11 nov. 2011

La cinémathèque à Paris


Comme elle a changé la bonne vieille cinémathèque d'Henri Langlois ! Elle était planquée sous le Palais de Chaillot, pas très visible, et pourtant, on y voyait des chefs d'oeuvre incontestables, de fabuleux films des débuts du cinéma, et de vénérables objets... Après de nombreuses vicissitudes, ce qui est maintenant la Cinémathèque Française a émigré en 2005 dans des locaux tout neufs, très modernes, et en a profité pour enrichir ses collections et proposer des expositions à thèmes. Vaste hall d'entrée donnant sur un jardin, ascenseurs pour circuler entre les étages, vitrines savamment éclairées, librairie riche en volumes et DVDs, un fort beau musée en fait, en plus de la partie technique, non accessible au public, où les films anciens sont conservés et restaurés. 

D'accord, c'est un peu loin de tout, dans le secteur du POPB et du gigantesque ministère des finances, dans ce quartier de Bercy qui a tant changé depuis quelques décennies, mais le métro y mène, l'autobus aussi, alors...

L'exposition actuelle est sur le film de Fritz Lang, Metropolis, tourné en 1927, où, dans un décor futuriste on vit apparaître le premier robot du cinéma. L'histoire sentimentale qui s'y déroule n'aurait pas grand intérêt si justement, elle ne se passait pas dans ces décors, et si elle ne servait pas de fil rouge à cette fresque typique et symbolique du réalisme allemand. Comme la Cinémathèque, ce film a aussi connu un destin fort tourmenté, entre sa récupération par les Russes après la guerre, son "adaptation" malencontreuse par les Américains, ses scènes disparues, ses copies égarées ou abîmées, sa redécouverte par un Argentin, sa remise en état.... Il reste un des films fondateurs du cinéma, au même titre que "Le voyage dans la Lune" de Méliès"Le cuirassé Potempkine" d'Eisenstein, "Dr Mabuse" du même Fritz Lang, ou tous les Chaplin (là, j'ai bien du mal à faire un choix...). 

Quand on pense que certains pensaient que le cinéma n'avait pas d'avenir, et n'était qu'un simple divertissement de foire !

Voilà les plus proches voisins de la cinémathèque :


Le  ministère des finances, à gauche, les escaliers du Palais Omnisport de Paris-Bercy

Le Palais Omnisport de Paris-Bercy

Un peu plus loin, la Bibliothèque François Mitterant (un bout tout du moins)

9 nov. 2011

Histoire chouette ou histoire de chouette ?


Je suis une chouette (*), j'habite dans un joli jardin rempli de fleurs, de grands arbres, de prairies, où il y a quelques rochers accueillants. Justement, j'en avais avisé un, à l'ombre sous un arbre, et comptais bien m'y installer pour la journée en regardant les montagnes au loin, et les visiteurs qui passent. Mais ce fichu rocher était couvert d'une mousse verte particulièrement glissante, et... j'ai dérapé dès que je suis arrivé en haut ! 


Me voilà glissant honteusement le long de l'arrondi de la pierre sans parvenir à m'arrêter, je m'agite, finis par trouver une prise pour mes griffes, et me réinstalle en haut.

C'est là que je repère cet idiot de touriste qui me regardait fixement avec ses yeux de chouette ! Je crache et souffle pour lui indiquer que je n'appréciais absolument pas qu'il me fixe ainsi avec sa drôle de machine, et, bien entendu, déstabilisé par ma colère, je glisse à nouveau, perdant toute ma dignité devant un groupe d'humains qui, du coup, se sont bêtement mis à rigoler. Et voilà que je me retrouve coincé entre mon rocher et celui d'à-côté, je crache et je souffle de plus belle, mais cette fois pour râler après moi-même, parce que dans l'histoire, je n'avais oublié qu'une chose, je suis un oiseau, j'ai des ailes, en qu'il me suffisait de m'en servir pour réussir à m'élever de terre mais aussi pour retourner aisément sur le haut du rocher. Alors, pauvres humains qui n'avez que des bras inutiles pour vous déplacer dans l'air, on rigole toujours ? Pfffff crchhhhh pffffffff !

N.D.L.R. : C'est là qu'on se dit qu'il faudrait tout de même apprendre à faire une vidéo avec un APN, au moins il y aurait eu le son !

(*) avis aux ornithologues s'il y en a qui passent par là. Cet animal a été observé en Afrique du Sud, dans le Jardin botanique de Kirstenbosch près du Cap. Il ne semblait pas ressembler au Hibou du Cap  mais plutôt à une Chouette Chevêche. Alors le verdict ? Est-ce une Athene noctua ou pas ?

7 nov. 2011

Un virus au nom..... pas convenable !

Le virus Duqu se glisse dans un fichier Word et exploite une faille de Windows jusque-là inconnue et s'insère dans les routines du système d'exploitation chargées de l'affichage des polices de caractères TrueType. Il peut explorer le poste de travail, collecter des données, les envoyer sur des serveurs distants et télécharger des logiciels plus ou moins malveillants. Son but n'est pas de se propager d'ordinateur en ordinateur, mais de s'infiltrer dans certaines organisations en vue d'une attaque ultérieure plus massive.

Microsoft estime l'impact minime, ce qui peut se comprendre, vu que ce virus n'est sensé viser que certains organismes précis.

En réalité, ce ne sont pas ces hautes considérations techniques qui m'ont fait dresser l'oreille, je ne suis pas le PDG d'une grande entreprise, et je n'utilise ni Windows, ni Word, mais c'est le nom de ce virus qui m'a fait sourire. Il s'appelle quand même Duqu, ce qui en français fait.... drôle. Il paraît que ce nom lui a été donné car il génère deux fichiers dont le nom commence par DQ, mais même en ne prononçant que les initiales, ça fait.... tout aussi drôle !

D'accord, j'ai l'esprit mal tourné ou alors j'ai trop écouté certains de mes petits camarades d'IRC s'envoyant des dtc ou des dmc en rigolant (qui a dit que j'ai de mauvaises fréquentations ? :-D ). Ça m'a aussi rappelé que je suis passée dans une ville d'Afrique du Sud, située dans le Kwazulu-Natal, au nord-est du pays, qui s'appelle Dukuduku, la route qui y mène était d'ailleurs pleine de trous.....

Et j'ai honte de ce billet de blog totalement indigne de la vieille dame respectable que j'essaye d'être !

Merci à Futura Sciences qui m'a fourni toutes les données techniques de ce billet.

2 nov. 2011

Impressions d'automne

L'automne est de loin la plus belle saison de l'année, avec ses exceptionnelles couleurs, et la douceur de leurs nuances. Il suffit d'ouvrir sa fenêtre, ou d'aller se promener dans les chemins pour savourer le spectacle lors de ces quelques jours si courts et si vite passés.

Tous les tons de vert, de jaune, de rouge
Le soleil s'est couché derrière les nuages, la brume se rassemble dans les creux de la colline, tout s'assombrit

Le mois de novembre commence par la Toussaint, où l'on fête tous les saints, histoire de n'en oublier aucun (*), et continue par la fête des morts, ce qui n'est pas forcément réjouissant ! En tous cas, en lisant les dépêches des journaux, ça m'a permis d'apprendre qu'il existait un Salon de la Mort, manifestation annuelle qui se tient à Paris, en avril, au Carroussel du Louvre, où les participants exposent tout ce qui a trait à la mort et aux funérailles. Ça va du cercueil aux tombes en passant par les urnes, les divers ornements, les formalités, etc.... J'ai aussi appris à cette occasion que l'on pouvait choisir un cercueil en carton et résine, avec différents décors de fleurs ou autres, mais que les organismes de pompes funêbres rechignaient à les commercialiser... Et pour cause, il n'est pas facile de vendre du carton au prix du chêne, et buisness is buisness ! Il est vrai que ce genre d'objet, avec poignées en machin, capiton en truc, coûte ... un certain prix (de 600 euros pour les modèles ordinaires qui ne sont jamais proposés, à plus de 3000 pour les autres...) et doit générer quelques substantiels bénéfices que les compagnies qui les fournissent ne tiennent pas à perdre pour des méchantes boîtes en carton dont les premiers prix commençent à 100 euros et ne dépassent pas 600 pour les plus luxueuses.

Revenons à ce fameux Salon de la mort ! (**). On peut y essayer des cercueils (Ah moi Dracula !), organiser sa mort sur Internet et la publier sur ce même media, faire des radios de son crâne et les imprimer en 3D (sans doute pour méditer sur la vanité des choses de ce monde), y manger des chocolats en forme d'ossements (il paraît que c'est très courant au Mexique), choisir une urne funéraire en forme de buste du propriétaire des cendres, des pierres tombales ayant des batteries rechargeables à la lumière du jour et qui projettent des images de la vie du défunt la nuit (bonjour les fantômes dans les cimetières...) et bien entendu on y trouve des cercueils en carton ou en amidon de maïs ! 

Quand on pense que nombreux sont ceux qui critiquent le côté glauque et morbide d'Halloween et/ou son côté commercial..... Là, on a les deux, le fric et le macabre réunis !

(*) et surtout pas Saint Joseph de Cupertino un de mes préférés, sans doute un des plus pittoresques.
(**) Oui, le point d'exclamation fait partie du nom du salon

31 oct. 2011

Alternance Gauche/Droite

Dans les petites phrases tout du moins....

Quand le moment est venu, l'heure est arrivée.
Raymond Barre

Si je suis élu, il n'y aura plus d'inondations.
Lionel Jospin

L'abstention sera l'un de nos principaux obstacles. C'est donc par le bouche-à-bouche qu'il faudra convaincre les électeurs d'aller voter.
Edouard Balladur

Aujourd'hui, la parole est au dialogue.
Martine Aubry

Eh oui, il faut presque un siècle pour faire un arbre centenaire !
Alain Juppé

Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit
Ségolène Royal

29 oct. 2011

Encore un jeu


Dans la série des jeux type Zuma, si on veut un peu changer de Honey Trouble, de son petit ours et de sa musique guillerette, il y a le choix. En voilà un qui est plein de qualités. Il porte le nom pompeux de "Boules mystiques en Inde", mais c'est le même principe : des boules qui défilent, un personnage au milieu qui "crache" des boules, et on doit faire des séries d'au moins trois boules de la même couleur pour qu'elles disparaissent. Le but du jeu étant d'empêcher le "serpent de boules" d'atteindre un trou. Au fur et à mesure de l'avancement du jeu, le serpent est de plus en plus long, sur certains tableaux il y en a même deux qui partent à la fois (comme ci-dessus), le parcours est de plus en plus compliqué, et les boules avancent de plus en plus vite. A tous les niveaux, il y a des bonus à récupérer permettant d'augmenter le score, et quelques boules ont des pouvoirs spécifiques, elles explosent, ou font ralentir le serpent, ou même l'immobilisent, ce qui permet de bien ajuster son tir.

Ces fameuses boules mystiques de l'Inde répondent évidemment aux mêmes caractéristiques que les autres jeux de Zuma, mais celui-là a quelques possibilités supplémentaires intéressantes. Par exemple la musique, très zen, très douce, reposante, ce qui est exceptionnellement le cas dans ce type de jeu où, la plupart du temps, la première chose à faire est de désactiver le son. Mais aussi, il y a la possibilité de commencer le jeu au niveau que l'on veut (*), on n'est pas du tout obligé de repartir au premier tableau, comme trop souvent. Ça permet de s'entraîner, de revenir en arrière, de reprendre la partie où on l'avait laissée avant, ou encore si on veut améliorer son score, parce que plus on va vite, plus on a de points, donc, on voit après chaque tableau, le temps qu'on a mis, et le meilleur temps fait auparavant, si on fait "encore mieux" que le meilleur temps, on gagne des points en plus. On peut donc jouer longtemps, sans buter sur un obstacle infranchissable, et en ayant la possibilité d'améliorer sa dextérité, donc son score final.

Si je vous dis enfin que les graphismes sont fort jolis, vous n'avez plus qu'à aller l'essayer sur cette page . Il se trouve aussi sur plein d'autres sites, mais c'est là que la publicité pendant le chargement du jeu est la moins intrusive, alors, amusez-vous bien !

(*) à condition de l'avoir passé au moins une fois

28 oct. 2011

Prions mes frères !

Panneau figurant à-côté de la porte de l'ascenseur d'un hôtel du Cap
Ils ont quand même eu le mérite de faire figurer la mention en français ! Alors, en cas de sinistre, prions !


26 oct. 2011

Is Big Brother alive ?

En vacances à l'étranger, j'ai voulu profiter de la connexion internet offerte par l'hôtel pour regarder mes mails sur Gmail. Alors que de chez moi, j'y accède immédiatement, là, j'ai reçu un message d'avertissement m'indiquant que cette localisation géographique n'était pas celle utilisée habituellement par ce compte, que je veuille bien préciser quelques détails... Bien évidemment, les jours suivants, comme je n'avais pas changé de lieu de résidence, et que j'utilisais le même ordinateur, il n'y a pas eu de nouveau message, et pas non plus quand je suis rentrée chez moi et retrouvé la machine principale. Alors ?

Faut-il se dire qu'on est fiché, poursuivi, que Google récupère, à l'instar de Facebook, les adresses IP de ses clients, à des fins inavouables, que l'anonymat n'existe pas, que c'est très grave pour la liberté individuelle, etc... Ou au contraire se dire que Monsieur Google fait rudement bien son travail, et surveille si les comptes de ses clients ne sont pas piratés, s'il n'y a pas eu usurpation d'identité, et qu'on peut ainsi se reposer sur ses deux oreilles dans un cloud computing moelleux et accueillant ?

Faut-il se réjouir ou s'inquiéter ? La sagesse populaire a toujours dit "les paroles passent, les écrits restent", et c'est toujours d'actualité, en ces temps où tout le monde s'exprime sur le web, discute, raconte sa vie, dépose des photos, et comme les dimensions de la toile sont bien plus importantes que celles des feuilles de parchemin des moines copistes, tout est ainsi conservé aussi longtemps que les serveurs n'exploseront pas ! Il faut donc prendre conscience que quand on papote dans un forum, qu'on twitte, qu'on participe à un réseau social, ou encore qu'on uploade une photo sur Flickr ou similaire, tout ça y restera... les moyens de supprimer n'étant pas toujours évidents. Il suffit de faire une recherche sur Google avec son vrai nom ou son pseudonyme pour voir qu'effectivement, en 2007, on a dit ça sur le forum machin... Ce qui laisse quelque part un peu songeur...

Les photos que l'on dépose sur son blog ou sur tout autre site pour les montrer à ses amis pourront toujours être récupérées par quelqu'un (*), même si on leur accole les licences kivonbien, et il en est de même pour les pensées philosophiques profondes (ou pas) que l'on exprime et que l'on étale sur la Toile ! Il faut se dire en fait que si l'on publie quoi que ce soit, ça ne vous appartient plus, et que si on ne veut pas que ce soit vu/récupéré/éventuellement réutilisé à des fins simplement publicitaires ou carrément malveillantes, eh bien, il ne faut rien faire, et tout garder bien au chaud, sur son disque dur perso ! Peut-être ne l'explique-t-on pas assez ? Aux enfants surtout, mais aussi à certains adultes un peu trop naïfs ?

Faut pas non plus tomber dans la paranoïa et se méfier de tout et de tout le monde, parce que dans ce cas, on ne vit plus et on ne ferait plus rien (même pas téléphoner, au cas où Monsieur SFR conserverait le contenu des conversations privées (**)), il faut seulement ... Raison garder, puisque, comme l'a dit Descartes, un grand fan d'internet comme tout le monde sait : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ».


(*) j'ai fait quoi moi, là, avec cet oeil de Sauron qui illustre l'article, juste un coup de Google Image.....
(**) Oui, je sais, les écoutes téléphoniques existent, mais ne concernent quand même pas la majorité de la population !

24 oct. 2011

Une voiture électrique ?

On en parle de plus en plus, les grands constructeurs commençent à se mettre sur les rangs, les journaux multiplient les articles, on a l'impression qu'enfin tout le monde se met à y songer très sérieusement et non seulement comme une aimable utopie dont la réalisation pratique peut attendre... tant qu'il y a du pétrole !

Un intéressant éditorial du magazine Auto-Moto de ce mois-ci évoque le sujet, en disant qu'il ne faudrait pas qu'en ville, la voiture électrique soit utilisée à la place des transports en commun, parce que dans ce cas, les préceptes écologiques seraient en partie bafoués (faut bien produire l'électricité), et les embouteillages ne s'amélioreraient pas. L'auteur devait certainement habiter dans une grande ville, parce que des transports en commun, dans notre France profonde, il n'y en a pas, donc, la voiture électrique ne saurait remplacer l'inexistant.

Toutefois, elle pourrait sans doute rendre de grands services pour certaines catégories d'usagers, dont je crois faire partie. En effet, le bourg le plus proche est à 6 kms, la ville où se trouve la gare SNCF à 15 kms, mes activités me font essentiellement tourner autour de chez moi, dans un rayon d'un maximum de 40 kms. Pour les trajets plus longs, il me faut juste un véhicule pour aller chercher le train. En plus, je n'aime pas aller vite et ne dépasse quasiment que les tracteurs. Ne serais-je pas une bonne candidate pour ce genre de véhicule ?

Alors, messieurs les constructeurs, voilà mon cahier des charges : un véhicule de la taille d'une Smart ou tout juste au-delà, pas besoin de plus grand, je ne transporte pas ma maison avec moi et comme il me faut la place d'un 35 tonnes pour garer ma Clio, plus ce sera petit, moins j'aurai de soucis ; avec des batteries qui se rechargent sur une simple prise de courant, comme celle de l'ordinateur ou du téléphone ; et que l'ensemble ne coûte pas plus que le prix d'une montre Patek Philippe non plus.... je sais, ce n'est pas le même usage ! Ah aussi, comme c'est silencieux, ça doit être top pour écouter France-Musiques en allant acheter son journal, donc, il me faut un auto-radio performant et une climatisation tout aussi performante, bien entendu.

La Twizy fait quand même un peu jouet même si elle est marrante, la Zoé n'est pas mal, on dirait une Twingo et on peut aller plus loin avec, mais elle n'est prévue qu'à la mi-2012, la Fluence est bien trop grande pour moi... Sûr qu'il n'y a pas que Renault, d'autres s'y mettent aussi... Enfin, on verra, faut pas essuyer les plâtres dans ce domaine, et il n'y a pas urgence, mais il faudra y songer pour la prochaine, très sérieusement.

21 oct. 2011

Au pays des fleurs


La région du Cap en Afrique du Sud, est célèbre pour la diversité de sa flore. En effet, on y trouve une formation végétale caractéristique de ce lieu (et unique d'ailleurs), appelée fynbos qui est une sorte de garrigue ou de maquis, avec des arbustes et des végétations basses, émaillée d'une grande diversité de fleurs : géraniums, bruyères, succulentes, ainsi que les fameuses proteas, dont l'espèce Protea cynaroide est l'emblème du pays.

Ces dernières s'épanouissent tout autour du Cap de Bonne Espérance, sur le plateau du haut de la Montagne de la Table, mais aussi au bord des routes, et sur les pentes des collines. Ce sont des fleurs étonnantes, de par leur forme déja qui les fait ressembler à des fleurs d'artichauts pour certaines, par leurs couleurs, allant du jaune vif au rouge en passant par des tons orangés, et par leur profusion, on en trouve des buissons entiers, pas seulement dans le splendide jardin botanique de Kirstenbosch , mais partout, et de toutes les sortes possibles.

Les protéas, mais aussi toutes les autres fleurs du fynbos, blanches, roses, oranges, violettes, forment un décor floral naturel original et splendide, tandis que dans les jardins privés, les strelitzias (fleur en forme d'oiseau de paradis), les calistemons (fleur en forme de goupillon), les clivias, les bougainvillées, et autres flamboyants poussent en pleine terre dans ce climat tempéré à tendance méditerranéenne.





19 oct. 2011

Out of Africa

Retour de la belle ville du Cap et de ses environs. De somptueux paysages, un pays toujours aussi attachant (bon, d'accord, ils conduisent à gauche, nul n'est parfait..), en pleine évolution aussi, les changements depuis notre première visite en 2000 sont notables, et encourageants. La nature y est magnifique, d'autant plus que c'est le printemps dans l'hémisphère sud, les fleurs sont tellement belles qu'on aimerait toutes les photographier.

Voici quelques lieux assez typiques de cette région du sud du pays, au climat tempéré, et aux paysages superbes. Dommage que ce soit si loin, entre 10 et 15h d'avion pour y arriver.....

Le cap de Bonne Espérance, au-delà..... il y a l'Antarctique, à quelques milliers de kilomètres !

Les protéas du jardin de Kirstenbosch, avec Devil's Peak au fond.

La ville du Cap, depuis la colline de Signal Hill

Le Waterfront, port du Cap, avec la Montagne de la Table au fond



30 sept. 2011

Faut pas être malade

Il ne fait pas bon avoir besoin d'un médecin dans notre France profonde. Il y a si peu de généralistes que ça tient du parcours du combattant. Soit on va à la consultation, soit on tente de prendre rendez-vous. Dans le premier cas, si celle-ci ouvre à 9h, et qu'on arrive 1/4 d'heure avant, il y a déjà au moins 6 personnes qui attentent, donc, si on en sort à midi au plus tôt, faut s'estimer heureux. Dans le second, faut prévoir d'avance qu'on va être malade, parce qu'il faut presque une quinzaine de jours pour en obtenir un. Quand il s'agit d'un renouvellement de médicaments, on a intérêt à prendre son rendez-vous d'une fois sur l'autre, en prenant de la marge. Et de toutes façons, on attendra quand même, aux alentours d'une heure, parce que le pauvre médecin est débordé, et qu'il prend du retard au fur et à mesure de ses consultations... Sans parler du fait qu'il faut avoir fait le check up de ce qu'on veut lui demander, parce que la consultation est si rapide, tant de gens attendent, qu'on n'a absolument pas le temps de réfléchir et d'expliquer ses misères !!

Quant aux spécialistes, un ophtalmo par exemple, là, le délai est de 3 à 6 mois, donc, faut pas être pressé, et programmer son changement de lunettes longtemps à l'avance.

Si, par malheur, on doit faire des examens spécifiques, IRM, Doppler ou similaire, là aussi, selon les services, les délais peuvent aller de 3 à 9 mois, ce qui laisse largement le temps d'être guéri ou de mourir !! Déjà, il faut obtenir le service au téléphone, ce qui est parfois aussi long que d'obtenir la hot-line de son FAI ..... Et ensuite accepter ce que l'on vous propose, tant pis si ça ne correspond pas à l'emploi du temps prévu.

Toutes les consultations médicales ne sont pas urgentes heureusement, mais quand on est confronté à ce genre d'attente et à toutes ces complications, on se demande ce qui se passerait si on était au fond de son lit avec plus de 40 de fièvre, ou si on avait un trouble grave à traiter rapidement. Les généralistes ne se déplacent plus, donc, inutile de leur demander une visite à domicile. Quelle est alors la solution ? Les pompiers ? Le SAMU ? Un taxi et direction les urgences de l'hôpital le plus proche ? Pauvres services d'urgences qui se retrouvent ainsi submergés de cas qu'une plus grande quantité de médecin généralistes aurait pu traiter de façon moins coûteuse pour la société.

Il paraît que cette (grave) pénurie médicale n'est heureusement pas générale, que des régions de France sont très bien desservies, comme la région PACA ou Paris, et qu'il n'y a pas de soucis d'attente et d'interminables délais comme dans notre Normandie pourtant si proche de la Région Parisienne. Mais comme il n'y a aucun moyen d'obliger un médecin à venir s'installer dans nos vertes campagnes, on risque de ne pas sortir de la crise rapidement.

Donc, il ne faut PAS tomber brutalement malade, c'est interdit, ou impossible. Il ne faut pas être seul et vieux si on habite un désert médical, ce n'est pas prévu dans l'organisation sanitaire française, et si on a des soins "chroniques" à faire suivre par un médecin, faut prévoir les dates de consultation plusieurs mois à l'avance pour ne pas se retrouver en panne de médicaments. Ou alors, déménager sur la Côte d'Azur ???

Je ne jette pas la pierre aux médecins généralistes qui font ce qu'ils peuvent, en tant qu'ancien personnel de santé, je sais combien c'est humainement difficile de refuser des clients ou d'ajourner des rendez-vous....

27 sept. 2011

About Batteries (*)

Pile de Volta (**)

Nos fantastiques appareils mobiles nous suivent partout, depuis l'APN jusqu'au téléphone en passant par les divers Ipod, Ipad, et similaires sans oublier bien entendu les ordinateurs portables et autres notebooks . Mais tous ces jouets, pour assurer leur fonctionnement, ont besoin d'énergie. Celle-ci leur est fournie par des batteries que l'on doit recharger régulièrement. 

Déjà, ça impose d'emporter avec soi, en plus de l'objet, une connectique faite de câbles et de chargeurs qui double ou triple le volume, le poids et l'encombrement de la chose, d'autant plus qu'il y en a un par machine, donc, si on part avec son téléphone, son APN et son ordi portable, on se retrouve avec trois alims, trois câbles plus ou moins rigides, et le chargeur qui va avec. Gare à l'oubli de l'un ou de l'autre, l'appareil sera réduit au silence rapidement.... 

En admettant que l'on transporte tout ça, il y a un autre problème, ces batteries chargées et déchargées de nombreuses fois, voient petit à petit leur durée de vie diminuer, et au bout de peu d'années, elles ne tiennent plus la charge, alors que l'appareil qui les héberge fonctionne encore tout à fait bien, mais hélas, il est de moins en moins nomade puisqu'il ne doit pas s'écarter trop longtemps d'une prise de courant.

Une solution ? Acheter une nouvelle batterie (ou un nouveau chargeur quand c'est ce dernier qui est en rade) ! Quand c'est possible oui... Sur certains téléphones ou assistants personnels, la batterie est impossible à changer, et en admettant que ce soient des batteries amovibles, faut encore les trouver !! Au train où va la technologie, une machine qui a dépassé les trois ou pire quatre ans est devenue obsolète, et non seulement il faut faire des fouilles pour trouver l'objet convoité, mais on risque de le payer fort cher, et en attendant, l'appareil est immobilisé ! Un ordi portable peut réussir à se trouver une prise de courant, mais un téléphone ? 

Il paraît qu'il y a des solutions, la pile à combustible en est une, il y a d'ailleurs un intéressant article sur le dernier numéro de l'Ordinateur Individuel SVM à ce sujet, la pile alimenterait une petite batterie et on rechargerait la pile comme on recharge un briquet (***), c'est moins encombrant que des câbles, et l'autonomie est grandement améliorée, mais quid de la longévité de la batterie ?

En fait, la finalité de tous ces appareils n'est pas de les conserver des années, c'est du consommable, ce ne sont pas des investissements à long terme, et le principe de base de ce commerce est de concurrencer les autres avec des produits toujours plus perfectionnés, toujours plus séduisants, histoire d'inciter fortement le consommateur à suivre, plus ou moins malgré lui, ces avancées technologiques poussé qu'il est par le discours marketing. Alors, pourquoi faire des efforts pour accroître la durée de vie de ces outils en améliorant leur source d'énergie, puisque le but de ceux qui les fabriquent est d'en vendre le plus et le plus souvent possible ? 



(*) Le titre de ce billet n'est pas une publicité pour ce site bien qu'il s'agisse d'une véritable caverne d'Ali Baba pour trouver de tout dans le domaine des batteries pour tout appareil.
(**) Et l'image d'illustration provient de l'article de Wikipédia sur Alessandro Volta sans lequel aucun de nos outils nomades ne fonctionnerait !
(***) au passage, on se demande s'il y a encore beaucoup de gens qui rechargent les briquet, mais c'est une autre histoire...

21 sept. 2011

Une liseuse, c'est bien !

Il y avait un moment que j'en avais envie, parce que je ne sais pas vivre sans avoir quelque chose à lire, et qu'il n'est pas confortable de trimballer plusieurs volumes dans un sac compte tenu du poids du papier, mais j'hésitais. Il y en a plusieurs modèles, avec ou sans DRM, hébergeant différents formats, plus ou moins faciles à "charger", plus ou moins "maqués" avec une maison d'édition. Et pourtant, l'idée me séduisait, pouvoir transporter plein de textes avec soi, sous le plus faible volume possible, et si l'un ne plaît pas, passer à l'autre. J'avais déjà une certaine expérience avec la lecture de e-books sur le smartphone (*), mais si c'était sympa, le petit écran obligeait à tourner sans arrêt les pages, enfin, je veux dire appuyer tout le temps sur le bouton idoine.

Donc, j'ai fini par choisir la moins chère des liseuses, moins pour cette raison que parce qu'elle correspondait exactement à mes besoins. Elle lit les .pdf et les .epub, qui sont les formats les plus répandus, et peut se connecter toute seule en wi-fi à Chapitre.com pour l'alimenter en ouvrages gratuits ou payants, selon leur type, en tous cas, pour ce que j'en ai vu, à des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués par la FNAC (sans oublier les DRM en prime). Mais bien évidemment, on peut y engranger des livres numériques de toute autre provenance ! Heureusement. En fait, il suffit de faire "son marché" sur Internet, pour trouver une multitude d'e-books libres et gratuits à télécharger. On en profite pour relire les grands classiques, de Daudet à Pascal en passant par Zola ou Gaston Leroux, pour découvrir des recueils de nouvelles, des essais, etc... Et la capacité de la liseuse est assez grande pour trimballer toute une bibliothèque dans 100g de plastique ! En plus, on peut utiliser une mini carte SD, et y transférer d'autres volumes, elle et la liseuse étant considérés par l'ordinateur comme de vulgaires mémoires de masse, le transfert est simple. Pour l'instant, je n'ai utilisé que cette méthode, entre ce que contenait la liseuse à l'origine, et les titres récupérés sur ce site que je connais depuis longtemps et que j'apprécie pour sa richesse, mais il y en a d'autres... Et sans doute qu'un jour j'irai faire un tour chez Chapitre , il y a quelques classiques intéressants à 0 euro, et d'autres sujets entre 3 et 5 euros, et là, point besoin de trimballer l'ordinateur, une simple connexion wi-fi est suffisante !

En tous cas, le concept est bien pratique, en voyage, quand on attend quelque part, quand on ne veut pas s'encombrer, et ça ne m'empêche pas et de fréquenter assiduement la bibliothèque municipale, ni d'acheter des livres papiers... Mais avoir toujours un e-book sous le coude n'importe où, dans n'importe quelles circonstances, pour un lecteur compulsif, c'est rassurant, on n'est jamais en manque de lecture !

(*) Avec le Palm Treo, pour y transférer un livre téléchargé, il fallait obligatoirement passer par le soft fourni avec l'appareil, lequel soft était donc installé sur une machine particulière, ce qui limitait l'universalité des transferts. Le fait d'être considéré comme une mémoire de masse banale est plus pratique en fait. Tiens, pour les possesseurs d'Ipad ou autres utilisateurs d'Itunes, est-ce que n'importe quel Itunes convient sur n'importe quelle machine, ou est-ce que l'on ne peut aller que sur l'ordinateur où l'on connecte habituellement son outil ? En fait, j'ai un Ipod, mais comme je n'y copie (via Itunes) que mes propres CDs encodés (via Itunes aussi), je n'ai jamais fait attention à ça.... 

18 sept. 2011

Il n'y a pas que les politiques....


... Pour faire des petites phrases marrantes, les sportifs, et ceux qui les entourent ne sont pas mal non plus. En voici quelques unes :

Je connais de très bons entraîneurs qui n'ont rien gagné.
Raymond Domenech

Le tir est passé entre les pieds, à la hauteur de la hanche.
Jean-Michel Larqué

Alex Ferguson est les meilleur entraîneur que j'aie jamais eu à ce niveau. Bon d'accord, c'est le seul entraîneur que j'aie eu. Mais c'est quand même le meilleur entraîneur que j'aie eu.
David Beckam

C'est logique de perdre quand on ne marque pas de buts et que l'adversaire en met un.
Raymond Domenech

Il n'y a qu'une seule possibilité : gagner, perdre ou faire match nul.
Franz Beckenbauer

Les jambes, c'est dans la tête
Fabien Pelous

16 sept. 2011

De la miniaturisation

Afin de stocker les données informatiques (pour les particuliers), on a connu les bandes magnétiques, les disquettes 8 pouces, puis 5 pouces 1/4, puis 3 pouces 1/2, les CD et autres DVD, les clés usb, d'une capacité de plus en plus grande. Déjà, pour ce support, sachant qu'il a la fâcheuse tendance à se dissimuler tout au fond du sac entre un stylo et un peigne, il fallait parfois lui accrocher un porte-clé ou tout autre truc assez volumineux pour être sûr de ne pas le perdre.

Dans le genre miniaturisation de support, il y a aussi les cartes SD, celles que l'on utilise dans les APN par exemple. Ce n'est pas grand, la taille d'un timbre, et ça contient plusieurs Go de données. Si elle n'est pas insérée dans un appareil quelconque, il y a intérêt à avoir une petite boîte pour la ranger sinon, elle sera vite égarée entre deux bouts de papiers, oubliée au fond d'un tiroir, ou partie directement à la poubelle par inadvertance.

Mais il y a pire, les mini cartes SD ! Là c'est de la taille d'un ongle, c'est si petit et si mince qu'on ne sait pas comment l'attraper et la tenir pour... l'insérer là où on en a besoin. Et si on en a plusieurs, et qu'on veuille les ranger quelque part, à part une grande boîte (pour la retrouver facilement) avec une pince à épiler pour en saisir une, ça devient de plus en plus difficile.

C'est bien beau de miniaturiser et de faire entrer le maximum d'informations sur le minimum de surface, mais encore faut-il que l'humain, avec ses dix (gros) doigts puisse le manipuler sans avoir besoin d'un microscope et d'une pipette aspirante ! C'est sûr que techniquement on doit pouvoir (ou on pourra bientôt) mettre 10 Go sur 10 cm de cheveu, mais est-ce que ce sera vraiment pratique ? Oui, certainement, s'il s'agit de mémoire de masse que l'on ne déplacera pas, mais pas vraiment s'il s'agit d'en faire aller le contenu d'un support à un autre en manipulant l'objet.

Enfin, c'est vrai aussi que ce genre de minuscule support de masse n'est pas destiné à être bougé sans arrêt et qu'il existe d'autres possibilités de transférer des données d'un endroit à l'autre, sachant que par ailleurs il permet aussi la miniaturisation des appareils auxquels il est adjoint... Et là, on va retomber sur le problème des gros doigts sur de minuscules boutons, comme dans certains téléphones ou appareils photos qu'on ne sait plus comment tenir sans appuyer sur quelque chose provoquant souvent des effets inattendus.

Faudra-t-il un jour que l'homme soit à son tour miniaturisé afin de pouvoir suivre la miniaturisation technologique ?

(*) Illustration provenant de cette page

14 sept. 2011

Tourisme à Paris - 2/2

Il faut avoir envie de visiter (ou de revoir) les catacombes. Déjà, un mardi matin de septembre, il faut faire une heure de queue (il paraît que l'été, c'est trois heures, comme pour la Chapelle Sixtine à Rome...), ensuite il faut descendre 130 marches pour arriver 20 mètres sous terre (*), dans ces anciennes carrières transformées en ossuaire pour héberger les restes des parisiens enterrés dans les divers cimetières devenus insalubres, déposés là entre la fin du XVIIe siècle et les débuts du suivant. On arrive donc dans un lieu très étrange, fait de corridors sombres et étroits qui mènent à un immense ossuaire où crânes et fémurs sont disposés selon une macabre harmonie, dans un silence... sepulcral ! Une impression étrange...

Couloir d'entrée

Une des sculptures faite par les anciens ouvriers des carrières

L'ossuaire

On en ressort par un étroit escalier de 80 marches, qui débouche sur une rue assez éloignée du point de départ, et ça fait tout drôle alors de voir des gens vivants déambuler dans les rues ! 

Pas du tout évident d'y faire des photos, lesquelles, dans la partie ossuaire, sont autorisées mais sans flash et sans pied, Il faut aussi prévoir de bonnes chaussures (et de bonnes jambes), parce que le sol est très inégal et par endroits très humide, mais c'est quand même une curiosité, qui donne envie de visiter d'autres lieux souterrains de Paris, quand c'est possible, à condition de ne pas être claustrophobe !


(*) Pour visiter la mine de sel de Wieliczka en Pologne, on descend encore bien plus bas, puisqu'on est à 130 mètres sous terre, par contre, on remonte en ascenseur....

Tourisme à Paris - 1/2

L'intérieur de l'église et le jubé

L'église Saint-Etienne du Mont et certainement une des églises les plus belles et les plus harmonieuses de Paris. Son architecture intermédiaire entre la fin du gothique flamboyant et le début du style renaissance lui donne à la fois beaucoup de légereté et d'équilibre. Située à côté du Panthéon, elle héberge les sépultures de Pascal et de Racine et la châsse de sainte Genevière, patronne de Paris. Son jubé, particulièrement remarquable est le dernier de ce type existant dans Paris. Un monument à ne pas manquer, d'autant plus qu'il y a quelques restos sympathiques dans le coin qui permettent de faire la pause dans l'ascension pedestre de la montagne sainte Geneviève !

La châsse de sainte Geneviève

12 sept. 2011

Problèmes de linguistique

Certains francophones, et pas seulement des gens de la Belle Province, veulent à tous prix féminiser certains noms. Mais quels sont leurs critères ? Quand je vois auteure, je me dis qu'on n'a jamais entendu dire masseure, ni instituteure, alors pourquoi ne pas dire auteuse comme masseuse, ou autrice, comme institutrice ? Et pourquoi pas écrivaine d'ailleurs, c'est même plus joli !! Pourquoi vouloir à tous prix féminiser des noms de métier qui n'ont pas de féminin à l'origine ? Dans un souci de parité/féminisme mal placé ? Parce que Madame LE ministre, ça fait quand même bizarre, sans parler de la plombière qui fait plutôt penser à une glace qu'à une spécialiste de la tuyauterie... Dans l'autre sens, ça ne vaut pas mieux... Vous faites quel métier monsieur ? Je suis sage-femme.... D'accord, le cas est plus rare, et le poids de l'histoire et de la tradition est moins lourd pour les hommes que pour les femmes. Mais est-ce une raison pour ridiculer celles-ci en les affublant d'accords de genre aussi fantaisistes que saugrenus ?

Si le mot au féminin n'existe pas, ce qui est effectivement souvent le cas, et s'il est tout à fait indispensable au nom de la défense des femmes d'en créer un, encore faudrait-il se faire une religion, et adopter une règle à peu près cohérente, sinon, déjà que le français est une langue compliquée avec ses multiples exceptions, si on la complexifie encore, les pauvres écoliers, qui ont déjà ben du mal, en auront encore davantage.

Mais quel choix ? Déjà peut-être calquer sur quelque chose d'existant, donc, l'auteur femelle pourrait devenir auteuse (comme la parfumeuse) ou autrice (comme l'administratrice), mais en tous cas pas auteure, qui est, à ma connaissance (*), unique en son genre... En fait, des grosses têtes y ont certainement déjà pensé, et ça a du susciter de nombreuses commissions et autres études onéreuses lors de la fameuse réforme de l'orthographe d'il y a une vingtaine d'années, mais je crains qu'elles n'aient abouti qu'à des choses aussi absconses que gasole, qui est la francisation de la prononciation anglaise de gas oil, et m'a toujours semblé bizarre...

Alors à moi Henriette Walter , elle seule (**) pourrait m'expliquer pourquoi on ne dit pas conducteure mais conductrice, et joueuse et non pas joueure !



(*) n'étant pas un dictionnaire de linguistique sur pattes, il y a certainement plein d'exemples que je n'ai pas trouvés. 
(**) d'autres aussi certainement, mais j'ai tant apprécié les ouvrages de cette auteure (oh pardon, de cette autrice !!)

7 sept. 2011

Internet rend-il intelligent ?


Un très intéressant article dans le Figaro du 6 septembre parle de l'essai d'un auteur américain, Nicholas Carr, à propos des conséquences de l'utilisation d'Internet sur le cerveau humain en ce qui concerne la faculté de concentration et de mémorisation. Plusieurs études ont été faites à ce sujet, sur des enfants et sur des adultes, certaines stigmatisant les risques, d'autres, plus optimistes, faisant toucher du doigts les améliorations qu'apporteraient la pratique de ce nouveau media sur les facultés humaines.

Dans la pratique quotidienne, et sans étude scientifique, qu'observe-t-on ? Déjàeffectivement, qu'il y a une certaine perte de concentration due au fait que l'on fait souvent plusieurs choses en même temps, par exemple, participer aux conversations sur IRC, tout en regardant les pages de son navigateur tout en rédigeant un billet de blog... Est-on moins concentré ou devient-on multi-tâche ? Est-ce qu'on papillonne et n'approfondissant rien ou est-ce que l'esprit devient de plus en plus vif avec cette gymnastique mentale permanente ?

Il est vrai aussi qu'on fait moins d'effort de mémoire, les téléphones portables ont un carnet d'adresse, sinon, il y a les pages jaunes, et dès qu'on cherche un renseignement quelconque, on le trouve en trois clics, donc, on peut l'oublier très vite puisqu'on sait qu'on le retrouvera facilement. Mais est-il vraiment fondamental de se souvenir d'une date ou d'un numéro de téléphone ? Pourquoi ne pas déléguer à la machine une tâche aussi banale que peu intéressante ? Oui mais.. il paraît que si on ne sollicite plus les circuits de la mémoire profonde, ils fonctionneront de moins en moins bien... Alors, disons que l'on mémorise autre chose, le chemin qui permet de retrouver l'info par exemple ?

Quant aux enfants ou adolescents qui révisent leurs cours avec l'ordi allumé sont-ils très différents de ceux de ma génération qui préparaient le Bac en écoutant Salut les Copains et en guettant la sonnerie du téléphone pour discuter avec les copines ? Oui, sans doute, mais pas si éloignés que ça non plus...

On peut aussi remarquer qu'Internet permet une sociabilisation élargie, qui serait impossible dans le monde physique, avec des échanges multi-pays, et des conversations avec des personnes qu'il aurait été impossible de connaître autrement (oui, ma grande pratique d'IRC me rend totalement partiale là.. je le reconnais), le fait de faire plusieurs choses en même temps entraîne une forme de vivacité d'esprit, de rapidité de réflexes et de réactions qui ne me semblent pas du tout négatives, à l'instar des jeux vidéo qui améliorent aussi les temps de réaction de l'individu, ce qui peut être bénéfique dans bien d'autres domaines.

Enfin, il paraît que la catégorie d'âge qui tire le plus grand bénéfice de la fréquentation assidue d'Internet, c'est celle des seniors. Des études californiennes ont montré que l'utilisation d'Internet pouvait augmenter les capacités cérébrales des anciens, régénérait leurs neurones et leur permettait d'avoir des décisions plus fluides, et des possibilités plus complexes de raisonnement.

J'ai compris, donc, je continue à me ballader entre X-Chat, Firefox, Twitter, et Emacs (sans oublier un jeu de temps en temps, et quelques retouches d'images au passage) histoire de devenir encore plus cérébralement performante en vieillissant !

Hautes considérations météorologiques


Eté pourri ? Météo capricieuse ? Réchauffement climatique général et refroidissement local ? On se souvient quand même qu'au printemps dernier, les météorologues, peut-être stimulés par les mois d'avril et de mai particulièrement chauds pour la saison, avaient annoncé pour l'été 2011, une fort canicule et une non moins inquiétante sécheresse.... Oui, je sais, les prévisions à long terme ne peuvent pas être fiables, et fort est celui qui peut dire plusieurs mois à l'avance ce qui va se passer dans le ciel, mais si on pouvait avoir ces craintes au printemps, l'été les a vite repoussées, pluies, vent, températures anormalement basses, ciel gris, on a même, certains jours, du sortir sa petite laine tandis que les climatiseurs étaient au chômage et que l'herbe du jardin verdissait joyeusement en plein mois d'août.

Donc, les campeurs ont souvent eu les pieds dans l'eau, et les grande mères n'ont pas souffert de l'excès de chaleur ! En septembre, là, ce furent les grosses averses orageuses qui ont pris la relève, avec grand vent, trombes d'eau et tous les inconvénients qui vont avec : arbres tombés, coupures de courant, inondations, coulées de boue. Certes, il n'y a aucune comparaison avec les énormes dégâts des cyclones tropicaux et leur triste cortège de pertes humaines et matérielles, mais notre paisible campagne a quand même eu son lot de soucis : à la suite d'un certain concours de circonstances, mêlant des champs fraîchement labourés (et bien sûr, comme on connaît le monde agricole, labourés à quelques centimètres des chemins, quand on exploite plusieurs centaines d'hectares, un mètre carré en plus, c'est fondamental...), à des pluies diluviennes sur un terrain en pente. Donc la terre du champ, entraînée par la grande quantité d'eau, a traversé une petite route étroite, a descendu au travers d'un jardin en contrebas, et a buté contre un mur de clôture... Heureusement, si l'on peut dire, le mur a cédé, entraînant la coulée de boue directement sur la départementale devenue alors impraticable, mais épargnant la maison qui se trouvait sur son passage, qui, sinon, aurait été inondée.

Et bien entendu ceci s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche, et le dimanche, pas moyen de mettre la main sur qui que ce soit, et surtout pas sur les services départementaux. Donc, le lendemain, on constate que le chemin était coupé à deux endroits, par une grosse épaisseur de boue et de cailloux que même un 4x4 ne pouvait pas franchir, coinçant chez lui le pauvre habitant qui avait déjà vu son jardin dévasté, tandis que les autres étaient obligés de passer par une voie étroite, tortueuse et bordée de murs, en sens interdit... Bon, il n'y passe pas grand monde, le hameau est peu peuplé, mais il fallait quand même faire des prières pour ne pas rencontrer quelqu'un et avoir à faire une périlleuse marche arrière (oui, je parle pour moi, tout le monde sait qu'en marche arrière, même ma voiture ne sait pas où je vais bien pouvoir l'amener..). Et pour déblayer ? Alors là, c'est compliqué, la commune n'est pas équipée, le syndicat de voirie a besoin de plusieurs mois pour se mettre en branle, le département n'en a rien à faire, ce n'est pas de son ressort, et de toutes façons, la responsabilité incombe à l'agriculteur qui finit par venir avec une grosse pelleteuse et un tracteur attelé à une remorque pour déblayer la terre et permettre le passage...

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre.... qu'il pleuve pour nettoyer tout ça ! Tiens, ça me fait penser à la chanson de Michel Delpech, sur le Loir et Cher , vous vous souvenez ?

3 sept. 2011

Perles de septembre

Hommes, femmes, de gauche, de droite, français, étrangers, pas mieux les uns que les autres !


J'ai menti, mais c'était de bonne foi.
Bernard Tapie 

Tout le monde doit être bilingue dans une langue et en parler une autre.
Valéry Giscard d'Estaing 

Le Pacs n'a ni queue ni tête.
Christine Boutin 

Quand on va m'entendre et que l'on va me voir, ça va se voir et ça va s'entendre. 
Philippe de Villiers 

La ville de Lyon est lyonnaise.
Charles de Gaulle 

J'aime toutes les couleurs à condition que ce soit le rouge. 
Ronald Reagan 

Le meilleur moyen d'apprendre à apprendre, c'est encore d'apprendre.
Jean-Pierre Chevènement 

La vie est un tissu de poignards qu'il faut boire goutte à goutte. 
Michel Rocard 

 L'enjeu des régionales, c'est la Région.
Jean-Pierre Raffarin 

 Mon cerveau avance à une vitesse supérieure à celle des mots. 
Silvio Berlusconi

2 sept. 2011

La fin de l'été ?

Quand septembre arrive, on a toujours l'impression que l'été est fini, même si ce n'est pas vrai, puisque l'automne ne commence officiellement qu'à la fin du mois, mais ce sont les activités humaines qui donnent cette impression. En effet, après la torpeur des mois de juillet et d'août, quand tout s'arrête, du boulanger au plombier en passant par la vie associative et administrative, c'est le brusque réveil. Là, brutalement, en quelques jours, c'est le branle-bas de combat, tout le monde s'agite, les magasins sont remplis de gens qui font leurs courses de rentrée, les agendas recommencent à se remplir, les écoliers sont énervés, leurs parents ne le sont pas moins, les étudiants, bacheliers de la veille, débutent une nouvelle vie, les autres s'étonnent de voir qu'il y a de nouveau du monde sur les routes, les boîtes mails reprennent du service, faut songer au renouvellement des adhésions aux diverses instances que l'on fréquente, ceux qui sont partis quelque part trient et classent leurs photos, les autres font éventuellement des projets pour les prochaines vacances...


Alors, plus les jours raccourcissent, plus on s'agite ? Avant de s'endormir après les fêtes de fin d'année pour ne se réveiller qu'au printemps ? Une étude à faire sur le comportement de l'européen moyen de l'ouest de l'Europe ? Comment ça se passe ailleurs ? Déjà, tout dépend des habitudes scolaires, mais surtout de la zone climatique. Dans l'hémisphère sud, c'est à l'envers par rapport à nous.. Non, je ne veux pas dire qu'ils marchent la tête en bas comme dans une célèbre publicité, mais comme les saisons sont inversées, je suppose qu'il en est de même pour la vie scolaire, associative, etc... Et puis, ça doit dépendre aussi de la latitude, parce que dans le Grand Nord, quand on est bloqué dans les glaces neuf mois de l'année, on doit plus s'agiter pendant les trois mois qui restent. Eh non, je ne sais pas du tout comment ça se passe dans les pays équatoriaux....

Eh bien, plutôt que de s'agiter dans le mouvement brownien général, il faut profiter des derniers beaux jours, des couleurs qui changent dans la nature, de la douceur de l'air, en attendant de .... (re)partir en vacances !

24 août 2011

Nous étions trois p'tits champignons...


Avec les pluies, tombées sur un sol chaud, les champignons sont arrivés en masse dans le jardin. Ils vivent quelques jours, avant de pourrir ou de sécher, perdant leur couleur. C'est l'automne qui approche ? On va bientôt voir des ronds de sorcière partout dans l'herbe !

Wikipédia est-il un réseau social ?

Quand on passe beaucoup de temps à supprimer (et surtout à tenter d'expliquer pourquoi on supprime) de nombreux articles promotionnels, sur la petite entreprise de Machin, qui aimerait bien se faire de la publicité, sur le groupe de rock des Trucs qui voudraient se faire connaître en dehors de leur garage, sur le site internet de Bidule qui vient juste d'ouvrir et qui n'a pas encore de visiteurs, sur le livre de Truc-Muche tout juste auto-édité et qui n'a pas encore été acheté, sauf par sa maman, par le quidam lambda qui raconte sa vie passionnante, etc.. on comprend très bien où se situent les problèmes actuels que "rencontreraient" Wikipédia. En fait, nous sommes à l'heure des réseaux sociaux, au sens large, de Facebook aux blogs perso, en passant par les forums et autres, de plus en plus de gens veulent absolument utiliser ces nouvelles formes de communication, et l'encyclopédie, ouverte à tous, dont la première devise est "n'hésitez pas" représente, à leurs yeux, un autre grand tableau blanc disponible pour s'y exprimer. On a sa page Facebook, on est sur Twitter, donc on se doit d'avoir "son" wikipédia... C'est facile, c'est gratuit, et c'est libre (*), n'est-ce pas ?

Alors, le mot "encyclopédie", l'idée qu'il puisse y avoir des règles, des principes de fonctionnement, des limitations au droit d'y exprimer n'importe quoi, allant des grossieretés aux insertions personnelles, passe très largement au-dessus de la tête de l'utilisateur qui, bien entendu, n'imagine pas que ces limitations puissent exister, et qu'il est préférable de prendre connaissance du "mode d'emploi" avant d'y participer. Bien entendu, ensuite, il s'étonne ou s'indigne, proteste, rouspète voire insulte, et trouve tout à fait inadmissible qu'il ne puisse pas faire sur Wikipédia ce qu'il fait sur Facebook ou similaire.

Le marronnier estival journalistique qui a parlé de la baisse des nouveaux contributeurs sur l'encyclopédie les conforte dans leur indignation, et on ne manque pas de nous l'envoyer en pleine figure : c'est forcément vrai, puisque Wikipédia n'a pas voulu de leur article, et qu'en plus, on leur a fait remarquer qu'ils enfreignaient certaines règles (Cf la notion de libre), donc, c'est tout à fait normal, puisque l'on est si mal reçu (mon article est immédiatement supprimé, vous vous rendez compte, c'est quoi cette censure ?) qu'il y ait de moins en moins de monde qui ait envie de participer.... Ils oublient complètement que ce sont eux qui n'ont rien compris (ou rien voulu comprendre), qu'ils ont tout mélangé, les blogs, les réseaux sociaux ; qu'ils n'ont pas du tout réalisé ce qu'était une "encyclopédie" (ou ont voulu chercher à profiter du bon référencement du site) et que ce n'est pas ce genre de contribution que Wikipédia souhaitait... Mais c'est tellement plus facile d'accuser les autres de bureaucratisme, censure, menées fascistes ou staliniennes, étroitesse d'esprit, etc... que d'admettre qu'on s'est trompé, que l'on est pas l'exceptionnelle personnalité que l'on croyait être, que l'on ne sait pas exactement ce que signifie le mot encyclopédie, et que de toutes façons on s'en fout royalement, et que certains journalistes ne savent pas forcément de quoi ils parlent surtout quand ils doivent rendre leur copie pendant les mois les plus creux.

Des nouveaux contributeurs, on n'en manque pas, il s'en inscrit une centaine toutes les heures en moyenne, sans compter ceux qui contribuent sous IP, mais sans doute faudrait-il changer la page d'accueil et mieux préciser à ces futurs rédacteurs ce que l'on attend d'eux, parce que la généreuse porte grande ouverte qui a permis la création de l'encyclopédie à ses débuts, risque de lui claquer à la figure ou de laisser passer l'inondation maintenant que les habitudes du web interactif sont acquises. Il va devenir de plus en plus difficile et chronophage de séparer le bon grain de l'ivraie, et de faire admettre à certaines personnes (y compris de fort anciens wikipédiens... hélas), qu'il faudrait préciser "n'hésitez pas.... à lire le mode d'emploi du site auquel vous souhaitez participer" ! Et enfin, refaire ce mode d'emploi avec des termes plus clairs et une formulation plus concise et moins éparpillée qu'il ne l'est actuellement.


(*) Combien de fois ai-je du expliquer le sens du mot "libre" en ce qui concerne Wikipédia, mais cette notion de libre, qu'il s'agisse de l'encyclopédie ou de logiciels est très mal comprise du grand public.

20 août 2011

Dans la série....

Des petits jeux en flash que j'aime bien, il y a les jeux type Zuma (ou Heru), dans lesquels, un train de boules colorées défile sur l'écran, en empruntant des chemins tortueux, le jeu consistant à lancer de nouvelles boules qui arrivent afin de former des groupes de trois au minimum, et de les voir ainsi éliminées, jusqu'à ce que tout le serpent soit anéanti avant qu'il n'arrive au bout de son trajet. Des jeux sur ce thème, il y en a des quantités, plus ou moins jolis, plus ou moins faciles, avec plus ou moins d'effets, de bonus, de pièges, mais tous partent du même principe.

Il faut être vif, réfléchir rapidement à l'endroit où on veut lancer la bille qui arrive, essayer de réaliser des combinaisons intéressantes (plusieurs séries consécutives de balles) pour récupérer encore plus de points, ne pas tirer n'importe où, on prend vite les réflexes, et on peut passer ainsi de bons moments de détente.

Le but et l'ergonomie étant semblables dans les nombreuses déclinaisons de ce jeu, il faut en essayer plusieurs (et ça ne manque pas) afin de trouver celui ou ceux qui vous amuseront le plus, les thèmes sont très variés, les bruitages aussi, la difficulté augmentant évidemment au fur et à mesure qu'on passe les niveaux, mais dans tous les cas, entre deux tâches plus sérieuses et plus absorbantes, se faire une petite partie d' Inca Ball , ou de Honey Trouble , ça fait toujours du bien !

Mon préféré ? Honey Trouble, même que j'en suis au troisième niveau, et que j'ai passé les 300.000 points ! Et que c'est pas fini...

Anecdote footeuse

Il était une fois un jeune supporter de foot qui voulait insérer sur Wikipédia un article pour présenter le calendrier de la saison 2011-2012 des matchs des équipes locales du côté d'Aurillac et de Montsalvy. Bien entendu, son article, fort loin des fameux critères d'admissibilité en vigueur, a été supprimé, par deux fois. Et le jeune homme de s'indigner vertement, dans des termes plus habituels sans doute sur un terrain de foot que sur une encyclopédie, ça commençait d'ailleurs par "Ah le con !" et ça continuait par "Ah mon gars, tu l'auras voulu, Vous allez m'expliquer pourquoi vous voulez pas de mon article OUI ou NON ?????? C'est français là ????"... Alors, j'explique, longuement, calmement, pourquoi ces sympathiques équipes locales, celle de Montsalvy justement, mais aussi celle de Giou-de-Mamou (joli nom n'est-ce pas ?) et leur championnat local n'avaient pas encore la notoriété des équipes de la Coupe du Monde, et demandais aussi à l'auteur si j'étais devenue moins "con" après lui avoir donné ces explications...

Eh bien, à ma grande surprise, ça a marché ! La réponse du jeune supporter a été aussi claire que spontanée : "Ah ben là au moins c'est clair ! mais tu sais l'ami mon club est connu au niveau national ;) non je déconne bon allez t'as gagné j'arrête allez salut l'ami (et te vexe pas pour tout à l'heure)".

Je lui ai donc répondu en lui disant que non seulement je ne me vexais pas, mais que je connaissais et appréciais cette belle région, et que je souhaitais une bonne chance et une belle saison à toutes ces équipes. Et l'ultime réponse a suivi : "Merci bien et vive le cantal ! allez tchao".

Et voilà, comme quoi les suppressions de page n'entraînent pas toujours des drames et peuvent même déboucher sur une chaleureuse poignée de main (virtuelle). Alors, vive le Cantal et ses vaillantes équipes de foot ! Et à bientôt au stade de France !

En fait, faut pas être trop crédule non plus, parce que ce contributeur, je l'ai déjà rencontré, dans de moins bonnes dispositions, alors, wait and see....

18 août 2011

Une grande sainte

Hélène, qui vivait au IVe siècle dans ce qui est actuellement la Turquie, a été une grande sainte. Mère de l'empereur Constantin, celui qui a favorisé l'expansion du christianisme dans l'empire romain, elle a retrouvé les restes de la Vraie Croix à Jérusalem, a restauré les lieux saints, et donné une grande impulsion aux pèlerinages en Terre Sainte. Elle figure en costume d'impératrice, portant une croix sur ses nombreuses statues et autres représentations picturales.

Une immense statue de marbre de cette sainte se trouve dans la basilique Saint-Pierre à Rome, juste à droite du baldaquin où se tient le pape, on ne peut pas être mieux placé !!

Elle est depuis toujours fêtée le 18 août chez les catholiques (le 21 mai chez les orthodoxes). Pourquoi je vous raconte tout ça aujourd'hui ? Devinez.....

17 août 2011

Ballade virtuelle at The Last Frontier

Depuis quelque temps, j'ai entrepris la rédaction d'articles sur Wikipédia concernant l'Alaska et le Yukon, j'en ai déjà parlé ici. En ce moment, j'essaye de reprendre les découpages administratifs de l'état de l'Alaska (régions de recensement, et boroughs) et d'y répertorier, en vue de créer un article sur chacune, toutes les localités qui en dépendent. Un travail de Titan ? Pas vraiment, parce que, même s'il y en a beaucoup, il n'y a pas grand chose à dire sur chacune. L'histoire de cette région du monde est jeune... Enfin, l'histoire écrite, parce que sinon, les "Natives", Yupiks, Athabascans, Eskimos et autres Dena'inas étaient là depuis longtemps, plus ou moins nomades, poursuivant le caribou et pêchant le saumon en fonction de leurs migrations pour s'alimenter et commercer entre eux. Les premiers "européens" n'ont mis les pieds là-bas qu'au début du XIXe siècle pour les plus aventureux d'entre eux : des Russes, évidemment, il ne faut pas oublier que l'Alaska, qui était possession russe, a été vendu aux Etats-Unis en 1867 (pour une poignée de dollars..). Et puis, d'autres sont arrivés, les cohortes de chercheurs d'or, et, moins d'un siècle plus tard, les militaires, pendant la Seconde Guerre Mondiale, auxquels on doit souvent les quelques rares routes existantes.

Donc, soit on construit une route, et le camp qui héberge les ouvriers sera la base d'un village, c'est valable aussi pour le chemin de fer. Soit il y a un endroit intéressant, un passage de migrations d'animaux déjà connu des Natives, donc, ils s'y rassemblent et se sédentarisent, l'école arrive, la poste aussi... Soit enfin, il y a de l'or, ou autre métal, et tout le monde accourt, des magasins s'ouvrent, des roadhouses aussi, et ... si le village résiste il continue à vivre quand le filon est épuisé, sinon, il devient une ville fantôme.

L'Alaska est un état avec très peu d'axes routiers, certaines régions, pourtant immenses, n'ont pas la moindre route pour les relier entre elles et ne peuvent être rejointes que par avion (et pas des Aribus A 380 non plus..). Il y a quand même quelques grandes villes comme Anchorage , Valdez , Palmer ou Fairbanks , des localités plus petites, comme Talkeetna ou Glennallen et une multitude de villages indiens vivant encore de la chasse, de la pêche, d'un petit artisanat, gérés pour beaucoup par le conseil tribal local, avec quelques rares activités touristiques s'ils se trouvent dans une zone fréquentée par les randonneurs (les randonneurs riches, parce que se déplacer en avion pour aller d'un point à un autre reste encore très onéreux).

Donc, j'ai circulé (et je suis loin d'avoir fini) virtuellement au milieu des villages de la région de Bethel, à l'extrême sud-ouest de l'Alaska, dans le borough de Matanuska-Susitna, nettement plus urbanisé, dans l'immense région de recensement du Yukon-Koyukuk, etc... au milieu de ces populations locales, qui, pour certains villages éloignés de tout, n'ont eu l'eau courante dans les maisons qu'en 1972, alors que dans d'autres, la vente et la consommation d'alcool est interdite... Certains ont une vingtaine d'habitants, d'autres atteignent presque les 300, d'autres enfin ont du être déménagés plusieurs fois à cause des inondations des grands fleuves et rivières qui leur permettaient, certes, de se nourrir et de se déplacer, mais qui, dans certaines zones, détruisaient aussi les habitations. Sommes-nous encore aux USA ? Mais oui... Même si Washington est bien loin !

J'ai un peu circulé, pour de vrai cette fois, dans cet état, mais bien entendu pas dans la grande majorité de ces villages, surtout ceux qui sont si éloignés des grands axes, qui n'ont qu'une méchante piste gravillonnée d'aérodrome pour les relier au reste du monde (ou des traineaux à chiens et autres motoneige l'hiver) et qui n'offrent pas plus d'hébergements que d'approvisionnements pour le touriste itinérant que j'étais. Tiens, à propos d'hiver, en janvier, dans le petit village de Tanana (voir illustration en haut de ce billet), il peut faire jusqu'à -44°C...... et il y a pire !! Sans oublier qu'à ces latitudes, il n'y a pas beaucoup d'heures de jour en janvier (*)... Il y a intérêt à avoir ses réserves de bouquins et de viande de caribou !

Evansville et Bettles
Ce n'est pas le fleuve Yukon, c'est le Koyukuk que l'on voit ici

(*) C'est nettement mieux en juillet, où il ne fait quasiment pas nuit, et où le thermomètre peut monter jusqu'à 30°.

Les illustrations proviennent de Wikimedia Commons, vous les trouverez avec leurs mentions légales sur les articles éponymes (Tanana, Evansville et Bettles), je ne vais quand même pas tout recopier ici...