23 juil. 2015

Idées reçues sur Internet

S'il faut aussi surveiller son chien...
Le magazine 01.Net, dans son dernier numéro, a retenu quelques idées reçues sur Internet et les a analysées. A votre avis ...

* Internet ramollit le cerveau - FAUX
Non, parce que le cerveau n'est pas modifié dans sa structure, évidemment, mais, comme c'est quelque chose de très bien fait, il s'adapte. Déjà, le fait de consulter un site tout en surveillant ses mails, le tout en étant attentif aux diverses notifications reçues favorise le multi-tâche, donc, la rapidité de réaction. Revers de la médaille, le manque de concentration, et une forme de "papillonnage".

* Internet rend accro - VRAI
Oh que oui ! Quand on se précipite pour allumer l'ordinateur le matin en buvant son café pour voir où on en est dans ses jeux, si machin a répondu à son courrier, s'il y a eu des commentaires suite à sa dernière publication... Et quid des pannes de courant qui rendent tout plus difficile tant on a l'habitude de tout aller chercher sur le web, adresses, renseignements en tous genre, etc. sans parler du manque...

* Internet favorise la théorie du complot - VRAI
Pour ça, il suffit un tant soit peu de fréquenter Wikipédia pour comprendre qu'un tel vecteur de toutes pensées et de toute idée, subversive ou pas d'ailleurs, trouve dans le Réseau un moyen extraordinaire de se répandre. Dire "c'est vrai puisque je l'ai vu sur Internet" est la suite logique (sinon souhaitable) de "c'est vrai puisqu'on l'a dit sur TF1".

* Internet conduit à la passivité - FAUX
Déjà, il faut savoir se servir de son ordinateur, de son navigateur et de sa box, ce qui représente un certain effort intellectuel ! Ensuite, les outils de création (moteurs de blog, logiciels d'infographie, de musique, etc.) sont nombreux et donnent envie de "faire". Ce qui n'est pas le cas de la télévision devant laquelle on est totalement passif, sauf à engueuler le joueur de foot qui ne court pas assez vite en agitant sa bière bien fraîche pour le houspiller !

* Internet, c'est la fin de la vie privée - FAUX
Disons que ça peut l'être, si on publie sur les réseaux sociaux les moindres détails de sa vie quotidienne, les photos de ses enfants aux divers stades de leur croissance, si on annonce qu'on part en vacances et où on va. C'est vrai qu'il y a une certaine "désinhibition" sur Internet que l'on n'aurait sans doute pas dans la vie réelle. Mais là, c'est une question d'éthique, de pudeur, d'éducation, et aussi de naïveté, parce que beaucoup ne savent pas trop comment tout ça fonctionne, et ne réalisent pas que la mémoire éidétique du Réseau peut être dangereuse.

* Internet rend inculte - FAUX
Bien évidemment, et même c'est l'inverse ! On n'a jamais eu autant de facilité à faire des recherches sur un sujet donné, bien plus que quand il fallait courir les bibliothèques. Par contre, vu l'avalanche d'informations, il faut tout de même conserver un esprit assez critique pour trier le bon grain de l'ivraie.

* Internet pousse à la consommation - VRAI
Quand on a passé l'obstacle de la trouille de donner son numéro de carte bleue, c'est sûr que faire un achat en un clic est plus rapide que de prendre sa voiture pour aller dans une grande surface. Toutefois, à part certains biens comme des livres, par exemple, beaucoup aiment quand même "voir en vrai et toucher" ce qu'ils veulent acquérir. De moins en moins ? Peut-être... L'article observe qu'en France les ventes sur Internet ont augmenté de 11% en un an générant un chiffre d'affaire de 56,8 milliards d'euros..

* Internet est un repaire d'arnaqueurs - VRAI
Disons qu'il faut encore plus se méfier que dans la "vraie vie", et là aussi, ne pas pécher par naïveté. Un Iphone à 2 euros, un chiot de race à 20 euros... Il y aura toujours des gogos, de la même veine que ceux qui fourniront leurs coordonnées bancaires sur un phishing, et que tant qu'il y en aura, il y aura des arnaqueurs qui en profiteront !

* Internet aide à échapper à la vraie vie - FAUX
Eh bien, ça dépend ! Parce que quand on commence à passer beaucoup de temps devant son écran négligeant la vie quotidienne, ce n'est pas très sain non plus... Mais on peut aussi y faire de belles rencontres, et pas seulement sur des sites éponymes ! Une amitié découverte, voire un mariage... Si si si, j'ai des exemples autour de moi !

Un grand merci à monsieur Jean-Philippe Pisanias, auteur de l'article paru sur 01.Net qui m'a inspiré ces réflexions.

Et pour finir, quelques chiffres :
Combien d'utilisateurs des réseaux sociaux en France ?
* 27 millions sur Facebook (sur 66 millions de français)
* 6,6 millions sur Twitter
* 2,3 millions d'utilisateurs inscrits sur Wikipédia, sans compter les milliers d'autres qui ne font que consulter..


20 juil. 2015

Se marier à l'église ? Pourquoi ?

Pourquoi se marie-t-on à l'église ? Pour un couple de catholiques pratiquants pour lesquels c'est un sacrement, la question ne se pose pas, mais pour les autres ? Ceux qui ne vont à la messe que pour les Rameaux (pour prendre du buis bénit) ou pour Pâques, ou encore pour la Messe de Minuit, parce que ça fait partie des habitudes ? Ou ceux qui ont été baptisés un jour et n'ont plus jamais pratiqué depuis ?

Il est vrai que la cérémonie à la mairie n'est pas très solennelle, la lecture des articles du code est fastidieuse, et si le maire ou l'adjoint ne sont pas en verve, ou s'il y a d'autres couples qui attendent leur tour, c'est vite expédié.

C'est vrai aussi que ça fait plus classe d'entrer dans la nef de l'église au son des grandes orgues (enfin, quand on ne préfère pas un CD d'un chanteur à la mode), de s'asseoir devant l'autel, et d'échanger son consentement devant le prêtre, sous les vitraux et aux pieds des statues ! Encore faut-il que les invités réalisent qu'ils ne sont pas (encore) dans la salle des fêtes mais dans un édifice religieux, et ne s'interpellent pas à grand bruit d'une travée à l'autre, tout en brandissant leurs smartphones ou leur APN sous le nez des mariés, parce que ça fait un peu désordre quand même ! Déjà qu'il faut leur dire quand il faut s'asseoir et se lever, et il faut aussi que l'animateur, quand il y en a un, fasse les demandes et les réponses aux prières...

Les voies du Seigneur sont impénétrables dit-on, et sans doute tous ces gens, mariés y compris, ont, tout au fond de leur conscience, besoin de la bénédiction de l'église pour se sentir réellement unis par les liens du mariage ? Peut-être que, même dans un état laïque voire anti-religieux, le poids de la tradition est encore très fort ? Ou peut-être que c'est seulement parce que c'est plus beau et que le décor pour les photos, sera mieux que celui de la salle des mariages de la mairie locale ?

Je crois que j'ai une petite idée de la réponse.....

18 juil. 2015

Faut-il pleurer, faut-il en rire ?


Suite à ce billet publié début mai, voici encore quelques phrases qu'il faut lire tout haut afin de les comprendre.

* je votetrais que quand ont vas chers mon fils car ou on et on a pas internet ou ont et
Et, est, ou, où... Bof, faut vraiment être maniaque pour s'attacher à ce genre de détails... 

* j aurrais besoin d'un cou de main 
Le cou de la main, c'est le poignet, non ??
 
*  voila toute mais visite faite
Mais alors, mettre un s à visite et à faite ne s'impose plus !!
 
*  c est un ordinateur avec de gros rame et puissant 
Ah l'ordinateur à rames, on ne l'a pas encore inventé, sans doute rame-t-il moins que d'autres ?

*  j ai tous reunie en bas as droite a coter de la plage , comme sa vous gagnerais du temps 
Sans doute des plages très cotées..

* j ai un grand merci a faire a tous ceux qui sont devenus amie(is)avec moi ce soir , qui m on aider a cette dernière manche du mamhout.
Là, je la comprends parfaitement, je n'ai jamais su écrire mammouth du premier coup, un m ? 2 m ? Un h ou pas ?? Pour le reste, c'est véniel !

Oui, je sais, ce n'est guère charitable de se moquer de ses copains et copines, mais je comprends mieux pourquoi l'anglais a largement supplanté le français dans le monde, quand on voit que les français eux-mêmes ne savent pas écrire leur propre langue.. Dans un pays où l'école est obligatoire jusqu'à 16 ans et qui s'enorgueillit de ses presque 90% de reçus au Bac... 

16 juil. 2015

Partir... Revenir...

Pluton, un peu loin, et pas très accueillant
"Voyager, c'est aussi revenir sur les lieux qu'on a aimés, ceux, peut-être, où on a noué des amitiés. C'est aussi, avec le passage du temps, retrouver une part de soi-même, inscrite sur une terre désormais moins étrangère. Les retours permettent aussi de comparer avec ce que l'on a connu autrefois, à une époque où les changements sont rapides." (1)

Voilà sans doute pourquoi je suis allée une bonne douzaine de fois aux États-Unis, et pour la quatrième fois dans  trois mois, je retourne en Afrique du Sud. Tous ces voyages, à coût et durée semblables, auraient pu être différents, j'aurais pu découvrir de nouveaux pays, de nouveaux paysages et coutumes, une nouvelle cuisine. Mais non, je préférais retourner dans des lieux déjà vus et particulièrement aimés. Je pense à l'Alaska, l'Arizona, Yellowstone, New-York et surtout Chicago dont je ne me lasse pas.

L'Afrique du Sud, c'est un peu différent. Mon tout premier séjour là-bas s'était déroulé moins de dix ans après la chute de l'Apartheid, et tout y était à réinventer. Il y avait encore des hectares d'immondes townships autour des villes ; les cartes routières étaient imprécises, les villages Noirs n'y figurant pas encore. Mais on sentait un frémissement, comme ce jeune réfugié politique Rwandais, parti de chez lui suite aux événements connus, qui avait trouvé asile, alors qu'il était du plus beau noir, dans un pays qui, si peu de temps avant, l'aurait, au mieux, promptement éjecté (**).

Au fil des années et des autres visites, on a vu les townships s'améliorer, lentement, certes, mais le chantier est tellement immense ; les cartes routières et les panneaux indicateurs bien plus fiables, les gens plus détendus, même si l'insécurité reste encore un problème grave dans ce pays (***). On verra bien cette année ce qu'il en sera !

Du coup, à force de fréquenter les mêmes villes étrangères, on finit par avoir des points du chute auxquels on tient, à la grande surprise du voyagiste à qui on dit qu'à Chicago on veut descendre dans tel hôtel, ou à Capetown dans tel autre, alors qu'il pouvait proposer autre chose... Comme quoi, on voyage aussi avec ses habitudes !

C'est vrai qu'il y a des endroits que j'aimerais aussi revoir, les somptueux paysages de l'Alberta et de la Colombie Britannique, Ushuaïa et, un peu plus loin le glacier Perito Moreno, les routes désertes du Yukon, et en beaucoup plus près, la superbe ville de Valogne dans le Cotentin (là, il suffit de sortir sa voiture un beau matin). C'est vrai aussi qu'il y a encore plein de lieux sur Terre que j'aurais aimé connaître, Hawaï, la forêt amazonienne, ou encore la Nouvelle-Zélande, mais tout n'est pas envisageable, entre les inconvénients de l'âge et les possibilités financières !

Enfin bon, on n'a qu'une vie..... Pour Mars, je suis née trop tôt et pour Pluton, encore plus !!!



(*) Le guide du voyageur autour du monde - Gérard Chaliand-Sophie Mousset - Éditions Odile Jacob - 2006 - page 309
(**) En plus, il parlait parfaitement le français, ce qui était bien utile dans son métier de guide. 
(***) Que les touristes peuvent en grande partie éviter en ne se rendant pas seuls dans certains endroits bien connus. 

11 juil. 2015

C'est bien le mois de juillet !


On s'installe dans une douce torpeur estivale, on se lève tard (tout du moins pour ceux qui ne bossent pas), on passe tout son temps devant l'ordinateur sans scrupules, il n'y a presque plus de réunions le soir, quand on va en ville, on se gare où on veut, tout le monde est parti, les rues se vident. Comme on a fait le plein de bouquins à la bibliothèque en prévision des semaines de fermeture, on a plein de choses à lire (*), dans son fauteuil ou sa chaise longue, on s'ouvre une bouteille de rosé de temps en temps, histoire de se rafraîchir, on salue longuement tous les copains des divers réseaux sociaux, on s'éclate sur des jeux, et on suit avec ardeur le Tour de France tous les après-midi en s'épuisant à pédaler virtuellement du fond de son canapé en visitant le pays (ah la beauté des images aériennes..).

Donc, avec toutes ces activités, on n'a plus de temps d'écrire des billets de blog !


(*) Du coup, mon site de lecture se remplit à grande vitesse.

30 juin 2015

Amazing grace

Voilà un air très connu, chanté par tous les chrétiens du monde (*), quelle que soit leur chapelle, et par les autres aussi qui, tous, la connaissent (au moins la musique). Mais d'où viennent cette mélodie et ces paroles ?

J'emprunte au Figaro un excellent article qui l'explique.

"Amazing grace est une des chansons les plus populaires du répertoire américain. Il en existe plus de 1100 enregistrements. C'est presque une institution, au même titre que la Déclaration d'indépendance ! Pourtant les paroles de ce chant sont nées au XVIIIe siècle en Angleterre sous la plume d'un pasteur anglican prénommé John Newton le 1er janvier 1773.

Autobiographiques, elles illustrent le chemin spirituel accompli par Newton (1725-1788) et sa «rédemption» aux mains de Dieu qui l'a «sauvé» de plusieurs périls. Enrôlé de force dans la marine à l'âge de dix-neuf ans en 1744, il devient impliqué dans la traite des esclaves. Peu concerné par la religion, sa vie bascule en 1748, lorsqu'il manque de périr dans une tempête au large de l'Irlande. L'homme se tourne vers Dieu et, six ans plus tard, abandonne la mer et le trafic d'esclaves, pour rentrer dans le clergé de l'Eglise anglicane. Vers la fin de sa vie, Newton sera un partisan de l'abolition de l'esclavage et soutiendra la campagne du député anglais William Wilberforce.

Pendant plusieurs décennies, Amazing grace n'a pas de mélodie attitrée. Il faudra attendre 1835 pour qu'un professeur de chant de Caroline du Sud, William Walker, publie l'air utilisé de nos jours, sans doute inspiré du folklore écossais ou irlandais.

Dans les Etats-Unis balbutiants, en plein revivalisme religieux, Amazing grace devient un hymne incontournable. Il est cité dans le classique "La case de l'Oncle Tom" de Harriet Beecher Stowe, avant de devenir le chant de ralliement des partisans de l'abolition de l'esclavage pour qui le titre symbolise la misère et les souffrances des esclaves. La popularité de la chanson devient encore plus grande quand éclate la guerre de Sécession."

Et elle l'est toujours puisque le président Obama l'a chantée lors de l'hommage aux victimes de la tuerie de Charleston. Ailleurs dans le monde, je crois que c'est surtout la musique qui est connue et appréciée, donc, merci monsieur Walker !


En voici une superbe interprétation .

(*) Une hymne chantée dans l'église catholique romaine reprend l'air en question pour une mélodie d'anamnèse, et j'ai entendu près de Kansas City cet air joué par le carillon d'une église un dimanche matin. L'image d'illustration représente la partition musicale du cantique, mais les paroles ne sont pas celles d'origine.

29 juin 2015

JOMO ??

Les vacances vont commencer pour beaucoup, soleil, plage, montagne, découvertes de pays étrangers, maison de famille, campagne paisible, villes nouvelles, etc.. A part quelques vêtements et autres maillots de bain, que trouve-t-on dans les bagages ? Tous ces outils qui permettent de continuer la vie sociale virtuelle que l'on pratique quotidiennement ! Quelques chiffres en vrac : 48% emportent leur ordinateur portable, 29% leur tablette, 9% utilisent leur smartphone pour surfer et lire leurs mails. Il n'y a que 4% d'irréductibles qui partent sans aucune de ces prothèses !

Donc, pour "rester en contact", il est impératif de trouver une connexion wi-fi sur le lieu de vacances (la 4g étant encore un rêve pour la France profonde). 81% des vacanciers l'exigent ! Il est loin le temps où un (très) grand hôtel de Marseille proposait à prix très élevé (en rapport avec le prix du reste ?), une connexion filaire dans les chambres. Aujourd'hui les hébergements mettent en exergue leur connexion wi-fi gratuite comme argument publicitaire, parce que c'est devenu aussi indispensable que l'eau courante et l'électricité. Rares sont ceux qui n'offrent rien, ou au mieux, une connexion du côté de la réception seulement. Et pas sûr que ceux-ci aient fait le bon choix.

Encore des chiffres : une fois arrivés sur le lieu de vacances, 19% surfent comme d'habitude, mais 76% réduisent toutefois leur usage, quand même... Pourtant, comment peut-on survivre sans aller voir ce qui se passe sur Facebook (ou sur Wikipédia, un autre réseau social fort animé), surveiller ses courriers, poster ses photos, discuter avec ses copains, etc ?

Les Américains qui nous devancent souvent et nous influencent toujours, ont créé un nouveau concept : le JOMO (Joy Of Missing Out), ce n'est pas une maladie, c'est juste le refus du besoin irrépressible de se connecter, où qu'on se trouve, et quoi que l'on ait d'autre à faire. Les adeptes de cette nouvelle secte se refusent (temporairement, faut pas pousser non plus) à consulter Twitter, Facebook ou similaire pendant une période donnée, le week-end ou le soir par exemple, pour parvenir à une forme de renoncement raisonné afin laisser du temps à la méditation, aux retrouvailles avec son conjoint, à l'observation de la nature...

Inhumain ? Insurmontable ? Irréalisable ? Peut-être bien !! Pour aider au sevrage, je peux vous indiquer quelques arpents vierges de toute pollution téléphonique ou wi-fique, où aucun réseau ne sévit, encore que, depuis ma dernière visite, certaines choses aient pu changer... Allez faire un tour au Yukon (*). D'abord, c'est un territoire magnifique, sauvage à souhait, et si peu peuplé que vous pouvez faire des kilomètres en ayant l'impression d'être seul sur Terre. Et surtout, téléphone et ordinateurs peuvent s'épuiser à capter un quelconque réseau, ils n'y parviendront pas !

(*) Je ne parle évidemment pas des deux "grandes" villes de l'endroit, Whitehorse et Dawson, où là, on peut facilement succomber, mais des étendues sauvages qui se trouvent en dehors. 




25 juin 2015

Et à partir du premier juillet 2015...


Conduire une automobile dans nos contrées est une nécessité, surtout pour ceux qui habitent la campagne et que l'âge n'autorise plus à faire de la bicyclette, mais ce n'est plus un plaisir ! Entre les limitations de vitesse plus ou moins sournoises qui font que même le plus sage des conducteurs n'est pas à l'abri d'un court 95 là où c'est limité à 90, les dos d'âne et autres chicanes qui ressemblent plus à des pièges (dangereux, au moins pour la colonne vertébrale..) qu'à des mesures de sécurité, et la densité de circulation qui oblige à une attention épuisante, c'est vraiment une corvée d'être obligé de prendre sa voiture pour aller ne serait-ce qu'acheter son pain au bourg voisin ! Ah s'il y avait des services de car ou de train comme autrefois.... Mais il ne faut pas rêver, l'argent récolté par l'Etat est important, l'automobiliste est rançonné de partout, donc, mettre des cars serait suicidaire pour les finances !

Une nouvelle volée de lois arrive dès le premier juillet. Si certaines sont salutaires, d'autres sont soit utopiques soit stupides. Voyons ça de plus près :

* L’interdiction de fumer en voiture avec des mineurs (68 € d'amende)

D'accord, mais il va falloir que le gendarme ait de bons yeux pour voir si l'occupant du véhicule est en train de fumer, et ensuite qu'il ait le temps de vérifier les dates de naissance des autres occupants.... Pendant ce temps, les voleurs pourront aller cambrioler, ils seront tranquilles !

* Interdiction de manger au volant (75 € d'amende)

Même remarque que ci-dessus, et qu'entends-on par manger ? Un bonbon, c'est de la nourriture ? Ou faut-il commencer à la barre chocolatée ou au sandwich ? De toutes façons, tout automobiliste qui doit changer ses vitesses a forcément déjà une main loin du volant, donc, pour manger, c'est pas facile. A réserver aux conducteurs de boîtes automatiques ??

* Interdiction au Kit Main Libre (135 € / 3 Points)

C'est sûr que la majorité des gens peut se passer de téléphoner en roulant, mais quid des taxis et autres professionnels ?

* Interdiction de fouiller dans la boite a gants en roulant.

Là, ça va vraiment être très facile à vérifier par le gendarme.... Soit une automobile roulant à 50 à l'heure dans un village, même sans avoir de vitres teintées (tiens, c'est pas interdit ça ??), comment va faire le pauvre pandore pour voir ce qu'il fait à l'intérieur de son habitacle ? Et comment le prouver ? En prenant une photo de l'intérieur ?? De toutes façons, tout individu normalement responsable ne va pas fourgonner dans la boîte à gants située côté passager tout en roulant ou alors c'est du même ordre qui celui qui rédige un SMS en conduisant, ce n'est pas le principe que je réfute, c'est son application. Donc, une loi non applicable est inutile.

*Ecouter de la musique trop fort (empêchant d'entendre la circulation) (75 € d'amende).

Ça c'est bien, surtout pour protéger la tranquillité des gens qui n'ont pas forcément envie d'entendre du rap à fond la caisse quand ils marchent sur un trottoir et qu'un fou de musique roule toutes vitres ouvertes (faut bien partager ses passions, et montrer qu'on a un autoradio puissant, non ?), mais, qu'entends-on par trop fort ?? On va munir les forces de l'ordre de détecteur de décibels ? Dans ce cas, ça pourra peut-être leur servir pour verbaliser les mobylettes hurlantes...

* Interdiction du port d’écouteurs, oreillettes ou casques audio en conduisant (135 € / 3 Points)

Pourquoi pas ? C'est logique, est-ce que ça s'applique aussi aux cyclistes et aux joggeurs qui eux non plus n'entendent rien d'extérieur quand ils ont leurs écouteurs vissés sur leurs oreilles, donc, n'entendent pas venir une voiture..

* Les conducteurs novices la limite autorisée passera donc à 0,2 g/l d'alcool dans le sang au lieu des 0,5 g/l en vigueur aujourd'hui.0,2g/l (135 euros et points)

Là, pour une fois, je suis 100% d'accord, pratiquant le 0% d'alcool quand je dois conduire, même pour aller à 3 kms, je crois que c'est une bonne habitude à prendre, même si c'est frustrant quand on arrose un plat délicieux au restaurant d'une... bouteille de Badoit !

* Se maquiller même à l'arrêt dans les bouchons (75 € d'amende)

Si on est à l'arrêt, je ne vois pas où est le mal ! Parce qu'on risque de redémarrer un quart de poil trop tard ? Mais celui qui est derrière aura déjà klaxonné depuis longtemps !!

* Regarder un écran non destiné à l'aide à la conduite (150 € d'amende / 3 Points)

Là, ça paraît tellement évident qu'on se demande pourquoi il faut une loi. Regarder un film en conduisant me semble totalement ahurissant, mais c'est vrai que je suis d'une autre époque...

Enfin, faut bien que les législateurs s'occupent et qu'ils soient persuadés d'avoir fait le maximum pour la sacro-sainte sécurité routière ! Mais comme on n'est toujours pas décidé à améliorer et à intensifier les transports en commun, pas plus qu'augmenter les effectifs de la gendarmerie (quand je pense à la minuscule poignée de gendarmes qui officient dans mon secteur...), tout ça me semble bien plus hypocrite ou démagogique, au choix, qu'efficace.

21 juin 2015

Nos chers petits

"... celles qui ont pour habitude de rapporter, avec des éclats de rire interminables, les mots de leurs chers petits, si comiques, soi-disant si spirituels ! Dire qu'elles n'ont jamais eu une âme charitable auprès d'elles pour leur faire observer que le mioche n'a jamais varié depuis que le monde est monde. Comment arriver à dresser la liste complète de toutes les incivilités, fautes d'éducation et de bon goût qui se produisent sans cesse à l'ombre de la maternité ?" (*)

De quand date ce texte ? De ... 1839 ! Il a plus de 150 ans, comme quoi, il n'y a rien de nouveau sous le soleil ! De tous temps, les mamans ont regardé leurs petits comme la huitième merveille du monde, même quand ils sont difficile à supporter par l'entourage.

Se poursuivre en poussant des cris de sioux entre les rayonnages de la bibliothèque municipale, ou piquer un sprint dans la nef d'une église pendant un office, ou encore pisser sur les parois d'un ascenseur en faisant des dessins parce que c'est rigolo, n'entraînent pas la moindre réprimande, au contraire, juste un petit sourire complice ou quelques réflexions du style "vous avez vu comme il est intelligent, il a trouvé ça tout seul" (pour le petit de l'ascenseur) ou encore "il faut bien qu'ils s'expriment, d'autant plus qu'ils sont tellement en avance sur leur âge" (pour les deux autres).

Dire que ces enfants sont mal élevés est une incongruité qui ne peut provenir que de gens qui n'en ont jamais élevé (si, mais sans doute pas avec les mêmes méthodes), ou de grincheux et de vieux c*** qui ne supportent rien et surtout pas la jeunesse !

De toutes façons, ce sont toujours les nôtres les mieux n'est-ce pas ? Comme disait une grand mère : "vous savez, ce n'est pas parce que c'est le mien mais... c'est le plus beau, intelligent, éveillé, etc. (rayez les mentions inutiles, ou laissez-les toutes..) ; ou une maman au retour de la crèche ; "la dame qui s'en occupe m'a dit que c'était de loin le plus intelligent de tous les petits qu'elle a en garde" (oui, elle le dit à toutes les mamans, ça leur fait tant plaisir..).

Comme quoi, depuis un siècle et demi, les enfants sont les idoles de leurs parents (et de leurs grands parents, encore plus peut-être..), et chaque parent est persuadé que le sien est bien mieux que celui des autres ! Mais n'est-ce pas fondamentalement normal et humain ?

Et les enfants particulièrement dissipés feront peut-être des adultes engoncés dans leurs principes, et très sévères avec leur progéniture, qui sait ?

(*) Phrase tirée du "Nouveau manuel complet de la bonne compagnie" de Mme Celnart, cité dans le livre "Histoire de la politesse" de Frédéric Rouvillois aux éditions Flammarion.

10 juin 2015

Ça vous tente ?

Premier dimanche de juin, sous un soleil de plomb, plus de 30° à l'ombre quand on réussissait à en trouver, à Carro, près de Martigues, dans les Bouches du Rhône, tous les gens du coin étaient venus se baigner ! Tous venus en voiture, évidemment (comment faire autrement ?), la route qui menait aux plages était bordée de véhicules stationnés, tandis que le village lui-même voyait ses parkings saturés.


Il n'était pas bien facile de trouver la place de sa serviette de bain, même en quittant le sable pour les rochers autour ; dans l'eau, il ne fallait pas trop écarter les bras sous peine de molester son voisin. Et encore, il n'y avait guère que des autochtones, gens de Marseille ou d'Aix, alors, on imagine ce que ce sera dans un mois, quand les vacanciers seront arrivés... C'est sûr que sur les plages normandes ou bretonnes, il y a moins d'affluence, mais il ne faut pas oublier sa petite laine.. Et son parapluie ?



Alors, ça vous tente ? Eh bien pas moi ! Une belle région, certes, mais trop chaude, trop remuante, trop peuplée, trop de voitures, trop de bruit ! Quel plaisir de retrouver sa verte campagne si paisible et si calme ! Mais il n'y a pas d'aussi beaux lauriers roses...


3 juin 2015

La fin du démarchage téléphonique non sollicité ?

Qui n'a jamais entendu une voix à l'accent indéterminé vous dire au téléphone : "Bonjour madame Untel, ravie de vous avoir en ligne, je suis Marie ou Clémence ou Léontine.. de la société XXX, partenaire EDF, ou spécialiste des termites, de l'humidité de l'air ou des mutuelles..". La suite ? Eh bien normalement on ne la connaît pas puisqu'on a déjà vigoureusement raccroché en disant à la dame que ça n'intéressait pas en termes plus ou moins fleuris selon son humeur.

Il paraît qu'on va bientôt avoir une parade. Adoptée en mars 2014, la loi Hamon, du nom de l’ancien ministre de la Consommation, prévoit de rendre effective une liste « anti-démarchage téléphonique ». Et le décret est (enfin) paru (voir le décret n° 2015-556 du 19 mai publié le 21 mai 2015 au JO). L’article L121-34 du Code de la consommation a donc en effet été modifié de telle sorte qu’il prévoit désormais que « le consommateur qui ne souhaite pas faire l’objet de prospection commerciale par voie téléphonique peut gratuitement s’inscrire sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique » (*).

On ne pourra s'inscrire qu'à l'automne, faudra pas oublier.. En attendant, voilà deux petits trucs qui marchent ou pas, je n'en sais rien, mais ça ne coûte rien d'essayer.

1/ Si on ne souhaite pas engager la conversation avec l'interlocuteur, au risque de s'énerver bêtement, il suffit de décrocher, de dire "Un instant je vous prie" ou "Un moment SVP", et de poser son téléphone jusqu'à ce que l'appelant raccroche. Plus rapide ou pas que de dire "non merci, ça ne m'intéresse pas" et de raccrocher ?

2/ Dans le cas d'appels où, quand on décroche, il n'y a personne au bout du fil, qu'est-ce qu'on fait ? Il paraît que cette technique est utilisée par les robots pour déterminer le meilleur moment de la journée pour qu'un vendeur, humain, lui, appelle. Dans ce cas, une fois décroché, taper six ou sept fois sur le bouton #. Ça perturbe la machine, et élimine le numéro de leur système.. Vrai ?? Difficile à vérifier, mais facile à mettre en œuvre.

Gageons que les professionnels de la chose trouveront bon nombre de parades aux trucs ou même à la loi. Je crains qu'il y ait encore de pauvres employés sous-payés dans les pays émergents qui récolteront bien des insultes....

Au passage, c'est amusant cette expression "décrocher" alors qu'il y a bien longtemps qu'on ne décroche plus un combiné téléphonique de son support, puisqu'on appuie sur un bouton au pictogramme vert ! C'est comme traverser la rue dans les clous. Encore un peu de temps, et plus personne ne se souviendra pourquoi on dit ça !


(*) Source de cette information : Les Echos

31 mai 2015

Le 31 mai c'est ?

La fête des mères est une institution, dont l'origine est controversée, certains pensent que c'est le maréchal Pétain qui l'a instituée, d'autres disent que c'est bien antérieur à lui, mais quoi qu'il en soit, il est de tradition de faire un cadeau aux mamans ce jour-là. Ça va du collier de nouilles fabriqué à l'école, au robot ménager (auquel la maman aurait peut-être préféré un Ipad Retina..), en passant par les bouquets de fleurs. Le commerce ne s'y est pas trompé, plusieurs jours avant on commence à faire des promotions, des "spécial fête des mères", on aménage les vitrines en fonction de ce jour, et on espère beaucoup de clients ! Ce qui fait dire à certains que ce n'est qu'une fête commerciale et une façon de faire tourner le commerce, mais rien de plus.

Les mamans de leur côté attendent toujours quelque chose de cette journée, même un simple coup de fil d'un enfant parti au loin : "Ah je n'y pensais plus.." dira-t-elle alors, toute émue, alors qu'elle attendait la sonnerie du téléphone depuis son réveil.. Ou une simple carte bien choisie, qu'elle gardera longtemps en souvenir.

Mais cette journée dont tout le monde parle, à laquelle il est impossible d'échapper rien qu'en faisant ses courses, est très difficile à vivre pour les femmes qui n'ont pas pu avoir d'enfant, ou celles qui en ont perdu un et dont le chagrin est ineffaçable, sans oublier celles qui n'ont plus de maman à fêter. Pourquoi, au nom de la bonne marche du commerce, raviver des plaies ?

Quant à la fête des grand mères, que les marchands tentent d'instituer, on se demande toujours comment on peut être grand mère sans avoir été mère (sauf en cas de ménages recomposés peut-être). Et les pauvres papys eux sont oubliés !

Enfin bon, faut bien dynamiser l'économie et créer des obligations aux gens...

23 mai 2015

Retour à la nature, ou Jean-Jacques n'est pas mort

Il paraît que la grande mode chez les bobos riches est d'aller passer les vacances dans des cabanes sans confort et loin de tout. C'est ainsi que des petits malins  restaurent des burons en Auvergne, enfin, retapent tout au plus, pour les louer (et aménagent des cabanes ailleurs aussi).

Il n'y a pas l'eau courante ni l'électricité, volontairement, pour faire plus authentique, et encore moins le téléphone ou le wi-fi ! Et l'on s'y précipite...

J'imagine le dialogue :

- Ça y est, je viens de réserver, j'ai trouvé la perle rare, tu imagines, il n'y a même pas de route pour y aller, faut marcher...
- Ah en plus il faut marcher, c'est génial ! Et tu vas laisser ta Land Rover où ?
- Dans le village le plus proche, à 15 kilomètres, un paysan nous le garde chez lui pour 20 euros par jour (*), c'est pas cher n'est-ce pas ? Là-bas, il n'y a même pas l'eau courante, faut aller au ruisseau, ça fait tout à fait nature.
- Et vous vous éclairerez à la bougie ?
- Il y a des lampes à pétrole il paraît, mais pas d'électricité..
- Ni de téléphone je suppose
- Evidemment, d'ailleurs, comment pourrait-on le recharger ? De toutes façons, le réseau ne va pas jusque là.
- Tu vas te régaler, j'en suis sûre, au milieu des vaches et des montagnes...
- Tu crois qu'il y aura des vaches ? Parce que je n'aime pas trop ces bêtes là, ça attire les mouches, et leurs bouses, ça salirait mes Converse, en plus ça sent mauvais.
- En tous cas, tu me raconteras au retour.
- Tout à fait, je posterai des photos sur Instagram
- N'oublie pas de prendre des batteries pour ton APN.. Et de quoi manger, parce que Juin, ce n'est pas la saison des mûres.
- Parce qu'il y a une saison pour les mûres ? On nous a dit qu'on pourrait cueillir tous les fruits sauvages que l'on veut pour les manger.
- ...

Ce dialogue est évidemment tout à fait inventé, certainement un peu outré. Connaissant bien les gens de ce pays (l'Auvergne), je sais le soulagement éprouvé quand enfin, ils ont pu avoir l'eau sur l'évier, évitant d'aller chercher des seaux à la fontaine, ou quand ils ont pu tourner un bouton pour s'éclairer, il n'y a pas si longtemps que ça, à l'aune de l'Histoire ; mais pour certains, ça devait être un âge d'or qu'il faut à tous prix retrouver pour se ressourcer comme ils disent, enfin, pendant quelques jours...

Pour les mêmes vacanciers, encore un peu plus riches, on peut louer des cabanes dans tous les coins du monde, du Yukon jusqu'en Nouvelle-Zélande, avec les mêmes conditions d'hébergement, pour les amateurs du retour à la nature (J.J. Rousseau n'est pas mort), lesquels seront sans doute rudement heureux de retrouver à leur retour leur appartement bien chauffé ou climatisé, l'eau chaude de leur baignoire, leurs lampadaires halogènes et leur connexion Internet ! Enfin, si ça les amuse... ça en enrichit d'autres, donc, tout le monde est content !

(*) ça se passe en Auvergne, hein, et là-bas, un "chou" c'est un "chou" !


L'image d'illustration provient de Wikimedia Commons .

20 mai 2015

Vie sociale agitée


La communauté des joueurs de Supercity somnolait entre deux coups de gueule (tu n'as pas cliqué où je voulais quand tu as visité ma ville, à cause de toi je vais perdre ma mission), deux annonces d'absence (je ne suis pas là, je vais à un enterrement), et deux demandes urgentes (je ne comprends pas pourquoi j'ai perdu tous mes billets, aidez-moi). Les anciens commençaient à s'ennuyer, les nouveaux continuaient leurs missions, certains arrêtaient de jouer. Il y a quelques jours, des bugs ont affecté le jeu, qui ralentissait, qui ne s'ouvrait plus, où l'on ne pouvait plus circuler, et tout le monde de râler quand...

Les concepteurs ont commencé par offrir 20 billets (un truc super rare, qu'on n'a qu'au compte-goutte) en dédommagement des dysfonctionnements, et ont annoncé une nouvelle mission, originale, parce que se jouant en équipe. Ils avaient constitué des équipes de quelques personnes, selon je ne sais quel algorithme, auxquelles on pouvait s'agréger, au feeling, parce qu'à part une personne déjà amie, les autres étaient de parfaits inconnus en provenance du monde entier. Ensuite, chaque équipe de 10 joueurs devait réussir une mission en cinq étapes pour construire un théâtre de marionnettes et obtenir de nombreuses récompenses sous forme de décorations, énergie, etc.

Et alors là, ça a été le branle-bas de combat ! A tel point que le jeu s'est de nouveau mis à ralentir tant les serveurs étaient surchargés ! Il y a eu ceux qui ne comprenaient rien, c'est quoi ce truc, je ne comprends pas, qu'est-ce qu'il faut faire ? Ceux qui rouspétaient après leur équipe, tous des bras cassés, ils ne jouent même pas, je n'en connais aucun, on n'y arrivera jamais.. Ceux qui gardaient espoir même si la tâche semblait ardue, ceux qui pavoisaient parce que leur équipe avait brillamment franchi la première étape, ceux qui méprisaient et déclaraient ne pas avoir envie de faire ça et de préférer continuer leurs missions en cours, les messages fusaient de partout sur les murs des groupes, les invitations à devenir amis arrivaient par vagues, tout le monde était excité, énervé, et on n'arrivait plus à lire tous les posts qui défilaient à grande vitesse.

Il y avait de la fébrilité dans l'air, tout le monde s'agitait dans tous les sens, supputait sur la bonne volonté des équipiers et leur localisation géographique (c'est bien, il est du Québec, il jouera quand je dormirai), regardait la pendule tourner pour se dépêcher d'aller récupérer les matériaux demandés, en un mot, le monde entier s'était arrêté, tout était suspendu, seul le jeu comptait...

Mais, c'est qui tous ces fous ? Non, ce ne sont pas de gamins immatures, des ados rivés à leur écran, mais de braves mères de familles ou grand mères, dont l'âge moyen est plus près des 70 ans que des 7 ans ! Comme quoi, la vieille lune qui dit que "il n'y a que les jeunes pour s'abrutir avec les jeux sur ordinateur" est totalement fausse !!

18 mai 2015

Ah les normes !

Nos sacrés saintes normes ! Dans ce domaine, la France est une championne : 400.000 normes parmi lesquelles 10.500 lois et 127.000 décrets répartis dans 62 codes. Auxquelles il faut ajouter les règlements et arrêtes ministériels, préfectoraux ou communaux... Non seulement elles existent en énorme quantité, mais en plus, elles changent selon l'humeur d'un ministère ou d'une instance similaire. Certaines sont totalement absurdes. C'est ainsi que 52 fonctionnaires ont pondu un document de 80 pages règlementant la consommation des œufs dans les cantines scolaires : I/4 d'œuf par jour dans les crèches pour les enfants de plus de 18 mois, 1/2 en cantine de maternelle.... Dix ministres ont signé ce décret ... qui, n'ayant jamais entraîné le moindre contrôle, n'a jamais été appliqué !! Sans doute que, si on ne manquait pas de personnel (80 personnes tout de même..) pour pondre un truc pareil, on en manquait pour aller sur le terrain vérifier que l'enfant de maternelle ne mangeait pas un œuf trois quart, ce qui lui aurait sans doute valu une mort subite..

Dans l'urbanisme c'est pas mieux. Il existe une règlementation antisismique, en vigueur depuis le 1er mai 2011, qui exige de toute nouvelle construction qu'elle soit à l'abri des destructions dues aux tremblements de terre, partout, j'ai bien dit partout, même en dehors de toute zone à risque ! Ceci entraînant un surcoût de l'ordre de 1 à 5% ce qui n'est pas négligeable, et est quasiment inutile pour qui ne s'installe pas sur une zone de faille.

Quant aux changements, je me souviens d'un service hospitalier où, auprès de chaque lavabo, il y avait une serviette pour s'essuyer les mains, jusqu'au jour où, un législateur zélé a découvert que c'était un danger colossal pour l'hygiène et qu'il fallait rapidement y remédier. Ordre a été donné d'installer partout des sèche-mains à air, lesquels étaient aussi lents que bruyants. Surcoût pour l'établissement, qui a du ainsi équiper tous ses points d'eau, et ça ne manque pas dans ce genre d'endroit. Jusqu'au jour où, un autre fonctionnaire, tout aussi zélé, a hurlé qu'on ne pouvait pas conserver ce genre d'objet qui propulsait dans l'air tous les microbes de la terre, et qu'il fallait rapidement en changer. Donc, il a fallu acquérir un distributeur de rouleaux de papiers pour se sécher les mains, plus une poubelle par poste pour récupérer le dit papier. Surcoût ? Ôter l'ancien système, acheter des caisses de rouleaux de papier, des distributeurs, des poubelles....

Quant aux autres ERP (établissements recevant du public en jargon administratifs), ils sont étroitement surveillés, visités tous les ans pour voir si leurs installations sont conformes aux normes en vigueur, et obligés de tout modifier chaque fois que la norme change. En six ans de mandat municipal, j'ai vu deux fois le chauffage-climatisation de la salle des fêtes obligé d'être entièrement changé alors qu'il fonctionnait parfaitement... Où passent vos impôts locaux ??

Il paraît que l'actuel gouvernement, comme l'avait aussi fait le précédent, tente d'endiguer, de dépoussiérer, d'assouplir la marée envahissante des normes qui appauvrissent et asphyxient tout un chacun, mais sans doute faudrait-il créer une norme pour normaliser tout ça !!!

P.S. Et selon l'adage bien connu "faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais", je ne sais plus à qui j'ai piqué l'image d'illustration, le droit d'auteur, c'est quoi déjà ?? (voir billet précédent)

13 mai 2015

Droit d'auteur ?

Sur Internet, il est courant d'aller chercher un texte, une image ou tout autre chose, de le mettre sur son blog, sur son mur Facebook, de le tweeter, ou de le transmettre à quelqu'un par mail ou similaire. En fait, on fait son marché en récupérant ce dont on a besoin, sans vraiment se préoccuper à qui ça peut bien appartenir, et si on a le droit de le faire. Du moment que c'est sur le Web, c'est public et on peut se l'approprier sans scrupules. C'est en tous cas ce que beaucoup pensent sans pour autant appartenir à la catégorie voyous-voleurs-pirates.

Et pourtant, le droit d'auteur, ça existe, c'est même fort compliqué, entre le droit moral, les différentes licences de publication, les délais avant passage dans le domaine public. Si la chose existe depuis, en gros, l'arrivée de l'imprimerie, pour ce qui concerne la chose écrite, elle s'est complexifiée depuis l'avènement du cyber espace où tout est accessible à tous.

En fait, comme le disent très bien les auteur de l'excellent opuscule cité en sources, on a recréé avec les publications sur Facebook, Twitter et autres blogs, l'ambiguïté du début du Moyen-Âge où les manuscrits étaient copiés avec ou sans les commentaires du copiste, lesquels étaient donc repris dans la copie suivante, le nom de l'auteur initial étant petit à petit tout à fait oublié. "Cette même pratique est dénoncée aujourd'hui chez les internautes qui publient en ligne des contenus sans mettre de liens vers les pages où ils les ont trouvés" (*).

Et ça tout le monde le fait ! Qui peut prétendre ne jamais avoir utilisé une image pour illustrer une publication sans avoir pris la peine de savoir si elle était libre de droits, ou même sans en avoir au moins cité l'auteur ? Les pirates, les malveillants, ce sont les autres, ceux qui téléchargent des films sans les payer, ceux qui pompent des chansons sans rétribuer les auteurs et ruinent l'industrie du disque, ceux qui récupèrent les fichiers numérisés des bouquins qui viennent de sortir, mais... C'est pas nous ! Et pourtant...

Va-t-il falloir trouver une règlementation pour un univers que les légistes ont bien du mal à cerner et à superviser ? Ou se dire que si on publie son propre texte, sa propre photo, ou sa vidéo faite par soi-même, il faudra renoncer à en revendiquer la paternité ?

Tout ça est bien compliqué ! Bon, c'est pas tout ça, mais avec quelle image vais-je illustrer ce billet ? Une que j'ai piquée, ou une que j'ai faite moi avec mes propres mains (enfin, avec ma souris.. ou mon APN) au risque que quelqu'un se l'approprie (**) ?


(*) La condition numérique - Jean-François Fogel - Bruno Patino - Edition  Grasset-Points - 2013 - page 116 (avec ça, on ne pourra pas dire que je ne cite pas mes sources)... L'ISBN aussi vous voulez ? 978-2-7578-4070-2 ! On peut dire que le dressage wikipédien a laissé des traces... 
(**) Vu mon talent, il y a peu de risques !!

5 mai 2015

Printemps à Giverny


Mais non, il ne pleut pas toujours en Normandie, il arrive qu'il fasse soleil, même si les premières heures du jour étaient plutôt mouillées. Donc, dès que le ciel redevient bleu, il faut en profiter pour aller voir les plus beaux jardins de la région, afin d'admirer les tulipes qui finissaient leur vie, et les somptueux iris.

Photos prises dans les jardins de la maison de Monet, mais aussi dans ceux du musée des impressionnismes. Un régal pour les yeux ! Un régal aussi que l'exposition Degas qui se déroule en ce moment dans le musée, même si certaines toiles de jeunesse auraient pu être oubliées, mais ses danseuses et ses repasseuses méritent largement la visite.





Le français tel konlcose

Voilà un florilège (enfin, c'est une façon de parler) de langue française, récupéré au hasard de conversations sur un réseau social bien connu. Je n'ai strictement rien changé aux phrases, j'ai juste copié/collé. Certaines d'entre elles doivent être lues tout haut pour les comprendre.

D'accord, on me dira que c'est sur Internet, que tout le monde n'a pas le clavier facile, qu'on fait moins attention que sur un texte écrit sur un papier, qu'il ne s'agit pas d'un devoir scolaire, mais tout de même, ça a quelque chose d'inquiétant, non ? Qu'on fasse des fautes d'orthographe ou de grammaire, ça peut se comprendre, tout le monde en fait (plus ou moins) le français est une langue difficile, mais confondre H.S. avec a chaise (sans accent sur le a en plus !!) et l'accent avec lassant, c'est grave ! Mais c'est vrai que on peut être grasse et avoir de la grâce...

* sa cest fort alors je me demande comment il fons mes je vais etudier sa pour en fair autant comme linformatic cest mon obi et que cetais mon boulot

* plusieurs lons remarque

* j'ai fait la sieste et je suis complétement a chaise

* y a plus de mission y a que celle de académie blanche qui une fois fini est a refaire ca deviens l’accent a quand la prochaine

* un chien je suis sure quilserai dresser le referai pue

* mission terminer grasse a vous

* on sens melange les pinceaux

* sa vient tout seul fau juste passienté

Juste une précision, il s'agit d'adultes dont la langue maternelle est le français et qui semblent aussi gentils que parfaitement normaux. Je n'ai pas non plus l'impression qu'ils le fassent exprès, pour plaisanter, alors me voilà toute perplexe !!

30 avr. 2015

Un zoo tout neuf


On va au zoo de Vincennes ? Pouah, vous datez, maintenant, on va au Parc Zoologique de la Ville de Paris voyons ! Depuis un an, et après des années de travaux où il était fermé, on peut à nouveau voir des animaux sauvages à une encablure de la Tour Eiffel.

Quel changement par rapport au zoo d'avant ! Le parcours, fort bien fléché, est axé sur différentes zones du globe, la Patagonie, Madagascar, l'Amazonie-Guyane, l'Europe et le Sahel-Soudan. Les animaux y sont présentés dans leur environnement naturel, au milieu de larges enclos où les endroits stratégiques d'observation ont vu les grillages remplacés par d'immenses vitres. Des fiches explicatives sont présentes partout. Une immense serre recréée l'atmosphère équatoriale avec oiseaux en liberté et plantes locales tandis que dans une volière aussi large que haute on voit évoluer flamands roses et autres volatiles plus ou moins aquatiques. Tout est beau, neuf, propre, naturel ! Mais...

Tout n'est pas parfait quand même. Déjà le prix d'entrée, 22 euros pour le billet normal, celui pour enfants s'étalant entre 14 et 16,50 euros, ce qui, pour une famille de quatre personnes par exemple, rend la sortie plutôt onéreuse, d'autant plus que les restaurants, les marchands de casse-croûte et surtout la boutique sont prêts à faire craquer petits et grands. De plus, si c'est très bien conçu pour le bien-être des animaux, ce qui est une excellente chose, (autrefois, ils n'avaient comme seul horizon que leur enclos bétonné) pour le visiteur, c'est frustrant parce que bon nombre de pensionnaires ne sont pas visibles, cachés dans les broussailles, ou évoluant dans des arbres touffus.

Comme d'habitude, et comme dans leur habitat naturel, les girafes sont tout à fait complaisantes et se laissent photographier facilement, elles font un succès auprès des petits enfants, mais dans l'ensemble, on peut nettement mieux observer les différents biotopes que leurs habitants.. En tous cas, ça fait une jolie promenade tout au long de laquelle on apprend beaucoup de choses sur la nature, sa préservation, et l'avenir de la faune sauvage.

Voilà quelques pensionnaires :

Des girafes complaisantes

Un iguane endormi

Un lémurien

Des lionnes bien sages

Des oryx, disparus de leur lieu d'origine, il n'en reste plus que dans les zoos

28 avr. 2015

Le musée Jacquemart-André


Situé boulevard Haussmann, à quelques minutes à pied de la gare St Lazare, il fait partie de ces musées où le contenant est aussi intéressant que le contenu. Dans un magnifique hôtel particulier du XIXe siècle, avec jardin d'hiver, mezzanines, salons en rotonde, il abrite les collections réunies par un couple de mécènes, portant sur des œuvres depuis les primitifs italiens jusqu'au XVIIIe siècle, en passant par la Renaissance. 

le jardin d'hiver

Salon des tapisseries

Mezzanines
On circule dans cette vaste et belle demeure, en admirant plafonds, peintures, sculptures et mobilier, s'arrêtant devant un tableau, devant une tapisserie, ou une console.

Le musée héberge aussi des expositions temporaires, comme en ce moment, celle intitulée "De Giotto à Caravage".

Y sont présentées des grands noms de la peinture italienne du XIVe au XVIIe siècle, redécouverts par un historien critique d'art, Roberto Longhi. Une grande partie de l'exposition tourne donc autour du Caravage et de ses successeurs, insistant sur l'influence qu'il a pu avoir sur les artistes qui lui ont succédé. Mais ce n'est pas tout, il y a aussi un certain nombre d'œuvres de primitifs italiens, comme Masaccio, Masolino et Piero della Francesca.

Une exposition très riche donc, qui mérite une longue visite attentive, passionnante de bout en bout.

Manfredi

Mazaccio

Botticelli

Et en plus, les photos (sans flash, ce qui est normal) sont tout à fait autorisées ! 

26 avr. 2015

Rouler à droite ou à gauche ?

Dans de nombreux pays, sans doute majoritaires sur la Terre, les voitures roulent à droite de la chaussée. Dans les autres, c'est à gauche, pourquoi ?

En fait, il faut en référer à l'histoire. Autrefois, les gens combattaient avec des épées et étaient montés sur des chevaux. Comme la plupart des humains sont droitiers, l'épée était accrochée du côté gauche du corps pour pouvoir rapidement dégainer de la main droite. Mais, une épée c'est long et encombrant, et la seule façon d'enfourcher sa monture sans s'empêtrer dans le fourreau de sa rapière, était de lancer la jambe droite libre par-dessus l'échine de l'animal. Donc, la tête du cheval se trouvait à votre gauche. Pendant le trajet, on restait à gauche, parce que l'ennemi, si on en croisait un, serait facile à pourfendre en prenant l'épée de la main droite.

Les cavaliers se tenaient donc à gauche de la route, et les attelages en ont donc fait de même. Quand le cheval a été supplanté par le cheval vapeur, l'usage s'est perpétué.

Mais alors, pourquoi la majorité des pays roulent à droite ? Quand l'importance de pouvoir dégainer rapidement a disparu, après un certain flottement, les pays ont fini par trouver que si la majorité de leurs habitants étaient droitiers, il était plus logique qu'ils suivent le bord droit de la route. Et bien entendu, les Anglais (et leurs anciennes possessions) ont continué à rouler à gauche... Selon le grand principe qu'il y a eux et... le reste du monde !

Donc, quand on voyage dans un état où sont passés les Anglais (en dehors des USA et du Canada), on roule à gauche, ce qui est beaucoup moins déroutant que ce que l'on craint. Le volant est à droite, et à condition de louer une voiture automatique (passer les vitesses de la main gauche, à l'envers de ce que l'on fait habituellement, là, c'est pas évident), on survit, et les habitants du dit pays aussi. En plus, comme tous roulent à gauche, on suit le mouvement, en faisant toutefois attention aux carrefours et autres giratoires sur lesquels le naturel pourrait revenir au galop, et où on pourrait partir dans le mauvais sens.

Toutefois, ce changement d'habitude est beaucoup plus facile à assumer dans une route d'Afrique du Sud, fort peu encombrée, que dans une petite route sinueuse et étroite des Highlands d'Ecosse, surtout si en plus on y croise un troupeau de moutons !


Ces explications proviennent de l'excellent bouquin intitulé "Ce qu'Einstein disait à son coiffeur", de Robert L. Wolke, dont je vous recommande la lecture aussi amusante qu'enrichissante. 

23 avr. 2015

Un parcours du combattant

Imaginez que vous ayez besoin de faire refaire votre passeport afin d'avoir le nouveau passeport biométrique que certains pays étrangers exigent. Déjà, faut aller à une mairie du même canton qui offre ce service. Ensuite il faut rassembler une tonne de trucs :

- Photocopie du passeport à renouveler et de la carte d'identité (présenter les originaux aussi bien entendu).
- Deux photos cheveux tirés, sans lunettes, sans sourire (donc, passer chez un photographe qui a l'habitude de ce genre de chose).
- Un acte de naissance copie intégrale avec filiation, parce qu'il vous sera demandé la date et le lieux de naissance de vos deux parents.
- L'original d'une attestation de domicile, facture EDF ou téléphone, pratique quand tout arrive par Internet, pour donner autre chose que ce qui est sorti de son imprimante.
- Un timbre fiscal pour 86 euros (tout de même...)

Une fois sur place, arriver à l'ouverture, parce que le dossier demande une vingtaine de minutes par personne, donc s'il y en a deux ou trois devant vous, on y passe la matinée. Là, on remplit un formulaire cartonné, sans se tromper dans les petites cases à cocher. Le préposé scanne le dit formulaire, pour que le logiciel dise si tout est correct ou pas, dans ce dernier cas, on recommence le scan, ou, pire, la rédaction du formulaire. Puis, il accroche les photos et les timbres fiscaux. Re-belote, on scanne à nouveau, et il arrive que la photo soit trop claire ou trop sombre, ou pas exactement mise au milieu du carré prévu à cet effet. Tout va bien jusque là ? C'est pas fini, faut poser les 4 doigts de la main gauche sur un appareil lumineux qui envoie les quatre empreintes à l'ordinateur, et bien entendu, ça ne marche jamais du premier coup, donc, on recommence une fois, deux fois, ah ouf ! Cette fois c'est bon. On passe à l'autre main....

Tout est OK ? On dirait, la machine crache un récepissé en double exemplaire qu'il faut signer, en laisser un aux services de la mairie et récupérer l'autre. Et là, on croise les doigts, parce qu'il faut environ 15 jours à 3 semaines pour avoir enfin ce passeport, mais que les services distants peuvent toujours réclamer un détail, un truc mal coché, une lettre mal formée, et... Faudra tout recommencer !!

Quand on pense à tous les malfrats qui circulent avec de faux papiers, totalement extérieurs à cette lourde procédure administrative, on se dit qu'on embête bien les honnêtes gens pour tenter de circonvenir une minorité de malveillants. C'est exactement comme en voiture où on zigzague entre de traitresses chicanes, où on saute sur d'énormes ralentisseurs (ne pas être lombalgique ou transporter des œufs), où on se glisse sur des chaussées volontairement rétrécies, tout ça pour éviter les dégâts d'une poignée de chauffards...

En attendant, quand on va récupérer ce précieux passeport, si on le récupère un jour, on va y veiller comme sur des lingots d'or, parce qu'en plus, ce sera le dernier ! 

18 avr. 2015

Novlangue à l'école

On avait déjà les techniciennes de surface (pour ne pas dire les femmes de ménage), et les personnes en situation de handicap (ce qui est nettement plus long à dire mais sans doute moins traumatisant que de parler d'handicapés ou pire, d'infirmes), maintenant on a encore mieux et même que c'est l'Éducation Nationale qui a pondu ces nouveautés :

Vous alliez à la piscine pour nager ? Pfff... Maintenant vous allez "vous déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé en traversant l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée"...

Vous préférez courir sur le plancher des vaches ? Courir ? Qu'ai-je dit là ? Non, il faut dire "créer de la vitesse"...

Retournons à l'école. Quand un prof interroge un élève, que fait ce dernier ? Il répond à la question ? Ben non voyons, ce serait bien trop simple, il "produit des messages en montrant un raisonnement construit" !!! Et pour les cours de langue, va-t-on apprendre l'anglais ou l'espagnol ? Évidemment pas, puisque le but d'un cours de langue sera "d'aller de l'ici vers l'ailleurs".. Vous me direz que ça doit aussi marcher pour le martien dans ce cas...

Quant à la pédagogie spiralaire, là, je ne saurais dire de quoi il retourne, d'ailleurs, même le journaliste du Figaro en est resté coi, je cite l'auteur de l'article :

"Selon Sylvie Queval, philosophe de l'éducation, la notion de pédagogie «spiralaire», inventée en 1960, a «vite rencontré un large écho chez les pédagogues, qui trouvent dans la métaphore de la spirale une façon juste d'exprimer qu'apprendre est un processus continu qui suppose une reprise constante de ce qui est déjà acquis». À en perdre l'équilibre."

Voilà ce que l'on trouve dans les nouveaux programmes scolaires prévus pour 2016, présentés par le conseil supérieur des programmes comme étant "plus simples et plus lisibles", ce qui est évident n'est-ce pas ? Au fait, est-ce que ces beaux messieurs se souviennent qu'il faut avant toutes choses, à l'école, apprendre à lire, à écrire et à compter ? On se le demande.. Quant à apprendre l'histoire et la géographie, je crains de venir de proférer une incongruité !

Décidément, Molière n'est pas mort, et les précieuses sont toujours aussi ridicules !

17 avr. 2015

Une histoire de virus

Lu sur un espace de discussion où se retrouvent des joueurs sur Facebook et où un joueur se plaignait que son jeu s'ouvrait lentement et ramait. J'ai juste remis en français courant ce qui était en SMS et autre orthographe originale.

Joueur A - Des fois ce sont les virus qui ralentissent le procesuce (*) moi je mets en route tous les matins l'antivirus les jeux sont bourrés de virus.
Joueur B - Pour moi pas de problème particulier
Joueur A - Par jour je chope une dizaine de virus dus au jeux
Joueur A - Il faudrait que chacun nettoie leur ordi sans le savoir ils contaminent tout le monde avec les virus
Joueur C - ... Rien à signaler chez moi.
Joueur A - Mon antivirus c'est Norton, j'ai la totale de chez Norton (**), tous les virus que je chope sont mis en quarantaine automatiquement.

Bon, il y a de la pédagogie informatique à faire là, parce que je crois que le monsieur n'a pas tout compris (oui, c'est pourtant un homme, pas une blonde). Avoir un antivirus, c'est bien, certes, encore que Norton.. Pour jouer, il faut aussi une machine puissante, une carte graphique qui va bien, une version à jour de l'indispensable Adobe Flash Player, mais ma légendaire patience n'ira pas jusqu'à lui expliquer tout ça !! Tiens, je n'ai pas eu la cruauté mentale de lui demander s'il utilisait Internet Explorer, peut-être parce que j'étais sûre de la réponse ?


(*) là, je n'ai pas corrigé, c'est trop joli...
(**) Oh le pauvre, on comprend pourquoi le jeu est ralenti...

12 avr. 2015

Des salles de shoot ?

C'est bien, c'est pas bien ? Je n'en sais rien, mais j'ai juste une petite question à poser aux gens qui ont eu cette idée. Sera-t-il possible de fumer (du tabac j'entends) dans ces établissements ? Parce que tout le monde sait que le tabac, c'est très mauvais pour la santé, c'est d'ailleurs pour ça que c'est interdit partout, dans les lieux publics, et qu'il n'est jamais venu à l'idée d'un quelconque membre du gouvernement d'installer des salles dédiées aux fumeurs, pour préserver la santé publique, au contraire, on supprime celles qui existaient..

Alors que tout le monde sait parfaitement que la drogue n'a strictement aucun effet nocif sur les individus. Voyons, c'est bien connu qu'il vaut mieux fumer du cannabis qu'un cigare !

Je n'ai pas tout compris ? Oui, ça doit être ça...

De toutes façons, je ne suis pas un fumeur de havane !!

11 avr. 2015

Scènes de la vie quotidienne d'un joueur sur Facebook


Le monde des joueurs et joueuses sur Facebook forme un univers virtuel à part. Il a ses codes, ses habitudes, ses habitués, ses accros, ses râleurs et ses enthousiastes, comme partout ailleurs, dans n'importe quelle société, qu'elle soit virtuelle ou pas d'ailleurs.

Certains jeux, comme Super City, regroupent énormément de gens, de partout, qui s'acharnent à construire une ville, à réussir des missions, à récolter divers objets pour y parvenir, à solliciter les "voisins" pour venir les visiter et cliquer sur les bâtiments dont ils veulent voir la construction s'accélérer. Et ça donne des conversations ésotériques et totalement incompréhensibles aux non initiés du genre : "faut aller cliquer sur mon génie, sinon je loupe ma mission" ou encore "Y en a marre de dépenser des billets pour acheter des cosmétiques, je laisse tomber cette quête" ou enfin "Youpi, j'ai réussi, c'est bien grâce à vous, un grand gros merci !".

Il y a aussi ceux qui se disputent, parce que ses amis ne cliquent pas au bon endroit, et font "n'importe quoi". Et là, ça peut tourner au vinaigre, en message privé ou public, du style "Si ça continue, je vous supprime, et d'ailleurs, je vais faire un grand ménage"... à tel point que les modérateurs des groupes de fans doivent intervenir en bloquant quelques trublions et expliquer qu'il ne s'agit que d'un jeu (*) ! Mais il y a aussi ceux qui se congratulent à grand coup de "J'aime" et de bisous et qui se réjouissent du succès de leurs amis. Faut dire qu'il ne s'agit pas d'une compétition, on ne joue pas "contre" les autres mais "avec" les autres.

Les plus accros, ou ceux qui ont une mission chronométrée à faire, lancent le jeu plusieurs fois par jour, avouent qu'ils boivent leur café matinal devant leur ordinateur ou qu'ils jouent pendant leurs heures de boulot tandis que ceux qui s'absentent quelques heures ou quelques jours préviennent les amis qu'ils ne vont pas être très actifs pendant quelques temps et qu'on veuille bien les excuser.

Et puis, il y a les victimes de la technologie. Il faut dire que ce jeu avec tous ses détails et ses animations demande d'importantes ressources, une machine performante, une carte graphique au top et tous n'en ont pas, évidemment. Alors le jeu fonctionne mal, il plante ou il ralentit trop, et les joueurs se plaignent, sans oublier ceux qui cliquent n'importe où et accusent l'éditeur d'avoir piqué leurs marchandises, leurs billets ou leurs pièces, oubliant que la première source d'erreur est bien souvent entre la chaise et la souris !

Donc, avec tout ça, on s'amuse bien, à progresser dans le jeu certes, mais aussi à observer ce microcosme !

(*) Comment ça ? Est-ce que ça ne rappellerait pas un autre univers virtuel par hasard ?? A la différence que là, si quelqu'un est franchement désagréable ou nocif, il suffit de cliquer "soi-même" sur l'option bloquer, et on est tranquille, ce qui n'est pas le cas dans .... l'autre !