18 janv. 2013

C'était mieux (ou moins bien) avant ?

Quand ERDF fait des travaux sur un équipement éléctrique local, il coupe le courant, et c'est tout à fait normal de faire des travaux quand c'est nécessaire, et de couper le courant, on ne saurait le leur reprocher. Ce qu'on pourrait leur reprocher par contre, c'est de ne pas prévenir, sous prétexte que ça ne concerne qu'une toute petite poignée de personnes, et que la coupure est inférieure à une heure. Parce que là, on se retrouve tout con... Enfin, je veux dire, tout désemparé ! Plus de lumière, en ces périodes de ciel gris et de jours courts, plus de chauffage, plus de téléphone, et le portail électrique fermé ! Pas moyen d'aller voir ce qui se passe puisqu'on ne peut pas sortir, ni de se faire chauffer un café pour patienter quand on n'a pas le gaz.

Tout ça n'est pas vital tant que la coupure est de courte durée, on attend que ça revienne, et la seule contrariété est de ne pas savoir ce qui se passe, donc, de ne pas savoir pour combien de temps on en a. Parce que, sans électricité, on est complètement paralysé. Pour avoir subi, autrefois, des coupures de courant sur plusieurs jours, on réalise combien on est tributaire de cette source d'énergie pour tous les actes de la vie quotidienne.

  • Pas d'électricité = pas de chauffage, la chaudière, même si elle fonctionne avec du fuel ou du gaz est quand même tributaire du courant pour démarrer et faire fonctionner ses ventilateurs.
  • Pas d'électricité = pas d'eau chaude, le ballon d'eau chaude n'étant plus... chauffé ; et d'ailleurs, pas d'eau tout court si la panne s'éternise, parce qu'alors, le château d'eau n'est plus alimenté, donc, pas de toilettes, pas d'eau pour se laver, ni pour faire cuisine ou lessive.
  • Pas d'électricité = pas de lumière ; certes, on a bien quelque part une ou deux lampes à pétrole et quelques bougies, mais faut leur mettre la main dessus, et faut avoir du pétrole en réserve aussi.
  • Pas d'électricité = pas de cuisine possible, sauf à avoir une cuisinière à gaz, sinon, four micro-ondes, cafetière, et autre cuisinière tout électrique ne servent plus à rien.
  • Pas d'électricité = pas de réfrigérateur (pas trop grave en hiver) et pas de congélateur non plus, plus grave, parce qu'on perd ses provisions.
  • Pas d'électricité = pas de téléphone ; sauf à avoir conservé un vieux combiné dans un coin, les récepteurs sans fil ont besoin de courant. Et le téléphone mobile ne fonctionnera que tant que sa batterie pourra l'alimenter, ensuite, il sera muet.
  • Pas d'électricité = pas d'ordinateur, le portable, à l'instar du téléphone mobile, ne tiendra que le temps que sa batterie pourra l'alimenter, et le modem lui, ne fonctionnera plus, donc, plus de connexion internet non plus.
  • Pas d'électricité = le portail électrique ne s'ouvre plus, enfin si, on peut utiliser un machin mécanique dont bien entendu, on ne sait plus comment on s'en sert...

Donc, on se retrouve dans une maison glacée, sans pouvoir lire (on n'y voit pas assez clair), sans pouvoir manger chaud, sans pouvoir écouter de la musique (sauf à jouer d'un instrument, mais avec les doigts froids, ça ne va pas très bien), à se laver les mains à l'eau froide, avec comme seul recours de se réfugier devant la cheminée (quand on en a une et qu'on a du bois pour l'alimenter) à méditer sur notre civilisation trop tributaire d'un fil électrique .....

Comment faisaient nos ancêtres ? Parce que tout de même, à l'échelle de l'Histoire, il n'y a pas si longtemps que ça que tous les foyers français sont équipés à l'électricité.. Avant guerre, dans les campagnes, il y avait encore bien des maisons qui n'avaient ni eau courante ni courant. Et ils ne mourraient pas pour autant. Alors ? La cheminée servait à la fois au chauffage et à la préparation des repas, les plus "modernes" ayant une cuisinière à bois/charbon. On vivait à la lumière du jour, ou de la lampe à pétrole, et on ne lisait le journal que quand il faisait assez clair. On n'avait pas besoin de lire ses mails en permanence ni d'envoyer des SMS, on ne regardait pas la télé, et pour cause, on n'avait pas le téléphone. On allait chercher de l'eau au puits ou à la source, et on ne prenait pas une douche chaude tous les jours non plus.

Etait-ce mieux ou moins bien ? Je n'en sais rien, je ne l'ai pas vécu (sauf en cas de longues pannes de courant), je sais seulement que si on prenait un individu actuel, même un écologiste dans l'âme, même le plus "rousseauiste" qui existe, même le plus "retour-à-la-nature-parce-que-c'était-bien-mieux" et qu'on le transporte tiens, par exemple, dans le centre de la France (*), au début du XXe siècle, je parie qu'il serait rudement empoté au milieu de tous ses principes devant la dure réalité qu'il doit affronter !


(*) Il n'y a sans doute pas que dans le fond du Cantal qu'on pouvait encore voir, il y a une trentaine d'années, des maisons qui n'avaient pas guère évolué depuis le début du XXe siècle. Il faut reconnaître que s'il n'y avait pas le chauffage central, et que le seul moyen d'avoir chaud était la cheminée, l'isolation naturelle était remarquable : grosses pierres pour la construction, étable attenante pour transmettre la chaleur animale, réserve de paille dans le grenier. Par contre, une seule toute petite fenêtre pour éclairer la pièce commune (parfait pour l'isolation, moins bien pour la lumière). Toutefois, la maison à laquelle je pense avait l'eau (sur l'évier uniquement, pas de salle de bains ni de W-C, et par une source) et l'électricité.

L'image d'illustration est sortie de Google Image, elle figurait sur un blog, je n'avais pas ce genre d'outil à la maison.... Dommage d'ailleurs, ça aurait pu me servir.... à faire réchauffer le café !

16 janv. 2013

De la publicité ciblée

J'avais bien ri quand j'avais voulu créer un compte Facebook bidon, par curiosité (et qui ne me sert strictement à rien qu'à... jouer, parce qu'il y a des petits jeux sympas sur Facebook, mais ça, c'est une autre histoire), avec une fausse identité, et une fausse date de naissance. Enfin, pas très éloignée de la vraie, ce qui m'a valu, quand je suis retournée le lendemain sur la page, d'avoir des pubs pour des crêmes anti-rides !!

Par exemple, si je fais une recherche sur un hôtel à Marseille, je suis sûre de retrouver dans les jours qui suivent, sur les pages web où il y a des publicités, des annonces de promotion pour les hébergements dans cette ville. Récemment, je voulais lire un livre, je regarde sur Amazon combien il coûtait, et le lendemain, je voyais des pubs pour Amazon et des offres pour des livres similaires.. Finalement, je l'ai acheté à la Maison de la Presse du coin, faut bien faire vivre le commerce local, et tant pis pour Amazon, qui avait pourtant fait des efforts !!

Enfin bon, je ne m'étais pas documentée sur les sex-toys non plus, sinon, j'imagine déjà ce que j'aurais vu ensuite....

Quand c'est sur Internet, on comprend facilement pourquoi et comment, et on voit rapidement le lien entre une recherche et une pub ciblée. C'est plus difficile dans le cas de vente de fichiers entre un commerçant par correspondance et un autre. De qui provient cette pub pour un abonnement, ou cette offre d'objets divers que l'on récupère dans sa boîte au lettres ? Voyons voir... On peut regarder l'adresse, si on reçoit déjà quelque chose (de voulu) avec une faute et si il y a la même faute dans le nom de la rue par exemple, on sait de quel fichier ça provient.

De toutes façons, entre la Sécu qui est au courant de nos moindres bobos, les impôts qui connaissent le contenu de notre porte-monnaie, l'administration qui sait quand on est né, quand on se marie et quand on meurt, on est fiché dès qu'on quitte la maternité ! Alors, une pub de Google de plus ou de moins..... Cependant, ce n'est pas une raison pour raconter sa vie au monde entier via les réseaux sociaux et autres blogs, n'est-ce pas ?
;-)

13 janv. 2013

Que l'informatique est chose difficile !

Un vieil ami avait fait une photo dont j'avais besoin. Gentiment, il me propose de me la passer. Comme nous avions l'occasion de nous voir, je le remercie et attend donc de le rencontrer. J'avais quelques doutes, sous quelle forme allait-il m'apporter ce fichier ? Sur une clé usb ? Sur la carte mémoire de son APN ? Ou, pire, imprimé avec une imprimante matricielle sur un méchant papier ordinaire ? En prévision de cette rencontre, j'emporte la tablette et une clé usb en me disant que ça pourrait peut-être servir.

Et je vois arriver mon ami avec son portable sous le bras ! C'est bien, j'ai une clé usb dans mon sac, ça devrait pouvoir le faire, mais.... Il branche l'émetteur de sa souris sans fil, et ... rien ne fonctionne, souris non opérationnelle, et pas d'accès au touch pad. On ausculte cette souris, qui, paraît-il, marchait fort bien la veille, on tripote ses boutons sans que ça ne lui donne la moindre réaction, on reboote la machine, toujours rien. J'essaye tant bien que mal de naviguer sur Windows Vista avec les touches fléchées et TAB, mais j'avoue que je sais plus trop comment il faut s'y prendre. Bref, on débranche cette souris, on reboote Windows, et... le touch pad fonctionne. Parfait. On peut se débrouiller sans souris que diable, mais... Où se trouve cette photo dans le disque dur ? Euh... Je ne sais pas, dans Images ? Me répond l'ami... On cherche, on ouvre les sous-dossiers existants, je lui demande s'il a souvenir du nom qu'il a donné au fichier, mais non, plus du tout, sauf que ça avait un rapport avec Pâques... Je finis par trouver un sous-dossier Pâques, le parcours et... on trouve la photo !!! L'envoyer vers la clé usb n'était plus alors un problème.

Une fois l'opération terminée, je dis en souriant à mon ami qu'il aurait été quand même plus facile de m'envoyer cette photo par mail. C'est que, me répond-il avec un gentil sourire, je ne sais pas le faire. On peut envoyer une image dans un mail ? Ben oui, en pièce jointe, ton client mail doit bien avoir une icône style trombone ou même une phrase écrite en clair sur laquelle il suffit de cliquer.. Ah, mais je n'y connais rien, je sais pas faire tout ça moi... Enfin déjà, il avait su transférer ses photos sur son disque dur (je soupçonne que ce soit son épouse qui l'ait fait), c'est déjà ça, parce que je connais quelqu'un qui m'avait dit qu'il ne pouvait pas me transmettre une photo, parce qu'elle était encore dans l'appareil (numérique, pas argentique quand même), et qu'il ne savait pas comment la mettre ailleurs !

L'utilisation de l'informatique domestique est devenue bien plus simple qu'à ses débuts, c'est sûr, mais sans doute pas encore assez pour que quelqu'un sache se servir de son ordinateur immédiatement comme de son micro-onde ou de sa machine à laver. Au fond, Steve Jobs avait bien compris ça, mieux que Bill Gates en tous cas, concevoir des outils d'autant plus simples à utiliser que le citoyen lambda n'avait qu'à se laisser guider simplement dans les limites de ce qu'il était prévu qu'il fasse, sans risque de faire une bêtise, tout en laissant la possibilité de faire ce que l'on souhaite, si on sait le faire, et si on veut conserver une gestion personnelle de son travail. C'est le cas de tout ordinateur Apple, mais aussi des tablettes sous Androïd ; je ne suis pas sûre que ce soit le cas des PCs sous Windows (bien plus compliqués à utiliser que les Macs), ni de l'Ipad, beaucoup plus fermé que le système Androïd (à ce que j'en sais).

12 janv. 2013

Cinq ans déjà

J'ai découvert Wikipédia un beau jour de janvier 2007 et j'ai rapidement eu envie d'y contribuer. Pas évident au départ, surtout dans le fond, parce que dans la forme, ce n'était pas le plus compliqué (à l'époque), et je me suis lancée rapidement dans des biographies de saints connus ou oubliés. J'y ai pris pas mal de plaisir, j'ai découvert quelques saints souvent fort pittoresques, même si ça m'a valu quelques critiques acerbes d'anciens, et quelques conseils amicaux aussi, ce sont ces derniers qui m'ont permis de continuer. Et puis, il m'a été suggéré de me présenter comme administrateur. J'ai hésité, doutant de mes compétences techniques, et j'ai sauté le pas. C'est ainsi que je me suis retrouvée administratrice, un beau jour d'octobre 2008, nantie d'outils nouveaux, et de possibilités supplémentaires.

Et c'est là que j'ai découvert l'autre face du projet. D'abord le vandalisme permanent, énorme, envahissant, qui mobilise toute une troupe de patrouilleurs qui scrutent sans arrêt les modifications récentes, pour y déceler les vandalismes puérils, aussi bien que les modifications sournoises, et les insertions d'articles qui n'ont rien à faire sur une encyclopédie (publicité, annonces promotionnelles, chanteur en quête d'audience, etc...). J'ai alors réalisé les nombreux risques d'un système ouvert à tous comme le sont les projets Wikimedia qui, s'ils étaient encore viables au début des années 2000, quand peu de gens étaient connectés à Internet et que l'interactivité était une nouveauté, est devenu vraiment problèmatique en ces époques de réseaux sociaux, de facilité, d'habitude qui font que la majorité des contributeurs ne font plus le distinguo entre leur mur Facebook et un article encyclopédique. J'y ai appris la patience (expliquer et répéter sans arrêt les mêmes choses), la pondération (répondre à l'insulte par la raison et le calme), le détachement (ne jamais donner trop d'importance à ce qui sera oublié le lendemain),

Et j'ai découvert aussi un microcosme encore inconnu, une communauté virtuelle qui n'a rien de bien différent d'avec nos communautés réelles, ses mesquineries, ses clans qui s'affrontent, ses luttes d'influence, ses coups-bas, ses prises de bec, ses grandes envolées lyriques, ses intouchables et ses reniés, ses manigances occultes et ses prises de positions autoritaires, ses monomaniaques.... Mais, j'y ai surtout rencontré des personnages attachants, et y ai noué de profondes amitiés qui éclairent l'existence et font chaud au coeur. Et rien que pour ça, ou surtout pour ça, je ne regrette pas le temps que j'ai passé sur le projet.

De plus, en contribuant à l'encyclopédie, j'ai énormément enrichi mes connaissances. A force de me pencher sur la géographie de l'Alaska, par exemple, je suis devenue meilleure dans ce domaine, à tel point que je pourrais presque écrire un livre sur le sujet ! Quel plaisir j'ai pris à me promener virtuellement sur la Dalton Highway, à visiter Bethel, à grimper sur le glacier Matanuska, à vivre quelques heures dans le phare du cap Scotch ! Pour toutes ces joies, et tout cet enrichissement intellectuel, je ne regrette pas non plus le temps passé à éplucher des textes en anglais et à décortiquer les sites gouvernementaux américains.

Comme quoi, on gagne toujours à se cultivationner !!!

10 janv. 2013

Les calmars géants

Il y a fort longtemps, j'avais été passionnée par les ouvrages de Bernard Heuvelmans, qui traitaient des calmars géants. Ces animaux gigantesques, qui hantent les profondeurs abyssales sont fascinants. Déjà par leur taille : plusieurs mètres de long, rien que pour le corps, et pas loin de 20 mètres en moyenne si on ajoute la longueur des bras tentaculaires ! Puis, par le mystère qui les entoure : en effet, jusqu'à présent, on n'avait retrouvé d'eux que des "morceaux" dépareillés, des marques de tentacules, qui avaient permis d'extrapoler l'envergure de la créature, mais on n'en avait vraiment jamais filmé un, de façon aussi précise et nette que ce qu'ont fait les scientifiques japonais récemment. L'intégralité des images obtenues sera diffusée le 27 janvier sur Discovery Channel et le 13 janvier sur la NHK dixit le journal.

Ce spécimen est plus "petit" que l'Architeuthis dux, qui est encore plus impressionnant par sa taille et son poids, mais ce dernier n'est pas évident non plus à rencontrer ! Il a pourtant inspiré la littérature, entre le Kraken nordique et notre Jules Verne national.

La faune des abysses est encore méconnue, il n'y a pas si longtemps qu'on a découvert des êtres vivants qui évoluaient autour des cheminées hydrothermales à grande profondeur. On trouve d'ailleurs là de fort étranges créatures, qui pourraient facilement alimenter l'imagination d'un auteur de science-fiction. Quelques photos sur ces images , dont un poulpe qui ressemble plus à une peluche d'enfant qu'à un véritable animal.

Alors, une pensée déjà pour Bernard Heuvelmans , disparu en 2001, qui aurait tant aimé voir les images animées de ce calmar géant, et dont les bouquins sont si passionnants.

Source des informations et de l'image : Article du Figaro du 7 janvier 2013
Merci aux auteurs.  

7 janv. 2013

S'expatrier ?

C'est très à la mode en ce moment. D'accord, je ne suis pas assez riche pour devoir m'expatrier pour raisons fiscales, mais si j'avais eu à le faire, où serais-je partie ?

Certainement pas à Londres ou à Bruxelles, et encore moins à Moscou, où je n'ai pas vraiment envie d'aller vivre (même s'il y a plein de trucs intéressants à visiter). A Ouarzazate, ville que j'aime bien, dans un pays en grande partie francophone en plus ? Sauf qu'à part pendant les trois mois d'hiver, le reste du temps, j'aurais grand mal à supporter la température locale... Alors ? Aux États-Unis bien évidemment ! L'hiver en Arizona et l'été dans le Montana par exemple, ou alors quelque part entre Talkeetna et Fairbanks en n'oubliant pas sa petite laine... Mais il y a un hic, un gros hic, c'est qu'on n'émigre pas dans ce pays comme on veut, à moins d'être un cerveau recherché pour ses immenses capacités, ce qui est fort loin d'être le cas. J'aurais bien voulu d'eux, la vie locale me convient, mais ce sont eux qui n'auraient sans doute pas voulu du moi....

Eh bien, il y a un autre endroit au monde où j'aimerais bien vivre, c'est au Cap, en Afrique du Sud. Climat parfait, tempéré, jamais trop chaud, jamais trop froid, ensoleillé, avec l'océan à côté. Une ville sympathique, dans un cadre magnifique. La vie n'y est pas chère pour nous autres, et une pension de retraite d'un salarié français sera, hélas pour eux, toujours supérieure au salaire moyen local. Je ne connais pas les conditions d'immigration, mais elles ne doivent pas être trop contraignantes, c'est un pays émergent, où ceux qui viennent "consommer" sont recherchés, d'ailleurs, on nous a plusieurs fois demandé pourquoi on ne s'y installait pas définitivement.... Certes, la sécurité dans certains quartiers n'est pas garantie, mais on n'est pas obligé d'aller y traîner, et ce n'est pas Johannesburg non plus. Rouler à gauche n'est pas un problème, d'autant plus que la circulation n'a rien à voir avec celle de Paris, et parler anglais non plus, il y a du bon vin, et les gens sont très accueillants. En plus, j'ai déjà de l'embauche (bénévole) pour tenir l'orgue dans une église de Franschhoek, fort jolie ville toute proche du Cap !

Le seul souci, c'est que c'est très loin de la France, et qu'il n'est guère possible de faire plusieurs escapades par an pour embrasser la famille et les copains, sous peine de manquer rapidement de fonds !! Et puis, ce n'est pas d'actualité non plus, je n'ai pas la fortune de Mr Depardieu.... Mais il n'empêche, si je devais vivre loin de ma Normandie, c'est certainement là-bas que je choisirais d'aller m'installer.

5 janv. 2013

La dure vie du gardien de phare dans le Pacifique nord


Vivre en Alaska toute l'année, ce n'est déjà pas facile, entre le climat éprouvant (c'est une litote), l'absence de routes, et les jours courts en hiver, mais en plus être gardien de phare sur un cap des Aléoutiennes, vous savez, ce chapelet d'îles qui prolongent l'état au sud-ouest en direction de la Russie, là, ce n'est vraiment pas une sinécure. Imaginez plutôt, un phare, celui du cap Sarichef , sur l'île Unimak, au début du siècle dernier. Du vent, du froid, du brouillard, la mer déchaînée... Et ils sont là, cinq hommes, reclus, qui n'ont pas eu le droit d'emmener leur famille avec eux, qui ne pouvaient être ravitaillés que de temps en temps, isolés plusieurs mois durant sans voir âme qui vive... La pénibilité de ce travail était d'ailleurs reconnue puisqu'ils bénéficiaient d'une année entière de congé pour ... 4 ans d'affilée de travail !!

Et comme si tout ça ne suffisait pas, un jour funeste d'avril 1946, un tremblement de terre, ce qui n'est pas rare dans cette contrée, a généré un tsunami qui a balayé les installations du phare et ses occupants.

Il a quand même fallu attendre 1979 pour que l'installation soit déplacée sur une tour métallique et automatisée, et 1999 pour que les anciens bâtiments soient démolis.

On imagine la vie de ces cinq hommes, au bout de cette île peuplée d'ours, de volcans (elle héberge un des volcans les plus actifs du monde, le Mont Shishaldin) et de rennes, sur leur rocher battu par les flots, obligés d'économiser leurs provisions, le passage du bateau de ravitaillement étant fort aléatoire, dans les glaces pendant les longs mois d'hiver. Que faisaient-ils pendant toutes ces journées ? Allaient-ils chasser le caribou pour améliorer l'ordinaire ? Ou à la pêche quand l'océan le permettait ? Certes, ils avaient une belle vue, sauf quand le brouillard, quasi constant, la cachait... En plus, vous vous rendez compte, ils n'avaient même pas Internet !!


Actuellement l'île Unimak comporte une seule "ville", de 35 habitants, appelée False Pass , on y accède, comme ailleurs dans l'île, par bateau ou par hydravion, enfin, quand ils peuvent naviguer ou décoller... Et quand on a réussi à y arriver, même si l'île fait ses 4000 km2 (à peine moins que certains départements français), faut utiliser ses pieds en été et ses chiens de traîneau en hiver pour s'y déplacer, parce qu'il n'y a ni route ni pistes. Beaux paysages n'est-ce pas ! Mais faut aimer la solitude !

4 janv. 2013

Ampoules écologiques et autres joyeusetés

C'est quoi ce travail ? Sous prétexte que nos vieilles ampoules consommaient trop d'énergie, on les a retirées du marché au bénéfice d'ampoules dites basse-consommation. Mais qui a pensé aux inconvénients pour le citoyen lambda ? D'abord, ces ampoules mettent un temps fou à donner leur plein éclairage, et pour certaines, il faut attendre plusieurs minutes avant d'y voir clair, largement le temps pour la grand mère de buter contre un obstacle et de se casser le col du fémur, ce qui, en coût énergétique et pour la sécurité sociale est largement supérieur à la vieille ampoule de 40 watts qu'elle utilisait avant. Ensuite, il faut progressivement changer les luminaires de la maison, parce que soit le culot n'est plus conforme, ou que l'abat-jour ne permet pas l'insertion d'ampoules trop volumineuses, d'accord, ça fait marcher le commerce, mais quelle est l'économie pour le particulier ? Enfin, ces ampoules sont réputées avoir une durée de vie très longue, sauf qu'avant de pouvoir le constater, il a fallu faire un achat infiniment plus onéreux qu'avant.

C'est vrai que ces beaux messieurs ont plein de solutions à proposer, par exemple de prendre son vélo pour aller faire ses courses plutôt que sa voiture, ce qui est évidemment l'idéal pour une mère de famille qui doit transporter ses enfants, ou pour une personne qui n'a plus les jambes d'Indurain ou qui vit dans une région montagneuse ou pluvieuse. Ou encore de prendre les transports en commun dans les villes, en supprimant voies rapides et parkings, mais bien entendu sans essayer d'améliorer les conditions de transport des passagers. C'est vrai qu'ils n'empruntent sans doute pas la ligne 13 du métro de Paris aux heures d'affluence, préférant la voiture du ministère et ses motards d'escorte...

Et je ne vous cause même pas de la nourriture dite bio et/ou naturelle qui permet de vendre d'innocentes carottes double de prix. On voit bien qu'ils n'ont pas connu l'époque où il fallait trier les lentilles, acheter trois melons pour en avoir un de bon, et se coltiner l'épluchage des haricots verts remplis de fils !

Progrès pour la planète ou enquiquinement des habitants ? Economie d'énergie ou leurre commercial ? Amélioration de la qualité de la vie ou régression ?

Et voilà qu'on commence l'année en rouspétant.... ça promet.....

1 janv. 2013

Bonne année 2013




Quelques voeux pour cette nouvelle année : 

Qu'elle vous soit douce et harmonieuse, sans trop de soucis et trop de préoccupations, juste un tout petit peu pour mieux apprécier les joies ensuite ;

Que votre vie quotidienne soit remplie mais point trop, il faut laisser la place au rêve et à la méditation ;

Que vous ayez assez d'argent pour vivre correctement, mais pas trop pour laisser la place au désir et à l'espoir ;

Que vous fassiez toujours des projets, c'est ce qui empêche de vieillir ;

Que l'amour vous apporte pleinitude et bonheur profond, c'est lui qui permet de supporter ou de relativiser tout le reste !

Avec un paysage hivernal de Provence pour illustration.

31 déc. 2012

Péripéties informatiques

Il était une fois un ordinateur sans problèmes, qui tournait gentiment sous Windows le Septième du nom. Tout ronronnait jusqu'à ce qu'un beau matin apparaîsse quelques fenêtres surgissantes initiées par un certain Windows Defender, qui annonçaient la fin du monde... Enfin, pas exactement, mais toute une série de cataclysmes allant du virus machin, au keylogger truc, en passant par le trojan chose et l'irruption de l'IP xx.xx.xxx.xx qui était justement en train de prendre le contrôle de la pauvre petite machine... Stupefaction de son propriétaire, qui n'en finissait plus de fermer toutes ces boîtes d'alertes et ne pouvait plus lancer le moindre logiciel sans les voir se répandre sur son écran, rendant inutilisable l'ordinateur. Kapersky ou Mac Afee (je ne sais jamais lequel c'est), lui, indiquait que tout allait bien....

L'épouse, appelée à la rescousse aux cris de "j'ai un virus, viens vite", se gratte la tête et observe. Bon, c'est quoi ce Windows Defender ? Ah un truc Microsoft... hum hum... Faudrait le désactiver. Petite recherche sur Internet, mais... impossible à désactiver, puisqu'il refusait catégoriquement de s'ouvrir pour qu'on puisse aller fouiller dans les paramètres, et empêchait l'ouverture de la fenêtre des tâches, de peur sans doute d'y être tué. Comment on se débarasse de ce truc là ? Et qui diable a pu l'activer s'il était tapi dans l'ombre, ou l'installer s'il n'était pas là avant ? Une mise à jour foireuse de Win Seven ? Un clic malencontreux sur un lien internet ? En attendant de comprendre quelque chose à ces complexes windowseries, l'épouse conseille de sauvegarder les données sur un disque dur externe dont c'était originellement la fonction, mais qui était encore dans son emballage...

Rassemblant ses très lointains souvenirs dont les plus récents remontent aux débuts de Windows XP, l'épouse se dit qu'il aurait fallu avoir un point de restauration afin de "faire tourner les aiguilles en sens inverse", mais s'il n'y en a pas eu de créé (*)... l'époux confirmant que c'était le cas puisqu'il ignorait même le mot en question. On farfouille dans les paramètres, et on découvre que Windows était prévoyant, puisqu'il crééait automatiquement un point de restauration, tous les 7 jours, ou avant une installation de soft et autre mise à jour. Et comment on fait pour y accéder ? Tandis que l'époux s'écarte, et envisage déjà d'aller chez un prestataire de service pour réinstaller Windows, l'épouse fouille dans le panneau de configuration et trouve, c'était pas trop compliqué, et on se dit que de toutes façons, on peut toujours essayer...

Et ça a marché !!! L'ordinateur s'est remis à fonctionner comme avant, à la stupefaction des deux protagonistes, mais surtout de l'épouse qui n'espérait pas que ses vieilles notions du fonctionnement de Windows, qui datent maintenant d'une dizaine d'années, puissent encore servir !

Quant à l'époux, il a affirmé qu'il en avait marre de ce *$%`@ de Windows, et qu'il allait s'acheter un Mac !!! .... Ajoutant qu'ainsi l'épouse pourrait l'aider.... Euh... Pas sûr, parce que justement, c'est quand on a des problèmes qu'on apprend à les résoudre et qu'on devient de plus en plus compétent et performant. Mais quand il n'y a jamais de problèmes... ??

Par contre, on ne saura jamais pourquoi cet inquiétant Windows Defender s'est subitement réveillé, mettant le souk dans une machine jusque là fort calme. Problème d'interface chaise-clavier ? Clic malencontreux ? Windows Update foireux ? Les mystères windowsiens sont toujours aussi insondables !

(*) Il me semble me souvenir que ces points de restauration n'étaient pas créés automatiquement sous XP, mais je n'affirme rien non plus, c'est trop ancien dans ma mémoire.

28 déc. 2012

L'abbaye de Silvacane

C'est une des trois abbayes cisterciennes de Provence. Située à La Roque d'Anthéron, non loin de la Durance, à la frontière entre le Vaucluse et les Bouches du Rhône, elle n'est plus occupée par des moines, mais ses bâtiments, remarquablement entretenus, servent l'été à des concerts de musique classique, et attirent bon nombre de touristes en dehors des périodes de festival.

Une grande pureté de lignes, un grand calme aussi, aussi propice à la contemplation qu'à la prière, un cloître hors du temps, un endroit paisible et très beau qui mérite un détour si vous passez dans la région.

L'extérieur de l'abbaye - Façade

L'intérieur de l'église abbatiale

Les arcs d'ogive du transept

23 déc. 2012

Joyeux Noël



Qui dit Noël en Provence dit crèche et santons. Voici un petit aperçu de la crèche de l'église de Bouc-Bel-Air, pour souhaiter à tous et à toutes un beau Noël plein de joie, d'espérance et d'amour.

16 déc. 2012

Pauvres bébés !

En cette période de choix de cadeaux, les petits enfants sont bien entendu les premiers servis, et c'est tout à fait normal. Mais gare aux cadeaux empoisonnés.. L'enquête d'un organisme de consommateurs montre que certains sont plus nocifs que d'autres, et stigmatise particulièrement les cadeaux sonores. Il y en a plethore pour les tout petits, des doudous qui chantent, des mini-téléphones portables qui sonnent, des tapis d'éveil qui font un son différent selon l'endroit où on appuie, des xylophones et autres trompettes amusantes. Deux inconvénients à ce genre de présent :

Déjà pour l'enfant. La qualité sonore n'est pas forcément au rendez-vous, et le son nasillard ou bien trop fort comporte des risques à la fois sur l'audition du bébé, et sur l'éducation de son goût musical. Et puis, est-ce vital de lui faire entendre si tôt toutes les nuisances sonores qu'il aura à subir dans sa vie ? Ensuite, pour le restant de la famille, qui va subir ces rengaines à longueur de journée....

Certes, il y en a qui sont jolis, aux sons aériens comme ceux d'une boîte à musique ancienne, mais d'autres qui sont agressifs et sans grand intérêt. On vit déjà trop souvent dans le bruit : la musique omniprésente et envahissante dans tout lieu public, celle trop forte des super-marchés, les vrombissements des voitures dans les rues, les accompagnement "musicaux" à la télévision, et j'en passe. Pourquoi obliger nos petits à subir ces nuisances pas plutôt arrivés au monde ?

Et pourquoi aussi, si on veut à tous prix leur faire découvrir leur nouvel univers sonore, accepter des sons de mauvaise qualité, voire de mauvais goût ? C'est quand même dommage que sous prétexte qu'il s'agit de tous jeunes enfants ou de bébés, on leur envoie dans les oreilles des .mp3 au bitrate lamentable ou d'immondes synthèses de cris d'animaux. Pour ce dernier cas, le Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns, c'est quand même mieux pour développer le sens musical et... l'imagination, non ?

Bon, alors, à défaut de bercer nos chères têtes blondes avec une symphonie de Mozart ou un quintette de Schubert (tiens, la truite par exemple..), ne pourrait-on pas un tant soit peu améliorer la qualité sonore de leurs jouets, ou tout du moins donner la possibilité d'en désactiver le son (pour les pauvres parents..) ?

Voilà deux sons de jouets mis en vente pour Noël. Lequel vous semble le plus adapté à un tout petit ?



14 déc. 2012

En apprentissage


Apprendre à jouer d'un instrument n'est pas forcément chose facile. Mais certains sont plus évidents que d'autres. Quand il y a un clavier, piano, orgue, synthétiseur, on peut d'emblée sortir un son, il suffit de poser le doigt sur une touche. Un chat qui se promène sur un clavier de piano peut tout à fait obtenir involontairement un air qui n'est pas très différent de certaines compositions modernes d'ailleurs ! Certes, avant d'avoir aisance, voire virtuosité, il va s'écouler un certain temps fait d'exercices, de gammes, d'essais, mais à force de travail et de persévérance, on finira quelque peu par s'améliorer.

Les instruments à corde, c'est déjà différent. Un nouvel adepte du violon réussit souvent à faire fuir tous les chats du voisinage et à écorcher durablement les oreilles de son entourage, mais au moins il arrive à sortir quelque bruit entre ses cordes et son archet. Mais avec les instruments à vent, là, ça se complique. Parce qu'on a beau souffler désespérément dans le tuyau, rien ne vient, on s'époumone en vain, et on finit par regarder d'un oeil torve cette chose muette qui, dans les mains de vrais musiciens, donne des sons si harmonieux. Pourquoi ça ne marche pas ?

Ayant entrepris d'apprendre à jouer de la cabrette, qui est, pour ceux qui n'ont jamais mis les pieds en Auvergne, une sorte de cornemuse locale, apparentée au biniou breton, je me suis retrouvée avec une poche qui doit se remplir d'air sous un bras, un soufflet préposé à remplir la dite poche sous l'autre, et au milieu, une sorte de flûte à bec percée de trous sur laquelle les doigts doivent, par leur combinaison, former des notes.. Même si c'est fort éloigné des différents claviers que j'ai l'habitude d'utiliser, les positions des doigts ressemblent fort à celle que je pratiquais sur la flûte à bec, donc.... Eh bien non ! Pas du tout ! Déjà, faut remplir la poche d'air ni trop, ni trop peu, exercer avec le coude gauche une pression constante, ni trop, ni trop peu, utiliser le soufflet avec le coude droit mais... ni trop ni trop peu, coordonner cette machinerie souffleuse afin de faire passer de l'air dans le tuyau, lequel donnera une note.

Première tentative : pas le moindre son, sinon, celui d'un filet d'air qui s'épuise vite. Ensuite, une sorte de couinement qui ressemble plus au cri du cochon qu'on égorge qu'à une note harmonieuse de musique. Enfin, deux notes successives sortent, en soulevant un doigt mais... pas plus, plus d'air, plus de carburant, par contre, quelques crampes dans les épaules !!

Faut pas se décourager ; je regarde sur des documentations comment les joueurs de cabrette tiennent leur instrument, et rectifie ma position. Déjà ça va un peu mieux, j'arrive à sortir trois voire cinq notes successives, mais je reste encore perplexe sur le maniement du soufflet et du sac réunis. Ce qui me console, c'est que je ne suis pas la seule. Voilà comment un joueur fort connu (oui, localement, mais faut dire que son instrument est moins répandu que d'autres), a raconté ses débuts :

" Je me suis arrêté en chemin pour faire mon premier essai. Je n'ai rien pu en tirer hormis quelques sons de coq enroué. Je n'arrivais pas à tenir la bête : car c'est bien d'un animal dont il s'agissait, tant du point de vue de la forme que du son. Cette excroissance de mon corps ne parvenait pas à s'associer à la représentation que j'avais de moi-même et je ne voyais pas comment faire pour tout à la fois remplir le sac en manipulant le soufflet, appuyer sur la poche pour envoyer de lair dans les tuyaux et faire bouger mes doigts pour fabriquer l'équivalent de la musique que je faisais avec ma flûte... D'essai en essai, de plus tard en plus tard, ce furent des mois de confrontation avec un fauve qui ne voulait pas se laisser faire. Le dressage fut long et pénible, décourageant et difficile pour, un beau jour, sans savoir pourquoi, découvrir la sensation de maîtriser cette soufflerie infernale. Les doits pouvaient alors reprendre la suite de la flûte et découvrir les possibilités qu'offrait la cabrette..."

Alors rien n'est perdu ? Mais non, faut pas imaginer être arrivé avant d'être parti, et tout nécessite apprentissage, donc, on y retourne... En se disant que c'est quand même bien (pour eux) de ne pas avoir de voisins, et que peut-être l'année prochaine, à pareille époque, à défaut de jouer une bourrée endiablée, je pourrais peut-être arriver au bout d'Au clair de la lune !!

12 déc. 2012

Du vin en Normandie !

C'est vrai que du vin il s'en fait partout, même dans des latitudes où l'on ne s'attendrait pas à en trouver. J'avais été fort surprise de déguster un excellent Chardonnet local en Colombie-Britannique, et avais été tout autant surprise d'apprendre que dans l'Ontario, il se fabriquait un délicieux (paraît-il, je ne l'ai pas goûté, le prix étant fort dissuasif), vin de glace.

Mais la Normandie, si elle est réputée pour son cidre et son calva, ne l'était pas vraiment encore pour ses vignobles, même si au Moyen-Âge, il poussait de la vigne sur le moindre coteau ensoleillé, et même si c'était souvent une épouvantable piquette !

Là, c'est différent. Il s'agit de quelques arpents de vigne (la propriété fait un hectare seulement), dont le terroir est inhabituel dans cette région : ensoleillement, faune et flore plus méridionales que septentrionales, cépages choisis. L'exploitant, qui a fait de solides études d'oenologie en Bourgogne, propose des vins intéressants, originaux, inattendus, qui méritent sérieusement l'attention. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont été primés par des trophées et figurent sur le Guide Hachette des vins de France.

Donc, si vous ne pouvez pas aller directement à la propriété, située dans le Calvados, vers St Pierre sur Dives, vous pouvez aller vous renseigner sur le site ou en acheter à la boutique de produits du terroir sur la place du marché à Ménilles (Eure).

Publicité tout à fait gratuite ! Mais du vin de grande qualité, en provenance de Normandie, c'est assez original pour susciter la curiosité, non ? 

10 déc. 2012

Anecdotes de vacances

La ville de Vancouver, vue depuis l'hydravion qui la survole (pas d'incident à noter durant cette agréable promenade).

En lisant deux petits bouquins amusants, intitulés respectivement "Désolé, nous avons raté la piste" et "Désolé, votre hôtel a brûlé", qui racontent quelques péripéties anecdotiques de voyage, ça m'a rappelé quelques épisodes plus ou moins comiques rencontrés durant quelques escapades.

Dans ces livres, il ne s'agit pas d'événements graves, de catastrophes, mais plutôt de petits ennuis, contrariétés, inquiétudes qui se terminent toutes bien, comme un atterrissage mouvementé, un commandant de bord facétieux, un escroc à la petite semaine en pays étranger, une réservation d'hôtel qui... réserve des surprises, etc... Tout le monde en a connu ! Tout le monde peut en raconter.

En voilà quelques unes :

C'était sur un vol Oakland-Bruxelles sur une compagnie belge nommée City Birds. Déjà, rien n'était simple, une grève des pilotes d'Air France nous avait obligés de partir d'Oakland au lieu de San Francisco, et d'arriver à Bruxelles au lieu de Paris, le tout avec une autre compagnie qui avait bien voulu de nous. Pas de problèmes pendant le vol, mais à l'arrivée à Bruxelles, un atterrissage violent, à tel point qu'un panneau au-dessus d'un passager s'est carrément détaché, et ne tenait plus que par des fils électriques. L'hôtesse a expliqué d'une voix douce que c'était la première fois que le commandant de bord transportait des passagers, qu'habituellement il était préposé aux frêt donc qu'il n'avait pas l'habitude !

L'avion en provenance de Johannesburg et à destination de Paris-Charles-de-Gaulle fait une escale technique prévue à Zurich. Mais.. alors qu'on devait rester dans l'appareil, le commandant de bord invite les passagers à descendre et à se rendre dans une salle d'embarquement parce que l'aéroport de Roissy était sous une violente tempête et qu'il était pour l'instant impossible d'y atterrir. On attend, une bonne heure. Et puis, on est rappelé pour remonter dans le Boeing 747. Le commandant signale toutefois que si les vents sont maintenant moins fort, l'arrivée sera sans doute un peu chaotique. Tout se passe parfaitement, on arrive sans encombre et sans avoir été particulièrement secoué, on félicite le commandant. Mais sur place, la vitesse du vent interdisait la mise en place des "tuyaux" qui permettent de rejoindre les bâtiments, et on apporte une passerelle extérieure. C'est en sortant de l'avion qu'on voit un membre du personnel, arc bouté entre l'appareil et le montant de la passerelle, cheveux au vent, ce qui fait dire à un de ses collègues : "tu crois que tu vas tenir l'avion à toi tout seul ?".....

A Essaouira, dans la grande rue commerçante. On s'arrête devant un étalage d'objets en thuya, on choisit une boîte qui nous plaisait, et on tend un billet au marchand, lequel n'avait pas de monnaie. Il appelle un copain, lui tend le billet et lui demande d'aller en faire. On attend, cinq minutes, dix minutes, et là, je me fâche tout rouge en intimant l'ordre au vendeur de nous apporter immédiatement la monnaie sinon j'allais de ce pas prévenir la brigade touristique (très présente dans les lieux les plus fréquentés du Maroc). Et là, miracle, il hèle un jeune homme dans la rue, lequel avait justement le compte d'argent qui nous manquait.... Heureusement qu'ils parlent et comprennent le français, dans une autre langue, c'eût été plus compliqué !

A Toronto, après quelques heures de vol, on sort de la salle de récupération des bagages, et un jeune homme se disant taxi se propose pour nous conduire en ville. Dans un premier temps nous le suivons, pensant innocemment qu'il nous menait à la file officielle des taxis. Mais il nous entraîne d'un bon pas dans une autre direction, ce qui me met la puce à l'oreille, je lui demande où nous allons, et il me répnd qu'y a pas de taxis dans la file et qu'il faudrait attendre alors qu'avec lui... Là, je remarque qu'il ne manquait pas de voitures attendant le client. Nous lui disons que ça ne nous intéresse pas, récupèrons manu militari les valises, et le plantons là tout déconfit. Des taxis, il n'en manquait pas, des parfaitement officiels, mais qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?

Ce genre d'incident est arrivé à tout le monde, c'est banal, et sans gravité. Tant que l'avion ne tombe pas dans l'Atlantique, ou que les escroqueries sont soit vénielles soit déjouées, tout va bien ! Et sinon, dans le premier cas tout du moins, ce sera vite oublié puisqu'il n'y aura plus personne pour en parler. 

8 déc. 2012

Première neige

Les premiers flocons sont arrivés, légers, et inconsistants pour l'ouest du pays, plus tenaces à l'est, et avec eux leur cortège d'inconvénients : foyers privés d'électricité dans le nord, aéroports parisiens avec des retards importants dans les vols, routes peu sûres, trains aux horaires aléatoires. Et chaque fois on se demande pourquoi on se retrouve toujours dans le même souk/bazar/merdier/pétrin dès qu'il y a quelques centimètres blancs qui recouvrent le sol.

Je sais, je sais, on ne peut pas avoir des chasse-neige partout, ni des armées d'employés préposés au nettoyage de toutes les routes et chemins de France, ni enfouir les réseaux en quelques années, mais un aéroport comme Roissy, qui n'est pas un petit aérodrome local, comment cela se fait-il qu'on ne puisse pas assumer quelques centimètres de neige ? Et on en revient à l'éternelle question : comment font les autres ? Les aéroports de l'est de l'Europe par exemple, non pas de Russie, eux, ils ont réussi à vaincre Napoléon avec leur neige et leur hiver, mais plus près de chez nous, Berlin, Varsovie ? Ils rament quand il y a une fine couche et arrêtent tout dès qu'il y en a plus épais ? J'aimerais bien le savoir... Quel est leur secret ?

Ce serait intéressant d'aller passer quelques temps dans un pays aux hivers rudes, histoire de voir comment ils se débrouillent. Tiens, par exemple, en ce moment, il fait aux environs de -30° à Fairbanks, il n'y a pas encore trop de neige, mais de nouvelles chutes sont annoncées pour dans peu de jours. Quand on regarde les webcams locales, les voitures semblent circuler normalement, certes, les piétons ne s'attardent pas dehors non plus. L'aéroport n'indique pas de difficultés particulières...



Deux images récupérées par capture d'écran (*) sur le site du Festival de Fairbanks , dans la pâle lueur du matin (oui, à midi, fait tout juste jour en cette saison).

(*) Mon gadget de capture d'écran ne fonctionnant plus sous mon nouvel OS, ça m'a permis de découvrir qu'il existait une méthode bien plus simple avec un simple raccourci clavier.... Depuis combien d'années est-ce que j'utilise le même ordinateur ???  Pebkac oui !

5 déc. 2012

casse-tête de décembre

Quand on arrive au début du mois de décembre, on se dit qu'il faudrait qu'on y songe, mais qu'on a encore le temps. Les jours passent, et on se dit qu'il faudrait quand même qu'on s'y mette, et pour commencer on essaye d'y réfléchir. A quoi ? Eh bien aux cadeaux de Noël !

Le plus facile, ce sont les enfants quand il y en a dans la famille. Certes, ils croûlent sous les jouets et ne savent plus où donner de la tête après le passage du Père Noël, mais au moins, on a le choix. La seule chose à faire est tout de même de se renseigner sur ce qui est "in" et ce qui ne se fait plus. Mais les enfants savent très bien aiguiller....

Pour les plus grands, ça se corse. A moins de savoir (et donc d'avoir fait une enquête auprès de l'entourage) ce dont la personne aurait particulièrement envie, il faut tâtonner et chercher. Où ? En regardant les vitrines, souvent ça donne des idées, mais ça ne simplifie pas la tâche pour autant. Est-ce qu'elle n'en a pas déjà un ? Est-ce que ça pourrait lui faire plaisir, la surprendre ? Est-ce que ça me plairait à moi ça ? Est-ce que je connais assez ses goûts ? Enfin, après quelques tours et détours dans divers magasins, on finit quand même par trouver quelque chose... Pourquoi j'ai dit "elle" et pas "il" ? Parce que pour les messieurs, c'est encore pire.

Pour peu qu'ils aient dépassé un "certain âge", on doit tirer un trait sur les alcools et les chocolat, pour cause de régime, sur les articles pour fumeurs, ils ne fument plus, sur les objets et autres vêtements, ils en ont plein leurs armoires et n'aiment que leur vieux pantalon et leurs T-shirts démodés.... Là, ça devient franchement compliqué, surtout s'ils n'ont pas de hobby déclaré. En désespoir de cause, on se rabat sur un truc basique et impersonnel, comme de l'eau de toilette ou un livre d'art (qu'il n'ouvrira jamais plus dès le 26 décembre)..

Gaffe aux "cadeaux empoisonnés", comme l'immense vase bien encombrant qui ne servira qu'exceptionnellement, si on vous offre un bouquet de glaieuls ; la nappe ronde alors qu'on vient justement de changer sa table pour une rectangulaire ; la smartbox pour une nuit d'hôtel qui vous oblige à payer un voyage en train et une seconde nuit pour cause d'horaire ou de distance incompatibles ; le dernier prix Goncourt que l'on n'a pas la moindre envie de lire ; le vêtement trop petit qui stigmatise vos rotondités et qui restera au fond de l'armoire... etc...

Parfois on tombe tellement juste que la joie du receveur est perceptible ! Quelque chose dont il avait très envie mais ne s'offrait pas par "raison" ? Quelque chose de tellement inattendu que la surprise et le plaisir sont d'égale intensité ? Quelque chose dont on s'apercevra à l'usage que c'est tout à fait indispensable ?

Alors ? On déposera tous les paquets devant la cheminée, ou sous le sapin, et on se précipitera pour découvrir ceux que l'on aura reçus. Joie ? Déception (qu'il faudra soigneusement cacher) ? Surprise ? Encore quelques jours à attendre pour le savoir...

3 déc. 2012

J'aime pô les gens

... Ceux qui, dans un lieu public, utilisent leur téléphone portable en haussant le ton (le correspondant est loin sans doute, il faut parler plus fort), sans se préoccuper du voisinage qui est, du coup, au courant des amours, des potins de bureau, de l'emploi du temps du bavard. Et ça peut durer, durer... à tel point qu'on en vient à souhaiter une brutale coupure du réseau.

... Ceux qui, dans un train par exemple, sont assis à côté de vous, et veulent à tous prix engager la conversation en sautant sur la première occasion même la plus futile dans le genre "Pardon" quand on les a effleurés en s'installant. Pour éviter de partir dans l'histoire de la vie de ces intéressants personnages qui vont vous conter en détail pourquoi ils prennent ce train, parce que leur fille les attend mais que son mari, non, je ne veux pas en dire du mal, mais vous savez bien ce que c'est.... La seule solution étant, après un sourire aimable, de visser solidement ses écouteurs sur les oreilles et de se plonger dans un film sur sa tablette.

... Ceux qui, alors qu'on est en contemplation devant un paysage somptueux et sauvage, dans le silence et l'extase, débarquent du car en s'interpellant, en riant fort (on est en vacances, il faut qu'on s'amuse, on a payé pour ça), se plantent devant vous pour se prendre en photo, ne laissant d'autre alternative que de s'écarter rapidement à bonne distance et de ne revenir que quand le car est reparti.

... Ceux qui trouvent tout à fait normal de laisser leurs jeunes enfants courir en poussant des cris de sioux entre les rayonnages de la bibliothèque municipale, bousculant les lecteurs au passage, parce que leur progéniture est le centre du monde et ne saurait en aucun cas être contrariée, d'autant plus qu'ils sont forcément les plus intelligents de tous.

Alors "aimons-nous les uns les autres" ou "l'enfer c'est les autres" ?

28 nov. 2012

C'est pas bien ça !

Adhérente chez France-loisirs depuis.... une trentaine d'années, et fidèle acheteuse de livres chez eux, je reçois leur dernier catalogue et me précipite pour le regarder. Ah, tiens, ils vendent des livres dématérialisés maintenant, c'est bien ça, c'est très bien. On peut les lire sur sa liseuse ou sa tablette, ça n'encombre plus les étagères, et ça doit être nettement moins cher qu'un livre papier qu'il faut imprimer, relier, envoyer... Nettement moins cher ? Ah mais pas du tout, j'étais naïve !

En fait, le même ouvrage au format papier classique coûte 15,50 euros. Et en version dématérialisée 12,40 euros... Trois euros de moins seulement !! Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'en numérisant un ouvrage on n'économise que 3 euros ? Que donc le papier, le carton de la reliure, les frais postaux, ça ne fait que 3 euros ?? Parce qu'une fois numérisé, ça ne coûte strictement plus rien, alors qu'un livre matériel, qu'il faut imprimer en x exemplaires, ça a forcément un coût nettement plus élevé. (*)

En plus, il y a des DRM, oui, c'est précisé, ce qui signifie sans doute qu'il n'est pas facile de le dupliquer (de l'ordi sur la tablette par exemple) ou, pire, de vouloir le prêter à un ami...

Est-ce que ça ne serait pas, quelque part, se f***** de la g***** du monde ? (euh, se moquer des gens, je voulais dire bien sûr).

Oui, je sais, les droits et la rétribution des auteurs, toussa, je sais, mais dans le prix du livre numérique ou papier, à combien se monte la juste rétribution de l'auteur ? Le reste, c'est l'éditeur et le vendeur qui le touchent. Et vouloir profiter de l'engouement de la lecture sur liseuse ou tablette en offrant des titres récents dématérialisés quasiment au même prix que l'ouvrage papier frise l'arnaque.

Donc, je n'achèterai pas de livre numérique à ces prix, et continuerai à acheter des livres papier chez France-Loisirs, qui est une bonne maison même si là, elle n'assume pas vraiment (**) comme ça je pourrais toujours en faire don à la bibliothèque locale ensuite ou le prêter à quelqu'un qui a envie de le lire. Quant aux livres numériques, j'en reste aux ouvrages tombés dans le domaine public, là au moins, pas de problèmes, et c'est gratuit en plus. C'est bien aussi de relire Maupassant, Gaston Leroux, Maurice Leblanc et autres...

(*) On numérise UNE fois, ensuite, il suffit de déposer le fichier sur le site et de le télécharger, pour l'éditeur et le commerçant, à partir de là, c'est tout bénéfice : plus besoin de payer l'imprimeur, de faire un emballage, de gérer des stocks, de payer les employés qui font les colis, etc.... Allez, je veux bien à la rigueur payer 50% de moins, 50% de 12,40 euros bien sûr, mais c'est un maximum, en espérant qu'un important pourcentage de cette somme ira à l'auteur.

(**) C'est pareil ailleurs, j'avais remarqué ça à la FNAC à l'époque où les livres numériques étaient moins à la mode que maintenant, et les outils pour les lire nettement moins répandus, mais ça m'indigne tout autant maintenant !

L'image d'illustration provient de Google Image, mais si l'image est encore présente, le site, lui, ne répond plus, donc, je ne peux pas le créditer...

27 nov. 2012

Promenade romantique - le cimetière de Montmartre

Tout coincé dans les immeubles d'un quartier fort dense, le cimetière de Montmartre est en plus surplombé par le viaduc où passe la rue Caulaincourt, ce qui fait que quelques tombes et monuments funéraires se retouvent dessous, et sont tout poussiéreux. Plus petit que le Père Lachaise, il est sillonné d'escaliers qui relient ses allées pavées : de très anciennes tombes, des mausolées de tous les styles, on y trouve un certain nombre de personnages célèbres, comme Stendhal, La Goulue, et une des plus récentes : Dalida.

Promenade mystérieuse, sous un ciel bas et un fin crachin, au milieu des morts et des feuilles mortes, on peut errer longtemps, monter un escalier moussu et glissant, se frayer un passage dans les allées, au milieu des chrysanthèmes fanés de la Toussaint encore proche, rêver aussi à tous ceux qui ont vécu et reposent là, essayer de lire les noms à demi effacés, s'arrêter devant certains monuments plus ou moins ostentatoires, discuter avec le monsieur qui vient nourrir les innombrables chats.

Quand on ressort dans la rue, au milieu de l'agitation montmartoise, on a l'impression qu'on revient d'un autre monde..

Monument funéraire en forme de chapelle

La tombe de Dalida, toujours fleurie

Lui, il devait se languir des saguaros d'Arizona.....

Les escaliers de la butte.....

26 nov. 2012

Une bien belle ville

Lyon est vraiment une ville belle et intéressante. Chaque fois que j'y passe quelques jours, j'y découvre de nouveaux quartiers, de nouvelles richesses, de nouvelles perspectives. En plus, comme les transports en commun sont particulièrement bien organisés, le touriste piéton que je suis peut facilement aller d'un point à un autre sans être épuisé. Cette année, étaient au programme, les bords du Rhône et le quartier Saint Jean.

Bien agréable de musarder dans la rue Saint-Jean, en essayant toutefois de ne pas se tordre les pieds sur les pavés, tout en regardant les façades et les boutiques qui la bordent. On va ainsi, de la Primatiale jusqu'au quartier Saint-Paul, tranquillement, le nez en l'air, en essayant de ne pas succomber aux alléchants menus des nombreux bouchons qui bordent la rue. Ne pas oublier non plus de visiter le Musée des marionnettes du monde, Guignol étant une spécialité locale, au même titre que la cervelle de canut ou le saucisson chaud à la sauce au vin. Ce musée est situé dans le superbe ensemble renaissance Gadagne, au même endroit que le musée de l'histoire de Lyon. On y trouve toute une collection fort bien présentée de marionnettes venant de partout, à manchon ou à fil, avec leurs magnifiques costumes, au milieu des décors originaux des castelets. Une visite à ne pas manquer !

Et merci aux JDLL (Journées du logiciel libre à Lyon) qui donnent l'occasion de passer quelques jours dans une ville où on a toujours quelque chose à découvrir.


L'hôtel-Dieu au bord du Rhône


Le même la nuit


Une des vitrines du musée des marionnettes du monde


La rue Saint-Jean

25 nov. 2012

Un grand saut

Quand on utilise le même OS sur sa machine depuis plus de cinq ans, celui-ci devient quelque peu obsolète et finit par en limiter l'utilisation. Les nouvelles versions des softs ne tournent pas avec lui, et si l'on veut télécharger un nouveau programme, on se heurte à une impossibilité, "non, désolé, j'ai besoin d'une version plus récente..."
Donc, faut faire quelque chose, d'autant plus que la machine, elle, est en pleine forme et ne demande qu'à vivre encore longtemps. Alors, un petit cadeau de Noël en avance : un nouvel OS pour un valeureux compagnon. Direction le revendeur Apple le plus proche, qui s'occupe de tout, et retour rapide à la maison (*).

Découverte : tous les softs sont là, certains (les softs Apple) avec de nouvelles icônes délicatement posées sur un dock en forme de planche argentée bien astiquée, Emacs fonctionne toujours (c'est l'essentiel, non ?), Apple Mail a un nouveau look, le finder aussi, Aperçu semble avoir gagné des fonctionnalités nouvelle, mais rien ne semble particulièrement incompréhensible.

Premier boulot : télécharger la nouvelle version de The Gimp, parce que j'en avais besoin rapidement et que ma version 2.6 ne tournait plus sous Snow Leopard. On cherche un peu ses petits. Pas trop dur, on s'y fait très vite, restera dans un second temps à découvrir les nouvelles fonctionnalités, mais ce n'est pas du tout urgent.

En second venait Firefox, qui était resté à la version 3.6..... Ce qui, entre autres, faisait rouspéter Gmail qui me serinait que ma version était trop ancienne et qu'il ne pouvait donc pas m'offrir le meilleur de lui-même. Pas d'effort à faire, Firefox me propose immédiatement de passer à la version ... 12 ! Le grand saut ! Allons-y. Rien à signaler, sinon des broutilles, les onglets au-dessus de la barre des signets au lieu d'en-dessous, le bouton de rafraîchissement de page à droite au lieu d'être à gauche (mais c'est pareil sous Safari), enfin, que du détail. L'important est qu'il ait importé onglets et marque-pages de la version précédente.

Colloquy fonctionne normalement, rien à changer. Quant au reste, par exemple Inkscape, ça peut attendre, ce n'est pas le soft que j'utilise le plus actuellement, et je vais prendre tout le temps pour chercher le programme d'HDRI qui me convient et qui n'existait que pour Mac OSX 10.5 et ultérieures.

Donc... So far so good, et en avant pour de nouvelles aventures avec un compagnon auquel je suis fort attachée.


(*) Passage en Snow Leopard, soit Mac OS 10.6.8, pour Lion, il aurait fallu ajouter de la RAM, ce qui aurait augmenté nettement la facture, et n'était pas du tout indispensable. 
L'image de ce félin appelé léopard des neiges , ou once, provient de Wikimedia Commons.

24 nov. 2012

Le Congrès des Maires

95ème congrès des maires de France, à la Porte de Versailles, comme d'habitude. 12000 inscrits ! Et ça fait du monde, même si tous ne sont pas ensemble au même endroit.. Des conférences intéressantes, des tables rondes où on apprend beaucoup de choses, des gens venus des quatre coins de l'hexagone (*) et de l'outremer aussi, tous les accents s'entendent, les gens font connaissance, discutent, se retrouvent, et se bousculent pour avoir les meilleures places dans l'auditorium surtout quand des membres éminents du Gouvernement y causent.

le Salon des Maires attenant propose tout ce qui peut intéresser une mairie ou une communauté d'agglomération, du colombarium au logiciel de gestion en passant par les véhicules utilitaires, et autres panneaux indicateurs. On y trouve tout, y compris vers midi d'intéressantes dégustations de produits régionnaux.... qui évitent de payer un mauvais sandwich à prix d'or.

Trois journées fort denses, où l'on parle de déploiement de la fibre optique, de la sécurité et des polices municipales, de la fiscalité, de l'aménagement du territoire, des réformes, des normes, de la gestion de la petite enfance, etc... Comme plusieurs conférences et tables rondes se déroulent en même temps, il faut faire un choix entre les sujets qui intéressent le plus, et c'est assez vaste pour que tout le monde y trouve ce qu'il cherche, même si des conférences de trois heures sont parfois assez difficiles à suivre....

Une nouveauté imprévue cette année, l'irruption d'une centaine de syndicalistes de PSA Aulnay, qui ont débordé le service d'ordre en entrant dans le grand auditorium pour faire valoir leurs revendications. Pas d'incident, ils ont interpellé Marlyse Le Branchu qui parlait à la tribune, ont obtenu un rendez-vous rapide pour s'expliquer, tandis que les congressistes attendaient tranquillement en écoutant les slogans. Dehors, les CRS appelés en renfort n'ont pas eu à intervenir, même s'ils ont réussi à mettre une belle pagaille dans la circulation automobile de la Porte de Versailles !

Deux fort jolies ministres




Et un Président de la République


(*) Oui, je ne suis pas bonne en géométrie 

15 nov. 2012

Universalis, c'est fini !

Universalis a cessé sa production de volumes papier... Une page se tourne, c'est le cas de le dire, mais après quarante années de compilation du savoir sur un support utilisé depuis la Renaissance, une dernière édition numérotée, comme un baroud d'honneur, sera l'ultime, la der des der ! Il restera l'édition numérique, accessible sur Internet sur abonnement. L'encyclopédie Britannica papier avait cessé de vivre il y a moins d'un an, pour laquelle il reste encore une édition numérique. Le Grand Larousse Encyclopédique est mort lui aussi dans sa version papier...

Eh bien, c'est triste quelque part, même si c'est dans l'air du temps. En effet, ces nombreux volumes avaient quelques inconvénients, dans le fond comme dans la forme. C'était très lourd à manipuler, il fallait une table pour les poser, il fallait en sortir trois pour trouver ce qu'on cherchait parce qu'il fallait naviguer entre thesaurus, index et corpus, et puis, ce n'était pas forcément toujours à jour ce qui pouvait être gênant pour certains articles. Et c'était évidemment incomplet, sinon, il aurait fallu toute une pièce pour entreposer ces ouvrages. Mais c'étaient des LIVRES ! Et tous ceux qui aiment vivre entourés de livres comprendront la fascination que peuvent exercer de tels objets quand on est curieux.

Actuellement que fait le citoyen lambda (je n'ai pas dit le scientifique ou l'universitaire) quand il cherche quelque chose ? Il tape sa requête dans la barre Google ! Et là, on tombe sur.... Wikipédia ! Et ce n'est pas la meilleure des choses, parce que si la grande majorité des articles est très correcte, et souvent très complète, il peut toujours rester quelques scories (*) et c'est dommage de ne pas chercher à aller voir plus loin pour approfondir, sous prétexte que c'est le premier résultat du moteur de recherche, donc on donne dans la facilité. C'est vrai aussi qu'on avait rarement plusieurs encyclopédies à la maison avant, que l'on ne pouvait donc pas comparer les données et que l'on se fiait à ce qu'on avait sous les yeux. En fait on peut aller plus loin, et consulter Universalis ou Britannica en ligne, mais ce n'est pas gratuit, et on ne souhaite pas forcément payer un abonnement relativement onéreux quand on n'a que des besoins ponctuels.

C'est bien Internet, c'est immense, c'est facile, c'est immédiat, on y trouve de tout, même ce qu'on n'y cherche pas, mais c'est quand même triste de voir disparaître le papier, même si c'est inéluctable, même si on est tellement conditionné que l'on se demande comment on fait, devant une page de livre, pour copier/coller et où se trouvent les liens hypertexte !!

Eh bien, je vais regarder d'un oeil attendri mes 20 volumes d'Universalis édition 1978 qui m'ont encore servi, il n'y a pas longtemps, à sourcer des articles pour... Wikipédia, en me disant que j'héberge un des derniers dinosaures survivant d'une époque révolue.


(*) On fait ce qu'on peut dans la surveillance, mais on n'est pas infaillible..

11 nov. 2012

Brumes d'automne

Un matin de novembre, alors que la brume stagnait encore dans la vallée...


Un beau ciel de novembre aux clartés automnales
Baignait de ses tiédeurs les vallons vaporeux ;
Les feux du jour buvaient les gouttes matinales
Qui scintillaient dans l'herbe au bord des champs pierreux.


Et l'immortel Lamartine


Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !


5 nov. 2012

Curiosity by himself


Voilà mon dernier auto-portrait, j'ai fière allure, non ? Mais que c'est poussiéreux cette planète, on s'y déguelasse les roues et on laisse ses empreintes partout, va falloir que les Martiens fassent le ménage ! Mais ceux-là, ils se planquent....

2 nov. 2012

Jeunesse et harcèlement

Deux tristes faits divers se sont déroulés récemment : deux adolescents se sont suicidés suite à un harcèlement sur Internet.. L'une au Canada, l'autre en France. Comment peut-on en arriver là ? Qui est coupable ? Certes, on pourrait tancer les parents pour leur manque d'attention, leur indifférence, leur laxisme dans l'éducation de leurs enfants. Que faisait ce jeune sur Chatroulette ? Mais de tous temps, les gamins ont été assez malins pour berner leurs parents et faire des choses plus ou moins interdites, sauf que là, les moyens techniques utilisés aggravent nettement les conséquences. Donc, les interdits qui avaient cours autrefois doivent nettement être... upgradés, et les bonnes vieilles recettes sont devenues tout à fait obsolètes. Ne pas suivre un inconnu dans la rue, comme on l'enseignait autrefois est devenu ringard quand on peut causer avec de nombreux inconnus devant son écran, sans sortir de sa chambre.

"Apprendre" Internet aux enfants ? Les avertir que donner son nom et son adresse sur un forum est dangereux, autant que de le faire "en vrai" avec un individu inconnu ? Combien de fois, sur des sites ouverts, voit-on un gamin écrire : "je m'appelle Axxx Myyy, j'habite 3 rue xxx à Nyyyy, j'ai 14 ans, j'ai un facebook et mon adresse mail est xxx@hotmail.com, j'aime Justin Bieber et je veux être actrice" (*)... Les jeunes manquent certainement de maturité pour discerner ce qui se dit et ce qui ne se dit pas, seule l'expérience la leur donnera, mais à condition que de sinistres expériences ne les aient pas tués avant. Comment leur faire comprendre qu'Internet a une mémoire quasi éidétique, que toute image, toute mention écrite, tout reste et peut être utilisé pour n'importe quelle fin ? Expliquer qu'entre donner son adresse ou une photo à un quidam dans la rue, et la poster sur un blog, un forum, un réseau social, dans un cas c'est une imprudence qui risque de ne pas aller bien loin, et dans l'autre, c'est la porte ouverte à un harcèlement continu d'individus malveillants et lâches, qui le sont d'autant plus qu'ils pensent que l'anonymat les protège.

Sensibiliser les parents ? Les éducateurs, l'école ? Certainement, mais peut-être de façon plus formelle que par de simples mentions dans la presse, ou par la lecture de faits divers qui seront vite oubliés dans le tourbillon médiatique. Sachant que même si une certaine discipline est mise en place à la maison, les possibilités de connexion en dehors sont innombrables et impossibles à surveiller. Expliquer aux adolescents, avant que l'inacceptable arrive ? Pas facile, c'est un âge où l'on a l'impression "d'en savoir beaucoup plus que son grand père"... Et où l'on a bien du mal à recevoir des conseils.. Surtout quand les adultes eux-même sont les premiers à cliquer sur des liens douteux et à répondre aux questions des mails de phishing...

Et les "agresseurs" dans tout ça ? Il n'y en a pas forcément dans un premier temps, parfois c'est l'adolescent lui-même qui est à l'origine de ses propres malheurs, par méconnaissance des dangers potentiels de ses actions, comme le fait de publier des photos douteuses de lui-même ou de ses copains sur des réseaux communautaires.. C'est ensuite qu'il peut y avoir des victimes, lui, évidemment, ou ses copains dont il a voulu se moquer sans penser que la suite pouvait devenir dramatique. Dans le cas du jeune homme français sur Chatroulette, comment retrouver la personne à l'origine du chantage ayant provoqué son suicide, au fin fond de l'Afrique, avec un pseudo et une adresse IP certainement dynamique ? C'est peut-être plus facile si l'auteur est identifiable, et si les pouvoirs publics prennent la peine d'enquêter, et la justice d'agir, mais de toutes façons, le mal sera fait et l'adolescent longuement meurtri tandis que le harceleur pourra recommencer, la lâcheté et la malveillance ne l'empêchant sans doute pas de dormir.

Tiens, il y a des fois où être vieux est réconfortant !


A voir et à revoir, et à faire voir : ces vidéos édifiantes.