2 mars 2020

Les réseaux sociaux, une drogue dure ?

Vilipendés par les uns, encensés par les autres, indispensables pour beaucoup, on dit tout et son contraire à leur sujet.

Accusés de provoquer une dangereuse addiction pour ceux qui ne peuvent faire trois pas sans consulter leur smartphone, dangereux aussi par les harcèlements subis sous couvert d'un lâche anonymat, perturbant la scolarité des écoliers, prenant la place des rapports familiaux normaux, faisant le lit des fake news et grossissant le moindre fait divers copieusement déformé, etc, etc....

Instagram, WattsApp, Snapchat, et autres Twitter et Facebook, sont-ils aussi pernicieux que ça ? Aussi dangereux et intrusifs ? Sont-ils réellement utilisés par une majorité de gens ? Dans quels âges ? Une étude chiffrée parue dans les pages économie du Figaro est éloquente.

24 millions de français se connectent chaque jour sur Facebook, mais 35% des utilisateurs quotidiens ont plus de 50 ans.. Parfait, mes copines de jeu et moi sommes tout à fait dans la norme ! Nous avons plus de 50 ans, et le premier boulot du jour, avant ou en même temps que le café, c'est d'aller voir où en sont nos îles (*) et qu'est-ce qu'on pourrait bien échanger. Sans doute que les autres ne viennent pas uniquement sur Facebook pour jouer, et là, parfois, on peut s'inquiéter, entre les photos des enfants qui pullulent alors qu'on sait que ça excite les pédophiles, et les fake news(**) partagées allègrement...

Encore quelques chiffres :

- 14 millions consultent tous les jours Snapchat (+ 8,8 millions d'utilisateurs en un an) ;
- 11,5 millions sur Instagram ;
- En un an, Messenger et WattsApp ont gagné 3,5 millions d'utilisateurs ;

On a vu que les seniors sont loin de bouder ces réseaux, et affluent sur Facebook, par contre, les jeunes de 11 à 14 ans préférent Snapchat. Ils y consacrent, avec Instagram, 1h14 par jour !!! Soit 45% de leur temps sur Internet, et utilisent pour ça essentiellement leur smartphone. Alors, ce temps quotidien pris pour ça, il est pris sur quoi ? Le sommeil, les relations familiales, le sport, la musique, les devoirs ?? C'est sans doute là que le bât blesse, parce que les journées n'ayant que 24h, il faut bien que quelques chose passe à l'as pour laisser la place aux réseaux sociaux..

Et les parents s'inquiètent... Sauf qu'eux-mêmes en font autant, et d'ailleurs, qui leur a payé leur smartphone ?? Et si l'on veut que tout le monde participe à une réunion familiale ou à une activité commune, il faut (enfin, il faudrait..) que parents et enfants jouent le jeu.

Mais quand ils voient leur grand mère, dès le matin, en robe de chambre, le café d'une main, la souris de l'autre, scotchée devant l'écran de l'ordinateur... On peut difficilement leur reprocher de... L'imiter !

Il faut lire l'excellent (mais très pessimiste) ouvrage de Michel Desmurget intitulé "La fabrique du crétin digital", sous-titré : "les dangers des écrans pour nos enfants", pour comprendre en quoi cette addiction est beaucoup plus dangereuse pour les plus jeunes que pour les plus vieux.

Alors, eh bien, puisque c'est comme ça, j'y retourne !


(*) Oui, il s'agit là du jeu "l'île de corail", mais il y en a d'autres..
(**) L'épidémie de coronavirus entraîne bon nombre de publications fausses, ou mal comprises, qui sont largement partagées, mais aussi quelques traits d'humour réconfortants.

29 févr. 2020

Optimiste ?

Va-t-on réussir à vivre tranquillement ? Il y a eu les Gilets Jaunes, avec les ronds points plus ou moins bloqués, les exactions en tous genre, des deux bords, suivis d'une interminable période de grèves des transports, de menaces de pénuries d'essence, agrémentées de violences, de drames, d'incendies, de manifestations...

Quand ça commençait à se calmer, voilà un virus qui arrive de Chine et sème la panique partout : événements supprimés, matchs de foot reportés, pharmacies prises d'assaut, gens qui ne se serrent plus la main ni se font la bise, peur, affolement, angoisse... Avec raison ou pas ? Et comme corollaire l'économie mondiale qui se met à boiter et à pencher dangereusement vers la catastrophe.

Et avec tout ça, des tempêtes de vent permanentes, des 100km/h dans les terres, qui font envoler les toitures, cassent les arbres, ébranlent les maisons, tandis que les jours ensoleillés se comptent sur les doigts d'une main depuis trois mois et que l'on vit sous la pluie et dans la gadoue.

Alors, on ne peut pas voyager, bien trop risqué et bien trop compliqué ; le train est tributaire des arbres tombés sur les caténaires et des sautes d'humeur de la CGT ; il est déconseillé de prendre sa voiture par temps de tempête ; il faut éviter de fréquenter les lieux publics où il y a du monde, mais aussi d'embrasser ses amis...

Et avec tout ça il faudrait qu'on soit optimiste ??

26 févr. 2020

Ouh là là !

Une enquête édifiante :

"Un quart des Français n'effectue pas "une toilette complète" chaque jour. Mais hommes et femmes ne sont pas logés à la même enseigne.

En effet, seulement 71% des Français effectuent cette toilette complète quotidienne, contre 81% des Françaises.

Une différence encore plus marquée quand il s'agit de la fréquence de changement de sous-vêtement : 73% des hommes le font tous les jours, contre 94% des femmes. Et 4% des Français ne changent de sous-vêtement qu'une fois par semaine (1% chez les femmes)."


Eh bien bravo messieurs ! De grands dégueulasses vous êtes, porter le même slip pendant une semaine..... On n'ose même pas vous demander combien de fois par mois vous vous lavez les dents !!

"Par ailleurs, seul un quart (25%) des personnes interrogées "se lave les mains après s'être mouché", preuve selon le sondeur et son commanditaire de "l'ignorance des règles sanitaires de base, en dépit des messages de santé publique martelés et du contexte viral qui règne actuellement".

Le souci de propreté manuelle est plus fréquent, mais encore loin d'être systématique, en sortant des transports en commun (37%) ou des toilettes (71%)."


J'avoue qu'il ne me vient pas forcément à l'idée de me laver les mains quand je me mouche, par contre, à l'époque où je prenais souvent le métro, j'évitais autant que faire se peut de tenir les barres des voitures et les rampes des escaliers roulants, et je portais même des gants pour ne pas être en contact avec quelque chose de peu ragoûtant. Quant à se laver les mains en sortant des toilettes, les parents apprennent ça à leurs enfants dès qu'ils vont seuls aux WC. Euh, j'aurais du dire ''apprenaient" ?

Et c'est pas nouveau, ce manque d'hygiène chez beaucoup d'hommes. Je me souviens d'un monsieur qui est arrivé en retard au rendez-vous que je lui avais donné pour son traitement. Quand je lui en ai demandé la raison, il m'a dit : "c'est pas de ma faute, c'est ma femme, elle a voulu que je change de T-shirt au moment de partir chez vous, pourtant, il allait bien, c'est celui que je porte tous les jours pour faire le jardin !".

Et ce petit garçon qui remplissait le lavabo de la salle de bains, et agitait vigoureusement l'eau pour faire croire à sa mère, de l'autre côté de la porte, qu'il se lavait la figure...

C'est vrai que les femmes sont aussi maniaques qu'enquiquinantes, n'est-ce pas ? Mais au moins, elles sont plus propres !!

25 févr. 2020

Mon rêve...

Il paraît que les Suédois se font de plus en plus implanter des puces pour remplacer cartes bancaires et argent liquide. Voilà ce à quoi j'aspire depuis longtemps. On paye de plus en plus avec sa carte bancaire, surtout depuis l'avènement du sans contact, on paye tout, y compris sa baguette de pain, donc, on ne vérifie pas le contenu de son porte-monnaie avant d'aller faire ses courses. Mais du coup, tout est tributaire de ce rectangle de plastique qui devient la chose la plus importante de son sac à mains. J'ai toujours peur de la paumer cette carte, je regarde trois fois si je l'ai bien remise à sa place, dans la bonne poche du sac, je tâte pour voir si je ne me trompe pas... Enfin, ça devient une obsession.

Alors je me disais que si je pouvais la porter sur moi, sous la peau, je ne risquerais plus de m'angoisser à l'idée de la perdre. J'en ai rêvé et les suédois l'ont fait !

En plus, une puce peut être dédiée à plusieurs usages, l'argent, bien sûr, mais aussi un suivi médical, en liaison avec une montre connectée ou un smartphone : état cardiaque, tension, mesure de glycémie, etc..

J'entends déjà les détracteurs hurler que nous allions devenir des cyber créatures et qu'on se dirige vers un transhumanisme inhumain (c'est un pléonasme non ?). Ils ajoutent que c'est une atteinte à la vie privée puisque ces données pourront être récupérées et partagées ce qui est un gros risque. Mais, n'est-ce pas déjà le cas avec les cartes bancaires ? Quand je vais retirer de l'argent liquide au distributeur de ma banque, il me demande fort aimablement, si je veux le montant habituel, ce qui signifie que ma banque est parfaitement au courant de mes habitudes. Et la carte vitale ? N'indique-t-elle pas au médecin et au pharmacien mes coordonnées administratives et mon éventuelle prise en charge à 100% pour maladie de longue durée ? Alors, où est la différence ? Sinon qu'au lieu de ranger au fond du sac un (ou plusieurs) rectangle de plastique, on n'aura même plus besoin de sac du tout ! Et si on vole le sac, ce sera nettement moins grave.

Je crains hélas d'être morte bien avant que la France, toujours un peu pusillanime, ne se décide à généraliser ces puces implantées, et mes descendants auront à bien réfléchir où l'implanter, parce que sur la main, c'est pas idéal, on peu se brûler, se couper... Faudra trouver un endroit compatible avec les récepteurs et... Avec la souplesse naturelle de l'utilisateur (*) !

(*) J'imagine... Puce implantée dans la jambe ou dans l'épaule... "j'peux pas vous payer, j'ai une sciatique (ou une périarthrite)"....

14 févr. 2020

Nouvelle forme de harcèlement téléphonique

Jusqu'ici j'avais eu des propositions d'isolation à un euro, de mutuelles pas chères, d'énergies diverses, et là, une voix de femme sans accent particulier, même si elle a déformé mon nom, qui m'appelle pour me dire qu'elle est en train d'ouvrir mon dossier sur la demande d'aide que j'ai faite à propos des travaux dans ma maison. Bien évidemment, je n'ai pas de travaux en cours, et n'ai pas fait la moindre demande d'aide.

Je lui réponds poliment que je commence à en avoir assez d'être sans cesse dérangée pour toutes sortes d'appels non sollicités. Elle devient moins aimable et me rétorque qu'elle n'a rien à me vendre. Je coupe là la conversation en lui disant que son numéro étant enregistré, je vais le transmettre à la gendarmerie, et je raccroche.

Deux secondes après, elle rappelle, cette fois pas aimable du tout, et me dit que je n'aurai qu'à régler ça avec les impôts. Là, je n'ai même pas pris le temps de dire allo et j'ai raccroché.

Pas mal non ? Je me doute bien que ma menace des gendarmes, elle s'en fout, mais sans doute voulait-elle se venger en me faisant peur... Raté madame, par contre, après une courte recherche sur les sites d'annuaires inversés, j'apprends que ce numéro est basé dans la Manche (enfin, s'il n'y a pas eu de portabilité), qu'il ne figure pas dans l'annuaire, et qu'il a été particulièrement recherché ces trente derniers jours.... Edifiant, non ?

02 33 75 67 54

Alors, si c'est le numéro d'un véritable organisme administratif qui ne souhaite pas figurer sur l'annuaire, ce qui est bizarre, il faudrait qu'ils mettent à jour leurs fichiers !

Tout de même, recevoir certains jours jusqu'à 10 appels non sollicités, ça devient carrément pénible. Quand je pense qu'il y a eu un gouvernement qui voulait "réglementer internet"... Alors qu'ils ne sont pas foutus de venir à bout de cette nuisance, Bloctel étant une vaste fumisterie qui n'a jamais fonctionné.

10 févr. 2020

Vive le vent, vive le vent d'hiver ???

Est-ce une des formes du dérèglement climatique qui nous fait, depuis pas mal d'années déjà, supporter des tempêtes, des rafales de vent à plus de 100km/h dans les terres, et de toutes façons, un vent permanent ?

Que c'est pénible.. Ces bourrasques qui cassent les branches, bousculent les voitures et les gens, soulèvent en envolent les toitures, on se croirait aux îles Kerguelen (où je ne suis jamais allée, mais réputées pour leur vent qui empêche l'herbe de pousser droit). En plus des routes coupées par les troncs abattus, le pire ce sont les coupures de courant. Les branches tombent sur les fils, les fils sortent de leurs logement sur les poteaux, et on n'a plus ni lumière ni chauffage, sans parler de l'ordinateur qui s'éteint brutalement et qui n'aime pas trop ça.

On se souvient de la tempête de décembre 1999, durant laquelle nous étions restés sans courant pendant 5 jours.. Bonjour le congélateur, la maison à 10° maximum, sans eau chaude. C'était un coup à émigrer à l'hôtel dans une ville où il y avait encore de l'électricité.

Plus récemment, on a essuyé une coupure de 23h, vous vous rendez compte, 23 heures sans ordinateur, donc, sans jeux !! Et comme les campagnes sont les premières touchées dans ce domaine, dès que ça souffle un peu fort, on tend le dos. D'autant plus que ce vent permanent, ça énerve, ça fatigue et ça angoisse.

Est-ce ma mémoire défaillante de vieille dame, ou est-ce la vérité, mais je n'ai pas le souvenir que dans notre paisible Normandie (*), nous ayons eu autant de tempêtes que depuis une vingtaine d'années.

Et si, admirer la mer déchaînée depuis le sommet du phare de Barfleur doit être un spectacle aussi impressionnant que magnifique, être à la maison, en hiver, dans le froid et dans le noir, pendant des heures n'a rien de bien amusant.

* Je ne parle évidemment pas des côtes de la Manche, mais là, disons qu'ils ont plus l'habitude que dans les terres.

9 févr. 2020

Lettre à madame Hidalgo


Il paraît que vous souhaitez, dans le futur mandat que vous briguez, supprimer un grand nombre de place de stationnement dans Paris, et d'encourager vigoureusement les déplacements à bicyclette. Et l'amélioration des conditions de circulation des autobus, avec de nouveaux couloirs, et une fréquence accrue ? Et le métro, souvent bondé, insalubre, voire dangereux ? Vous n'en parlez pas ? Pourquoi ?

Sans doute pensez-vous que la population de la capitale a entre 20 et 60 ans, que le métro va très bien comme il est (à votre décharge, vous ne pouvez pas savoir puisque vous ne l'utilisez jamais), et que les autobus, c'est comme les voitures, ça encombre et ça pollue.

Mais alors, que faites-vous des personnes âgées, (pourtant nombreuses, puisque les jeunes couples ne risquent pas de s'offrir un appartement à 10.000 euros le m2) qui ne peuvent plus pédaler, surtout si elles habitent du côté de Montmartre ou des Buttes Chaumont ; des mamans avec plusieurs enfants ? Des personnes à mobilité réduite (temporairement ou définitivement) ? Et vous-même, est-ce que vous circulez à vélo ? Je pense plutôt que vous disposez d'un véhicule (peut-être électrique...) avec chauffeur.

Il y a bien longtemps que je n'habite plus Paris, même si j'y ai passé de nombreuses années et y retourne de temps en temps en touriste, donc, je ne suis pas une de vos électrices, et devrais plutôt militer pour que les pauvres ruraux ne soient pas, eux, condamnés à prendre une voiture pour aller chercher leur pain ou à une visite médicale, faute de transports en commun, alors que les parisiens, eux.....

Enfin, n'oubliez pas que vous aussi vous allez vieillir, que peut-être vos jambes ne vous permettront plus de traverser Paris en bicyclette, que vous n'aurez sans doute pas une voiture de fonction avec chauffeur jusqu'à votre dernier jour, et que, comme quand vous étiez maire vous aviez quasiment éliminé toute voiture, vous devrez alors prendre l'autobus ou le métro, avec tous leurs inconvénients, qu'autrefois, vous n'avez jamais cherché à améliorer. Puissiez-vous ne pas vous en mordre les doigts !

5 févr. 2020

Des traces suspectes


Quelle belle image ! Merci à la Nasa. Mais tout de même, ces vilaines traces sur le sol immaculé de Mars, ça fait désordre. Les Martiens vont être furieux, et de là à ce qu'ils nous envahissent en représailles...

23 janv. 2020

On mange quoi ?

La vente des produits alimentaires ont chuté l'an dernier, essentiellement dans les grandes surfaces. Pourquoi ? Alors que l'alimentation est indispensable..

Un long article du Figaro pages économiques, essaye de l'expliquer :

* Déjà, la population vieillit, et il est évident que des seniors voire des encore plus seniors mangent moins qu'une famille de cinq personnes avec enfants et ados.
* On incite à lutter contre le gaspillage, de ne pas jeter de nourriture (tiens, c'est amusant, c'est ce que l'on m'a toujours appris dans mon enfance, il y a plus d'un demi siècle), donc, les restes sont utilisés et non jetés, entraînant des achats moins fréquents.
* Par contre, surtout pour les gens des villes, on a de plus en plus recours aux livraisons de repas, et les superettes urbaines en font les frais.

Donc les grandes surfaces se plaignent de vendre moins d'alimentaire, observant que la clientèle actuelle a tendance à privilégier soit les produits frais vendus à proximité des producteurs, soit les articles à prix cassés du type Aldi ou Lidl. Je dirai même plus... Les deux !

Avoir près de chez soi un marchand de fruits, légumes, fromages, dont les pommes ont été cueillies à quelques kilomètres est une chance, surtout quand les prix restent tout à fait raisonnables. Déjà ça encourage le commerce de proximité qui fait la vie d'un village, en plus il y a un côté convivial, amical, qui est bien plus agréable que l'anonymat des caissières du supermarché, et puis, on fait aussi vivre les producteurs locaux, ce qui est une bonne chose. Il en va de même pour la viande et la charcuterie. Connaître son boucher, lui demander conseil, c'est quand même mieux que d'acheter de la viande en barquette plastique (qui, de plus, encombrera la poubelle).

Il paraît que pour tout ce qui est produits non alimentaires, les sites internet de vente de parfumerie, ou d'objets divers, empiètent largement sur ce que l'on achetait avant au supermarché. Encore que là, il faille aller récupérer sa commande dans un point relai, ce qui n'est pas forcément très économique ni très écologique.

Alors, les grandes surfaces s'organisent et tentent d'apporter autre chose en plus. Par exemple, de la restauration sur place, ou des paniers repas à emporter. Pourquoi pas ? On fait ses courses, et on dîne avant de rentrer, le tout au même endroit.. C'est le cas de certains Franprix, et autre Carrefour.

Si les habitudes de la clientèle changent, il faudra bien que le commerce s'adapte sous peine de ne plus exister ! En offrant des prix intéressants, comme c'est le cas chez Aldi (*), de la qualité et du local (là, les gens des campagnes sont privilégiés), ou encore des services (livraison à domicile, drive, restauration, etc..).

Donc, rendez-vous dans... Quelques temps !

(*) Publicité non rémunérée... Hélas !

Honte à vous

Honte à vous messieurs de la CGT qui osez couper le courant d'un hôpital, d'un aéroport ou d'une HLM, sans imaginer que vous auriez pu tuer quelqu'un ou provoquer une catastrophe aérienne. Si votre enfant était à l'hôpital, auriez-vous coupé le courant ? Si vos parents étaient dans un avion en passe d'atterrir, l'auriez-vous fait ? Mais des autres, vous vous foutez totalement !

Vous discréditez le syndicalisme, parce que vos actions, c'est illégal, c'est du terrorisme, ce n'est pas la défense des travailleurs ; d'ailleurs, vous qui avez la garantie de l'emploi (**), vous les empêchez d'aller travailler(*), au risque de perdre le leur, mais de ça, vous vous foutez totalement !

Votre seul but est de défendre vos propres intérêts, vos régimes de faveur, de conserver vos privilèges (***), ce n'est plus du syndicalisme, c'est de l'élitisme, les autres n'auront qu'à payer pour vous !

J'ai été syndiquée toute ma vie professionnelle et le suis encore en tant que retraitée, jamais je n'aurais cautionné une action criminelle, nous ne devons pas avoir la même éthique.

En tous cas vous faites des heureux : les ayatollahs de l'Islam qui se disent que quand ce beau pays sera totalement affaibli par l'impéritie de certains, ils pourront plus facilement s'y installer et y faire régner leurs dogmes, et madame Le Pen, qui se frotte les mains en se disant que vous faites sa campagne électorale à sa place.

Honte à vous

Toutefois, au milieu de vos actions, il y en a une qui mérite des remerciements : votre lutte contre le travail du dimanche. C'est bien sûr pour que les gens qui bossent puissent aller à la messe, n'est-ce pas ? Alors, pour tout le reste, en sortant de l'office dominical, vous allez pouvoir méditer :

Jésus a dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font

(*) Blocage des trains, métros et raffineries
(**) RATP, SNCF, etc..
(***) Electricité gratuite pour les agents EDF

18 janv. 2020

Anticléricalisme ?

De tous temps, les français, surtout ceux qui penchent vers la gauche, ont aimé bouffer du curé. Depuis les croa croa à leur passage du temps où ils portaient une soutane, jusqu'aux chansons qui ridiculisent Jésus, il y a toujours eu des gens qui adorent brocarder l'église catholique, au mieux, ou vandaliser les lieux de culte, au pire.

Ce sont des lâches, évidemment, parce qu'ils savent bien qu'ils ne risquent rien, alors que s'ils s'avisaient d'en faire autant aux lieux de culte de l'Islam, voire s'amuser à se moquer de Mahomet, ça ferait tout de suite une dizaine de morts dans les jours qui suivent, au minimum ! On n'a pas oublié Charlie Hebdo et les caricatures du Prophète...

Faut-il s'indigner ? Faut-il faire remarquer, une fois de plus, que la laïcité concerne toutes les religions, et pas seulement les Chrétiens ? Faut-il descendre dans la rue, manifester, casser quelques boutiques (c'est très à la mode en ce moment), se venger ?

Mais pas du tout ! Il faut se réjouir !

Parce que Jésus a dit :

"Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on vous calomnie de toutes manières à cause de moi.
Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux."

6 janv. 2020

Apocalypse

Cette image est une vue d'artiste, à partir de photos de la NASA

Quand on voit les images, et plus encore les vues satellite de l'Australie, on est atterré. Des incendies de cette ampleur, avec une telle violence, dans un contexte de sécheresse énorme et de canicule à plus de 40°, on se sent aussi effrayé qu'impuissant.

Que faire ? Les braves gens s'indignent que l'on n'envoie pas d'aide à ce pays traumatisé, mais sous quelle forme ? Envoyer des bombardiers d'eau comme ceux que l'on utilise dans nos feux en France ? Mais comment les acheminer ? D'autant plus qu'il en faudrait des centaines... Impossible qu'ils arrivent par leurs propres moyens, ce ne sont pas des longs courrier ; les faire venir par bateau ? Mais il faudrait des semaines, des mois... Alors que faire ?

Apporter des subsides ? Mais l'Australie est un pays riche, et ce n'est pas une question d'argent, mais bien plus d'impuissance devant une catastrophe aussi gigantesque qui dépasse largement les possibilités humaines.

Sur les réseaux sociaux on pleure sur les koalas décimés, les kangourous brûlés vif, mais moins sur les milliers de maisons parties en fumée avec toute la vie de leurs habitants, lesquels se réfugient sur des plages, avec l'océan d'un côté et le brasier de l'autre, ayant tout perdu.

On ne peut que prier le ciel d'envoyer une semaine de grosses pluies ininterrompues afin que la nature arrive à vaincre la nature, mais c'est l'été là-bas, et ce n'est pas une saison pluvieuse.

Des catastrophes, sans remonter jusqu'à l'extinction des dinosaures, la Terre en a connu de très graves, on pense à Pompeï et à d'autres éruptions volcaniques devant lesquelles l'Homme est totalement démuni, mais là, c'est tout un continent qui est touché, en plus un continent isolé, loin de tout.... Auquel il va falloir bien du temps pour pleurer ses morts et panser ses blessures.

4 janv. 2020

Des vœux, encore des vœux

En cette période de l'année, il faut formuler des vœux pour les personnes que l'on rencontre, c'est la tradition, mais comment faire original et sortir des "Bonne Année, Bonne Santé, surtout la santé hein", ou "Que 2020 vous soit favorable et comble tous vos désirs"... En zonant sur mon fil d'actualité de Facebook, j'ai trouvé ce texte. J'ignore qui l'a écrit, et où la personne qui l'a transmis l'a trouvé, mais j'ai apprécié son humour décalé en ces temps où le parler "politiquement correct" est de rigueur. Alors merci à l'auteur !

Chers amis,
je vous ai adressé des vœux un peu rapidement, mais après consultation d'un avocat, je me suis rendu compte de l'imprudence de ma formulation. Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité me soumet, en effet, au risque de poursuites...
Voici donc la version rectifiée de mes vœux, et qui est en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution.

Nouvelle formulation:
Je vous prie d'accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l'occasion du solstice d'hiver et du premier de l'an, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles,
ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :
- la santé, ceci ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni d'une quelconque volonté de m'immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou votre assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques ;
- la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d'imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujetti ;
- le bonheur, sachant que l'appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu'il n'est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

Nota Bene :
Le concept d'année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier grégorien, qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n'implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d'autres cultures n'est absolument pas mise en cause.

Notamment :
- le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l'an 1434 de l'Hégire (émigration du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d'islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israëlo-palestinien ;
- le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ni le délit de contestation de crime contre l'humanité ;
- le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l'année du Dragon d'Eau, 78ème cycle, n'implique aucune prise de position dans l'affaire dite "des frégates de Taïwan" ;
- le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3ème décade de Frimaire de l'an 221 de la République Française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions.

Enfin, l'emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur.
Son choix tient au fait qu'elle est la seule couramment pratiquée par l'expéditeur. Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

Clause de non responsabilité légale :
  • En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure.
  • Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait.
  • Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties.
  • Leur reproduction est autorisée.
  • Ils n'ont fait l'objet d'aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d'une année, à la condition d'être employés selon les règles habituelles et à l'usage personnel du destinataire.
  • A l'issue de cette période, leur renouvellement n'a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.
  • Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d'âge, de genre, d'aptitude physique ou mentale, de race, d'ethnie, d'origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d'appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.
  • Leurs résultats ne sont, en aucun cas, garantis et l'absence, totale comme partielle, de réalisation n'ouvre pas droit à compensation.
  • En cas de difficultés liées à l'interprétation des présentes, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile de l'expéditeur.
Pas mal non ? Ah que je regrette de ne pas l'avoir écrit !

25 déc. 2019

Envie ou besoin ?


Messieurs et vous autres les enfants, plutôt que d'offrir à votre épouse/mère un ustensile ménager dont elle a peut-être besoin mais pas forcément envie, offrez-lui plutôt des vacances !

Une semaine (ou plus...)
  • A l'hôtel, où elle n'aura pas le lit, les courses, la cuisine, le ménage à faire ;
  • Avec spa, massages, jacuzzi, etc.. pour qu'elle ait, pour une fois, le temps de s'occuper d'elle ;
  • Seule (ou avec une vieille copine) pour qu'elle n'ait, pour une fois, pas à s'occuper de vous.

Et si vos moyens ne vous permettent pas un tel cadeau, pensez à lui offrir ce qu'elle n'ose pas s'offrir elle-même, quelque chose d'aussi inutile que du parfum ou l'objet qu'elle regarde chaque fois qu'elle passe devant la vitrine où il se trouve. Mais là, pour savoir de quel "objet" il s'agit, faut être observateur...

Et si elle vous dit qu'elle n'a besoin de rien, c'est sans doute qu'elle a envie de tout !

Au matin du 25 décembre. Alors, il a apporté quoi le Père Noël ? Un séjour de thalasso aux Maldives ? Un aspirateur ? Ou une boîte de chocolats de grande surface ?

16 déc. 2019

Devoir de mémoire

Il est bien connu qu'en vieillissant, la mémoire proche s'efface très vite alors que la mémoire ancienne ressurgit. Et c'est ainsi qu'on s'aperçoit, en évoquant quelques souvenirs, que la vie a bien changé en un demi siècle !

Dans mon lycée, au début des années soixante, le règlement précisait qu'il était interdit de venir en pantalons au-dessus de 0°, sauf pour celles qui venaient en mobylette... Je précise qu'il s'agissait d'un lycée de filles (la mixité scolaire n'existait pas encore dans le secondaire, sauf rares exceptions), à Paris,  tout à fait laïque. De nos jours, des filles en jupe au lycée, ça existe encore ? Et les mobylettes ont disparu au bénéfice d'engins variés, trottinettes, scooters électriques, ou autres.

Dans le même lycée, au cours d'instruction civique (ça existe encore ça ?), on nous apprenait que les députés étaient très peu rémunérés afin qu'il ne briguent pas le poste pour des raisons financières. Je crois que le monde a changé...

A cette même époque, on n'avait pas encore appris le parler "politiquement correct". Par exemple, on parlait d'un infirme, pas d'une "personne en situation de handicap", ce n'était absolument pas dévalorisant, n'empêchait pas de lui donner un coup de main, et c'était bien plus vite dit ou écrit !

Le petit commerce (que l'on nomme actuellement "de proximité") était florissant. On partait chez l'épicier, le cabas à la main, avec son pot à lait et ses consignes de bouteilles. On revenait avec le pot rempli, les bouteilles échangées contre des pleines, et des petits-suisses dans un carton paraffiné. Pas de plastique dans tout ça, pas de poubelles qui débordent d'emballages non recyclables, alors on se marre quand on voit une certaine passionaria se plaindre que les anciens leur ont bouffé leur environnement et leur avenir...



Bon, d'accord, on fumait n'importe où, y compris dans les lieux publics comme les cafés et les restaurants, et on roulait en voiture à la vitesse que l'on voulait, sans ceinture de sécurité, ce qui n'était pas le meilleur pour l'espérance de vie... Mais on avait de nombreux médecins qui ne demandaient pas trois semaines pour un rendez-vous et qui, oui, comme je vous le dis, se déplaçaient à domicile pour les patients cloués au lit.

Tout n'était pas parfait, loin s'en faut, on travaillait un minimum de 40h par semaine, on partait en retraite à 65 ans, seuls les plus riches avaient la télé, et les plus chanceux le téléphone. Ne parlons pas des smartphones et d'Internet...

On se demande comment on pouvait vivre en ce temps là !

P.S. On remarque sur l'image d'illustration, que l'actrice porte un foulard, c'était très à la mode à l'époque... Maintenant aussi, mais pour de toutes autres raisons !!!

5 déc. 2019

Panique à bord

Township Alexandra à Johannesburg (Afrique du Sud)

Ils sont devenus fous ! Mardi matin, je vais tranquillement prendre de l'essence à ma pompe préférée avant d'aller faire quelques courses pour ravitailler le foyer. Plus d'essence ! Ah bon ? Oui, dévalisée la dame qui me dit qu'elle sera livrée l'après-midi.. Bon, je vais aller aux pompes du supermarché, mais là, non seulement il y avait une queue monstrueuse aux pompes, mais plus une seule place sur le parking ! C'est la guerre ?? Ben non pourtant, la panique seulement. Oui, on sait qu'il y a une grève générale dure prévue pour le 5 décembre, et qu'il y a quelques dépôts pétroliers fermés, mais si les gens ne se précipitaient pas tous pour faire le plein et tenter de remplir des bidons, et faisaient leurs courses normalement, il ne se passerait rien de grave, alors que là, c'est la terreur générale...

J'y retourne le lendemain, parce que je n'ai plus qu'un quart de réservoir, et là, c'est pire, une queue à la pompe qui s'étale sur plusieurs centaines de mètres, et plus du tout d'essence au supermarché. J'abandonne. On verra bien, j'ai de quoi manger pour plusieurs jours, et de quoi aller ravitailler ensuite au village le plus propre, et n'ai plus à faire 60 kms aller retour pour aller travailler. Mais quand même, est-ce bien raisonnable cette panique collective ? Surtout de la part de retraités qui n'habitent pas une campagne isolée ? Ils ont connu Mai 68 ? Oui, moi aussi, mais à l'époque, je roulais en Solex, et il n'y a pas plus économique.

De toutes façons, on n'y peut pas grand chose, la panique engendrant la panique, il faudra attendre que la situation sociale se calme pour y voir plus clair, mais tout de même, les Français devraient regarder un peu plus loin que le bout de leur nez, dans des pays d'Afrique ou d'Asie, du côté du township Alexandra à Johannesburg (*), par exemple, pour mesurer la chance qu'ils ont de vivre dans un pays assez riche pour assurer la subsistance de la majorité de ses habitants, au climat confortable, et aux paysage variés.. Peut-être râleraient-ils un peu moins souvent ?

Parce  qu'il y aura toujours des privilégiés qui n'ont aucune conscience de l'être, des malheureux qui ratent tout ce qu'ils entreprennent, des inconscients qui disent "après moi le déluge", des hypocrites qui érigent en dogme la phrase célèbre "faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais" et tout un lot de braves gens qui subissent tout ça.

(*) Cet abominable Township (à côté, Soweto est luxueux) où s'entassent de pauvres gens, et, dans un genre très différent, l'entrée de Buchenwald en Pologne, sont les deux endroits au monde qui m'ont le plus bouleversée.

27 nov. 2019

Les jours courts

Anchorage en hiver - la gare

Alors qu'à la mi-novembre, je commence à rouspéter contre les jours trop courts, et la nuit qui tombe trop vite, ceci jusqu'au 15 janvier où ça s'améliore, je ne rêve que de retourner en Alaska, cette fois en hiver, où c'est bien pire qu'ici... Quelques heures par jour de lumière seulement... Par exemple aujourd'hui, alors qu'on n'est pas encore au solstice, le soleil se lève à 10h et se couche à 15h...

Alors ?

Arriver à Anchorage, y rester quelques jours, histoire de voir où en est Portage Glacier, et, de là, prendre le train panoramique pour rejoindre Fairbanks, en passant par Denali National Park, admirer les aurores boréales, les paysages sous la neige, aller à la messe de minuit à l'église de l'Immaculée-Conception, et rentrer à l'hôtel Mariott ensuite, emmitouflée dans ses polaires.

Ah qu'il est bon de rêver !

Je suis allée deux fois en Alaska (en été), et on dit "jamais deux sans trois", donc...

Raz-le-bol

Isolation à 1 euro, partenaire EDF, encore une autre isolation, et ça, toute la journée, ça devient insupportable. Quand je pense qu'il y a quelques temps, je ne sais plus quel gouvernement voulait règlementer Internet et faire plier les GAFA... Alors qu'aucun n'est capable de juguler cette nuisance téléphonique ! Quand on pense à l'inefficacité de Bloctel..

On essaye tous les trucs, tous les moyens que chacun tente tour à tour, et ça continue, et ça importune à longueur de jour. Pire, même le dimanche, avec les textes enregistrés et un robot, on peut continuer à polluer les gens en permanence.

Comme tout le monde en souffre, chacun y va de son truc infaillible qui ne marche jamais, de ses conseils, de sa façon de procéder, mais rien n'y fait. Si l'un cesse pour n'importe quelle raison, un autre se dépêche de prendre la relève. 

En fait, il faut changer de numéro et s'inscrire sur la liste rouge, c'est la seule solution, mais il faut prévenir toutes les personnes susceptibles de vous appeler, et là, c'est pas joué, il y en aura toujours une ou deux qui passeront au travers et qui ne pourront plus vous joindre, et tout ce travail pour ne plus avoir à supporter ces fauteurs de trouble qui sont les harceleurs téléphoniques.

En plus, cette histoire d'isolation à un euro est une belle arnaque. Vous imaginez si tous les français décidaient qu'ils isolaient leur maison pour ce prix... Où prendrait-on l'argent ?? Déjà faut être éligible aux aides, donc, ne pas avoir les moyens d'avoir une maison à soi... Vaut mieux mettre un pull de plus et chauffer moins ! Et j'aimerais bien savoir à combien se montent les soi-disant aides, et pour quel type d'isolation.

Bel enfumage, et en attendant on est dérangé entre 5 et 10 fois par jour pour leurs.... âneries !

12 nov. 2019

E-sport


Je suis pourtant une joueuse de jeux vidéos addictive, depuis les débuts avec un casse-brique jusqu'aux jeux sophistiqués sur Facebook en passant par Crafton et Xunk sur Amstrad et Indiana Jones sur Atari, et pourtant, je viens de découvrir qu'il existait des tournois de jeux avec des champions ! Certes, ce sont des jeux auxquels je ne joue pas, sur console ou sur PC, du genre Call of Duty ou Fortnite, mais il paraît qu'il y a des compétitions acharnées en public, avec des fans enthousiastes et des joueurs exceptionnels.

Ces très jeunes gens se déplacent dans le monde entier, à l'instar de vedettes du football ou du tennis, gagnent des millions de dollars, et sont adulés comme des stars. Ils s'entraînent d'ailleurs comme des sportifs de haut niveau, avec régime alimentaire et préparateurs mentaux, bien loin du geek boutonneux nourri de pizzas et de coca, que l'on imaginait. Il y a, et ça n'étonnera personne, très peu de filles, et encore moins de compétiteurs de plus de 30 ans. Ils sont donc mâles à 98% et âgés de 12 à 20 ans environ.

D'après un reportage de l’Équipe Magazine, les parents commencent par s'inquiéter de voir le fiston délaisser tout pour rester scotché devant l'ordinateur, manette de jeu en mains, et se demandent ce qu'il va pouvoir bien devenir plus tard, pour être ensuite stupéfiés de voir leur petit gagner en un tournoi ce qu'eux ont mis des années à récolter au bureau ou à l'atelier, découvrir des pays où ils n'ont jamais eu les moyens d'aller, et se demandent quand même comment tout ça va finir...

Alors, je me demande ce qu'on fabrique avec mes copines de jeu sur Facebook, à passer des heures sur Coral Isle, à se filer des astuces, à faire des échanges, à s'entraîner et à s'encourager ? On pourrait aussi organiser des championnats, avec l'ardeur et l'assiduité que l'on a pour ce genre d'activité ! Et au moins, ce serait novateur : des femmes à 98%, moyenne d'âge 60 ans (avec quelques exceptions qui ont entre 30 et 50 mais jamais en-dessous), et au moins, on ne donnerait pas du souci à nos parents ! A nos petits enfants, peut-être... Sur notre état mental....

11 nov. 2019

Où sont passés nos pièces et nos billets ?

Qui a encore un porte-monnaie avec des pièces d'un côté et des billets de l'autre ? Parce que maintenant, on paye sa baguette de pain en déposant sa carte bancaire sur l'appareil, un bip et c'est réglé ; on fait ses provisions au supermarché, en payant évidemment avec sa carte : chez le boucher, c'est pareil, d'autant plus que la carte de fidélité se fie au numéro de carte bancaire utilisé. Ne parlons pas des achats plus conséquents, chaussures, vêtements, et autres, on ne sort plus le moindre billet de sa poche, sans doute parce qu'il en faudrait trop ! Il n'est pas jusqu'à la quête à la Messe le dimanche où l'on peut remettre son obole via une application sur le smartphone...

Avantage, plus d'argent à aller chercher au distributeur, plus de monnaie à compter, paiements plus rapides et sans erreur. Mais un gros inconvénient tout de même, on perd la notion de dépense quand on ne voit plus se vider petit à petit le porte-monnaie, on manipule de l'argent virtuel en quelque sorte, et si l'on n'épluche pas son relevé de compte bancaire, on a plus de mal à savoir où on en est.

Mais c'est le progrès, et le commerçant qui refuse la carte bancaire (oui, il y en a encore, ou qui indique un montant minimum trop élevé), risque de voir fuir ses clients vers la concurrence. On a vu ainsi le chèque agoniser, n'étant plus utilisé que pour les envois postaux, même si de plus en plus, pour les règlements par courrier il est proposé un prélèvement sur carte bancaire.

Verra-t-on un jour disparaître les pièces et les billets, remplacés par des applications sur smartphone et des cartes bancaires ? Encore ne faudra-t-il pas perdre cette dernière (un petit rectangle de plastique c'est vite égaré), ni oublier de recharger son mobile !

29 oct. 2019

Il y a cinquante ans...

... Naissait Arpanet, l'ancêtre d'Internet. Et depuis... Internet est devenu aussi indispensable dans la vie quotidienne que l'eau, l'électricité ou le téléphone.

Au commencement était le modem, et la délicate configuration des paramètres de l'ordinateur, et, une fois ceci réussi, l'éblouissement de voir que l'on pouvait admirer des images de la Nasa ou écrire un message à quelqu'un. Mais, en dehors des difficultés de mise en route, c'était cher, parce que l'abonnement était à la durée, et que, du coup, on économisait sur le temps passé.

Et puis, petit à petit, les choses ont évolué, l'ADSL a rejoint (lentement, c'est vrai) les campagnes isolées, et tout a été plus simple. Plus grande facilité de paramétrage, et plus de limite de temps. On pouvait surfer autant qu'on voulait, participer à des groupes de discussion, envoyer des mails avec des pièces jointes plus importantes. Netscape voyait la fin de son glorieux parcours, Internet Explorer faisait ce qu'il pouvait, et déjà Google devenait le chef d'orchestre de tout ce petit monde (de moins en moins petit d'ailleurs).

Et après les débuts des années 2000, les réseaux sociaux, Facebook en tête, ont explosé à leur tour, tandis que les sites marchands prenaient de plus en plus d'importance, que les organismes administratifs dématérialisaient leur communication, que Wikipédia devenait incontournable pour trouver n'importe quelle information.

Et maintenant ? Internet a essaimé depuis l'ordinateur sur les tablettes et les smartphones, les réseaux sociaux fédèrent des milliards d'utilisateurs, et l'on commence à songer à s'en désintoxiquer parce que l'on ne sait plus rien faire sans ! Sa déclaration d'impôts, ses comptes bancaires, ses réservations de train, ses divers achats, les réponses aux questions que l'on se pose en géographie, histoire, etc. les visites virtuelles des lieux et des monuments que l'on souhaite connaître, et même les consultations médicales.... Sans oublier, tout le reste !

En plus, on trouve des points d'accès partout, dans les hôtels, les MacDo, les hôpitaux, même les avions à ce qu'il paraît, on a partout, où que l'on se trouve, quel que soit le matériel que l'on utilise, ses images et ses fichiers dans le cloud, ses amis à portée de discussion, sa messagerie et ses courriers divers, ses sources d'informations dans tous les domaines, ses musiques préférées au bout de ses oreilles, et ses courses à portée de clic. Oui mais....

... Addiction, perte d'esprit d'analyse, paresse intellectuelle, danger pour les enfants, fake news et harcèlement, et sans doute bien d'autres choses, un peu comme tout ce que l'on a pu reprocher, dans des domaines différents, à des inventions qui ont bouleversé les modes de vie, à l'instar de l'imprimerie en son temps, du chemin de fer ou du téléphone.

Et puis d'abord, sans Internet, comment auriez-vous pu profiter de mes élucubrations ?

21 oct. 2019

Un moment de pur bonheur

Le Magnificat de Vivaldi, un solo de hautbois sur des musiques de Marin Marais et de Telemann, une brillante exécution de Saint Saëns à l'orgue, le Stabat Mater de Pergolese, quel regal le Chœur Véga a offert aux spectateurs dont le silence à l'écoute montrait le plaisir ressenti.

Les deux solistes, Sandrine Jouffroy, soprano, également chef de chœur,  et Roula Safar, alto étaient remarquables, ainsi que la précision de la direction du chœur et l'ensemble des voix. Des amateurs ? On n'en revient pas, tant leur prestation semblait provenir d'un ensemble professionnel aguerri.

Alors, bravo à tous, et revenez bientôt.









15 oct. 2019

Comment font-ils ?

Quitter la Terre en allant là, par exemple ? Le voyage est long....

A la suite des rebondissements rocambolesques de l'affaire Dupont de Ligonnès, je me demande bien comment peut-on ainsi se volatiliser aussi longtemps ? Si j'arrive (un peu) à comprendre que ce soit possible pour quelqu'un qui n'a rien à se reprocher, qui veut s'éloigner de sa famille et de son milieu, se faite oublier. En effet, il y a toujours moyen de partir dans un pays étranger pas trop regardant sur les visas, éviter les USA, et, si on est blanc, ne pas choisir l'Afrique, on serait trop visible ; il doit bien rester quelques coins d'Amérique du Sud où l'on devrait pouvoir se refaire une vie.

On peut aussi rester en France sachant qu'il est plus facile de se perdre et de passer inaperçu dans une grande ville que dans un village où tout le monde se connaît. Il y a même des zones où l'on ne rencontrera jamais la maréchaussée !

Mais si on est recherché par toutes les polices du monde ? Certes, on peut changer son apparence physique, se faire faire des faux papiers, mais ensuite, il faut manger, se laver, dormir, se vêtir, et alors ? Faut de l'argent, ou faut en gagner, et là, c'est plus compliqué. Changer d'endroit souvent pour ne pas attirer l'attention ? Se terrer dans un monastère pour se faire oublier ?

Et si l'on veut disparaître définitivement, faut aller se suicider au fond de la forêt de Bornéo, là, avant qu'on vous retrouve..... Les anacondas auront fini leur déjeuner.

Concernant Dupont de Ligonnès, j'imagine ce que Pierre Bellemare aurait tiré comme Histoire Extraordinaire de ce fait divers sordide (il y a eu quand même des morts, sa femme et ses propres enfants) et des rebondissements qui y ont fait suite.

4 oct. 2019

Les joies de la campagne

Le coq chante, les cloches carillonnent trois fois par jour (*), et l'odeur de lisier met bien 24h pour disparaître, sans parler de cet énorme tracteur impossible à doubler sur une route étroite en virages qui ralentit sérieusement la circulation. Pourtant, beaucoup pensent que la campagne, c'est le silence, les petits oiseaux, l'air pur, les routes tranquilles.... Et voilà des néoruraux tout autant déçus qu'indignés, ce n'était pas du tout ce qu'ils imaginaient.

A leur décharge, il faut bien reconnaître que si, autrefois, les coqs chantaient au lever du soleil, maintenant, les pauvres volatiles confondant l'éclairage public avec celui du ciel, ont tendance à chanter n'importe quand... Que certaines sonneries de cloches sont horripilantes : je me souviens avoir habité un bourg (pas la campagne donc, mais la France profonde quand même), où l'église sonnait tous les quarts d'heure, jour et nuit. A l'heure, on avait droit à quatre coups, puis aux coups de l'heure indiquée, donc, à minuit... Impossible de s'endormir si on vivait à proximité. Ceux qui se plaignaient étaient vite taxés d'anticléricalisme primaire (**)!  Bon, maintenant, ça va mieux, l'église arrête sa cloche à 22h, c'est parfait pour le repos du chrétien !!

Ceux qui viennent s'installer à la campagne pour retrouver la sérénité, viennent de la ville, et n'en ont pas perdu les habitudes et les idéologies. Ils s'aperçoivent vite qu'aller et revenir du marché avec ses courses, en bicyclette, était amusant l'été en vacances, mais pénible tout au long de l'année, surtout sous la pluie ou en hiver ; que l'absence de transports en commun oblige à prendre sa voiture, au détriment de leurs vision écologique de la vie rurale ; que six mois de l'année on ramène à la maison boue et feuilles mortes.
Si on ne peut rien changer à l'absence de transports en commun, ou à la boue, on se souvient de la chanson de Michel Delpech on peut quand même améliorer la cohabitation. On a vu plus haut que le problème des cloches la nuit a été résolu ; concernant le lisier, l'agriculteur peut rapidement l'enfouir, ce qui évite les mauvaises odeurs ; quant au tracteur encombrant, eh bien, on part plus tôt pour ne pas s'énerver, et on fait gaffe à la moissonneuse à maïs qui pointe ses longues piques vers vous, obligeant à rouler dans l'herbe tout en maudissant, non le paysan qui est bien obligé de passer par là, il n'y a plus de chemins ruraux, mais le département qui a fait une route aussi étroite !

A propos de route trop étroite pour la cohabitation engins agricoles, voitures, il y a un excellent exemple de ce qu'il faudrait faire. Sur la départementale 836 suite à la création d'un nouveau tronçon à trois voies, l'ancienne route n'est plus utilisée par la circulation automobile et est depuis réservée aux tracteurs.

Plus compliqué pour les rapports de voisinage, le barbecue de l'un déplaisant à l'autre, la tondeuse de l'autre faisant trop de bruit, le chien qui hurle, les enfants qui crient, mais là, c'est pareil en ville (non, pas la tondeuse tout de même...), et partout, ça tient des rapports humains, chaleureux ou chaotiques, bienveillants ou méchants, et ça n'a plus rien à voir avec les néoruraux.

(*) Faut pas aller vivre alors en pays musulman, parce que le muezzin, c'est 5 fois par jour ! Et quand il y a plusieurs mosquées voisines, et que tous ne démarrent pas à la même seconde, c'est la cacophonie assurée.

(**) Je faisais partie des rouspéteurs, tout en étant autant pilier de sacristie que grenouille de bénitier, à la surprise d'iceux !



 

29 sept. 2019

On marche sur la tête

Quelqu'un a écrit quelque part (peu importe où) à propos d'un texte qu'il ne comprenait pas, "pour moi, c'est du chinois" et quelqu'un d'autre s'est plaint qu'il avait eu des propos racistes.... Mais quelle horreur n'est-il pas ? On a quand même eu de la veine, il aurait pu dire "pour moi, c'est de l'hébreu" et là, il aurait été taxé à la fois de racisme et, pire encore, d'antisémitisme...

Mais nous sommes devenu une civilisation d'émasculés qui n'osent plus dire quoi que ce soit qui ne soit pas éminemment politiquement correct, et le plus plat, le plus banal possible pour ne surtout pas être pris pour, en vrac, un homophobe, un macho, un antisémite, un raciste, etc.

Ça va d'un match de foot où il ne faut surtout pas traiter l'adversaire d'en***é (alors que c'est la base du vocabulaire du footeux qui, je le concède, ne vole pas très haut (*)), jusqu'aux instances supérieures où l'on est prié (obligé ?) de parler de madame "la" ministre, faisant ainsi une faute de grammaire, le mot ministre est masculin, de dire professeure (mais on dit masseuse et institutrice, pourquoi professeuse ou instituteuse ?), et d'oublier dans les tréfonds de sa mémoire, qu'à une époque fort lointaine, on disait encore de quelqu'un qui s'exprimait mal qu'il parlait "petit nègre" ! Déjà nègre, quel mot épouvantable n'est-il pas ? Il faut dire "de couleur" (sans préciser laquelle)... Pauvre Joséphine Baker qui, si elle avait vécu aujourd'hui, aurait du rebaptiser son spectacle "revue de couleur", mais on n'est plus en 1925, et certains mots, banals à cette époque, et sans arrière pensée, sont devenus d'immondes insultes passibles des tribunaux.

Tiens, j'en oublie un autre : il ne faut surtout pas parler d'infirme, ni de handicapé, mais de "personne en situation de handicap".... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ça ne supprime pas le mal, ça ne le stigmatise pas non plus, encore que..

La tolérance et le respect, ce n'est pas un problème de mots, mais de cœur et il vaut mieux donner un coup de main à un infirme noir que passer sans un regard devant une personne de couleur en situation de handicap !



(*) A mince, je viens de proférer une parole raciste envers les sportifs du ballon rond, moi qui pourtant a une admiration sans borne pour l'un d'entre eux..

28 sept. 2019

Perplexe

J'ai toujours eu beaucoup de mal à saisir les motivations des femmes seules qui veulent un enfant à n'importe quel prix. Quelles sont leurs raisons profondes ? Faire comme tout le monde, parce que se reproduire est un des fondamentaux de la race humaine ? Avoir de la compagnie, mais alors, il vaudrait mieux prendre un petit chien... ? Tenir un petit bébé tout chaud dans ses bras ? Oui, quand il fera 1m80, chaussera du 45 et fera les 400 coups avec ses copains... ? S'assurer d'une aide pour ses vieux jours ? Et dans tout ça, le bonheur d'un futur enfant, on le case où dans ces projets ? Parce que si c'est pour rendre heureux un petit être abandonné, il vaut mieux adopter, même si c'est compliqué en France.

De toutes façons, autre chose m'interpelle quelque part aussi, si l'envie d'avoir un bébé est si forte qu'on ne puisse y résister, pourquoi ne pas s'y prendre de la façon traditionnelle, celle qui a permis de perpétuer la race depuis Neandertal ? Plutôt que de recourir à des technologies onéreuses et aléatoires (remboursées ou pas, là n'est pas ma question) ? Il ne manque pas d'homme susceptibles de rendre ce service, et l'on pourrait même choisir la couleur de ses yeux et de sa peau..

Dans les couples de femmes ce serait la même chose, sauf que là, l'appartenance du bébé poserait des problèmes juridiques compliqués : à sa mère biologique ? A l'épouse de sa mère ? Au couple, avec garde alternée en cas de divorce ? Salomon, au secours !

Pour les couples de messieurs (tiens, c'est étrange, on n'a pas encore vu le cas d'un homme qui voudrait faire (faire ?) un bébé tout seul), c'est plus difficile, la nature, que l'on voudrait tant contourner, reste présente et puissante. Il leur faudra donc recourir à des ovules disponibles que leur goût profond répugne à féconder, pas simple, mais avec de l'argent.... Il n'y a plus qu'à reconnaître l'enfant, sans bien entendu épouser la mère, et on revient au problème des couples de femmes, à qui sera-t-il ?

Je ne porte aucun jugement moral ni anathème religieux sur ces modes de vie, de quel droit le ferais-je ? Mais je plains infiniment l'enfant qui se trouve réduit à un bien de consommation, que l'on s'offre, comme on s'offrirait un bijou, une toilette, un mignon petit animal ? Quelle sera sa réaction quand il l'apprendra, parce qu'il l'apprendra forcément un jour ? Un grand merci si sa vie a été harmonieuse, mais un rejet du parent solitaire et coupable s'il n'a pu s'épanouir faute d'équilibre ou de moyens.

21 sept. 2019

Les justiciers

Un soir, alors qu'étant dans la rue, je secouais ma main pour décoller un bout de cellophane, ces trucs qui collent et dont on a un mal de chien à se débarrasser. Un vieux monsieur en bicyclette s'arrête et commence à m'engueuler : vous jetez des papiers par terre, vous n'avez pas honte, quel exemple vous donnez aux jeunes, si c'est pas malheureux... J'en reste interloquée, ayant pour habitude de ne jamais jeter un bout de papier ailleurs que dans une poubelle, c'est pour ça que mes poches en sont souvent pleines. Et du coup, ne trouve pas la bonne répartie pour lui clouer le bec, entre autre, lui faire remarquer qu'il circulait sans lumière alors que le soir était tombé depuis un moment. Comme il continuer à m'invectiver, je lui ai seulement dit qu'il était fort impoli de s'adresser en ces termes à une vieille dame et ai tourné les talons, le laissant vociférer tout seul.

Et un beau matin, alors que j'étais sur un parking à l'arrêt, portière ouverte, rangeant les journaux que je venais d'acheter, cette fois, c'est une dame, plus très jeune non plus, qui monte dans sa voiture garée en face de la mienne et me lance : vous avez vu que votre portière touche celle de la voiture voisine, vous allez la rayer... Mais non madame, vous avez mal vu, il y a un centimètre entre les deux... Elle hausse les épaules en montant dans son auto, tandis que je passais ma main entre ma portière et la voiture d'à-côté pour lui montrer son erreur d'appréciation, l'a-t-elle vu ? Elle a lancé un pfff rageur, puis son moteur (diesel à grand bruit), et j'ai vu qu'elle avait un gilet jaune sur son tableau de bord... Non, je ne fais aucun rapprochement, non non.... Mais je fais toujours très attention quand j'ouvre ma portière de voiture, pour mon voisin bien sûr, mais pour moi aussi, je n'ai pas non plus envie de rayer ma portière !

Quel plaisir ces gens peuvent-ils prendre à tenter d'intimider les autres ? Une frustration refoulée qui les rend agressifs envers leur prochain ? Ils sont brimés chez eux par leur femme (ou leur mari), ou au travail par leur chef de service ? Ils prêchent l'écologie qu'ils ne comprennent pas très bien, avec l'ardeur des Témoins de Jehovah ? Je n'en sais rien... Mais heureusement qu'ils sont minoritaires, et qu'il y a plus de sourires dans la rue que de vociférations haineuses, sinon, la vie quotidienne serait un enfer.

13 sept. 2019

Grand vol ou petit larcin

Il paraît que dans les chambres d'hôtel, tout se vole, y compris un matelas ! Là, je me demande comment ils ont fait, parce que déménager un matelas, et le caser dans sa voiture, n'est ni aisé ni discret. Donc, les serviettes, peignoirs, coussins, cosmétiques, jusqu'aux cafetières et autres téléviseurs, disparaissent dans les bagages des voyageurs indélicats.

Un quart des français reconnaissent avoir "volé" un savon ou un stylo. J'en fais partie, mais ces objets sont "volables" parce que faisant partie des produits d'accueil, ils sont considérés par l'hôtelier comme non durables, et non réutilisables. J'avoue humblement avoir ainsi récupéré quelques petits savons en souvenir.... Et n'ai pas eu l'impression de faire du tort à l'établissement. Mais qui sait ? Les hôtels Ibis ont du être victimes de voleurs dans mon genre pour mettre, non pas des savons emballés sur le lavabo et dans la douche, mais des distributeurs de savon. Et j'ai le souvenir d'un hôtel à Buenos Aires, tenu par des français d'ailleurs, qui octroyait un seul petit savon par chambre, qui devait servir pour les mains, et les pieds de deux personnes. Je le leur avais fait remarquer, en leur disant que c'était mesquin (c'est quand même plus facile d'argumenter en français...), ils m'avaient répondu que les gens les emportaient s'ils en mettaient plus... Quand même, quelques centimes de plus sur le prix de la chambre aurait été plus élégant !

Certains Best Western mettent pantoufles et peignoirs à disposition. Je n'en ai jamais emporté, les peignoirs étaient bien trop lourds, et c'est réutilisable, mais les pantoufles ? On doit pouvoir les laver et les réemballer sans doute... De toutes façons, pour que ça aille à tout le monde, c'est toujours en grandes tailles. En fait, si vraiment on veut rapporter chez soi le lourd peignoir en coton blanc, pour peu qu'il porte la griffe d'un hôtel de prestige, il est plus honnête de l'acheter à la boutique que de le voler.

Un autre souvenir fort lointain, à l'époque où on pouvait fumer dans un restaurant, le Train Bleu, à la gare de Lyon, avait de ravissants cendriers avec un petit train bleu dessiné. Comme ils nous plaisaient, on a demandé si on pouvait en acheter un. Le serveur a été interloqué, a demandé à son supérieur, et est revenu en nous disant que nous n'avions qu'à l'emporter, qu'ils nous l'offraient avec plaisir, tant de gens les prennent sans rien demander, eux...

Allez, promis, dorénavant, à l'hôtel, je ne piquerai plus les petits savons ! Même si, ça peut constituer une collection que l'on peut négocier sur e-bay !

10 sept. 2019

Entre friperie et coton bio

Un long article dans le Figaro Madame est intitulé : "Les 10 commandements de la slow fashion", qui en français se traduit par "les 10 commandements de la mode éco-responsable" ou comment s'habiller dans une démarche "éthique et durable" (je cite). Alors, quels sont ces commandements ? En voici quelques uns :

- L'achat compulsif tu combattras. Faut pas acheter un T-shirt pas cher avant d'avoir bien vérifié qu'il n'était pas fabriqué au Bengladesh par des enfants mal nourris et sous payés. Mais... Si on obéit, ces pauvres gosses n'auront même pas les quelques sous de leur travail pour manger.. La dernière phrase du chapitre me laisse rêveuse : N'acheter que des pièces que l'on s'engage à porter au moins trente fois.. Et je regarde d'un œil torve ma jupe qui va sur ses 10 ans d'âge et a été lavée bien plus que 30 fois !

- Le vintage tu choisiras. Donc, en termes plus ordinaire, fréquenter les fripes et autres Emmaüs pour y trouver des vêtements d'occasion encore en très bon état. Là, je suis d'accord, encore faut-il trouver ce genre de boutique pas loin de chez soi, mais c'est vrai qu'on peut y faire des achats intéressants, et repartir avec plein de choses pour quelques euros. On peut aussi, si on a de la place, ranger des vêtements que l'on ne porte plus dans un coin et les ressortir 10 ans après, à condition d'y entrer encore dedans !

- Le coton bio tu adopteras. Ah, il y a du coton bio ?? Sachant toutefois que même lui est très gourmand en eau, ce qui n'est pas une bonne chose, et en n'oubliant pas que le coton, ça se repasse, donc, boulot en plus et électricité consommée.

- Sur la lessive tu lèveras le pied. Ne pas laver ses vêtements à 90°.... Euh, qui aurait eu l'idée de faire ça ? Déjà, on ne lave qu'exceptionnellement à 90°, sauf des draps de malade ou du linge de maison très sale, mais certainement pas les pantalons, jupes et corsages. Celle ou celui qui a écrit cet article ne doit pas souvent faire la lessive ! 30° et un cycle rapide sont bien suffisants pour laver un T-shirt porté un jour, et d'ailleurs, sauf en cas de sudation importante, ne peut-on pas le porter deux jours de suite ?

- L'achat en ligne tu réduiras. Et vous savez pourquoi ? Parce que si l'achat ne convient pas quant à la taille ou la matière, faut le renvoyer, et ça génère un maximum de transit de données qui font chauffer les data centers lesquels consomment beaucoup d'énergie. Là, fallait le trouver ! Chapeau ! Et d'ailleurs, pourquoi acheter en ligne quelque chose que l'on peut trouver sur les marchés, dans les boutiques locales, ou encore dans les friperies (voir plus haut) ? Surtout si on habite en ville avec tout le choix qui existe.

Il y en a d'autres, qui font sourire, ou qui indignent, selon l'humeur du moment. Décidément, je ne me ferai jamais à cette mentalité bobo chic qui mange de l'écologie à toutes les sauces discréditant ainsi la cause qu'ils veulent défendre.

Idées en vrac

Est-ce que ce sont les mêmes qui défendent becs et ongles les femmes contre les discriminations et le harcèlement, mais qui daubent sur Mr Macron dont l'épouse a l'âge d'être sa mère, en la caricaturant le tenant par la main, l'autre main tenant le cartable de la rentrée des classes. Un homme qui a une femme qui a l'âge d'être sa fille, ça ne choque personne ?? Et pourtant, c'est banal non ?

Est-il vraiment écologique de préconiser l'emploi de mouchoirs en tissu, sachant qu'il faudra laver et repasser ces derniers, avec consommation d'eau et d'électricité non négligeable (et on ne parle pas du temps passé pour cet entretien) ?

Est-il équitable de recommander l'achat de fruits et légumes locaux uniquement ? Parce que les producteurs de banane de la Martinique vont se retrouver au chômage, et les normands ne pourront plus manger de raisin. Et on ne cause pas des gens des villes, qui n'auront plus rien du tout, sauf à planter des vergers dans les jardins publics.

Est-il normal de prôner les économies d'énergie et l'isolation impérative chez les particuliers alors que les lieux publics et les administrations sont surchauffés ?

Est-ce que ce sont les mêmes qui pestent contre l'emprise des GAFA sur leur données personnelles, et contre les pédophiles qui harcèlent les gosses, mais qui publient sur les réseaux sociaux leurs photos et celles de leurs enfants sans l'ombre d'une hésitation ?

Est-il normal de s'indigner des expériences médicales sur les animaux, tout en se réjouissant qu'un nouveau médicament, longuement testé sur des souris ou des chimpanzés,  permette enfin de guérir une maladie incurable auparavant ?

31 août 2019

Le syndrome du dentiste

Vous connaissez le syndrome du dentiste. Quand on a très mal aux dents, on prend rendez-vous chez le dentiste, et le jour de la consultation, on n'a plus mal du tout ! Eh bien voila mon téléphone mobile qui me fait le coup.

Il a quatre ans, ce qui est un âge vénérable pour ce genre d'outil. Déjà, il y a quelques temps, il avait refusé de se charger, j'avais insisté, changeant de prise de courant, et il était reparti. Mais là, il refusait catégoriquement, oscillant de 5% à 10% sans raison, même après un changement de prise, et un redémarrage. Bon, je me dis qu'il faisait valoir ses droits à la retraite, je récupère vite fait ce qui était important dessus, et je le laisse entièrement se décharger.

Et je prends rendez-vous avec mon opérateur pour le changer. Dès qu'il a appris ça, alors que je le rebranchais pour la dernière tentative, il s'est mis à se charger, lentement, mais régulièrement, et... 8 heures après (oui, il a quand même eu du mal), il affichait un fier 100% !

Mais c'était le chant du cygne, le rendez-vous étant pris, il va quand même se retrouver dans le placard, avec ses prédécesseurs, et c'est moi qui vais le regretter. C'était un chinois ou un coréen ordinaire, qui m'a rendu tous les services que j'en attendais pendant quatre années, j'espère que son successeur sera aussi complaisant.

Il va falloir configurer tout ça, choisir une nouvelle sonnerie que bien entendu je ne vais pas reconnaître d'emblée, lui indiquer le password de la box sans se tromper, lui expliquer qu'il lui faut se coordonner avec le compte Google, installer à nouveau les applis indispensables, et réinsérer ce que j'ai récupéré du précédent. C'est du boulot ! Enfin, si je ne fais ça que tous les 4 ans, ça ira !

... Et 3 jours plus tard le petit nouveau est arrivé, tout brillant, tout propre, et ce n'est pas sans une certaine nostalgie que l'ancien a été remisé dans le placard. L'actuel, qui est basique, dans ses fonctions et dans son prix, mais qui suffit amplement à mon usage fera-t-il le même long usage ? Configuration du wi-fi domestique (*), installation des deux ou trois applis indispensables, on verra pour la suite des besoins éventuels, rangement des icônes sur l'écran principal, choix d'une sonnerie, et d'un fond d'écran assorti au bleu nuit de la coque, et voilà la nouvelle machine opérationnelle.

Restera plus qu'à lui trouver un étui correct, mais ça n'a rien d'urgent. Et en route pour de nouvelles aventures.



(*) la galère que de taper la kyrielle de chiffres, lettre minuscules et majuscules sur un clavier tactile sans se planter, surtout quand on commence par vouloir utiliser le code de l'ancienne box....

27 août 2019

De la drogue, c'est de la drogue


Pour certains, c'est au printemps, moi, c'était à la fin du mois d'août, grand tri rangement des monceaux de bouquins qui colonisaient toutes les étagères de toute une pièce pourtant grande. On regarde, on suppute ceux qu'on ne relira jamais, ceux que l'on veut garder, ceux qui sont indifférents, ceux qui sont moches, ceux qui sont encore bien beaux, et on fait des tas :

* Pour la déchetterie, les plus abimés, ou les livres de poche qui n'ont pas à être conservés, il y en avait sept paniers bien lourds
* Pour les boîtes à livres ceux qui étaient aussi intéressants qu'en très bon état mais que je savais ne jamais relire

Et l'on admire le résultat, des étagères bien rangées, pas de pile à l'équilibre précaire au risque de dégringoler entraînant le contenu du rayonnage, des espaces libres, oui, oui, maintenant il y en a....

Ou en tous cas il y en avait, parce que, non contente d'avoir reçu les deux ouvrages commandés à France-Loisirs, je n'ai pas plutôt mis les pieds à la Maison de la Presse pour acheter le journal, que j'en ai vu un qui me faisait de l'œil et j'ai succombé........

Sans oublier le Newton sur Versailles que je relis avec plaisir, et le "cœur de l'orchestre" de l'excellent Christian Merlin que je ne retrouvais plus et que j'avais envie de reprendre, il y en a trois autres qui attendent.

Quand je vous dis que c'est de la drogue, et de la dure en plus !