2 mars 2017

Panne d'Orange

Ce matin, à 8h, tout allait bien, je vaque à mes chères occupations ludiques jusqu'à 9h30, avant de devoir m'absenter.

Au retour, plus d'Internet ! Fichtre, diantre, que se passe-t-il ? La box clignote d'un œil orange qui ne me dit rien que vaille. J'appelle le 39 00 qui me promène de robots en robots et me conseille d'éteindre la box et de la rallumer 30 secondes après et, si les symptômes persistent, de les rappeler.

Comme son œil orange clignotait toujours, je rappelle. Je finis par tomber sur un humain qui consulte ses cadrans ou ses écrans, je ne sais, et m'annonce qu'effectivement, il y avait une panne importante sur mon secteur depuis 9h40 et que tout serait rétabli demain à 5h du matin !!!

Je pousse un Oh angoissé dans mon téléphone et le monsieur me répond gentiment : "Ne vous faites pas de soucis, demain, ça remarchera"...

Presque 24h sans internet, sans mes jeux favoris, sans mes copines... Je les préviens toutefois via Facebook avec le téléphone, sur lequel d'ailleurs, je reçois un SMS me disant que si je veux suivre en direct l'évolution des réparations, je n'ai qu'à me connecter sur telle adresse... Les rigolos ! Si je n'ai pas internet, ni sur l'ordinateur, ni sur la tablette qui dépend du Wi-Fi de la box, je ne peut pas me connecter, sauf avec le téléphone, quand il arrive à capter autre chose qu'un souffle famélique de 4G, mais si ce n'est pas trop dur d'envoyer une publication sur Facebook, naviguer de liens en liens sur un site complexe est autre chose ; de toutes façons, à quoi ça servirait ?

Bon, alors, privé de cet exocerveau ouvert sur le monde, on fait quoi ? On en profite pour faire tout ce que l'addiction fait repousser au lendemain... Tâches ancillaires négligées, tris et rangements divers, etc... En se disant qu'on pourrait en profiter pour revoir un film sur DVD qu'on aime bien ou, même si c'est une idée étrange et inhabituelle, regarder la télévision !

Tout ça n'est pas bien grave, dans mon cas tout du moins, mais on se pose des questions. Une entreprise qui aurait ses logiciels dans le cloud (je pense aux nouvelles versions de Word ou d'Excel) serait au chômage technique ? Et quand tout sera dématérialisé, comme le sont actuellement bon nombre de factures et autres démarches administratives, comment fera-t-on si le réseau est interrompu longtemps ?

D'accord, ça n'arrive pas souvent, pas plus en tous cas que les coupures de courant électrique dues aux intempéries, mais tout de même, notre monde technologique est un monde bien fragile...

...

Fin de l'histoire, c'était rétabli bien avant 20h, j'ai pu reprendre mes activités habituelles, et les mairies des villages alentour, qui ne pouvaient plus communiquer avec la préfecture et avec les autres instances gouvernementales pourront travailler demain matin normalement (les autres entreprises aussi sans doute, mais là, je n'ai pas eu d'écho).

24 févr. 2017

La place Vendôme


Bien longtemps que je n'avais pas descendu lentement la rue de la Paix en regardant les vitrines, pour arriver sur cette place magnifique par sa forme et son architecture.

Et les boutiques des joailliers ! Des diamants qui étincellent, des émeraudes serties de brillants, des pierres colorées montées sur platine, des montres extraordinaires, des tiares et autres colliers pavés de brillants... Enfin, pas franchement facile à porter tout ça, sans oublier que ça coûte le travail d'une vie ! Mais on ne regarde pas pour ça, on regarde pour la beauté de la chose, pour le travail de l'artiste, pour la magie de ces pierres somptueuses.

Par la porte d'entrée, gardée par un concierge immobile et impeccable, on distingue des espaces feutrés, avec des vendeuses (dit-on ça ou faudrait-il dire des hôtesses ?) toutes de noir vêtues qui marchent lentement sur la moquette épaisse et installent les clients dans des fauteuils moelleux tandis que dehors, la limousine et le chauffeur attendent.

On passe devant Boucheron, Cartier, Chanel, Van Cleef et Arpels, et on change de monde !

Qui porte ces bijoux ? Des épouses d'émirs du pétrole ? Des stars de cinéma sur le tapis rouge à Cannes ? Des compagnes de richissimes footballeurs ? Ou ces pièces uniques ont-elles été uniquement créées pour leur beauté et pour le rayonnement de cet artisanat de luxe ? Peu importe, elles sont belles à regarder et rien que pour ça, elles méritent qu'on les contemple, et c'est gratuit dans ce cas !



9 févr. 2017

L'île de Corail, addiction...


Il paraît qu'une majorité d'adolescents est tellement addict au smartphone qu'être obligé de s'en passer, ne serait-ce que quelques heures par jour, leur semble un effort totalement surhumain. S'ils ne s'en servent pas forcément pour téléphoner, ils utilisent énormément les réseaux sociaux comme Instagram et passent tout leur temps à s'envoyer vidéos et images, au détriment du reste. C'est pas bien ? Non, leur disent leurs parents, leurs études pourraient en souffrir, et rester ainsi scotché à un écran est très mauvais pour la sociabilité réelle....

Que dire alors de ces mémés -- enfin, certaines sont un peu plus jeunes quand même -- qui sont tellement accro à leur jeu sur Facebook que le reste passe largement au second plan, voire est carrément occulté par leur passion ! Par exemple, le premier boulot du matin consiste à allumer l'ordinateur pour voir la progression du jeu, et si, par malheur, le jeu ne fonctionne pas -- oui, oui, ça arrive, et c'est le drame -- tout le monde est totalement désemparé, les messages fusent dans toutes les directions, la vie est suspendue, l'angoisse gagne et se répand... Quand reviendra-t-il ? Que font les développeurs ?

Et même quand tout fonctionne bien, comme il y a un système de jeu en équipe, avec sa messagerie associée, les conversations sont animées : qui aurait des clous ? Moi, je peux t'en poser, tu peux me donner des arbres secs en échange ? Je n'arrive pas à trouver les fleurs demandées, et vous ? Je ne peux pas finir ma carte, qui aurait des sandwichs au poisson ? Toutes choses qui pourraient surprendre ceux qui liraient sur l'écran en passant et ferait douter de la santé mentale de toutes ces dames, pourtant bien loin de leur adolescence ! Marrant ou pitoyable ?

Les parents se plaignent que leurs ados ne les écoutent pas, et que leur smartphone est la chose la plus importante au monde pour eux, qu'ils négligent tout le reste, et les aînés ? Plus personne pour les tancer, mais quelques restes de raison parfois, du genre : quand je pense à tout mon repassage qui s'accumule.... Bon, faut que j'y aille, j'ai une course importante à faire... Faudrait peut-être aller se coucher, je bosse demain matin...

Est-ce bien raisonnable de s'éclater ainsi sur un jeu, aussi beau et passionnant qu'il soit ? Peut-être pas vraiment, mais pourquoi faudrait-il être raisonnable ??

Vous voulez choper la maladie ? Faut aller mais vous êtes prévenus, c'est du boulot à temps plein !!

30 janv. 2017

Is franglais french or not ?


Lu dans un article, paru dans une revue hebdomadaire, intitulé "Sociologie de la capuche", qui traitait des blousons avec capuche dans la mode actuelle, ces quelques phrases qui m'ont laissée... Pantoise !

"Doit-on dire oui au hoodie ? Car le sweet-shirt à capuche [...] est partout. En version robe XXL ou top cropped, il rhabille de cool canaille les it girls. Un engouement surprenant pour une pièce dont la réputation va d'un classicisme preppy [...] au pire mauvais genre. [...] Le cerveau de ce mouvement est passé maître dans l'art de twister en permanence les codes. [...] Ainsi, Chanel et Lanvin ont commencé à proposer leurs propres sneakers. Avec le hoodie on est aussi en droite ligne d'une tendance qui consiste à fusionner le sportswear et le glamour. Enfin, le sweat-shirt à capuche dit bien aussi la fascination des designers installés pour les jeunes marques no gender, plus cool et trendy que les autres. "

Vous avez tout compris ? Bravo ! Non que je sois contre les anglicismes, ni d'ailleurs contre les francismes en langue anglaise, comme restaurant ou rendez-vous, c'est normal qu'une langue évolue et échange avec ses voisines. Mais trop, c'est trop, surtout quand le mot en français existe depuis longtemps, capuche, capuchon, c'est aussi bien que hoodie, même si on a un faible pour Robin Hood..

Quant à un top cropped, et les marques trendy avec le classicisme preppy, là, je ne sais même pas traduire ! C'est vrai que je ne suis pas une it girl qui twiste les codes, ni une fashion addict !!!

L'image est de Deligne, trouvée dans l'édition du 17 septembre 2015 du journal La Montagne. Elle était trop adaptée pour que je ne fasse pas une entorse au droit d'auteur...

29 janv. 2017

Délinquants (suite)

Dans un billet récent, je déplorais les contraintes auxquelles sont soumis les honnêtes gens pour contrer les exactions de quelques individus plus ou moins dangereux. Et j'en oubliais....

* Les portillons du métro : autrefois, il n'y en avait pas, ou plutôt si, un portillon qui se refermait automatiquement quand la rame était sur le point de partir. Puis, il y a eu les tourniquets, mais les resquilleurs sautaient par dessus. Et maintenant, il y a en plus du tourniquet, un portillon qu'il faut pousser. Si tout va bien quand on se déplace les mains dans les poches, rien ne va plus quand on a un gros sac, une valise ou une poussette avec un enfant dedans. Là, si certaines stations sont dotées de portillons spécifiques ou de tapis pour glisser les valises, ce n'est pas le cas de toutes, et le passage nécessite de sérieuses qualités de contorsionniste et d'astuce pour que l'obstacle puisse être franchi sans s'y engluer désespérément voire dangereusement... Tout en se faisant engueuler par le voyageur pressé qui attend derrière que vous vous en sortiez.

* La SNCF n'est pas en reste. Avant, sur les trains sans réservation, comme les TER ou les Intercités, on pouvait prendre son billet d'avance, et en prendre plusieurs si on savait avoir plusieurs déplacements dont on n'était pas encore sûr des dates. Maintenant, le billet a une validité limitée dans le temps (*), ce qui peut être assez contraignant. Tout ça pour éviter la fraude, ou peut-être le marché noir des billets... On se marre quand on constate que l'on voit très rarement passer le contrôleur, au point qu'on se dit qu'avec l'amende infligée si l'on n'a pas de billet, on pourrait voyager de nombreuses fois sans payer ! Il y a même des zones où on est tout à fait sûr de ne jamais le voir, non, je n'en citerai pas, mais ceux qui prennent très souvent la même ligne de train le constatent tous. Les resquilleurs ont encore de beaux jours devant eux ! Mais les gens honnêtes, une fois de plus, sont brimés.

* Les soi-disant "espace client" des sites marchands : Créez votre Espace Client qu'ils vous disent, pour vos achats, vos informations, etc... Donc, vous donnez une adresse mail valide et un mot de passe. Jusque là ça va, encore qu'il soit recommandé de ne pas avoir le même mot de passe partout, et qu'il faut donc faire assaut d'imagination et de mémoire pour se souvenir de quel va avec qui. Mais c'est pas fini. Faut attendre un mail justement, dans lequel il y a un lien sur lequel il faut cliquer pour confirmer le tout. On le fait. Ça marche ? Oui, non, peut-être, parce qu'il suffit que le site soit saturé, ou que l'ergonomie laisse à désirer, pour que ça ne marche pas. Alors, faut demander un autre mot de passe, en n'oubliant pas de le changer une fois reçu sinon ça ne fonctionnera plus les fois suivantes, le lien donné n'ayant qu'une durée de vie limitée à 24h maximum. Que de complications ! Et l'on s'étonne que la fracture numérique grandisse.... Alors que pour envoyer un devis, une facture, une information, ce serait tellement simple de l'envoyer par mail en pièce jointe, mais ça ferait sans doute moins branché, moins techno, moins pro ! Et pour la publicité et le marketing, moins efficace aussi ??

* Un autre petit détail concernant les sites marchands : au moment de régler avec sa carte bancaire, une fois le nom, le prénom, le numéro de carte, la date de validité, le chiffre marqué au dos, il faut attendre que le site se mette en rapport avec sa banque, que celle-ci envoie un SMS avec un code valable quelques minutes, et entrer ce code pour terminer la transaction. Donc, obligation d'avoir un téléphone mobile à proximité. Et tout ça pour minimiser les fraudes des achats sur Internet. Est-ce efficace ? On l'espère...

Ai-je fini de râler ? Pour l'instant oui, on verra une prochaine fois !

(*) Au passage, pourquoi, toujours pour les billets TER et Intercité (je ne parle pas des TGV et autres trains à réservation obligatoire), quand on veut les acheter sur Internet pour ne pas avoir à aller à la gare, doit on choisir impérativement une heure de départ et de retour ? Sur ce genre de trains, relativement fréquents dans une journée, on n'est pas forcément sûr de celui qu'on pourra prendre. 

27 janv. 2017

Paris tourisme

Que de choses à voir, revoir, découvrir à Paris quand on y va en touriste !



Par exemple, aller visiter l'opéra Garnier. Tout le monde connaît ce monument, bien visible et assez imposant pour attirer le regard. Mais peu ont eu la chance d'y assister à une représentation. Alors, il ne faut pas manquer d'aller visiter l'intérieur, c'est fabuleux. Tout n'est qu'or, marbre, mosaïques, miroirs, escaliers monumentaux, velours rouge, luxe, volupté ! On se promène en compagnie de nombreux touristes étrangers au milieu desquels quelques français contemplant leur patrimoine. On n'a pas assez de ses deux yeux pour voir tous les détails, les aménagements, les décorations. Conçu au XIXe siècle par Garnier, pour une clientèle d'habitués qui aimaient s'y montrer et appréciaient accessoirement la musique et la danse, rempli de statues, de piliers de tous les tons de marbre, de ferronnerie travaillée, avec ses loges d'où l'on voit toute la salle, précédées de petits salons douillets dans lesquels il devait se passer bien des choses, c'est un bâtiment magnifique où il doit être magique d'assister à la représentation de la Flûte enchantée ou du Lac des Cygnes.

Détail d'une colonne du grand foyer
Le salon du soleil et son miroir

Le grand foyer


Dans un genre très différent, mais géographiquement proche, le Musée du Parfum Fragonard est un lieu atypique. Ce n'est pas vraiment un musée comme on en a l'habitude, c'est un lieu de vente des parfums de cette ancienne marque française, mais on peut y voir, guidé par une conférencière compétente, toute l'histoire et de la marque, et du parfum en général. On y découvre un orgue à parfum, on y apprend ce qu'est une pyramide olfactive, on découvre la façon dont sont produites les essences, on y admire de magnifiques flacons ouvragés en or et pierres fines, et même si cette visite, gratuite, s'achève dans la boutique où l'on vend parfums, crèmes et autres produits de la maison Fragonard, l'incitation à l'achat est très discrète et nullement insistante. Un endroit aussi amusant qu'instructif, qui vaut le détour.






Enfin, dans un tout autre quartier et un tout autre genre d'édifice, l'église Saint Vincent de Paul, tout près de la gare du Nord. Elle a été édifiée sur l'emplacement des maisons de charité fondées par ce grand saint du XVIIe siècle, durant une bonne partie du dix-neuvième siècle. Le résultat ? Euh... Une immense église, pas vraiment belle, si ce n'est par son emplacement, en haut d'un square en terrasse. L'intérieur est sombre, écrasant, avec ses lourds piliers de marbre brun. C'est étrange, cette église, à l'intérieur tout du moins, ressemble à Saint Paul Hors les Murs à Rome : même sensation d'écrasement, même forêt de piliers, même fresque qui court au-dessus des piliers (sauf que là, il s'agit de saints, non de papes). Pourtant, il n'y a aucun rapport, Monsieur Vincent s'appelait Monsieur De Paul, sans la moindre référence à l'apôtre !



Paris est quand même la plus belle ville du monde n'est-ce pas ? A condition de ne pas être obligé d'y vivre !!! 

Les photos sont de moi, sauf celle de l'église qui provient de Wikimedia Commons, parce que le jour où j'y étais, il faisait tout gris et glacial, donc, non seulement la photo n'aurait pas été belle, mais en plus, j'aurais bougé en tremblant de froid !!!








24 janv. 2017

Se débarrasser du démarchage téléphonique, un échec ?

Depuis le mois de juin 2016, si on ne veut pas être dérangé sans cesse par des appels téléphoniques de démarchages il suffit d'inscrire son numéro de téléphone sur le site de Bloctel, et ça marche ?? Oui, non, peut-être comme on dirait en Normandie...

En fait, après six mois d'usage de ce service pour 2,7 millions d'inscrits, l'efficacité est mitigée (d'après une enquête de UFC-Que Choisir) : 60% des inscrits à Bloctel ont constaté une réduction des appels commerciaux depuis leur inscription, mais «le plus souvent dans une proportion négligeable». Seuls 18% trouvent que le nombre d'appels a «beaucoup baissé». Quant aux 40% des inscrits restants, ils n'ont pas vu de changement...

Donc, tout simplement, c'est à peine mieux mais c'est pas encore ça ! En plus des démarcheurs pour l'isolation ou les panneaux solaires qui, quelle chance on a, sont justement présents ces jours-ci dans notre ville, on trouve diverses propositions de mutuelles, et même des cabinets de voyance ; le tout avec des numéros de téléphone tout à fait normaux, et des correspondants qui n'ont strictement aucun accent étranger. Comme quoi, ces enquiquineurs savent parfaitement s'adapter ! En plus, il paraît que c'est très compliqué de signaler le numéro appelant sur le site. Déjà, il faut pouvoir le lire et le noter.

Alors, il ne reste plus, selon son humeur, qu'à raccrocher sans parler, à essayer de perdre son temps en piégeant l'interlocuteur, à l'engueuler aussi... Mais ce n'est pas la solution la plus charitable, il n'y est pour rien lui, et aimerait sans doute mieux gagner sa vie autrement !

Délinquants

Du plus grave (terroriste, pédophile, tueur en série) au plus véniel (petites infractions au Code de la Route) ils nous compliquent la vie !

Non, je ne veux pas parler de leurs méfaits, tuer des innocents pour défendre une cause, abuser d'enfants, ou tout autre crime horrible est insupportable et impardonnable, mais m'indigner de tout ce que la lutte contre ces gens-là entraîne dans la vie quotidienne du citoyen lambda.

Déjà, pour entrer dans un lieu public (musée, marché de Noël, voire église) il faut ouvrir son sac, attendre que le préposé ait passé un outil sur soi, et même, dans certains lieux, passer sous un portique comme pour monter dans un avion. Résultat, les queues s'allongent interminablement, et pour aller dans ce genre d'endroit, il faut poireauter debout quand ce n'est pas sous la pluie ou dans le froid bien plus longtemps qu'avant. En plus, quand on voit les disparités de traitement selon les préposés et les lieux, on a quelques doutes quant à l'efficacité de ce type de contrainte... Mais c'est une autre histoire.

Ensuite, chez soi, pour éviter les mauvaises visites, il faut avoir serrures de sécurité, système d'alarme, simulateur de présence, voire un gros chien dissuasif, et tout ça coûte pas mal d'argent et complique un tant soit peu l'existence.

Enfin, maintenant la route, même la plus innocente des départementales, n'est plus que chaos et virages, entre gendarmes couchés, coussins berlinois, chicanes, rétrécissements, bandes rugueuses et autres ... ce qui donne l'impression de rejouer "Un taxi pour Tobrouk", et rend périlleux le transport d'un plateau d'huîtres ouvertes par l'écailler. Tout ça parce qu'une minorité de citoyens estime que rouler à 50km/h ou 90 est indigne des hautes qualités de pilotage qu'ils croient avoir. Pour ces quelques uns, tous sont condamnés à faire des parcours inconfortables voire dangereux.

Et même si je ne mets absolument pas dans le même sac les terroristes et les contrevenants sur la route, dans les deux cas, c'est la majorité qui doit se plier aux contraintes prises pour lutter contre une minorité. Ce qui, dans le fond, est particulièrement injuste...

20 janv. 2017

Tenue correcte exigée

Tel est le titre de l'exposition en cours au Musée des Arts Décoratifs à Paris, et c'est bien trouvé ! Parce qu'il s'agit de montrer et d'analyser tout ce qui a pu, au cours de l'Histoire, varier quant au vêtement : ce qui était normal et naturel à une époque devenant indécent et incorrect à une autre.

Quelques exemples : les talons haut, au Grand Siècle, étaient exclusivement réservés aux hommes, les femmes ne pouvaient pas en porter. Et maintenant.... Des hommes portant des escarpins à talon aiguille, à part chez Michou...

La jupe (ou la robe), ne convenait pas aux hommes, sauf dans certaines civilisations non occidentales, tout du moins après le Moyen-Âge. Eh bien, c'est toujours pareil, malgré les efforts de certains grands couturiers qui n'ont pas suscité une nouvelle mode, les hommes ne portent pas de jupe. Au fond, je les comprends, on est tellement plus libre de ses mouvements en pantalon ! Justement, le pantalon, pas question que les femmes le portent, c'était rigoureusement interdit. Il fallait même une autorisation du préfet au XIXe siècle pour obtenir une dérogation, sinon, c'était illégal, et la loi n'a été abrogée qu'en... 2013 !!! De toutes façons, s'habiller en homme quand on est une femme, ou le contraire, était aussi ahurissant qu'interdit.

Quant à la décence.. A la cour de Louis XV, porter une robe floue, était tout à fait incorrect, c'était d'un négligé, vous savez, que ça en était indécent !! Seule la robe au corset ajusté et au décolleté vertigineux était admise.

Tout ceci et bien d'autres choses encore est remarquablement présenté tout au long de cette passionnante exposition, avec des extraits des pubs télévisées des années 60 (ah la mini-jupe..) des extraits de films, des panneaux explicatifs très clairs, et surtout de magnifiques costumes de toutes les époques très bien présentés et très bien mis en valeur.

Intéressante, instructive, amusante, une grande réussite cette exposition, vous avez jusqu'au 23 avril pour en profiter !

14 janv. 2017

Low cost and Co

Aujourd'hui
Les compagnies aériennes rivalisent d'ingéniosité pour attirer le plus de clientèle possible, en proposant des tarifs de plus en plus bas avec leurs vols low cost. Au train où ils vont, ils finiront par donner de l'argent aux voyageurs !!!

Voilà quelques tarifs proposés en direction de New-York (il s'agit d'un vol aller, donc, faut doubler si on veut revenir).

La compagnie Norvegian propose un aller Paris-New-York pour 179 euros. Mais...
* 55 euros de plus par bagage mis en soute
* 70 euros si on veut repas et rafraîchissements
* de 6 à 48 euros pour choisir son siège à l'avance (*)
* Et une heure d'escale à Reyjavik

Une nouvelle compagnie, Wow Air propose pour la même chose :
* Aller Paris-New-York = 129 euros
* 50 euros de supplément pour tout bagage en soute
* Bagage cabine limité à 10 kgs
* Aucun repas ni boisson prévus durant le vol

Quant à Ryanair, pour l'instant la compagnie est en embuscade, mais surtout en attente de l'acquisition de longs courriers. Elle envisage de proposer un vol transatlantique à.... 14 euros ! Debout et sans valise peut-être ? Sauf que pour des raisons de sécurité, les passagers ne peuvent pas voyager debout (seulement assis avec ceinture de sécurité), donc, faudra réduire la largeur et la profondeur des sièges, déjà qu'en classe Eco, ils ne sont pas bien larges ! Et Paris-New-York, c'est près de 8h de vol.... L'arrivée sera bien pénible pour les articulations !!

Demain ?? 
Au passage, une fois arrivé sur place, les voyageurs qui n'ont pas payé cher leur billet d'avion seront bien contents d'avoir économisé, parce que quand on connaît le coût des hébergements à New-York...

Mais après tout, quand on est jeune, souple, mince, et pas trop grand, qu'on voyage léger, avec un seul jean et un seul T-shirt porté sur soi, et un tout petit sac de rechange, pouvoir visiter cette ville mythique pour si peu cher peut être fort intéressant. A titre de comparaison, Air France propose des vols aux alentours de 500 Euros (**), en classe Eco, bien sûr, mais avec repas et bagages compris (et même l'apéro, le vin et le digestif). En classe Premium, c'est encore mieux, question confort et prestations, mais ce n'est plus du tout le même budget, ni non plus la même clientèle !


(*) D'où vient une telle différence ???
(**) En sachant que le prix d'un billet d'avion est chose très variable, ça dépend du jour du départ, du remplissage de l'avion à cette date, de la période où on réserve, de l'heure du départ, de la couleur des yeux du commandant de bord.... Ah non, ça, ça ne compte pas ?

10 janv. 2017

Naïveté ou .....

Message d'une utilisatrice angoissée :

"Qui peut me répondre, voilà mon écran c'est bloqué avec le message vocale que j'ai été piraté. Le message me recommandé d'appeler un numéro en 08 que je m'empresse de faire, j'ai un technicien au bout de fil qui m'explique ce que je dois faire, et ensuite, lui, prend la main des opérations et m'explique que j'ai des dossiers arrêtés et des dossiers en cours, en bref mon, écran a subi le cheval de troie et que pour sécuriser mon écran il me suffisait de verser tant par an ou 6 mois même 3 mois pour être à l'abri de piratage..."

Eh oui, les malfaiteurs ont encore de beaux jours devant eux devant une telle naïveté ! Croire tout ce qu'on lit sans chercher à comprendre (*), ne pas avoir la simple curiosité de savoir comment un ordinateur fonctionne et quels sont les risques que l'on prend en gobant tout ce qui passe. Maintenant que tout le monde utilise un ordinateur et internet, avec autant de compétences techniques que ce que je peux en avoir en mécanique automobile, les proies se multiplient à la grande satisfaction de ceux qui ont ainsi moins de mal à les prendre dans leurs filets.

C'est là qu'on voit qu'avoir connu les débuts de l'informatique domestique, dans les années 80, avoir fréquenté puis animé un club d'informatique pendant plus de 30 ans, avoir utilisé bon nombre d'ordinateurs différents nantis d'OS différents aussi, offre certaines connaissances indispensables, et une forme de méfiance envers beaucoup de trucs qui aident bien dans des situations douteuses ! Ce qui n'empêche pas le clic malencontreux, la distraction, ou l'erreur d'appréciation, mais peut-être un peu moins souvent ?

Pour revenir au message de cette utilisatrice d'un réseau social bien connu, voici quelques perles issues du même réseau, orthographiques celles-là, c'est moins grave (**)!

* des pouvoires sur naturelle

* Voici mon au-pignon

* Les obsessions sexuel sont images qui ne procure aucun plaisir mais des angoisse ,le malade se bat contre c'est pensés vérifie sans repos que rien ne c'est produit

* il a une bonne décente a se que je voie (il s'agissait de quelqu'un qui buvait de la bière, pas de la tenue de son personnel de maison)

* merci a tousses pour a voient souhaitées mon anniversaires ,je pourrais pas repondres a tousses,vous est 2000 a me le souhaitees

* sa ma l'aire bien appetissant 


(*) cette dame qui confond écran et ordinateur me rappelle une personne qui me parlait de sa centrale (qui n'allait pas bien). Il m'a fallu un certain temps pour comprendre qu'elle me parlait de son ordinateur (de son unité centrale) et non pas de son système de repassage ! 
(**) Encore que....

4 janv. 2017

Ces médicaments qui auraient du nous tuer

Une intéressante enquête de 50 millions de consommateurs fait le tour des médicaments sans prescriptions sensés soulager les petits maux de l'hiver : toux, rhume, mal de gorge. Et le magasine n'en trouve aucun d'efficace, les moins mauvais étant ceux qui n'ont pas d'effet secondaire notable...

Il en va pour les médicaments comme beaucoup d'autres choses, il y a des effets de mode, d'époque. Par exemple, dans les années 50-60 quand on avait le nez bouché, nos mères nous mettaient des gouttes d'Argyrophédrine (même que c'était très mauvais quand ça descendait dans la gorge) ; quand on avait mal à la gorge, on mettait des suppositoires de Bismu-cônes et on suçait des pastilles de Solutricine, ce qui n'empêchait pas les tisanes au miel et les inhalations de bourgeons de pin. Haro sur tout ça, l'Argyrophédrine est retirée de la vente, comme les Bismucônes, la Solutricine existe encore.... Mais d'après l'enquête, elle ne sert strictement à rien et peut même être dangereuse !

On se demande comment les gens de ma génération ne sont pas tous morts à l'heure actuelle, avec ce qu'on leur a fait prendre dans leur jeunesse !!!

Et le Fervex, que j'ai tant utilisé et qui m'a si bien réussi ? Ça devait encore être un effet placebo, parce que ça ne sert à rien, ça peut constiper, rendre somnolent (somnolent avec de la vitamine C ???), aggraver l'insuffisance hépatique ou l'adénome de la prostate, rien que ça... Prenez du Paracétamol qu'ils disent ! Vous avez déjà essayé de soigner un gros mal de tête au Paracétamol ?? Au bout de quelques heures, vous reviendrez bien vite à la bonne vieille aspirine !

Ah le Néo-Codion, tant utilisé au siècle dernier dès qu'on toussait. Malheureux, vous avez bien failli y passer, sa consommation peut entraîner une insuffisance respiratoire grave, et, comme il contient des doses infimes d'opium, l'accoutumance à la drogue vous guette..

Qu'est-ce qui nous reste ? Le Vicks Vaporub tendrement passé sur la poitrine des petits enfants qui le respiraient en s'endormant... Eh bien, les mamans étaient des meurtrières en puissance, puisque leur progéniture risquait rien moins que des brûlures, des allergies, voire des crises d'épilepsie, oui oui oui, comme je vous le dis ! D'ailleurs, faut pas l'utiliser chez les enfants (les actuels, parce que ceux qui en ont eu quand ils étaient enfants ont du échapper miraculeusement à ce péril).

De toutes façons, quand on lit les notices pliées dans les boîtes de médicaments prescrits, eux, par le médecin, la première réaction est d'aller vite fait les apporter à la déchèterie dans le conteneur des produits dangereux tant les contre indications et les risques sont nombreux ! Quelques exemples sur la notice d'un banal médicament antiagrégant : ne pas être enceinte ou allaiter, ne pas être intolérant au lactose, ni à l'huile de ricin, etc.. En plus, vous risquez : fièvre, fatigue, jaunissement de la peau, démangeaisons cutanées, gonflement de la bouche, digestions difficiles, vomissements, nausées, vertiges, confusions, hallucinations.... N'en jetez plus !!

Serions-nous devenus américains ?



Photo prise dans le Michigan, avant de descendre, par de confortables escaliers, vers une cascade. Si vous mourrez en remontant, ce ne sera pas notre faute, pas la peine d'envoyer vos avocats, vous étiez prévenus !!

1 janv. 2017

La tradition



Eh oui, c'est la tradition à cette période de l'année, on se congratule, on se souhaite plein de bonnes choses, on fait les dernières emplettes pour faire bombance au soir du 31 décembre ou pour le repas du Premier de l'An, on choisit une tenue de circonstance, on s'énerve, on s'agite...

Combien pensent réellement ce qu'ils disent aux autres ? Combien s'en foutent totalement et prononcent des paroles creuses avec indifférence. Combien aimeraient rester chez eux tranquilles, plutôt que de prendre la voiture et se repérer dans le brouillard plus ou moins givrant, pour aller boire et manger des choses convenues en compagnie de gens qui les agacent ? Combien trouvent que tout ça demande de dépenser de l'argent, et que c'est en pure perte, qu'il serait mieux employé ailleurs ?

Mais on continue à sacrifier à la tradition, et ceux qui ne font pas comme les autres semblent tout à fait incongrus !

Vous l'aurez compris, j'aime pô faire la fête !!! Surtout pas quand c'est obligatoire de la faire...



Ma campagne sous le givre hivernal

27 déc. 2016

Noël en Provence


Un village pittoresque, comme il y en a tant là-bas, du ciel bleu, des pins, une certaine douceur dans l'air, des sourires indulgents adressés aux enfants excités, des vitrines alléchantes, une petite église qui découpe ses formes simples sur le ciel...

Voilà de quoi passer de belles fêtes de Noël !


20 déc. 2016

Les anges dans nos campa-a-gnes


Non, ce n'étaient pas les anges qu'on allait voir dans nos campagnes, c'est encore trop tôt, mais plutôt nos petites églises dont quelques unes étaient restées ouvertes pour qu'on puisse les visiter et admirer les crèches qui s'y trouvent.

Que de trésors dans ces modestes lieux ! Des fonts baptismaux offerts par Henri IV (*), une poutre de gloire qui est un véritable calvaire, des statues naïves des saints locaux, Taurin et Aquilin, et pour mieux faire apprécier tout ça, des passionnés, amoureux de leur église, qui avaient autant de plaisir à en expliquer les détails que les visiteurs à les contempler.

Ces petits édifices ne sont pas souvent ouverts, il y a peu d'offices, d'autant que la plupart ne sont pas chauffés, il faut donc en profiter quand l'occasion d'y entrer se présente. Une église par village, de quelques centaines d'habitants, chacune avec son histoire, sa statuaire, son mobilier, quel patrimoine ! ... Pour un pays qui, selon certains, n'aurait pas de racines chrétiennes....

Poutre de gloire de l'église de Brétagnolles

Saint Aquilin (évêque d'Evreux)

Saint Taurin (église du Plessis-Hébert)

Vitrail dans l'église de Boisset

(*) Parce que le seigneur du lieu avait indiqué au roi de France comment son ennemi s'était déployé et ainsi, la bataille d'Ivry a été gagnée. 

18 déc. 2016

Un musée que j'ai découvert


La Fondation Louis Vuitton est un endroit extraordinaire. Planté au milieu du bois de Boulogne, au niveau du Jardin d'Acclimatation, ce bâtiment à l'architecture complexe, indescriptible, est magnifique, tout en courbes, en verrières colorées, d'une forme qui pourrait représenter un bateau mystérieux ou des voiles soulevées par le vent. A l'intérieur, on circule très facilement, escaliers roulants et ascenseurs permettent l'accès d'une salle à l'autre sans se creuser la tête pour savoir par où il faut passer, et tout en haut, une série de terrasses débouchent à l'air libre, d'où on a une vue somptueuse sur tout Paris. Une grande réussite !



Quant à la collection Chtchoukine, alors là, quelle richesse ! Picasso, Matisse, Gauguin, Cézanne, Van Gogh, Renoir, Courbet, Pissaro, Monet et j'en passe... 14 salles remplies de chefs d'œuvre (*) que l'on connaît par leurs reproductions dans les livres, mais qu'on a très peu l'occasion de voir en vrai. On regarde, on s'attarde, on se laisse envahir par l'atmosphère d'un tableau, on compare avec le suivant, on revient en arrière, et quand on arrive à la fin des nombreuses salles, on a les yeux qui pétillent de joie, et les jambes fatiguées..





Le seul problème de ce fabuleux musée est qu'il est loin de tout. Le plus proche métro est à un quart d'heure à pieds pour ceux qui marchent bien. Alors, il y a une navette organisée par la Fondation, qui part de l'Etoile (à l'angle de l'avenue Friedland) et qui fait le trajet. Un petit car électrique qui est sensé passer tous les quart d'heure. Oui mais, les visiteurs sont très nombreux, les navettes sont petites, alors on attend, on attend, debout... Avant de s'empiler dans le véhicule dans le plus parfait inconfort !

Dommage, l'idée était bonne, mais il aurait fallu soit des navettes plus grandes, soit une plus grande fréquence, ou alors, les faire partir du métro Sablons, le plus proche, ce qui aurait été plus rapide, et moins tributaire des embouteillages.

Nonobstant cet inconvénient, qui n'a rien à voir avec le musée et ce qui y est présenté, voilà un endroit que j'ai découvert et apprécié, même si ce n'est pas mon style de peinture préféré ! Vivement une nouvelle exposition !

(*) Et de visiteurs aussi, ce qui rend l'approche des tableaux un peu difficile, et les photos encore plus !! 

17 déc. 2016

Un musée que j'aime bien...


Oui, j'aime bien aller au Musée Jacquemart-André. Déjà il est accessible à pieds depuis la gare Saint-Lazare, ce qui, pour une provinciale de ma région, est bien agréable. Ensuite, le bâtiment est beau, le mobilier et les collections permanentes toujours plaisants à regarder. Enfin, les expositions temporaires sont toujours intéressantes.

Là, c'était une exposition Rembrandt, où on pouvait voir non seulement des tableaux fort connus, avec ces extraordinaires clairs-obscurs, mais aussi un certain nombre de gravures, que l'on a moins l'occasion de voir. Un film expliquait aussi très clairement le technique picturale de l'artiste, on y apprenait beaucoup de choses.

Mais hélas, il était interdit de faire des photos de cette exposition.... Alors, pour illustrer ce billet, j'ai repris un Botticelli qui figure dans la collection Jacquemart-André, et une vue de l'entrée du jardin d'hiver, là, c'était autorisé !


10 déc. 2016

Droits d'auteur


Ah les droits d'auteur ! Que d'encre ou d'octets ont-ils pu faire couler depuis leur naissance ! Dogme intangible sous Wikipédia dont l'enfreinte réitérée fait bondir d'horreur le collège unanime des administrateurs, carcan de lois obsolètes à l'ère d'Internet, ou strict respect du droit de propriété intellectuelle ?

Si au départ, l'idée était louable, ne pas s'approprier indûment le bien d'autrui sans contrepartie est évident, l'amoncellement de lois disparates et la cupidité ont rendu cette idée aussi difficile à appliquer que bien souvent injuste. L'excellent article de Stephane Barge dans le numéro 854 de 01.Net donne quelques exemples de déviations :

Sachant que les lois sur les droits d'auteur sont différentes selon les pays, on peut télécharger gratuitement "Le Petit Prince" de Saint-Exupéry partout dans le monde sauf... En France, parce que l'auteur est mort en 1944 au combat, ce qui prolonge la durée de ses droits (de celles de ses héritiers plutôt) jusqu'en 2032. Ou encore, le "Journal d'Anne Frank" (morte en 1945) devait entrer dans le domaine public en 2016, mais le Fonds Anne Frank s'y est opposé, arguant que son père, mort en 1980, avait modifié certains écrits, et que de ce fait, il pouvait continuer à engranger des royalties jusqu'en 2050 !

Parce que c'est quand même bien une question de fric... Profiter au maximum et le plus longtemps possible de la manne facilement gagnée sur le travail de l'aïeul. Question de fric aussi ces musées et autres châteaux qui refusent les photos, sous le fallacieux prétexte que publier des photos des meubles exciterait les cambrioleurs, mais sans se priver de vendre des cartes postales des dits meubles, ou que c'est le musée prêteur du tableau qui l'interdit (vous savez, c'est pas nous madame...), alors que l'œuvre présentée dans le musée auquel elle appartient est là tout à fait librement photographiable.

Et puis ça se complique, un concerto de Mozart est libre de droits par définition, mais pas l'orchestre qui l'interprète... Un tableau de Bellini l'est évidemment aussi, mais pas le photographe qui a pris le cliché. Vous prenez une photo d'une madone de Bellini, vous la publiez, vous avez le droit de le faire, si le musée le veut bien. Vous récupérez une photo prise par un tiers (parce qu'elle est meilleure que la vôtre) et vous la publiez, vous êtes hors la loi. Mais si quelqu'un récupère votre photo, même moyenne, et la publie à son tour, il est lui aussi hors la loi, puisqu'il a violé vos propres droits d'auteur.... Quel imbroglio !

Et c'est sûr qu'entre les smartphones qui prennent des photos, les réseaux sociaux, la facilité d'échange que donne Internet, on a bien du mal à savoir qu'est-ce qui appartient à qui ? La notion du partage de la culture à tous, idée généreuse s'il en fut, se heurte aux intérêts financiers de ceux qui ne semblent pourtant pas les mieux placés pour profiter du pactole, éditeurs, lointains héritier, etc.. Et si en plus on réalise que toutes ces lois diffèrent selon les pays d'origine des auteurs et des ayants droit (*), on en a la migraine...

La photo d'illustration a été prise par moi au musée de Cluny, qui autorise les photos sans flash. Cette Vierge de l'Annonciation a été sculptée il y a 8 siècles, donc, l'artiste est mort depuis bien plus que 70 ans, le sujet, Marie, n'est plus sur Terre depuis presque 2000 ans et j'abandonne officiellement et de grand cœur mes droits d'auteur !!!

(*) Oh le beau piège que le pluriel de ce mot.... La langue française est aussi compliquée que les droits d'auteur ! 




8 déc. 2016

Drive or not drive ?

C'est quand même la corvée d'aller au super marché du coin, pour le ravitaillement de base, surtout quand il faut se coltiner les packs d'eau minérale ou de lait en les soulevant pour les mettre du rayon dans le caddie, puis du caddy sur le tapis de la caisse (même si on peut en laisser dedans certains, mais alors c'est la caissière qui se contorsionne avec sa douchette à code barres), puis dans le coffre de la voiture. On a quand même des moyens plus modernes et moins épuisants de s'approvisionner. Pourquoi ne pas essayer le drive ?

Direction le site internet du magasin, et là, on fait ses courses, assise devant son écran, en ne soulevant guère que ses doigts sur le clavier. Comme il ne s'agit pas de faire des choix compliqués (un pack de 6 bouteilles d'eau de Badoit c'est pareil partout), ça va assez vite. On paye, et on choisit l'heure de mise à disposition le lendemain, ou le jour même selon l'heure à laquelle la commande a été passée.

Peu de temps avant d'y aller, on reçoit un SMS où le numéro de la commande est rappelé au cas où on n'aurait pas noté celui arrivé par mail. En route ! Sur place, un charmant jeune homme musclé va chercher ce qui avait été demandé, et le dépose en un tournemain dans le coffre de l'auto. Terminé !

C'est pratique tout de même, surtout pour des denrées de base pour lesquelles il n'y a pas à voir ni à faire un choix spécial, même si le drive du petit Carrefour Market local est assez sommaire par rapport à d'autres, plus sophistiqués, l'expérience est assez positive pour être renouvelée. Fatigue supprimée, temps gagné, pas d'attente aux caisses ni de conduite aléatoire d'un caddy dans les allées, tout ça est bien intéressant.

Un point quand même à soulever : sur le site d'achat, il n'y a pas la possibilité de prendre en compte la carte de fidélité. Les employés de l'établissement local ont confirmé que ce n'était pas encore implémenté, et qu'ils allaient faire remonter l'information pour y remédier. On n'a pas non plus commandé de denrées périssables, parce qu'on avait quelques doutes quant aux dates de péremption qui pouvaient être trop courtes, mais ce serait à tenter.

Pour le reste, fruits et légumes frais, viande et charcuterie, fromages, etc. on préfère les commerces de proximité, ou le marché, c'est moins anonyme, plus sympa, plus amusant, et pas particulièrement fatigant pour les vieilles articulations, en plus, on y rencontre les copains et copines, et on en profite pour tailler une bavette ! C'est-y pas beau d'être à la retraite ?!?

6 déc. 2016

Isaïe, lions, léopards et Cie

La première lecture de la messe du second dimanche de l'Avent est tirée du livre du prophète Isaïe, chapitre 11. En voilà un extrait qui m'intrigue fort :

"Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble... La vache et l'ours auront même pâture... Le lion, comme le bœuf mangera du fourrage... ".

Isaïe, prophète de l'Ancien Testament, vivait aux environs de l'an 700 avant Jésus Christ, en Palestine (*) dans le royaume de Juda, situé au sud de Jérusalem, à l'ouest du lac de Tibériade. Or, il parle de loup, de léopard, de lion, d'ours... Où avait-il vu ces animaux, que l'on ne rencontre plus actuellement dans cette région ?

Passe pour l'ours et le loup ; des loups, il y en avait partout autrefois, et sans doute qu'il y avait déjà des montreurs d'ours, issus des montagnes. Mais le lion et le léopard, lesquels vivent actuellement bien plus au sud, en Afrique, y en avait-il en Palestine à l'époque ? Peut-être en Egypte ? Il y avait bien des lions dans l'Atlas Marocain (**), jusqu'au XXe siècle (il paraît que le dernier a été vu en 1920). Quant aux léopards, il y en a encore au Moyen-Orient, enfin, plus beaucoup, sans doute étaient-ils plus nombreux il y a 2700 ans !

D'après l'article Lion d'Afrique de Wikipédia : "La répartition du lion aux époques historiques, plus restreinte, a cependant été importante. Elle couvrait de grandes parties de l'Afrique, mais aussi l'Europe du Sud ainsi que le Proche-Orient et l'Inde. Jusqu'à l'Antiquité, des lions vivaient encore dans les Balkans, le sud de l'Europe ainsi qu'en Anatolie ou au Moyen-Orient."

Voilà donc la réponse à ma question : des lions, des léopards, il y en avait du temps d'Isaïe, sans avoir besoin d'aller les chercher bien loin.... Il est vrai qu'il y a aussi le prophète Daniel, dans la fosse aux lions, plus tard, vers -538, du temps de Nabuchodonosor, à Babylone, dans l'actuel Irak.

Quant aux éléphants, on pense bien sûr à Hannibal qui leur a fait traverser les Alpes, mais il y a eu aussi Juda Macchabée, 150 ans avant notre ère, dont "l'armée comptait cent mille fantassins, vingt mille cavaliers et trente-deux éléphants dressés à la guerre". Où avait-il été les chercher ?? Pour Hannibal, on suppose qu'il utilisait une espèce d'éléphant dite "de forêt", aujourd'hui éteinte, qui vivait en Erythrée et en Somalie. Vous parlez d'un voyage !!! Quant à Alexandre, qui en a aussi utilisé, il semble qu'il n'en existait plus au Moyen-Orient, et qu'il fallait aller les cherchez en Asie ou au Kenya. Mais tout ça n'est pas clair, et les historiens se disputent encore vivement à ce sujet, d'où venaient-ils ? Que mangeaient-ils ?

En attendant, la seule chose que l'on sache avec certitude, c'est qu'il n'y a plus de lions (***) au Proche-Orient, je parle des animaux, pour le reste, c'est en dehors du sujet !!


(*) Il s'agit de la Palestine de l'époque, pas de la géographie politique actuelle !
(**) L'équipe nationale du Maroc s'appelle bien "Les lions de l'Atlas". 
(***) Le prénom Oussama signifie lion.....

1 déc. 2016

Musée de Cluny


Plaisir de revoir le Musée de Cluny, même si d'importants travaux de rénovation bousculent un peu la visite. Ce bâtiment, du XIIIe siècle, abrite une magnifique collection d'objets du Moyen-Âge : statues, reliquaires, objets religieux, fragments de vitraux, sans oublier l'incontournable salle des tapisseries de la Dame à la Licorne.

Un musée calme et tranquille, dans lequel on peut facilement s'arrêter pour observer les détails d'un retable en ivoire, ou admirer un vitrail, une visite aussi enrichissante que paisible.

Quant à l'exposition temporaire sur le temps des Mérovingiens, elle fait remonter à une époque bien mal connue de l'Histoire (à part les rois fainéants avachis sur leurs chars tirés par des bœufs, comme tout élève nourri au Mallet-Isaac de mon époque, je n'en aurais pas dit grand chose..) et est surtout remarquable par ses nombreux manuscrits sur parchemin et les claires explications sur l'évolution de l'écriture.

Un beau voyage dans le temps, dans cette Europe dont "les frontières sont celles que délimitent les abbayes cisterciennes, des Balkans jusqu'aux Pays Baltes" comme le disait François Mitterand, à l'époque où elle se "revêtait d'un blanc manteau d'églises" (Raoul Glaber, vers l'an Mil).






Diantre ! Fichtre !

Ma tablette n'est plus toute jeune, elle affiche bon poids ses 5 années d'existence, ce qui, pour ce type de matériel, est un âge canonique. Elle ne me sert qu'en déplacement, parce qu'elle embarque des livres, de la musique, des films documentaires, et divers utilitaires indispensables. Elle m'est aussi bien utile pour les connexions internet quand je suis hors de mes bases, surtout depuis que bon nombre d'hôtels et de lieux publics proposent ce service gratuitement.

Mais jusqu'ici, je n'avais pas pu y pratiquer une de mes occupations favorites, à savoir jouer sur Facebook. Le navigateur d'origine ne voulait pas, Firefox installé ensuite non plus, si la page Facebook s'ouvrait normalement, aucun jeu ne voulait se lancer. J'ai soupçonné Adobe Flash Player de ne pas être à jour, mais n'ai jamais réussi à en installer une nouvelle version, j'ai accusé ensuite le grand âge du matériel dont l'OS devait être obsolète depuis longtemps. Et je ne jouais pas, en me disant que ce n'était sans doute pas plus mal de se désintoxiquer un peu.

J'avais bien vu passer, sur un groupe de joueurs de Coral Isle (parce que c'est surtout de ce jeu qu'il s'agit), un tutorial pour l'installer sur une tablette, mais je n'y croyais pas, la mienne est bien trop vieille que je me disais, c'est sûrement uniquement utilisable sur du matériel récent, et n'avais fait que ranger le .pdf dans mes archives, jusqu'au jour où....

... Je me suis dit que je pouvais toujours tenter de voir si, par hasard, on ne sait jamais... Première chose à faire, aller sur le PlayStore de Google pour télécharger un navigateur du nom de Puffin. Facile ! Depuis ce nouveau navigateur, aller sur Facebook, facile aussi, et là, lancer le jeu, comme on fait depuis l'ordinateur de la maison. Et....

... Ça marche !!! Le jeu tourne parfaitement, exactement comme d'habitude, si ce n'est qu'un écran de 10 pouces, c'est plus petit qu'un de 27 !!! Mais on peut zoomer si on veut agrandir une zone, les îles étant très vastes dans ce jeu. Un raccourci sur l'écran d'accueil, et zou, on peut jouer directement, fantastique, non ? Pour ça, le mieux est d'utiliser un stylet, ou la pointe caoutchouc d'un stylo à bille conçu pour ça, puisque bien entendu, on a un écran tactile, et non une souris.

Eh bien, j'en étais toute bluffée, je n'y croyais vraiment pas et je demande pourquoi je n'ai pas fait ça plus tôt, mais j'étais tellement persuadée que ça ne marcherait pas.. Comme quoi, il y a certaines certitudes inutilement bloquantes !! Surtout pour un sujet aussi fondamental :-D

D'accord, la carte graphique de la tablette, plutôt faiblarde, souffre et le jeu est très ralenti, m'enfin, il tourne, c'est déjà pas mal. 

25 nov. 2016

APN Saga

Premier essai d'une photo de près (en cette saison les fleurs sont plus rares que les anges...)

C'est en 2004 que le premier APN est arrivé à la maison, reléguant définitivement les appareils argentiques aux oubliettes. Il ne m'appartenait pas, mais je m'en servais quand même ! Il était assez massif, fonctionnait avec des piles (toujours en avoir dans sa poche), et avait un minuscule écran de 2cm de côté. Rapidement, j'ai voulu avoir le "mien". Ça a été un Pentax Optio. Ah que je l'aimais bien ! De la taille d'un paquet de cigarettes, il me suivait partout au fond de mon sac, il était simple d'emploi, faisait de belles photos, avait un viseur bien pratique quand le soleil empêchait de voir l'écran, etc. Je l'aurais bien gardé longtemps si, quelques années plus tard, le chargeur de batterie n'avait pas rendu l'âme. J'aurais pu trouver un autre chargeur en farfouillant sur Internet, mais il m'aurait coûté quasiment le prix d'un appareil neuf...

J'ai donc cherché son successeur, et ai trouvé un Nikon de belle facture, qui faisait très simplement, plein de choses intéressantes, macro photo, bracketting, il avait aussi un viseur et un écran très large et très lumineux. Par contre, il tenait une certaine place, même s'il n'était pas très lourd, il fallait un grand sac pour le transporter, surtout dans sa housse. Mais toute cette belle technologie est fragile. Il a commencé par refuser d'ouvrir entièrement ses lamelles obturatrices de l'objectif, et, comme je ne m'en apercevais pas, j'ai eu des photos avec des coins noirs.. Ensuite, ça m'obligeait à donner un très léger coup d'ongle pour les ouvrir avant chaque prise de vue. Puis, peu après, une des molettes commandant, entre autres, la fonction bracketting, s'est totalement bloquée. Quand j'ai demandé à des spécialistes s'il y avait moyen de réparer tout ça, on m'a dit que les ressorts des lamelles étaient fatigués, et qu'il faudrait tout démonter pour débloquer le bouton, donc, que ça coûterait très cher et que.... Bon, j'ai compris, fallait en acheter un autre !

J'ai donc utilisé un Panasonic Lumix que l'on m'avait donné, mais lui et moi, nous ne nous sommes jamais bien entendus ! Son objectif interchangeable (comme si mes minuscules compétences en photo me permettaient de choisir un objectif..) ne se rétractait pas, donc, tenait de la place ; il était lourd, et plein de boutons partout que l'on actionnait sans s'en rendre compte, rien qu'en le prenant en mains. L'écran tactile aussi était piégeux : si on le portait autour du cou, alors qu'il était allumé, on déclenchait des fonctions non souhaitées, c'est ainsi que j'ai pris un certain nombre de photos en mode RAW (*) qu'il m'a ensuite fallu laborieusement récupérer en .jpg sur l'ordinateur. Donc, on ne s'aimait pas vraiment tous les deux, trop compliqué pour moi, je n'ai jamais vraiment su m'en servir : par exemple, je n'ai jamais compris comment on pouvait faire des macros, moi qui aime tant photographier les fleurs à quelques centimètres... Divorce amorcé...

Et un beau jour, en attendant des photos que je faisais imprimer chez un prestataire local, j'ai vu... Un tout petit Canon Ixus, à peine plus épais qu'un smartphone et moins long, avec, sur l'étiquette, mentionné, macro à 1cm !!! Je le regarde de plus près, il était tout léger, avec juste les boutons indispensables sur sa carrosserie, et un prix compétitif d'autant plus qu'il arrivait avec une carte mémoire de 8Go et une petite housse. Alors, je suis repartie avec !

En rentrant chez moi, j'ai téléchargé la notice complète, et, en la lisant, j'ai vite vu où trouver les réglages de base, et, dans mes essais ensuite, j'ai vu qu'en fait, il faisait tout tout seul, c'est exactement ce qu'il me fallait : un truc petit, simple, basique, où on ne se prend pas la tête pour circuler dans un dédale de menus auxquels on ne comprend rien pour atteindre le point qu'on cherche (**), idéal pour quelqu'un qui n'y connaît rien en technique photo mais qui aime bien en prendre quand même !

Et là, on se souvient au tout début des années 60, quand, le premier appareil photo est arrivé à la maison. Il était long et lourd, il n'acceptait que les rouleaux de pellicules de 8 poses qu'il fallait changer à tâtons dans le noir absolu... Un demi siècle plus tard, on a changé de monde !

(*) Je me demande encore comment il a fait pour accéder tout seul au menu, bien planqué pourtant, qui permet de faire des RAW.... 
(**) Et que de toutes façons, on ne saura jamais retrouver du premier coup