26 mai 2024

Angoisse existentielle

ce n'était pas mon premier
 mais mon préféré

Je suis partie de chez moi ce matin, et c’est en arrivant à destination que j’ai réalisé que j’avais oublié mon téléphone à la maison ! Horreur… Malheur….. Enfer et damnation ! Qu’est-ce que je vais devenir ? En fait, je n’en avais absolument pas besoin là où j’allais, et n’attendais pas de message ou d’appel particulier, mais… Il n’était pas dans mon sac ! Et si j’en avais eu besoin ? Et si ma voiture tombait en panne ? Et s’il arrive quelque chose sur la route ?? Mais… Comment faisait-on avant ? Au fait, c’est vrai, on faisait comment ? J’ai eu mon premier téléphone mobile en 1997, mais j’ai vécu avant ! 


On utilisait les cabines téléphoniques, nombreuses autrefois, qui fonctionnaient avec des pièces. Actuellement, on a infiniment plus de chances de trouver un quidam avec son smartphone à la main qu’une cabine téléphonique ! Ou alors, s’il y avait une urgence, on entrait dans un café, plus nombreux que maintenant… Mais quand y avait-il urgence ? C’était rare heureusement, et on s’en sortait toujours. Et on ne partait pas de chez soi avec l’angoisse de ne pas pouvoir joindre quelqu’un de partout ! 


Nous sommes vraiment devenus inféodés à nos nouvelles technologies, totalement dépendant, drogués, incapables d’imaginer ne plus les avoir là, sous la main.. Et on se dit qu’il n’y pas que le téléphone mobile, il y a aussi Internet sans lequel on ne peut plus rien faire, et le four micro-ondes indispensable dans la cuisine… Comment faisaient nos aïeux ? Et nous quand nous étions jeunes (pour ceux de ma génération) ?


Si, à l’instar de Mickey qui, quand il recevait un coup sur la tête, changeait d’époque, nous devions nous retrouver ne serait-ce qu’au 19ème siècle, nous ne vivrions pas bien longtemps !

 

18 mai 2024

L'avenir le leur dira

En cette période de l’année, les jeunes qui quittent le lycée choisissent la voie qu’ils veulent prendre pour amorcer leur vie professionnelle. Beaucoup de facteurs s’interposent entre leurs désirs et leurs possibilités autant intellectuelles que matérielles. De longues études dans une famille proche de la précarité seront difficiles, une grosse carence en mathématiques bloquera des études scientifiques ou médicales, etc.. Et on se souvient de sa propre jeunesse, où on se demandait ce qu’on pourrait/voudrait bien faire dans la vie.

J’aurais voulu être gendarme quand j’étais jeune, mais c’était impossible, il n’y avait, à l’époque, pas de femmes dans la gendarmerie, et de toutes façons, je n’avais pas les 1m70 requis. Quoi d’autre ? Etre médecin, oui, mais il fallait passer le cap de la première année, où les mathématiques étaient très importantes, et là, ce n’était pas possible, j’étais plus que mauvaise, j’étais carrément nulle en maths. 


Plus tard, alors que je travaillais déjà depuis de nombreuses années, je me disais que j’aurais bien aimé être agent immobilier, ou gérer une agence de voyage, deux domaines qui m’ont toujours intéressée, mais c’était trop tard, et je ne pense pas que j’aurais eu les capacités requises.


Par contre, je sais très bien ce que je n’aurais jamais pu faire : du Droit par exemple, le langage juridique est pour moi quelque chose de mystérieux d’autant plus que les mots employés ont une toute autre signification dans le langage courant. Un acte authentique, une minute, une grosse, etc… Certes on peut en dire autant du vocabulaire médical, mais au moins, les mots, souvent complexes, ne sont pas utilisés dans la conversation quotidienne (*) avec un autre sens. 


Au passage, en rapport avec ce qui a été dit ci-dessus, je n’aurais pas pu non plus être commerçante, j’aurais été incapable de rendre la monnaie, n’ayant jamais su compter !


(*) A l’exception de la douleur « exquise » qui n’a pourtant rien de jouissif puisqu’il s’agit de la douleur aigüe, fulgurante, caractéristique de l’appui sur un trait de fracture récent par exemple.

 

16 mai 2024

De la simplicité dans les nouvelles technologies

Un nouveau téléphone. En fait, j’en avais déjà un, qui me convient tout à fait, mais, n’ayant plus de ligne fixe, j’en souhaitais un autre, simple, sommaire, qui sache juste téléphoner, afin d’avoir un appareil de secours ; un accident, perte, casse, etc, est vite arrivé, et après, c’est la panique.

Donc, je prends le moins cher, le plus simple, avec l’abonnement minimal sans internet. Il arrive vite, en 48h il était là, avec son câble de chargement et sa carte SIM. Et les problèmes commencent ! Parce qu’en fait, si j’ai un mobile depuis 1997, j’ai toujours la même carte SIM qui a circulé dans les nombreux appareils acquis depuis, et c’est toujours l’opérateur qui l’a transférée, je n’avais donc jamais fait ça, et ne comprenais absolument pas comment m’y prendre.


Une visite sur Internet, question posée : « comment insérer une carte SIM dans le mobile XXX ? »

Voilà la superbe réponse :

Retirez le cache arrière de votre XXX 000

Placez la carte SIM  dans le logement de carte SIM


Oui monsieur, je retire le cache ça je sais faire, mais ce que je vous demande c’est justement comment on place la carte sim dans son logement… Voyant que je n’y arriverais pas, je fonce chez l’opérateur, et là, en deux coups des gros, la dame insère la carte, fait le nécessaire pour l’activer, et me dit que dans quelques heures l’appareil sera opérationnel. Merci ! (*)


Donc, on commence par le recharger, mais maintenant, c’est la mode, il n’y a plus de liaison possible avec le câble sur une prise électrique, uniquement en USB. Ce n’est pas la première fois, j’ai un autre appareil qui est dans ce cas, mais j’ai pu utiliser pour lui un ancien chargeur qui permet de brancher la prise USB sur un adaptateur secteur. Parce que, des prises de courant, il y en a dans toutes les maisons, mais des prises USB ? Certes, il y en a dans la voiture, il y en a aussi sur l’ordinateur. Sauf qu’on n’est pas toujours en train de rouler en voiture, et que l’ordinateur, quand c’est un Mac récent, n’a pas d’anciens ports USB, il faut donc brancher le téléphone sur l’adaptateur qui héberge déjà pas mal d’anciens matériels. Et surtout, l’ordinateur n’est pas toujours branché 24/24h, donc, il faut calculer son coup pour recharger son téléphone…. 


En fait, il faudrait que dans toutes les maisons il y ait des prises USB partout, mais techniquement, sur quoi s’alimenteraient-elles ? Des « transformateurs » électriques ? Ce n’est pas le plus simple, non ? Alors, pourquoi imposer ce type de câble ? Parfois la « technologie » est l’ennemi de la simplicité.


(*) Hum… Enfin… Au bout de plusieurs heures, alors que Mr Bouygues m’avait annoncé que ma ligne était ouverte, le téléphone ne voulait rien savoir, d’abord, c’était « impossible de rejoindre le réseau mobile », et ensuite « code PIN non reconnu par la carte SIM »…. On réfléchit, on récupère un vieux réflexe windowsien et on reboote l’objet, enfin, on l’éteint et on le rallume. Toujours pas reconnu ? Ah mais, on va voir ce qu’on va voir, j’utilise le code PUK, puis je lui donne le code PIN, et il accepte ! Fallait « réinitialiser » ce fameux code pour qu’il en veuille bien.. Simplicité, vous avez dit simplicité ? 


12 mai 2024

On aura tout vu !

Autrefois, il y avait le papier journal à utiliser dans les toilettes (qui étaient au fond du jardin, c’est bien connu), puis on a eu le P.Q. en papier (d’où ces initiales), qui finissait dans les dites toilettes, et maintenant, dans un grand souci écologiste, on a… Le tissus à essuyer (ce que vous savez) ! Ben voyons, c’est vrai que pour fabriquer du papier hygiénique, faut de la cellulose du bois je suppose, plus le carton au milieu du rouleau, plus le plastique qui entoure les rouleaux, et ce n’est pas bon du tout pour la planète. 


Ah bon ? Parce que ces « lingettes » c’est mieux ? Il va falloir les laver, donc, consommer de l’eau, de l’électricité, de la lessive qui pollue, où est le gain pour la planète ?


Ah mais, on me dit que ces lingettes sont là pour s’essuyer après avoir utilisé une douchette. Parce que toutes les toilettes que vous avez pu utiliser, chez vous, à l’hôtel, chez des amis, etc. Toutes sont équipées d’une douchette ? Personnellement je n’en ai vu qu’une seule fois dans ma vie, alors que j’ai pourtant pas mal voyagé, c’était au Maroc ! Accompagnant des toilettes à la turque… Rien n’est parfait ! 


Dites, si on arrêtait un peu de rigoler ? Parce que toutes ces billevesées nuisent grandement au mouvement écologiste ce qui n’est certainement pas son but ultime pour les élections à venir. 

 

3 mai 2024

Le parcours du combattant

Tiens, un mail de la Sécurité Sociale, me disant qu’il me faut aller sur mon « espace santé » pour prendre connaissance d’un document. Ah bon ? On y va 


* Saisir le numéro de sécu : ça, c’est pas trop dur un truc qu’on sait par cœur ;

* Son identifiant : on ressort l’épais carnet où sont répertoriés tous les ID et tous les passwords indispensables pour aller quelque part ; 

* Son mot de passe, ça va avec le précédent ;


Mais c’est pas fini, faut maintenant le numéro qui figure sur l’arrière de la carte vitale, lequel est effacé depuis bien longtemps (ils pourraient changer les cartes de temps en temps, non ? ), faut ressortir le carnet magique. C’est bon là ?


Non, pas encore, il faut attendre un SMS où figure un numéro à inscrire…. Donc, avoir le smartphone pas loin, pour avoir ce numéro.


Ouf, c’est fini, on est arrivé à bon port, tout ça pour apprendre qu’hier, mon médecin traitant a envoyé un truc qui ressemble à A340, qui doit représenter la feuille de maladie, ce qui ne m’apprend rien, je sais très bien que je suis allée en consultation hier…. 


Moralité : il faut se souvenir de l’endroit où est planqué le carnet des ID, passwords, et autres trucs, sous peine de ne plus pouvoir accéder à quoi que ce soit !


Faut-il pleurer ou faut-il en rire ?

 

2 mai 2024

Dyscalculie ?

Nature morte... de synthèse

Oui, je suis atteinte de cette grave maladie dont le symptôme principal est que le sujet atteint est affligé d’une nullité crasse en mathématiques. Et ce n’est pas nouveau, dès l’école, j’ai ressenti les premiers effets dévastateurs de cette affection. Pour émerger, il m’a fallu arriver en terminale, où, à l’époque, on faisait de la géométrie dans l’espace, et ça, ça me parlait, je comprenais enfin quelque chose (*). 


Mais avant… Je me souviens des affres de la trigonométrie. J’avais eu le malheur de demander un jour à mon prof de maths à quoi servait la trigonométrie, je m’étais récupéré un « taisez vous mademoiselle, vous n’avez pas à savoir ça, vous feriez mieux d’apprendre votre cours »… Et les sinus et cosinus, avec leur copine tangente sont restés de parfaits inconnus pour moi jusqu’à…… Je devais avoir une quarantaine d’années, quand j’ai voulu apprendre des rudiments de programmation informatique, et que, cherchant à dessiner un cercle sur l’ordinateur, la lumière se fit, aveuglante, étourdissante, ah voilà à quoi ça servait la trigonométrie (c’est un exemple) ! Mais il était trop tard, bien trop tard pour rattraper le retard.


Cette nullité en maths, ce boulet que je trainais et que je traine encore, m’a empêché d’exercer le métier que je souhaitais exercer, et me gêne encore, même dans les jeux, quand il faut calculer combien il faut planter d’harmonius pour obtenir le nombre de cœurs sombres demandés (**). Oui, je prends la calculatrice, mais trouve encore le moyen de raisonner faux et de me tromper…. Irrécupérable vous dis-je !


Il y a un excellent article sur ce sujet dans Le Figaro Magazine de la semaine dernière, où des psychologues et des chercheurs expliquent que s’il n’existe pas dans le cerveau une « bosse des maths », il y a certaines prédispositions chez certains sujets, à confondre l’espace et le temps, à cause d’un environnement à tendance littéraire qui ne les y prépare pas, mais il y a aussi une carence dans l’enseignement des mathématiques. En effet, les méthodes en vigueur ne sont valables que pour ceux qui n’ont pas de problèmes (c’est le cas de le dire..), mais totalement inefficaces pour ceux qui en ont. Donc, rien ne semble avoir changé depuis que j’ai quitté le lycée, soit … plus de soixante ans.. Oui, j’ai posé l’opération avec papier/crayon, et, à l’aide de mes doigts, j’ai fait la soustraction !!


(*) Quand je faisais de l’image de synthèse je retrouvais quelques vieilles notions de géométrie dans l’espace (voir l'image d'illustration)

(**) Ceux qui ne jouent pas à Coral Isle 2 ne peuvent pas me comprendre !!

 

25 avr. 2024

Venise for ever

J’ai lu sur Aujourd’hui en France qu’il allait être instauré une sorte de péage pour les touristes qui viennent passer une journée à Venise, d’un montant de 5 €, afin de lutter contre la prolifération touristique qui est néfaste à cette ville fragile. C’est une petite somme, qui risque fort de ne décourager personne, mais qui permettra au moins de réparer Venise, endommagée par le temps, et aussi par le tourisme de masse. Il paraît qu’en saison on se marche sur les pieds sur la place Saint Marc, et que ça devient invivable… Ces restrictions ne concernent pas seulement Venise, mais d’autres endroits aussi, comme certaines calanques près de Marseille, où l’afflux de visiteurs nuisait grandement à la faune et à la flore locale. Là, il n’y a pas de droit d’entrée, mais un quota de touristes qui ne sera pas dépassé par jour.


Ah Venise, j’y étais allée dans les années 70, en septembre, mais n’y étais restée que deux jours, parce que notre circuit de visite passait par là, et qu’il ne fallait pas manquer cette occasion. Après avoir laissé la voiture au parking, et avoir pris un vaporetto, ma première impression a été très mauvaise, c’était sale, pas entretenu, je comparais avec Bruges que je connaissais bien, et je me disais que je préférais largement cette cité lacustre du Nord.


Toutefois, le charme vénitien a joué, et, en repartant en direction du parking, je me suis retournée et me suis dit in petto que je me promettais d’y retourner.


Six mois après c’est ce que nous avons fait, cette fois avec le train de nuit, et pour un séjour d’une semaine. En une semaine, du Rialto au Palais des Doges, de Burano à Murano, de San Giorgio Maggiore à Torcello, nous avons arpenté de jour et de soirée cette ville aussi étonnante qu’originale, au point d’en avoir usé une paire de chaussure ! Mais c’était avant le tourisme de masse, il était facile d’être seul dans les ruelles, j’ai même emprunté seule le Pont des Soupirs un matin ! Mais c’était il y a longtemps, un demi-siècle, et les choses ont bien changé maintenant.


Faut-il s’en plaindre en stigmatisant ce tourisme de masse dévastateur ou s’en féliciter en se disant que de plus en plus de gens peuvent voir ces trésors ? 

 

22 avr. 2024

Encore un truc qui m'agace

Suite à un post précédent concernant les appels téléphoniques filtrés par des robots, du genre taper 1 pour… Taper 2 pour… Il y a autre chose qui m’agace dans les nouvelles technologies. 


Un organisme a des documents à m' envoyer et à me faire signer, et me propose de me les envoyer par mail avec signature électronique. Si je ne veux pas ce système et souhaite un envoi postal, ils ne peuvent pas refuser, mais…. Je peux attendre une ou deux semaines, quand ce n’est pas plus, parce que photocopier quelques pages, les mettre sous enveloppe, affranchir, apporter à la poste, eh bien, ça demande… Un certain temps, c’est fatigant, et ça coûte beaucoup plus cher en temps et en argent, donc, on traîne, jusqu’à ce que l’usager, de guerre lasse, finisse par accepter la solution électronique. 


Je sais bien que le courrier postal n’est plus très fiable, que les préposés ne passent pas forcément tous les jours dans nos campagnes, surtout en période de vacances, que les lettres se trompent de temps en temps de boîte, et arrivent ailleurs, mais quand même…. Forcer les gens à s’équiper d’objets divers pour réceptionner mails et fichiers, et à imprimer eux-mêmes les documents dont ils ont besoin, m’agace grandement, pour le principe, même si ça ne me dérange pas vraiment, vivant en symbiose avec mon ordinateur !

 

De la complexité

Autrefois, au siècle dernier, quand on achetait ou vendait un bien immobilier, c’était simple, en dehors de l’obtention d’un crédit ce qui n’est pas mon propos ici. Un compromis de vente, avec toutes les mentions légales en vigueur, tenait une une feuille de papier recto-verso.


Maintenant, il faut rajouter plein de choses, en vrac :

* Les mérules ;

* L’amiante ;

* Le plomb ;

* L’éventualité d’une zone à risque sismique ou d’effondrement ;

* Les tests énergétiques ;

* Les termites ;

* La pollution locale ;

* L’éventualité de bruits connus, aéroport par exemple ;

Et j’en oublie certainement… Le tout tenant sur 25 pages recto-verso !


Le tout faisant l’objet d’études, de tests, d’enquête longue et complexe, qui rendent la procédure, elle aussi, longue et complexe.


Faut pas s’étonner s’il y a une pénurie de logement, les propriétaires qui ont des biens à louer, hésitent et rechignent devant cette technocratie, les acheteurs ne doivent pas être pressés, et les vendeurs non plus, 


Pour soi-disant, protéger un acquéreur, on a pondu des normes pseudo-écologiques qui freinent plus qu’elles n’aident le marché à prospérer. 

10 avr. 2024

Tout s'améliore, même les vieilles !

Mon iMac tout neuf va très bien, mais mon vieux disque externe, encore plus vieux que l’ancien IMac, a rendu l’âme, et il me manquait pour les sauvegardes de certains trucs. J’utilisais une clé USB, vétuste elle aussi, que je devais brancher à un hub pas tout neuf non plus, et dont la fiabilité était douteuse. J’avais aussi une souris filaire, branchée sur le même hub, parce que les prises USB du Mac sont toutes des USB-C que bien entendu mes outils ne connaissent pas, et je n’avais qu’un seul adaptateur. 


Donc, il me fallait, un hub avec fiche USB-C sur lequel je pouvais mettre le disque dur externe, l’imprimante, et, quand j’en ai besoin, le lecteur de DVD. Il me fallait aussi un disque dur externe, évidemment, et tant que j’y étais, une souris sans fil. J’étais réticente, ayant toujours eu des souris filaires, plus fiables pour jouer aux jeux type Match Three, mais faut bien évoluer d’autant plus que la mienne se bloquait souvent, m’obligeant à la débrancher et la rebrancher pour qu’elle fonctionne. 


Non, je ne suis pas allée chez le revendeur dédié Mac, parce qu’il est difficile de stationner là où il est installé, mais chez Darty. Le vendeur était compétent et m’a bien conseillée, un peu étonné de voir une vieille dame qui savait tout à fait ce qu’elle voulait… Depuis le temps que j’entends dire que les vieux ne comprennent rien à l’informatique, alors que les jeunes étaient à l’aise… Sauf que je n’en étais pas à mon premier ordinateur quand j’ai effectué ma première connexion à Internet quand beaucoup de « jeunes » n’étaient pas encore nés !


Le plus compliqué a été de défaire les emballages, parce que pour le reste, aucun souci. J’en ai profité pour mettre en service le clavier livré avec l’IMac, que je ne « voulais » pas utiliser, parce que j’aimais bien mon grand clavier.. Et maintenant, il n’y a plus de fils qui se promènent partout sur mon bureau, c’est beaucoup plus « clean », même que je trouve la souris rudement bien, comme quoi, on peut toujours vaincre ses préjugés !

 

3 avr. 2024

Nostalgie

Quand je pense à tout ce que je savais faire sur un ordinateur… Autrefois, et que je ne sais absolument plus faire maintenant, ça me flanque le vertige !


Autrefois donc :

* Je faisais de l’image de synthèse avec POV, en ligne de commandes ;

* Je manipulais Emacs facilement, c’était de loin mon éditeur de texte préféré, et je faisais tout avec, les éditions en LaTeX, les articles de Wikipédia, etc..

* Je savais me servir de Linux, même si, à l’époque, ce n’était guère facile ;

* J'étais capable de faire des cours sur Word ;

* Je ne loupais pas la moindre manifestation touchant au logiciel libre ;

* Et sans doute bien d’autres choses… 


Seulement depuis, je suis passée au Mac, 7 ans avec un portable, où j’avais encore assez de vieux restes pour continuer les manipulations d’images, et l’utilisation d’Emacs, suivis de 10 ans avec un iMac 27’  (et maintenant, avec son semblable). Je commençais déjà à préférer utiliser ma machine que de passer mon temps à surveiller ses entrailles, et sur Mac, tout est tellement facile, depuis l’installation d’un logiciel en deux clics, jusqu’aux paramétrages réseau, en passant par des utilitaires aussi faciles qu’agréables à utiliser, et ça a été le début de la fin !


Maintenant, je ne sais plus rien faire à part jouer, ça, je sais toujours, utiliser un éditeur de texte (TextWrangler ou TextEdit sont loin de valoir Emacs, mais tellement plus simples..), faire des courriers avec Page (plus rarement des tableaux), et c’est à peu près tout… Si, hanter Facebook parce qu'il regorge de jeux que j'aime bien. 


La facilité d’utilisation d’un Mac n’est pas tout, il y a aussi l’âge, plus on vieillit, moins vite on apprend et moins on a envie d’apprendre, mais quand je vois tous les livres sur l’étagère, tant utilisés avant, que je n’ouvre plus depuis longtemps, eh bien… La nostalgie se réveille !

 

26 mars 2024

On fait comment ?

Ça commence par « taper 1 pour… taper 2 pour… etc », et on finit, au bout de quelques minutes, par tomber sur un humain, oui, ça existe encore, mais c’est une race en voie d’extinction !


Donc, pour régler un truc administratif, l’humain (qui est souvent d’ailleurs unE humainE) indique qu’il faut lui envoyer une photocopie de la carte d’identité, et un autre document, par mail, par exemple, mais on peut aussi utiliser le format papier, à la rigueur (encore heureux..). Sinon, pour tout autre renseignement, installer l’appli adéquat sur son smartphone, ou se rendre sur le site et créer son « espace client ». Donc, on récapitule :


- Il faut une imprimante qui servira de photocopieur ;

- Il faut un smartphone (non, pas un truc qui sert seulement à téléphoner, voyons..) avec une mémoire suffisante pour installer une appli ;

- Il faut un ordinateur, l’ordinateur pouvant être remplacé par le smartphone ou une tablette avec la restriction ci-dessus, et c’est quand même beaucoup moins confortable ;

- Il faut évidemment une connexion internet.


Alors, comment on fait quand on n’a pas tout ça ? Parce qu’on ne peut pas se les offrir, ou parce qu’on ne sait pas s’en servir, ou parce qu’on n’est trop vieux pour se mettre à ces nouvelles technologies si on n’a pas baigné dedans depuis longtemps ? (c'est dans ce cas qu'on apprécie d'avoir hanté un club informatique pendant un quart de siècle)


Eh bien, on ressent gravement les dégâts de la « fracture numérique » ! 


Une nouvelle maison de retraite se construit non loin de chez moi, j’espère qu’il ont pensé à fournir le wi-fi dans toutes les chambres !!

 

24 mars 2024

Ma chère aide à domicile

Si vous vous occupez d’une personne âgée, afin qu’elle puisse rester chez elle et ne pas terminer sa vie dans une institution, vous pouvez avoir une aide à domicile, mais à quel prix ? Voilà un ordre d’idée : pour une demi-heure chaque jour (dimanche et jours fériés inclus), avec deux jours par semaine à une heure, pour une toilette complète, il vous en coutera 600 euros par mois…. Mais, me direz-vous, vous pouvez avoir des aides au financement, l’APA, l’Aide Personnelle à l’Autonomie, qui dépend du département et est octroyée sous conditions : revenus, degré de perte d’autonomie, etc.. Un dossier est alors élaboré par les services compétents, et le résultat est… Lamentable ! Pour une personne appartenant à la classe moyenne, aveugle et paralysée des membres inférieurs, il est « offert » une aide de … 10% du coût des prestations, il vous reste donc 90% à votre charge, soit plus de 500 euros à débourser tous les mois. 


En fait, quand on est un français moyen, on est toujours trop riche pour percevoir une aide significative, il faut vraiment frôler la misère pour y avoir droit, mais dans ce cas, on est beaucoup trop pauvre pour envisager ce genre de prestation. 


Soyons cynique : entre les soins palliatifs notoirement insuffisants qui auraient bien besoin d’être multipliés, les tarifs prohibitifs des maisons de retraite et les aides financières faméliques, on comprend mieux pourquoi en haut lieu on envisage de légaliser le suicide assisté, ça ferait faire de belles économies !


P.S. Au passage je félicite les personnels de l'aide à domicile, pour leur gentillesse, leurs compétences, leur patience, alors qu'elles sont certainement fort mal payées. 

 

19 mars 2024

Le prix de la tranquillité

Eh bien, ce n’est pas simple de mourir, enfin, de mourir si, c’est naturel, mais pour celui ou celle qui reste, c’est le parcours du combattant ! 


Déjà il faut organiser les obsèques, les services funéraires font ça très bien, à condition d’avoir les moyens, il faut compter un minimum de 5000 euros et encore si on n’a pas de désirs particuliers. Les fleurs ? De ça, j’en ai déjà parlé dans le post précédent.


Mais c’est ensuite que ça se complique. Il y a tous les organismes à prévenir, à grand renfort de courriers, coups de téléphone, récupération de pièces administratives diverses, en essayant de ne pas se tromper et de ne pas en oublier. Certes, il y a des organismes qui peuvent faire tout ça pour vous, et qui se chargent de tous les détails et autres relances, mais là aussi, ce n’est pas gratuit, compter environ 500 euros pour prix de la tranquillité !


Je plains mon héritier, qui n’est déjà pas en ligne directe, qui habite loin, et qui va devoir se coltiner tout ça…


S’occuper de tout ça remplit l’esprit et évite de penser à autre chose ? Pas faux… C’est peut-être même fait exactement pour ça.

 

12 mars 2024

Quand même...

Il faut être riche pour mourir ! Quand on perd un être cher et que l’on organise ses obsèques, on découvre avec effarement la somme qu’il va falloir dépenser. 


Le cercueil, même le moins cher, avec des ornements basiques, le creusement de la tombe, on commence à dépasser les 5000 euros, sans qu’il n’y ait d’exigences particulières, ni de fioritures extraordinaires. 


Mais ce n’est pas tout… Les fleurs, par exemple, une gerbe que l’on posera sur le cercueil ni trop grande ni trop haute, dépasse allègrement les 100 euros, et s’approche plutôt des 200…. Une coupe avec quelques plantes et quelques fleurs atteint les 50 même si ce n’est pas le plus grand modèle. Et si, quelques temps après, on veut mettre une pierre tombale (laquelle est obligatoire de toutes façons), là on repart pour dépasser les 5000 euros !


Comment voulez-vous faire jouer la concurrence ? On n’est pas dans les meilleures dispositions d’esprit dans ces moments là, et les prestataires le savent, d’autant plus que c’est un marché captif, ils ne manqueront jamais de clients ! Alors, on ne discute pas, on tente seulement de limiter la casse en limitant certaines offres sans intérêt, et on a hâte d’en finir, ce ne sont pas des moments agréables et gratifiants, au contraire. 


Alors, j’imagine une concession au Père Lachaise (on m’avait parlé de 10.000 euros..), un cercueil en bois rare, une profusion de fleurs fraîches, etc… Du grand luxe ! Quand on voit déjà ce que peuvent coûter des obsèques dans le cimetière d’un village de campagne où il y a déjà une concession. C’est un peu choquant n’est-ce pas ? Et on se demande comment les gens qui ont déjà du mal à vivre font pour mourir dignement.

 

8 mars 2024

Un petit nouveau

Mon cher IMac a cessé de fonctionner, après plus de 10 ans de bons et loyaux services. Il tournait de 8h du matin à 23 heures, toujours fidèle jusqu’au jour où il a décidé de prendre une retraite bien méritée. Privée de mon principal jouet, de ma principale source de distraction, il m’a fallu très très vite le remplacer. 


Commandé le mardi, il est arrivé le vendredi le petit nouveau. Bon, il ne fait que 24 pouces, Apple ne fait plus les 27 pouces, sans doute trop imposants pour leur clientèle. On s’en contentera. Déballage, branchement, mise en route, tout s’est fait à toute allure, j’ai immédiatement retrouvé mes « petits » et mes chères habitudes. J’ai aussi, bien entendu, retrouvé mon jeu préféré et mes copines de jeu, et me suis précipitée pour y jouer et les retrouver.


Comme tout est simple de nos jours, mes souvenirs de Windows et de Linux sont anciens, certes, et les deux ont du évoluer vers la simplicité depuis, mais là, sur le Mac, tout est fonctionnel pas plutôt allumé. Je suis encore bien loin d’avoir tout découvert, mais pour l’instant, j’ai absolument tout ce qu’il me faut, on verra ensuite s’il est nécessaire d’installer autre chose (un autre éditeur de texte que Textedit qui n’est pas terrible ?), mais en l’état, je peux reprendre toutes mes activités comme avant. 


Alors, rendez-vous dans 10 ans ?