8 sept. 2015

N'importe quoi !

Les fabricants de matériel électronique ont observé que 25% des internautes français avaient plus de 55 ans, et se sont dit qu'il fallait concevoir du matériel pour eux, puisque, c'est bien connu, les seniors ne comprennent rien à tout ça, à peine s'ils savent utiliser leur mobile, et encore uniquement pour téléphoner aux numéros que leur petit fils a entré dans le répertoire.

Donc, il leur faut quoi aux vieux ? Une tablette simplissime d'emploi pour pouvoir échanger des messages et des photos avec leur famille, sans manœuvres complexes, ils pourraient tout détraquer, avec de gros boutons bien visibles : Internet, Messages, Photos, Actualités, parce qu'ils pourraient se tromper et ne plus savoir où chercher, avec quelques jeux simples pré-installés pour entretenir leur mémoire, et un dossier où toutes les photos automatiquement téléchargées seraient rangées. Et pour compléter le tout, certains fabricants proposent aussi une mise en service payante, et une assistance tout aussi payante ...

Ce qui veut dire, en résumant, que passé un "certain âge", on est totalement incapable d'utiliser seul du matériel ordinaire ! Oui je suis payée pour savoir que plus on vieillit, plus on apprend lentement, et moins vite on mémorise, mais tout de même, tous les gens de plus de 60 ans ne sont pas tous séniles ! Certains ont même utilisé l'informatique pendant de nombreuses années dans leur vie professionnelle, et d'autres, même, ont appris à utiliser un ordinateur quand leurs petits enfants, vous savez, ceux qui ont 14 ans et qui savent tout en informatique, n'étaient pas encore nés..

Et les plus jeunes, ceux qui n'ont soi-disant pas besoin de matériel adapté, vous croyez qu'ils ne patouillent pas aussi pendant quelques temps avant de bien comprendre le fonctionnement de leur tablette ? Ne serait-ce pas plutôt aux constructeurs et développeurs de système d'exploitation, de faire un effort pour améliorer l'ergonomie de leur système ? Pourquoi Apple a tant de succès dans ces objets pourtant bien plus chers que les autres ? Pourquoi Google a fait un tabac en adoptant Androïd alors que Microsoft rame encore derrière ?

Quand on veut vraiment faire quelque chose, on y arrive, même après 60 ans, même si c'est un peu plus long que quand on en avait 30.. Mes copines de jeu, qui ont entre 50 et 75 ans en moyenne, n'ont aucun mal à utiliser Facebook, même si elles ont parfois des soucis pour mettre à jour Flash Player, ou peinent avec une carte graphique insuffisante. Peut-être que justement, l'interface a été particulièrement bien conçue ? Ou qu'elles ont fait l'effort, pas bien grand, de s'y mettre ?

Le cerveau n'est jamais aussi performant que quand on le fait fonctionner, donc, apprendre quelque chose de nouveau, le mettre en pratique, n'est-ce pas utile à tout le monde et justement encore plus au seniors ? Ce serait en tous cas plus positif, et moins stigmatisant (mot très à la mode), que de partir du principe qu'ils sont trop vieux pour comprendre quoi que ce soit aux nouvelles technologies, et de leur faire acheter (bien plus cher que le matériel le plus courant) des outils soi-disant adaptés ?

Oui, je fais partie des seniors, plus près des 70 que des 50 d'ailleurs, pourquoi ?? :-) 

7 sept. 2015

Ombres et lumières

Le matin, quand il fait beau, à l'entrée de l'automne, il y a de beaux effets d'ombre et de lumière dans le jardin. Contraste important entre le soleil "cru" et la couleur sombre des branches et des feuilles. Avec en plus, l'herbe reverdie par la pluie, toute piquetée de petits cyclamens sauvages qui poussent tout seuls et essaiment partout.




3 sept. 2015

La tentation rôde


Il y a dans Paris, et dans d'autres grandes villes aussi, des lieux de perdition dans lesquels on entre l'œil brillant et les mains tremblantes. On arrive, on se faufile dans la foule de ceux qui sont déjà là, et on s'arrête, pour mieux voir tout ce qui entoure et qui fait déjà saliver de désir.

Puis, on regarde les affiches, les pancartes, et on se dirige doucement vers les objets de la convoitise, on s'approche et on tend le bras et on l'attrape ! Oui, le premier, celui qui a attiré l'œil en priorité. On l'ouvre délicatement, puis on le retourne, puis, on le regarde lentement avant de se le glisser sous le bras ou de le reposer sur sa pile. Mais pendant qu'on en tenait un, les autres attirent aussi l'attention, on tourne la tête, on en découvre encore, on ne sait plus où regarder...

Mais c'est que derrière il y en a d'autres, et en face aussi, et plus loin encore. Le bras gauche, coude fléchi, commence à peiner, tandis que la main droite s'affaire à en soulever un autre pour regarder le prix.. La tentation s'accroît tandis que dans le sac, la carte de crédit commence à trembler. Et là, celui-là que je cherchais depuis un moment... Allons, c'est pas trop gros, pas trop cher, on peut se laisser aller... Le biceps gauche se tétanise de plus en plus.

Un dernier regard, un tout dernier, des regrets plein les yeux, des volumes plein les bras, on se dirige vers la caisse (*). La carte bleue soupire en se glissant dans la fente, on détourne le regard des chiffres verts qui sont affichés, on tape son code les yeux baissés, on range le tout dans un sac et .... On ahane tout au long du chemin pour retourner à la gare St Lazare avec le métro (ou ses pieds si on a choisi la FNAC qui est juste en face), parce que les livres, qu'est-ce que c'est lourd !!

En plus de la FNAC qui est en point de mire quand on sort de la gare, il y a aussi Gibert Jeune près de la Seine et ses étalages extérieurs à si bas prix qu'on prendrait bien tout, ou encore La Procure, en face de Saint Sulpice où il n'y a pas que des livres religieux, loin de là, et tant d'autres encore... La tentation est partout !

(*) Maintenant, on trouve des caisses sans caissières : des automates sur lesquels on scanne les livres achetés, qui font le total et vous invitent à insérer votre carte de crédit. On n'arrête pas le progrès... Et le chômage non plus...

2 sept. 2015

Le château de Vincennes


Au bout du monde ? Pas tout à fait, mais tout au bout de la ligne 1 qui a la courtoisie de vous débarquer juste devant l'entrée. On passe sur le pont levis qui surplombe de profonds fossés, et on arrive... Sur une immense esplanade bordée de bâtiments militaires du siècle dernier (l'un d'eux est intitulé "harnachement" et est daté du XIXe siècle). C'est si grand que l'on a du mal à voir la pancarte indiquant la billetterie qui jouxte le magasin de souvenirs.

Ensuite, on continue la marche à pied jusqu'à la Sainte Chapelle, en cours de restauration, mais l'intérieur est tout à fait accessible, tout propre, tout blanc. Quand on pense qu'à l'époque, l'intérieur des églises, et l'extérieur aussi d'ailleurs, était polychrome... Pour ce qui concerne l'extérieur, il y a d'excellentes reconstitutions des couleurs d'avant par laser à Amiens, ou à Poitiers, par exemple. Mais revenons à Vincennes.

En face de la Sainte Chapelle, il y a le donjon, précédé du châtelet. On accède au donjon par un premier pont levis, et on circule dans les pièces qui ont servi tour à tout de salle du conseil, de chapelle, de salle des gardes et même, plus tard, de prison. Dans la tour du châtelet, il y a le cabinet de travail du roi, avec sa haute cheminée et ses ogives. Là, la préposée vous prête une tablette où a été reconstituée cet endroit en réalité augmentée, et, en la déplaçant le long des murs et en direction du plafond, on peut voir comment c'était au XIVe siècle : lambris sur les murs pour la chaleur, plafond polychrome à dominante de rouge et de bleu, meubles, etc. Belle idée qui mériterait d'être reprise dans bon nombre de lieux historiques !

De la terrasse du châtelet, on a une très belle vue sur Paris d'un côté, et le bois de Vincennes de l'autre.

L'endroit est paisible, les visiteurs ne se bousculent pas et ne font pas la queue, la boutique de souvenirs est riche d'excellents ouvrages sur le Moyen-Âge et autres, et en plus il n'y a pas de portiques ni de vigiles qui fouillent les sacs ! Donc, promenade reposante et intéressante.


Le chemin de ronde

Les ogives de la salle des gardes du donjon

Les vitraux de la Sainte Chapelle
L'oratoire de la reine dans la Sainte Chapelle


26 août 2015

Communautés et groupes


Non, ce n'est pas un sujet religieux, ni politique, il s'agit seulement des communautés de joueurs sur Facebook. La plupart des jeux proposés sont basés sur les "amis", avec lesquels on échange des objets pour avancer dans le jeu. Donc, il faut trouver des "amis" pour pouvoir jouer. Comment ? Le mieux est de s'abonner à des groupes de joueurs. Chaque jeu en comporte plusieurs, puisque leur création est tout à fait libre. Donc, un joueur particulièrement assidu va créer un groupe, auquel Facebook, toujours à l'affût de ce que vous faites, vous proposera de vous abonner.

On va sur la page du groupe qui intéresse, on regarde les gens qui en font partie, on y voit des personnes que l'on croise sur le jeu, on demande à s'abonner, et l'administrateur vous accepte (enfin, j'ai toujours été acceptée..). Une fois que vous en faites partie, vous avez accès à différentes rubriques, des trucs et astuces, des annonces sur l'évolution du jeu, des noms de gens qui recherchent des "amis", auxquels on peut se joindre.

Ensuite, on reçoit les notifications des membres du groupe, et celles des personnes qui vous ont demandé comme "ami" et dont vous avez confirmé la demande. Alors, on se dit bonjour le matin, bonne nuit le soir, on apprend qu'une telle est malade et ne peut pas jouer, qu'une autre est partie en vacances (on voit des photos), ou que sa fille a eu un bébé (on voit des photos aussi...), ou encore que son chien s'est blessé en promenade ! Si on fait partie de plusieurs groupes, on a de quoi lire !!

De son côté, on peut demander par ce biais aux "amis" des objets dont on a besoin, signaler une astuce qui n'a pas encore été vue, râler aussi après ceux qui ne font pas ce qu'on veut, ou plaisanter sur n'importe quel sujet si on le souhaite. La plupart des personnes qui jouent ensemble ne se connaissent pas et ne se rencontreront jamais, mais il se noue toutefois une certaine complicité ou familiarité avec quelques uns, ce qui humanise toute cette virtualité.

Récemment (*), j'ai découvert un nouveau jeu de survie sur une île déserte, Coral Island, où il faut fabriquer de la nourriture, ramasser des bananes, couper du bois, et j'ai vite vu que je n'avais pas assez d'amis pour pouvoir jouer confortablement. Je me suis donc abonnée à un groupe de joueurs francophones (plus pratique pour discuter), et ai demandé des "amis". En une soirée, j'en ai eu une cinquantaine, à tel point qu'il m'a fallu arrêter de confirmer les nouvelles demandes qui pleuvaient ! Et là, ça va bien, je récolte des objets chez eux, ils en récoltent chez moi, j'envoie des cadeaux, ils m'en envoient, et le jeu avance bien.

Tout est bien dans le meilleur des mondes ? Pas toujours... Il y a comme dans la vraie vie de somptueuses querelles, dans le genre "si tu ne cliques pas sur mes cœurs, je te supprime", ou encore "dix fois que je demande des lianes, et personne ne m'en donne, j'en ai marre, je me casse", des mauvais joueurs de mauvaise foi, des profiteurs, des gens qui jouent perso, mais le gros avantage c'est que quand quelqu'un vous déplaît, on peut le supprimer de la liste de ses amis, et on n'entendra plus jamais parler de lui.. Ce qui n'est pas possible IRL, n'est-ce pas ?

En tous cas, ce monde virtuel est distrayant, on ne le soupçonnait pas il y a 20 ans. C'est un autre monde, une autre sphère d'activités, une vie parallèle... Qui a une certaine tendance (perverse ?) à largement empiéter sur la vraie vie !

(*) Bien sûr que je joue toujours à Supercity, mais comme l'été, il n'y a pas de nouvelles missions, c'est moins prenant, et on a le temps d'aller voir ailleurs. 



18 août 2015

Longs courriers et vols longs

Cabine classe affaires

La compagnie aérienne Emirates a annoncé qu'elle ouvrait un vol direct entre Dubaï et Panama, et que ce serait le plus long vol sans escale du monde, soit 17 heures.

Actuellement, les vols les plus longs sont :
* Dallas (Texas) --> Sydney (Australie) = 16h 55
* Johannesburg (Afrique du Sud) --> Atlanta (USA) = 16h 40
* Dubaï --> Los Angeles = 16h 35

17h dans un avion..... Même si la compagnie Emirates est réputée pour le confort des passagers, ça fait quand même bien long, surtout en classe économique, si en plus on est au milieu d'une rangée ! Le tout sans bouger, ou alors a minima sous peine de cogner dans ses voisins. Sans doute est-ce un peu mieux dans les classes intermédiaires, genre "confort" ou "premium", mais ça doit quand même être interminable. Enfin, il faut se dire que pour aller de Dubaï à Panama, il faut être un homme d'affaire (quel touriste serait amené à faire ce périple ??) et que celui-ci peut voyager dans la classe du même nom, puisque c'est sa boîte qui paye, et qu'il pourra au moins déplier ses jambes !

Il avait été question à une époque, d'aménager l'Airbus A 380 avec des escaliers, des boutiques, des endroits pour se détendre et changer de position, mais j'ignore si une compagnie a choisi ces options. J'ai pris une fois un Airbus A 380 (d'Air France), que j'ai trouvé particulièrement silencieux, mais je n'ai rien vu qui pouvait ressembler à une zone de loisirs (*) !

Les vols les plus longs que j'ai pratiqués allaient à Buenos Aires (13h 30), ou en Afrique du Sud et à San Francisco (11h), le nombre d'heures passé dans l'avion sont d'ailleurs variables, parce que si le temps de vol est à peu près constant, entre les attentes au décollage où on fait la queue sur la piste, et l'atterrissage où il arrive qu'on tourne longuement avant de se poser, et que l'on attende ensuite qu'une porte de débarquement se libère. Donc, quand on sort de l'appareil, que l'on prend un "tuyau" pour arriver à la zone des bagages et des formalités douanières, on a les jambes à la fois raides et flageollantes !!

Quand c'est possible (ou quand c'est inévitable), c'est nettement plus agréable de scinder le vol en deux étapes, avec deux ou trois jours d'arrêt entre les deux. Pour l'Alaska, c'est bien d'arriver d'abord à Chicago (9h de vol), d'y rester quelques jours, et de repartir ensuite pour Anchorage (7h de vol), d'ailleurs, il n'y a plus de vol direct depuis qu'Aeroflot a cessé de les assurer (**). Mais pour Buenos Aires, par exemple, comme on ne peut pas se poser en plein Atlantique et repartir ensuite...

En fait, quand on voyage dans les autocars qui traversent l'Europe, on reste bien plus longtemps dedans, 23h pour aller de Cracovie à Paris... Mais c'est très différent. Déjà, on est très confortablement assis, avec repose pieds, et sièges larges, et surtout, pour des raisons de sécurité, on s'arrête 20 minutes toutes les 3 heures (c'est une obligation pour le chauffeur), ce qui permet de faire le tour du car en petite foulée, de bouger ses bras, ou de boire un coup sans éborgner le voisin. Mais le temps n'est pas le même, il faut à peine trois heures pour aller en avion de Cracovie à Paris... Là, il en faut 20 de plus...

Quant au train, avec les TGV on perd la notion des distances, tout du moins en France et dans le voisinage immédiat. Du coup, quand la liaison existe, le train est souvent préférable à l'avion, plus facile d'accès (faut y aller à Roissy, et même à Orly alors que la gare de Lyon est à une encablure de métro), et voyager en première classe quand on est senior (avec la carte qui va avec), ne grève pas le budget comme de choisir une classe affaire en avion ! (***).

D'aucuns diront qu'on peut aussi rester chez soi...

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.

En remplaçant la douceur angevine par la douceur normande !


Cabine classe économique
(*) Si, justement Emirates propose un coin bar, des douches, et autre connexion wi-fi, mais pour les passagers en classe Affaire ou en Première seulement, en fait, ceux qui ont le moins besoin de changer de position.....
(**) C'est mieux pour la sécurité, parce qu'Aeroflot.... 
(***) Oui, je sais, le TGV ne va pas encore au Cap ou à Anchorage !

15 août 2015

Amazon..... Never more !

J'avais envie d'un livre et décide de le commander chez Amazon, oubliant qu'il y a quelques temps déjà, j'avais eu des soucis avec la livraison. Eh bien, bis repetita...

La commande se passe très bien, je reçois le mail de confirmation, puis, un autre mail m'annonçant la livraison pour le vendredi 14 août. Jusque là, tout allait bien.

Le matin du 14, je reçois un SMS du transporteur me disant qu'il ne m'avait pas trouvée et que je me mette en contact avec le service téléphonique de Colisprivé en charge de cette livraison. J'essaye le téléphone... Attente d'un minimum de 3 minutes, j'attends une minute ou deux, et à nouveau attente estimée à 3 minutes... Je raccroche et vais sur le site de colisprivé où je demande à ce que mon colis me soit livré au relais le plus proche de chez moi. J'enrage, après moi-même d'abord, j'aurais du avoir meilleure mémoire, et me souvenir qu'Amazon, contrairement à la FNAC, utilisait un réseau de transporteurs privés qui trouvent bien plus confortable de prétendre ne pas trouver l'acheteur et ne se donnent pas la moindre peine pour, ne serait-ce que téléphoner afin qu'on puisse les aiguiller ; et ensuite après Amazon qui continue à utiliser ces services défaillants.

J'envoie donc un mail fort mécontent à Amazon. Au passage, ce n'est pas évident à trouver l'endroit où on peut se plaindre sur leur site, c'est bien caché, et il faut en dérouler des menus avant d'y parvenir. Donc, j'envoie un mail en leur disant que c'est la dernière fois que je commande quelque chose chez eux, et que la prochaine fois, j'irai à la FNAC qui, elle, passe par La Poste. Il n'était pas loin de 19h.

Il ne s'était pas écoulé deux heures que je recevais la réponse d'Amazon ! Navrés, désolés, toussa... On m'annonce que mon colis sera déposé le lendemain même au relais (sauf que le lendemain du 14 août, c'est l'Assomption, et c'est jour férié, le surlendemain étant un dimanche...) et que si je ne voulais pas me déplacer, ils peuvent remplacer l'article (qui arrivera comment lui ?), ou rembourser la commande... Le tout avec une somptueuse faute de grammaire : "J'ai contacté colis privé et il nous a confirmé que votre colis va déposer demain en relais"..

Tout ça n'est pas gravissime, si le livre arrive trois ou quatre jours après la date prévue, je n'en mourrais pas, mais c'est le principe qui me déplaît. Quand on fait appel à un sous-traitant, on s'assure au moins que le dit sous-traitant ne fait pas son boulot n'importe comment, parce que le résultat peut être très mauvais pour les affaires si la clientèle est mécontente.

Tiens, j'ai lu quelque part qu'Amazon voulait utiliser des drones pour livrer ses commandes. Peut-être que ces derniers n'auront pas la flemme d'aller déposer les colis jusque dans les campagnes ? Ça ferait des chômeurs en plus ? Ben parfois on se demande si ce ne serait pas mérité quand on voit autant de manque de conscience professionnelle. Oui, je sais, pas leur faute, l'entreprise exige des cadences infernales, ils font ce qu'on leur dit de faire, etc. etc...... Donc, comme je n'ai pas l'ambition d'améliorer les conditions de travail des salariés de colisprivé ni d'en devenir le manager pour optimiser la qualité de service, la prochaine envie de bouquin passera par la FNAC (le facteur lui au moins sait où j'habite), ou par le libraire local qui le commandera et qui se débrouillera avec ses sous-traitants !

11 août 2015

Ressemblances

Voilà trois photos qui représentent des paysages très similaires, et pourtant, si une a été prise à 3000 kms de Paris, l'autre à 9000 kms, la troisième vient d'environ 225.000.000 kilomètres.

Qu'est-ce qui les différencie ? Le ciel, oui ! Tout le monde n'a pas la chance dans le Système Solaire d'avoir un beau ciel bleu. La température aussi, on n'a pas vraiment besoin d'une petite laine au sud du Maroc ou à la Réunion, alors que sur Mars, fait plutôt frisquet. Et certainement la géologie locale....

Sinon, la ressemblance est frappante, non ?

Mars

La plaine des Sables (Île de la Réunion)

Au sud de Ouarzazate (Maroc)

10 août 2015

C'est pas ma faute

Dans le monde des jeux online, quand quelque chose ne va pas, ce n'est jamais la faute du joueur, mais toujours un bug du jeu. Par exemple, on clique sans faire attention, on perd des objets indispensables, et on pleure qu'on n'a rien fait, qu'il y a eu un bug, et on ajoute, sans réaliser qu'on s'enferre, que ce n'est pas la première fois que ça se produit... Quand on a le malheur d'expliquer gentiment, qu'il faut faire attention, qu'on a vite fait un clic malencontreux, qu'on s'est trompé de bouton à cliquer ou de case à cocher, on n'est évidemment jamais cru, puisque ça ne peut PAS être de sa faute !

Quand le jeu ne marche pas bien, et qu'aucune maintenance est en cours, là aussi, faut commencer par regarder du côté de sa machine, se demander si la carte graphique supporte ce genre de truc, si Flash Player est installé correctement et à jour, essayer avec un autre navigateur, lancer d'autres jeux pour voir si c'est toujours pareil, avant de crier au bug que c'est une honte de ne pas pouvoir jouer à un jeu gratuit, qu'on se demande ce que font les développeurs !

Rien n'a changé depuis le temps de la réponse célèbre de l'Administration (n'importe laquelle d'ailleurs) : "c'est l'ordinateur qui s'est trompé". Ou aussi dans le cas où on essaye d'aider quelqu'un aux prises avec quelque chose qui ne fonctionne pas ou plus sur sa machine. A la question : "tu faisais quoi quand c'est arrivé ?" la réponse attendue était : "Moi, je ne faisais rien, et tout à coup, ça ne marche plus...". "Tu n'aurais pas, par hasard ou inadvertance fait..." "Oh non, pas du tout, j'ai juste voulu..." Et là, parfois, pas toujours, on arrive à comprendre l'erreur commise par l'interface chaise-clavier. La lui faire admettre est une autre paire de manches !!

Faut pas non plus tomber dans l'excès inverse et se dire que si "ça ne marche pas" (son ordinateur, sa voiture, sa machine à laver, etc.) c'est qu'on ne sait pas s'en servir, ou qu'on fait de mauvaises manœuvres, il arrive aussi que ces objets n'en fassent qu'à leur tête et prennent un malin plaisir à faire n'importe quoi ! Que celui qui n'a jamais été aux prises avec une imprimante rétive et capricieuse me contredise....

9 août 2015

Twitter est malade

Une progression d'à peine 2% du nombre de ses utilisateurs annoncée en juillet, soit 316 millions, alors que Facebook en a près d'un milliard et demi.. Le niveau le plus bas atteint des actions depuis son entrée en Bourse en 2013... 3,6% des recettes publicitaires seulement aux USA contre 18% pour Facebook et 36% pour Google... Un PDG qui démissionne et un ancien patron, co-fondateur, qui revient à sa place en attendant de trouver quelqu'un.. Enfin, toutes nouvelles pas très encourageantes pour la pérennité de ce réseau social si novateur à sa création.

Qui s'en sert actuellement ? Aux dires des observateurs, Twitter est surtout utilisé par les adolescents et les professionnels des media. Transmettre une réflexion plus ou moins profonde (plutôt moins que plus d'ailleurs, avec 140 caractères autorisés), un flash publicitaire, un lien vers une nouveauté de site, une actualité brûlante ? Oui, tout ça, mais d'autres le font aussi, qu'il s'agisse d'une sorte de communauté comme sur Facebook, ou d'interactions entre les membres comme dans d'autres réseaux semblables. Alors, quel modèle choisir pour se démarquer et retrouver l'aura d'antan ?

L'ogre Google lorgne sur Twitter, d'autant plus que son réseau Google+ a été un échec et qu'il aimerait bien lancer un harpon dans cette direction ; d'autres aussi sans doute auraient certainement l'envie, sinon les moyens, de se l'offrir.

Et l'utilisateur lambda ? Qu'est-ce qu'il va y chercher ? Qu'est-ce qu'il lui reproche ? Tout dépend des sources d'intérêt que l'on a. L'un voudra connaître les moindres détails de l'actualité quotidienne, et s'abonnera aux tweets des grands journaux par exemple. L'autre sera plus attiré par les programmes télé, les people, le sport. Et certains ne seront abonnés qu'aux tweets de leurs amis. Dans tous les cas, la limite des 140 caractères est pénalisante, le système des hashtags peu clair, et certains dysfonctionnements de l'interface web sont agaçants.

Alors, le petit oiseau bleu continuera-t-il encore longtemps à gazouiller ? Ces choses là évoluent si vite de nos jours... Perso, je pourrais facilement me passer de Twitter, alors que ce n'est pas le cas de Facebook, qui est ma cour de récré, mon terrain de jeu favori depuis (trop ?) longtemps ! 

8 août 2015

Grandeur et décadence


Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je fabriquais des sites web en HTML, avec un éditeur de texte d'une main, et un client FTP de l'autre, avec des CSS en plus.. Et maintenant, j'utilise des moteurs de blog tout faits d'avance, avec une préférence pour les plus simples d'entre eux, comme Blogger.

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je faisais affiches, textes, journaux associatifs en LaTeX et PsTricks... Et maintenant, pour les rares textes que je dois éditer, j'utilise Page, parce que c'est d'origine sur l'IMac, où j'ai même eu la flemme d'installer Open Office.

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je faisais de l'image de synthèse en 3D avec PoVRay, avec un script tout écrit à la main dans Emacs, et un rendu lancé en commande shell... Et maintenant, je ne fais plus du tout de 3D (tout oublié), et n'utilise The Gimp que pour améliorer quelques photos.

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, j'utilisais Emacs pour tout, gestion de fichiers, textes, scripts LaTeX et PoV, shell, et même IRC et musique... Et maintenant, c'est tout juste si je me souviens de C-x k et C-x C-c, les rares fois où je l'utilise, le trompant avec le basique TextWrangler (*).

Autrefois, enfin, il y a à peine plus de 10 ans, je prônais les logiciels libres, je participais à des forums sur le sujet, à des expositions... Et maintenant, bientôt 10 ans que j'utilise MacOS et que je ne suis pas prête d'en changer, les outils Google et autres vilenies vilipendées à une autre époque (**).

Alors ? Dans un peu plus de 10 ans ? On verra bien du moment qu'il y a du wi-fi à la maison de retraite !!!



Les images d'illustration représentent deux images de synthèse non figuratives, parmi les dernières créées il y a..... Presque 10 ans !

(*) J'ai quand même toujours besoin d'un éditeur de texte sous le coude, que ce soit sur la machine de bureau ou sur la tablette, ça, ça ne m'a pas passé... Ça me sert à tout, de brouillon, de post-it, d'anti-sèches, etc.
(**) Je ne suis quand même pas retournée sous Windows, faut pas pousser ! Mais après des années informatiquement enrichissantes mais fort stressantes passées sous Linux, je suis trop bien dans mes confortables pantoufles de Mac User pour les quitter.

7 août 2015

Du pain au mois d'août ?

Ah les boulangeries au mois d'août ! C'est toujours la course pour en trouver une d'ouverte. On la repère d'ailleurs en voyant une longue queue inhabituelle qui s'étire sur le trottoir. Quand sur tous les boulangers du bourg il en reste 2 d'ouverts aux environs du 15 août, on se pose des questions... Il est vrai qu'un commerçant local m'a dit que ses confrères ne lui communiquaient pas leurs dates de congé, ou s'ils les communiquaient, ils donnaient des dates fausses ou au mieux approximatives. Mauvaise langue ?? Je n'en sais rien, mais en attendant, faut calculer son coup pour trouver son pain quotidien !

Heureusement que les congélateurs existent, et qu'il suffit de deux minutes quinze secondes pour décongeler une demi-baguette, mais il faut prévoir, ou alors, faire comme tout le monde, partir en vacances au mois d'août !!

Avec tout ça, faut que j'aille acheter du pain....

4 août 2015

Les nouveaux rurbains

Un maire breton, du Finistère, pour enrayer la fuite des habitants de sa commune, a mis en vente à 1 euro le mètre carré, un pré communal qu'il a fait lotir. Et les offres d'achat ont afflué à tel point que l'école qui était menacée de fermeture va sans doute être sauvée, et que des petits commerces envisagent de s'y installer à nouveau. Quelles sont les motivations des acheteurs ? Qui viennent pour la plupart de grands centres urbains ou des périphéries des villes comme Marseille, Lyon, Paris ?

Une vie plus calme, moins agitée, moins polluée, une meilleure qualité de vie en un mot. Mais aussi les prix de l'immobilier qui atteignent des sommets dans les grandes villes et ne permettent plus aux classes moyennes de se loger convenablement. Enfin, l'attente d'une atmosphère plus chaleureuse, plus conviviale. Et sans doute de nombreuses autres raisons.

Toutefois, sans souffler sur l'enthousiasme de ces nouveaux ruraux, il faut qu'ils aient conscience de petits détails dans la vie quotidienne qui n'ont pas grand chose à voir avec les fleurs du jardin et les petits oiseaux le matin...

Déjà, il faut pouvoir se déplacer de façon autonome, les campagnes étant quasiment dépourvues de transports en commun, donc, il faut une voiture voire deux, selon le nombre d'habitants en âge de conduire. De toutes façons, comme il faut aller faire les courses au bourg le plus proche, et qu'on ne peut pas rapporter le contenu d'un caddie à pied (le vélo étant souvent impossible passé un certain âge), ou qu'il faut aller chercher le train pour aller travailler en ville parce que trouver du boulot dans un bled de moins de 1000 habitants est une gageure, sauf à être médecin... Justement, à ce propos, il faut prévoir au moins 15 jours à l'avance qu'on va être malade, compte tenu de la pénurie de généralistes en zone rurale, il faut attendre son tour ! Sauf à aller aux urgences, parfois à une trentaine de kilomètres, donc, on en revient à la case voiture.

Côté nouvelles technologies, le téléphone fixe va partout, certes, mais le mobile, c'est une autre histoire. Les fournisseurs d'accès se vantent de desservir 98% des habitants, mais ne pipent pas mot sur la desserte du territoire, où l'habitat est disséminé, et pour cause.. Quant à la 4G, c'est un doux rêve pour bon nombre de gens des campagnes, qui sont déjà si contents de capter, de temps en temps, la 3G. Pour Internet, ça s'est quand même amélioré depuis quelques années, il y a de moins en moins de gens qui ont un très faible débit, incompatible avec la majeure partie des applications, mais il en reste encore, ceux qui ont la malchance d'habiter loin du DSLAM, quant à la fibre optique, on rigole.... Qui va avoir envie d'équiper des petits villages ou des habitats isolés ? C'est pas rentable du tout !!

Donc, il ne faut pas se lancer à l'aveuglette. Habiter la campagne est un privilège, une chance, un plaisir, ce n'est pas moi qui ai fait ce choix il y a fort longtemps qui vais dire le contraire, mais il y a un surcoût non négligeable à prévoir, et quelques inconvénients aussi.. En plus, comme dans les nouveaux lotissements communaux, pour des raisons de prix mais aussi d'écologie (il ne faut plus gaspiller le terrain), les surfaces dépassent rarement les 1000 mètres carrés, on est quand même assez près les uns des autres, ce qui peut entraîner quelques nuisances, chiens, tondeuses, gamins qui braillent, lève-tôt ou couche-tard, etc.. pas très différentes de celles que l'on peut déplorer en ville.

Mais si les voisins sont loin, si on a encore la possibilité physique de conduire sa voiture, si on est à moins d'un kilomètre du DSLAM, si Internet sur mobile n'est pas une priorité, si on n'est pas hypocondriaque, alors faut pas hésiter, parce qu'on est rudement bien, et ça n'empêche pas d'aller faire du tourisme à Paris, Lyon ou Marseille quand on en a envie ! On est si content, le soir, en rentrant d'une exposition ou d'un trekking urbain, de retrouver la verdure et le calme de sa campagne.


N'est-elle pas belle ma campagne ? Même en automne ou en hiver !

28 juil. 2015

Fait mauvais vieillir !

Quand on a su se servir d'un tableur, Excel en l'occurrence, il y a.....  bien longtemps, et qu'on veut essayer d'en utiliser un autre pour faire un truc basique, eh bien, on n'est pas arrivé !!

J'utilise Numbers, en provenance de la suite bureautique fournie avec l'IMac, et je voulais faire la moyenne d'une suite de valeurs. Jusque là, ça va, la fonction moyenne, je m'en souvenais, je me souvenais aussi qu'il fallait mettre le signe égal devant, donc, j'en étais à =moyenne(on tire à la souris, et on ferme la parenthèse).

Mais je voulais en plus que cette moyenne soit écrite sans décimales. J'avais un très vague souvenir de la fonction Round, Arrondi ou similaire, mais la syntaxe de la formule ?? Bien sûr l'aide n'est pas intuitive, enfin, je ne trouve pas qu'elle le soit, donc, on fouille sur le web pour trouver un indice, ou mieux, la formule magique qui convenait.

On tâtonne, on se prend les doigts dans les parenthèses, et on finit par y arriver ! Un peu contente ! Même si, il y a moins de 10 ans, je naviguais à l'aise dans des trucs beaucoup plus compliqués avec des conditions, des calculs complexes (of course, fallait qu'ils correspondent à ceux que les technocrates de la Sécu avaient pondus) et autres trucs abscons, et que maintenant, à part colorier une cellule en vert ou rouge, et faire une liste incrémentée (et même là, m'avait fallu réfléchir longuement), tout le reste me demande un certain temps de recherche et un temps non moins certain de compréhension....


S'qu'on vieillit mal, comme dirait madame Michu ! Quand je pense que je me promenais à l'aise dans LaTeX, que je savais faire des images complexes en 3D avec PoV, et même que j'avais su me servir d'Aptitude sous Debian (enfin, à peu près seulement) et que maintenant, rien que pour faire une moyenne sans décimales avec un tableur ordinaire, ça me prend au moins 10 minutes pour trouver la solution...

Et pourquoi j'avais besoin de cette formule ?? Pour un jeu !! Pour savoir combien de billets la maison du maire apportait par mois à raison de 3 ou 4 clics dessus par jour.... Voilà un travail qu'il est important et fondamental n'est-ce pas ? Et même qu'il était totalement impossible de se passer d'un tableur pour en venir à bout ! Comme quoi, jouer mène à tout, y compris à faire des révisions de bureautique.


27 juil. 2015

Billet d'humeur mauvaise


Réflexion d'un jeune prodige de la Formule 1 qui explique dans l'Equipe Magazine pourquoi il a été si précoce dans son activité sportive. Après avoir parlé de son usage des ordinateurs et particulièrement des simulateurs de conduite automobile, il ajoute que c'est normal vu son âge et précise : vous donnez un Iphone ou un Ipad à un gamin de 2 ans, en deux jours il sait s'en servir, alors que l'adulte de 35 ans, il lui faudra 2 mois ...

Ben voyons... Déjà donner un objet qui coûte si cher à un bébé, c'est être totalement inconscient et c'est sûr qu'en deux jours, l'Iphone ou l'Ipad sera totalement inutilisable, rayé, cassé, démonté... Parce qu'on ne voit pas très bien ce qu'un tout petit ferait d'un Ipad, à part le balancer par terre pour écouter le bruit que ça fait en s'écrasant sur le carrelage. S'en servir pour surfer sur des sites pornos peut-être ? Ou suivre l'actualité sur Twitter ? Ah, j'oubliais, mettre à jour sa page Facebook après avoir choisi la connexion wi-fi locale la plus performante ? Parce que, bien entendu, on sait tout ça en naissant, comme pour la lecture, même qu'on se demande pourquoi il ne peut pas déjà aller à l'école ! C'est vrai qu'il ne doit pas en avoir besoin...

Quant aux "vieux" de 35 ans (non, il a dit adulte, pas vieux, mais j'ai cru lire autre chose entre les mots...) ce jeune homme oublie qu'ils avaient déjà un ordinateur et un téléphone portable avant qu'il soit né. Mais le monde existait-il avant sa naissance ? Trente ans que j'entends dire que seuls les jeunes comprennent quelque chose aux nouvelles technologies, comme si ceux qui avaient 15 ans il y a 30 ans et dont on disait ça sont tous devenus des vieux (cons ?) qui ne comprennent plus rien à rien !

Donc, mon jeune ami, vous êtes certainement très fort en conduite automobile de Formule 1 sur circuit, je ne saurais en juger, et pour cause, mais pour le reste..... Tiens, pour l'instant, je vous défie de me battre à Monsters Busters Hexa, et pourtant, j'ai plusieurs fois votre âge !!!

23 juil. 2015

Idées reçues sur Internet

S'il faut aussi surveiller son chien...
Le magazine 01.Net, dans son dernier numéro, a retenu quelques idées reçues sur Internet et les a analysées. A votre avis ...

* Internet ramollit le cerveau - FAUX
Non, parce que le cerveau n'est pas modifié dans sa structure, évidemment, mais, comme c'est quelque chose de très bien fait, il s'adapte. Déjà, le fait de consulter un site tout en surveillant ses mails, le tout en étant attentif aux diverses notifications reçues favorise le multi-tâche, donc, la rapidité de réaction. Revers de la médaille, le manque de concentration, et une forme de "papillonnage".

* Internet rend accro - VRAI
Oh que oui ! Quand on se précipite pour allumer l'ordinateur le matin en buvant son café pour voir où on en est dans ses jeux, si machin a répondu à son courrier, s'il y a eu des commentaires suite à sa dernière publication... Et quid des pannes de courant qui rendent tout plus difficile tant on a l'habitude de tout aller chercher sur le web, adresses, renseignements en tous genre, etc. sans parler du manque...

* Internet favorise la théorie du complot - VRAI
Pour ça, il suffit un tant soit peu de fréquenter Wikipédia pour comprendre qu'un tel vecteur de toutes pensées et de toute idée, subversive ou pas d'ailleurs, trouve dans le Réseau un moyen extraordinaire de se répandre. Dire "c'est vrai puisque je l'ai vu sur Internet" est la suite logique (sinon souhaitable) de "c'est vrai puisqu'on l'a dit sur TF1".

* Internet conduit à la passivité - FAUX
Déjà, il faut savoir se servir de son ordinateur, de son navigateur et de sa box, ce qui représente un certain effort intellectuel ! Ensuite, les outils de création (moteurs de blog, logiciels d'infographie, de musique, etc.) sont nombreux et donnent envie de "faire". Ce qui n'est pas le cas de la télévision devant laquelle on est totalement passif, sauf à engueuler le joueur de foot qui ne court pas assez vite en agitant sa bière bien fraîche pour le houspiller !

* Internet, c'est la fin de la vie privée - FAUX
Disons que ça peut l'être, si on publie sur les réseaux sociaux les moindres détails de sa vie quotidienne, les photos de ses enfants aux divers stades de leur croissance, si on annonce qu'on part en vacances et où on va. C'est vrai qu'il y a une certaine "désinhibition" sur Internet que l'on n'aurait sans doute pas dans la vie réelle. Mais là, c'est une question d'éthique, de pudeur, d'éducation, et aussi de naïveté, parce que beaucoup ne savent pas trop comment tout ça fonctionne, et ne réalisent pas que la mémoire éidétique du Réseau peut être dangereuse.

* Internet rend inculte - FAUX
Bien évidemment, et même c'est l'inverse ! On n'a jamais eu autant de facilité à faire des recherches sur un sujet donné, bien plus que quand il fallait courir les bibliothèques. Par contre, vu l'avalanche d'informations, il faut tout de même conserver un esprit assez critique pour trier le bon grain de l'ivraie.

* Internet pousse à la consommation - VRAI
Quand on a passé l'obstacle de la trouille de donner son numéro de carte bleue, c'est sûr que faire un achat en un clic est plus rapide que de prendre sa voiture pour aller dans une grande surface. Toutefois, à part certains biens comme des livres, par exemple, beaucoup aiment quand même "voir en vrai et toucher" ce qu'ils veulent acquérir. De moins en moins ? Peut-être... L'article observe qu'en France les ventes sur Internet ont augmenté de 11% en un an générant un chiffre d'affaire de 56,8 milliards d'euros..

* Internet est un repaire d'arnaqueurs - VRAI
Disons qu'il faut encore plus se méfier que dans la "vraie vie", et là aussi, ne pas pécher par naïveté. Un Iphone à 2 euros, un chiot de race à 20 euros... Il y aura toujours des gogos, de la même veine que ceux qui fourniront leurs coordonnées bancaires sur un phishing, et que tant qu'il y en aura, il y aura des arnaqueurs qui en profiteront !

* Internet aide à échapper à la vraie vie - FAUX
Eh bien, ça dépend ! Parce que quand on commence à passer beaucoup de temps devant son écran négligeant la vie quotidienne, ce n'est pas très sain non plus... Mais on peut aussi y faire de belles rencontres, et pas seulement sur des sites éponymes ! Une amitié découverte, voire un mariage... Si si si, j'ai des exemples autour de moi !

Un grand merci à monsieur Jean-Philippe Pisanias, auteur de l'article paru sur 01.Net qui m'a inspiré ces réflexions.

Et pour finir, quelques chiffres :
Combien d'utilisateurs des réseaux sociaux en France ?
* 27 millions sur Facebook (sur 66 millions de français)
* 6,6 millions sur Twitter
* 2,3 millions d'utilisateurs inscrits sur Wikipédia, sans compter les milliers d'autres qui ne font que consulter..


20 juil. 2015

Se marier à l'église ? Pourquoi ?

Pourquoi se marie-t-on à l'église ? Pour un couple de catholiques pratiquants pour lesquels c'est un sacrement, la question ne se pose pas, mais pour les autres ? Ceux qui ne vont à la messe que pour les Rameaux (pour prendre du buis bénit) ou pour Pâques, ou encore pour la Messe de Minuit, parce que ça fait partie des habitudes ? Ou ceux qui ont été baptisés un jour et n'ont plus jamais pratiqué depuis ?

Il est vrai que la cérémonie à la mairie n'est pas très solennelle, la lecture des articles du code est fastidieuse, et si le maire ou l'adjoint ne sont pas en verve, ou s'il y a d'autres couples qui attendent leur tour, c'est vite expédié.

C'est vrai aussi que ça fait plus classe d'entrer dans la nef de l'église au son des grandes orgues (enfin, quand on ne préfère pas un CD d'un chanteur à la mode), de s'asseoir devant l'autel, et d'échanger son consentement devant le prêtre, sous les vitraux et aux pieds des statues ! Encore faut-il que les invités réalisent qu'ils ne sont pas (encore) dans la salle des fêtes mais dans un édifice religieux, et ne s'interpellent pas à grand bruit d'une travée à l'autre, tout en brandissant leurs smartphones ou leur APN sous le nez des mariés, parce que ça fait un peu désordre quand même ! Déjà qu'il faut leur dire quand il faut s'asseoir et se lever, et il faut aussi que l'animateur, quand il y en a un, fasse les demandes et les réponses aux prières...

Les voies du Seigneur sont impénétrables dit-on, et sans doute tous ces gens, mariés y compris, ont, tout au fond de leur conscience, besoin de la bénédiction de l'église pour se sentir réellement unis par les liens du mariage ? Peut-être que, même dans un état laïque voire anti-religieux, le poids de la tradition est encore très fort ? Ou peut-être que c'est seulement parce que c'est plus beau et que le décor pour les photos, sera mieux que celui de la salle des mariages de la mairie locale ?

Je crois que j'ai une petite idée de la réponse.....

18 juil. 2015

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?


Suite à ce billet publié début mai, voici encore quelques phrases qu'il faut lire tout haut afin de les comprendre.

* je votetrais que quand ont vas chers mon fils car ou on et on a pas internet ou ont et
Et, est, ou, où... Bof, faut vraiment être maniaque pour s'attacher à ce genre de détails... 

* j aurrais besoin d'un cou de main 
Le cou de la main, c'est le poignet, non ??
 
*  voila toute mais visite faite
Mais alors, mettre un s à visite et à faite ne s'impose plus !!
 
*  c est un ordinateur avec de gros rame et puissant 
Ah l'ordinateur à rames, on ne l'a pas encore inventé, sans doute rame-t-il moins que d'autres ?

*  j ai tous reunie en bas as droite a coter de la plage , comme sa vous gagnerais du temps 
Sans doute des plages très cotées..

* j ai un grand merci a faire a tous ceux qui sont devenus amie(is)avec moi ce soir , qui m on aider a cette dernière manche du mamhout.
Là, je la comprends parfaitement, je n'ai jamais su écrire mammouth du premier coup, un m ? 2 m ? Un h ou pas ?? Pour le reste, c'est véniel !

Oui, je sais, ce n'est guère charitable de se moquer de ses copains et copines, mais je comprends mieux pourquoi l'anglais a largement supplanté le français dans le monde, quand on voit que les français eux-mêmes ne savent pas écrire leur propre langue.. Dans un pays où l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans et qui s'enorgueillit de ses presque 90% de reçus au Bac... 

16 juil. 2015

Partir... Revenir...

Pluton, un peu loin, et pas très accueillant
"Voyager, c'est aussi revenir sur les lieux qu'on a aimés, ceux, peut-être, où on a noué des amitiés. C'est aussi, avec le passage du temps, retrouver une part de soi-même, inscrite sur une terre désormais moins étrangère. Les retours permettent aussi de comparer avec ce que l'on a connu autrefois, à une époque où les changements sont rapides." (1)

Voilà sans doute pourquoi je suis allée une bonne douzaine de fois aux États-Unis, et pour la quatrième fois dans  trois mois, je retourne en Afrique du Sud. Tous ces voyages, à coût et durée semblables, auraient pu être différents, j'aurais pu découvrir de nouveaux pays, de nouveaux paysages et coutumes, une nouvelle cuisine. Mais non, je préférais retourner dans des lieux déjà vus et particulièrement aimés. Je pense à l'Alaska, l'Arizona, Yellowstone, New-York et surtout Chicago dont je ne me lasse pas.

L'Afrique du Sud, c'est un peu différent. Mon tout premier séjour là-bas s'était déroulé moins de dix ans après la chute de l'Apartheid, et tout y était à réinventer. Il y avait encore des hectares d'immondes townships autour des villes ; les cartes routières étaient imprécises, les villages Noirs n'y figurant pas encore. Mais on sentait un frémissement, comme ce jeune réfugié politique Rwandais, parti de chez lui suite aux événements connus, qui avait trouvé asile, alors qu'il était du plus beau noir, dans un pays qui, si peu de temps avant, l'aurait, au mieux, promptement éjecté (**).

Au fil des années et des autres visites, on a vu les townships s'améliorer, lentement, certes, mais le chantier est tellement immense ; les cartes routières et les panneaux indicateurs bien plus fiables, les gens plus détendus, même si l'insécurité reste encore un problème grave dans ce pays (***). On verra bien cette année ce qu'il en sera !

Du coup, à force de fréquenter les mêmes villes étrangères, on finit par avoir des points du chute auxquels on tient, à la grande surprise du voyagiste à qui on dit qu'à Chicago on veut descendre dans tel hôtel, ou à Capetown dans tel autre, alors qu'il pouvait proposer autre chose... Comme quoi, on voyage aussi avec ses habitudes !

C'est vrai qu'il y a des endroits que j'aimerais aussi revoir, les somptueux paysages de l'Alberta et de la Colombie Britannique, Ushuaïa et, un peu plus loin le glacier Perito Moreno, les routes désertes du Yukon, et en beaucoup plus près, la superbe ville de Valogne dans le Cotentin (là, il suffit de sortir sa voiture un beau matin). C'est vrai aussi qu'il y a encore plein de lieux sur Terre que j'aurais aimé connaître, Hawaï, la forêt amazonienne, ou encore la Nouvelle-Zélande, mais tout n'est pas envisageable, entre les inconvénients de l'âge et les possibilités financières !

Enfin bon, on n'a qu'une vie..... Pour Mars, je suis née trop tôt et pour Pluton, encore plus !!!



(*) Le guide du voyageur autour du monde - Gérard Chaliand-Sophie Mousset - Éditions Odile Jacob - 2006 - page 309
(**) En plus, il parlait parfaitement le français, ce qui était bien utile dans son métier de guide. 
(***) Que les touristes peuvent en grande partie éviter en ne se rendant pas seuls dans certains endroits bien connus. 

11 juil. 2015

C'est bien le mois de juillet !


On s'installe dans une douce torpeur estivale, on se lève tard (tout du moins pour ceux qui ne bossent pas), on passe tout son temps devant l'ordinateur sans scrupules, il n'y a presque plus de réunions le soir, quand on va en ville, on se gare où on veut, tout le monde est parti, les rues se vident. Comme on a fait le plein de bouquins à la bibliothèque en prévision des semaines de fermeture, on a plein de choses à lire (*), dans son fauteuil ou sa chaise longue, on s'ouvre une bouteille de rosé de temps en temps, histoire de se rafraîchir, on salue longuement tous les copains des divers réseaux sociaux, on s'éclate sur des jeux, et on suit avec ardeur le Tour de France tous les après-midi en s'épuisant à pédaler virtuellement du fond de son canapé en visitant le pays (ah la beauté des images aériennes..).

Donc, avec toutes ces activités, on n'a plus de temps d'écrire des billets de blog !


(*) Du coup, mon site de lecture se remplit à grande vitesse.

30 juin 2015

Amazing grace

Voilà un air très connu, chanté par tous les chrétiens du monde (*), quelle que soit leur chapelle, et par les autres aussi qui, tous, la connaissent (au moins la musique). Mais d'où viennent cette mélodie et ces paroles ?

J'emprunte au Figaro un excellent article qui l'explique.

"Amazing grace est une des chansons les plus populaires du répertoire américain. Il en existe plus de 1100 enregistrements. C'est presque une institution, au même titre que la Déclaration d'indépendance ! Pourtant les paroles de ce chant sont nées au XVIIIe siècle en Angleterre sous la plume d'un pasteur anglican prénommé John Newton le 1er janvier 1773.

Autobiographiques, elles illustrent le chemin spirituel accompli par Newton (1725-1788) et sa «rédemption» aux mains de Dieu qui l'a «sauvé» de plusieurs périls. Enrôlé de force dans la marine à l'âge de dix-neuf ans en 1744, il devient impliqué dans la traite des esclaves. Peu concerné par la religion, sa vie bascule en 1748, lorsqu'il manque de périr dans une tempête au large de l'Irlande. L'homme se tourne vers Dieu et, six ans plus tard, abandonne la mer et le trafic d'esclaves, pour rentrer dans le clergé de l'Eglise anglicane. Vers la fin de sa vie, Newton sera un partisan de l'abolition de l'esclavage et soutiendra la campagne du député anglais William Wilberforce.

Pendant plusieurs décennies, Amazing grace n'a pas de mélodie attitrée. Il faudra attendre 1835 pour qu'un professeur de chant de Caroline du Sud, William Walker, publie l'air utilisé de nos jours, sans doute inspiré du folklore écossais ou irlandais.

Dans les Etats-Unis balbutiants, en plein revivalisme religieux, Amazing grace devient un hymne incontournable. Il est cité dans le classique "La case de l'Oncle Tom" de Harriet Beecher Stowe, avant de devenir le chant de ralliement des partisans de l'abolition de l'esclavage pour qui le titre symbolise la misère et les souffrances des esclaves. La popularité de la chanson devient encore plus grande quand éclate la guerre de Sécession."

Et elle l'est toujours puisque le président Obama l'a chantée lors de l'hommage aux victimes de la tuerie de Charleston. Ailleurs dans le monde, je crois que c'est surtout la musique qui est connue et appréciée, donc, merci monsieur Walker !


En voici une superbe interprétation .

(*) Une hymne chantée dans l'église catholique romaine reprend l'air en question pour une mélodie d'anamnèse, et j'ai entendu près de Kansas City cet air joué par le carillon d'une église un dimanche matin. L'image d'illustration représente la partition musicale du cantique, mais les paroles ne sont pas celles d'origine.

29 juin 2015

JOMO ??

Les vacances vont commencer pour beaucoup, soleil, plage, montagne, découvertes de pays étrangers, maison de famille, campagne paisible, villes nouvelles, etc.. A part quelques vêtements et autres maillots de bain, que trouve-t-on dans les bagages ? Tous ces outils qui permettent de continuer la vie sociale virtuelle que l'on pratique quotidiennement ! Quelques chiffres en vrac : 48% emportent leur ordinateur portable, 29% leur tablette, 9% utilisent leur smartphone pour surfer et lire leurs mails. Il n'y a que 4% d'irréductibles qui partent sans aucune de ces prothèses !

Donc, pour "rester en contact", il est impératif de trouver une connexion wi-fi sur le lieu de vacances (la 4g étant encore un rêve pour la France profonde). 81% des vacanciers l'exigent ! Il est loin le temps où un (très) grand hôtel de Marseille proposait à prix très élevé (en rapport avec le prix du reste ?), une connexion filaire dans les chambres. Aujourd'hui les hébergements mettent en exergue leur connexion wi-fi gratuite comme argument publicitaire, parce que c'est devenu aussi indispensable que l'eau courante et l'électricité. Rares sont ceux qui n'offrent rien, ou au mieux, une connexion du côté de la réception seulement. Et pas sûr que ceux-ci aient fait le bon choix.

Encore des chiffres : une fois arrivés sur le lieu de vacances, 19% surfent comme d'habitude, mais 76% réduisent toutefois leur usage, quand même... Pourtant, comment peut-on survivre sans aller voir ce qui se passe sur Facebook (ou sur Wikipédia, un autre réseau social fort animé), surveiller ses courriers, poster ses photos, discuter avec ses copains, etc ?

Les Américains qui nous devancent souvent et nous influencent toujours, ont créé un nouveau concept : le JOMO (Joy Of Missing Out), ce n'est pas une maladie, c'est juste le refus du besoin irrépressible de se connecter, où qu'on se trouve, et quoi que l'on ait d'autre à faire. Les adeptes de cette nouvelle secte se refusent (temporairement, faut pas pousser non plus) à consulter Twitter, Facebook ou similaire pendant une période donnée, le week-end ou le soir par exemple, pour parvenir à une forme de renoncement raisonné afin laisser du temps à la méditation, aux retrouvailles avec son conjoint, à l'observation de la nature...

Inhumain ? Insurmontable ? Irréalisable ? Peut-être bien !! Pour aider au sevrage, je peux vous indiquer quelques arpents vierges de toute pollution téléphonique ou wi-fique, où aucun réseau ne sévit, encore que, depuis ma dernière visite, certaines choses aient pu changer... Allez faire un tour au Yukon (*). D'abord, c'est un territoire magnifique, sauvage à souhait, et si peu peuplé que vous pouvez faire des kilomètres en ayant l'impression d'être seul sur Terre. Et surtout, téléphone et ordinateurs peuvent s'épuiser à capter un quelconque réseau, ils n'y parviendront pas !

(*) Je ne parle évidemment pas des deux "grandes" villes de l'endroit, Whitehorse et Dawson, où là, on peut facilement succomber, mais des étendues sauvages qui se trouvent en dehors. 




25 juin 2015

Et à partir du premier juillet 2015...


Conduire une automobile dans nos contrées est une nécessité, surtout pour ceux qui habitent la campagne et que l'âge n'autorise plus à faire de la bicyclette, mais ce n'est plus un plaisir ! Entre les limitations de vitesse plus ou moins sournoises qui font que même le plus sage des conducteurs n'est pas à l'abri d'un court 95 là où c'est limité à 90, les dos d'âne et autres chicanes qui ressemblent plus à des pièges (dangereux, au moins pour la colonne vertébrale..) qu'à des mesures de sécurité, et la densité de circulation qui oblige à une attention épuisante, c'est vraiment une corvée d'être obligé de prendre sa voiture pour aller ne serait-ce qu'acheter son pain au bourg voisin ! Ah s'il y avait des services de car ou de train comme autrefois.... Mais il ne faut pas rêver, l'argent récolté par l'Etat est important, l'automobiliste est rançonné de partout, donc, mettre des cars serait suicidaire pour les finances !

Une nouvelle volée de lois arrive dès le premier juillet. Si certaines sont salutaires, d'autres sont soit utopiques soit stupides. Voyons ça de plus près :

* L’interdiction de fumer en voiture avec des mineurs (68 € d'amende)

D'accord, mais il va falloir que le gendarme ait de bons yeux pour voir si l'occupant du véhicule est en train de fumer, et ensuite qu'il ait le temps de vérifier les dates de naissance des autres occupants.... Pendant ce temps, les voleurs pourront aller cambrioler, ils seront tranquilles !

* Interdiction de manger au volant (75 € d'amende)

Même remarque que ci-dessus, et qu'entends-on par manger ? Un bonbon, c'est de la nourriture ? Ou faut-il commencer à la barre chocolatée ou au sandwich ? De toutes façons, tout automobiliste qui doit changer ses vitesses a forcément déjà une main loin du volant, donc, pour manger, c'est pas facile. A réserver aux conducteurs de boîtes automatiques ??

* Interdiction au Kit Main Libre (135 € / 3 Points)

C'est sûr que la majorité des gens peut se passer de téléphoner en roulant, mais quid des taxis et autres professionnels ?

* Interdiction de fouiller dans la boite a gants en roulant.

Là, ça va vraiment être très facile à vérifier par le gendarme.... Soit une automobile roulant à 50 à l'heure dans un village, même sans avoir de vitres teintées (tiens, c'est pas interdit ça ??), comment va faire le pauvre pandore pour voir ce qu'il fait à l'intérieur de son habitacle ? Et comment le prouver ? En prenant une photo de l'intérieur ?? De toutes façons, tout individu normalement responsable ne va pas fourgonner dans la boîte à gants située côté passager tout en roulant ou alors c'est du même ordre qui celui qui rédige un SMS en conduisant, ce n'est pas le principe que je réfute, c'est son application. Donc, une loi non applicable est inutile.

*Ecouter de la musique trop fort (empêchant d'entendre la circulation) (75 € d'amende).

Ça c'est bien, surtout pour protéger la tranquillité des gens qui n'ont pas forcément envie d'entendre du rap à fond la caisse quand ils marchent sur un trottoir et qu'un fou de musique roule toutes vitres ouvertes (faut bien partager ses passions, et montrer qu'on a un autoradio puissant, non ?), mais, qu'entends-on par trop fort ?? On va munir les forces de l'ordre de détecteur de décibels ? Dans ce cas, ça pourra peut-être leur servir pour verbaliser les mobylettes hurlantes...

* Interdiction du port d’écouteurs, oreillettes ou casques audio en conduisant (135 € / 3 Points)

Pourquoi pas ? C'est logique, est-ce que ça s'applique aussi aux cyclistes et aux joggeurs qui eux non plus n'entendent rien d'extérieur quand ils ont leurs écouteurs vissés sur leurs oreilles, donc, n'entendent pas venir une voiture..

* Les conducteurs novices la limite autorisée passera donc à 0,2 g/l d'alcool dans le sang au lieu des 0,5 g/l en vigueur aujourd'hui.0,2g/l (135 euros et points)

Là, pour une fois, je suis 100% d'accord, pratiquant le 0% d'alcool quand je dois conduire, même pour aller à 3 kms, je crois que c'est une bonne habitude à prendre, même si c'est frustrant quand on arrose un plat délicieux au restaurant d'une... bouteille de Badoit !

* Se maquiller même à l'arrêt dans les bouchons (75 € d'amende)

Si on est à l'arrêt, je ne vois pas où est le mal ! Parce qu'on risque de redémarrer un quart de poil trop tard ? Mais celui qui est derrière aura déjà klaxonné depuis longtemps !!

* Regarder un écran non destiné à l'aide à la conduite (150 € d'amende / 3 Points)

Là, ça paraît tellement évident qu'on se demande pourquoi il faut une loi. Regarder un film en conduisant me semble totalement ahurissant, mais c'est vrai que je suis d'une autre époque...

Enfin, faut bien que les législateurs s'occupent et qu'ils soient persuadés d'avoir fait le maximum pour la sacro-sainte sécurité routière ! Mais comme on n'est toujours pas décidé à améliorer et à intensifier les transports en commun, pas plus qu'augmenter les effectifs de la gendarmerie (quand je pense à la minuscule poignée de gendarmes qui officient dans mon secteur...), tout ça me semble bien plus hypocrite ou démagogique, au choix, qu'efficace.

21 juin 2015

Nos chers petits

"... celles qui ont pour habitude de rapporter, avec des éclats de rire interminables, les mots de leurs chers petits, si comiques, soi-disant si spirituels ! Dire qu'elles n'ont jamais eu une âme charitable auprès d'elles pour leur faire observer que le mioche n'a jamais varié depuis que le monde est monde. Comment arriver à dresser la liste complète de toutes les incivilités, fautes d'éducation et de bon goût qui se produisent sans cesse à l'ombre de la maternité ?" (*)

De quand date ce texte ? De ... 1839 ! Il a plus de 150 ans, comme quoi, il n'y a rien de nouveau sous le soleil ! De tous temps, les mamans ont regardé leurs petits comme la huitième merveille du monde, même quand ils sont difficile à supporter par l'entourage.

Se poursuivre en poussant des cris de sioux entre les rayonnages de la bibliothèque municipale, ou piquer un sprint dans la nef d'une église pendant un office, ou encore pisser sur les parois d'un ascenseur en faisant des dessins parce que c'est rigolo, n'entraînent pas la moindre réprimande, au contraire, juste un petit sourire complice ou quelques réflexions du style "vous avez vu comme il est intelligent, il a trouvé ça tout seul" (pour le petit de l'ascenseur) ou encore "il faut bien qu'ils s'expriment, d'autant plus qu'ils sont tellement en avance sur leur âge" (pour les deux autres).

Dire que ces enfants sont mal élevés est une incongruité qui ne peut provenir que de gens qui n'en ont jamais élevé (si, mais sans doute pas avec les mêmes méthodes), ou de grincheux et de vieux c*** qui ne supportent rien et surtout pas la jeunesse !

De toutes façons, ce sont toujours les nôtres les mieux n'est-ce pas ? Comme disait une grand mère : "vous savez, ce n'est pas parce que c'est le mien mais... c'est le plus beau, intelligent, éveillé, etc. (rayez les mentions inutiles, ou laissez-les toutes..) ; ou une maman au retour de la crèche ; "la dame qui s'en occupe m'a dit que c'était de loin le plus intelligent de tous les petits qu'elle a en garde" (oui, elle le dit à toutes les mamans, ça leur fait tant plaisir..).

Comme quoi, depuis un siècle et demi, les enfants sont les idoles de leurs parents (et de leurs grands parents, encore plus peut-être..), et chaque parent est persuadé que le sien est bien mieux que celui des autres ! Mais n'est-ce pas fondamentalement normal et humain ?

Et les enfants particulièrement dissipés feront peut-être des adultes engoncés dans leurs principes, et très sévères avec leur progéniture, qui sait ?

(*) Phrase tirée du "Nouveau manuel complet de la bonne compagnie" de Mme Celnart, cité dans le livre "Histoire de la politesse" de Frédéric Rouvillois aux éditions Flammarion.

10 juin 2015

Ça vous tente ?

Premier dimanche de juin, sous un soleil de plomb, plus de 30° à l'ombre quand on réussissait à en trouver, à Carro, près de Martigues, dans les Bouches du Rhône, tous les gens du coin étaient venus se baigner ! Tous venus en voiture, évidemment (comment faire autrement ?), la route qui menait aux plages était bordée de véhicules stationnés, tandis que le village lui-même voyait ses parkings saturés.


Il n'était pas bien facile de trouver la place de sa serviette de bain, même en quittant le sable pour les rochers autour ; dans l'eau, il ne fallait pas trop écarter les bras sous peine de molester son voisin. Et encore, il n'y avait guère que des autochtones, gens de Marseille ou d'Aix, alors, on imagine ce que ce sera dans un mois, quand les vacanciers seront arrivés... C'est sûr que sur les plages normandes ou bretonnes, il y a moins d'affluence, mais il ne faut pas oublier sa petite laine.. Et son parapluie ?



Alors, ça vous tente ? Eh bien pas moi ! Une belle région, certes, mais trop chaude, trop remuante, trop peuplée, trop de voitures, trop de bruit ! Quel plaisir de retrouver sa verte campagne si paisible et si calme ! Mais il n'y a pas d'aussi beaux lauriers roses...


3 juin 2015

La fin du démarchage téléphonique non sollicité ?

Qui n'a jamais entendu une voix à l'accent indéterminé vous dire au téléphone : "Bonjour madame Untel, ravie de vous avoir en ligne, je suis Marie ou Clémence ou Léontine.. de la société XXX, partenaire EDF, ou spécialiste des termites, de l'humidité de l'air ou des mutuelles..". La suite ? Eh bien normalement on ne la connaît pas puisqu'on a déjà vigoureusement raccroché en disant à la dame que ça n'intéressait pas en termes plus ou moins fleuris selon son humeur.

Il paraît qu'on va bientôt avoir une parade. Adoptée en mars 2014, la loi Hamon, du nom de l’ancien ministre de la Consommation, prévoit de rendre effective une liste « anti-démarchage téléphonique ». Et le décret est (enfin) paru (voir le décret n° 2015-556 du 19 mai publié le 21 mai 2015 au JO). L’article L121-34 du Code de la consommation a donc en effet été modifié de telle sorte qu’il prévoit désormais que « le consommateur qui ne souhaite pas faire l’objet de prospection commerciale par voie téléphonique peut gratuitement s’inscrire sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique » (*).

On ne pourra s'inscrire qu'à l'automne, faudra pas oublier.. En attendant, voilà deux petits trucs qui marchent ou pas, je n'en sais rien, mais ça ne coûte rien d'essayer.

1/ Si on ne souhaite pas engager la conversation avec l'interlocuteur, au risque de s'énerver bêtement, il suffit de décrocher, de dire "Un instant je vous prie" ou "Un moment SVP", et de poser son téléphone jusqu'à ce que l'appelant raccroche. Plus rapide ou pas que de dire "non merci, ça ne m'intéresse pas" et de raccrocher ?

2/ Dans le cas d'appels où, quand on décroche, il n'y a personne au bout du fil, qu'est-ce qu'on fait ? Il paraît que cette technique est utilisée par les robots pour déterminer le meilleur moment de la journée pour qu'un vendeur, humain, lui, appelle. Dans ce cas, une fois décroché, taper six ou sept fois sur le bouton #. Ça perturbe la machine, et élimine le numéro de leur système.. Vrai ?? Difficile à vérifier, mais facile à mettre en œuvre.

Gageons que les professionnels de la chose trouveront bon nombre de parades aux trucs ou même à la loi. Je crains qu'il y ait encore de pauvres employés sous-payés dans les pays émergents qui récolteront bien des insultes....

Au passage, c'est amusant cette expression "décrocher" alors qu'il y a bien longtemps qu'on ne décroche plus un combiné téléphonique de son support, puisqu'on appuie sur un bouton au pictogramme vert ! C'est comme traverser la rue dans les clous. Encore un peu de temps, et plus personne ne se souviendra pourquoi on dit ça !


(*) Source de cette information : Les Echos