18 oct. 2016

Couloirs et contrôles

Faire un long voyage en avion, de plus de 11h, n'est plus une corvée, depuis la mise en service de la classe premium (ou similaire), confortable, où l'on mange très bien (en tous cas sur Air France), où on a de la place, avec des tarifs à peu près abordables par rapport à la classe Affaire. Si en plus, on est dans un Airbus A 380 particulièrement silencieux, le voyage redevient un plaisir, mais c'est tout ce qu'il y a autour qui est empoisonnant !

Déjà il faut arriver jusqu'aux salles d'embarquement et en sortir. Il y a certes des aéroports plus ou moins grands, où la circulation des passagers est plus ou moins bien organisée, et il y en a d'autres... Prenez Roissy : on arrive un peu abruti après de longues heures de vol, et on démarre un marathon pédestre ! Couloirs interminables, tapis roulants en panne, escaliers roulants pour monter ou descendre, on est arrivé ? Mais pas du tout, encore un immense couloir, puis, tiens, un train qu'il faut attendre sur le quai, dans lequel on s'entasse debout, où il faut comprendre à quelle station on doit descendre, et... On est arrivé ? Mais pas du tout, encore plusieurs volées de couloirs qui n'en finissent pas. Ouf ! On n'en peut plus !!

Et là, c'est pas fini, on va rencontrer la police des frontières. Un labyrinthe canalise les foules qui s'agglutinent (et si plusieurs gros porteurs arrivent en même temps, je ne vous dis pas le nombre de gens que ça fait). Là, ça dépend, si le pays où on arrive fait des économies sur ses fonctionnaires et ouvre un guichet sur deux, ou s'il y a une grève ou pas de ces personnels (*), qui ne permet, là aussi, que d'ouvrir un guichet sur trois dans le meilleur des cas. Alors on attend, on avance lentement, on attend, on en a plein les pattes, et on finit, une bonne heure, quand ce n'est pas plus, après, par se retrouver devant le préposé : passeport, empreintes digitales main droite, puis main gauche, puis le pouce droit, le gauche, les yeux... si la machine ne tombe pas en rideau en plus (**) bloquant tous ceux qui attendaient derrière.

Obstacle franchi avec succès, bravo ! Restera à attendre les bagages pour ceux qui en ont, parce que de plus en plus de gens prennent leur (petite) valise en cabine pour zapper cette étape. Entre le moment où l'avion a posé son train d'atterrissage au sol, et le moment où on franchit le panneau EXIT, il s'est écoulé entre une et deux heures !

Et la sécurité ? Là aussi, ça dépend s'il y a beaucoup de monde ou pas. Quand il y a foule, c'est la pagaille, on voit des chaussures qui arrivent dans les bacs, suivies du computer qu'il faut sortir de son sac, en posant le sac dans un autre bac, des messieurs qui tiennent d'une main leur pantalon (faut ôter ceinture et bretelles) et de l'autre leur passeport qu'il faudra aussi mettre dans un troisième bac, avec la veste. On passe un portique en abandonnant ses affaires sur le tapis roulant, en espérant tout retrouver ensuite, et ne rien oublier ; parfois ça sonne, parce que le pantalon a des boutons métalliques, parfois pas, avec le même pantalon, certains pays font passer une sorte de radio à quelques passagers, d'autres les font circuler tellement vite que l'on voit, une fois passé les instruments, de pauvres hères en chaussettes, qui tentent de tout récupérer sans perdre leur carte d'embarquement ou le contenu de leurs poches.... Et on se marre, tout ce toutim pourquoi ? Comme si ça empêchait les terroristes de passer... Pour rassurer les passagers peut-être ? Fut un temps, on n'avait pas le droit d'avoir en cabine du liquide, des gels divers comme du dentifrice, de l'eau, maintenant, ça s'est amélioré, si c'est mis dans un sac en plastique de 20cm sur 20cm, on a le droit. Mais, si tout ça est dans la valise cabine que l'on garde avec soi, comme il y en a bien peu de vérifiées (***), on se demande pourquoi ce qui est interdit dans un sac à main est autorisé dans une valise.

En tous cas, pour les vols internationaux, on recommande d'arriver 3h à l'avance au terminal, on comprend pourquoi...

De toutes façons, faut prendre toutes ces contraintes avec humour, personne ne nous oblige à voyager si loin quand ce n'est pas pour le travail, et puis, il y a quand même de nombreux cas où ces attentes sont d'une durée tout à fait correcte, tout dépend de l'heure du vol, et/ou du nombre de gens qui arrivent/partent en même temps, sans parler des pays plus ou moins regardants... Et puis, si on n'est pas content, on peut toujours prendre le train ! Ce qui n'est pas très adapté pour aller en Amérique toutefois !!!

(*) Roissy lundi 17 octobre 2016
(**) San Francisco le 9 octobre 2016
(***) Heureusement d'ailleurs, sinon, ce ne serait plus 3h avant mais la veille qu'il faudrait arriver

21 sept. 2016

Mars bientôt ?




Qui a dit que la planète Mars était invivable pour des Terriens ? Quand on voit ces images, on se dit qu'il y a des coins bien pires...

Qui a dit que ces images étaient trafiquées ? Bande de mauvaises langues, on voit bien que vous n'y êtes pas allés récemment, vous y auriez vu des changements importants ! 

Un risque imprévisible

La compagnie Air France annonce qu'elle a vu ses réservations chuter de 5% pendant l'été, et que cette tendance devrait s'accentuer d'ici la fin de l'année. Pourquoi ? On est pourtant bien dans les avions d'Air France, pas plus mal qu'ailleurs en tous cas, on y mange tout à fait correctement, on ne vous plaint pas apéritif et digestif, les personnels sont aimables, alors ?

Pour les voyageurs venant de l'étranger, on peu comprendre que les attentats et les diverses manifestations du printemps les aient refroidis, mais pour les français ?

La raison semble sauter aux yeux pourtant... Quand on réserve sur Air France, on n'est jamais sûr de partir ! Trop de grèves, des pilotes, des personnels de cabine, trop d'arrêts de travail intempestifs de ceux qui y travaillent rendent tout voyage avec cette compagnie tout à fait aléatoire. Sans doute ont-ils besoin de préserver leur outil de travail (je n'ai pas dit leurs privilèges..) mais est-ce que ça doit vraiment exiger de commencer par le casser ? Parce que la concurrence est rude, qu'il y a bien d'autres compagnies, et que quand on a été échaudé une fois, on peut y regarde à deux fois avant d'y retourner.

Quand on prépare de longue date un voyage, que c'est le seul qu'on fera dans l'année, et que l'on entend que justement à la date où on part, eh bien, les pilotes ont décidé d'arrêter le travail, ou les hôtesses de ne pas assurer leur service, que peut bien faire le client ? A part pleurer sur ses espoirs perdus en se disant qu'on ne l'y reprendra plus, et qu'il se tournera dorénavant vers d'autres prestataires, plus fiables.

Et pourtant, en dehors des vols intérieurs des pays visités où l'on n'a pas toujours le choix, je persiste à choisir Air France ! Masochisme ? Civisme ? Parce qu'en fait, comme je me déplace nettement moins qu'un homme d'affaire, je n'ai essuyé qu'une seule grève, il y a fort longtemps, pour revenir de San Francisco, où l'on avait du transiter par Bruxelles avec une compagnie aérienne appelée City Bird où les pauvres employées des comptoirs d'Air France à l'aéroport international (qui subissaient elles-aussi la grève de gens payés 10 fois plus qu'elles) avaient pu nous recaser.

Alors quid du prochain périple ? Pour lequel bien entendu, on part avec Air France ? Eh bien, wait and see comme on dit là-bas, ou inch Allah, comme on dit ailleurs !!

16 sept. 2016

Chronique d'un divorce

Autrefois, avant l'an 2000, alors que je ne connaissais que Windows (*), du 3.11 au millésime 98, et que je découvrais Internet (date historique : le 29 août 1997), j'utilisais, comme tout le monde, le navigateur fourni par Microsoft, à savoir, à l'époque, Internet Explorer 3.2.

Et puis, j'ai découvert qu'il existait autre chose, un certain Netscape, que l'on disait bien meilleur qu'IE et j'ai essayé. Convaincue ai-je été puisqu'ensuite, de Netscape à Firefox en passant par Mozilla, j'y suis restée fidèle, même après avoir quitté Windows d'abord, et Linux ensuite. Une très vieille liaison donc, puisque sous MacOS, c'est le premier logiciel que j'installais ! J'y étais tellement habituée..

Oui mais... Je pratique intensément les jeux sur Facebook, et ils utilisent pour fonctionner un plug-in Flash. Jusqu'ici, tout allait bien, Firefox et le plug-in vivaient ensemble en bonne intelligence, malgré quelques menus dysfonctionnements quand on passait du plein écran à la fenêtre normale du navigateur, mais rien de rédhibitoire. Qu'est-il arrivé alors ? En fait, je l'ignore, n'ayant pas suffisamment de compétences techniques pour porter un diagnostic, mais, dans mon groupe de joueurs de Coral Isle, tous les Mac Users se sont aperçu qu'il fallait sans cesse réactualiser le jeu, parce que, d'après ce que disait l'écran, le plug-in Flash avait planté. Ça rendait le jeu bien inconfortable et bien peu agréable à pratiquer.

Certains ont contacté Apple, d'autres Adobe, d'autres encore le concepteur du jeu en question (parce que les autres jeux fonctionnaient tout à fait normalement, eux). Les réponses ont été unanimes : "We have seen the problem, we try to fix it". Alors, en attendant qu'ils le fixent, et qu'ils remédient à cette hostilité entre Firefox, MacOS et Flash, que faire ?

Changer de navigateur ! Et c'est là que le divorce a été entamé. Essai du jeu sur un navigateur installé depuis longtemps mais jamais vraiment utilisé : Chrome. Aucun problème, que ce soit en plein écran, ou en fenêtre, on passe de l'un à l'autre sans plantage, du team chat (**) au jeu non plus. En un mot, on peut recommencer à jouer de façon aussi fluide qu'intense, les autres jeux ne posant pas non plus de problèmes (mais il n'en avaient jamais posé avec Firefox).

Et c'est ainsi que j'ai abandonné un panda roux avec lequel pourtant, je vivais depuis tant d'années.... Non sans une certaine nostalgie. Mais ce n'est pas forcément définitif, qui sait, s'ils arrivent à "fixer" the problem, on se réconciliera peut-être.

Et pourquoi pas Safari ? Pour une simple raison, je n'ai pas encore compris ce qu'il fallait configurer, quel paramètre il fallait modifier, pour qu'il garde les onglets ouverts d'une session à l'autre...

(*) Oui, DOS avant évidemment, mais là, c'est carrément la préhistoire !
(**) Une petite fenêtre de "tchat" parce qu'on joue aussi en équipe réduite, et qu'elle sert à se coordonner, qui ne peut s'utiliser qu'en mode fenêtre et pas en plein écran, où on ne peut que lire, pas écrire. 

15 sept. 2016

Harmony of the seas ou de la démesure en toutes choses



Voilà un géant des mers : 362 mètres de long, 66 m de large et 72 m de haut, l'équivalent d'un immeuble de 20 étages, 5 fois le volume du Titanic, la largeur de l'Arc de Triomphe... Il embarque 6360 passagers, et 2100 membres d'équipage. En fait, ce n'est plus un bateau, c'est une ville de presque 10.000 habitants, avec ses commerces, ses activités sportives, ses bars, ses restaurants, sa clinique, ses spectacles, ses soirées endiablées, son casino, ses rues (oui, oui, il y a des rues, plantées d'arbres en plus).

18 ponts dont 16 pour les passagers, sur lesquels on découvre :

- 2747 cabines, dont 2000 avec balcon privatif,
- 200 suites, la plus grande couvrant 140 m2 sur deux niveaux avec piano, majordome et terrasse de 83 m2 (un peu plus de 15.000 € la semaine).

Et on y fait quoi ? En vrac et la liste n'est pas exhaustive :
- Initiation à l'escalade (deux murs),
- karaoké, patin à glace,
- démonstration de cocktails,
- Tyrolienne, un câble de 24 m suspendu en plein ciel,
- table de poker,
- vente aux enchères,
- traitement de la cellulite,
- cours de danse,
- exposition de 1180 œuvres d'art,
- puzzle géant,
- 23 piscines,
- rencontre entre âmes seules,
- consultation médicale (gratuite),
- jusqu'aux séances de blanchiment des dents…

Euh, et la mer dans tout ça ? La mer ? C'est quoi ? Si si, on peut la voir, si on va au bord de Boardwalk, une large avenue piétonne bordée de restaurants et autres boutiques, depuis le restaurant nommé Wonderland, on peut même y voir le coucher du soleil !

A propos de restaurants, ça ne manque pas, comme dans une ville sur la terre ferme. Il y en a 18, le plus grand de 1000 couverts, le plus petit de 50 seulement. Mais on y trouve aussi une salle de consultation médicale et sa mini-clinique, une prison de deux cellules (la plupart des énervés sont plutôt confinés dans leur cabine gardée par un agent de sécurité) et même une morgue capable d'accueillir quatre habitants (s'il y en a plus, on les jette à la mer comme au temps de la flibuste ?).

Les cabines ? La plupart ont douche et toilettes, évidemment, grande télé, et baie vitrée coulissante donnant sur la terrasse où l'on peut se prélasser en regardant... La mer !

Mais on peut aussi en sortir. Une escale par jour, avec excursions payantes, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs :

- Connexion internet : 20 $ par jour
- Les cocktails : à volonté pour 120 $ sans alcool à 350 $ par semaine (il y a 42 bars)
- Certains restaurants (18) plus "gastronomiques" : de 30 à 50 euros par repas
- Sans oublier 18% facturés pour le service

Juste un détail au passage. L'usage du tabac est strictement interdit, même à l'extérieur sur les terrasses personnelles, sauf... Au casino, parce qu'il ne faudrait quand même pas brimer ceux qui vont laisser quelques dollars de plus !

Justement, les sous, parlons-en, combien coûte ce genre de séjour ? Une misère voyons : pour une croisière en Méditerranée de 8 jours, au départ de Barcelone avec visites Baléares, Rome, etc... Seulement 1611 euros (tout compris sauf ce qui ne l'est pas...) ! Enfin, pour une cabine intérieure, et à certaines dates seulement. Sinon, on passe à ... Nettement plus ! L'Espagne et l'Italie, c'est trop près ? Qu'à cela ne tienne, on vous propose Haïti, la Jamaïque, la Floride (bon, faut déjà aller jusqu'à Fort Lauderdale par ses propres moyens.. donc rajouter le billet d'avion aller-retour, et on ne va tout de même pas voyager avec la plèbe en classe éco n'est-ce pas ?) c'est à peine plus cher..

Pas mal l'appartement !

Belle cabine...

L'intérieur du bâtiment, avec ses piscines, ses toboggans et une "rue"

Alors, ça vous tente ? Eh bien, pas moi ! Si faire une croisière me plairait bien, ce serait justement pour être sur un vrai bateau, au milieu de la mer, avec les embruns et le bruit des vagues, pas dans une ville qu'on aurait déplacée sur l'océan, avec sa promiscuité, ses nuisances sonores, ses musiques inopportunes, tiens, ça par exemple ! D'accord, ce n'est ni le même but ni le même budget, mais on peut toujours rêver !

13 sept. 2016

Oh la vilaine bestiole !

Ne voilà-t-il pas que de paisibles grands mères, jouant à divers jeux sur Facebook, voient arriver sur leur mur des liens vers des vidéos pornographiques prétendument envoyées par leurs amis !

En fait, ces liens mènent vers une soi-disant installation d'une nouvelle version de Flash Player (indispensable pour jouer) qui n'a rien à voir avec Adobe mais installe un logiciel malveillant sur l'ordinateur de la personne qui a cliqué. En plus, ce lien se retrouve chez tous les amis qui, à leur tour, le partagent... C'est ainsi qu'en deux jours, plus de 100.000 ordinateurs ont été touchés de par le monde.

Et ce n'est pas fini.. Il paraît que ce malware, comme on dit, permet de prendre le contrôle de sa machine, et aide les pirates à récupérer des informations personnelles comme des mots de passe ou des données bancaires.

Ceci dit, et même si Facebook fait tout pour éradiquer cette peste, il y a peut-être aussi quelque chose à faire (ou à ne pas faire) chez l'usager lambda. Déjà, en tous cas dans mon cercle d'amies jouant à SuperCity ou à l'Île de Corail, compte tenu de l'âge moyen du groupe et de ses sources d'intérêt, si je vois passer un lien vers une vidéo porno, marquée XXX en plus, je me doute bien que ce n'est pas Françoise 71 ans, ou Marie-Jeanne 68 ans (*), qui me l'a envoyé, pas plus que celui vers l'Iphone dernier cri à 50 euros, ou tout autre truc similaire. Il faut quand même un minimum de bon sens et de méfiance ! Mais je sais bien aussi que nul n'est à l'abri d'un clic de curiosité ou tout simplement malencontreux et que sur plus de deux milliards d'utilisateurs, même si la majorité se méfie, il en reste encore pas mal à piéger.

Toutefois, comme les participants à ce réseau social sont fort nombreux, comme tout le monde sait, il y a aussi des chaînes d'entraide, celui qui sait (qu'il ne faut pas cliquer sur le lien vers la vidéo) prévient tous ses amis, lesquels partagent l'information ; et ceux qui se sont fait piéger le disent aussi (enfin, pas toujours, on n'aime jamais avouer qu'on s'est fait avoir, on dit plutôt qu'on connaît quelqu'un qui..).

D'ailleurs, si une vidéo porno peut appâter pas mal de gens, pour les mamies joueuses, il aurait mieux valu une vidéo de petits chats, de bébés ou de cuisine ! Elles auraient été beaucoup plus intéressées et beaucoup moins méfiantes !!

(*) Prénoms factices bien entendu

L'image n'est pas du tout la photo du malware en question, mais une copie d'écran issue d'un petit jeu sympathique : Genies et Gems





4 sept. 2016

Que ne ferait-on pas pour avoir SON article !


Les contributeurs de Wikipédia, surtout ceux qui tentent d'aider les nouveaux, ont l'habitude d'expliquer en long en large et en travers que l'encyclopédie n'est pas un site gratuit pour se faire connaître du monde entier, et qu'il faut bénéficier d'une notoriété certaine pour y figurer. Pour cela on demande, pour simplifier, des références : des publications sur le sujet, ou toute autre étude.

Beaucoup se disent, j'ai un compte Facebook, Twitter et Instagram, j'ai même un site internet, il FAUT que j'ai aussi MON Wikipédia, d'autant plus que le référencement de Google est tel que si j'ai un article, je serai à la première ligne des résultats du moteur de recherche quand on tapera mon nom. Et en avant toutes ! On écrit un article sur soi, en expliquant bien que l'on est quelqu'un de remarquable, de très connu, qui a bénéficié de trois lignes il y a 30 ans dans le journal local, et qui a même gagné un concours dans le village qu'il habite ! C'est dire....

On s'y met à plusieurs avec toute la patience qui nous caractérise (*) pour expliquer au monsieur que c'est très nettement insuffisant pour répondre aux critères demandés, et qu'il vaudrait mieux en rester là s'il ne peut pas apporter plus d'attestation de la notoriété qu'il pense avoir. Après de longs palabres, un collègue refuse donc, à juste titre, cette restauration d'article non admissible.

Mais le monsieur insiste. Ne pouvant pas apporter le moindre titre d'ouvrage qui aurait parlé de lui, il change d'argument. Untel a son article, alors pourquoi pas moi ? Argument que nous connaissons bien, sauf que quand on regarde l'article d'Untel, on voit vite qu'ils ne jouent pas dans la même cour (**). Ça ne marche toujours pas, alors, il sort l'artillerie lourde : justement, je voulais faire un don important au projet, eh bien là, j'hésite, mais si vous acceptez mon article, je le ferais. Non, non, il ne s'agit pas de corruption, loin de moi cette idée, c'est juste un "petit arrangement entre amis" (***).

Et ce fut la goutte d'eau qui a mis le feu au poudre comme on dit et qui a aussi mis fin à ce déluge d'octets ; celle-là, on ne nous l'avait jamais faite, en tous cas, je ne l'avais encore jamais vue passer. J'ai alors mis fin à cette longue discussion, en intimant à l'impétrant l'ordre de ne plus en rajouter sous peine d'effacement de sa prose.

J'ai quand même toujours du mal (après tant d'années pourtant, je devrais être blindée) à comprendre l'importance vitale que revêt pour certains le fait d'avoir son propre article sur Wikipédia, au point de s'acharner pendant des heures et des jours, jusqu'à se ridiculiser, et s'énerver inutilement (en énervant tout le monde par la même occasion, ce qui se finit souvent très mal).

"Parlez moi de moi, il n'y a que ça qui m'intéresse" chantait Guy Béart il y a déjà longtemps


(*) Mais si, mais si, qui prétend le contraire ???
(**) Je pense souvent à ce restaurateur d'une ville de province qui nous avait donné comme argument "vous avec bien accepté Mac Do, alors, pourquoi pas moi ?", sans le moindre sentiment de ridicule !
(***) Citation copiée de la longue discussion que je n'ai fait que résumer ici.

31 août 2016

S'exprimer, écrire, communiquer

Strictement aucun rapport avec le contenu de ce billet, mais l'image est jolie

Il y a des gens qui n'ont pas pu aller normalement à l'école, pour plein de raisons : ils viennent d'un pays où les enfants sont peu ou mal scolarisés ; ils ont fréquenté l'école par intermittence, pour des raisons de santé, de famille, ou de guerre. Ou encore, ils vivaient dans un milieu non francophone ou compliqué et s'ils ont à peine appris à lire et à écrire, ils seront toujours handicapés pour communiquer avec les autres.

Quand il s'agit de communication orale, ça peut encore passer, les mimiques, les gestes, le langage parlé fait d'élisions et de sons divers permettent de se comprendre. Mais par écrit, là où ces cet sé se prononcent pareil, comme mer, mère ou maire, l'écrit devient rapidement incompréhensible même souvent en lisant tout haut.

Sur Internet, la majeure partie des communications entre humains se fait par écrit (*), sur les forums, les réseaux sociaux, dans les mails, les chats, etc.. Et le fait de ne pas s'exprimer de façon intelligible provoque toujours une forme de rejet des interlocuteurs, rejet que celui qui en est victime ne comprend pas toujours et admet encore moins.

Je ne parle pas ici des inévitables fautes d'orthographe et de grammaire, que nous faisons tous plus ou moins d'ailleurs, notre langue maternelle ne nous aidant pas vraiment, ni des abréviations issues des SMS ou bien antérieures comme bcp, lol, tjrs, que tout le monde comprend maintenant, mais, que penser de phrases (**) comme celles qui suivent ?


- je vous nonce que les invitatoin son trié merci a vous tous veuille aller dur mur au sur jeux et vous faire proter merci

- oui j ai un préle mes voil je et pas tu ouveret pas contper

- Ça arrive ci j ai un coseille tu peut l être un leur as un piqué stop et le tu va attraper des pokemon

- ce chiot n'aime pas se doucher ; du coût il fait le mort

Les deux premières sont incompréhensibles, même en les remettant dans le contexte. Que peut bien vouloir dire "vous faire proter" ? Porter ??

La seconde est trop obscure pour qu'on essaye d'en saisir le sens.

La troisième est peut-être claire pour un chasseur de Pokémon (ce que je ne suis pas) mais pas vraiment pour le commun des mortels !

Quant à la dernière, là, il ne s'agit plus de langage oral plus ou moins transposé à l'oreille par écrit, mais d'une incompréhension totale des mots, et c'est peut-être encore plus grave...

De toutes façons, ces gens doivent être terriblement gênés dans la vie, bien handicapés dans n'importe quelle démarche, pour leur travail, leurs éventuels soucis administratifs, leurs rapports avec n'importe qui, ou c'est moi qui vois des problèmes là où il n'y en a pas ?

On parle de fracture numérique, mais il y en a plein d'autres en fait. En attendant, c'est rudement triste.... Pour eux.



(*) J'élimine d'office la téléphonie sur Internet qui est de la communication orale, comme le bon vieux communiqué téléphonique, seule la technique de transmission est différente. 
(**) Je garantis un strict copié/collé

26 août 2016

Comment se déplacer à Paris.... Autrement

Ne prenez pas votre voiture pour circuler dans et autour de Paris ! D'ailleurs, on va tout faire pour vous en empêcher : stationnement réduit et/ou hors de prix, amendes salées, voitures un peu anciennes refusées, rues interdites, retour aux quais de la Seine tels qu'ils étaient avant Pompidou, etc...

Très bien, très bonnes idées qui vont dans le sens de l'amélioration du paysage (des arbres et le fleuve qui coule, c'est plus agréable que des autos), de l'amélioration de la pollution, du bien-être des piétons autochtones ou touristes.

Par contre, Paris n'est pas un village de quelques kilomètres carrés, beaucoup de personnes y arrivent le matin et en repartent le soir parce que c'est leur lieu de travail, et qu'ils n'ont plus que les moyens d'habiter en banlieue. Une partie des gens ne pouvant pas circuler en VéLib, parce qu'ils en sont incapables pour diverses raisons. Alors ?

Voyons, il y a des bus, le métro, le tramway et les trains de banlieue pour se déplacer !

Les bus, c'est bien, c'est agréable, on voit le paysage, leur fréquence a été bien améliorée depuis des années, mais, ils ne vont pas partout, et quand on ne connaît pas, il est difficile de trouver les panneaux d'arrêt.

Le métro lui, va partout, la fréquence de passage des rames est correcte, mais le confort sur certaines lignes à certaines heures est vraiment limite, on aimerait d'ailleurs que les édiles qui nous gouvernent prennent plus souvent la ligne 13 aux heures de pointe pour en prendre conscience.

Le tramway, c'est pas mal, mais c'est encore bien trop limité.

Ah, il y a aussi le Batobus, sympa et plaisant, mais il faudrait beaucoup plus de stations, bien mieux indiquées.

Alors, quelles solutions ?

Je ne suis ni le maire de Paris, ni celui d'un arrondissement, ni un député local, juste un simple usager occasionnel. Voilà ce que je pourrais préconiser en tant que citoyen lambda :

- Si on ne veut plus de voiture, il faut grandement améliorer les transports en commun, plus de lignes d'autobus, sur une plage horaire élargie ; des métros climatisés (ça évite des odeurs que je ne qualifierai pas), aux rames allongées (oui, je sais, les quais ne sont pas prévus pour ça, hélas) ; des trains qui ne soient pas des bétaillères où l'on s'empile parce qu'il manque une ou deux voitures, glaciales en hiver et invivables dès qu'il fait chaud (vous êtes déjà monté dans un train resté deux heures en plein soleil un jour de canicule ? Moi oui...) puisqu'il n'y a pas la moindre ventilation, qui partent et arrivent à l'heure, comme autrefois et ne soient pas tributaire d'un hoquet de la CGT ou d'un conducteur introuvable (comme ça se produit étrangement assez souvent).

Tout ceci à partir de l'existant. D'autres idées, sur des choses nouvelles ?

Oui, par exemple, faire comme à Dijon, avoir des minibus gratuits qui desservent les endroits les plus touristiques et les plus encombrés, comme le quartier du Marais par exemple, qui fonctionnent comme des navettes que l'on peut prendre, quitter, reprendre un peu plus loin. Ou encore mieux utiliser la Seine pour diversifier le système Batobus, avec des trajets plus étendus, plus en rapport avec les stations bus-métro voisines, qui utiliseraient des tickets de métro et non un paiement spécifique.

Mais ça coûte beaucoup trop cher tout ça !!! C'est vrai que pour les finances, il vaut mieux encaisser des parcmètres ou des tarifs de parking, sans oublier les amendes, qu'améliorer l'existant, créer de nouveaux emplois de conducteurs de bus-métro-navettes, et tenter de rendre la vie du parisien et de celui qui doit s'y rendre plus agréable !

J'ai omis de citer les taxis (voiture ou moto), parce que, d'abord, faut en trouver un, on n'est pas à New-York, et qu'ensuite, le coût ne peut correspondre qu'à l'inhabituel, pas à un transport quotidien. 

24 août 2016

Comme d'habitude...


On sait déjà que si l'on n'habite pas la région parisienne, ou la région PACA, ou encore une grande ville, il ne FAUT PAS être malade. Les médecins sont rares dans la France profonde, ils sont surmenés, surbookés, et ne peuvent donner de rendez-vous avant 15 jours au minimum, ce qui laisse le temps soit d'être guéri, soit d'être mort !

Et les dentistes, c'est pas mieux, surtout au mois d'août. Le premier contacté, où j'étais déjà allée, ne répond pas, sans doute encore en vacances. Le second ne prend pas de nouveaux clients, enfin, le troisième a été le bon, sous 8 jours, mais ça, ce n'est pas trop grave, à 20kms de chez moi, ce qui n'est pas trop grave non plus, tant qu'on peut conduire sa voiture.

Et je ne vous cause pas des examens plus compliqués, ou des consultations spécialisés, là, le délai est de 2 à 6 mois, dans le meilleur des cas. Ne surtout pas avoir d'empêchement le jour de votre rendez-vous avec l'ophtalmo, par exemple, sinon faudra attendre 3 mois au moins pour en avoir un autre. 

Oui, je sais, je n'ai qu'à ne pas habiter la campagne, on ne peut pas avoir à la fois la fibre, la 4G, les transports en commun, les médecins à 100m et..... Les petits oiseaux !

15 août 2016

Un certain Clementi

Muzio Clementi est un compositeur italien de la fin du XVIIIe siècle, bien injustement méconnu, sauf des apprentis pianistes qui ont tous joué plusieurs de ses sonates et sonatines. Parce qu'à la fin du XXe siècle, il faisait partie du cursus obligatoire de toute personne apprenant à jouer du piano. Quand on avait fini ses études, on l'oubliait immédiatement, d'autant plus qu'on ne l'entendait jamais en concert et que les enregistrements étaient bien peu médiatisés, même sur France Musiques.

Et quel dommage que ce compositeur ait vécu et produit, coincé entre Mozart et Beethoven qui lui ont fait tellement d'ombre qu'il en a quasiment disparu du paysage musical mondial.

C'est donc avec énormément de plaisir assorti d'une bonne dose de nostalgie que j'ai ressorti de sous la poussière un exemplaire des "Classiques Favoris", bible des apprentis pianistes des années 1950-1960 lequel fourmille de sonatines de Clementi. Vite au piano, pour faire un voyage dans le passé !

Do - mi do sol sol - do mi do sol sol sol fa mi ré do si do si do ré do si la sol

D'accord, ça manque de souplesse digitale et de pratique dans l'exécution, mais c'est toujours aussi frais, plaisant, aussi agréable à jouer qu'à entendre.

Alors, il serait temps de réhabiliter ce musicien injustement méconnu ! Tiens, au passage, est-ce que les jeunes qui apprennent aujourd'hui le piano jouent encore ces sonatines, ou est-ce passé de mode comme tant d'autres méthodes pédagogiques ? 

Voilà ce que ça donne , quand c'est joué par... Quelqu'un d'autre que moi !

Panne Facebook et addiction


Au matin du samedi 13 août, je jouais bien gentiment à mes jeux favoris sur Facebook, et, ayant une course à faire, je m'absente. Au retour, alors que j'allais reprendre mes activités ludiques, ça ne fonctionnait plus. Page blanche, plus de Facebook... Ah si, ça reprend, et j'en fais autant.

Jusqu'à ce que... Alors que j'étais dans l'attente de l'arrivée imminente des 4 poissons brésiliens qui allaient me permettre de faire un cadeau à l'indigène fermant l'accès à la 6ème zone (les joueurs de l'île de corail pourront seuls me comprendre), de nouveau en panne ! Et en panne de chez en panne ! Deux heures que l'écran est blanc sur l'onglet dédié, et que ce n'est (toujours..) pas réparé ! Comment va-t-on survivre ?

Et c'est là qu'on réalise ce qu'est l'addiction... Plus de jeu, plus de copines avec lesquelles on discute et on échange sur les jeux (normal, on ne peut les rejoindre que via Facebook), avec l'angoisse indescriptible de l'attente !!! Surtout quand le temps passe, et qu'on sait avoir une durée limitée pour certaines missions.

Quatre heures plus tard, la panne, non seulement ne s'arrange pas, mais elle s'étend, de l'Europe à l'Amérique du Nord, en passant par les grandes villes d'Amérique du Sud et du Japon. Toutefois, il y a des usagers qui ne voient rien d'anormal, et d'autres si. Il est vrai que tous les comptes ne sont pas sur les mêmes serveurs et que tous ne tombent pas en rideau en même temps.

Avant 17h, tout remarchait correctement. Et j'ai pu reprendre une vie normale !!! Sauf qu'avec tout ça, j'ai presque fini mon bouquin et que je n'ai plus rien à lire. Tiens, une autre addiction....

12 août 2016

Gymnastique informatique

Il me fallait un extrait sonore d'un discours d'Aristide Briand pour un exposé sur ce grand homme politique. Des textes ça ne manque pas, mais sa voix, l'entendre, c'est quand même mieux. Où trouver ça ? Sur Internet bien sûr, mais ensuite ?

Je trouve donc une vidéo, sur un discours prononcé à la SDN en 1929. En fait, l'audio m'aurait suffi d'autant plus que l'image sur la vidéo était fixe et sans intérêt. Impossible de la télécharger, ce n'était accessible qu'aux abonnés, dont je ne fais évidemment pas partie. On réfléchit...

Bon Dieu mais c'est bien sûr comme aurait dit un célèbre commissaire de police à la télé, il suffit de filmer avec le smartphone (*). Le temps (rapide tout de même) de se souvenir comment on faisait, je reste figée devant l'écran pendant les quelques deux minutes que duraient l'extrait. Me voilà avec un fichier vidéo de plus de 200 Mo sur le téléphone. Fallait le transférer sur l'ordinateur. En Bluetooth, c'est le plus pratique sinon le plus rapide.

Et maintenant ? Extraire la piste audio... La seule qui m'intéressait. Avec quoi vais-je faire ça ? VLC ? C'est que, je ne sais plus trop m'en servir, même s'il dort toujours dans un coin de mon disque dur, en plus il n'est pas à jour et ce n'est pas le moment de faire ça. Quoi d'autre ? Ah oui, Quick Time, ça, c'est simple d'emploi, et en deux coups des gros il m'extrait le son et en fait un fichier .m4a ! Oui mais c'est quoi ce format pas catholique ? Parce que le but final n'est pas de le lire uniquement sur ma machine, mais de pouvoir le faire entendre à une assemblée, donc, sur toute machine. Il me faut du mp3, ça, ça se lit partout et sur tout.

Convertir avec Itunes, ou avec un soft dédié, comme je le lis sur Internet après une recherche Google..... Bien trop compliqué ! Utiliser un convertisseur en ligne, voilà qui est pratique ! Et j'ai mon mp3 tout beau !

Certes, le son n'est pas parfait, mais l'original ne l'était pas non plus, il ne faut pas oublier que ça a été capté et enregistré avec les moyens de l'époque, il n'y a pas loin de 90 ans, c'est déjà bien beau que l'on puisse encore entendre la voix d'Aristide Briand, mort en 1932 même si le processus pour la récupérer est un peu tordu.

Aurais-je eu un magnétophone (je n'en ai plus depuis longtemps) pour enregistrer le son issu de l'ordinateur que ça ne m'aurait pas aidée à fabriquer un mp3.

Bon, c'est pas tout ça, mais maintenant, faut la préparer cette conférence au lieu de traîner devant son écran et de s'amuser à faire de la gymnastique informatique !

(*) Avec l'APN c'était pareil, mais je ne l'avais pas sous la main, pourtant, le transfert de la carte mémoire vers l'ordinateur aurait peut-être été plus rapide.

Au fait, quid des droits d'auteur ? Aristide Briand est mort depuis plus de 70 ans, de ce côté là, c'est bon. Quant aux preneurs de son il y a toutes les chances qu'il en soit de même...

9 août 2016

Ah si on pouvait....

Ah si on pouvait voyager dans le temps, dans le passé j'entends (*), voir comment on vivait au Moyen-Âge, ou sous Louis XIV.... Qu'est-ce qui nous surprendrait le plus ? L'habillement ? Les villes telles qu'elles étaient il y a quelques siècles ? La nourriture ? Peut-être pas... D'après les historiens, ce qui nous étonnerait le plus seraient les bruits et les odeurs !

Les bruits ? Mais en ville, il y en a des bruits, les voitures, les musiques qui sont partout, les trains ? Oui, mais autrefois, il y en avait aussi, des différents toutefois : les roues des carrosses sur les pavés, les cris des colporteurs, les travaux des artisans qui œuvraient toutes portes ouvertes, il suffit de relire Boileau et "Les embarras de Paris" :

Tout conspire à la fois à troubler mon repos,
Et je me plains ici du moindre de mes maux :
Car à peine les coqs, commençant leur ramage,
Auront des cris aigus frappé le voisinage
Qu'un affreux serrurier, laborieux Vulcain,
Qu'éveillera bientôt l'ardente soif du gain,
Avec un fer maudit, qu'à grand bruit il apprête,
De cent coups de marteau me va fendre la tête.
J'entends déjà partout les charrettes courir,
Les maçons travailler, les boutiques s'ouvrir :
Tandis que dans les airs mille cloches émues
D'un funèbre concert font retentir les nues ;
Et, se mêlant au bruit de la grêle et des vents,
Pour honorer les morts font mourir les vivants.

Et les odeurs alors ? Oh non, pas celles des particules plus ou moins fines des moteurs diesel, mais tant d'autres : les immondices jetées à même les rues, humaines et domestiques, les eaux croupissantes en l'absence d'égouts, et l'hygiène si sommaire de l'époque. Songeons que Louis XIV lui-même prenait seulement deux bains par an, le reste du temps, un peu d'eau de rose ou de parfum et c'était fini...

Qui se souvient de la bande dessinée Mickey à travers les siècles ? Quand, après avoir avalé une potion magique, juste en se cognant la tête, il allait dans une autre époque ? On la trouve où cette potion magique ??? J'en veux....


(*) Le futur m'intéresse nettement moins....

28 juil. 2016

On se marre (ou la paille et la poutre)


22h30 dans un bourg de province : un groupe d'ado à pieds et en vélo chassent le Pokémon l'œil rivé sur leur smartphone au risque de tamponner une voiture en stationnement ou tout autre obstacle. On soupire.... Dans quel monde qu'on vit ma pov' dame, tous des malades !

Et ce faisant, on se dépêche de retrouver son véhicule pour arriver à la maison le plus vite possible parce que... Faut vite aller échanger de l'huile d'olive contre des clous avec les copines, pour finir la mission du jeu qui est chronométrée... Surtout que l'une d'entre elles est à l'hôpital avec son ordinateur portable, et ne va peut-être pas pouvoir jouer toute la nuit. (*)

Pourtant on a passé l'âge de l'adolescence depuis bien longtemps et beaucoup sont mamies.... Donc, pendant que les petits enfants chassent le Pokémon, leurs grands mères s'éclatent en jouant sur Facebook, dans quel monde qu'on vit ma pov' dame !


(*) Au passage, j'ai découvert que certains hôpitaux offraient à leurs résidents une connexion Internet. Je me souviens quand les téléphones portables étaient interdits pour cause d'interférence avec les appareils de l'établissement..

Et l'illustration est un condensé des deux addictions !

26 juil. 2016

Misericordes sicut pater

Quelle grâce pour un prêtre âgé de mourir ainsi, assassiné par ceux que ses ancêtres auraient qualifié "d'infidèles", après avoir célébré la Messe...
« Seigneur ne leur impute pas ce péché ! » (Saint Etienne dans Actes 7:60)

Quelle lâcheté de s'en prendre à un vieillard qui, s'il n'avait été que blessé, aurait pardonné à ses agresseurs et aurait tendu l'autre joue...
« Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Luc 23:34)

Quelle difficulté pour un Chrétien de suivre les paroles de Jésus...
« Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent ». (Matthieu 5:44)

Et pourtant dans le Coran :

« Ne détruisez point la vie que Dieu a rendue sacrée. » (Sourate Al Isra XVII-33)

« Eloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés. Ne tuez personne injustement. Dieu vous l’a interdit. » (Sourate "Les animaux" VI-151)

Enfin :

« On ne doit pas gêner la liberté des hommes sous pretexte qu'ils veulent commettre des délits »

Qui a dit ça ? Madame Taubira ? Non.... Mirabeau !
    

24 juil. 2016

Et voilà c'est fini !


Quoi ? Le Tour de France pour cette année. Terminé les après-midi dans le canapé à survoler les villes, les champs, les montagnes, les châteaux ; terminé les sueurs froides en voyant descendre les coureurs à fond la caisse dans des routes étroites et glissantes ; terminé les espoirs des échappés qui seront ou non rejoints avant le dernier kilomètre ; terminée la vision de ces zozos qui courent à côté des vélos vêtus comme des sauvages... Terminé aussi l'été !

Comment, comment, mais l'été, c'est jusqu'à la fin de septembre... Oui, c'est vrai, mais j'ai toujours eu l'impression que quand le Tour arrivait sur les Champs Elysées, l'été s'achevait : les jours commencent à diminuer, il y a dans l'air je ne sais quel début de parfum d'automne, et même s'il reste encore de belles journées à venir, on en a déjà consommé une grande partie.

Certes, jusqu'au 15 août, on vit au ralenti avec des magasins fermés, des personnes injoignables, une circulation automobile diminuée, des places de parking partout, et on en profite, parce que dès la fin du mois les affaires reprennent avec la préparation de la rentrée des classes et les reprises de travail.

En attendant, on a fait un beau voyage dans notre beau pays. Et bravo aux vainqueurs, et aux autres aussi, faut le faire ce qu'ils font ! 

19 juil. 2016

Il fait chaud !

Il fait chaud, il va faire encore plus chaud, qu'est-ce qu'il fait chaud ! Oui, et alors, on est au mois de juillet, et quand il ne fait pas chaud au mois de juillet, ce qui arrive, on braille que c'est plus comme avant, que c'est la faute du réchauffement climatique, des pets des vaches, du président de la république, etc...

Et Météo France de renchérir : attention, 30° prévus dans x départements, prenez vos précautions, buvez, ventilez, surveillez les vieux... Et ceux qui profitent du mois de juillet, justement, pour "descendre" dans le Midi, voire en Espagne ou plus bas, pour avoir de la chaleur et du soleil, ce sont des malades ??

Que l'on n'aime ou pas la chaleur estivale (*), que l'on préfère les 15 petits degrés que l'on avait depuis le 15 mai, avec petite pluie quotidienne au cas où on aurait encore trop chaud, constater que l'été, en France, il fait chaud n'est quand même pas un scoop, c'est comme ça, normalement, tous les ans (**), et, dans les périodes historiques, il y avait encore plus d'écart de températures, aux dires des historiens.

Que dire alors des 40° de Ouarzazate (vu sur la météo du téléphone) et des 45° au Texas, qui tombent sur les épaules du malheureux touriste qui sort de l'aéroport (climatisé lui) de Houston ?

Ah le sacro-saint principe de précaution suivi à la lettre par Météo France qu'ainsi on ne pourra pas taxer d'indifférence et de légèreté  ! Surtout ne prendre aucun risque, de nos jours, c'est primordial, et, si vous ne suivez pas nos prescriptions de prudence, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous aura pas prévenus.

Alors, buvez beaucoup (d'eau, le whisky c'est moins efficace), prenez des douches fraîches aussi, et ne râlez pas dès que vous sentez l'air rafraîchi d'une climatisation (***). Si vous refusez d'avoir chaud en été, filez dans l'autre hémisphère, c'est l'hiver actuellement en Patagonie ou à La Réunion !

Après cet accès de mauvaise humeur, du à la chaleur certainement, je vais aller boire un grand verre d'eau fraîche !



(*) je fais partie des gens qui se liquéfient à partir de 25°
(**) Oui, je sais, en 1976 et en 2003, il a fait particulièrement chaud, d'autant plus que le printemps avait été, lui aussi, chaud et sec, ce qui aggrave les choses.
(***) En France la climatisation est accusée de tous les mots, angines, sinusites, rhumes, et autres indispositions, on se demande comment les Américains sont encore vivants, et pourquoi il est obligatoire depuis 2003 qu'il y ait au moins une pièce climatisée dans les maisons de retraite, à moins de vouloir estourbir plus vite les vieux...

14 juillet à Nice


13 juil. 2016

Quand la guigne s'en mêle

Consultation médicale à 10h, déjà remise une première fois pour cause d'une autre consultation, impérative celle-là, sous peine de devoir renvoyer le rendez-vous à six mois.

9h : coupure de courant. On téléphone à EDF (qui ne s'appelle plus comme ça d'ailleurs) : oui, il y a des travaux, ils devraient être finis à 15h.

15h ? Mais c'est pas possible, plus de courant = portail électrique qui ne s'ouvre plus, et comment je fais pour aller chez le docteur ?  (*)

Téléphoner au secrétariat du médecin, qui est en fait une sorte de centrale d'appel où l'on ne peut que prendre des rendez-vous, le reste, ils s'en fichent : Si vous annulez votre rendez-vous de ce matin, je ne peux vous en donner un que dans un mois (**) me dit un monsieur indifférent....

Va pour dans un mois, de toutes façons, je n'ai pas le choix, mais quid des médicaments dont la provision sera achevée bien avant ? Arrêter le traitement ? Demander que l'on m'envoie une ordonnance pour un mois ? Mais allez expliquer ça à un secrétariat qui ne fait pas guère d'effort pour aider les patients ? (***)

Mais heureusement qu'il y a le pharmacien, compréhensif et sympathique, dépannée en médicaments, et pour le reste, eh bien on attendra un mois, en se disant qu'en cas d'urgence il y aura les pompiers ou le SAMU ! Et la veille du jour de la consultation, je laisse mon portail ouvert, on ne sait jamais, si EDF avait l'idée de faire une intervention...

(*) Oui, il y a un moyen mécanique de l'ouvrir, mais faut remettre la main sur l'outil nécessaire, et comprendre comment on fait.

(**) Il s'agit d'un généraliste, pas d'un spécialiste, sinon, ça aurait été entre 3 et 6 mois..

(***) Où est le temps où on voyait une vraie secrétaire, en chair et en os, qui vous connaissait, qui savait filtrer les appels, qui aidait, qui conseillait ? Economies... Economies... En fait, un ordinateur et un logiciel adéquat feraient aussi bien qu'un secrétariat central ; on prendrait son rendez-vous sur Internet après avoir vu les jours et heures disponibles, on décommanderait de la même façon, et.... Sauf que sans électricité on n'a plus internet non plus, à part la 3G sur téléphone mobile, mais uniquement dans les grandes villes.


L'illustration de ce billet n'a rien à voir avec son sujet, c'est juste que j'ai trouvé ce logo très joli. Par contre, je ne sais plus à qui je l'ai volé. 

10 juil. 2016

Belles anciennes


Une belle exposition de véhicules anciens, nombreux, rutilants, bichonnés, avec quelques raretés, et quelques spécimens plus récents que les aînés regardaient avec une certaine nostalgie.

Au hasard : une Ford Mustang directement sortie du film de Lelouch, une AMI8, une grosse américaine d'avant la crise du pétrole, comme celles d'Elvis Presley à Graceland, une voiture de course type 24h du Mans sans la moindre bosse ou rayure, et plein d'autres dont je n'ai pas retenu tous les noms. Et toutes étaient arrivées par leurs propres moyens.

Beaucoup de classe dans l'ensemble pour ces véhicules de collection ! Laquelle de nos autos actuelles sera dans ce genre d'exposition dans 50 ans (au moins) ? Pas la mienne...


Beaucoup moins vieille, mais c'était le summum pour les jeunes friqués et qui aimaient conduire  (avant les limitations de vitesse...)

8 juil. 2016

Liesse générale

Jeudi 7 juillet, 23h : toute la France est debout ! On est en finale de l'Euro 2016. On, c'est-à-dire les joueurs, mais surtout ceux qui sautaient sur leur canapé en sirotant leur bière, et même les copines de jeux sur Facebook (moyenne d'âge plutôt élevée) qui s'égosillaient par écrit à grand renfort de smileys et autres auto-collants, en criant ON EST EN FINALE !

Quelques pisse-froid toutefois, curieusement des hommes en majorité, qui trouvent tout ça aussi puéril que ridicule alors qu'il y a tant de choses bien plus importantes en ce bas-monde... Mais justement, pour ceux qui ont des soucis dans tous les domaines, travail, santé, famille, n'est-ce pas une façon d'oublier pour un temps ?

Que demande le Peuple ? Panem et circenses a-t-il été répondu il y a bien longtemps... En plus, ça fait toujours plaisir de battre les Allemands parce que c'est rare et difficile, et que l'on a tout de même toujours un "certain" contentieux avec eux, autant historique qu'économique ! Avec les Anglais aussi d'ailleurs, mais pour d'autres raisons..

« Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, mais à la fin c’est toujours l’Allemagne qui gagne », eh ben non !

Avec tout ça, on n'est pas au bout de "nos" peines, parce que maintenant, va falloir affronter le Portugal. Il y a beaucoup de portugais en France, ils font partie du pays depuis si longtemps, ils devraient être très nombreux parmi les supporters pour la finale, et le vinho verde va couler à flots !

Bonne chance ou boa sorte comme vous voulez ou como você deseja !

7 juil. 2016

Je VEUX !

Nous avons tous déjà entendu ce genre de phrases prononcées par n'importe qui, n'importe où, et pas seulement devant un blanc sec au comptoir du bistrot le plus proche. Peut-être même les avons nous dites aussi.... Ou seulement pensées...

  • Je veux des rues propres mais j’ai deux chiens et je ne ramasse pas leurs crottes, c'est trop sale. 

  • Je veux que les jeunes soient respectueux mais mes petits chéris ont le droit de tout faire, ce n'est pas qu'ils soient mal élevés, évidemment, c'est qu'ils sont trop intelligents et hyper actifs.

  • Je veux une bonne éducation pour mes enfants mais les enseignants sont trop nombreux et ont trop de vacances ; en plus, je sais mieux qu'eux ce qu'il faut apprendre aux gosses et comment s'y prendre.

  • Je veux des subventions pour mon association mais je ne veux pas payer d’impôts, aux autres de le faire.

  • Je veux une ville vivante mais je n’y veux pas de jeunes, ils font trop de bruit avec leur musique de sauvages et leur motos.

  • Je veux vivre dans un quartier calme même si j’achète un appartement près d’une boîte de nuit, ou à proximité de l'aéroport parce que c'est moins cher.

  • Je veux habiter à la campagne loin de tout, mais je veux des transports en commun qui passent tous les quart d'heure.

  • Je ne veux pas de fonctionnaires mais je veux une ville parfaitement entretenue, des routes sans trous, des lieux publics impeccables.

  • Je veux des ralentisseurs dans ma rue, les voitures roulent bien trop vite, mais surtout pas devant chez moi, ça fait trop de bruit quand un camion y passe dessus.

  • Je veux que l'on conserve et que l'on restaure le château médiéval de mon village, mais je refuse toute augmentation des impôts locaux.

  • Je sais que la crise économique fait des ravages mais je ne veux pas voir de pauvres près de chez moi, et encore moins des immigrés.

  • Je veux vivre en démocratie mais je ne me déplace pas pour voter.

  • Les élus sont tous pourris mais je leur demande de me pistonner.


Je veux, je veux, je veux, 
le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière !

4 juil. 2016

Mauvaise humeur ou mauvaise éducation ?

Une assemblée d'une centaine de personnes, de tous âges, du nourrisson à la vénérable grand mère. Un repas à la bonne franquette, simple et convivial où il fallait aller se faire servir de ce qui avait été préparé, avec son assiette. On se lève de table pour s'y rendre mais.... Les enfants d'abord, nous dit-on ! Bien sûr, comme ça, quand les adultes pourront enfin déjeuner, les plus jeunes, qui auront fini, pourront courir entre les tables en poussant des cris de sioux pour la plus grande joie de tout le monde n'est-ce pas ?

Devant les regards réprobateurs des mères de famille, les quelques adultes téméraires et affamés ont battu en retraite vite fait ! Les malheureux, ils avaient oublié que l'Enfant était roi, devait être servi en premier pour pouvoir exprimer sa Liberté ensuite..

J'aurais plutôt suggéré que l'on invite les enfants à venir faire remplir une assiette afin de l'apporter en priorité aux personnes âgées, surtout celles qui ont du mal à se déplacer, les plus jeunes pouvant bien entendu être aidés par leur papa ou leur maman, et ne viennent prendre leur part, avec leurs parents et les autres adultes, que quand les aînés auraient été servis.

Mais je suis d'une autre époque..... Où les méthodes d'éducation des enfants étaient vraiment très différentes. 

27 juin 2016

Les entrailles de la bête

L'orgue est un instrument fascinant, par sa puissance sonore, ses possibilités harmoniques, et sa complexité pour coordonner mains et pieds, tout en modifiant les registres en fonction du morceau interprété. Si les orgues de fabrication récente ont vu leurs systèmes de registration modernisés avec l'électronique (on ne "tire" plus sur un registre, on appuie sur un bouton), les claviers et les tuyaux restent identiques à ce qui se faisait dans les siècles précédents, à part l'arrivée d'air dont la pompe est électrique et non plus manuelle.

Si l'on peut admirer de l'extérieur certains buffets d'orgue historiques à la décoration recherchée, si on peut, à condition de connaître l'organiste, monter jusqu'à la tribune et voir claviers, pédalier, tirants des registres, pédale d'accouplement ou tirasses, ce n'est pas courant de voir de près les entrailles de la bête !

Alors, quand vient le facteur d'orgue pour accorder les anches et effectuer les révisions nécessaires, il faut vite faire des photos !

L'instrument que l'on voit ici ouvert et désossé date du XIXe siècle, il comporte deux claviers, un pédalier et 20 registres. Il est entièrement mécanique (hormis le sommier auquel l'air est fourni par une soufflerie électrique). En dehors de la forêt de tuyaux de toutes les tailles, il possède un si grand nombre d'organes des plus minuscules aux plus volumineux qu'on se demande comment tout ça peut fonctionner sans casser, se fendre ou se coincer. On comprend beaucoup mieux le minutieux et hautement technique travail du facteur d'orgue et on imagine la complexité d'instruments comme les grandes orgues de Saint Sulpice ou de Saint Séverin !



À l'intérieur, une forêt de tuyaux

Le buffet d'orgue, côté droit, avec les tirants des registres en haut

Le buffet d'orgue vu de face, avec la machinerie des pédales

25 juin 2016

Du miel !

Une dame d'un certain âge, affligée d'une hémiplégie droite, va au bureau de tabac pour faire des jeux. Au moment de partir, avant de payer pour ses achats, elle se ravise et demande à la commerçante : "Donnez-moi aussi un carnet de miel"... Étant juste derrière elle, j'ouvre grand mes oreilles, parce que d'habitude, je n'achète pas du miel chez le buraliste, et quand j'en achète, c'est en pot et pas en carnet. La marchande comprend parfaitement, elle, et tend un paquet de cartes à gratter en annonçant : "Ça vous fera 150 euros". La dame tend sa carte bancaire, mais elle ne fonctionnait pas. On recommence deux fois, et ça ne fonctionnait toujours pas. Elle entreprend alors de sortir son porte-monnaie de son sac ce qui n'est pas forcément facile quand on n'a qu'une seule main valide, et finit par en sortir des billets...

Elle avait 150 euros en argent liquide sur elle, au moins, parce que je n'ai pas vu le restant du contenu de sa bourse.

Elle remet le porte-monnaie dans le sac qui ne fermait pas et sort du magasin. Je me suis dit que si un malfrat quelconque avait vu ça, il n'aurait pas eu grand mal à prendre le sac de la dame sans avoir à lutter !

Espérons pour elle qu'elle va gagner plein de sous avec son carnet de miel et... Qu'elle ne les transportera pas tous dans la rue et dans son sac ouvert tenu par sa seule main utilisable.

20 juin 2016

Economie ludique

Alors qu'on discutait dans un groupe de joueurs sur Facebook de l'opportunité ou pas d'acheter (avec sa carte bancaire) certains bonus, les avis divergeaient, comme c'est toujours le cas quand ce sujet est abordé. Certains disant que jamais ils ne paieraient pour des jeux gratuits, d'autres étaient plus nuancés expliquant qu'ils acceptaient de donner quelques sous, déjà parce que ça les arrange pour le jeu, et aussi pour rétribuer les développeurs grâce auxquels on passe de bien agréables moments. Quelqu'un est alors arrivé dans la conversation et a expliqué (je le cite intégralement) :

"En reversant 2,8 milliards de dollars aux développeurs, Facebook rémunère une activité qui touche 20% des utilisateurs du réseau social.

Le jeu est en passe de devenir une activité très lucrative sur Facebook. En effet, le réseau social vient d’annoncer qu’il a versé 2,8 milliards de dollars aux développeurs des jeux conçus pour son site. Pourtant, cela ne concerne que 200 jeux disponibles. Créer un jeu pour Facebook est donc très rentable !

Le jeu sur Facebook est une tendance qui se développe avec désormais quelque 250 millions de joueurs, soit 20% des utilisateurs du réseau social. D’ailleurs, Facebook a tout à gagner dans le développement de ce créneau, car cela pousse les utilisateurs à rester encore plus longtemps connectés."

Voilà un éclairage intéressant, qui explique bien des choses. Déjà se dire qu'il y a 250 millions de joueurs (sur environ 200 jeux), rend son addiction personnelle infiniment moins grave ! Mais plus sérieusement, les éditeurs de jeu sont tributaires de leur succès : un jeu qui marche "fait marcher" Facebook qui engrange donc de nouveaux adhérents donc de nouvelles recettes publicitaires, donc la rétribution des concepteurs augmente. D'où leur intérêt à se démarquer de la concurrence en offrant des jeux intéressants, amusants, bien réalisés, sans bugs, qui tiennent en haleine le joueur longtemps, et qui l'inciteront à inviter de nouveaux amis.

Par contre, un jeu qui ne marche pas, qui ne fait pas le plein de joueurs pour diverses raisons, trop difficile ou pas assez, mal foutu ou qui plante trop souvent sera vite abandonné des joueurs qui l'ont essayé, et sera supprimé puisqu'il ne sera pas rentable, ni pour l'éditeur, ni pour Facebook.

Intéressante la nouvelle économie des nouvelles technologies, n'est-ce pas ?

17 juin 2016

Lola

Ce matin, j'ai décidé d'aller faire mes courses au bourg voisin. C'est très bien les commandes par internet livrées à domicile, mais parfois on a envie de voir fruits, légumes et viandes en vrai, pour mieux choisir. Le bourg étant distant d'une dizaine de kilomètres, j'utilise mon égo-mobile pour m'y rendre. Elle est là, devant ma porte, et elle connaît très bien ma voix ; je n'ai qu'à lui dire "Bonjour Lola" (oui, elle s'appelle Lola) pour qu'elle ouvre immédiatement ses portes.

Je m'installe dans un siège confortable, Lola ferme la portière. Je lui indique ma destination et lui précise de m'emmener au plus près de la rue principale. Elle me répond OK, avance et lance un rayon invisible pour ouvrir le portail.

Sur l'écran qui est devant moi, je choisis d'écouter le concerto pour clarinette de Mozart d'une simple pression sur la liste de mes œuvres préférées qu'elle a l'habitude de me présenter. Son habitacle est tout à fait isolé des bruits extérieurs, et comme son moteur est totalement silencieux, c'est un vrai bonheur de profiter de la quadriphonie quand on est aussi bien installé.

On arrive très rapidement. Lola s'arrête, ouvre la portière, je sors et lui dit "Au revoir". Elle referme la portière et s'en va se garer au parking le plus proche. Je n'ai plus qu'à musarder dans la rue, regarder les boutiques, faire mes courses, prendre mon temps. Une fois ceci fait, je pose mon sac à mes pieds, et sors de ma poche mon mini-terminal. Il suffit d'appuyer sur un bouton et Lola revient me chercher là où je me trouve.

En revenant, je pense à ce que me racontaient mes parents, qui vivaient au début du XXIe siècle : ils devaient "conduire" eux-même leur voiture, avec trois pédales, un volant et des clignotants pour tourner ; ils devaient faire attention aux autres véhicules, aux piétons, aux vélos ; ils devaient régulièrement mettre un liquide malodorant dans le réservoir de leur auto en allant le chercher à une pompe loin de chez eux ; ils devaient tourner plusieurs fois dans les rues afin de trouver une place pour garer leur véhicule, quand ils ne recevaient pas une amende pour s'être arrêté là où il ne fallait pas....

Je me demande s'ils n'exagéraient pas un peu quand même, parce que ça paraît totalement invraisemblable tout ça ! 

9 juin 2016

"Il se peut que tu aimes la marine française, mais la marine française te dit m..."

Les îles du Frioul et le château d'If, vus depuis Notre-Dame de la Garde
Ah Marseille ! Grand beau temps, chaleur (un peu trop à mon goût), excellente bouillabaisse, chauffeurs de taxi marrants, de belles perspectives, la mer toute bleue, le ferry boat qui est maintenant électrique, même qu'Escartefigue en aurait avalé son dentier, les belles demeures du Roucas Blanc, et la Bonne Mère qui regarde tout ce petit monde s'agiter et faire du bruit, du haut de son haut clocher. 

Suite du billet précédent

A l'aller, pas de rhinocéros sur la voie, mais train retenu à Rouen pour attente d'une correspondance, puis un peu plus loin, à Sotteville, par des grévistes qui faisaient un sitting sur les rails. Une demi-heure de retard au départ, mais ce fut bien rattrapé et il n'y avait plus qu'un quart d'heure à l'arrivée.

Au retour, rien à signaler jusqu'à Versailles, mais là, une belle association d'inondations, de coulées de boues sur la voie, et de "régulation du traffic" ont fait que le TGV s'est transformé en TPV (train à petite vitesse), et qu'il y a eu une heure de retard à l'arrivée.

Une indemnisation ? Mais oui, c'est possible, si le train a plus de 30 minutes de retard, mais il faut aller à l'accueil de la gare d'arrivée et faire la queue pendant.... Comme on a déjà une heure de retard, on ne va pas en rajouter une seconde, et on ne va pas chercher son enveloppe...

Quand on vous dit que de nos jours, il est inutile d'aller au bout du monde chercher l'aventure et les péripéties de voyage, il suffit de prendre le train, odyssée garantie !

5 juin 2016

Contretemps

Voyage à Marseille prévu de longue date, billets de TGV pris, hôtel réservé, il ne reste plus qu'à prévenir le taxi qui doit nous conduire à la gare, à 40 kms de notre domicile.

Oui mais, c'était sans compter sur les soubresauts syndicaux. Grève illimitée aux Chemins de Fer, avec prévision d'un tiers de TGV, ou de la moitié, ou de moins, ou de plus, parce que le problème est qu'on n'en sait rien... La loi dit que tout gréviste doit se déclarer comme tel 48h à l'avance pour que l'on puisse indiquer aux usagers les trains qui roulent et ceux qui sont supprimés.

La Loi ? Quelle loi ? Qu'est-ce qu'on en a à faire de la loi ? On fait la révolution pour le bien des autres, nous, pas pour nous, puisque nous avons un travail assuré, et la sécurité de l'emploi, pour votre bien voyons... On fait grève POUR tout le monde ! Ou contre tout le monde ???..... Ah non, c'est vrai, c'est contre le Gouvernement... J'oubliais, ah je plains les pauvres ministres qui subissent les grèves de train ou de métro, et qui n'ont ni avions ni essence dans leur voiture pour se déplacer, on se demande comment ils font....

Donc, la veille du départ, on ne sait toujours rien, on le saura peut-être en se déplaçant jusqu'à la gare la plus proche, au plus tôt vers 18h, soit quelques heures avant le départ, c'est très pratique pour prévenir un taxi ou annuler l'hôtel (qu'il faudra payer de toutes façons, puisqu'on aura dépassé les délais d'annulation). Le site Internet n'est pas à jour, le serveur vocal non plus, ce sont les employés administratifs de la SNCF qui le disent eux-mêmes, la seule solution pour savoir est de prendre sa voiture (heureusement que l'essence est à peu près revenue) et d'aller au guichet. Mais le plus sûr serait d'aller à l'heure dite à la gare de départ et de voir s'il y a ou non un TGV qui s'arrête. Et s'il n'y en a pas ? Eh bien vous rentrez chez vous ! Comment ? Ah ça, c'est pas notre problème, il y aura bien un TER qui passera dans la journée pour vous ramener plus près de chez vous, que diable....

On imagine un service hospitalier qui fonctionnerait comme ça : vous arrivez aux urgences avec un AVC ou une crise cardiaque, ou même seulement une douleur incoercible ; nous sommes en grève, une infirmière sur trois en moyenne, un médecin sur trois en moyenne, mais on ne peut pas vous dire, là, pour l'instant, s'il y en aura de disponible, peut-être tout de suite, peut-être dans quelques heures, on ne peut rien vous promettre, vous verrez bien...

.............

Passage à la gare le plus proche, l'employée confirme et affirme que le train que nous devons prendre n'est pas supprimé, donc... Il n'y a plus qu'à attendre demain matin pour en être tout à fait sûr, et là on pourra souffler... En espérant qu'il n'y aura pas un éléphant sur la voie, une caténaire en rideau, une panne d'aiguillage, des gens qui se promènent sur les rails, etc.

Quid du train du retour ??

On verra bien, avec la SNCF, c'est le suspens et l'aventure assurés !

2 juin 2016

Et une arnaque de plus !

Je reçois un mail en provenance d'une amie que je connais bien me disant :

J'aimerais te parler, es-tu disponible par mail?  En attente de te lire 
au plus vite.

Je lui réponds immédiatement en lui disant que je peux lui parler par mail quand elle voudra, d'autant plus que nous avions quelques détails à régler pour la semaine prochaine.

Message suivant :

Merci pour ton courriel. Je vais très mal après avoir oublié mes affaires (mon téléphone,carte de crédit, argent) dans un taxi ici où je suis actuellement pour 4 jours .  je souhaite également que tu gardes ce mail pour toi uniquement pour ne pas inquiète mon entourage. Y'a t'il un buraliste non loin de toi?

Elle doit quand même être bien remuée, parce que pas même un bisou final comme d'habitude... Et si on oublie son sac dans un taxi, le chauffeur s'en aperçoit normalement, surtout qu'il a bien fallu sortir l'argent pour le payer, c'est louche ça.. Elle sait bien qu'habitant la campagne, je n'ai pas de buraliste sous la main, c'est très louche ça... Tiens, pourquoi signer de son nom de famille et pas de son prénom comme d'habitude ? C'est vraiment très très louche...

Je réponds en lui disant que je n'ai pas de buraliste sous la main, et lui demande ce qu'elle veut chez ce commerçant. J'insiste, j'attends la faille.

Troisième message :

Je voudrais urgemment recharger ma carte afin de pouvoir régler  mes frais de déplacement et assurer mon retour . J'aimerais s'il te plaît, que  tu  me  viennes en aide en  m'achetant chez le buraliste juste 8 coupons de rechargement PCS MASTER CARD de 250 € puis transmets moi les codes RECH de chaque  coupon de rechargement ,je te rembourserais dès mon retour
Je reste dans l'attente de tes nouvelles.

Et la faille s'est ouverte ! Je n'ai évidemment pas répondu, et, comme par miracle, les mails ont cessé d'arriver !

En tous cas, elle les attendra les nouvelles, enfin, pas mon amie que je vais mettre au courant rapidement du piratage d'adresse mail dont elle a sans doute été victime, mais l'individu qui a n'a pas su réussir son arnaque jusqu'au bout. "Juste 8 coupons de 250 euros....". Là, c'est l'erreur, parce que demander 2000 euros pour survivre, c'est beaucoup trop et c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ou qui met le feu aux poudres, comme vous voulez.

Mauvaise pioche mon gaillard, la prochaine fois, faudra pas avoir les yeux plus gros que le ventre ! Et être plus subtil aussi, mais n'est pas Arsène Lupin qui veut !