversations privées qui permettent de mieux se connaître et surtout de mieux se comprendre. Il y a enfin une partie toujours pittoresque qui consiste à visiter les installations terminées mais aussi les chantiers en cours, pour en apprécier l'avancement et les caractéristiques. 

Et c'est ainsi qu'un certain nombre d'élus, chaussés de bottes en caoutchouc (qui n'étaient pas du luxe), de gilet réfléchissant et de casque de chantier, se sont retrouvés un beau matin de février en contemplation devant les travaux du tout à l'égout d'un village local. Des explications techniques données par les responsables du chantier sur les matériaux employés, les diamètres des canalisations, la pente et les regards, etc... Le tout se terminant par la visite de la construction en cours d'une station d'épuration.. 

Comment, ce n'est pas marrant ? Mais si, voyons, on apprend plein de trucs, et en plus, ces crapahutages dans les gravillons et la gadoue hivernale, affublés d'une tenue amusante, ont quelque chose d'authentique et d'amusant tout à la fois. Conclusion, on ne loupera pas la prochaine visite, en espérant qu'il ne pleuvra pas .... ! 

13 févr. 2012

Un dimanche matin....


... Dans l'église, un rayon de soleil est entré et a éclairé les colonnettes du triforium, dévoilant au passage une toile d'araignée et un peu de poussière !! Mais seule l'organiste qui officie à ce niveau de l'édifice peut les voir de si près.

Qui a dit que je n'écoutais pas pendant l'office durant lequel on n'est pas censé prendre des photos ? Même pô vrai, et d'abord, j'ai redémarré sur la bonne note au moment voulu.... 

11 févr. 2012

Wikipédia manque de nouveaux contributeurs ?

Et pourtant, il y a environ une inscription par minute, sans compter les personnes qui contribuent sous IP, et quand on suit les modifications récentes en temps réel, on voit qu'il y a de 3 à 5 modifications par seconde, alors ?

Oui, mais, que font ces gens ? Des modifications mineures comme des corrections d'orthographe, ça c'est très bien, des ajouts de liens vers des sites extérieurs (souvent le leur au passage..), des ajouts de contenu parfois, mais pas toujours pertinent (copie du site de l'office du tourisme sur le site d'une commune), des publicités diverses, pour son entreprise, sa candidature aux élections, son bouquin qui va sortir, son groupe de rap qui vient de naître, etc... Sans oublier les divers vandalismes scolaires ou pas qui sont si souvent affligeants de bêtise et de grossiereté (sans oublier un florilège de fotes d'ortograf).

Toutefois, il arrive que quelques nouvelles contributions soient positives, faut pas exagérer, mais elles se perdent trop souvent dans l'océan des autres.

Alors, pourquoi y a-t-il plus d'ivraie que de bon grain ? Déjà, parce que le principe d'un wiki ouvert où tout le monde peut écrire, comme il est habituel de le faire sur les pages des réseaux sociaux, fait que du coup, beaucoup pensent que cet espace de liberté est une sorte de grande ardoise ouverte à tous, et qu'il faut en profiter pour s'y exprimer, comme sur Facebook, d'où la prolifération d'articles non admissibles, et autres modifications non souhaitées. Ceci dit, il y a forcément des contributeurs qui connaissent parfaitement un sujet et qui seraient aptes à écrire de nouveaux articles ou à en enrichir d'autres déjà existants. Où sont-ils ? Pourquoi sont-ils minoritaires ? Deux pistes :

1/ Parce que ce n'est pas facile à la fois de bien comprendre le fonctionnement de l'encyclopédie tant dans le fond que dans la forme. Comprendre ce qu'est un TI (travail inédit), un copyvio (copier/coller d'un texte déjà publié : mais c'est mon site, alors, pourquoi je ne peux pas copier ce texte ?), choisir les bonnes sources, bien appréhender la notion d'admissibilité, tout ça n'est absolument pas évident quand on veut se lancer, et les reverts effectués par ceux qui connaissent bien le projet peuvent être décourageants (*).

2/ Quant à la forme, la syntaxe, la méthode pour structurer un article, c'est presque encore pire : entre les modèles abscons, les infoboxes bizarres, les références à placer correctement, les importations d'illustrations (ah, les licences..) .... Il y a de quoi en perdre son latin ! Les pages d'aide sont disséminées partout, ne sont pas toujours claires, surtout pour des gens qui n'ont pas trop l'habitude d'utiliser ce genre de choses. Le pire, c'est que c'est de plus en plus compliqué au fur et à mesure des rajouts des uns et des autres, nouveaux modèles ou recommandations spécifiques... Bon, il paraît qu'il va y avoir bientôt une fenêtre d'édition wysiwyg de bonne facture, qui évitera de taper des {{ ou des ]] ou des <ref></ref><references/>, s'il pouvait y avoir en plus une refonte des pages d'aide.... et une synthèse plus évidente et plus claire des fameux principes fondateurs si souvent bafoués.

Donc, il faudrait surtout trouver l'oiseau rare, celui qui a quelque chose de pertinent à écrire pour enrichir le corpus de l'encyclopédie, et qui arrive à le faire sans trop s'arracher les cheveux (**). Et là, effectivement, il n'y a pas pléthore. Le retraité qui a le temps de faire des recherches dans les archives départementales ou autres bibliothèques risque d'être rebuté par l'interface sur laquelle il va rédiger son texte, et peut-être aussi par le style à employer. Quant à l'universitaire, pas sûr qu'il ait envie de retrouver son article au milieu des actrices porno, des pistes des disques du chanteur lambda, de la énième série de télé-réalité ou de la vie tumultueuse de Justin Bieber, mais là, c'est un avis on ne peut plus personnel, un POV quoi (***) !!

Alors, comment recruter du "sang neuf" aussi compétent sur divers sujets que sur la syntaxe et les principes fondamentaux ? Qui accepterait humblement d'apprendre quelques notions de base avant de se lancer ? Qui saurait faire les recherches nécessaires à une bonne rédaction et les synthétiser de la façon la plus neutre possible ? Les quelques fois où j'ai tenté de faire du prosélytisme, il m'a été répondu, mais c'est bien trop compliqué tout ça !

Je dois donc être une fort mauvaise pédagogue, une missionnaire de seconde zone et ne peux que constater ma consternante inefficacité pour le recrutement. Autant dire que je ne risque pas de donner de conseils ni d'avoir des idées nouvelles sur le sujet...

(*) Je suis (pas) payée pour comprendre que c'est aussi très lassant de répéter la même chose à des gens qui se lancent bille en tête sans avoir lu quoi que ce soit, même pas la page d'accueil...

(**) Avec presque mille (petits) articles écrits/traduits, je suis encore souvent perplexe devant la syntaxe de certaines infoboxes, et sur les licences et autres catégories des images... Bon, c'est sans doute que je ne suis pas très douée...

(***) Le POV qui signifie en bon français Point Of Vue, est l'un des sept péchés capitaux wikipédien, ça signifie vouloir imposer son point de vue sans discussion, faire preuve de partialité, voire manipuler des sources pour étayer sa vision personnelle d'un sujet, et c'est passible de la peine de CAr (+) voire d'un bannissement prolongé !!


(+) Une sorte de tribunal populaire dont nul ne sort indemne.


L'image illustrant ce billet provient Wikimedia Commons et représente... de l'ivraie !


9 févr. 2012

Hiver suite...


Léger dégel entre midi et 17h, et regel ensuite le soir et la nuit, donc, formation de belles autoctiques ! Comment ça, ça n'existe pas ? Et ça c'est quoi ? Des clioctiques peut-être ? 

8 févr. 2012

Soucis d'hiver


Coupure de courant dans la nuit, pour cause de dysfonctionnement de compteur, de délestage ou autres arcanes techniques mystérieuses. Bon, les ordinateurs étaient éteints, donc, ils n'ont pas souffert, par contre, l'humain lui... Déjà, quand il fait -10° dehors, la maison se refroidit très vite, en plus, l'absence d'électricité rend de nombreuses choses impossibles. En effet, sans courant électrique :

  • La chaudière ne fonctionne pas, le ballon d'eau chaude non plus, donc on caille et on n'a pas envie de se laver à l'eau froide.
  •  Le micro-onde est arrêté, la cafetière aussi, donc, pas de café chaud ou d'eau chaude pour se faire un thé, une soupe ou un café qui réchaufferaientt. Bien sûr, quand on n'a pas le gaz, il faudrait toujours avoir un camping gaz de secours, mais on y pense toujours trop tard.(*)
  • Le téléphone ne fonctionne plus, tout du moins celui sans fil, et tout le monde n'a pas une ligne fixe avec un téléphone ''comme autrefois''. Le téléphone mobile, lui, ne peut plus être rechargé, et quand on voit à quelle vitesse les smartphones actuels se déchargent, on prie pour que ça ne dure pas trop longtemps.
  • Le portail électrique, si on n'a pas pris la précaution de le laisser ouvert reste désespérément clos, et utiliser le système manuel est compliqué, surtout dans la neige avec les doigts gourds.
  •  L'ordinateur portable pourrait encore fonctionner sur sa batterie un certain temps, par contre, le modem (ou la box) ne sont plus alimentés, et Internet est inaccessible.
  •  Et évidemment, il n'y a plus de lumière ! Lire à la lueur d'une lampe à pétrole ? Nos yeux en ont perdu l'habitude..

Si on rajoute à ça le fait que les chemins ruraux sont encore à accès aléatoire, la neige ne fondant pas parce qu'il gèle encore trop fort, on se dit qu'on est quand même devenu bien fragile dans notre civilisation moderne et bien tributaire de notre confort habituel.

(*) Certes, on peut faire du feu dans la cheminée, ça peut réchauffer un peu, mais pour y faire la cuisine, c'est autre chose, on n'a plus depuis longtemps le matériel adequat.

5 févr. 2012

4 févr. 2012

On ouvre le parapluie ?

Avec un bel ensemble, les instances départementales, à savoir la Préfecture et le Conseil Général ont prévenu dans la journée de vendredi 3 février qu'en raison des chutes de neige prévues entre le dimanche 5 et le lundi 6, aucun transport routier (scolaire et autres) ne sera assuré. Merci messieurs, mais vous auriez du ajouter ensuite "démerdez-vous" parce que c'est très bien d'ouvrir le parapluie (ou de chausser les bottes), mais il aurait été toutefois plus utile, puisque vous étiez prévenus très tôt à l'avance, de prévoir le salage/sablage préventif des axes les plus empruntés afin que quelques centimètres de neige ne se transforment pas en black-out départemental... Vous avez fait votre travail, vous avez prévenu, et ensuite, aux habitants de se débrouiller pour aller travailler et emmener les enfants à l'école, aux mairies rurales de faire nettoyer les rues par la poignée d'employés communaux qu'elles peuvent s'offrir et d'assurer l'accueil des élèves éventuellement, tandis que, satisfaits de votre acte de prévention au nom de la sécurité, vous estimez avoir fait votre devoir ?

On a souvent entendu sur les radios, les jours de neige, "si vous n'avez pas un impérieux besoin de sortir, ne sortez pas"... Tout à fait valable pour les retraités mais quid de ceux qui doivent aller travailler et risquent de se casser la figure sur la route, ou d'arriver en retard (ou pas du tout) avec les sanctions qui peuvent s'ensuivre sur leur feuille de paie ? Je suis tout à fait consciente qu'on ne peut pas entretenir un matériel de déneigement pour l'utiliser quelques jours par an et encore pas tous les ans dans nos régions au climat plus océanique que montagnard, mais il doit quand même y avoir quelques camions qui pourraient sortir en emmenant quelques fonctionnaires et quelques pelles pour tenter de rendre utilisables quelques axes majeurs, non ? Surtout quand on le sait plusieurs jours en avance et qu'il est alors possible de s'organiser. Ensuite, je sais bien qu'une fois que les camions seront en travers des chaussées, et les autos dans le fossé, on nous dira "comment voulez-vous qu'on fasse, les gens sont sortis alors qu'on leur avait dit de ne pas le faire, maintenant, on ne peut plus passer et on ne peut donc rien faire".

Et nous, on n'a même pas d'aurore boréale pour se consoler !! Celle qui illustre ce billet a été photographiée au niveau de Bear Lake proche de l'Eielson Air Force Base, en Alaska.

2 févr. 2012

Du facteur au mailer daemon

Autrefois, il y avait le facteur, qui arrivait sur son vélo ou dans son auto pour distribuer le courrier. Il connaissait sa tournée, et savait parfaitement décrypter les adresses bizarres indiquées sur les enveloppes. En amont, à la Poste, on connaissait aussi la zone couverte et on pouvait s'adapter aux différentes graphies des libellés des adresses. C'est ainsi que si le destinataire était assez connu, le facteur pouvait se passer de précision pour apporter la lettre à la bonne personne. N'ai-je pas un jour reçu une carte postale indiquant uniquement, en plus de mon nom,  "au-dessus du tombeau de xxx" (*) ? Il arrive aussi du courrier avec des fautes sur le nom de la rue qui en changent complètement le sens, ou sur le nom du village, et tout ça finit par arriver, plus ou moins en retard, mais dans l'ensemble ça arrive.

Par contre, quand on envoie un mail, là, s'il manque une lettre, il n'arrivera pas, et le mailer daemon renvoie une volée de bois vert, en anglais évidemment ! C'est qu'il ne plaisante pas le bougre, un iota différent, et zou, faut refaire son envoi ! De la technologie qui ne rigole pas avec les faiblesses humaines !

Il est vrai que quand on transmet une adresse mail oralement, c'est quasiment toujours source d'erreur. On entend t et c'est d, ou on a oublié s'il y avait un point ou un - sans parler de ceux qui ne maîtrisent pas encore l'outil et qui confondent .com avec .fr... Quand on écrit l'adresse sur un bout de papier, ce n'est pas mieux, certains écrivent les u comme les n, les i comme les l et forcément, ça ne passe pas non plus. La seule solution est de dire à son correspondant : "tu m'envoies un mail depuis chez toi", et là, on est sûr d'avoir la bonne adresse.

Mais ce n'est pas évident de faire comprendre à tout le monde qu'une machine, c'est beaucoup moins malin qu'un facteur, et que c'est incapable d'interprêter quelque chose écrit par un humain. Comme quoi, on garde encore une certaine supériorité !


(*) je sais que l'auteur de ce libellé d'adresse passe parfois par ici et se reconnaîtra.

1 févr. 2012

Eponymes et homonymes

Les Etat-Uniens-et-Canadiens réunis manquent vraiment d'imagination pour baptiser leurs villes-fleuves-montagnes etc... C'est vrai que ce sont de très grands pays, mais tout de même, faudrait quand même faire un petit effort messieurs et dames du Nouveau Monde ! On ne compte plus les Springfield et autres Jackson aux USA, quant au grand nord, que je fréquente beaucoup depuis quelques mois, on sy casse la tête avec les homonymes.

Un exemple pris parmi mes quotidiennes (ou presque) traductions d'articles concernant les villes et autres lieux d'Alaska depuis la wikipédia anglophone : La rivière Salmon. Voilà un cours d'eau qui circule entre l'Alaska et la Colombie-Britannique, dans de magnifiques paysages. Mais.... Il y a, rien qu'aux Etats-Unis, 17 rivières qui portent ce nom ! Sans oublier que la rivière dont je m'occupais provient du glacier Salmon... Chance, il n'y a pas de localité qui porte ce nom à proximité, mais il y en a ailleurs, dans l'Idaho, en Colombie-Britannique, du côté de Seattle, et encore je dois en oublier.

Il est très fréquent de trouver la montagne machin, sur laquelle se trouve le glacier machin, lequel donne naissance à la rivière machin, qui se jette dans la baie machin, même que parfois, le cours d'eau s'élargit pour former le lac machin sur les rives duquel se trouve le village machin..... Et on est parti pour créer une page d'homonymie sur laquelle il faut déployer des trésors d'imagination pour mettre des titres d'articles cohérents du genre Machin (rivière), Machin (Alaska) parce que, bien entendu, il y a au moins une autre localité qui porte le même nom ailleurs. Donc, la première chose à faire est de vérifier les homonymes, afin de ne pas en oublier, voire de créer la page d'homonymie si elle n'existe pas.

En fait, je ne sais pas si en Europe c'est la même chose, s'il y a autant de lieux divers portant le même nom, je sais qu'en France, des villages nommés Saint-Martin sont nombreux (Wikipédia en recense environ 200..), mais ils sont souvent accolés à un autre nom, ce qui permet de les reconnaître, encore que... des Saint-Martin-des-Champs, il y en ait un certain nombre, qu'heureusement on peut différencier par leur département. Mais à défaut d'avoir une montagne, ou un glacier Saint-Martin, il ne faut pas oublier les nombreuses églises éponymes...

Bon, eh bien sur ce, on repart plus au nord-ouest de notre vieille Europe, non sans vous avoir offert la photo qui illustre l'article sur la rivière Salmon (celle qui va de Colombie-Britannique en Alaska) qui est l'issue du.... Glacier Salmon of course !

Photo provenant de Wikimedia Commons

31 janv. 2012

Un cadeau empoisonné

Quand on reçoit sous le sapin de Noël une smartbox avec une nuit d'hôtel offerte à choisir dans de nombreux hôtels de France, on se dit que c'est rudement chouette, et, plus tard, quand la fête est finie, on y regarde de plus près.

Déjà, les hôtels qui sont à proximité du domicile sont dans des endroits déjà connus, accessibles dans la journée (pas besoin de nuitée à prévoir) donc, on regarde un peu plus loin, mais alors... Ce n'est pas une seule nuit qui sera nécessaire de réserver, mais plusieurs, compte-tenu de la distance, donc, il faudra les payer, sans oublier les frais de transport, voiture ou train (et taxi ensuite quand il n'y a pas de transport en commun) en supplément.

On finit par se décider pour un lieu accessible facilement par TGV, pas trop loin pour ne pas passer tout son temps dans les transports, on suit la procédure indiquée sur le site et... Il n'y a plus de places aux dates réservées (*) ! Il paraît que c'est classique, les hôteliers qui n'ont pas de problème de remplissage sont réticents à mettre en pratique ce genre de réservation qui ne leur rapporte pas autant que la procédure classique. Quant aux autres hôtels, sur la même destination, peut-être ont-ils des chambres libres, mais pour certains, quand on lit les avis des internautes, on n'a pas vraiment envie d'y aller ni de lancer une déjà aléatoire réservation pour être déçu ensuite à l'arrivée.

Donc, voilà un cadeau qui avait été offert avec de bonnes intentions et qui se révèle aussi compliqué à mettre en oeuvre qu'onéreux à l'utilisation. Mais pour autant, il ne faut pas tout mélanger, il y a certainement des types de smartboxes plus ... euh.... agréables à utiliser ! Il faut quand même faire attention à ce qu'on offre et à qui on l'offre, pour que ce ne soit pas décevant, ou dispendieux ou tout simplement mis à la poubelle parce qu'inutilisable !


(*) Pourtant en semaine, loin de tout congé scolaire

26 janv. 2012

Original comme récupération
Dans les villages de la France profonde, il n'y a pas, comme dans les villes plus grandes, de service technique et de personnels chargés de la distribution des publications communales et autres "avis à la population". Ce sont donc les conseillers municipaux qui s'en chargent, en se répartissant les maisons à desservir, pour déposer papiers et autres bulletins municipaux dans les boîtes aux lettres. Et c'est là qu'on s'amuse....

Il y en a qui ont des boîtes aux lettres parfaitement "règlementaires", au format préconisé par La Poste, tout à fait accessibles de la route, et c'est parfait. Mais... D'autres, même s'ils ont des boîtes normales, les laissent enfouies dans la végétation qu'il faut écarter pour y glisser quelque chose, en priant qu'il n'y ait pas trop de ronces dans le fouillis végétal. Certains ont de toutes petites boîtes, voire une simple fente dans une porte d'entrée, dans laquelle on a bien du mal à insérer une feuille 21x29.7 pliée en trois, alors quand il s'agit des 20 pages du Journal Communal... D'autres ont des solutions originales : une grande poubelle plastique à roulettes, certes, parfaite pour y mettre les gros objets, mais à condition de savoir que ce n'est pas une poubelle, mais l'endroit où il faut mettre le courrier. Dans le genre "il faut le savoir", certains souhaitent que leur courrier soit placé derrière le second pot de géranium de la fenêtre de gauche de la façade, tandis que pour d'autres, il faut se hisser sur la pointe des pieds pour glisser les papiers par le haut de la porte non jointive, sans savoir où il va atterrir. Sans parler de ceux qui ne relèvent jamais leur courrier, ou alors pas souvent, ce qui fait qu'il faut tenter d'insérer péniblement ce que l'on a à mettre entre deux paquets de publicités pour les super marchés locaux.

Tout ça pour dire que la distribution des avis et autres publications communale est toujours un parcours pittoresque, plein de surprises et de découvertes, et on se dit que le facteur ou la factrice, qui fait ça tous les jours, a un certain mérite pour que le courrier arrive à bon port !

Au passage, il n'est guère possible de passer par La Poste pour ce genre de distribution, d'abord parce que ça a un coût non négligeable, mais surtout parce que La Poste classe ce genre d'imprimés dans les publicités, et que les personnes qui refusent les publicités (et elles sont très nombreuses) ne peuvent pas recevoir les avis municipaux, ce qui peut être très ennuyeux pour elles. 

24 janv. 2012

Un ballet romantique

Quel plaisir d'assister à la représentation d'un ballet, surtout un des plus classiques d'entre eux, Giselle ! Certes, la salle locale n'a pas la majesté ni les ors du Bolchoï ou de l'Opéra Garnier (elle ne pratique pas les mêmes tarifs non plus d'ailleurs..) et la sono ne vaut pas un vrai orchestre, mais le charme opère quand même, la beauté et la poésie sont au rendez-vous.

Une musique qui rappelle les plus belles pages de Gounod, une troupe, celle de l'opéra national de Kiev, un livret plein de féérie, des danseuses légères comme des plumes, des danseurs qui sautent si haut avec une telle élégance qu'on dirait qu'ils vont s'envoler, un moment hors du temps.... Une splendide soirée !

Si, comme moi, vous ignoriez qui était l'auteur de la musique de ce ballet, et quelle en était l'histoire, consultez l'article de wikipédia.

22 janv. 2012

Internet, ton univers impitoya-able

A la suite d'un très intéressant exposé qui, en partant de Facebook, a alerté les adultes qui y assistaient aux dangers qui guettent les jeunes sur Internet, deux choses m'ont particulièrement interpellée.

La première c'est la naïveté, l'ingénuité, ou la méconnaissance des jeunes devant ce nouvel outil : par exemple, publier sur Facebook, sur son blog, des photos de soi-même ou d'autres dans des postures humiliantes ou dévalorisantes en n'imaginant pas une minute, qu'en un éclair ces images vont faire le tour du monde et vont les suivre pendant de longues années, à leur détriment ou à celui ou celle dont ils ont voulu s'amuser un instant ; ou alors écrire des sottises sur quelqu'un, camarade de classe ou professeur, sans réaliser que le vieil adage "les paroles s'envolent, mais les écrits restent" a survécu à la mort du papier/crayon. C'est grave, très grave, et beaucoup de jeunes ne le réalisent pas, peut-être parce que sur Internet, on s'exprime anonymement, croient-ils, et que "ce n'était que pour s'amuser", en oubliant qu'Internet a, en quelque sorte, une mémoire éidétique. Inconscience de la jeunesse ou méconnaissance d'un outil dont ils savent bien se servir sans toutefois en connaître tous les rouages ?

La seconde est une forme de démission des parents qui répondent, navrés : "mais, nous n'y connaissons rien, comment surveiller ce qu'il fait devant son ordinateur ?" .... Remarque qui suscite la stupéfaction de la génération précédente qui a bien du mal à comprendre qu'à moins de 15 ans on puisse avoir télé et ordinateur (sans parler du téléphone connecté) dans sa propre chambre, laquelle ne s'ouvre que parcimonieusement au regard maternel ! Que votre fils, à votre insu, raconte au monde entier sa vie personnelle, ou votre vie familiale, votre divorce, ou similaire serait une fatalité des temps modernes ? S'il le faisait dans un lieu public, vous le laisseriez faire ? Certainement pas, alors pourquoi, sous prétexte que vous-même n'y "connaissez rien dans ces nouveaux modes de communication" faudrait-il baisser les bras au risque de le laisser dégringoler tout seul dans une spirale infernale ? Il y a toujours une solution simple pourtant, si le dialogue rebute ou semble impossible, c'est de débrancher la prise de courant..... (ou de mettre la box sous clé, aussi). Mais ce n'est pas politiquement correct, je le sais depuis qu'un enseignant m'a tancée, sur Wikipédia, parce que j'avais osé bloquer l'IP du collège où ses jeunes têtes blondes écrivaient des grossieretés sur les articles encyclopédiques, en me disant que je brimais la créativité de la jeunesse.....

S'il n'y avait que les "jeunes".... Quand on voit des adultes insérer n'importe où leur adresse mail (pas une adresse poubelle), leur adresse postale, leur numéro de téléphone ainsi que des renseignements tout à fait personnels sur des sites non sécurisés, cliquer sur les liens d'un mail pourri, ou déposer des photos représentant des personnes (les paysages, c'est pas trop grave..) sur des pages ouvertes à tous.. Que celui qui ne l'a jamais fait se dénonce !! Et pourtant, quand on voit comment Google cible la publicité en fonction des recherches antérieures sur le web ou les sites de jeux en flash qui vous proposent des promotions publicitaires locales (enfin, pas vraiment, mais en fonction de l'IP attribuée par le FAI), on se dit que Big Brother n'est pas loin... et qu'on n'est pas à l'abri d'une erreur, d'une inattention, ou d'une utilisation irréfléchie.

Mais il n'y a pas que du mauvais ou du dangereux sur Internet, on n'y fait pas que de mauvaises rencontres non plus, on peut même y rencontrer l'homme (ou la femme) de sa vie ou au moins y faire connaissance de gens aussi sympathiques qu'intéressants. J'ai plein d'exemples qui me viennent à l'esprit mais qui y resteront (dans mon esprit) parce que ce n'est pas aux vieux singes (en âge et en ancienneté sur Internet) qu'on apprend à faire des grimaces !!

Voir aussi à ce sujet le blog de Garfieldairlines .

17 janv. 2012

De l'énergie...

Non, pas celle qui manque le matin pour sortir du lit et vaquer à ses occupations, pas non plus celle qu'il faut économiser ou qui fait se colleter les écologistes et les autres, mais celle de nos actuels petits concentrés de technologie que sont tous ces appareils que nous utilisons en permanence et dont nous ne saurions plus nous passer. Ils ont beau être de plus en plus miniaturisés, ils ont quand même besoin d'énergie pour fonctionner, donc, de batteries pour leur apporter l'électricité nécessaire à leur utilisation.

Or on constate hélas que l'autonomie de nos appareils est souvient trop faible pour une utilisation confortable, que le rechargement est beaucoup trop lent, et que la longévité d'une batterie est bien trop réduite par rapport à celle de l'outil qui en a besoin.

Un smartphone actuel, connecté à Internet, a quasiment besoin d'être rechargé tous les deux jours, pour peu qu'il cherche un peu son réseau dans les zones mal couvertes, et qu'on veuille l'utiliser sans avoir l'oeil sur la pendule. Certes, on peut désactiver de nombreuses fonctionnalités pour gagner quelques minutes d'autonomie, mais alors, il perd beaucoup de son intérêt et c'est frustrant ! D'autant plus que la recharge complète ne se fait pas si rapidement que ça.

Quant aux ordinateurs portables, on sait par expérience que l'autonomie sur batterie va en diminuant au fil du temps et qu'au bout de peu d'années, il vaut mieux avoir une prise de courant proche si l'on veut pouvoir continuer à s'en servir. Sans oublier non plus quelques incidents peut-être rares mais qui existent : un ultra-portable de grande marque dont la batterie a cessé de fonctionner brutalement avant sa seconde année (bon, d'accord, on peut encore en acheter une autre, mais à quel prix ?), ou une batterie qui s'est mise un beau jour à gonfler dangereusement, imposant son renouvellement immédiat.

Alors que faut-il faire pour bien entretenir une batterie, améliorer son autonomie et préserver sa longévité ? Là, les avis divergent, certains préconisent de lui faire effectuer quelques cycles de charge/décharge complets en début de vie, d'autres de ne jamais la laisser se décharger entièrement, d'autres encore disent le contraire... Pour les téléphones, faut-il les éteindre quand on les met en charge ou pas ? Pour les ordinateurs, faut-il laisser la batterie dans le portable quand il est sur le secteur ou pas ? Là aussi, les avis divergent. On répond que ça dépend du type d'électrolyte, qu'avant c'était ainsi et que maintenant c'est autrement, qu'il vaut mieux faire ceci, qu'il est préférable de faire celà, et en fin de compte, on ne sait plus ce qu'il faut faire ou ne pas faire !

Alors, entre les intérêts commerciaux (changer d'appareil quand la batterie ne tient plus la charge est tout bénéfice pour le fabricant), et les limitations physico-chimiques actuelles des accumulateurs, on se dit que c'est l'utilisateur, en bout de chaîne, qui est le dindon de la farce. Parce que si la technologie de toutes ces petites merveilles avance à pas de géant, la mise au point de la source d'énergie la plus performante pour les alimenter a bien du mal à suivre.

Ce qui me fait avoir quelques inquiétudes quant à l'essor de la voiture électrique, parce que rester en rideau sur une route de campagne, parce que la batterie est vide ou qu'elle refuse tout fonctionnement, est autrement plus embêtant que de devoir brancher quelque part son ordinateur portable... Surtout si en même temps le téléphone refuse de fonctionner, parce que... Sa batterie est à plat !!

12 janv. 2012

Qu'est-ce qu'on oublie vite !

Quand on n'utilise pas un logiciel depuis longtemps, on ne sait plus s'en servir, ou alors, il faut un bon moment pour réveiller la mémoire et se souvenir de son fonctionnement. Tiens, Inkscape, que je n'avait pas lancé depuis un moment, je n'ose pas dire combien de temps il m'a fallu pour me souvenir que, quand on voulait exporter la page en .png il fallait exporter la page, justement, et non le dessin qui est dessus..... Quelques feuilles de papier y sont passées avant que je comprenne !

Ensuite, qu'est-ce qui m'a pris de ressusciter Impress, moi qui n'ai jamais fait de multiples présentations, ou alors avec LaTeX ou Beamer (hélas oubliés aussi). Enfin, là, ce n'est pas trop compliqué, heureusement, à condition de rester dans des trucs plus ou moins déjà faits, mais pour quelques diapositives toutes simples, il m'a fallu trois fois plus de temps (au moins) que quelqu'un qui fait ça régulièrement, d'autant plus que mon antédiluvienne version d'OOo n'a pas de pages d'aide évidentes.

Toujours avec Open Office, un SOS d'une copine qui ne sait plus faire des additions sur Calc.... Panique ! La dernière fois que j'ai utilisé un tableur, ça devait être il y a cinq ans au moins ! Et je ne sais même plus de quelle version d'Excel il s'agissait. Par chance, j'ai quelques vieux restes, et quand il ne s'agit que de faire une somme au bas d'une colonne, et d'étendre la sélection sur les colonnes voisines ça va encore. Certes, on ne se souvient plus s'il faut taper =SOMME ou =SUM mais le programme le sait lui, donc, ça va, et la syntaxe revient vite. Bon, il n'aurait sans doute pas fallu pousser plus avant, parce que là, j'aurais été à la peine.

En fait, ce que l'on connaît depuis très longtemps, c'est bien ancré dans le cerveau, dans les grandes lignes au moins, et ça remonte à la surface plus rapidement. Par exemple, l'utilisation d'un traitement de texte. Même si ça fait très très longtemps que je ne m'en sers plus, le fait de m'être penchée sur ce type de logiciel depuis Amsword en... 1985 et d'en avoir pratiqué de nombreux autres depuis fait que l'habitude et l'adaptation sont assez bien ancrées pour pouvoir assez rapidement retrouver mes petits, même s'ils ne sont pas situés aux mêmes endroits de l'écran. Mais ça ne m'empêche pas de rouspéter et de dire plein de gros mots parce que la remontée des vieux souvenirs n'est pas assez rapide à mon gré et que ce *$%grr de Word 2007 ou 10 ou... je ne sais plus, avec son soi-disant ruban ergonomique a tendance à faire arracher les cheveux des anciens qui avaient l'habitude d'avoir de gauche à droite : Fichier - Edition - Affichage - Insertion - Format etc..

Et s'il fallait que je me remette à POVray..... que je n'ai pas touché depuis bien longtemps, j'imagine ce que ça donnerait, comme à PSTricks d'ailleurs avec lequel je me suis tant amusée... Bon, enfin, heureusement qu'il y a encore Emacs, que j'utilise, lui, tous les jours, donc, je ne risque pas trop d'en oublier le fonctionnement (mes doigts le savent d'ailleurs, ça ne passe plus par le cerveau depuis longtemps). Tiens, d'ailleurs comment ça se fait qu'il n'y ait pas de version "mobile" ? Comment vais-je pouvoir me servir de mon smartphone ???

6 janv. 2012

A la recherche d'un hôtel

Un ancien hôtel à Dawson, au Yukon
Quand le Père Noël a glissé dans les souliers une smartbox offrant une nuit d'hôtel à choisir dans divers endroits de France, on regarde le livret, on étudie les différents lieux proposés, et on essaye de faire le bon choix. D'abord, il ne faut pas que ce soit à l'autre bout du pays, sinon les frais de train ou de voiture rendront le cadeau un peu trop onéreux, ensuite, on regarde la tête des hôtels proposés dans les villes qui intéressent. Bien sûr les images sont sympathiques, mais il faut quand même regarder de plus près. 

Pour ça, il y a deux armes imparables : les avis des consommateurs sur les sites, et Google maps (et autres street view, mappy ou similaire) ! Il existe de nombreux sites de comparaison des établissements hôteliers, avec de nombreux avis d'internautes qui y ont séjourné, et là, on en apprend de belles parfois : hôtel vétuste et défraîchi, plomberie défaillante, moquettes sales, accueil indifférent, chauffage/climatisation en panne, etc.. avec même des photos éloquentes ! Quand, pour le même hôtel, il y a 9 avis défavorables pour un qui a trouvé que tout allait bien, il y a de quoi s'inquiéter (*), et éviter la mauvaise surprise.

Quant à Google Street maps, il permet de voir la tête de l'hébergement (de l'extérieur certes), mais surtout son environnement. Un hôtel indiqué comme calme qui donne sur un boulevard périphérique ou sur un grand carrefour laisse penser qu'à part avoir une chambre à l'arrière qui donne sur des entrepots ou un parking, il y a quelques risques d'y mal dormir. On peut aussi se "promener" virtuellement dans le quartier et voir aussi à quelle distance on est du centre ville, de la gare, et des choses à visiter en fonction de ses centres d'intérêt.

Avec tout ça, disons qu'on a moins de chance d'avoir une mauvaise surprise, mais aussi qu'on pourra, une fois arrivé sur place, mieux se repérer puisqu'on aura déjà arpenté virtuellement l'environnement. Mais peut-être aussi que ça empêchera de découvrir des endroits plein de charme même si le confort y est précaire...

 (*) même si l'on sait bien que les râleurs sont plus prolixes que les satisfaits. 

Merci à ce site auquel j'ai emprunté la photo d'illustration, vous y trouverez de magnifiques photos de Dawson (Yukon - Canada) sous la neige. Mais ma Smartbox ne me proposait pas, hélas, cette destination.

2 janv. 2012

Aux urnes citoyens !


En cette période pré-électorale, les différents candidats à la présidence mais surtout à la députation font feu de tout bois pour se faire connaître et élargir leur audience. Ce n'est pas si évident que ça, les tracts, ça coûte cher et ça finit souvent dans le caniveau, les meetings, faut les organiser, c'est compliqué, Internet, ça ne coûte rien, et c'est facile, mais il faut pouvoir toucher le plus de monde possible, eh bien, il y a une solution ! Avoir un article sur Wikipédia ! Ça c'est bien, on demande à une secrétaire de l'écrire, et on sait que ce sera immédiatement référencé dans les premiers résultats de recherche sur Google, en plus, ça pose son homme (ou sa femme d'ailleurs) d'avoir un article dans une encyclopédie, ça fait sérieux.

Mais hélas, ça ne fonctionne pas toujours comme on voudrait, parce que justement, quand la notoriété encyclopédique du candidat est limite, voire inexistante (sinon, il n'aurait pas eu besoin de passer par ce canal pour faire sa campagne), ça va moins bien, la page est supprimée d'emblée, ou pire, proposée à la suppression, ce qui entraîne quelques avis défavorables des contributeurs consultés, donc ne grandit pas le personnage et lui fait plutôt une bien mauvaise publicité. D'autant plus si le rédacteur de l'article s'acharne, proteste, hurle à la censure politique (de droite ou de gauche) ce qui entraîne bien entendu l'acharnement contraire, et donne l'impression que, sans cet article, le pauvre candidat resterait tout à fait inconnu en dehors de son petit cercle privé.

C'est donc une arme à double tranchant, et le risque de faire une sorte de primaire sur Wikipédia qui n'aboutit pas forcément au résultat escompté peut quelque part décridibiliser le candidat, ce qui n'est pas le but souhaité évidemment.

Tous les jours depuis quelques semaines, on rencontre parmi les nouveaux articles de l'encyclopédie des pages qui parlent de Mme ou de Mr Untel qui sont conseillers municipaux, voire conseillers généraux ou secrétaire de leur formation politique locale, qui vont se présenter aux législatives en juin prochain et qui voudraient bien.... En fait, ça peut marcher, mais seulement si le postulant est déjà bien connu et assez notoire (*), les autres risquent plus de voir leur article supprimé après un débat dont ils se seraient sûrement bien passé !

Qui a dit "bien fait !" ?

(*) ou si les patrouilleurs roupillent....

Toutes mes excuses à Monsieur Chaunu pour avoir utilisé et martyrisé un de ses dessins.