11 févr. 2014

Des nouvelles de Pearl's Peril


Eh bien ça gronde sérieusement chez les habitués de ce jeu (sur tablette ou sur Facebook) ! En fait, pour les joueurs qui y jouent depuis longtemps, qui sont donc arrivés au dernier chapitre, et qui attendent l'ouverture du suivant, il ne reste plus que 6 emplacements disponibles sur l'île ce qui représente encore environ 6 mois de jeu... Mais sans doute que les concepteurs aimeraient que le jeu ne finisse jamais, ou le plus tard possible, parce qu'ils ont modifié les règles... Maintenant, le moindre ornement demande plusieurs jours pour se construire, et un nouveau bâtiment a besoin de 6 jours pour être finalisé. Sachant que chaque construction (ornement ou bâtiment) apporte des fleurs une fois achevé, et que ces fleurs permettent de passer le niveau supérieur, on comprend vite que plus il faut attendre, moins vite on remplira les derniers emplacements de l'île.

Ce coup de frein est très mal ressenti par les joueurs qui se répandent en commentaires plus ou moins désagréables dès que l'éditeur poste une image ou pose une question. Est-ce la même chose pour les nouveaux joueurs ? Ceux qui viennent de découvrir le jeu et commencent à aménager leur île ? Je n'en sais rien, mais j'espère que non, sinon, ce n'est pas en les faisant poireauter pendant une semaine entre chaque possibilité de jouer qu'ils vont continuer à le faire.

C'est quand même étrange de la part de Wooga de modifier les règles ainsi. Déjà qu'ils ne savaient sortir qu'un chapitre par semaine, sans doute débordés par leur succès et la progression trop rapide des joueurs les plus fidèles, au lieu de chercher à améliorer la cadence de conception, ils préfèrent freiner les joueurs, au risque de les perdre... Et de perdre par la même occasion les ressources publicitaires induites. Manquent-ils de personnel ? Ou se disent-ils que les "vieux" joueurs sont tellement accros qu'ils vont suivre quand même ? Et quid des nouveaux qui ne vont pas rester longtemps à ce rythme de tortue ? Il y a tellement de concurrence dans ces jeux si nombreux que ce n'est pas gagné d'avance.

Enfin, ils doivent avoir leurs raisons et c'est vrai que je ne comprends pas grand chose à l'économie, numérique ou pas ! Mais ce qui est surtout amusant, c'est de voir l'indignation des joueurs, qui en viendraient presque à oublier ... Qu'il s'agit seulement d'un jeu !

7 févr. 2014

Go west gentleman


I have wandered over a good part of the Territories and have seen much of the varied scenery of the Far West, but that of the Yellowstone retains its hold upon my imagination with a vividness as of yesterday. The impression then made upon me bu the stupendous and remarkable manifestations of natures's forces will remain with me as long as memory lasts.

Thomas Moran

C'est toujours un plaisir de préparer un long voyage. Même s'il s'agit d'endroits déjà connus, que l'on a hâte de revoir, tout en en découvrant de nouveaux. Donc, on repart vers les USA, pour la ... quatorzième ou quinzième fois ? Go west gentleman ! Pourquoi être si attiré par ce pays ? Et vouloir toujours retourner dans des lieux où on est déjà allé ? Parce que c'est un pays aussi immense que fascinant ! Le Grand Canyon, l'Arizona et ses saguaros, l'Alaska et ses glaciers, Monument Valley et ses rochers rouges, et bien d'autres lieux fantastiques, incredible, comme ils disent. Et aussi parce que c'est un pays facile à vivre, facile à visiter et à arpenter en voiture, ou en avion. On trouve une multitude de motels tout au long de la route, flanqués de leur General Store, de leur pompe à essence et de leur restaurant : Food, Gas and Lodging partout (*), c'est pratique.

Cette année, ce sera un grand classique : New York, où nous sommes déjà allés trois fois. C'est d'ailleurs par là que nous avons fait connaissance avec l'Amérique, en 1991. Mais comme nous n'y sommes pas retournés depuis l'an 2000, bien des choses ont changé. Ensuite, une région inconnue, le Dakota du Sud, avec les Black Hills, le mont Rushmore, les Badlands. Puis, un retour à Yellowstone, parce que c'est un endroit fabuleux, qui mérite de nombreuses visites (ce sera la troisième..), et qui est si vaste (c'est grand comme la Corse) qu'il y a toujours quelque chose à voir ou à revoir : les geysers, les painted rocks du canyon de la rivière Yellowstone, les eaux aux improbables couleurs et aux odeurs sulfureuses, les boues qui bouillonnent, le lac et ses formations volcaniques, Mammoth Hot Springs et ses vapeurs, sans oublier les bisons. Cette fois, comme nous y allons plus tard en saison que les fois précédentes, on devrait y avoir un peu moins froid (c'est à 2000m et il y neige beaucoup), et c'est tellement vaste que dès que l'on a dépassé le Visitor's Center, on ne devrait pas être gêné par les autres touristes, plus nombreux certainement qu'au début du printemps. Retour ensuite par Chicago, une ville que l'on ne finit pas d'explorer, une des plus belles villes d'Amérique du Nord.

Certes, les distances sont très grandes, et il est indispensable de faire une partie des trajets en avion (**), mais pour le reste, la conduite est confortable, les routes sont larges, les parkings aussi, les autochtones sont calmes au volant, et les cartes sont tout à fait claires. Le plus difficile est de ne pas s'emmêler les pieds dans les échangeurs arachnéens aux abords des grandes villes, mais ça peut toujours se contourner en évitant d'aller loger en plein centre ville de Denver ou de Houston.

Et même si on fait effectuer plus de réservations d'hébergements qu'à l'époque où on partait entièrement à l'aventure sans savoir la veille où le lendemain nous mènerait, et même si on ne fait plus 7000 kms en voiture pendant 3 semaines, on se réserve quand même une petite part d'aventure et de découverte.

Maintenant, va falloir dérouiller l'anglais touristique (***), juste pour pouvoir lire les panneaux, commander la pitance au restaurant, et acheter un T-Shirt ! Pour les valises, on a encore quelques mois pour y penser...



(*) Sauf en Alaska, mais là, ce sont surtout les routes qui ne sont pas nombreuses. 

(**) En train, c'est pas mal non plus, mais il faut du temps, quand on pense que pour aller de New-York à Niagara et faire donc 600 kms, il faut... 11h ! 

(***) Plus facile quand même que l'espagnol en Argentine, surtout quand on n'a jamais appris l'espagnol ! 

L'image d'illustration représente le canyon de Yellowstone, peint justement par Thomas Moran

4 févr. 2014

Un bon jeu

Ecran d'accueil de Monsters Busters, plus on monte, plus c'est difficile

Grand amateur de petit jeux en Flash (sur Facebook), j'en ai testé des dizaines... Dans le genre Bejeweld, Zuma, Bubbles, Solitaire, Objets cachés, etc. Comme il s'en publie tous les jours, on a le choix.

Donc, un bon jeu doit :
  • Avoir de jolis graphismes, de bon goût (pas comme Candy Crush Saga..)
  • Une musique agréable (ou facilement débrayable si elle est trop lancinante ou trop pénible)
  • Des bruitages non agressifs et si possible rigolos, c'est mieux, et ça facilite le jeu

Il doit aussi :
  • être compréhensible, il faut qu'en cliquant sur "jouer" on puisse jouer immédiatement, sans avoir à comprendre une règle du jeu plus ou moins compliquée, même si on peut découvrir au fur et à mesure de la progression, quelques boosters utiles, ou quelques astuces.
  • Avoir une bonne ergonomie, un chargement rapide, pas de bugs.

Il doit enfin :
  • Ne pas être décourageant : si on bute sur de trop grosses difficultés dans les 10 premiers niveaux, on abandonnera rapidement.
  • Mais ne pas être trop facile non plus, sinon, on se lassera très vite. C'est un compromis difficile à trouver, entre les niveaux trop élémentaires, qui sont trop simples et se passent trop vite, et les complications insurmontables qui feront vite fait regarder autre chose. On n'est pas là pour "se prendre la tête", mais pour s'amuser !
  • Ne pas demander une trop grande rapidité, sinon, ce n'est plus un jeu c'est un truc stressant, donc, à l'opposé d'un amusement.
  • Il ne doit pas non plus nécessiter de l'argent (carte bleue) pour avancer, ou un trop grand nombre de parrainages d'amis, comme "Jelly Splash", pour avancer, sinon, forcément, on n'avancera pas (à moins d'être une escouade à y jouer quotidiennement, comme pour Pearl's Peril). Le mieux est de demander quelques heures pour continuer. On attend, en jouant à autre chose, et on sait qu'on pourra toujours continuer, sans blocage irrémédiable.

Certains jeux font un grand usage (je ne parle pas de Pearl's Peril qui est une saga de longue haleine s'étalant sur de nombreux mois), on y joue depuis longtemps, on y joue souvent, histoire de se détendre, jusqu'à ce qu'on en trouve un aussi amusant et qu'on délaisse l'ancien au bénéfice d'un petit nouveau qu'on découvre.

Parmi ceux que je préfère (actuellement..), il y a Monsters Busters, un joli jeu, à la difficulté très progressive, où il faut parfois jouer plusieurs fois la même scène avant de le vaincre, mais où on y arrive toujours. Il est plein d'humour, ne demande que quelques heures d'attente pour passer un niveau, et quelques minutes pour récupérer des vies. Il demande astuce, stratégie et patience ! Un très bon jeu.

Comment ça, je ne fais que jouer ? Ben non... J'écris aussi des articles de blog !!

Le niveau 237 de Monsters Busters

1 févr. 2014

Les pieds dans la boue

Voilà ce que donne le chantier par temps.... humide !

Dans la vie trépidante d'un délégué à la Communauté d'Agglomération locale, il y a plusieurs facettes fort différentes les unes des autres. Les conseils communautaires, qui peuvent durer de longues heures, où l'on survit parfois difficilement au milieu des listes de chiffres, et des diatribes idéologiques de certains ; le fort intéressant travail en commission, où l'on apprend beaucoup, et où le petit comité (forcément, ce sont des réunions de travail, sans la presse, donc, ça n'intéresse pas certains...) rend les discussions fructueuses et constructives ; les inaugurations et autres cérémonies de voeux ou similaires, suivies d'un buffet aussi somptueux que mortel pour le tour de taille ; les visites des installations diverses, allant du centre aéré pour les petits à la station d'épuration, etc.. Et il y a aussi les visites de chantier !

Ces chantiers sont très variés, du tout à l'égout qui démarre dans une commune, à l'aménagement d'une zone commerciale, en passant par les premières pierres d'une médiathèque. La seul point commun de tout ça est que ça se déroule toujours dans la boue, ce qui est normal en fait pour un chantier en cours. Alors, imaginez une dizaine de conseillers communautaires, mâles et femelles, crapahutant entre poutrelles, tas de sable et gadoue... Les plus dégourdis ont pensé à glisser une paire de bottes en caoutchouc dans leur coffre de voiture, les autres tentent de sauver leurs chaussures et leurs bas de pantalon, et... tout le monde s'amuse bien en fait ! C'est à qui trouvera le chemin le plus sûr pour aller d'un point à un autre pour tout voir sans se retrouver le fondement dans la gadoue, mais sans s'arrêter de discuter avec les autres, même s'il y a un vent de tous les diables, même s'il pleut.. Et dans ce genre de visite, fort technique, il n'y a jamais de petits fours à la sortie... (*). 

Le résultat... Et encore, ceux-là avaient des bottes !

Comme quoi, il y a un certain héroïsme à être élu local ! Avis à tous ceux qui vont se présenter devant les électeurs à la fin du mois de mars.


(*) D'ailleurs, les visites hivernales de chantier devraient être suivies de distribution de vin chaud aux valeureux participants.

31 janv. 2014

La maison de Balzac


Faut la grimper la rue Raynouard quand on part de l'arrêt de bus proche de la Maison de la Radio ! Ce n'est pas que ce soit bien loin, mais que Passy est en pente ! Quand on arrive, on voit sur la droite une petite maison à flanc de côteau, avec un jardin autour, toute perdue au milieu des immeubles qui n'existaient pas au moment de sa construction, d'où on voit la tour Eiffel, qu'évidemment Balzac n'a pu connaître.

Là, dans des pièces assez exiguës, sont rassemblés de nombreux souvenirs de ce monument de la littérature du XIXe siècle, forçat de l'écriture comme dirait Gérard Gengembre : des autographes, des sculptures et peintures, des objets personnels, ainsi que son cabinet de travail. Assez vite visité, certes, mais fort intéressant, tant on a l'impression d'y voir vivre Balzac, trimant à écrire pour tenter d'éponger ses dettes dans un décor très typique de son époque.


Il paraît qu'il avait choisi cet endroit parce qu'une porte dérobée donne sur une ruelle, la rue Berton, qui existe toujours et qui est tout à fait surprenante, en plein Paris. Il ne faut pas manquer, en sortant de la maison, de prendre un escalier qui y descend, et de l'emprunter jusqu'au bout. On a l'impression de faire un voyage dans le temps !

La porte donnant sur la rue Berton

La rue Berton

Le bout de la rue Berton
Contrairement au musée du billet précédent, celui-là, appartenant à la Ville de Paris, est gratuit et il est tout à fait autorisé d'y faire des photos !

30 janv. 2014

Le musée des arts ludiques


A l'emplacement d'anciens docks, le long du quai d'Austerlitz, proche de la gare, se trouve un lieu tout neuf, à l'architecture improbable, nommé "Cité de la mode et du design", vaste programme ! Et là, dans un espace dédié (je cite) à l'art contemporain issu de l'entertainment, se déroule une fort intéressante exposition sur "Pixar,  25 ans d'animation". De la lampe qui s'inclinait déjà en 1986 jusqu'à Rebelle, en passant par En-haut, Ratatouille, ou Monsters, tous les concepts, toutes les techniques des studios Pixar sont expliquées à l'aide de croquis, dessins, extraits de films ou d'interviews.

C'est là qu'on voit la quantité de travail nécessaire pour réaliser un film d'animation ! Déjà imaginer une histoire, créer des personnages que l'on dessine avec diverses expressions, faire la même chose en 3D, appliquer des textures élaborées, imprimer quelques maquettes avec une imprimante 3D, créer les décors, réfléchir et réaliser les textures et les éclairages..... Enfin, un boulot de romains ! Mais quel résultat aussi !

Quand on sort de cette exposition, on aimerait pouvoir se précipiter au cinéma pour voir ou revoir un de ces chefs d'œuvre d'animation, à la lumière de tout ce que l'on vient de découvrir.

Quelques petits défauts dans ce jeune musée :
- Le prix du billet, 14 € est un peu prohibitif, les cartes postales coûtant 1,50 € pièce ....
- Il est strictement interdit de prendre des photos, même sans flash, le comble pour un musée consacré à l'image
- Il faut éviter d'y aller le mercredi, le week-end et pendant les vacances scolaires sous peine d'être envahis de kids courant et vociferant !

24 janv. 2014

Une auto qui fait tout toute seule ?

Oui, il paraît que ça existe déjà, voilà qui est bien... Il paraît aussi qu'il y en a certaines qui savent trouver une place et se garer seules aussi ! Voilà qui est encore mieux... Parce qu'aller quelque part en voiture, ce n'est pas trop compliqué, surtout quand il s'agit de descendre à la "ville" qui n'est pas une capitale, mais y poser son véhicule à moins de 3 kms à pieds de l'endroit où on doit aller, là, c'est plus coton, surtout pour quelqu'un dans mon genre qui n'a jamais fait qu'un seul créneau parfaitement réussi, le jour du permis de conduire, il y aura bientôt cinquante ans..

Il faut que je trouve une place en épi, assez large toutefois, ou alors le long d'un trottoir mais avec un bateau devant ou derrière, ce qui limite sérieusement les possibilités, même en jouant sur les horaires les moins chargés. Alors, dire à ma petite auto : "Merci de me trouver une place et de t'y mettre correctement, je ne peux pas t'aider, tu feras forcément mieux que moi" et d'attendre qu'elle s'exécute, ça, ce serait l'Amérique (*) !

Sans oublier les parkings souterrains où l'on doit utiliser un chausse-pied pour glisser son véhicule entre deux autres, en ayant de préférence un toit ouvrant pour en sortir sauf à être d'une minceur famélique. Quitter son véhicule à l'entrée du parking et lui disant : "Va te garer, je te préviens quand j'ai fini" et au retour, l'appeler, avec son smartphone par exemple, pour lui dire, "Je t'attends devant la sortie" et le voir arriver....

Tout ça, ce n'est pas de la science-fiction, ça existe déjà, pas sur tous les modèles, certes, mais ce n'est plus de l'utopie. Et si en plus, l'auto (électrique évidemment, pour le silence) pouvait aller seule d'un point à un autre, tandis que j'écouterais, béate, l'aria de Zaïde de Mozart, par exemple, eh bien je signerai tout de suite... Sauf que là, je crains d'être partie ailleurs, là où on n'a plus besoin de voiture, avant de pouvoir en profiter !

Au fait... ça existe déjà depuis longtemps, ça s'appelle une limousine avec chauffeur !! "Firmin, conduisez-moi au marché, et débrouillez-vous pour garer ce mastodonte là où vous voulez !". Mais ce n'est pas dans mes moyens, et puis, s'encombrer d'un humain...


(*) Encore que dans l'Ouest Américain, le problème ne se pose pas, tout étant surdimensionné, si les voitures sont larges, les places de parking le sont aussi, et sont assez nombreuses pour qu'il n'y ait pas de problème particulier. Même moi je n'y ai aucun souci de stationnement, c'est dire !!

22 janv. 2014

Une page se tourne

Je réalise que je ne sais plus me servir d'Emacs (sinon pour de l'édition toute bête parce que ça, mes doigts n'ont pas oublié)... Que je vivais sur mon acquis, que je ne savais plus rien modifier, que je ne comprends plus rien au code Lisp et à la configuration du .emacs, pourtant indispensable pour utiliser dans toutes ses possibilités cet éditeur de texte qui m'accompagne depuis de si nombreuses années.

Le pire, c'est qu'en faisant des recherches sur Internet pour des trucs de coloration syntaxique et autre frappe de caractères spéciaux, je suis tombée sur un tutorial que j'avais moi-même écrit, à l'époque où je savais bien l'utiliser, et.... Je n'ai rien compris à ma propre prose !! C'est désolant, désespérant, d'avoir tant perdu ! J'ai l'impression que je devrais tout réapprendre, avec les bouquins, et autres tutoriaux, mais je crois que je n'y arriverais plus. Quand je pense à tout ce que je faisais avant.... Avec ce fantastique couteau suisse, j'ai même fait de l'IRC et lu des mails avec Rmail, et là, je suis infoutue d'installer un mode.el (tout du moins de lui dire où le trouver), et ne parviens pas à trouver la solution pour taper [ ou }} alors que sur tout autre programme ça marche parfaitement.

Des éditeurs de texte sur Mac OS, ça ne manque pas, des plus ou moins sophistiqués, des simples et des complexes, mais... Ce n'est pas Emacs auquel j'étais habituée depuis une quinzaine d'années. Et ça me rend toute triste ! Comme la perte d'un vieil ami.

Eh bien, en tous cas pour les éditions wikipédiennes (pour le simple texte, Emacs fonctionne toujours), on va essayer TextWrangler, ou Komodo, ce dernier ayant même une coloration syntaxique pour PoVRay (que je n'utilise hélas plus non plus), mais pas pour MediaWiki le bougre.. Ou d'autres, ça ne manque pas, et on verra bien qui sera le remplaçant.

Et c'est là qu'on réalise tout ce qu'on a oublié, PoVRay dont j'ai déjà parlé, mais aussi LaTeX qui m'a pourtant enthousiasmée pendant fort longtemps, mais ce que l'on ne pratique plus s'oublie rapidement hélas, et plus le temps passe, plus il est difficile de s'y remettre, surtout quand on n'en a plus l'usage. Disons qu'en étant optimiste, on peut aussi se dire qu'on apprend sans arrêt de nouvelles choses, qu'on découvre de nouveaux horizons, et que la curiosité est quand même toujours en éveil, faut bien se consoler comme on peut...

Heureusement que j'utilise The Gimp depuis... la version 1.x et que je n'ai jamais cessé, quel que soit l'OS ou la version de ce programme, sinon, j'aurais été totalement incapable de modifier l'image d'illustration !

18 janv. 2014

Le petit nouveau est arrivé


Ce n'est pas sans une certaine émotion qu'on va chercher le nouveau compagnon, celui qui vous accompagnera pendant de longues années et avec lequel on passera une grande partie de son temps. Il est beau, il est grand (27 pouces, c'est confortable), il marche bien et maintenant, il ne reste plus qu'à le découvrir...

Déjà, installer les indispensables, Emacs évidemment, que peut-on faire sans lui... Puis, Firefox, puis Gimp, puis Colloquy pour retrouver ses copains. Tiens, pour ce dernier, il refuse une installation "normale", en disant qu'il ne peut pas installer un soft dont il ne connaît pas l'origine. Certes, l'Apple Store "vend" un cient IRC, même si ce n'est que 3 euros, il n'y a pas de petit profit.... Mais la ruse est prévue par le système, et l'installation est possible, heureusement. Firefox et Gimp, là, ça ne l'a pas dérangé.. Voyons voir, quels sont les autres indispensables ?

Ensuite, retrouver ses habitudes, configurer ses softs habituels, replacer ses onglets, se régaler de jouer en plein écran, se dire qu'il va falloir se pencher sur ce nouveau Finder qui ne ressemble à rien de connu, et comprendre pourquoi l'imprimante fonctionne alors qu'elle n'a pas les bons drivers...

Enfin, faudra se pencher sur les logiciels Apple, en particulier la suite bureautique qui est offerte avec, et qui pourrait sans doute éviter d'installer Open Office, et ranger proprement son dock pour s'y retrouver. Mais pas tout le même jour hein ? Le plaisir de la découverte ne doit pas être galvaudé. Apprendre à maîtriser de nouvelles fonctionnalités est toujours enrichissant même si c'est parfois un peu laborieux.

Déjà, il a une belle photo d'Ushuaïa et du canal de Beagle en fond d'écran, c'est fondamental non ?

17 janv. 2014

L'Histoire est un perpétuel recommencement

Au XVe siècle naissait la toute ravissante Agnès Sorel. Le roi de France Charles VII, qui avait évidemment une épouse légitime, Marie d'Anjou (il fallait bien assurer la descendance), la remarque et l'introduit à la cour et dans son lit. Elle fut ainsi la première favorite officielle, même si les prédécesseurs du roi Charles ne s'étaient pas gênés non plus pour vivre leurs amours adultères, mais c'est la première à avoir eu ce statut envié...

Sautons les siècles. La flamboyante Madame de Montespan, succédant à Louise de Lavallière dans le coeur de Louis XIV, devient une favorite pleine de charme et de lucidité, n'oubliant jamais son intérêt et celui de ses proches, soumettant les courtisans à ses désirs et à ses ambitions, régnant à la cour bien plus que la reine en titre, profitant de toutes les prérogatives dues à son rang, et coûtant ainsi assez cher au pays.

Un peu plus tard, Madame de Pompadour règne à son tour sur le coeur et la cassette du roi Louis XV, faisant et défaisant les ministres et les dignitaires, fournissant même à l'insatiable monarque, quand son charme personnel pâlissait, de jeunes maîtresses à sa solde et sous son influence. C'est en 1753 que le roi lui offre l'hôtel d'Evreux, actuellement l'Elysée, à Paris, qui deviendra sa résidence personnelle, avant de devenir plus tard, celle des présidents de la République.

On arrive donc à l'Elysée, deux siècles après, avec l'inénarrable président Félix Faure, dont tout le monde connaît les circonstances de la mort, et la phrase célèbre : "Le président a-t-il encore sa connaissance ?" ... "Non, elle vient de partir par l'escalier de service". Sans doute que la trop sage Marie-Mathilde ne suffisait pas à le contenter !

Quelques décennies plus tard, on apprend que le président François Mitterand menait double vie : avec son épouse légitime connue, dont il a eu trois fils, et avec une autre, dont il avait une fille, et qu'il partageait son temps entre ces deux foyers.

Et en 2014... Toujours à l'Elysée...

Comme quoi, il n'y a rien de nouveau sous le soleil !

16 janv. 2014

Galettes et vœux

Autrefois, dès que la période des cadeaux de Noël et des étrennes était passée, on commençait à recevoir les propositions de "Blanc" (le linge de maison qui n'était d'ailleurs pas forcément blanc d'ailleurs), mais ça ne semble plus être une préoccupation majeure de la société féminine.... Actuellement, le mois de janvier est surtout marqué par deux choses qui reviennent tous les ans systématiquement. La galette et les vœux.

Pour la galette, on se demande s'il y a encore quelques personnes qui se souviennent que c'est le symbole de l'Epiphanie, commémoration de la visite des rois mages à la crèche lesquels apportaient à l'enfant Jésus l'or, l'encens et la myrrhe. Non, je ne vais pas jouer les exégètes, mais la galette que l'on partage en famille et entre amis est une survivance conviviale de cette fête chrétienne (*). C'est aussi une grande fête pour les boulangers-pâtissiers qui se font une sacrée galette avec la vente des galettes, à plus de 10 euros le petit format, quand on pense au peu de matière première que la recette nécessite....

Les vœux, on se les échange, on se les envoie, de façon sincère et profonde ou de façon tout à fait indifférente selon les gens, les cas, les circonstances. Un serrement de mains au hasard d'un couloir accompagné de "Tous mes vœux" est différent d'un mot rédigé (virtuellement ou sur papier) où l'on a choisi les termes qui pouvaient faire le plus plaisir.

Mais ces deux "choses" sont souvent groupées, et l'on est convié, pendant tout le mois de janvier, à des cérémonies "Vœux de... qui seront suivis de la galette". Ceci dans toutes les instances sociales que l'on fréquente : associations, société savantes, organisations administratives locales, etc. Donc, on écoute avec patience et réserve les discours et ensuite... On se précipite sur la galette !! Parce que quand même, c'est rudement bon, surtout que maintenant on en fait à la pomme, aux framboises, ce qui change de la sempiternelle frangipane trop sucrée, mais déjà, une toute simple galette sèche, avec un bon verre de cidre, c'est une excellente habitude, non ?

Alors, profitons-en, le mois de janvier n'est pas fini !

(*) Il paraît que ça a aussi un rapport avec les Saturnales, où celui qui avait la fève était nommé le "roi d'un jour". Il avait tous les droits pendant cette unique journée et redevenait esclave (s'il l'était) dès le lendemain. Il y a pas mal d'exemples semblables d'un mélange de paganisme et de christianisme qui date des premiers siècles, comme la transformation des sources miraculeuses des gaulois en sanctuaire chrétien.

15 janv. 2014

Vous ne jouez pas à Pearl's Peril ? Alors, inutile de lire ça

Ile en cours d'aménagement

Fort étonnée d'avoir un commentaire d'une personne inconnue sur un billet traitant du jeu Pearl's Peril ! Mais c'est vrai que sur un million environ de joueurs la probabilité est assez grande qu'un joueur passe par là. Donc, on en est où avec ce jeu ? D'abord, le fameux chapitre 49 et surtout le passage au chapitre 50, tant critiqué par les accros à cause de l'impossible exigence en fleurs, a été rectifié par l'éditeur, et l'on a pu passer gentiment au suivant, puis au suivant, puis... Et c'est là que le bât blesse.

Si les nouveaux joueurs ne s'aperçoivent de rien, et continuent leur petit bonhomme de chemin dans le jeu, passant d'un chapitre à l'autre avec 25 badges, un nombre normal de fleurs, et l'aide de 3 amis, tout en aménageant "leur" île, les anciens, qui ont déjà terminé tous les chapitres existants, doivent attendre que Wooga mettent en ligne le chapitre suivant, traditionnellement le jeudi vers midi. Mais, comme ils ont engrangé pas mal d'énergie, et ne sont donc pas obligés d'attendre trop longtemps qu'elle se régénère, ils ont fini le chapitre au plus tard le samedi soir et... Ils attendent quatre jours pour pouvoir continuer à jouer (*). Non seulement c'est frustrant, mais surtout les joueurs s'occupent ailleurs, et perdent l'habitude de lancer le jeu plusieurs fois par jour pour récupérer les pièces ou aider les copains. Jusqu'au jour où ils n'y joueront plus du tout.

Certes les nouveaux compenseront pour assurer les ressources publicitaires de l'éditeur, et je comprends aussi que les développeurs ont été victimes de leur succès et ont été pris de court par les joueurs acharnés, et qu'il leur faut un certain temps pour créer scenario et graphismes, mais c'est dommage... de ne plus s'amuser que 3 jours par semaine !!

Comment ça, il y a des choses plus importantes dans la vie ? Oui, c'est vrai, par exemple passer un niveau dans Monsters Busters. Bon, OK, j'arrête là !

(*) C'est vrai qu'il y a maintenant le "Défi du capitaine", mais c'est lassant, rejouer sans arrêt la même scène pour gagner un peu d'énergie, et des tickets pour... continuer à jouer au dit jeu du capitaine, ce n'est pas très amusant, sauf pour travailler sa vitesse.

11 janv. 2014

Ah, les traductions automatiques !


L'exemple ci-dessus provient d'un hôtel de Capetown, Afrique du Sud, et se trouve sur la porte de l'ascenseur. Je ne saurais pas dire en allemand, mais la version en anglais et en italien sont correctes. Disons qu'au moins ils ont fait l'effort de l'écrire en français, alors que ce n'est pas vraiment un pays francophone, mais ce fort sympathique hôtel (*) n'est pas le seul à faire des traductions aléatoires dans les différents avertissements à l'attention des touristes. En voilà un florilège :

A Bucarest : L'ascenseur sera en réparation le prochain jour. Pendant ce temps, nous regrettons que vous soyez insupportables.

Au Japon (**) : Vous êtes invités à profiter de la femme de chambre.

Encore au Japon : Cocktails pour des femmes avec noix.

A Copenhague (aéroport) : Nous prenons vos sacs et les envoyons dans toutes les directions.

En Norvège : On demande aux femmes de ne pas avoir d'enfants au bar.

On se demande pourquoi des établissements touristiques ne prennent pas la peine de faire traduire ces phrases par des gens compétents. Tout de même, il doit bien y avoir dans tous ces pays quelques personnes qui enseignent le français, et qui sont bilingues, ou même quelques touristes éclairés.... Enfin, quand on voit que certains contributeurs de Wikipédia ne sont absolument pas gênés de publier le résultat de traductions automatiques qui sont du pur charabia, on en vient à se demander si ce langage leur est naturel, et/ou comment ils font pour ne pas s'en apercevoir !

Dans les exemples ci-dessus, c'est au moins rigolo, c'est toujours ça ! En tous cas, pour l'instant, le meilleur des traducteurs automatiques ne vaut pas encore l'humain...

(*) Hôtel Portswood, près du Waterfront, je vous le recommande chaudement tant le personnel et le confort sont aussi remarquables l'un que l'autre.
(**) Non, ce n'est pas au Sofitel de New-York, sinon, ça aurait pu changer bien des choses...

9 janv. 2014

Péripéties orangiennes

Mercredi 7 janvier, 16h, coupure d'ADSL. Ah ?? Je reboote le modem une fois, une autre, j'attends, toujours rien. Bon, à 16h35, je téléphone à la hot-line d'Orange. La dame teste la ligne téléphonique, et me dit : "ça ne vient pas de chez vous, ça vient du répartiteur, nos techniciens vont réparer rapidement et vous enverront un SMS quand la réparation sera achevée". Bien, je fais autre chose (oui, on peut aussi faire autre chose que de rester scotchée devant son écran..). A 18h miracle, Internet est reviendu !! Je me dis qu'ils ont fait vite les techniciens d'Orange... Mais...

Jeudi 8 janvier, 15h, re-coupure d'ADSL, même symptômes sur les lumières vertes du modem. J'attends 15h30 et re-téléphone en expliquant que c'était la même panne que la veille. Sauf que pendant que je téléphonais, Internet et de nouveau revenu ! Le monsieur explique, comme son collègue de la veille, qu'il s'agissait bien du répartiteur, et que les travaux étaient en cours. A 17:08, SMS d'Orange m'indiquant : "votre service fonctionne à nouveau correctement". Ce qui est la stricte vérité !!

Du coup, je me suis renseignée pour savoir ce qu'était un répartiteur, et où diable le "mien" se trouvait. Le coupable était certainement COC27, en plus je crois savoir il est, mais à part aller le sermonner oralement quand il merdouille...

Conclusions :
- Si je n'avais pas été là l'après-midi, je n'aurais rien remarqué...
- La reprise d'hier 18h devait être provisoire ou inachevée, puisque je n'avais pas reçu de message.
- Celle de ce jour devrait être définitive (jusqu'à la prochaine panne (*)) ce qui a été confirmé par le technicien de la hot-line et par le message reçu.
- Les employés d'Orange travaillent dur entre 15h et 17h !!
- Et les gens de la hot-line sont plutôt sympas, même si on préfère toujours ne pas avoir affaire à eux.

(*) Il faut être juste, ceci arrive très rarement, une seule panne l'année dernière, due à des infiltration d'eau (oui, il pleut en Normandie) dans la boîte de raccordement des fils téléphoniques à l'extérieur de la maison, et c'est tout. Les techniciens avaient réparé sous 24h.

8 janv. 2014

Des lettres, des couleurs et des fréquences

Dans un sonnet célèbre, Arthur Rimbaud a parlé de la couleur des voyelles. Mais les voyelles ne représentent que 44% des lettres utilisées en français. Parmi les lettres de l'alphabet, quelles sont celles qui sont le plus employées ? Le e me direz-vous, oui, tout à fait, mais les autres ?

e = 17,76%
s = 8,23%
a = 7,68%
n = 7,61%
t = 7,30%
i = 7,23%
r = 6,81%
u = 6,05%
l = 5,89%
o = 5,34%

d = 3,60%
c = 3,32%
p = 3,24%
m = 2,72%
q = 1,34%
v = 1,27%
g = 1,10%
f = 1,06%

b = 0,80%
h = 0,64%
x = 0,54%
y = 0,21%
j = 0,19%
z = 0,007%

Le k et le w sont encore plus bas dans le classement. Tiens, au passage, en prenant les 10 lettres les plus utilisées dans l'ordre de leur fréquence, on pourrait faire un joli mot de passe : esantirulo ! Et si vous avez un clavier d'ordinateur sur lequel la sérigraphie des touches est peu solide, en fonction de l'usure de leur partie supérieure, vous pouvez voir les lettres que vous tapez le plus, la barre d'espace n'étant pas une lettre, même si elle est fort utilisée.

Et voici donc le fameux poème de Rimbaud, amusez vous à compter la fréquence des lettres qu'il contient !

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

Golfes d'ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides
Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silence traversés des Mondes et des Anges :
O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !

Toutes ces informations (hormis le poème de Rimbaud, évidemment), sont issues de l'excellent ouvrage de Jean-Loup Chiflet intitulé "Oxymore mon amour !", sous-titré : "Dictionnaire inattendu de la langue française".

6 janv. 2014

Quel est le langage le plus utilisé au monde ?

On aurait tendance à répondre spontanément l'anglais, qui se parle au Royaume Uni bien sûr, mais dans tous les pays qui sont ou ont été sous son obédience, les 3/4 de l'Amérique du Nord (*), l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique du Sud, etc... En plus d'être la langue commune d'une bonne partie des hommes d'affaires et des voyageurs. Mais non, ce n'est pas l'anglais !

L'espagnol alors, qui, en plus de l'Espagne, est utilisé dans toute l'Amérique du Sud sauf au Brésil, et dans une bonne partie du sud des Etats-Unis ? Non plus..

Le chinois alors ? Certes, ils sont fort nombreux à le parler, mais en dehors de la Chine et de quelques amateurs de langues exotiques qui font l'effort d'apprendre ces caractères aussi jolis qu'incompréhensibles à nos yeux d'européens, on ne peut pas dire que ce soit une langue universelle...

Ne parlons pas du français, qui a perdu son hégémonie du XVIIIe siècle, ni de l'arabe dont les multiples déclinaisons et facettes font que ses locuteurs ont du mal à se comprendre entre eux.

Eh bien non, rien de tout ça ! Le langage le plus utilisé au monde est.... le langage binaire !

"Le langage binaire est déjà la langue dominante dans le monde car les machines actuelles échangent davantage de conversations en vingt-quatre heures que toute l'humanité depuis Eve" (Ian Pearson)

Par contre, j'vous dis pas pour la prononciation..... !

(*) Le Canada a beau être officiellement bilingue, en dehors du Québec, et des instances administratives ailleurs, ses habitants parlent l'anglais, du Yukon à l'Ontario..

4 janv. 2014

30 ans déjà....

Le tout premier

Aujourd'hui, 4 janvier 2014, ça fait exactement 30 ans que j'ai découvert l'informatique et les ordinateurs ! On commençait à en parler dans le grand public, les jeunes se passionnaient, les vieux haussaient les épaules en disant que c'était encore une lubie d'ados, les revues arrivaient sur les rayons, et j'avais envie d'en savoir plus. J'ai donc à mon tour commencé à acheter des journaux comme ABC Informatique ou BASIC Plus, et à me dire qu'il fallait faire les choses sérieusement... Donc, en prenant des cours ! Je me suis inscrite à l'école par correspondance Educatel, pour suivre 6 mois de cours "d'initiation à l'informatique". On étudiait les composants des ordinateurs, la logique binaire, les algorithmes, les calculs en hexadécimal et j'étais de plus en plus passionnée par le sujet, pourtant bien rébarbatif en ce temps-là. On ne parlait pas d'interfaces graphiques, de souris, d'écrans couleur et encore moins d'Internet !

A la fin du cursus d'initiation, l'établissement envoyait un ... ordinateur, enfin, disons qu'il s'agissait d'un Sharp avec 4 Ko (j'ai bien dit Ko) de RAM, et un affichage d'une dizaine de signes sur une seule ligne, avec lequel j'ai écrit mon premier programme en BASIC au mois de juillet suivant. Et j'ai mis le doigt dans l'engrenage.... Eh oui, il y est toujours, même si ça fait deux décennies au moins que je n'ai pas fait de BASIC !!

1985 : première inscription à un club d'informatique local (j'y suis toujours adhérente, et j'y fus longtemps animatrice), où j'ai appris beaucoup de choses, de la gestion de fichiers en accès séquentiel et en accès direct, des rudiments de BASIC, de somptueux jeux où l'on chassait un pixel sur l'écran avec les touches (toujours pas de souris), et j'ai eu envie d'autre chose que le Sharp... Mais dans ces années-là, l'informatique domestique battait son plein, il sortait des machines tous les jours, toutes incompatibles entre elles, branchées sur la télé du salon, et on voyait arriver les premiers "vrais" programmes conçus pour elles, chacun estimant que la sienne était infiniment mieux que celle du voisin, bien sûr. Amstrad a mis tout le monde d'accord avec son CPC 464 que je me suis empressée d'acheter (cher et pas facile à trouver, tout le monde se ruait dessus) et là, c'était l'Amérique : un écran couleur, des jeux sur cassette (bon, presque 10 minutes pour les charger, mais ça semblait déjà merveilleux), et même une imprimante (la première avec laquelle j'ai vécu des batailles homériques, et hélas pas la dernière), et un... lecteur de disquettes un peu plus tard !

La maladie étant bien installée, je ne comptais plus les heures passées devant les différentes machines qui on succédé à l'Amstrad : Atari (plusieurs), puis PC sous Windows, puis différents PCs de bureau ou portable, avec les différentes déclinaisons de Windows, plusieurs distributions de Linux (à l'époque où ce n'était pas aussi convivial que maintenant), enfin Mac quand j'en ai eu marre de passer plus de temps à m'occuper de ma machine qu'à m'en servir.

Au passage, j'ai découvert l'infographie (Merci The Gimp), les créations en 3D (Merci POV-Ray), le dessin vectoriel (Merci Corel Draw puis Inkscape), les différents avatars des nombreux traitements de texte utilisés, la PAO, LaTeX, Emacs (qui est pour moi un incontournable, je ne SAIS pas m'en passer, pour tout..), l'HTML, et tant d'autres choses ... J'en découvre encore tous les jours !

Enfin, Internet est arrivé dans les foyers, d'abord avec un modem 56k dont le bruit caractéristique est encore dans toutes les oreilles de ceux qui ont connu ça, puis avec l'ADSL voire la 3g sur le téléphone, et là, ce furent de nouvelles découvertes : la création de sites web, les moteurs de blog ensuite, IRC (oui, par hasard en 2005, et ça non plus ne m'a pas quittée depuis...), les jeux en ligne, les recherches en tous genre, Wikipédia, etc...

Je suis toujours l'actualité, même si en 30 ans la presse a beaucoup changé (SVM n'existe plus, L'Ordinateur individuel est devenu O1.net, par exemple), et n'ai pas perdu curiosité et enthousiasme, émerveillement aussi, parce qu'ayant connu "avant", je mesure l'ampleur et l'intérêt du phénomène.

Alors, repartie pour 30 ans ? Là, ça risque de faire juste, parce que je ne sais pas si les maisons de retraite seront équipées en Wi-Fi, et si j'aurais assez de vue pour rester des heures devant un écran, et de tête pour me souvenir des raccorcis clavier d'Emacs !!! En attendant, le petit dernier arrive bientôt et on va l'accueillir dignement.

Le petit dernier....

1 janv. 2014

Où sont passées les cartes de vœux d'antan ?


Je veux parler de celles que l'on mettait autrefois sous enveloppe, après les avoir choisies en fonction de leur destinataire et de ses goûts, que l'on mettait ensuite dans la boîte aux lettres, et qui apportaient en retour le même genre de carte, avec tout plein de mots gentils dedans.

Le téléphone d'abord, Internet ensuite, ont signé la fin de ces aimables habitudes, encore qu'à ce que j'ai lu, les formats papier reviennent à la mode, sans doute pour faire vintage, parce que le vintage est à la mode ! Mais je me souviens de la quantité de cartes que j'envoyais, et que je recevais, à une époque déjà lointaine, alors que maintenant, je passe un moment à répondre à tous les messages arrivés sur les différents réseaux sociaux que je fréquente (oui Wikipédia est aussi un réseau social par certaines de ses facettes...) et qu'il n'y a plus le moindre morceau de carton illustré qui arrive dans la boîte aux lettres ou qui part à la Poste.

Il y en avait pourtant de splendides, avec des paillettes argentées qui tombaient de l'enveloppe, avec des paysages de neige, de traîneaux, de sapins, et des petits enfants emmitouflés qui portaient des lanternes. C'était ringard ? Oui, et alors ?

Alors, à défaut de carte, d'enveloppe et de timbre, voici des vœux pour tous ceux qui liront cette page : que l'année 2014 vous soit douce et harmonieuse, pleine de joies diverses et de paix, de satisfactions et de réussite, avec toutes mes amitiés.

P.S. J'ai bien trouvé les petits enfants emmitouflés, mais en plus, il y a des ours blancs, pour un amateur de pays nordiques dans mon genre, c'est de que j'ai vu de mieux à vous offrir !

31 déc. 2013

La fin de l'aventure ?

Depuis plusieurs mois (le printemps dernier), je jouais à Pearl's Peril, un jeu d'objets cachés, sur Facebook, avec un groupe de copines. On s'entraidait, on se refilait de l'énergie, des pièces, on s'aidait pour passer un niveau, et tout roulait fort bien. Seulement voilà... Arrivée à la fin du chapitre 49, pour pouvoir accéder au chapitre 50, il me fallait :

- Avoir fini le chapitre 49 - Fait
- Trois amies déclarées pour m'aider - je les ai eues tout de suite
- 29.000 fleurs.... Que je n'avais pas, il m'en manquait 2300...

Les fleurs s'obtiennent en achetant des ornements pour l'île, lesquels peuvent s'acquérir avec des pièces, qui sont gagnées au fur et à mesure du jeu, par des dons des copines, ou de l'éditeur. Or, l'ornement le plus cher, celui qui rapporte 600 fleurs d'un coup, coûte 50.000 pièces. Sachant qu'après avoir acheté le nouveau bâtiment (30.000 pièces), il ne me restait plus que 17.000 pièces environ, qu'il est possible de récupérer environ 30.000 pièces par mois, dans combien de temps aurai-je assez de pièces pour acheter des ornements qui me rapporteront 2300 fleurs ? Un calcul pour cours élémentaire ? Oui, mais un calcul désespérant, c'est mission impossible, ça se chiffre en mois....

Je n'ai pas été la seule à me retrouver dans une impasse, si j'en juge par les commentaires laissés par d'autres joueurs (et nous sommes des milliers), par ceux qui sont arrivés à ce niveau et n'ont pas pu aller plus loin non plus. En attendant, ou le dernier bâtiment en vente était trop cher, ou la barre de 29.000 fleurs était trop haute, mais il y a un problème qui bloque beaucoup de joueurs et leur coupe toute envie de continuer à jouer pendant des mois la même scène en attendant. Les joueurs coincés à ce niveau ont écrit à l'éditeur, ce n'est pas son intérêt que le jeu perde des afficionados, mais comme il en arrive toujours de nouveaux, on se demande s'ils en tiendront compte, ou s'ils s'en foutront comme de leur premier octet !

Alors on va bien voir, si l'éditeur réagit ou pas, s'il y a un adoucissement de la peine ou de l'indifférence ce qui signera la fin de l'aventure pour certains joueurs accros, mais comme il y a plein d'autres jeux, qu'il en sort tous les jours des nouveaux, il y a le choix pour se distraire.

29 déc. 2013

la mort d'un vieil ami

Nous vivions ensemble depuis près de 8 ans, allumé dès que j'étais réveillée, éteint quand j'allais me coucher, il était là tout le temps, fidèle, solide, toujours prêt pour des travaux graphiques, des écritures, de la musique, des films, pour tout ce qui tourne autour d'internet, y compris les jeux sur Facebook.... Et là, en ce dernier dimanche de l'année, quand je suis rentrée, il avait cessé de vivre et, malgré mes supplications, a refusé de ressusciter. Tristesse et désarroi !

 Que faire, comment faire sans lui, sans ce compagnon de tous les instants ? Le regarder, inerte, silencieux, et avoir un gros chagrin....

 Certes, la tablette peut prendre le relai pour certaines choses, et un Imac de secours arrivera demain pour me permettre d'attendre l'ouverture du magasin, la commande et la livraison du successeur.  Il faudra alors aménager un nouvel espace, installer ses softs préférés, et une nouvelle vie commune pourra commencer... Avec plus de RAM, un écran encore plus beau, une interface plus moderne, mais quand même, nos années de vie commune me laissent un goût de nostalgie...

 merci à la tablette qui m'a permis d'écrire ce billet








26 déc. 2013

Prenez votre bicyclette voyons !!

En ces périodes de départ en vacances, de neige ou familiales, de ces déplacements pour retrouver des cousins ou neveux pas vus depuis longtemps, de ces fêtes qui se suivent, on recommande chaudement à tous ceux qui vont d'un point à un autre d'éviter de prendre leur voiture, parce que c'est polluant, que c'est dangereux, que les conditions climatiques peuvent être difficiles, que le petit verre de trop peut être fatal, que la fatigue amoindrit les réflexes, etc... Avec comme leit-motiv : "Prenez les transports en commun !"

Trois petits exemples récents personnels et plus généraux :

- Il y a de nombreux avions qui font le trajet Marseille-Paris, et le matin du 25 décembre, de 7h à 11h, il y avait plusieurs vols programmés. Bien.. Sauf que sur tous ceux qui étaient prévus, un seul est parti (le suivant ne partant qu'en milieu d'après-midi, tant pis pour le repas familial), quid des personnes qui avaient retenu dans un des autres ? Raison invoquée, la tempête sur Paris (ah bon... Elle était déjà terminée dans l'ouest de la France depuis plus de 12h..)......

- Toujours concernant les avions, les gens qui avaient décidé d'aller passer le soir de Noël à New-York et qui avaient retenu leur chambre d'hôtel (et on connaît les prix de l'hôtellerie locale) et leur vol sur United Airlines, n'ont pas pu partir pour des raisons techniques et l'ont passé dans un hôtel de Roissy... Leur départ ayant été reporté au 26 !!! Espérons que Santa Claus les aura attendus ! (*)

- Plus au raz du sol : un train pour Paris le 24 au soir est parti de Normandie avec 1/2h de retard, bien sûr pas rattrapée sur un trajet d'une heure environ... Et au retour, le train prévu était carrément supprimé (la SNCF qui n'a jamais eu la fibre communicative, n'a pas jugé bon de donner une explication, et encore moins de s'excuser), ce qui a obligé à en prendre un plus tard, avec changement. Résultat, deux heures de retard à l'arrivée. Au passage, il est obligatoire d'étiquetter ses bagages, c'est dit, redit et répété, mais... Dans les Intercités, il est impossible d'avoir même une seule valise par personne, parce qu'il n'y a pas la place de la ranger quelque part, ça n'a pas été prévu... Sans doute que Le Havre, c'est une banlieue si proche de Paris qu'on n'a pas besoin de bagages.

Vous me direz que les "fortunes de mer" sont fréquentes aussi en voiture, et souvent beaucoup plus graves, mais quand même, quand on incite si fortement les gens à prendre les transports en commun, qu'on augmente le prix du carburant, qu'on poste des radars partout pour mieux rançonner les conducteurs, qu'on explique que pour la planète, il vaut mieux prendre un vélo (à 70 ans avec une valise, pour faire 200kms, c'est tout à fait évident..), on pourrait au moins faire en sorte que ceux-ci, qui ne sont pas déjà si fréquents et si pratiques en dehors du pourtour des grandes villes (il faut quand même aller à la gare en voiture quand on habite à la campagne), soient fiables, réguliers et à peu près confortables (les usagers de la ligne 13 du métro de Paris aux heures de pointe pourraient en parler).

Pour ne pas conclure sur une note aussi négative, il y a quand même des choses qui vont bien, par exemple les autobus dans Paris : on ne les attend plus comme autrefois, il en passe toutes les 5 ou 6 minutes, et avec les couloirs dédiés qu'ils empruntent, on va plus vite qu'en voiture (et pas d'escaliers à monter comme dans le métro) !


* C'est vrai qu'aller à New-York en voiture, c'est pas bien pratique....

23 déc. 2013

La lumière de Bethléem

Voilà une bien jolie tradition, même si elle est récente. Les scouts, aussi bien catholiques que protestants, se réunissent chaque année pendant l'Avent, à Vienne, en Autriche, pour aller chercher la lumière qui vient de Bethléem et l'apporter dans tous les coins d'Europe où elle est distribuée et partagée.

C'est en 1985 qu'un scout s'est rendu à la grotte de la Nativité, à Bethléem y allume une flamme qu'il a rapportée à Vienne. Depuis, par l'intermédiaire des groupements scouts de toute l'Europe, la lumière est transmise de main en main et arrive dans chaque paroisse où elle est alors distribuée à ceux qui le souhaitent.

Symbole de paix, d'union, de joie, elle éclaire les crèches des églises et des foyers et rappelle, si besoin est, que c'est à Bethléem qu'a eu lieu le premier Noël, il y a plus de 2000 ans maintenant, et que tous les chrétiens de la Terre le fêtent encore (*).

Alors, en cette veille de Noël, je vous souhaite à tous une belle fête, pleine de lumière, de chaleur, de joie et de paix.


(*) Les autres aussi d'ailleurs, sans toujours réaliser que ce jour férié, précédé du réveillon, est avant tout une fête religieuse...

21 déc. 2013

Non, moi je ne veux pas d'Internet !

... M'a dit un ami (*) sur un ton qui n'admettait pas la moindre discussion, mais... Il me téléphonait, depuis son mobile, dans des conditions de réception et d'émission aléatoires, pour me demander un document dont il avait besoin pour une instance que nous fréquentons ensemble.

Conversation un peu surréaliste :

- Mais comment veux-tu que je te l'envoie par téléphone ?
- Tu sais quand même bien écrire un SMS, non, tu n'as qu'à le faire !
- T'envoyer une série de documents par SMS ?? Tout est transmis par mail avec les pièces jointes qui vont bien.
- Mais moi, je n'ai pas de mail, je n'en veux pas et n'en voudrais jamais !
- Alors comment veux-tu qu'on fasse ? Qu'on photocopie les documents, et qu'on prenne la voiture pour venir te les apporter ? Pas vraiment rentable et bien chronophage non ?
- Et la date de la réunion, je ne la sais pas non plus, "on" ne me l'a pas donnée, on aurait quand même pu m'avertir... Par téléphone, tout le monde a le téléphone et tout le monde n'a pas internet
- Euh... Elle a été envoyée à tous par mail il y a quelques jours
- Mais je t'ai déjà dit que je n'avais pas de mail et que...
- Oui, je sais, mais s'il fallait téléphoner individuellement à 20 personnes, ce ne serait....

Insoluble ! Quand toutes les transmissions d'une instance associative se font par internet, celui qui s'y refuse se trouve totalement marginalisé. Sachant que les participants sont tous distants de plusieurs dizaines de kilomètres, il est tellement plus facile de se transmettre les documents "virtuellement" (de les amender ensuite et de les renvoyer éventuellement) que de faire de la route, de dépenser de l'essence et du temps, ainsi que du papier pour les photocopies. Il est aussi beaucoup plus rentable d'envoyer une information par mail à 20 personnes que de leur téléphoner individuellement au risque de ne pas les trouver au bout du fil et de devoir recommencer sans en oublier.

Peut-être faut-il déplorer cette omniprésence d'internet dans la vie quotidienne et son côté absolument indispensable ? Et se demander comment on faisait avant ? Mais alors, il faudrait aussi se demander comment on faisait avant le téléphone et les photocopieuses !!

Sans doute qu'il y a eu les mêmes réticences à l'époque. Sans doute a-t-on entendu dans le passé : "Je n'aurai jamais le téléphone, je ne vois pas à quoi ça pourrait me servir, et puis, être sonné comme un valet, pouah !"... Pour ensuite déplorer : "Pourquoi j'ai été averti le dernier ? C'est inadmisible, pourtant "on" sait bien que le courrier de la Poste met plusieurs jours à arriver...".



(*) Je précise qu'il ne s'agit pas d'une personne âgée... Ni même d'un jeune retraité....

17 déc. 2013

Hit parade et tubes

Il n'y a pas que dans la Varieté, qu'il existe des tubes, la musique dite "classique" en a aussi pas mal, de ces airs que l'on fredonne sans plus trop savoir à qui les attribuer, qui font partie de l'inconscient, que l'on connaît depuis l'enfance. Je pensais à ça en allant voir "Les contes d'Hoffmann" d'Offenbach, et en entendant Belle nuit Ô nuit d'amour souris à nos ivresses..." qu'une grande partie des spectateurs aurait pu reprendre en choeur (*) !

Mais il y en a plein d'autres, par exemple, du même Offenbach : "Le roi barbu qui s'avance, bu qui s'avance, bu qui s'avance, c'est Agamemnon", de La Belle Hélène, ou "Il grandira, il grandira, il grandira car il est espagnol" de La Perichole. Au passage, si la musique est remarquable, les paroles sont... disons... enfin... Mais ce n'est pas le plus important !

D'autres, toujours dans l'art lyrique : "Toréador prend ga aa arde" de Carmen (Bizet), l'air de la Reine de la nuit dans La Flûte enchantée de Mozart (encore que là, pour le fredonner sous la douche, il faut déjà avoir un certain talent), sans oublier tous les airs célèbres qui ont été choisis pour la musique de publicités et que certains ont découvert par ce biais.

Il serait bien trop long de les citer toutes (**), mais certains sont devenus des tubes, certes par des voies détournées, mais sans doute ont-ils contribué à faire connaître leur compositeur ? Et qui sait, donner envie d'en connaître d'autres oeuvres ?

(*) Oui, d'accord, la moyenne d'âge était plus près des 60 que des 18..... 

(**) Voir ici pour une liste quasi complète, ou là pour en écouter quelques unes.

15 déc. 2013

Quelle fracture numérique ?

En 2013, en France, 82% de la population utilise Internet, en 2005, il n'y en avait que 50%. La fracture numérique au sens où on l'entendait dans les années quatre-vingt dix, c'est-à-dire en terme d'équipements, s'est grandement résorbée. Maintenant, il faut réduire la fracture du débit : certains peuvent utiliser la fibre optique à la maison, et la 4G dans la rue, d'autres sont limités à 1 Mega voire moins, et n'ont que des balbutiements de 3G hors de leurs bases. La ministre, Madame Fleur Pellerin, observe aussi qu'une "nouvelle fracture pourrait s'ouvrir car une partie de la population ne sait pas décoder l'univers du numérique et d'internet", ajoutant qu'il y a un gros effort de pédagogie à faire. Ah que oui ! Comme elle a raison !

Si la plupart des gens parviennent à utiliser leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone à peu près correctement, parce qu'ils font souvent les mêmes choses, et parce que les interfaces se sont simplifiées, par contre, pour le fond, pour la "philosophie", il y a encore du pain sur la planche ! Sans revenir sur les dangers de publier n'importe quoi sur soi ou sur les autres dans les divers réseaux sociaux, dont on a déjà beaucoup parlé, et dont les retombées peuvent être dramatiques, il suffit de regarder autour de soi et d'observer certains comportements :

  • La gentille dame qui regarde, perplexe, son téléphone portable où elle vient de recevoir un SMS de Chine, dans lequel une mystérieuse correspondante lui demande son numéro de carte bancaire, parce qu'elle ne peut pas lire les chèques, et s'interroge sur la façon de s'y prendre pour lui donner satisfaction....
  • Le monsieur qui a entendu parler des virus et autres malwares mais qui n'a pas tout compris à l'histoire, et qui, du coup, pour se prémunir contre tout ça, clique sur tous les liens rencontrés sur une page web, surtout ceux qui indiquent : "votre PC est lent, c'est qu'il est infecté par un virus, cliquez vite ici"...
  • Le petit garçon qui sait tout mieux que son père et sa mère et qui laisse le numéro de téléphone de ses parents et leur adresse mail sur des forums de gamins ignorant que des robots en feront leurs choux gras...
  • Celui ou celle qui ne veut pas s'embêter et dont tous les mots de passe, quel que soit l'endroit où on les lui demande, seront toujours 123456 ou AZERTYU...

Et encore, je n'ai pas évoqué la méconnaissance de l'outil que l'on utilise, les images qui partent n'importe où sur le disque dur et qu'on ne retrouve plus, les fichiers qui se planquent dans un sous-répertoire par défaut parce qu'on ne sait pas changer la destination, et qui disparaissent ainsi dans une oubliette, la clé USB débranchée en tirant dessus et qui cesse mystérieusement de fonctionner au bout de quelques temps, sans que son propriétaire comprenne pourauoi....

Oui, Madame Pellerin, il y a du pain sur la planche et du boulot de pédagogie à mettre en oeuvre, les clubs d'informatique, les communes, sans parler des prestataires payants, s'y emploient depuis des années ; les constructeurs de leur côté peaufinent leurs interfaces en les rendant plus faciles à appréhender (mais aussi plus fermées, ce qui peut être très frustrant... pour d'autres catégories d'usagers), sans doute faudra-t-il attendre encore pas mal de temps pour que cette fracture numérique là, qui tient à l'humain plus qu'aux infrastructures techniques, soit résorbée.

10 déc. 2013

C'est l'hiver




Premières gelées, premiers dépots de givre sur la végétation, qui brille sous le soleil, quand il y en a ! Et s'il fait trop mauvais, eh bien, on reste au chaud, devant son ordinateur par exemple....

Au passage, les afficionados de Peal's Peril sont impatients. En effet, l'éditeur, talonné par les joueurs compulsifs, qui ont déjà terminé tous les niveaux, n'ouvre qu'un nouveau chapitre par semaine, le jeudi vers midi (heure française). Alors, les fans attendent... et comme en attendant, ils engrangent tout plein d'énergie, par échange avec les copines, et par récupérations diverses, quand s'ouvre le nouveau chapitre, ils le terminent dans les trois jours et.... Ils attendent de nouveau ! Frustrant isn't it ?

Enfin, il ne manque pas d'autres jeux pour se distraire pendant ce temps, par exemple "Solitaire Atlantis", jeu de cartes aux graphismes très soignés et à la musique apaisante (pour une fois qu'on ne l'éteint pas systématiquement..), ou dans un genre différent "Monster Buster" qui a le gros avantage de ne pas être trop difficile tout en restant amusant. Tiens, j'aurais du faire "testeuse de jeu" moi.... 

9 déc. 2013

Réseaux sociaux et sociabilité

On nous rabâche à longueur de journée qu'Internet, les réseaux sociaux, les chats en tous genre détruisent la sociabilité, qu'on ne sait plus parler qu'à son écran, son smartphone, par l'intermédiaire de son clavier ou de ses doigts sur la tablette, qu'on vit dans un monde d'autistes, le casque rivé sur les oreilles, parlant via bluetooth avec un lointain correspondant et ne voyant plus l'humain qui est à côté, qu'on va vers la fin de la Société en quelque sorte...

Eh bien, il paraît que ce n'est absolument pas vrai, et que c'est même le contraire ! Une étude fort sérieuse a démontré que les réseaux sociaux non seulement ne détruisaient pas la sociabilité, mais qu'ils l'intensifiaient, et ceci pour toutes les couches de la société justement, y compris les seniors qui sont parmi les plus actifs sur Facebook et similaire (*).

C'est vrai que si j'en juge par le petit bout de ma lorgnette, le groupe de copines avec lesquelles je joue justement sur Facebook, qui s'était constitué au départ pour s'entraider sur un jeu particulier, finit par se connaître, et par élargir les discussions à pas mal d'autres choses. Il est vrai aussi que j'ai personnellement connu plusieurs couples qui se sont formés sur Internet par l'intermédiaire de messageries instantanées et autres canaux de discussion, qui se sont mariés et sont parents maintenant. Ces gens-là se seraient-ils rencontrés dans la vraie vie ? Et sans aller jusqu'au mariage, combien de personnes avec lesquelles on discute tous les jours sur IRC sont devenues de vraies amis, que l'on a grand plaisir à rencontrer... IRL !! Les aurait-on trouvés sans ce media rassembleur ?

Le fait déjà de s'affranchir des distances, et de permettre de croiser des gens que seul le hasard permettait de trouver auparavant, est une forme nouvelle de sociabilité qui n'est plus limitée au village, au quartier, à l'entreprise, ou à la paroisse. Elle n'empêche pas d'aller rendre visite à ses voisins de rue non plus... (**)

Alors, soyons optimistes, la société change ? Eh bien ce n'est pas la première fois depuis le début de son histoire ! Les ados sont scotchés à leur écran d'ordinateur ? Eh bien, ça vaut mieux que de traîner dans la rue ! Laissons la parole en conclusion à un éminent spécialiste des mammifères (et pas seulement des homo sapiens), dans un chapitre consacré à ... L'oreille de ces animaux :

"La grande nouveauté que ces technologies autorisent est la constitution de nouveaux réseaux sociaux invisibles, voire la création de sociétés nouvelles, en marge des structures officielles. Aux trois osselets se greffent les oreillettes et leurs auxiliaires et relais, les smartphones... La conséquence est que les sociétés humaines prennent de nouveaux contours. Ces fragmentations et restructurations que s'opèrent grâce aux nouvelles technologies peuvent aussi bien inquiéter qu'enthousiasmer... C'est un sixième sens que la science et la technologie accordent aux humains avec, pour perspective, la conquête de nouvelles libertés."

Dans "Nous les mammifères" de Jean-Louis Hartenberger (directeur de recherches au CNRS, lauréat du prix Jean Rostand).

(*) La même étude observe que, justement pour les seniors, l'utilisation des réseaux sociaux (apprendre comment ça marche, y participer) accroît l'acuité mentale, alors.... Plus de scrupules à jouer sur Facebook !!!
(**) Ni d'utiliser Internet pour mettre au point les musiques liturgiques de la paroisse ! Plutôt que de prendre sa voiture pour aller chez l'un ou chez l'autre, c'est donc plus écologique..


L'image d'illustration provient de ce site qui propose une excellente étude sur la sociabilité numérique.

4 déc. 2013

Un petit nouveau

Voilà, avec la guerre des opérateurs de téléphonie mobile, il est intéressant de voir celui qui fait les meilleurs prix d'abonnement avec les meilleures prestations, et de faire ainsi jouer la concurrence. Du coup, on en profite pour changer de mobile, histoire de voir autre chose. Oui mais... Il faut déménager ! Enfin, je veux dire s'installer à nouveau sur un nouvel appareil.

Déjà, regarder où se trouvent les principales fonctions, les boutons n'étant évidemment pas placés au même endroit que sur le précédent. Puis, les deux choses indispensables au départ à savoir changer le fond d'écran et la sonnerie ! Et puis, retrouver les applications auxquelles on est habitué, et les réinstaller depuis Google Play, configurer le tout selon ses goûts et ses habitudes et c'est parti pour quelques mois (années ?).

Cette phase de "déménagement", si elle peut être excitante quant à la découverte d'un nouveau jouet, est un peu fastidieuse quand même, et c'est pareil quand on change d'ordinateur. Là, c'est encore pire, faut télécharger les softs que l'on utilise (ou alors, on a gardé les .dmg quelque part sous le coude(*)) et les installer à nouveau, ainsi que les drivers de l'imprimante, faut récupérer les données dont on a besoin (certes, elles sont sur le disque dur externe, ce qui est bien pratique), se réhabituer à une nouvelle interface où la souris s'égare tant elle connaissait bien son chemin précédent, découvrir des trucs qui ne "marchent" pas comme avant et prendre ainsi de nouvelles habitudes. De plus, il ne faut pas oublier qu'un outil qu'on allume en se levant et qu'on éteint en se couchant finit par devenir une partie de soi-même et que c'est toujours quelque part un peu déstabilisant de modifier un organe vital !!

Allez mon vieux MacBook Pro, je t'aime encore, malgré tes sept ans révolus, et ne suis pas prête à t'abandonner, ce n'est pas parce que je change de téléphone que je vais te mettre au rancart, même si ta RAM est un peu faiblarde et que les touches de ton clavier sont usées, le téléphone ne me rend pas les mêmes services que toi, avec lui, c'est quand même moins fusionnel !

(*) Carbon Emacs, par exemple, qui évolue peu (il est si parfait..) avec son .emacs évidemment, et son mode wiki.el indispensable.

1 déc. 2013

Symphonie d'automne

Du soleil et du ciel bleu, un jour d'automne, c'est une bénédiction ! Il reste encore quelques feuilles aux couleurs mordorées, et les moindres détails végéraux prennent un relief particulier. Les jours sont de plus en plus courts, la mousse est toute humide, il y a souvent de la brume, alors, vite vite, il faut sortir pour admirer ces ultimes couleurs avant la grande nuit de l'hiver.