30 avr. 2015

Un zoo tout neuf


On va au zoo de Vincennes ? Pouah, vous datez, maintenant, on va au Parc Zoologique de la Ville de Paris voyons ! Depuis un an, et après des années de travaux où il était fermé, on peut à nouveau voir des animaux sauvages à une encablure de la Tour Eiffel.

Quel changement par rapport au zoo d'avant ! Le parcours, fort bien fléché, est axé sur différentes zones du globe, la Patagonie, Madagascar, l'Amazonie-Guyane, l'Europe et le Sahel-Soudan. Les animaux y sont présentés dans leur environnement naturel, au milieu de larges enclos où les endroits stratégiques d'observation ont vu les grillages remplacés par d'immenses vitres. Des fiches explicatives sont présentes partout. Une immense serre recréée l'atmosphère équatoriale avec oiseaux en liberté et plantes locales tandis que dans une volière aussi large que haute on voit évoluer flamands roses et autres volatiles plus ou moins aquatiques. Tout est beau, neuf, propre, naturel ! Mais...

Tout n'est pas parfait quand même. Déjà le prix d'entrée, 22 euros pour le billet normal, celui pour enfants s'étalant entre 14 et 16,50 euros, ce qui, pour une famille de quatre personnes par exemple, rend la sortie plutôt onéreuse, d'autant plus que les restaurants, les marchands de casse-croûte et surtout la boutique sont prêts à faire craquer petits et grands. De plus, si c'est très bien conçu pour le bien-être des animaux, ce qui est une excellente chose, (autrefois, ils n'avaient comme seul horizon que leur enclos bétonné) pour le visiteur, c'est frustrant parce que bon nombre de pensionnaires ne sont pas visibles, cachés dans les broussailles, ou évoluant dans des arbres touffus.

Comme d'habitude, et comme dans leur habitat naturel, les girafes sont tout à fait complaisantes et se laissent photographier facilement, elles font un succès auprès des petits enfants, mais dans l'ensemble, on peut nettement mieux observer les différents biotopes que leurs habitants.. En tous cas, ça fait une jolie promenade tout au long de laquelle on apprend beaucoup de choses sur la nature, sa préservation, et l'avenir de la faune sauvage.

Voilà quelques pensionnaires :

Des girafes complaisantes

Un iguane endormi

Un lémurien

Des lionnes bien sages

Des oryx, disparus de leur lieu d'origine, il n'en reste plus que dans les zoos

28 avr. 2015

Le musée Jacquemart-André


Situé boulevard Haussmann, à quelques minutes à pied de la gare St Lazare, il fait partie de ces musées où le contenant est aussi intéressant que le contenu. Dans un magnifique hôtel particulier du XIXe siècle, avec jardin d'hiver, mezzanines, salons en rotonde, il abrite les collections réunies par un couple de mécènes, portant sur des œuvres depuis les primitifs italiens jusqu'au XVIIIe siècle, en passant par la Renaissance. 

le jardin d'hiver

Salon des tapisseries

Mezzanines
On circule dans cette vaste et belle demeure, en admirant plafonds, peintures, sculptures et mobilier, s'arrêtant devant un tableau, devant une tapisserie, ou une console.

Le musée héberge aussi des expositions temporaires, comme en ce moment, celle intitulée "De Giotto à Caravage".

Y sont présentées des grands noms de la peinture italienne du XIVe au XVIIe siècle, redécouverts par un historien critique d'art, Roberto Longhi. Une grande partie de l'exposition tourne donc autour du Caravage et de ses successeurs, insistant sur l'influence qu'il a pu avoir sur les artistes qui lui ont succédé. Mais ce n'est pas tout, il y a aussi un certain nombre d'œuvres de primitifs italiens, comme Masaccio, Masolino et Piero della Francesca.

Une exposition très riche donc, qui mérite une longue visite attentive, passionnante de bout en bout.

Manfredi

Mazaccio

Botticelli

Et en plus, les photos (sans flash, ce qui est normal) sont tout à fait autorisées ! 

26 avr. 2015

Rouler à droite ou à gauche ?

Dans de nombreux pays, sans doute majoritaires sur la Terre, les voitures roulent à droite de la chaussée. Dans les autres, c'est à gauche, pourquoi ?

En fait, il faut en référer à l'histoire. Autrefois, les gens combattaient avec des épées et étaient montés sur des chevaux. Comme la plupart des humains sont droitiers, l'épée était accrochée du côté gauche du corps pour pouvoir rapidement dégainer de la main droite. Mais, une épée c'est long et encombrant, et la seule façon d'enfourcher sa monture sans s'empêtrer dans le fourreau de sa rapière, était de lancer la jambe droite libre par-dessus l'échine de l'animal. Donc, la tête du cheval se trouvait à votre gauche. Pendant le trajet, on restait à gauche, parce que l'ennemi, si on en croisait un, serait facile à pourfendre en prenant l'épée de la main droite.

Les cavaliers se tenaient donc à gauche de la route, et les attelages en ont donc fait de même. Quand le cheval a été supplanté par le cheval vapeur, l'usage s'est perpétué.

Mais alors, pourquoi la majorité des pays roulent à droite ? Quand l'importance de pouvoir dégainer rapidement a disparu, après un certain flottement, les pays ont fini par trouver que si la majorité de leurs habitants étaient droitiers, il était plus logique qu'ils suivent le bord droit de la route. Et bien entendu, les Anglais (et leurs anciennes possessions) ont continué à rouler à gauche... Selon le grand principe qu'il y a eux et... le reste du monde !

Donc, quand on voyage dans un état où sont passés les Anglais (en dehors des USA et du Canada), on roule à gauche, ce qui est beaucoup moins déroutant que ce que l'on craint. Le volant est à droite, et à condition de louer une voiture automatique (passer les vitesses de la main gauche, à l'envers de ce que l'on fait habituellement, là, c'est pas évident), on survit, et les habitants du dit pays aussi. En plus, comme tous roulent à gauche, on suit le mouvement, en faisant toutefois attention aux carrefours et autres giratoires sur lesquels le naturel pourrait revenir au galop, et où on pourrait partir dans le mauvais sens.

Toutefois, ce changement d'habitude est beaucoup plus facile à assumer dans une route d'Afrique du Sud, fort peu encombrée, que dans une petite route sinueuse et étroite des Highlands d'Ecosse, surtout si en plus on y croise un troupeau de moutons !


Ces explications proviennent de l'excellent bouquin intitulé "Ce qu'Einstein disait à son coiffeur", de Robert L. Wolke, dont je vous recommande la lecture aussi amusante qu'enrichissante. 

23 avr. 2015

Un parcours du combattant

Imaginez que vous ayez besoin de faire refaire votre passeport afin d'avoir le nouveau passeport biométrique que certains pays étrangers exigent. Déjà, faut aller à une mairie du même canton qui offre ce service. Ensuite il faut rassembler une tonne de trucs :

- Photocopie du passeport à renouveler et de la carte d'identité (présenter les originaux aussi bien entendu).
- Deux photos cheveux tirés, sans lunettes, sans sourire (donc, passer chez un photographe qui a l'habitude de ce genre de chose).
- Un acte de naissance copie intégrale avec filiation, parce qu'il vous sera demandé la date et le lieux de naissance de vos deux parents.
- L'original d'une attestation de domicile, facture EDF ou téléphone, pratique quand tout arrive par Internet, pour donner autre chose que ce qui est sorti de son imprimante.
- Un timbre fiscal pour 86 euros (tout de même...)

Une fois sur place, arriver à l'ouverture, parce que le dossier demande une vingtaine de minutes par personne, donc s'il y en a deux ou trois devant vous, on y passe la matinée. Là, on remplit un formulaire cartonné, sans se tromper dans les petites cases à cocher. Le préposé scanne le dit formulaire, pour que le logiciel dise si tout est correct ou pas, dans ce dernier cas, on recommence le scan, ou, pire, la rédaction du formulaire. Puis, il accroche les photos et les timbres fiscaux. Re-belote, on scanne à nouveau, et il arrive que la photo soit trop claire ou trop sombre, ou pas exactement mise au milieu du carré prévu à cet effet. Tout va bien jusque là ? C'est pas fini, faut poser les 4 doigts de la main gauche sur un appareil lumineux qui envoie les quatre empreintes à l'ordinateur, et bien entendu, ça ne marche jamais du premier coup, donc, on recommence une fois, deux fois, ah ouf ! Cette fois c'est bon. On passe à l'autre main....

Tout est OK ? On dirait, la machine crache un récepissé en double exemplaire qu'il faut signer, en laisser un aux services de la mairie et récupérer l'autre. Et là, on croise les doigts, parce qu'il faut environ 15 jours à 3 semaines pour avoir enfin ce passeport, mais que les services distants peuvent toujours réclamer un détail, un truc mal coché, une lettre mal formée, et... Faudra tout recommencer !!

Quand on pense à tous les malfrats qui circulent avec de faux papiers, totalement extérieurs à cette lourde procédure administrative, on se dit qu'on embête bien les honnêtes gens pour tenter de circonvenir une minorité de malveillants. C'est exactement comme en voiture où on zigzague entre de traitresses chicanes, où on saute sur d'énormes ralentisseurs (ne pas être lombalgique ou transporter des œufs), où on se glisse sur des chaussées volontairement rétrécies, tout ça pour éviter les dégâts d'une poignée de chauffards...

En attendant, quand on va récupérer ce précieux passeport, si on le récupère un jour, on va y veiller comme sur des lingots d'or, parce qu'en plus, ce sera le dernier ! 

18 avr. 2015

Novlangue à l'école

On avait déjà les techniciennes de surface (pour ne pas dire les femmes de ménage), et les personnes en situation de handicap (ce qui est nettement plus long à dire mais sans doute moins traumatisant que de parler d'handicapés ou pire, d'infirmes), maintenant on a encore mieux et même que c'est l'Éducation Nationale qui a pondu ces nouveautés :

Vous alliez à la piscine pour nager ? Pfff... Maintenant vous allez "vous déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé en traversant l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée"...

Vous préférez courir sur le plancher des vaches ? Courir ? Qu'ai-je dit là ? Non, il faut dire "créer de la vitesse"...

Retournons à l'école. Quand un prof interroge un élève, que fait ce dernier ? Il répond à la question ? Ben non voyons, ce serait bien trop simple, il "produit des messages en montrant un raisonnement construit" !!! Et pour les cours de langue, va-t-on apprendre l'anglais ou l'espagnol ? Évidemment pas, puisque le but d'un cours de langue sera "d'aller de l'ici vers l'ailleurs".. Vous me direz que ça doit aussi marcher pour le martien dans ce cas...

Quant à la pédagogie spiralaire, là, je ne saurais dire de quoi il retourne, d'ailleurs, même le journaliste du Figaro en est resté coi, je cite l'auteur de l'article :

"Selon Sylvie Queval, philosophe de l'éducation, la notion de pédagogie «spiralaire», inventée en 1960, a «vite rencontré un large écho chez les pédagogues, qui trouvent dans la métaphore de la spirale une façon juste d'exprimer qu'apprendre est un processus continu qui suppose une reprise constante de ce qui est déjà acquis». À en perdre l'équilibre."

Voilà ce que l'on trouve dans les nouveaux programmes scolaires prévus pour 2016, présentés par le conseil supérieur des programmes comme étant "plus simples et plus lisibles", ce qui est évident n'est-ce pas ? Au fait, est-ce que ces beaux messieurs se souviennent qu'il faut avant toutes choses, à l'école, apprendre à lire, à écrire et à compter ? On se le demande.. Quant à apprendre l'histoire et la géographie, je crains de venir de proférer une incongruité !

Décidément, Molière n'est pas mort, et les précieuses sont toujours aussi ridicules !

17 avr. 2015

Une histoire de virus

Lu sur un espace de discussion où se retrouvent des joueurs sur Facebook et où un joueur se plaignait que son jeu s'ouvrait lentement et ramait. J'ai juste remis en français courant ce qui était en SMS et autre orthographe originale.

Joueur A - Des fois ce sont les virus qui ralentissent le procesuce (*) moi je mets en route tous les matins l'antivirus les jeux sont bourrés de virus.
Joueur B - Pour moi pas de problème particulier
Joueur A - Par jour je chope une dizaine de virus dus au jeux
Joueur A - Il faudrait que chacun nettoie leur ordi sans le savoir ils contaminent tout le monde avec les virus
Joueur C - ... Rien à signaler chez moi.
Joueur A - Mon antivirus c'est Norton, j'ai la totale de chez Norton (**), tous les virus que je chope sont mis en quarantaine automatiquement.

Bon, il y a de la pédagogie informatique à faire là, parce que je crois que le monsieur n'a pas tout compris (oui, c'est pourtant un homme, pas une blonde). Avoir un antivirus, c'est bien, certes, encore que Norton.. Pour jouer, il faut aussi une machine puissante, une carte graphique qui va bien, une version à jour de l'indispensable Adobe Flash Player, mais ma légendaire patience n'ira pas jusqu'à lui expliquer tout ça !! Tiens, je n'ai pas eu la cruauté mentale de lui demander s'il utilisait Internet Explorer, peut-être parce que j'étais sûre de la réponse ?


(*) là, je n'ai pas corrigé, c'est trop joli...
(**) Oh le pauvre, on comprend pourquoi le jeu est ralenti...

12 avr. 2015

Des salles de shoot ?

C'est bien, c'est pas bien ? Je n'en sais rien, mais j'ai juste une petite question à poser aux gens qui ont eu cette idée. Sera-t-il possible de fumer (du tabac j'entends) dans ces établissements ? Parce que tout le monde sait que le tabac, c'est très mauvais pour la santé, c'est d'ailleurs pour ça que c'est interdit partout, dans les lieux publics, et qu'il n'est jamais venu à l'idée d'un quelconque membre du gouvernement d'installer des salles dédiées aux fumeurs, pour préserver la santé publique, au contraire, on supprime celles qui existaient..

Alors que tout le monde sait parfaitement que la drogue n'a strictement aucun effet nocif sur les individus. Voyons, c'est bien connu qu'il vaut mieux fumer du cannabis qu'un cigare !

Je n'ai pas tout compris ? Oui, ça doit être ça...

De toutes façons, je ne suis pas un fumeur de havane !!

11 avr. 2015

Scènes de la vie quotidienne d'un joueur sur Facebook


Le monde des joueurs et joueuses sur Facebook forme un univers virtuel à part. Il a ses codes, ses habitudes, ses habitués, ses accros, ses râleurs et ses enthousiastes, comme partout ailleurs, dans n'importe quelle société, qu'elle soit virtuelle ou pas d'ailleurs.

Certains jeux, comme Super City, regroupent énormément de gens, de partout, qui s'acharnent à construire une ville, à réussir des missions, à récolter divers objets pour y parvenir, à solliciter les "voisins" pour venir les visiter et cliquer sur les bâtiments dont ils veulent voir la construction s'accélérer. Et ça donne des conversations ésotériques et totalement incompréhensibles aux non initiés du genre : "faut aller cliquer sur mon génie, sinon je loupe ma mission" ou encore "Y en a marre de dépenser des billets pour acheter des cosmétiques, je laisse tomber cette quête" ou enfin "Youpi, j'ai réussi, c'est bien grâce à vous, un grand gros merci !".

Il y a aussi ceux qui se disputent, parce que ses amis ne cliquent pas au bon endroit, et font "n'importe quoi". Et là, ça peut tourner au vinaigre, en message privé ou public, du style "Si ça continue, je vous supprime, et d'ailleurs, je vais faire un grand ménage"... à tel point que les modérateurs des groupes de fans doivent intervenir en bloquant quelques trublions et expliquer qu'il ne s'agit que d'un jeu (*) ! Mais il y a aussi ceux qui se congratulent à grand coup de "J'aime" et de bisous et qui se réjouissent du succès de leurs amis. Faut dire qu'il ne s'agit pas d'une compétition, on ne joue pas "contre" les autres mais "avec" les autres.

Les plus accros, ou ceux qui ont une mission chronométrée à faire, lancent le jeu plusieurs fois par jour, avouent qu'ils boivent leur café matinal devant leur ordinateur ou qu'ils jouent pendant leurs heures de boulot tandis que ceux qui s'absentent quelques heures ou quelques jours préviennent les amis qu'ils ne vont pas être très actifs pendant quelques temps et qu'on veuille bien les excuser.

Et puis, il y a les victimes de la technologie. Il faut dire que ce jeu avec tous ses détails et ses animations demande d'importantes ressources, une machine performante, une carte graphique au top et tous n'en ont pas, évidemment. Alors le jeu fonctionne mal, il plante ou il ralentit trop, et les joueurs se plaignent, sans oublier ceux qui cliquent n'importe où et accusent l'éditeur d'avoir piqué leurs marchandises, leurs billets ou leurs pièces, oubliant que la première source d'erreur est bien souvent entre la chaise et la souris !

Donc, avec tout ça, on s'amuse bien, à progresser dans le jeu certes, mais aussi à observer ce microcosme !

(*) Comment ça ? Est-ce que ça ne rappellerait pas un autre univers virtuel par hasard ?? A la différence que là, si quelqu'un est franchement désagréable ou nocif, il suffit de cliquer "soi-même" sur l'option bloquer, et on est tranquille, ce qui n'est pas le cas dans .... l'autre !

30 mars 2015

Gastronomie lyonnaise

Lyon est une très belle ville, avec beaucoup de choses à visiter et à découvrir : la colline de Fourvière, la primatiale Saint Jean, le parc de la Tête d'Or, les ruines romaines, les places et les fontaines, les bords du Rhône et ceux de la Saône, le Vieux Lyon et ses rues pittoresques, les traboules, et.... La gastronomie locale !

Salade lyonnaise

Alors, on commence par une salade lyonnaise, avec un œuf poché qui trône sur un dôme de salade, entouré de petits lardons, de croûtons croustillants, de dés de tomates..


Quenelle

Ensuite, on passe à la quenelle gratinée, toute dorée autour et moelleuse à l'intérieur, avec sa sauce à s'en lécher les doigts ; ou, si on préfère, on peut opter pour un saucisson chaud avec ses lentilles ou un gâteau de foie.

Saucisson de Lyon

Encore un peu de place ? Une cervelle de canut, finement relevée avec herbes et vin blanc ou un beau morceau de saint Marcellin. Et pour faire glisser tout ça ? Eh bien un pot de Mâcon bien frais fera l'affaire !

Cervelle de canut

Les bouchons ne manquent pas, avec leur cuisine des "mères lyonnaises", leur décor pittoresque et leurs serveurs véloces et plein d'humour, mais c'est sûr qu'en sortant de table, on aura bien du mal à grimper à la Croix-Rousse à pied ! Tout juste si on a la force de retrouver l'arrêt du tramway et de rentrer sans se tromper de direction ! 

Mais on reviendra, on est loin d'avoir tout vu, et bien loin d'avoir tout goûté aussi.

23 mars 2015

Elections suite..

On n'aura pas besoin de ressortir sa carte d'électeur dimanche prochain dans mon canton, ça y est, on a notre binôme ! Dès le premier tour. Il faut dire qu'il n'y avait que 4 duos de candidats, pour un canton de 37 communes dont deux villes d'à peine plus de 5000 habitants chacune. Une zone essentiellement rurale donc, où les gens se connaissent et connaissent leurs élus. Sur les 4 binômes qui se présentaient, l'un d'eux était formé de personnalités locales fort connues depuis plusieurs années, et fort appréciées aussi même par des gens qui ne partagent pas toutes leurs options politiques ; des gens que l'on rencontre dans la rue, à la mairie, dans les instances communautaires, à qui on a déjà parlé, à qui on serre la main sincèrement.

Les trois autres duos étaient de parfaits inconnus, n'ayant auparavant jamais mis les pieds dans le canton, ne connaissant qu'à peine le nom des villages et des hameaux où ils n'étaient évidemment jamais allés, parachutés là par leur parti parce qu'il fallait bien des noms... Et le résultat a été sans appel !

Je sais bien que l'on vote pour le parti et ses idées, parce qu'on ne connaît pas toujours l'homme (et la femme), mais la composante humaine est pourtant très importante à la campagne où les gens se rencontrent plus souvent que dans l'anonymat d'une grande ville, mais il n'est certainement pas très agréable d'être envoyé d'office dans un lieu inconnu pour faire du nombre et tenter de fédérer ceux qui ont les mêmes opinions. Pauvres candidats qui se donnent du mal tout en sachant que c'est perdu d'avance ! Enfin, c'est vrai qu'ils le veulent bien...

De toutes façons, à la fin des élections, tout le monde est content ! L'un parce qu'il a fait 0,002 % des voix et qu'aux précédentes, il n'avait fait que 0,001... L'autre parce qu'il n'a pas subi le revers qu'on lui prédisait, le troisième parce qu'il est passé de un point au-dessus de son principal ennemi, et le dernier parce qu'il a quand même eu 1 élu, alors qu'il ne s'y attendait pas. Quant à ceux qui ne peuvent pas nier avoir perdu, eh bien, c'est de la faute de leurs alliés qui leur ont tiré dans les pattes, des électeurs qui sont partis à la pêche à la ligne, ou ... de la météo !! Mais surtout pas de la leur, puisqu'ils sont les meilleurs.. On se marre même si trop souvent on rit jaune. 

21 mars 2015

Brèves de marché

En cette période électorale, on rencontre des candidats sur les marchés venus parler de leur programme et de leurs idées. Dialogue (entendu et à peine modifié..) entre une grand mère et une candidate Ecologie qui distribuait des tracts :

- Bonjour madame, vous connaissez nos propositions ?
- Ah l'écologie, je n'apprécie pas beaucoup vos idées vous savez..
- Oh, comment ça, vous n'êtes pas d'accord pour protéger l'environnement, et laisser à nos enfants un monde plus sûr, plus propre, sans les nuisances et les pollutions dont on souffre actuellement et qui ne pourront que s'aggraver ?
- Mais ça, madame, il fallait y penser avant non ? Vous nous dites qu'il ne faut pas prendre sa voiture, mais un vélo. Songez-vous aux mères de famille qui emmènent leurs jeunes enfants, aux personnes âgées comme moi qui ne risquent plus de faire de la bicyclette, aux handicapés ?
- Oui, évidemment, mais si tous les autres déjà utilisaient moins leur automobile..
- Dans ce cas, il faut faire comme c'était autrefois, qu'il y ait des cars, non, pas deux fois par jour seulement, ça ne sert à rien, mais très fréquents ; il faut arrêter de supprimer les trains sous prétexte qu'à certaines heures ils ne sont pas remplis, parce que moins il y en aura, plus on sera obligé d'utiliser son propre véhicule ; dans les villes, si on veut interdire les voitures, il faudra améliorer grandement les transports en commun, surtout le métro à Paris, avec ses interminables couloirs et ses escaliers qui sont une plaie quand on n'a plus ses jambes de 20 ans...
- Oui, vous avez raison, mais vous savez, l'argent manque... Et l'énergie est si rare !
- Eh bien, commencez par moins chauffer les lieux publics. Quand on pense que dans certains endroits vous tolérez 24° alors qu'on pourrait tout à fait survivre à 19°, et que même le manteau enlevé, on a encore trop chaud. Et si vous voulez que la voiture électrique soit utilisable, il faut commencer par mettre des bornes de recharge partout, sinon, personne ne pourra s'en servir. Et puis, choisissez mieux vos sources d'énergie renouvelables..
- Il y a pourtant eu de gros efforts de faits, les éoliennes pour remplacer la dangereuse énergie nucléaire.
- Ah oui, on a fait de gros efforts... pour détruire l'environnement !
- ??
- Quand on voit certaines perspectives et certains paysages enlaidis par d'affreux moulins à vent blanc qu'on ne voit plus que ça, on se demande quel lobby a pu exiger un tel massacre. Et pour en rester dans l'électricité, qui a pu inventer des ampoules qui coûtent si cher et qui mettent deux minutes à éclairer ? Du coup, comme on n'a plus le choix, on laisse la lumière allumée en permanence, bonjour les économies d'énergie, alors que de mon temps, madame, on apprenait aux enfants à ne jamais laisser éclairée une pièce d'où ils sortaient, maintenant...
- Oui, on a oublié certains principes, c'est vrai, mais dans d'autres domaines quand même, tiens, les produits naturels et...
- Vous êtes jeune, on voit bien que vous n'avez jamais connu les haricots verts pleins de fils qu'il fallait longuement éplucher avant de pouvoir les faire cuire, les lentilles dont il fallait trier les pierres, les melons, provenant pourtant du village d'à-côté, qu'il fallait en acheter trois pour en avoir un de mangeable. Maintenant, avec les bons croisements, et sans doute aussi quelques manipulations que vous désapprouvez, on mange mieux et plus facilement qu'avant.
- Bien sûr, si vous le dites, mais tout n'est pas le résultat d'OGM non plus, lesquels pourtant..
- Allez, à propos de légumes, faut que j'aille faire mon marché, l'heure tourne, et vous avez compris que je ne ferai pas partie de vos électeurs !
- Oui, mais je vous remercie quand même d'avoir pris le temps de me parler.

Ah le dur boulot que celui de candidat à une élection !



19 mars 2015

L'agonie d'un dinosaure


Eh oui, qui peut prétendre ne jamais avoir utilisé Internet Explorer ? Il a été mon premier navigateur, dans sa version 3.2, il y a longtemps, en 1997, quand on utilisait Windows, qu'il était là, et que ça évitait d'aller chercher autre chose... D'ailleurs, réalisait-on qu'il puisse exister autre chose ? Oui, Netscape, mais il fallait l'installer, alors que l'autre était mis, par défaut. Défaut qu'on lui a largement reproché par la suite, jusqu'à un procès mené par un juge fédéral américain d'un côté et la Commission Européenne en... 2009 seulement, exigeant que Microsoft fournisse aussi autre chose, afin que l'utilisateur ait enfin le choix et que l'on ne puisse plus entendre : "moi je clique là, sur Internet" en montrant avec la souris, le logo d'IE en bonne place sur le bureau.

Firefox, né des cendres de Netscape, Opera, puis Google Chrome, sans oublier l'inusable Safari d'Apple se sont mis à marcher sur les plates-bandes de ce pauvre Internet Explorer qui a vu de ce fait fondre ses adeptes comme neige au soleil. D'autant plus, qu'affligé d'un certain nombre de bugs et autres failles de sécurité, il devenait téméraire de s'en servir.

Il paraît que pourtant, ses dernières versions n'étaient pas si mauvaises que ça, mais il n'empêche, le roi auto proclamé est en train d'amorcer sa descente aux enfers. Microsoft lui-même n'y croit plus, et le navigateur fourni avec les versions 10 et 11 de Windows ne s'appelera plus Internet Explorer, signant ainsi la fin d'une longue histoire de mariage forcé et d'amours impossibles !

De toutes façons, il n'y a pas de navigateur idéal, ou alors il en faudrait un différent pour chaque utilisateur. J'en ai utilisé beaucoup, sous Windows évidemment, sous Linux, avec les Macs, et chacun avait des avantages et des inconvénients. Ce que j'aimais bien sous Firefox, Safari ne le proposait pas. Ce que j'appréciais avec Safari, je ne le retrouvais pas dans Firefox, etc.. Enfin, là, j'ai fait des progrès, je n'en utilise plus que deux seulement !! Parce qu'à une époque, j'en avais trois ou quatre, histoire d'avoir toutes les fonctionnalités qui m'étaient le plus utiles, ou de faire des essais quand un site tournait mal sur l'un, afin de vérifier s'il n'allait pas mieux avec un autre.

De toutes façons, le meilleur navigateur est toujours celui dont on a le plus l'habitude, n'est-ce pas ? Ce ne sont pas les fidèles d'Internet Explorer qui me contrediront !! Mais justement, après un long règne pour ne pas dire une longue hégémonie, il va finir sa vie dans les souvenirs des pionniers de Windows et d'Internet. RIP comme on dit....

16 mars 2015

Un concert magnifique



Déjà, dans un fort beau cadre puisqu'il avait lieu dans la collégiale de Vernon, mais aussi par les œuvres présentées et la qualité de leur interprétation.

Trois chorales s'étaient associées avec comme soutien l'orchestre formé par des jeunes musiciens du conservatoire régional. Ces cent-vingt interprètes ont joué et chanté d'abord la Missa Choralis de Frantz Liszt, un peu décevante parce qu'on attendait autre chose de ce musicien, puis le Magnificat de John Rutter, compositeur contemporain (il est né en 1945), que je ne connaissais absolument pas, et qui était remarquable par son harmonie, son originalité, ses sonorités étonnantes, sans oublier une toute jeune soliste dont la voix était si belle ! Comme quoi, la musique actuelle n'est pas toujours inaudible !!

Belle après-midi musicale, et bravo à tous ces musiciens qui ont mis tout leur cœur dans ce concert remarquable.


Au fait, ils seront au Bec-Hellouin le dimanche 22 mars à 15h et à l'église Saint Taurin d'Evreux le 29 mars à 15h30 si vous êtes dans le coin.

15 mars 2015

Les pirates ont de beaux jours devant eux !

Dans un groupe de joueurs sur Facebook, une annonce alléchante de bonus pour le jeu paraissait régulièrement, relayée par certains membres du groupe qui voulaient en faire profiter leurs amis. C'était visiblement une offre bidon, débouchant sur un site payant voire malveillant. L'administrateur du groupe a bloqué le post en question et a averti ceux qui le faisaient circuler. Mais c'est comme dans la vraie vie, les gens lisent en diagonale, ou pas du tout, et plusieurs ont récidivé, ce qui leur a valu l'expulsion du groupe. Surprise d'une participante qui écrit : "petite question..... comment on fait pour reconnaitre une vrai offre d une fausse??? car sincerement je ne savais pas que des fausses circulent"..... Mais non, il n'y a jamais de fausses informations sur Internet, voyons, quand on vous propose un placement au taux de 20%, ou un gain faramineux sur casino.com, ou un logiciel gratuit pour nettoyer votre PC, ou enfin, comme c'était le cas ici, 200 billets gratuits (*) pour un jeu, faut y croire et se réjouir non ?

Naïveté ? Crédulité ? Oui, certainement, mais aussi méconnaissance complète de l'univers de l'informatique et d'Internet. Les ordinateurs sont devenus simples à utiliser, les connexions internet sont partout répandues, tout ça devient aussi banal qu'utiliser sa voiture ou son téléphone à tel point qu'on ne cherche pas à en savoir plus et à comprendre comment tout ça fonctionne, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Bon, en voiture, on le sait, la Prévention Routière le serine sans arrêt ; le téléphone (**), ce n'est guère dangereux, mais il n'en est pas de même pour un ordinateur connecté à Internet.

Déjà il y a les virus, malwares en tous genres, keyloggers, et autres risques divers et variés qui guettent ceux qui cliquent sur n'importe quoi qui clignote ou pas, et qui utilisent un OS vulnérable jamais mis à jour, mais aussi les offres publicitaires multiples qui proposent des gains mirobolants, à croire que plus c'est gros, mieux ça passe ! D'accord, il y a un grand nombre de gens qui se méfient et qui passent leur chemin, mais il y en a toujours pour gober de telles absurdités et pour s'étonner ensuite d'avoir des problèmes...

Comme on a tenté de faire de la pédagogie en direction des jeunes et du harcèlement sur les réseaux sociaux, sans doute faudrait-il aussi en faire vis-à-vis des adultes trop crédules, trop naïfs ou dont la "culture informatique" est insuffisante ? Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir appris tout ça dans un club Microtel !

(*) Les billets sont indispensables pour le jeu, très difficiles et très longs à obtenir, donc, l'offre était particulièrement alléchante évidemment..
(**) je parle du fixe évidemment, un smartphone ça ne fait pas que téléphoner, et là, on revient sur le chapitre Internet. Et encore, si on se met à répondre à tous les coups de fil publicitaires qui vous incitent à venir chercher un cadeau chez le concessionnaire machin, on risque d'y laisser quelques plumes !

8 mars 2015

Coucher de soleil

Avec ce printemps précoce, on jouit d'un spectacle somptueux à la fin de la journée.



7 mars 2015

Un autocar, pourquoi pas ?

Ils ne sont plus comme ça quand même !
Toujours dans le registre des transports, il paraît qu'une nouvelle loi va instaurer des transports par autocar entre les grandes villes de France et donc, pas seulement pour relier deux bourgs dans le même département, comme ça existe déjà, ou pour transporter les écoliers. Ce serait quelque chose qui ressemblerait aux transports internationaux en Europe, genre Eurolines, mais pour l'hexagone seulement.

Pourquoi ne pas prendre sa voiture, pour aller, par exemple, de Paris à Toulouse ? Parce qu'entre l'essence, les radars, les éventuels péages, les limitations de vitesse piégeuses (*), la fatigue... Le train ? L'avion ? Ça va plus vite, mais c'est plus cher, et pour l'avion, faut se rendre à l'aéroport ce qui allonge le temps de trajet (**). Alors, pourquoi pas le car ? L'idée, déjà utilisée dans toute l'Europe, pourrait sans doute être tout à fait adaptée à l'intérieur du pays.

J'ai pratiqué ce moyen de transport, non pas en France, mais entre Cracovie, au sud de la Pologne, et la Normandie et y ai trouvé de nombreux avantages. Déjà, le car est très confortable, sièges inclinables larges, repose-pied, tablette, on est bien mieux installé qu'au milieu d'une rangée en classe économique d'avion. Il y a des toilettes, une vaste soute à bagages, et on voit du pays. Et surtout, surtout, le car est obligé de faire une pause de 20 minutes toutes les trois heures, donc on peut se dégourdir les jambes, se rafraîchir, casser la croûte, etc. même si une pause à 4h du mat' sur une aire de stationnement d'autoroute allemande n'est pas forcément une halte très touristique !! La contrepartie, c'est le temps passé, il avait quand même fallu 23 heures pour faire 1700 kilomètres....

Donc, voilà un moyen de transport peu onéreux, amusant, intéressant par la vue des paysages traversés, mais réservé à ceux qui ont le temps, dont les déplacements n'ont pas lieu que pour un court week-end ; pour des retraités par exemple, ou pour des étudiants au seuil des grandes vacances, ou enfin pour ceux qui ont horreur de rester assis à la même place pendant de longues heures donc pas seulement pour les pauvres, comme aurait dit le ministre !

(*) Autoroute = 130, mais là, pendant 500m c'est à 110. Départementale = 90, mais là, avant le virage, c'est à 70, puis à 50 très vite puisqu'on a passé le panneau de la commune même si on est encore en plein champ .... 
(**) Bien sûr qu'il faut aussi aller à la gare pour prendre le train, mais les gares sont habituellement en centre ville, pas en périphérie (sauf certaines gares TGV qui sont au milieu de nulle part), et on a pris comme exemple Paris - Toulouse, pas Le Lourou Béconnais - Toulouse !! 

6 mars 2015

SNCF et rapports humains

Conduire une automobile étant devenu, dans notre vieille Europe aux routes étroites et aux parkings rares et exigus, une pénible nécessité plutôt qu'un plaisir, dès que je veux aller plus loin qu'autour de chez moi, je prends le train (*). Bien entendu avec la carte Senior, faut bien que l'âge ait quelques avantages ! Donc, je reçois régulièrement des informations de la SNCF concernant la carte voyageurs qui va avec, et qui permet des réductions sur les voyages en plus de celles obtenues avec la dite carte senior.

Dernier mail en date : "Nous constatons que vous n'utilisez pas Internet pour acheter vos billets, pourquoi ? "

Pourquoi ? Mais c'est très simple, parce que les employés de la gare voisine sont très aimables, toujours conviviaux, de bon conseil, et que c'est un plaisir d'avoir affaire à eux ! Ce sont eux qui font les recherches pour voir, par exemple, quel TGV est le plus pratique aux heures qui me conviennent, et le moins cher ; ce sont eux qui proposent différents types de place à choisir, qui s'occupent de l'éventuelle location de voiture à l'arrivée.

Pour les trajets TER ou Intercités, prendre son billet sur Internet n'est pas très pratique non plus, on est obligé d'indiquer le train que l'on veut emprunter, ce qui est contraignant parce qu'on ne sait pas forcément à l'avance à quelle heure on va rentrer de Paris, par exemple.

D'accord, il faut prendre sa voiture pour aller à la gare et on risque d'y faire la queue. Mais on peut en profiter pour faire d'autres courses, afin de rentabiliser le déplacement, et bien choisir son heure pour ne pas attendre ni encombrer les pauvres gens qui prennent leur billet pour aller au boulot.

Sauf que tout ça, je n'ai pas pu le leur dire, parce que leur formulaire ne le permettait pas, comme quoi, les nouvelles technologies c'est souvent moins souple que les simples rapports humains ! (**)


(*) L'avion si c'est encore plus loin, évidemment...
(**) Quand on voit le nombre d'heures que je peux passer devant mon ordinateur et sur Internet dans une journée, on ne peut vraiment pas dire que je sois technophobe..

2 mars 2015

Sic transit gloria mundi


Ah ça fait savant non, de donner un titre en latin, surtout quand on ne l'a jamais appris, mais la phrase est connue, même des non latinistes.

Or donc, autrefois, il y avait un éditeur de logiciel, créateur de système d'exploitation qui dominait le marché de l'informatique, c'était Microsoft et son emblématique patron Bill Gates. Tout ordinateur était vendu avec Windows pré-installé, et ses multiples déclinaisons avaient tellement bien inondé le marché que la majorité des utilisateurs (*) ignoraient qu'il puisse exister autre chose. Un traitement de texte ? Ça ne pouvait être que Word que l'on achetait ou que l'on piratait, on ne connaissait rien d'autre, c'était un standard, on n'avait pas tellement le choix non plus. Certes, il y avait deux marginaux : Apple qui détenait un peu plus de 10% des ventes d'ordinateur avec son OS personnel et ses machines réputées élitistes ; et il y avait les distributions Linux, réservées à l'époque à quelques geeks qui n'hésitaient pas à installer leur OS eux-mêmes et à bricoler pour faire ce qu'ils voulaient, mais les deux restaient très loin derrière.

Et le temps a passé, le monde a évolué, Internet s'est répandu dans le grand public, et Microsoft, bien solidement campé sur ses positions hégémoniques, n'a pas vu le vent tourner. Les erreurs sont arrivées, Vista déjà, qui était prévu pour des machines que les gens n'avaient pas encore, qui a été un gros échec, puis d'autres évolutions de Windows, toutes décevantes aux dires des usagers qui se sont accrochés à leur vieil XP ; Internet Explorer qui laissait passer toutes les scories envoyées sur la Toile et qui a fini par se faire largement doubler par ses concurrents ; les logiciels de bureautique alternatifs et gratuits ont séduit et....

... Google était en embuscade ; subrepticement, il s'est glissé dans la cour des grands, profitant de l'engouement pour les smartphones et les tablettes, proposant une alternative à Apple qui pavoisait avec l'Iphone et l'Ipad, les deux apportant un système d'exploitation stable, une multitude d'applications simples, attrayantes et très souvent gratuites... Microsoft a fini par réaliser que, pendant qu'il s'escrimait à corriger les bugs de Windows et à tenter de vendre des licences de sa suite bureautique, les deux autres l'avaient largement devancé. Raté pour lui le marché des OS pour téléphones mobiles et tablettes, et c'est dur de passer au troisième rang quand depuis si longtemps on caracolait en tête !

Le monde va vite, surtout le monde de la technologie, quand on se repose un peu trop longtemps sur ses lauriers, que l'on se croit incontournable, que l'on en profite largement, se gaussant des injonctions et autres règlements, on se fait doubler parce qu'on avait oublié qu'il existait des concurrents.

Microsoft n'est pas mort, son nouveau patron, Satya Nadella, qui a remplacé Steve Ballmer est plein d'idées nouvelles. Et qui sait, dans quelques années, un nouveau venu va peut-être se glisser par l'embrasure de la fenêtre et bousculer Monsieur Apple, et Monsieur Google qui ne l'auront pas vu arriver...


(*) Je parle d'ordinateur personnel, à usage domestique, pas des systèmes professionnel des entreprises, lesquels pouvaient être différents, ou, si ils fonctionnaient sous Windows, embarquaient des logiciels spécifiques. 


1 mars 2015

Mars

Pour inaugurer le nouveau mois, quelques images de la planète Mars, prises bien sûr par les petits robots de la NASA.




21 févr. 2015

Photos

Il y a des photos que l'on aimerait avoir faites tant elles sont réussies, à tel point que ce sont de véritables œuvres d'art. En voici deux qui, en plus, montrent des endroits que j'aime beaucoup. Et même si Photoshop ou Gimp sont passés par là, ça n'ôte rien à leur qualité. Celle du Montana appartient à Jeff Krause, par contre, celle de Monument Valley, je l'ai trouvée sur National Geographics, et en ignore l'auteur. Qu'ils soient félicités tous les deux.




Bon, la dernière, c'est moi qui l'ai prise de ma fenêtre, à 18h un soir ensoleillé de février, parce que je trouvais que le ciel et la lumière étaient magnifiques. Et elle n'est pas passée par Gimp !


20 févr. 2015

Le poids des mots

Lu dans un tweet d'un quotidien national ce matin :

Circulation : ceux qui partent au ski vont encore vivre un calvaire

Qu'est-ce qu'il ne faut pas lire tout de même !! Un calvaire, et quoi encore ? Des chrétiens décapités d'un côté, des massacres de populations entières de l'autre, des villes bombardées du troisième, des enfants morts de famine... Et les vacanciers de février qui sont bien assez vivants et assez riches pour partir faire du ski vivraient un calvaire ??? Un peu de pudeur messieurs les journalistes... Si ces gens là ne supportent pas de faire des heures de queue sur l'autoroute, de dépenser des fortunes en péage et en carburant, de risquer leur vie éventuellement, ils n'ont qu'à rester chez eux, personne ne les oblige à aller se casser une jambe à des kilomètres de leur domicile ! Ils peuvent aussi prendre le train, non ? Ah ça coûte plus cher à quatre que la voiture ? Certes, mais sauf accident rarissime, on est au moins sûr d'arriver entier, et on peut même se payer le luxe de boire du vin en mangeant, puisqu'on ne conduit pas le TGV. En plus, pas de mouvement d'humeur des cheminots de prévu..

En fait, c'est peut-être plus grave que ça. De nos jours, on est bombardé d'informations, inondé, submergé, par tous les moyens, radio, télé, internet, presse papier, etc. et du coup, tout est mis sur le même plan, les choses très graves comme les faits-divers, les génocides comme les meurtres isolés, les actions des dictateurs comme celles des starlettes. On n'a plus le temps d'analyser ce flot continu et ininterrompu, de trier, de réfléchir, on avale, on ingurgite, on est gavé et du coup, on devient indifférent à tout, ça glisse, ça perd toute valeur.

Et c'est ainsi qu'on parle du "calvaire" que vont vivre ces pauvres gens victimes de la crise sans doute, qui partent dans leur voiture passer une semaine aux sports d'hiver englués au milieu de milliers d'autres qui en font autant et qui protestent que c'est vraiment.... Un calvaire d'endurer ça !

19 févr. 2015

Porter un foulard ?


Autrefois, pendant la préhistoire, c'est-à-dire dans les années Soixante, les femmes portaient un foulard sur la tête, c'était la mode. Il pouvait être en pure soie de chez Hermès, ou n'être qu'un simple carré de coton. On le nouait sous le cou, ou on le croisait pour le nouer derrière afin d'y enserrer les cheveux. On en avait plusieurs, que l'on assortissait à ses robes. D'ailleurs, à cette époque, les religieuses dans la rue portaient un voile qui cachait leurs cheveux, voire une grande cornette qui ne laissait voir que leur visage. Toujours dans le domaine religieux, les femmes n'allaient à l'église à la messe le dimanche que la tête couverte, d'un foulard, d'une mantille, ou d'un chapeau (alors que les messieurs ôtaient le leur). Tout ça était parfaitement naturel, ne choquait ni n'intriguait personne !

Aujourd'hui, si les religieuses n'ont plus de cornettes, et si on va à l'église tête nue, je me demande si on peut encore se permettre de mettre un foulard pour se promener dans la rue... Et si, en poussant jusqu'à l'absurde, on entre dans un cimetière ou une église avec un foulard, on ne risque pas de voir la maréchaussée arriver en courant pour vérifier si on ne cache pas une bombe sous ses jupes...


Et les cagoules, dont on affublait les enfants pour qu'ils n'aient pas froid en partant à l'école (*) lesquelles, pour certaines, ne laissaient voir que les yeux ça ressemble vraiment à... A quoi d'ailleurs ?

Ainsi va le monde, ce qui était normal devient étrange voire inquiétant un demi-siècle après, de même que ce que l'on pouvait dire naturellement, sans méchanceté ni dénigrement, devient politiquement incorrect. 

(*) C'est vrai que maintenant, ils n'y vont plus à pied, donc, ce n'est plus nécessaire.

14 févr. 2015

IRL or IVL


Il y a la vraie vie, celle que tout le monde connaît ou subit, c'est selon, celle où on mange, on dort, on s'amuse, on s'aime, on bosse, on fait le repassage, on se promène, on voyage, on s'ennuie, on s'engueule.... Et puis, il y a l'autre, celle que l'on vit devant son écran, au milieu de la société virtuelle que l'on a choisie.

Dans la vraie vie, on n'a pas toujours le choix justement, il faut s'adapter aux circonstances, et comme on dit "si on choisit ses amis on ne choisit pas ses frères". Dans l'autre, on fait ce qu'on veut, on choisit ses amis pour jouer ou pour discuter, les réseaux sociaux au sens large du terme (pas seulement Facebook ou similaire, mais aussi les chans IRC ou même Wikipédia) permettent d'avoir une vie sociale virtuelle dont on peut sortir, au gré de ses envies ou de son ressenti, sans créer de ruptures graves ou de déchirures douloureuses.

Mais ça reste une vie factice, on ne se connaît que par pseudos, et s'il arrive que l'on sympathise assez pour avoir envie de se rencontrer en "vrai", et de nouer une sincère amitié qui perdurera (*), la plupart du temps, c'est très superficiel, on s'associe dans un but précis (s'aider sur un jeu, collaborer à un projet) et ça ne va pas plus loin. On rompt le lien quand celui-ci n'est plus utile ou ne convient plus. La Toile est vaste, il n'est pas compliqué d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Si la première (vie) est inévitable, sauf si l'on a des tendances suicidaires, l'autre ne l'est pas et rien n'oblige à s'incruster dans un lieu, même virtuel, où l'on ne se plaît plus !

On remarque aussi qu'on ne se comporte pas de la même façon dans les deux quant aux rapports humains. Sur Internet, on aura plus tendance à tutoyer des inconnus que dans la vie quotidienne, forme de "jeunisme" peut-être ? Et à négliger l'orthographe et la grammaire. Certains, se croyant anonymes, n'hésitent pas à dire des choses qu'ils n'auraient jamais dites en face dans la "vraie vie", ou publient des photos qu'ils n'auraient pas osé montrer à leur patron !!

Par contre, si, IRL, on se met à annoncer aux voisins d'immeuble ce qu'on va faire à manger ce soir, ou si l'on crie un "j'aime" retentissant devant la devanture d'une boutique, ou encore si on demande à ce qu'un ami vienne vite cliquer sur ses confiseries au risque de rater sa mission (**), on risque de finir rapidement à l'asile !!!

Donc, il faut séparer les deux, ne pas se laisser envahir par la vie virtuelle au point de ne plus penser qu'à ça, au détriment du reste, en pistant les points d'accès wi-fi pour pouvoir rester en contact avec sa tribu d'internautes, mais ne pas repousser non plus d'un geste dégoûté ce nouveau monde qui s'offre à nous avec plein de richesses à découvrir, même si certaines peuvent être dangereuses.

En toutes choses faut raison garder n'est-ce pas ? Et avec tout ça, je regarde d'un œil dédaigneux le ménage qui n'est pas fait, et je retourne vite fait jouer sur Facebook, mes amies m'attendent !!!!!


(*) Ou d'y trouver son mari (sa femme), j'ai plusieurs exemples autour de moi.
(**) Ceux qui ne jouent pas ne pourront pas comprendre...

10 févr. 2015

Mes chers documents

Très intéressante étude sur le Figaro Economie concernant les supports de stockage de nos précieux documents, roman en cours d'écriture, photos de famille et de vacances, œuvres artistiques diverses, etc.

Tout le monde fait (ou devrait faire) des sauvegardes systématiques de ses fichiers les plus importants, sur un disque dur externe ? Sur un CD ou DVD ? Sur des clés USB ? Dans le Cloud ? Qu'est-ce qui est le plus fiable de tout ça ? Une panne d'ordinateur, ça n'arrive pas qu'aux autres...

Voyons voir :

* Les disques optiques sont sensibles à l'humidité, à la lumière, aux poussières, leur durée de vie est évaluée à 5 ans pour les CD et 10 ans pour les DVD. Il faudrait donc en dupliquer le contenu régulièrement sur des supports neufs, si tant est que ces supports existent encore quand on voudra le faire, et qu'on aura le lecteur adequat. On se souvient des cylindres pour phonographe enregistrés par Caruso au début du XXe siècle qui ne devaient être sortis de leur coffre qu'au début du XXIe, sans doute a-t-il fallu des techniciens spécialisés pour récupérer leur contenu... Et, plus près de nous, quid de données restées sur une disquette ?

* Les clés USB ? Ça s'égare facilement, et leur durée de vie dépend de la fréquence de leur usage. Si elles sont bien pratiques pour transporter des données, il n'est pas recommandé d'en faire un support de stockage, pas plus que les cartes mémoire ou pire les micro cartes qui seront vite perdues vu leur taille minuscule.

* Un disque dur externe, s'il est correctement utilisés, et surtout si on n'oublie pas d'y sauvegarder ses fichiers (il y a des programmes automatiques sur Mac et sur Windows destinés à cet usage), peut espérer une durée de vie de 5 ans. Là aussi, il faudrait prendre la précaution d'en racheter un neuf régulièrement, surtout s'il s'agit de disques à mémoire flash.

* Tous les stockages en ligne ? S'ils permettent de consulter ses fichiers depuis n'importe quel appareil, ils nécessitent une connexion internet, ce qui n'est pas toujours possible, et reposent sur la confiance que l'on a dans l'organisme que l'on a choisi, dans sa pérennité, dans sa fiabilité, sans parler qu'au delà de 10 Go, ce "garde-meuble" est payant.

Mais, au fait, il existe un support utilisé depuis des siècles, qui, entreposé à l'abri du feu et de l'humidité (comme pour les CDs), peut être relu bien longtemps après, il s'appelle.... Le papier ! Comment aurait-on fait pour voir des cartes postales anciennes, pour lire des manuscrits du XVIe siècle, pour jouer une partition musicale de Mozart ? Et surtout, comment feront nos descendants pour voir nos photos, nos textes et écouter nos musiques si nos traces sont si éphémères ? S'il est indispensable d'avoir, pour le faire, des outils qu'ils n'ont plus, alors qu'avec deux yeux, et deux oreilles, ce dont tout humain est pourvu à la naissance, on s'affranchit de toute technique !!

Avec tout ça, par exemple, mes photos les plus précieuses sont sur l'ordinateur, sur le disque dur externe, sur des CDs, certaines dans le Cloud par l'intermédiaire des blogs, et..... dans un album (imprimées sur papier par un professionnel) ! Et que croyez vous que je regarde le plus souvent ???

8 févr. 2015

Manque de ressources ?

Une capture d'écran de Super City où tout bouge, le dragon qui saute, l'usine qui tourne, le jet d'eau qui jaillit, les bonshommes qui se promènent, etc...... 

Non, il ne s'agit pas de la paupérisation des classes moyennes, domaine qui me dépasse largement, mais (encore ?) d'une histoire de jeu.

On sait bien que ce sont les "gamers" acharnés qui ont besoin d'un ordinateur au top niveau pour pouvoir jouer à leurs jeux préférés confortablement, mais on pouvait penser que les petits jeux sur Facebook qui se jouent depuis le navigateur n'avaient pas besoin d'autre chose que d'une machine "ordinaire" et d'une connexion internet tout aussi ordinaire. Eh bien, que nenni !

Si la plupart des jeux type "match 3" ou "Bubbles" divers n'ont guère besoin de plus qu'un Adobe Flash Player à jour, ce qui n'est pas très compliqué (*), il y a d'autres jeux très gourmands en ressources qui posent problème à quelques joueurs. Par exemple, Super City, avec ses extraordinaires graphismes, ses animations partout (ah le dragon rose qui bat des ailes, les mammouths qui saluent, les petits bonshommes qui s'agitent, les usines qui tournent, l'eau qui coule...), demande une carte graphique qui supporte tout ça (et tout le reste à l'avenant), surtout quand une ville est bien remplie dans toutes les zones.

Or, dans ce jeu, on va visiter ses "amis", pour récolter des objets, de l'énergie, et pour les aider aussi, et il faut beaucoup d'amis pour progresser, ce qui fait beaucoup de visites à effectuer. Si chaque ville met un temps fou à se charger, voire ne se charge pas du tout si les "amis" sont déjà bien avancés dans le jeu, les autres joueurs sont frustrés, et ne comprennent pas ce qui se passe.

Il faut dire que, pour bien des gens, un ordinateur, c'est un ordinateur, et s'il est moins cher que celui d'à-côté, pourquoi prendre le plus cher ? Qu'est-ce qu'il a dans le ventre ? Oh là là, j'en sais rien, et je m'en fous, je n'y connais rien et du moment que ça marche... S'il y a des bugs, c'est la faute du jeu, de Facebook, du Gouvernement, mais pas de ma machine (**) !

Je me souviens de Sim City 4, sorti alors que l'ordinateur qui pouvait le faire tourner avec tous ses détails n'existait quasiment pas encore, dans lequel il m'avait fallu désactiver des tas d'options pour pouvoir jouer correctement, et attendre d'avoir changé de machine pour tout voir. Concernant Super City, l'Imac tient la route et je n'ai pas particulièrement de problèmes pour charger même les villes les plus peuplées. Il y a toutefois un imperceptible ralentissement quand je vais visiter des amis au-delà du niveau 80, mais pas rédhibitoire. Mais je me doute que sur une machine plus ancienne, ce soit la galère. Et on comprend pourquoi chez certains, le jeu bugge ou pire ne se charge pas du tout.

Allez, il reste plein de jeux jouables en ligne sur n'importe quelle machine (***), avec n'importe quel type d'ordinateur, et puis, on peut aussi jouer à d'autres choses, créer des images, des textes, apprendre des langages de programmation, visiter des sites sans Flash, discuter sur IRC... On ne s'ennuie jamais en compagnie d'un ordinateur !


(*) Encore que sur la tablette, je sois infoutue d'upgrader le dit Flash Player sur Androïd.... J'sais pô l'faire :(
(**) Ce qui n'est pas faux d'ailleurs, programmation trop gourmande en ressources ?
(***) Faut quand même éviter de ressortir un Pentium sous XP, là, ça risquerait de pas fonctionner du tout.



7 févr. 2015

Moi bien écrire la france

Pourquoi écrit-on si mal "sur" Internet ? Parce qu'on participe à tout avec le clavier aussi tactile que minuscule de son smartphone sur lequel il n'est pas facile d'écrire vite et bien ? Parce qu'on veut justement aller trop vite et peu importe si c'est pas correct ? Parce qu'on s'en fout complètement ? Parce que, de toutes façons, on ne connaît ni l'orthographe ni la grammaire qui ne sont plus des priorités ?

Un peu tout ça sans doute. Si on peut comprendre des lettres oubliées, tout le monde n'a pas un CAP de dactylo, écrire je voudraiT au lieu de je voudraiS n'est pas plus long ni plus compliqué, mais sans doute ne voit-on pas la différence.. Et c'est grave.

Quelques exemples :

* je voudrait dir un grand merci a tout ce qui donne un coup de mian car c est agreable d avoir des personne sur qui on peut conter

* Une salle de bain avec baignoire , avec arriver et sortie d'eau pour machine à laver, WC séparer. Un sas d 'entrer avec un placard

* mon fils qui a otite et fin d'engine

* merci pour votre aide hier pour mes 2 centres commercial

Je précise qu'il ne s'agit pas de phrases écrites par des jeunes abandonnés de la banlieue, ni par des non francophones, mais par des personnes largement adultes et a priori tout à fait classiques socialement. Peut-être qu'elles ont toujours écrit comme ça, mais ça ne se voyait pas, parce qu'en fait, avant Internet, pour communiquer, on parlait plus qu'on n'écrivait, et comme on prononce pareil voudrais et voudrait, peu importe comment elles concevaient cette conjugaison. Maintenant que l'on s'exprime par écrit sur les forums, les réseaux sociaux, les blogs, les sites d'annonce, etc. ça devient flagrant, et souvent pénible quand on doit lire tout haut pour comprendre ce qui est exprimé.

Mais surtout, c'est inquiétant, ou alors c'est que je fréquente surtout des gens atteints de dysorthographie profonde !!!

On peut quand même écrire en langage "parlé" comme sur IRC, et le faire sans martyriser la langue française, et écrire mdr sans penser que ça veut dire mord de rire...

Ou alors faire comme les Américains que ça ne dérange pas d'écrire :

Trailers 4 rent pour remorques à louer
Ped X Ing pour passage piéton (pedestrians crossing)
X Mas pour Christmas

Mais est-ce un exemple à suivre ?

Eh, il y a combien des fautes dans ce billet ?? Parce qu'on en fait tous, des fautes, le français est une langue compliquée...

4 févr. 2015

Un moment de pur bonheur


La radio de ma voiture est bloquée irrémédiablement sur France-Musiques, et même si je ne suis que des bribes d'émission, selon la longueur de mon trajet, j'ai toujours plaisir à écouter des musiques que j'aime, à découvrir des morceaux que je ne connaissais pas, ou à apprécier (ou pas) différentes interprétations.

Il arrive aussi que j'ai envie de m'arrêter sur le bas-côté de la route pour savourer une musique extraordinaire, et c'était le cas hier soir, mardi 3 février, vers 21h. Déjà je ne connaissais pas cette œuvre, et, ayant pris l'émission en marche, je ne savais pas de quoi il s'agissait, ensuite, j'ai failli m'arrêter pour ne faire qu'écouter...

Comme ce n'était pas possible, j'ai profité de la facilité que donne France-Musiques pour réécouter les émissions passées, et j'ai découvert qu'il s'agissait des Vêpres à la Vierge de Monteverdi, concert donné par l'ensemble Oltremontano et le Ricercar Consort, dans la cathédrale de Bâle en août 2013.

Exceptionnel, écoutez plutôt, et dépêchez-vous, vous avez jusqu'au 5 mars 2015 pour le faire sur France-Musiques .

31 janv. 2015

Il était une fois.... Le Train Bleu

Imaginons... En 1900, quand, de beaux messieurs et de belles dames partaient passer l'hiver sur la Côte d'Azur, avant de prendre le train à la Gare de Lyon, accompagnés de leurs domestiques et de leurs malles, venaient dîner au restaurant Le Train Bleu... Là, au milieu d'un décor de fresques ensoleillées leur donnant un avant goût de leur prochain séjour, sous les dorures et les angelots en stuc, assis sur des banquettes aux cuivres étincelants, devant leurs tables nappées de coton damassé d'un blanc immaculé, ils dégustaient quelques mets fins égayés de bonnes bouteilles.

Maintenant, en trois heures d'horloge, on arrive à Marseille par le TGV, et on roule sa valise soi-même le long du quai, mais... On peut toujours aller manger au restaurant célèbre de la gare de Lyon, monument historique qui plus est, le Train Bleu. Une grande variété de menus est proposée, du plus modeste, un plat et un café, au repas dégustation de fête tout au Champagne. On sera assis sur des banquettes confortables, et on n'aura plus assez de ses deux yeux pour regarder à la fois le décor extraordinaire, le contenu de son assiette, et les mouvements des gens et des trains sur les quais de la salle Méditerranée.

C'est vrai que ce ne sont pas les mêmes prix que dans les brasseries alentour, mais ce n'est pas le même type de restauration non plus, et si ça ne peut pas devenir la cantine habituelle chaque fois qu'on prend le train à la gare de Lyon, pour d'évidentes raisons, c'est bien agréable d'y aller de temps en temps et de voyager ainsi dans le temps, celui de la Belle Époque.